Archive pour le Tag 'Culture'

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Un manque majeur de culture scientifique

Un manque majeur de culture scientifique 

 

L’anthropologue Katia Andreetti et le député (MoDem) Philippe Berta préconisent, dans une tribune au « Monde , extrait», le lancement d’« états généraux de la culture scientifique et technique », pour mieux lutter contre le complotisme et mettre la science à portée de tous.

 

Tribune

 

Collective, intersectorielle et intergénérationnelle, la crise sanitaire a marqué de son sceau l’histoire mondiale. Science, santé et technologie se sont imposées comme pierres angulaires de la protection des populations et des équilibres démocratiques. Matière à penser, à conceptualiser et à rationaliser le futur, l’ébullition scientifique générée par le Covid est une avancée majeure que les pouvoirs publics doivent accompagner afin d’en faire l’une des matrices de nos politiques publiques de demain.

Le lancement d’un plan d’investissement de près de 7 milliards d’euros par le président de la République en marque les prémices. La capacité de notre recherche biomédicale, la souveraineté industrielle et sanitaire, l’investissement renforcé, l’équité d’accès aux soins, l’impulsion stratégique de l’innovation en santé confirment que d’innovantes trajectoires se dessinent. Il est temps que nos politiques en prennent conscience !

Anticiper les situations futures

Les sciences sont plurielles et mobilisent des méthodologies spécifiques et interdépendantes, des technologies de pointe, des professionnels qualifiés, des écosystèmes de recherche et exigent des investissements stratégiques audacieux. Face à la célérité de la recherche et des mutations sociales, un grand nombre de nos lois sont, de facto, juridiquement caduques, en témoigne la révision de la loi de bioéthique qui, pour ses aspects scientifiques, est loin du tempo imposé par le rythme des découvertes scientifiques. A contrario, si les avancées entrevues par la loi de programmation pluriannuelle de la recherche sont une première esquisse, elles impliquent d’aller plus loin. Politique et science doivent coordonner leurs temporalités dans des réalités sociétales : un défi pour les décideurs politiques, une nécessité pour renforcer la connaissance scientifique de tous.

 

Instructifs sont les maux imposés par la crise aux mondes scientifique, médical et socio-politique. Leurs analyses tant qualitatives que quantitatives sont, plus que jamais, déterminantes afin d’anticiper les situations futures et la vie post-Covid. Quant aux mécanismes opérationnels, ils représentent de fertiles laboratoires d’idées, des pôles d’excellence pour l’élaboration de projets ambitieux. L’acculturation scientifique en est un. La pandémie le démontre : notre société française souffre d’un déficit d’acculturation scientifique majeur. Mus par des raisons qui leur appartiennent, on a vu des politiques et des médecins parler science, la multiplication d’infox, le défilé « d’experts » sur les chaînes d’information en continu, le tout faisant perdre à la science ce qui fait son essence : son indépendance. Une belle affaire pour les complotistes, les extrémistes et les populistes.

France : un manque majeur de culture scientifique

France : un manque majeur de culture scientifique 

 

L’anthropologue Katia Andreetti et le député (MoDem) Philippe Berta préconisent, dans une tribune au « Monde , extrait», le lancement d’« états généraux de la culture scientifique et technique », pour mieux lutter contre le complotisme et mettre la science à portée de tous.

 

Tribune

 

Collective, intersectorielle et intergénérationnelle, la crise sanitaire a marqué de son sceau l’histoire mondiale. Science, santé et technologie se sont imposées comme pierres angulaires de la protection des populations et des équilibres démocratiques. Matière à penser, à conceptualiser et à rationaliser le futur, l’ébullition scientifique générée par le Covid est une avancée majeure que les pouvoirs publics doivent accompagner afin d’en faire l’une des matrices de nos politiques publiques de demain.

Le lancement d’un plan d’investissement de près de 7 milliards d’euros par le président de la République en marque les prémices. La capacité de notre recherche biomédicale, la souveraineté industrielle et sanitaire, l’investissement renforcé, l’équité d’accès aux soins, l’impulsion stratégique de l’innovation en santé confirment que d’innovantes trajectoires se dessinent. Il est temps que nos politiques en prennent conscience !

