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« La Blockchain pour remplacer les Gafa » ? (Cyril Paglino, Starchain Capital)

« La Blockchain pour remplacer les  Gafa » ? (Cyril Paglino, Starchain Capital)

 

Cyril Paglino, cofondateur de Starchain  estime possible de se libérer des GAFA grâce au Blockchain (interview la Tribune)

 

 

- Quelques mois à peine après la fermeture de votre startup Tribe, vous lancez Starchain Capital, un fonds d’investissement spécialisé dans les projets utilisant la technologie Blockchain. Pourquoi un tel changement d’activité?

CYRIL PAGLINO – Mon expérience avec Tribe m’a fait réaliser ce qu’est l’impuissance face aux géants du Net. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent sans personne pour les en empêcher. Même si ce n’est pas la seule raison de l’arrêt de Tribe, Apple a enfoncé le clou en décidant de nous expulser de l’App Store, ce qui nous a privé de notre moyen d’accéder au public. Cette expérience est un exemple parmi d’autres de la situation monopolistique des géants du Net.

Mais il existe une solution : créer un Internet décentralisé avec la technologie Blockchain, où l’on pourra bénéficier de nombreux services dont ceux qui sont aujourd’hui monopolisés par les géants du Net, sans devoir se plier à leur domination.

Le problème est que les protocoles décentralisés ne sont aujourd’hui pas au point, loin de là. C’est pour cela qu’il faut les soutenir en les finançant, car un ou plusieurs d’entre eux seront des « winners » qui changeront le monde. Starchain Capital est donc spécifiquement dédié aux protocoles décentralisés, aux crypto-actifs et à tous les projets utilisant la Blockchain, qui est, je pense, une révolution aussi importante que l’a été Internet.

Beaucoup de connaisseurs de la Blockchain estiment que la technologie est loin de sa maturité et que les premières vraies applications ne perceront que dans cinq ou dix ans. Partagez-vous cette analyse ?

Je suis parfaitement d’accord avec cette analyse. Je pense que les applis « consumer » avec la Blockchain, comme le Twitter ou le Airbnb de la Blockchain, ne seront pas là avant au moins cinq ans. Et c’est pour cela qu’il faut entrer dans le jeu dès maintenant. La situation de la Blockchain aujourd’hui est comparable à celle d’Internet avant l’arrivée de Google, Amazon et consorts. C’est-à-dire que la technologie existe, on sent bien qu’elle va tout changer, mais la révolution n’est pas encore là. Aujourd’hui, on créé des protocoles Blockchain de bas niveau. C’est comme si on mettait le parquet dans la maison mais il n’y a ni les meubles ni la peinture donc on ne peut pas encore y habiter. C’est pour cela que nous n’investissons pas encore dans les projets destinés au grand public, car pour l’heure ils ne marchent pas et c’est trop compliqué.

En revanche, nous avons déjà réalisé six investissements et nous comptons en faire une dizaine par an. On mise vraiment sur des protocoles qui pourraient exploser demain et permettre à la technologie d’atteindre son potentiel. Dans notre portefeuille, nous avons donc le navigateur web décentralisé Orchid Lab, qui pourrait être le Google de demain. Il y a aussi le protocole GPS décentralisé FOAM Protocol, le protocole Basis créé par des anciens de Google, ou encore PolkaDot par le cofondateur d’Ethereum.

Certaines de ces entreprises ont ensuite réalisé des ICO [Initial Coin Offering ou levées de fonds en crypto-monnaie, NDLR] de plus de 100 millions de dollars, ce qui prouve qu’on a eu du nez [Orchid Lab a effectué une ICO de 125 millions de dollars, NDRL]. Ce sont ce genre de boîtes qui vont créer les smart contracts et autres applications Blockchain grand-public de demain.

Y’a-t-il suffisamment de projets à financer et ne craignez-vous pas un retour sur investissement trop lointain ?

Avec mon cofondateur Andréa Riom, on sait que les premières années vont être un peu frugales. Mais il faut investir dès maintenant pour repérer les futurs champions. Même s’il existe peu de fonds spécialisés dans la Blockchain, c’est-à-dire environ 150 dans le monde contre plus de 10.000 fonds traditionnels, il y a de la concurrence pour chaque projet car peu d’ingénieurs ou de chercheurs choisissent d’explorer la Blockchain et arrivent avec une idée qui a un vrai potentiel. Je pense que les crypto-assets sont une nouvelle classe d’actifs qui nécessitent un nouveau genre d’investisseurs. Il faut se battre sur chaque deal car il y a beaucoup plus d’argent que de projets aujourd’hui.

