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Le livre de Cyril Hanouna : la politique pour les idiots

Le livre de Cyril Hanouna : la politique pour les idiots

 

Le Monde analyse sans complaisance le livre de Cyrille Hanouna« Ce que m’ont dit les Français » sur la politique. Ou la politique façon camelot pour les idiots

Livre. «

 J’aime beaucoup cette citation du grand démographe Alfred Sauvy : “La démocratie, c’est l’art de diviser.” » A peine est-on arrivé à la page 53 du livre de Cyril Hanouna que, déjà, son acmé paraît atteint. La suffisance autosatisfaite de l’assertion, son érudition, son humour involontaire aussi, tant il paraît improbable qu’elle ait été prononcée par l’auteur lui-même, lui qui assurait le 1er octobre dans Le Parisien que le dernier bouquin qu’il avait lu était Oui-Oui et la gomme magique… Sa façon involontaire mais si parfaite, enfin, de résumer ce qui se passe chaque soir sur le plateau de « Touche pas à mon poste ! », le divertissement que l’animateur présente sur la chaîne C8. Pourquoi poursuivre notre lecture, puisqu’il est alors déjà clair que le livre n’a d’autre ambition que de prêter à son héros des références, une clairvoyance sur lui-même et une plume qu’il n’a pas (il a été écrit par Christophe Barbier) ?

Une supercherie

Le titre choisi, Ce que m’ont dit les Français, cache une supercherie. Loin de compiler des confidences, l’ouvrage se présente comme un long inventaire des invités les plus marquants (« gilets jaunes », antispécistes, extrémistes, etc.) venus à l’émission, soit une foule disparate de déclassés, d’oubliés ou d’incompris à qui Cyril Hanouna a permis d’exprimer leur désarroi, colère et vision du monde. Tout le monde y est bienvenu, comme Jean Messiha, ancien cadre du parti de Marine Le Pen devenu chroniqueur. « Il est désormais un showman dans une émission de divertissement, plus un politique. Pour moi, c’est une victoire », revendique l’animateur, convaincu qu’en le « dédiabolisant » et en l’« humanisant » il combat l’extrême droite. Les ministres du gouvernement passés par son « agora citoyenne » (Mounir Mahjoubi, Marlène Schiappa, François de Rugy, etc.) font figure de trophées, et leurs actions postérieures à leur apparition sur C8, de victoires personnelles pour le producteur.

Plus de 300 pages durant, Cyril Hanouna assure ainsi son propre service après-vente avec complaisance, mais aussi une vigueur trahissant une profonde recherche de légitimité. « Il ne s’agit pas de remplacer les chaînes d’info ou les JT des grands canaux hertziens, mais de parler des grands sujets politiques à des Français qui sont en marge du cadre démocratique et qui ne s’informent plus par les voies classiques », revendique-t-il à plusieurs reprises. Une ambition louable, qu’on peine cependant à voir s’incarner dans les confrontations binaires (les « clashs ») qu’il organise quotidiennement. « Je déteste quand les attaques deviennent personnelles et que l’on quitte le combat d’idées », prétend-il encore avec aplomb, mais contre toute évidence. Alors on referme l’ouvrage, perplexe, regrettant que le citoyen Hanouna n’ait pas usé avec le showman en quête invétérée d’audience du ton souvent féroce qu’on lui connaît.

Société-Cyril Hanouna et la nullité intellectuelle

Société-Cyril Hanouna et la nullité intellectuelle

 

Hanouna symbole de la nullité intellectuelle que dénonce Stéphane Encel, historien et professeur de culture générale à l’ESG Management School, et qui publie Ce n’est pas que d’la télé. Ce que le système Hanouna dit de la France  L’ouvrage, très critique, dénonce le mode de fonctionnement de l’animateur «  omnipotent, omniprésent et omniscient ».(interview l’Opinion)

Vous décrivez Cyril Hanouna, animateur de C8, comme un Golem audiovisuel. Vous allez même jusqu’à le dépeindre en Big Brother. Pourquoi ces analogies ?

Hanouna est une créature télévisuelle hors norme, monstrueuse. Frédéric Taddeï, Thierry Ardisson, Michel Polac, Jean-Pierre Elkabbach… Il s’est nourri, inspiré de toutes les figures qui ont fait les grandes heures du paysage audiovisuel français. Il les a toutes digérées. Et avec l’aide du groupe Bolloré, ça donne ce qu’il est aujourd’hui : un animateur à l’autorité extrêmement forte, crainte et qui fascine, qui suscite une forme de respect, même chez ceux qui ne l’aiment pas. Laurent Ruquier, Thierry Ardisson, on voit qui ils sont. Lui, on ne voit pas. Aujourd’hui, il a une énorme surface médiatique, ce qui prouve qu’on l’a sous-estimé. C’est pourquoi passer à côté de lui, c’est passer à côté de notre époque.