Anticiper les situations futures

Les sciences sont plurielles et mobilisent des méthodologies spécifiques et interdépendantes, des technologies de pointe, des professionnels qualifiés, des écosystèmes de recherche et exigent des investissements stratégiques audacieux. Face à la célérité de la recherche et des mutations sociales, un grand nombre de nos lois sont, de facto, juridiquement caduques, en témoigne la révision de la loi de bioéthique qui, pour ses aspects scientifiques, est loin du tempo imposé par le rythme des découvertes scientifiques. A contrario, si les avancées entrevues par la loi de programmation pluriannuelle de la recherche sont une première esquisse, elles impliquent d’aller plus loin. Politique et science doivent coordonner leurs temporalités dans des réalités sociétales : un défi pour les décideurs politiques, une nécessité pour renforcer la connaissance scientifique de tous.

 

Instructifs sont les maux imposés par la crise aux mondes scientifique, médical et socio-politique. Leurs analyses tant qualitatives que quantitatives sont, plus que jamais, déterminantes afin d’anticiper les situations futures et la vie post-Covid. Quant aux mécanismes opérationnels, ils représentent de fertiles laboratoires d’idées, des pôles d’excellence pour l’élaboration de projets ambitieux. L’acculturation scientifique en est un. La pandémie le démontre : notre société française souffre d’un déficit d’acculturation scientifique majeur. Mus par des raisons qui leur appartiennent, on a vu des politiques et des médecins parler science, la multiplication d’infox, le défilé « d’experts » sur les chaînes d’information en continu, le tout faisant perdre à la science ce qui fait son essence : son indépendance. Une belle affaire pour les complotistes, les extrémistes et les populistes.

Culture «woke»Universités: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi aussi toutes les lettres et les sciences

Culture «woke»Universités: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi aussi toutes les lettres et les sciences

 

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

Société -Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

Société -Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

 

 

Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

 

 

États-Unis : le maoïsme de retour , la culture «woke» veut chasser le grec et le latin des universités

États-Unis : le maoïsme de retour , la culture «woke» veut chasser le grec et le latin des universités

 

 

Avec la cultureWoke c’est la purge maoïste qui se développe à nouveau chez les intellectuels aux États-Unis qui désormais militent pour la suppression du grec et du latin !

 

En faite c’est le développement de cultures mortifères qui veulent balayer le passé comme si la suppression du grec ou du latin pouvait changer quelque chose à ce qu’a été l’histoire, en plus une histoire universelle au moins pour les occidentaux.

 

En France, le même mouvement « cancel culture » travaillent  professeur et étudiants de gauche. Sans doute les mêmes qui dans 20 ou 30 ans seront de gras patrons très libéraux comme ont été nombre d’étudiants extrémistes de 1968.

 

Cette culture Woke  traduit le grand désarroi de certains universitaires qui ne savent plus à quelle idéologie se raccrocher. Ces démarches s’appuient aussi sur une grande démagogie vers la jeunesse qu’elle encourage au simplisme et à la condamnation de tout universalisme.

 

En France aussi, mimant le courant américain, certains ont la prétention de déconstruire l’existant  pour lui substituer sans doute une idéologie totalitaire de type néo maoïste.

«Cancel culture» : ras-le-bol d’OBAMA

«Cancel culture» : ras-le-bol d’OBAMA

 

Dans une interview pour CNN l’ancien président Obama a clairement évoqué les «dangers» de la mode qui consiste selon lui «à condamner les gens en permanence», expliquant qu’il s’en rend compte à travers l’expérience de ses propres filles, Malia et Sasha, qui vivent cela de l’intérieur sur les campus d’université. «Elles se rendent bien compte que cela va trop loin», commente-t-il encore, ajoutant que «l’on ne peut pas exiger des gens qu’ils se montrent politiquement corrects en toutes circonstances». Il a ensuite distingué la lutte contre les discriminations, nécessaire selon lui, de la victimisation permanente par l’entremise notamment des réseaux sociaux.

 

Barack Obama avait également plaidé par le passé déjà contre la vision manichéenne des interactions sociales prônée par le mouvement «woke», expliquant lors d’un sommet à Chicago que «le monde est complexe, ambigu» et s’était délibérément moqué des gens qui «tweetent ou lancent un hashtag pour dénoncer l’emploi d’un verbe inadapté dans une phrase, puis se rasseyent et se sentent fiers d’eux».