Pourquoi faire le grand saut d’entrepreneur à investisseur ?

La Blockchain, car elle porte en elle un nouveau modèle de société, me passionne. J’achète du Bitcoin depuis 2013. J’ai investi à titre personnel dans un peu moins d’une trentaine de startups depuis cinq ans, dont certaines dans la Blockchain. Je pense que je ne suis pas si mauvais pour comprendre la tech, car j’ai repéré des boîtes qui ont aussi tapé dans l’œil, au même moment ou plus tard, de pointures comme Peter Thiel, Sequoia Capital ou encore Ashton Kutcher. Je fréquente aussi beaucoup d’investisseurs à San Francisco, donc j’ai appris à aiguiser mon œil sur les technologies et les business model.

La force de Starchain Capital c’est d’associer mon intuition, mon réseau et mon expérience d’entrepreneur avec l’expertise technique de mes associés qui sont des ingénieurs et de véritables connaisseurs de la Blockchain, Andréa Riom en tête. Les projets qu’on soutient sont portés par des pointures, cela veut dire qu’on a cette crédibilité.

De combien d’argent disposez-vous pour trouver ces pépites de la Blockchain et qui sont vos propres investisseurs ?

Starchain Capital a été officiellement lancé dans les médias en septembre, mais le fonds est né il y a un an. Plein de copains voulaient investir des petites sommes dans la Blockchain, mais ils n’y comprennent rien et ne savent pas juger des projets. J’ai donc levé 1,5 million de dollars pour gérer leur argent et c’est comme ça que le fonds s’est lancé.

J’ai aujourd’hui une quarantaine d’investisseurs, majoritairement des copains entrepreneurs et des business angels américains et français, avec un peu moins de 10 millions de dollars en gestion, et le projet de doubler la somme dans les mois à venir. Starchain Capital est pour les investisseurs téméraires, ceux qui voient plus loin que le web d’aujourd’hui et qui croient en l’émergence d’un web 3.0 décentralisé. Trois investissements sont en cours de finalisation.

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

 