C’est ce qui vous pousse à tirer la sonnette d’alarme sur la place qu’il occupe à l’antenne et qui va encore s’accroître pendant cette campagne présidentielle, avec une émission politique à venir ?

D’abord, il y a la quantité. Aujourd’hui, sans compter «  Balance Ton Post », rien qu’avec les directs et les rediffusions de «  Touche Pas à mon Poste  » il comptabilise déjà plus de cinq heures d’antenne par jour. C’est énorme. Il envahit même les autres émissions en appelant leurs présentateurs en direct. Par le passé, il a investi les plateaux de «  Questions pour un champion  » de Julien Lepers, du Grand Journal, il a téléphoné en direct à Julien Courbet dans son émission «  ça peut vous arriver  »… Sans parler de la contagion sur internet et les réseaux. Au moindre buzz de «  Touche Pas à mon Poste  » et «  Balance ton Poste  », bêtisiers, zappings, sites gossip, people, médias, télé, des dizaines de supports reprennent ses émissions. A chaque heure, vous avez une actualité Hanouna. Et en ce moment, au nom de la promotion de son livre, il accède à une nouvelle case de l’audiovisuel qui ne lui était pas accessible : les matinales radio.

«  Chez lui, la pensée populiste devient une idée parmi d’autres. Avec lui, toutes les idées se valent. Il banalise tout. On l’a vu quand il a invité Jean-Marie Le Pen. Le fondateur du Front National y apparaissait comme un vieux grand-père sympathique et inoffensif. La mémoire du détail de l’histoire était complètement effacée  »

Ensuite, pour vous, il y a un problème de fond ?

C’est qu’il libère toutes les paroles à égalité. C’est dangereux. C’est une vraie dérive. Mercredi encore, sur RMC, il le revendiquait : «  Pour moi tout le monde se vaut. Moi, j’invite tout le monde. Tout le monde a droit à la parole. » Avant, on n’aurait pas entendu les extrêmes à une heure de grande écoute. Chez lui, la pensée populiste devient une idée parmi d’autres. Avec lui, toutes les idées se valent. Il banalise tout. On l’a vu quand il a invité Jean-Marie Le Pen («  Balance ton Post  », 2019). Le fondateur du Front national y apparaissait comme un vieux grand-père sympathique et inoffensif. La mémoire du « détail de l’histoire » était complètement effacée. Or, je pense au contraire qu’il est très important de distinguer et de montrer ce qui révèle de la haine. Avec lui, toutes les idées, même les plus mortifères, peuvent être exprimées. Il va falloir en assumer les conséquences. En animant des émissions politiques, Cyril Hanouna va ringardiser les autres émissions. C’est une folie, il va peser et ça me désole.

Vous étiez un téléspectateur assidu des émissions de Cyril Hanouna. Votre livre est né de ce malaise grandissant à les regarder. Pouvez-vous nous expliquer ?

J’avais pris l’habitude de regarder les rediffusions de «  Touche pas à mon Poste  » le matin sur C8. J’aimais bien cette émission. Tout pouvait arriver et les rigolades étaient fluides. Dans mes cours de sémiologie, je le citais régulièrement comme une référence pour évoquer la télévision, les réseaux sociaux. Peu à peu, le voir et l’entendre m’est devenu pénible. Je ne supportais même plus sa voix. Je trouvais qu’il prenait une place qui n’était pas juste.

«  Il ne lit pas les livres des invités. Il écorche les mots compliqués, il les déforme, il en invente. Mais c’est génial d’être creux car cela permet d’être tout à la fois. Il n’a pas d’avis tranché et donc il est en accord avec sa base, très clivée, qui ne supporte pas les élites  »

C’est-à-dire ?

Il humilie et surexpose ses chroniqueurs. Moi je suis prof, je sais qu’en tant que prof, c’est facile pour moi de faire rire la classe à mes blagues. Je sais que les élèves peuvent le faire même si je ne suis pas forcément drôle parce que j’ai le pouvoir. Hanouna est dans la même configuration, et il en abuse. Dans son émission, il est omnipotent. Sous couvert de «  vanne  », il blesse, il dévalorise, il humilie. Il surexpose ses chroniqueurs dans leur vie privée. Il est intrusif : se rend à leur domicile pour élaborer des happenings, contacte leurs proches, les surprend un peu partout pour des caméras cachées. A la fin de la saison 2018-2019, il a lancé le chocolate gate, l’arrosage intempestif de chocolat. C’est dégradant. Quand une idée ne lui convient pas, il la balaie sans argument : «  Tu dis des bêtises, tu dis n’importe quoi.  ». Quant à lui, en revanche, il se surprotège, c’est un roi intouchable, qui par définition peut faire ce qu’il veut. Dans sa mythologie personnelle, et avec ses mots à lui, «  Hanouna n’a ni zizi, ni argent, ni relations », ce qui est bien évidemment faux.