L’anti culture “woke” : une sorte d’évangélisation en forme de terreur

L’anti culture “woke” : une sorte d’évangélisation en forme de terreur

  • Lama ABU-ODEH , Professeur à la faculté de droit de l’université de Georgetown, cette Américaine d’origine palestinienne raconte dans le Figaro le climat de censure et de surveillance généralisée qui s’installe sur tous les campus d’Amérique.
  •  
  • Interview
  • Deux enseignants de l’université de Georgetown ont été licenciés pour avoir déploré les mauvaises performances de leurs étudiants noirs. S’agit-il d’un événement isolé ou est-ce le symptôme d’un phénomène plus général?
  • Lama ABU-ODEH. - Cet incident participe d’un phénomène à l’œuvre dans toutes les universités américaines. La domination progressive de la culture «woke» sur les campus me fait penser à l’essor de l’islamisme dans le monde arabe pendant les années 1980. Un beau jour, on s’est aperçu que toutes les femmes portaient le voile, et tous les hommes la barbe, et qu’il était trop tard. L’idéologie «woke» se répand de la même façon, et les personnes de gauche en Occident sont incapables de lui résister, tout comme les conservateurs dans le monde musulman ont été débordés par l’islamisme.
  • C’est un phénomène que j’ai personnellement vécu en Jordanie, où j’ai grandi. J’ai été témoin de l’entrisme des islamistes dans toutes les sphères culturelles et académiques.

Les professeurs sous surveillance de la cancel culture

 Les professeurs sous surveillance de la cancel culture

 

 

Le professeur de lettres et écrivain Aymeric Patricot estime, dans une tribune au « Monde », qu’à l’heure de la « cancel culture » les enseignants sont moins libres qu’avant dans les propos qu’ils tiennent en classe et dans leurs approches pédagogiques.

 

Professeur de lettres, essayiste et romancier, auteur de « Les Bons profs » (Plein jour, 2019), et « La Révolte des Gaulois » (Léo Scheer, 2020)

Tribune. 
A l’heure de la cancel culture – cette nouvelle forme d’ostracisme motivée par des questions morales –, les professeurs subissent un devoir de réserve d’un genre nouveau. Ils n’ont plus seulement l’obligation de taire leurs opinions dans l’exercice de leurs fonctions, ni de respecter l’esprit des programmes, mais de faire attention à ce que les élèves eux-mêmes comprendront du cours. L’affaire Samuel Paty [enseignant de 47 ans assassiné le 16 octobre à la sortie du collège du Bois-d’Aulnes à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines)] en a fourni la macabre illustration. En effet, la classe prend aujourd’hui parfois des allures de tribunal. L’image d’Epinal veut que le professeur juge l’élève à l’aune d’exigences de travail et de discipline. Mais il semble que la charge se soit inversée : ce sont bien les élèves qui, du haut de leur intimité avec les sensibilités du moment, forts du pouvoir que leur confère l’audience des réseaux sociaux, s’autorisent à porter un regard critique sur le professeur, et de le sanctionner s’ils l’estiment nécessaire.

 Le phénomène des classes qui se retournent contre l’autorité a toujours existé – chahut, menaces, contestation du savoir et de la hiérarchie. On se souvient du groupe Pink Floyd exhortant les professeurs à « laisser les enfants tranquilles ». Dans un genre différent, on a connu dans les années 1980 des histoires de professeurs bousculés par des accusations de racisme, fondées ou non, leur valant déjà de sérieux ennuis. Mais, depuis dix ans, les phénomènes d’intimidation menacent de s’intensifier, soutenus par de nouvelles techniques et de nouvelles morales.

Les réseaux sociaux, tout d’abord, entrent par effraction dans la classe. Que les élèves pianotent en cours, filment à l’insu du professeur ou se contentent de relayer leurs perceptions quand le cours s’achève, rien ne s’oppose en pratique à ce que le monde soit au courant de ce qui se dit sur l’estrade. Le professeur ne parle plus seulement aux élèves, il parle à tous ceux qui prêteront l’oreille à ses discours, pour peu que ces derniers soient relayés. Cela se passe malgré lui, et dans des conditions hasardeuses puisque les sons, les paroles, les images y sont sortis de leur contexte scolaire.

