Archive pour le Tag 'cynisme'

Afghanistan : le cynisme de Macron

Afghanistan : le cynisme de Macron

 

Le maire (LR) de Saint-Etienne, s’indigne, dans une tribune au « Monde », de la décision du président de la République de limiter l’accueil en France aux seuls Afghans qui ont travaillé avec les forces de la coalition internationale. Pour lui, cette position fragilise le pacte républicain.

 

Tribune.

 

Voilà un peu plus d’une semaine que Kaboul est tombée entre les mains des talibans. Ceux-là mêmes que les Occidentaux, avec l’aide du peuple afghan, avaient chassés du pouvoir, en 2001. Les mêmes qui offraient hospitalité et protection à tous les groupes de terroristes islamistes, rendant possibles les attentats du 11 septembre 2001, sont de retour aux manettes.

Cherchant à instaurer une théocratie, ils ne sont pas porteurs d’une opinion digne du débat politique. Ce que les talibans portent est une vérité révélée ne souffrant, de manière logique, aucune contestation. Penser autre chose revient à s’aveugler complaisamment sur la nature même de leur vision de la société.

Admettons un instant qu’ils aient changé, alors existe-t-il une manière évoluée de considérer une femme comme un être inférieur ? Si nous savons qu’en France la condition féminine est un combat qui appelle encore de nombreux efforts, alors que devons-nous penser pour l’Afghanistan, qui vient de faire un bond en arrière de plusieurs siècles ?

C’est au nom de ces principes qu’en tant que maire de Saint-Etienne, fidèle à cette tradition d’accueil jamais prise en défaut, comme ce fut le cas en 1936 avec les républicains espagnols, en 1992 avec les Bosniaques fuyant la guerre dans les Balkans, ou en 2015 avec les Syriens s’échappant du piège de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique], j’ai décidé que nous devions accueillir, une fois encore, dans le respect de la dignité humaine, conformément aux valeurs républicaines, autant de personnes que possible.

Bien entendu, je ne suis pas naïf, il est illusoire de croire que nous pourrons accueillir tous les réfugiés afghans, dès lors que leur statut est établi avec certitude, mais il est incohérent de se réclamer de certains principes si nous ne sommes pas en mesure de les appliquer voire de les défendre. Un principe ne peut être invoqué en fonction des besoins. Transiger avec cela revient à saper le socle même de la République et donc à affaiblir notre contrat social.

L’accueil doit être coordonné au niveau européen car la France ne peut, seule, faire face à cette situation qui concerne des milliers de personnes. Nous devons nous montrer aussi extrêmement vigilants, sans céder à une forme de psychose, sur les personnes que nous accepterions sur le sol national.

Il est évident qu’une question est désormais clairement posée. Pourquoi avons-nous été surpris par une situation dont les contours étaient connus depuis longtemps ? Or, précisément, ce qui est frappant dans la manière dont les événements se déroulent, c’est l’amateurisme dont font preuve les responsables politiques américains qui, après avoir négocié avec les talibans leur retour au pouvoir, semblent surpris à la fois par la rapidité avec laquelle ils ont emporté Kaboul et tout le pays, et par leur attitude agressive envers ceux qui, depuis vingt ans, ont essayé d’œuvrer pour la construction d’un Afghanistan moderne, démocratique et libre

Le cynisme de Poutine face au ventre mou de l’Europe

Le cynisme de Poutine face au ventre mou de l’Europe

 

 

 

Un édito du monde souligne la véritable gifle qu’a reçue l’Europe quand son représentant diplomatique était présent à Moscou. C’est le moment précis qu’a choisi Poutine pour expulser des ambassadeurs de l’Europe. Le signe sans doute que Poutine ne craint guère les réactions du ventre mou de l’Europe à la fois désunie vis-à-vis de la Russie et peut déterminée.

 

 

Formé à l’école soviétique, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est un vieux routier de la diplomatie. Il prépare volontiers ses collègues de pays amis en visite officielle à Moscou à la conférence de presse conjointe. Vendredi 5 février, M. Lavrov n’a pas eu ces égards pour Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), et pour cause : la conférence de presse était une embuscade. La première question, posée par un collaborateur de l’agence officielle Sputnik, visait à conduire l’ex-ministre espagnol à condamner les sanctions américaines contre Cuba.

M. Borrell n’a pas su éviter le piège. Mais il y avait pire, et il l’ignorait encore. C’est par les réseaux sociaux qu’il a appris, à la fin de ses entretiens avec le ministre russe, l’expulsion de trois diplomates européens en poste en Russie, un Allemand, un Polonais et un Suédois, accusés d’avoir violé leurs obligations diplomatiques en assistant à des manifestations de soutien à l’opposant Alexeï Navalny. Des accusations « sans fondement », a commenté M. Borrell dimanche soir dans un compte rendu de sa visite sur son blog. Il a demandé à M. Lavrov de revenir sur cette décision ; ce dernier a refusé.