Vous dites que c’est une baudruche…

Il n’a pas de culture, et le pire c’est qu’il le revendique. En fait, il valorise même l’inculture comme une nouvelle norme. En interview, il est souvent au niveau 4e de collège. Il ne lit pas les livres des invités. Il écorche les mots compliqués, il les déforme, il en invente. Mais c’est génial d’être creux car cela permet d’être tout à la fois. Il n’a pas d’avis tranché et donc il est en accord avec sa base, très clivée, qui ne supporte pas les élites. Cela lui convient parce qu’il veut être le porte-parole des Gilets jaunes. Mais tout ça est très flottant, et c’est ce qui est inquiétant. Le débat ne peut pas être réduit à «  pour  » ou «  contre  ».

Pour écrire ce livre, vous avez eu des contacts avec lui ?

Je n’en avais pas besoin car j’ai travaillé à partir de ce que j’ai pu observer à l’antenne. La question que je me pose maintenant, c’est s’il va m’inviter dans son émission… Je sais que ça va dépendre du nombre d’articles de presse sur mon livre.

Vous en avez envie ?

Ça me ferait rire. Ça me permettrait de faire passer quelques idées simples et critiques… J’irais chez lui sans problème.

Cyril Hanouna et la nullité intellectuelle

Cyril Hanouna et la nullité intellectuelle

 

Hanouna symbole de la nullité intellectuelle que dénonce Stéphane Encel, historien et professeur de culture générale à l’ESG Management School, et qui publie Ce n’est pas que d’la télé. Ce que le système Hanouna dit de la France  L’ouvrage, très critique, dénonce le mode de fonctionnement de l’animateur «  omnipotent, omniprésent et omniscient ».(interview l’Opinion)

Vous décrivez Cyril Hanouna, animateur de C8, comme un Golem audiovisuel. Vous allez même jusqu’à le dépeindre en Big Brother. Pourquoi ces analogies ?

Hanouna est une créature télévisuelle hors norme, monstrueuse. Frédéric Taddeï, Thierry Ardisson, Michel Polac, Jean-Pierre Elkabbach… Il s’est nourri, inspiré de toutes les figures qui ont fait les grandes heures du paysage audiovisuel français. Il les a toutes digérées. Et avec l’aide du groupe Bolloré, ça donne ce qu’il est aujourd’hui : un animateur à l’autorité extrêmement forte, crainte et qui fascine, qui suscite une forme de respect, même chez ceux qui ne l’aiment pas. Laurent Ruquier, Thierry Ardisson, on voit qui ils sont. Lui, on ne voit pas. Aujourd’hui, il a une énorme surface médiatique, ce qui prouve qu’on l’a sous-estimé. C’est pourquoi passer à côté de lui, c’est passer à côté de notre époque.

C’est ce qui vous pousse à tirer la sonnette d’alarme sur la place qu’il occupe à l’antenne et qui va encore s’accroître pendant cette campagne présidentielle, avec une émission politique à venir ?

D’abord, il y a la quantité. Aujourd’hui, sans compter «  Balance Ton Post », rien qu’avec les directs et les rediffusions de «  Touche Pas à mon Poste  » il comptabilise déjà plus de cinq heures d’antenne par jour. C’est énorme. Il envahit même les autres émissions en appelant leurs présentateurs en direct. Par le passé, il a investi les plateaux de «  Questions pour un champion  » de Julien Lepers, du Grand Journal, il a téléphoné en direct à Julien Courbet dans son émission «  ça peut vous arriver  »… Sans parler de la contagion sur internet et les réseaux. Au moindre buzz de «  Touche Pas à mon Poste  » et «  Balance ton Poste  », bêtisiers, zappings, sites gossip, people, médias, télé, des dizaines de supports reprennent ses émissions. A chaque heure, vous avez une actualité Hanouna. Et en ce moment, au nom de la promotion de son livre, il accède à une nouvelle case de l’audiovisuel qui ne lui était pas accessible : les matinales radio.

«  Chez lui, la pensée populiste devient une idée parmi d’autres. Avec lui, toutes les idées se valent. Il banalise tout. On l’a vu quand il a invité Jean-Marie Le Pen. Le fondateur du Front National y apparaissait comme un vieux grand-père sympathique et inoffensif. La mémoire du détail de l’histoire était complètement effacée  »

Ensuite, pour vous, il y a un problème de fond ?