Un curieux amalgame de Miche  Onfray,  « Le philosophe»  qui,  en vrac rend responsables du terrorisme: Cyril Hanouna, Zidane, Tapie et les produits de luxe (la Rolex…de Sarkozy,, la Ferrari). Comme d’habitude, Michel Onfray ne fait pas dans la dentelle maïeutique pour donner une légitimité à sa philosophie de gauchiste. À moins qu’il ne s’agisse d’un nouvel opportunisme pour créer la polémique et soutenir la vente de ses livres. On peut en effet s’étonner que Michel Onfray  mette dans le même sac Cyril Hanouna, Bernard Tapie, la Rolex. On peut aussi s’étonner   encore quand il prend pour anciens modèles culturels Maurice Chevalier !  Pour choisir ses responsables comme ses références culturelles, Michel Onfray par paresse intellectuelle ou par provocation procède à une espèce d’inventaire à la Prévert, sorte de d’auberge espagnole qui réunit fantasmes gauchisants approximatifs et boucs émissaires simplistes pour dénoncer la  culture matérialiste capitaliste. Mais d’une certaine manière en choisissant le simplisme voire  la caricature Michel Onfray fait du « Hanouna ». Bref il agit aussi comme les autres dans ce paysage médiatique clownesque qui réduit la réflexion à quelques formules tirées de la « culture pub ».  Bien sûr,  on conviendra bien volontiers que Cyril Hanouna ne tire pas  vers le haut la pensée universelle, c’est le chantre de l’humour beauf, dans la veine de Lagaf’ sur TF1. Du comique gestuel de cirque,  assez grossier voire vulgaire. Mais qui plaît aux jeunes notamment (pas seulement !). Plus bête que méchant. De  là à le rendre responsable du terrorisme !  Un pas que franchit sans complexe Michel Onfray au raisonnement très réducteur. « Aujourd’hui, et ce depuis la gaucheon nous présente des modèles tragiques qui font rêver les jeunes : Bernard Tapie, la Rolex, la Ferrari, Cyril Hanouna, un joueur de foot qui donne des coups de boule, etc., alors qu’il y a 60 ans ou plus, un jeune rêvait d’être médecin, avocat ou professeur d’université, Jean-Paul Sartre ou Maurice Chevalier » écrit-il, avant de poursuivre :  » Vouloir ressembler à Serge Reggiani ou à Yves Montand, c’est tout de même moins déshonorant que de vouloir ressembler à Cyril Hanouna  ! Onfray en vient à dire que Baba, comme le surnomment ses fans de la première heure, favorise en partie la montée du djihadisme :  »Il est donc logique que de nos jours, la kalachnikov devienne le rêve ultime […] A ces jeunes aujourd’hui, quelqu’un dit ‘tu vas honorer le drapeau’ sauf que c’est celui de État Islamique et ‘tu vas accepter l’autorité’ sauf que c’est celle des terroristes et ça leur plaît ! » Pourtant le « philosophe » Michel Onfray avait décidé en novembre de se mettre à la diète médiatique suite aux polémiques qu’il avait  déclenchées. Première observation,  la diète tout court ne lui aurait pas de mal car son embonpoint enfle proportionnellement à ses innombrables interventions sur les médias ;  bref comme la grenouille,  le philosophe enfle y compris dans ses propos. Témoin ce qu’il avait dit   chez Thierry Ardisson sur Canal sur le terrorisme. Michel Onfray déclare qu’il en a ras-le-bol de devoir se défendre à chaque fois qu’il prend la parole. Il avait donc décidé de ne plus rien dire du tout. Trois extraits de ses déclarations lors de cette émission : « il n’y a pas un seul occidental qui serait capable de mettre sa vie en jeu pour défendre ses valeurs », « la civilisation occidentale est condamnée à disparaître » « c’est la solution diplomatique qui mettra fin au conflit contre l’État islamique » . Un vrai cocktail de réflexion philosophique, de convictions gauchistes et de propos de bistrot. D’abord c’est une injure faite à ceux  qui meurent  dans le combat contre l’État islamique. Injure aussi à l’encontre de ceux qui n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir s’engager dans l’armée française pour combattre le terrorisme. Quant à l’affirmation de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islamisme radical c’est la preuve supplémentaire que Michel Onfray devient progressivement le pape du déclinisme. Au nom bien sûr de ses convictions simplistes contre l’impérialisme. Pourtant jamais sans doute les valeurs républicaines et libérales n’ont autant progressé dans le monde. Les excès du libéralisme économique ne sauraient pour autant condamner le libéralisme politique. Truisme et propos du café du commerce quand il affirme que la paix doit succéder à la guerre. Quelle illusion de penser qu’il y a une voie diplomatique pour mettre fin aux crimes des fous de l’État islamique.   »Je ne retire pas ce que j’ai dit. Je pense effectivement que l’on a toujours besoin de 50 ans pour déterminer que les guerres qui ont été faites n’auraient pas dû être faites ».  Michel Onfray qui pense sans doute qu’on aurait pu négocier avec Hitler ! Concernant Hanouna, Tapie ou Sarkozy (visée par la référence à la Rolex), le philosophe confond sans doute la conséquence et la cause du glissement vers une société matérialiste ou l’apparence et la possession prennent  le pas sur les valeurs fondamentales,  individuelles ou collectives. Hanouna, Tapie ou Sarkozy ne sont que les produits de cette société de l’apparence clinquante (même s’ils  participent à sa reproduction) le propos polémiste de Michel Onfray n’explique rien avec ses raccourcis qu’il propose. Aveuglé par son anti impérialisme et son anti capitalisme, il tire sur tout ce qui brille en déculpabilisant d’une certaine manière l’obscurantisme criminel de quelques centaines d’individus auxquelles on ne peut trouver aucune excuse économique, sociale ou culturelle mais qu’on peut expliquer de manière plus pertinente.  Le schématisme confus de Michel Onfray ne permet guère d’ouvrir un débat serein et approfondi sur la problématique du terrorisme  dont les dimensions interactives sont beaucoup plus complexes que ne le laisse supposer le philosophe qui tombe dans le piège simpliste du prédicateur militant et  partial. Le philosophe aurait dû tenir sa promesse de diète médiatique car il a vraiment un besoin de repos et de silence.




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