A ce niveau-là, ce n’est plus un camouflet, c’est une gifle. Une humiliation pour l’ancien ministre espagnol des affaires étrangères mais aussi, à travers lui, l’expression d’un mépris total pour sa fonction, dont la faiblesse est ici soulignée, et un geste de défi à l’égard de l’Union européenne.

En allant se jeter dans la gueule du loup à un moment d’extrême tension politique en Russie, Josep Borrell a sous-estimé le cynisme du régime de Vladimir Poutine et surestimé sa capacité à y faire face. Avant son départ de Bruxelles, il avait fait valoir aux sceptiques les vertus du dialogue : « Lorsque les choses vont mal, il faut s’engager », assurait-il lors d’une conférence à la fondation Robert-Schuman.

Le haut représentant pour la politique extérieure de l’UE voulait explorer les possibilités de progrès dans les relations entre l’UE et la Russie, pour en faire part au sommet européen prévu en mars sur ce sujet. Il pensait pouvoir à la fois afficher la fermeté sur le sort réservé à Alexeï Navalny et aux milliers de manifestants arrêtés et parler de coopérations possibles sur le climat, l’Arctique ou le nucléaire iranien. A la décharge de M. Borrell, peu d’Etats membres de l’UE – ni Paris ni Berlin – s’étaient opposés à ce voyage.

Mais, pour dialoguer, il faut être deux. Et le message qu’a confirmé le pouvoir russe au cours de cette désastreuse visite, c’est qu’il n’a aucunement l’intention de dialoguer avec l’UE. Pour ceux qui en doutaient encore, les choses ont le mérite d’être claires.

Cette clarification pourrait, finalement, se révéler salutaire. Le chef de la diplomatie européenne a dressé lucidement dimanche soir un constat d’échec de son expérience : cette visite l’a convaincu que la Russie s’est « progressivement déconnectée de l’Europe » et qu’elle « voit dans les valeurs démocratiques une menace existentielle ». Sa priorité stratégique, de toute évidence, n’est pas l’Europe, mais la Chine. L’UE, conclut-il, « devra en tirer les conséquences » et « procéder, unie, avec détermination ».

Unité et détermination : les deux font défaut à l’UE à propos de la Russie. Après une telle leçon, elles sont pourtant plus nécessaires que jamais. Sur la question des nouvelles sanctions, comme sur celle d’un tournant stratégique dans les relations entre l’Europe et la Russie.

Le cynisme à la tête du PS (Hamon)

Le  cynisme à la tête du PS (Hamon)

Pour Benoît Hamon, face à la montée, d’élection en élection, du Front national, qui est selon lui « aux portes du pouvoir », il ne sera pas possible de « continuer avec les mêmes habiletés, les mêmes personnes, les mêmes combinaisons. » De ce point de une la motion de Cambadélis lui semble très cynique car très ambigüe.par ailleurs  l’ancien ministre a par ailleurs dit s’être « trompé » sur Manuel Valls et sa capacité à infléchir la politique économique du gouvernement, lors de la formation de sa première équipe en avril 2014. « J’ai cru que le pragmatisme qui est le sien l’amènerait à regarder les yeux dans les yeux ce qu’étaient les conséquences en termes de chômage, d’inégalités, d’une politique économique, qui, non seulement fabrique de la désespérance sociale (…) mais en plus fabrique du désenchantement démocratique. »   »J’ai parié sur sa capacité à regarder les choses en face et je me suis trompé », a ajouté Benoît Hamon.  Benoît Hamon, qui a quitté le gouvernement en même temps qu’Arnaud Montebourg sur des désaccords économiques avec le Premier ministre, Manuel Valls, fin août 2014, est signataire de la motion des « frondeurs » du PS (motion « B ») concurrente de celle du premier secrétaire du Parti. Jean-Christophe Cambadélis a notamment rallié la maire de Lille, Martine Aubry, et ses amis, ce qui devrait en principe lui permettre de garder la direction du Parti socialiste. « Je n’anticiperais pas sur ce résultat », a cependant déclaré à France Culture Benoît Hamon. Il a estimé qu’il ne fallait pas écarter l’hypothèse que les militants socialistes, appelés à se prononcer jeudi sur les quatre motions en lice, se rebellent « à l’égard de la situation et d’une forme de cynisme ».