C’est qu’il libère toutes les paroles à égalité. C’est dangereux. C’est une vraie dérive. Mercredi encore, sur RMC, il le revendiquait : «  Pour moi tout le monde se vaut. Moi, j’invite tout le monde. Tout le monde a droit à la parole. » Avant, on n’aurait pas entendu les extrêmes à une heure de grande écoute. Chez lui, la pensée populiste devient une idée parmi d’autres. Avec lui, toutes les idées se valent. Il banalise tout. On l’a vu quand il a invité Jean-Marie Le Pen («  Balance ton Post  », 2019). Le fondateur du Front national y apparaissait comme un vieux grand-père sympathique et inoffensif. La mémoire du « détail de l’histoire » était complètement effacée. Or, je pense au contraire qu’il est très important de distinguer et de montrer ce qui révèle de la haine. Avec lui, toutes les idées, même les plus mortifères, peuvent être exprimées. Il va falloir en assumer les conséquences. En animant des émissions politiques, Cyril Hanouna va ringardiser les autres émissions. C’est une folie, il va peser et ça me désole.

Vous étiez un téléspectateur assidu des émissions de Cyril Hanouna. Votre livre est né de ce malaise grandissant à les regarder. Pouvez-vous nous expliquer ?

J’avais pris l’habitude de regarder les rediffusions de «  Touche pas à mon Poste  » le matin sur C8. J’aimais bien cette émission. Tout pouvait arriver et les rigolades étaient fluides. Dans mes cours de sémiologie, je le citais régulièrement comme une référence pour évoquer la télévision, les réseaux sociaux. Peu à peu, le voir et l’entendre m’est devenu pénible. Je ne supportais même plus sa voix. Je trouvais qu’il prenait une place qui n’était pas juste.

«  Il ne lit pas les livres des invités. Il écorche les mots compliqués, il les déforme, il en invente. Mais c’est génial d’être creux car cela permet d’être tout à la fois. Il n’a pas d’avis tranché et donc il est en accord avec sa base, très clivée, qui ne supporte pas les élites  »

C’est-à-dire ?

Il humilie et surexpose ses chroniqueurs. Moi je suis prof, je sais qu’en tant que prof, c’est facile pour moi de faire rire la classe à mes blagues. Je sais que les élèves peuvent le faire même si je ne suis pas forcément drôle parce que j’ai le pouvoir. Hanouna est dans la même configuration, et il en abuse. Dans son émission, il est omnipotent. Sous couvert de «  vanne  », il blesse, il dévalorise, il humilie. Il surexpose ses chroniqueurs dans leur vie privée. Il est intrusif : se rend à leur domicile pour élaborer des happenings, contacte leurs proches, les surprend un peu partout pour des caméras cachées. A la fin de la saison 2018-2019, il a lancé le chocolate gate, l’arrosage intempestif de chocolat. C’est dégradant. Quand une idée ne lui convient pas, il la balaie sans argument : «  Tu dis des bêtises, tu dis n’importe quoi.  ». Quant à lui, en revanche, il se surprotège, c’est un roi intouchable, qui par définition peut faire ce qu’il veut. Dans sa mythologie personnelle, et avec ses mots à lui, «  Hanouna n’a ni zizi, ni argent, ni relations », ce qui est bien évidemment faux.

Vous dites que c’est une baudruche…

Il n’a pas de culture, et le pire c’est qu’il le revendique. En fait, il valorise même l’inculture comme une nouvelle norme. En interview, il est souvent au niveau 4e de collège. Il ne lit pas les livres des invités. Il écorche les mots compliqués, il les déforme, il en invente. Mais c’est génial d’être creux car cela permet d’être tout à la fois. Il n’a pas d’avis tranché et donc il est en accord avec sa base, très clivée, qui ne supporte pas les élites. Cela lui convient parce qu’il veut être le porte-parole des Gilets jaunes. Mais tout ça est très flottant, et c’est ce qui est inquiétant. Le débat ne peut pas être réduit à «  pour  » ou «  contre  ».

Pour écrire ce livre, vous avez eu des contacts avec lui ?

Je n’en avais pas besoin car j’ai travaillé à partir de ce que j’ai pu observer à l’antenne. La question que je me pose maintenant, c’est s’il va m’inviter dans son émission… Je sais que ça va dépendre du nombre d’articles de presse sur mon livre.

Vous en avez envie ?

Ça me ferait rire. Ça me permettrait de faire passer quelques idées simples et critiques… J’irais chez lui sans problème.

Macron doit « tenir parole » sur le climat ( Tribune de Cyril Dion)

Macron doit   »tenir parole » sur le climat ( Tribune de Cyril Dion)

 

 

Dans une tribune publiée samedi dans  »Le Monde », l’un des garants de la Convention citoyenne pour le climat a de nouveau demandé au président de la République de respecter ses engagements vis-à-vis du collectif citoyen.(extraits)

 

 

Monsieur le Président,

Puisque vous m’avez apostrophé avec une certaine véhémence dans votre live pour le média Brut [vendredi 4 décembre], je me permets de vous adresser ici une réponse.

