Archive pour le Tag 'Cultures'

Loi Travail : deux cultures syndicales qui s’affrontent (Bernard Vivier)

Loi Travail : deux cultures syndicales qui s’affrontent (Bernard Vivier)

 

Explications avec Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail. (Interview le Figaro)

 

LE FIGARO – Pourquoi les syndicats peinent à s’unir face au gouvernement?

Bernard Vivier - Parce que le clivage grandit entre deux cultures syndicales: celle de la réforme et celle de la rupture. La CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et l’UNSA acceptent la réforme gouvernementale. Elles souhaitent renforcer le volet «sécurité» par rapport au volet «flexibilité». Pour la CGT, FO, SUD et la FSU, c’est un rejet total du texte. Ce clivage est exacerbé par d’autres raisons. La CGT, à quelques semaines de son congrès (18 au 22 avril), amplifie une ligne dure contre le gouvernement. En outre, à un an des résultats de la représentativité syndicale, la CGT s’inquiète du risque de voir la CFDT lui passer devant. Et FO critique la CFDT qui selon elle se compromet trop avec le gouvernement. Tout est donc bon pour des crocs-en-jambes entre syndicats.

 

Quel genre de «croc-en-jambe»?

Le matin de la première réunion intersyndicale (23 février), FO estimait que le projet de loi sur la réforme du marché du travail méritait une grève. Et pourtant, elle a refusé de signer le communiqué commun qu’elle ne jugeait pas assez vif et assez solide. FO a pris là une position très tactique, préférant en effet jouer sa carte personnelle plutôt qu’être associée à un énième projet mené soit par la CFDT ou soit par la CGT.

 

La CFDT est donc en position de force face aux autres syndicats?

Encore faut-il que la CFDT arrive à faire accepter en interne sa position pro-gouvernementale. Comme en 1995 ou 2003, la CFDT court le risque, en soutenant la réforme, de ne pas suffisamment apparaitre comme un syndicat qui défend les salariés. Des inquiétudes peuvent naître de voir des adhérents quitter l’organisation. C’est pourquoi la CFDT veut imposer au gouvernement plusieurs de ses «lignes rouges» qui sont non négociables comme le compte personnel d’activité, quitte à lâcher du lest sur d’autres mesures. La CFDT est obligée de jouer les équilibristes. Elle est assez agile pour le faire et occupe une position centrale sur l’échiquier syndical. Mais elle doit faire attention à ses fragilités internes, et ne pas tenir ses alliés (CFTC, UNSA, CFE-CGC) comme de simples forces d’appoint.

 

Que pensez-vous du succès de la pétition lancée par Caroline de Haas?

Les syndicats vont devoir tenir compte de cette nouvelle méthode d’action collective. Les défilés du 1er mai et les manifestations de rue prennent chaque année des rides supplémentaires. Moins coûteuses en temps et en argent, les pétitions en ligne prennent le relais. Les syndicats risquent cependant de ne plus contrôler ces mouvements de protestation collective dont l’inspiration peut être plus politique que professionnelle. C’est le cas de la pétition de Caroline de Haas.

Cultures OGM- transposition des règles: le flou de Ségolène

Cultures OGM- transposition des règles: le flou de Ségolène 

 

En fait il s’agit de transposer des règles européennes qui ne servent à peu près à rien puisque le principe est de laisser chaque État décider ce qu’il veut par rapport au zoo j’ai. À noter aussi que Ségolène Royal a refusé l’étiquetage de production animale nourrie avec des zoos j’ai renvoyé en curieusement cette question à un débat européen. Débat européen qui pourrait laisser la responsabilité à chaque État. Bref on tourne en rond et Ségolène Royal joue la montre et l’ambiguïté. L’Assemblée nationale a voté, dans cette nuit au terme d’une première lecture, le projet de loi transposant les nouvelles règles européennes d’autorisation de mise en culture des OGM. Ce texte sur « l’adaptation au droit de l’UE en matière de prévention des risques » transpose notamment une directive européenne adoptée en début d’année et relative à la mise en culture des OGM. Elle permet aux États membres d’interdire cette mise en culture, même en cas de feu vert de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) Les réfractaires pourront invoquer des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l’utilisation des terres agricoles. Les États membres autorisant les cultures devront aussi prendre des mesures pour prévenir la contamination des cultures non-OGM, notamment dans les pays voisins. Le MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l’UE, est cultivé dans trois États: 110.000 hectares en Espagne, 9.000 au Portugal et 3.000 en République tchèque. Plusieurs orateurs ont déploré le « tournant majeur » de la directive européenne (UDI), « dangereuse pour nos choix de société » (écologistes), le PRG jugeant la « liberté de manœuvre probablement préjudiciable, car tous les Etats n’ont pas les mêmes armes économiques et démocratiques pour faire face aux pressions des industriels ». Ni l’écologiste Brigitte Allain ni l’UDI Bertrand Pancher n’ont réussi à faire adopter un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris par des OGM. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a renvoyé notamment à l’aboutissement « des réflexions en cours au niveau européen ».




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