Le cynisme des hauts salaires, aussi facteur explicatif de la crise

Le cynisme des hauts salaires, aussi facteur explicatif de la crise

 

Le mérite justifie évidemment un salaire plus élevé que celui qui n’exerce pas de haute responsabilité ; mais qui peut justifier des salaires de 2 à3 millions pour les comédiens, de 5 millions pour les grands patrons, de 20 millions (et plus) pour les footballeurs (et autres sportifs). Rien sinon la dérive du système et des valeurs ; Des patrons, des comédiens, il y en avait hier( Louis Renault, Jouvet, Kopa etc ). mais qui touchaient des milliers de fois  moins que leurs successeurs. Ils avaient autant de talent, d’énergie, de responsabilités.  Non seulement ces revenus sont scandaleux car ils ne peuvent être justifiés par une réelle valeur ajoutée mais ils atteignent des proportions inadmissibles au regard du salaire moyen et des plus démunis. Le système est devenu fou ; On ne peut l’expliquer non plus par la précarité de certaines fonctions car l’accumulation de capitaux déjà réalisée est telle qu’elle peut assurer la survie des intéressés pour des milliers d’années. En outre, on peut aussi contester le talent des intéressés car des milliers  d’individus seraient capables de faire la même chose pour des prix relativement raisonnables. Le pire, c’est le cynisme de ces hauts revenus qui se plaignent d’être trop taxés sans s’interroger un instant sur la légitimité de cette rémunération. Et encore moins sans prendre en compte un minimum de solidarité  et de justice sociale. Il est clair que le pouvoir et  les pouvoirs en général sont complices de cette dérive financière et morale. On objectera que cette situation ne concerne pas seulement la France mais tous les pays occidentaux et parfois encore davantage les pays développés (où les apparatchiks pillent les ressources comme en Russie, en Chine, pays arabes). Fausse  excuse, il est possible de remettre un peu de régulation dans cette dérive que finalement le consommateur moyen,  le contribuable moyen, le producteur moyen paye. C’est aussi ce qu’on appelle la crise même si elle ne se résume pas à cette seule dimension.

Exil fiscal : cynisme ou incompétence ? Les deux

Exil fiscal : cynisme ou incompétence ? Les deux

Retirer la nationalité aux exilés fiscaux, une proposition de certains élus du PS mais rejetée par Ayrault. Avec des arguments juridiques comme les traités internationaux mais qui ne dispensent d’une réplique à ce scandale de l’exil des milliardaires qui après avoir fait fortune en France ( en grande partie)  partent soi-disant à l’étranger (où en faat ils ne mettent pratiquement jamais les pieds). . « La citoyenneté française est trop importante pour qu’on puisse en faire un argument politique conjoncturel », a quant à elle estimé sur RTL la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. On se demande de quoi se même Filippetti qui déjà s’était singularisé en intervenait sur les émissions télé de France télévision. Visiblement elle a du mal à porter le costume de ministre.  Bruno Le Roux n’approuve pas l’idée mais la comprend. Mais dans les rangs socialistes, certains ont un avis plus tranché. Et se montrent plutôt favorables à un tel processus. Notamment à la gauche du PS. « Moi ça ne me dérangerait pas puisque, que je sache, ce sont ces personnes-là qui choisissent d’aller ailleurs pour ne pas payer d’impôts », répond Henri Emmanuelli au JDD.fr. Le député des Landes a même une autre idée : « Je suis pour leur retirer le droit d’avoir la sécurité sociale et les avantages qu’offre la nationalité française. » Il se dit « profondément choqué » par « ces exilés fiscaux qui continuent à avoir toutes les formes de protection sociale offertes par la communauté française ». Le jeune député Olivier Dussopt, membre du courant de Benoît Hamon Un monde d’avance, n’est pas contre le principe : « Il y a des comportements tellement incorrects que ça mérite une réaction. Je comprends l’initiative » de Yann Galut, explique-t-il au JDD.fr. Et d’ajouter : « Je pense que c’est bien de dénoncer ces comportements-là. » Mais lui-même rappelle que « les principes du droit international s’appliquent sur la déchéance de nationalité. On ne peut pas rendre quelqu’un apatride. » Avant d’être reprise par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle, l’idée vient à l’origine de Jean-Luc Mélenchon. Alors, au Front de gauche, on ne peut que se réjouir de voir la question revenir dans le débat public. « Il y a des socialistes qui se posent des questions censées, heureusement », souffle Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. « C’est une mesure qui va dans le bon sens. Dès lors qu’on reprend nos propositions, c’est quelque chose qui nous va bien, ça prouve qu’on a eu raison avant tout le monde », pense-t-il. Et de se montrer sévère quant au jugement de Jean-Marc Ayrault : « C’est la même méthode Coué que quand vous dites Mittal va respecter ses promesses. A la fin, on se demande si c’est de la naïveté ou plutôt du cynisme. Je penche plutôt pour la deuxième solution. ». En faiat il s’agit d’incompétence et d’hypocrisie.

 




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