Vous semblez touché que je vous ai « aidé » et qu’aujourd’hui je vous critique. Vous me traitez « d’activiste » comme si c’était un gros mot. Vous dites que je ne suis pas « honnête », que je fais une « caricature ». Au-delà de la perplexité que m’évoque cette morgue à mon endroit dans la bouche du président de la République, il me semble que c’est vous qui ne respectez pas la parole que vous avez donnée. Et que c’est préoccupant pour plusieurs raisons.

En février 2019, je suis effectivement venu, avec Marion Cotillard, vous proposer d’organiser une assemblée citoyenne pour le climat, reprenant la proposition que nous vous avions faite avec le collectif des « gilets citoyens » le 23 janvier dans Le Parisien. Pourquoi ? Parce que depuis quarante ans, tous les gouvernements savent pertinemment que le dérèglement climatique existe, en connaissent les causes, les conséquences et les remèdes.

Opérer des changements systémiques

Pourtant, depuis quarante ans, leur réponse à cette urgence vitale pour l’humanité est indigente. Elle l’est pour plusieurs raisons. D’abord parce que des groupes d’intérêt (l’exemple le plus célèbre est celui d’Exxon aux Etats-Unis) ont pesé de tout leur poids pendant des années pour semer le doute sur la réalité du phénomène. Ensuite parce que notre modèle économique fondé sur une croissance sans limite s’accorde mal avec la frugalité que la crise écologique demande. Enfin, parce que c’est très compliqué. Les changements à opérer sont systémiques, massifs. Opérer le virage écologique implique de bouleverser nos sociétés. Certains y voient l’occasion d’un monde meilleur. D’autres la perte d’une forme de confort, de certains acquis, de leurs emplois…

Chacune des parties prenantes de notre société cherche légitimement à défendre ses intérêts. C’est la cacophonie et le tiraillement. Bien souvent, les élus en quête de réélection cherchent à contenter tout le monde et ont rarement le cran d’aller aussi loin que la situation le demanderait. Ils se rabattent donc sur le plus petit dénominateur commun : des mesures tièdes, en demi-teinte, rarement à la hauteur de l’enjeu. Ce fut le cas du Grenelle de l’environnement, de la loi EGalim sur l’agriculture et l’alimentation, de la plupart des COP climat. Résultat, la catastrophe est maintenant à nos portes et il sera bientôt trop tard pour

 

 

«Aimer la France, vouloir la République» – ( Cyril Benoit)

«Aimer la France, vouloir la République» – ( Cyril Benoit)

 

Une tribune de Cyril Benoit , Président de Vouloir la République, dans l’opinion

Les terroristes islamistes sont en guerre contre notre conception du monde, de la vie, des relations humaines. En France, comme ailleurs, ils se logent dans le vide laissé par la conscience affaiblie qu’un peuple a de lui-même, et partout où l’État et ses valeurs, les moyens de la solidarité, ont déserté. Ils veulent soumettre. Il était temps de regarder en face cette prise de contrôle rampante de la République.

Contre tout terrorisme, quel qu’il soit, il faut évidemment une réponse sécuritaire impitoyable. Mais face à la barbarie islamiste, c’est encore trop faible. Et ceux qui pensent rendre compte de la situation par un concept, comme celui de « séparatisme » qui paraît bien délicat pour les actes d’anéantissement perpétrés, ou répondre par un assaut de rhétorique martiale devant les caméras, ou même des lois d’exception, ne comprennent pas. La réponse substantielle exige des efforts acharnés et longs, pour supprimer les effets de trente années de complaisance et de fautes politiques. Elle exige de vouloir la République puissamment, constamment, sans douter de nous-mêmes.

 

La force première de la République, c’est l’école. Plus un enfant passe de temps à l’école, plus elle l’émancipe. La connaissance est une arme de construction massive. Elle libère. Tragiquement, une vision comptable, sans âme, a prétendu rationaliser l’école. Techno-libéraux comme socio-démocrates ont taillé dans le muscle premier de notre République, son cœur battant. Ainsi, ils ont laissé à d’autres la possibilité de détourner le sens de notre histoire. C’est tout le contraire qu’il aurait fallu faire. L’école, les enseignants doivent retrouver le respect, la considération, tous les moyens et une rémunération que justifient leur rôle. Je propose que soit organisée une convention nationale de l’école. Il ne s’agira pas d’un sondage de plus, d’une consultation fabriquée puis oubliée, mais d’une remontée sans filtre, établissement par établissement, pour que tous les acteurs de l’éducation témoignent de la vérité de la situation, et disent leurs solutions. A nous de les entendre pour leur donner, sans arguties ni mesquinerie, ce dont ils diront avoir besoin.