De nouvelles valeurs s’imposent, également. Tout au moins certaines valeurs prennent-elles un poids nouveau, au détriment de ce que le professeur croyait être un équilibre raisonnable. Il arrive que les susceptibilités d’aujourd’hui bousculent le goût pour l’histoire, que l’antiracisme entre en conflit avec l’universalisme, que le respect des cultures impose le silence à la critique. Par exemple, il m’a suffi d’évoquer l’affaire Mila devant des classes pour me rendre compte de la solitude morale de cette jeune femme. Le professeur doit composer avec l’esprit de l’époque, qui ne cesse d’évoluer et que reflète l’attitude des élèves.

La culture , meilleure arme contre contre l’islamisme

La culture , meilleure arme contre  contre l’islamisme

 

Par Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation pour l’islam de France (FIF) dans l’Opinion.

 

 

Si la prospérité révèle nos vices et l’adversité nos vertus, alors le beau et le bon qu’il y a en l’homme devront se manifester car des crises éprouvent notre humanité et notre nation. A la crise sanitaire qui nous endeuille et nous affaiblit s’ajoute une autre, sécuritaire, qui nous afflige, nous interroge et appelle notre dénonciation, notre engagement et notre union. La sécurité et le renseignement sont les premiers leviers par lesquels la nation répond et se protège assurément.

La République est également attendue sur le temps long, celui de l’éducation et de la culture, seules à même d’assécher le terreau du salafisme et de tarir les sources de l’islamisme radical. C’est la raison d’être de la Fondation de l’Islam de France (FIF), institution laïque, reconnue d’utilité publique, et de son ambitieux programme éducatif et culturel pour promouvoir un Islam d’intelligence, de beauté, de progrès arrimé à la République.

Face aux carapaces identitaires rivales qui, en chiens de faïence, tétanisent régulièrement médias et réseaux sociaux et fragmentent toujours plus l’opinion, l’action de la FIF doit être poursuivie et amplement développée. A la clé, l’édification d’un Islam bien ancré dans la société française et la déconstruction des préjugés, en montrant notamment les liens intimes et étroits qui lient la France et l’Islam. C’est la vocation de la FIF d’être le fer de lance de cette transformation humaniste et universelle face à toutes les dérives mettant à mal nos valeurs et notre unité nationale.

« Cause nationale ». Comment opérer cette transformation ? En déclarant la lutte contre l’idéologie djihadiste « cause nationale » tout en investissant massivement les champs de l’éducation et de la culture. Aussi, la Fondation met-elle toutes ses forces pour dirimer les « contre-projets de société » salafistes. Elle offre pour ce faire d’autres clés de lecture ainsi que des contenus positifs éveillant la raison et le sens critique. Ce travail de démantèlement des pièges fondamentalistes est complété et décuplé par une vision programmatique et une prospective stratégique.

Plusieurs chantiers d’envergure constituent le cœur de cette action :

— La mise en œuvre de l’institut académique d’islamologie appliquée, appelé de ses vœux par le Président Macron, se veut un espace d’études et d’innovation qui aiguiseront l’entendement et mettront en pratique la batterie de disciplines des sciences de l’homme et de la société. L’institut préparera, entre autres, à « l’intelligence de la laïcité et de la foi » des imams ; ils seront ainsi riches d’un savoir dual : théologique et civique. L’institut formera également les ministres du culte, les médiateurs du fait religieux et de la laïcité et les autres professionnels dont les acteurs sociaux et les services publics ont tant besoin.

— Le développement de l’« ingénierie éducative » initiée par la FIF via les multiples productions audiovisuelles destinées à disséquer les « contre-projets de société » de la sphère salafiste. Trois critères caractérisent cette palette didactique : aucune question n’est taboue ; un traitement direct clair et intelligible ; la connaissance comme arme de dissuasion massive. Au cœur du dispositif, des médias, fers de lance de l’offensive émancipatrice : Web TV et Web radios éducatives, voulues d’envergure, afin de porter et de faire résonner la gamme des contenus positifs élaborés par la FIF. Ces médias en appui au campus numérique, « Lumières d’Islam », président au perfectionnement continu de ces contenus confrontés au réel et à la mesure des résultats. Sur un autre plan, le projet d’édification de lycées dotés d’internats, sous contrat d’association avec l’Etat, offrira une issue à la jeunesse tentée par la délinquance ou l’islamisme.

— La réalisation d’expositions relatives à l’imprégnation civilisationnelle de l’Islam en Europe et en particulier en France.