«Depuis la Révolution française, notre projet national repose sur le dessein d’émanciper les êtres de leur condition, et de combattre les tyrannies politico-religieuses qui encagent les peuples»

Service national universel. La deuxième force de la République, c’est la mobilisation de tous. Je propose d’instaurer un nouveau service national. Il s’agira de consacrer six mois à servir la nation. Universel, obligatoire, il concernera, sans dérogation, tous les jeunes français, femmes et hommes en tant qu’égaux. Le service national sera encadré par l’armée, institution d’ordre respectée de tous, pour que ces jeunes français vivent, mangent, travaillent ensemble, indépendamment de leur religion, de leur orientation sexuelle, de leur milieu social. Ces six mois seront consacrés, tour à tour, à trois piliers de notre République indivisible, laïque, démocratique et sociale : l’éducation, la protection et le soin, l’environnement. Nous construirons ainsi, une citoyenneté concrète, palpable, incontournable, qui fortifiera le travail de l’école. Nous contribuerons à relier les iles dispersées de l’archipel français, et refaire nation.

Fierté et volonté. La troisième force de la République, c’est la fierté. Depuis la Révolution française, notre projet national repose sur le dessein d’émanciper les êtres de leur condition, et de combattre les tyrannies politico-religieuses qui encagent les peuples. Il est impensable de continuer à faire ami-ami, pour des raisons mercantiles, avec des régimes qui haïssent ce dessein, et qu’ils laissent insidieusement attaquer pour que le monde revienne en arrière. Notre devoir est de rester Français. Aujourd’hui plus que jamais, on ne peut aimer la France sans vouloir la République.

Cyril Benoit est Président de Vouloir la République

« La Blockchain pour remplacer les Gafa » ? (Cyril Paglino, Starchain Capital)

« La Blockchain pour remplacer les  Gafa » ? (Cyril Paglino, Starchain Capital)

 

Cyril Paglino, cofondateur de Starchain  estime possible de se libérer des GAFA grâce au Blockchain (interview la Tribune)

 

 

- Quelques mois à peine après la fermeture de votre startup Tribe, vous lancez Starchain Capital, un fonds d’investissement spécialisé dans les projets utilisant la technologie Blockchain. Pourquoi un tel changement d’activité?

CYRIL PAGLINO – Mon expérience avec Tribe m’a fait réaliser ce qu’est l’impuissance face aux géants du Net. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent sans personne pour les en empêcher. Même si ce n’est pas la seule raison de l’arrêt de Tribe, Apple a enfoncé le clou en décidant de nous expulser de l’App Store, ce qui nous a privé de notre moyen d’accéder au public. Cette expérience est un exemple parmi d’autres de la situation monopolistique des géants du Net.

Mais il existe une solution : créer un Internet décentralisé avec la technologie Blockchain, où l’on pourra bénéficier de nombreux services dont ceux qui sont aujourd’hui monopolisés par les géants du Net, sans devoir se plier à leur domination.

Le problème est que les protocoles décentralisés ne sont aujourd’hui pas au point, loin de là. C’est pour cela qu’il faut les soutenir en les finançant, car un ou plusieurs d’entre eux seront des « winners » qui changeront le monde. Starchain Capital est donc spécifiquement dédié aux protocoles décentralisés, aux crypto-actifs et à tous les projets utilisant la Blockchain, qui est, je pense, une révolution aussi importante que l’a été Internet.

Beaucoup de connaisseurs de la Blockchain estiment que la technologie est loin de sa maturité et que les premières vraies applications ne perceront que dans cinq ou dix ans. Partagez-vous cette analyse ?

Je suis parfaitement d’accord avec cette analyse. Je pense que les applis « consumer » avec la Blockchain, comme le Twitter ou le Airbnb de la Blockchain, ne seront pas là avant au moins cinq ans. Et c’est pour cela qu’il faut entrer dans le jeu dès maintenant. La situation de la Blockchain aujourd’hui est comparable à celle d’Internet avant l’arrivée de Google, Amazon et consorts. C’est-à-dire que la technologie existe, on sent bien qu’elle va tout changer, mais la révolution n’est pas encore là. Aujourd’hui, on créé des protocoles Blockchain de bas niveau. C’est comme si on mettait le parquet dans la maison mais il n’y a ni les meubles ni la peinture donc on ne peut pas encore y habiter. C’est pour cela que nous n’investissons pas encore dans les projets destinés au grand public, car pour l’heure ils ne marchent pas et c’est trop compliqué.

En revanche, nous avons déjà réalisé six investissements et nous comptons en faire une dizaine par an. On mise vraiment sur des protocoles qui pourraient exploser demain et permettre à la technologie d’atteindre son potentiel. Dans notre portefeuille, nous avons donc le navigateur web décentralisé Orchid Lab, qui pourrait être le Google de demain. Il y a aussi le protocole GPS décentralisé FOAM Protocol, le protocole Basis créé par des anciens de Google, ou encore PolkaDot par le cofondateur d’Ethereum.

Certaines de ces entreprises ont ensuite réalisé des ICO [Initial Coin Offering ou levées de fonds en crypto-monnaie, NDLR] de plus de 100 millions de dollars, ce qui prouve qu’on a eu du nez [Orchid Lab a effectué une ICO de 125 millions de dollars, NDRL]. Ce sont ce genre de boîtes qui vont créer les smart contracts et autres applications Blockchain grand-public de demain.

Y’a-t-il suffisamment de projets à financer et ne craignez-vous pas un retour sur investissement trop lointain ?

Avec mon cofondateur Andréa Riom, on sait que les premières années vont être un peu frugales. Mais il faut investir dès maintenant pour repérer les futurs champions. Même s’il existe peu de fonds spécialisés dans la Blockchain, c’est-à-dire environ 150 dans le monde contre plus de 10.000 fonds traditionnels, il y a de la concurrence pour chaque projet car peu d’ingénieurs ou de chercheurs choisissent d’explorer la Blockchain et arrivent avec une idée qui a un vrai potentiel. Je pense que les crypto-assets sont une nouvelle classe d’actifs qui nécessitent un nouveau genre d’investisseurs. Il faut se battre sur chaque deal car il y a beaucoup plus d’argent que de projets aujourd’hui.

Pourquoi faire le grand saut d’entrepreneur à investisseur ?

La Blockchain, car elle porte en elle un nouveau modèle de société, me passionne. J’achète du Bitcoin depuis 2013. J’ai investi à titre personnel dans un peu moins d’une trentaine de startups depuis cinq ans, dont certaines dans la Blockchain. Je pense que je ne suis pas si mauvais pour comprendre la tech, car j’ai repéré des boîtes qui ont aussi tapé dans l’œil, au même moment ou plus tard, de pointures comme Peter Thiel, Sequoia Capital ou encore Ashton Kutcher. Je fréquente aussi beaucoup d’investisseurs à San Francisco, donc j’ai appris à aiguiser mon œil sur les technologies et les business model.

La force de Starchain Capital c’est d’associer mon intuition, mon réseau et mon expérience d’entrepreneur avec l’expertise technique de mes associés qui sont des ingénieurs et de véritables connaisseurs de la Blockchain, Andréa Riom en tête. Les projets qu’on soutient sont portés par des pointures, cela veut dire qu’on a cette crédibilité.

De combien d’argent disposez-vous pour trouver ces pépites de la Blockchain et qui sont vos propres investisseurs ?

Starchain Capital a été officiellement lancé dans les médias en septembre, mais le fonds est né il y a un an. Plein de copains voulaient investir des petites sommes dans la Blockchain, mais ils n’y comprennent rien et ne savent pas juger des projets. J’ai donc levé 1,5 million de dollars pour gérer leur argent et c’est comme ça que le fonds s’est lancé.

J’ai aujourd’hui une quarantaine d’investisseurs, majoritairement des copains entrepreneurs et des business angels américains et français, avec un peu moins de 10 millions de dollars en gestion, et le projet de doubler la somme dans les mois à venir. Starchain Capital est pour les investisseurs téméraires, ceux qui voient plus loin que le web d’aujourd’hui et qui croient en l’émergence d’un web 3.0 décentralisé. Trois investissements sont en cours de finalisation.

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

Terrorisme : « Cyril Hanouna responsable » !!! ‘ (Onfray)

 

Un curieux amalgame de Miche  Onfray,  « Le philosophe»  qui,  en vrac rend responsables du terrorisme: Cyril Hanouna, Zidane, Tapie et les produits de luxe (la Rolex…de Sarkozy,, la Ferrari). Comme d’habitude, Michel Onfray ne fait pas dans la dentelle maïeutique pour donner une légitimité à sa philosophie de gauchiste. À moins qu’il ne s’agisse d’un nouvel opportunisme pour créer la polémique et soutenir la vente de ses livres. On peut en effet s’étonner que Michel Onfray  mette dans le même sac Cyril Hanouna, Bernard Tapie, la Rolex. On peut aussi s’étonner   encore quand il prend pour anciens modèles culturels Maurice Chevalier !  Pour choisir ses responsables comme ses références culturelles, Michel Onfray par paresse intellectuelle ou par provocation procède à une espèce d’inventaire à la Prévert, sorte de d’auberge espagnole qui réunit fantasmes gauchisants approximatifs et boucs émissaires simplistes pour dénoncer la  culture matérialiste capitaliste. Mais d’une certaine manière en choisissant le simplisme voire  la caricature Michel Onfray fait du « Hanouna ». Bref il agit aussi comme les autres dans ce paysage médiatique clownesque qui réduit la réflexion à quelques formules tirées de la « culture pub ».  Bien sûr,  on conviendra bien volontiers que Cyril Hanouna ne tire pas  vers le haut la pensée universelle, c’est le chantre de l’humour beauf, dans la veine de Lagaf’ sur TF1. Du comique gestuel de cirque,  assez grossier voire vulgaire. Mais qui plaît aux jeunes notamment (pas seulement !). Plus bête que méchant. De  là à le rendre responsable du terrorisme !  Un pas que franchit sans complexe Michel Onfray au raisonnement très réducteur. « Aujourd’hui, et ce depuis la gaucheon nous présente des modèles tragiques qui font rêver les jeunes : Bernard Tapie, la Rolex, la Ferrari, Cyril Hanouna, un joueur de foot qui donne des coups de boule, etc., alors qu’il y a 60 ans ou plus, un jeune rêvait d’être médecin, avocat ou professeur d’université, Jean-Paul Sartre ou Maurice Chevalier » écrit-il, avant de poursuivre :  » Vouloir ressembler à Serge Reggiani ou à Yves Montand, c’est tout de même moins déshonorant que de vouloir ressembler à Cyril Hanouna  ! Onfray en vient à dire que Baba, comme le surnomment ses fans de la première heure, favorise en partie la montée du djihadisme :  »Il est donc logique que de nos jours, la kalachnikov devienne le rêve ultime […] A ces jeunes aujourd’hui, quelqu’un dit ‘tu vas honorer le drapeau’ sauf que c’est celui de État Islamique et ‘tu vas accepter l’autorité’ sauf que c’est celle des terroristes et ça leur plaît ! » Pourtant le « philosophe » Michel Onfray avait décidé en novembre de se mettre à la diète médiatique suite aux polémiques qu’il avait  déclenchées. Première observation,  la diète tout court ne lui aurait pas de mal car son embonpoint enfle proportionnellement à ses innombrables interventions sur les médias ;  bref comme la grenouille,  le philosophe enfle y compris dans ses propos. Témoin ce qu’il avait dit   chez Thierry Ardisson sur Canal sur le terrorisme. Michel Onfray déclare qu’il en a ras-le-bol de devoir se défendre à chaque fois qu’il prend la parole. Il avait donc décidé de ne plus rien dire du tout. Trois extraits de ses déclarations lors de cette émission : « il n’y a pas un seul occidental qui serait capable de mettre sa vie en jeu pour défendre ses valeurs », « la civilisation occidentale est condamnée à disparaître » « c’est la solution diplomatique qui mettra fin au conflit contre l’État islamique » . Un vrai cocktail de réflexion philosophique, de convictions gauchistes et de propos de bistrot. D’abord c’est une injure faite à ceux  qui meurent  dans le combat contre l’État islamique. Injure aussi à l’encontre de ceux qui n’ont jamais été aussi nombreux à vouloir s’engager dans l’armée française pour combattre le terrorisme. Quant à l’affirmation de la fin de la civilisation occidentale au profit de l’islamisme radical c’est la preuve supplémentaire que Michel Onfray devient progressivement le pape du déclinisme. Au nom bien sûr de ses convictions simplistes contre l’impérialisme. Pourtant jamais sans doute les valeurs républicaines et libérales n’ont autant progressé dans le monde. Les excès du libéralisme économique ne sauraient pour autant condamner le libéralisme politique. Truisme et propos du café du commerce quand il affirme que la paix doit succéder à la guerre. Quelle illusion de penser qu’il y a une voie diplomatique pour mettre fin aux crimes des fous de l’État islamique.   »Je ne retire pas ce que j’ai dit. Je pense effectivement que l’on a toujours besoin de 50 ans pour déterminer que les guerres qui ont été faites n’auraient pas dû être faites ».  Michel Onfray qui pense sans doute qu’on aurait pu négocier avec Hitler ! Concernant Hanouna, Tapie ou Sarkozy (visée par la référence à la Rolex), le philosophe confond sans doute la conséquence et la cause du glissement vers une société matérialiste ou l’apparence et la possession prennent  le pas sur les valeurs fondamentales,  individuelles ou collectives. Hanouna, Tapie ou Sarkozy ne sont que les produits de cette société de l’apparence clinquante (même s’ils  participent à sa reproduction) le propos polémiste de Michel Onfray n’explique rien avec ses raccourcis qu’il propose. Aveuglé par son anti impérialisme et son anti capitalisme, il tire sur tout ce qui brille en déculpabilisant d’une certaine manière l’obscurantisme criminel de quelques centaines d’individus auxquelles on ne peut trouver aucune excuse économique, sociale ou culturelle mais qu’on peut expliquer de manière plus pertinente.  Le schématisme confus de Michel Onfray ne permet guère d’ouvrir un débat serein et approfondi sur la problématique du terrorisme  dont les dimensions interactives sont beaucoup plus complexes que ne le laisse supposer le philosophe qui tombe dans le piège simpliste du prédicateur militant et  partial. Le philosophe aurait dû tenir sa promesse de diète médiatique car il a vraiment un besoin de repos et de silence.




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