Sédimentation. La France est une réalité stratifiée : des histoires, des rêves, des représentations et des politiques s’y sont déposés au fil du temps, y sont restés et se sont transfigurés. Cette grande sédimentation crée des proximités, souvent fructueuses, à l’origine d’hybridations créatrices et de mélanges interrogatifs. Ces rencontres ont quelquefois induit des oppositions et des confrontations, mais le génie du peuple français a su transcender ces frictions, les a surmontées et converties en gisements de possibles et chances nouvelles.

L’Islam comme réalité séculaire dans notre pays aura à se séculariser ; il fait partie depuis le second Empire de ces ferments venus catalyser l’alchimie nationale par les tributs du sang, de la sueur et des larmes. Ce faisant, il éprouve ses propres capacités à l’interaction positive et à la réactivation de ses humanités conjuguées avec l’humanisme des Lumières. L’Islam interroge aussi sa place dans la nation, cette « religion de France » aura à trouver dans la République un ciel clément pour se réinventer, libérer les consciences et entrer de plain-pied dans la modernité.

Ghaleb Bencheikh est islamologue, président de la Fondation pour l’Islam de France depuis décembre 2018, membre du Conseil des sages de la laïcité et président de la Conférence mondiale des religions pour la paix en France.

Covid : pour une culture de la responsabilité politique

Covid  : pour une culture de la responsabilité politique  – la tribune de Jérôme Levy et Rubin Sfadj

 

 

Jérôme Levy ,journaliste,  Rubin Sfadj, avocat militent pour une culture de la responsabilité politique dans la crise sanitaire ( tribune dans l’Opinion)

 « Depuis le début de la pandémie, tous les pays ont commis des faux pas, pas seulement la France ni même l’Europe. Mais une chose est certaine : seuls entrevoient le bout du tunnel ceux qui ont eu le courage de reconnaître leurs erreurs et de les corriger »

Abroger le principe de précaution est nécessaire mais pas suffisant

Depuis le début de la pandémie, tous les pays ont commis des faux pas, pas seulement la France ni même l’Europe. Mais une chose est certaine : seuls entrevoient le bout du tunnel ceux qui ont eu le courage de reconnaître leurs erreurs et de les corriger.

La Grande-Bretagne s’est essayée à l’immunité de groupe avant de revenir sur ses pas.

En Israël, avant d’obtenir les succès que l’on sait, Benjamin Nétanyahou a admis avoir déconfiné trop tôt en septembre.

Les Etats-Unis ont subi l’inaction et les déclarations lunaires de Donald Trump avant de lancer une campagne de vaccination massive.

Les excuses récentes d’Angela Merkel ont ouvert le débat, en Allemagne, sur l’opportunité d’un nouveau confinement.

Dans ce contexte, les déclarations de nos gouvernants résonnent comme une exception française dont on se serait bien passé : aucun “mea culpa”, pas de “remords” ni de “constat d’échec”, comme si c’était des gros mots. Et mercredi soir encore, cette certitude martelée d’avoir tout mieux fait que les autres.

Pourquoi ? En grande partie sans doute à cause d’un mal bien français : la culture de l’irresponsabilité.

Attestation-fleuve. Au-delà même de la sphère politique, il y a ce sentiment en France que celui ou celle qui prend les décisions n’est jamais complètement responsable lorsque ça tourne mal. Que plus on monte dans la pyramide du pouvoir, moins on peut décemment être mis en cause en cas de problème. C’est Jérôme Kerviel que l’on sanctionne plutôt que sa hiérarchie. Plus proche de nous, c’est Gérald Darmanin qui, mis en cause dans l’affaire de désormais célèbre attestation-fleuve, se défausse sur ses services.

Bien sûr, notre pays n’est pas étranger à la judiciarisation de la vie publique. De temps à autre, la condamnation sacrificielle d’un ancien responsable vient rappeler à tous ceux encore en place que la façon la plus sûre d’échapper au même sort est de ne rien faire du tout. Dans un renversement symbolique spectaculaire, le décideur politique français devient ainsi, tel l’enfant-roi, un irresponsable chronique : il est toujours le meilleur en tout, rien n’est jamais de sa faute et, si jamais les faits lui donnent tort, gare à la crise de nerfs.

Si vous alliez une aversion constitutionnelle au risque et une immunité institutionnalisée aux conséquences, vous obtenez ce qui fait la spécificité des défaillances françaises dans la gestion de la crise du coronavirus : une incapacité pathologique non seulement à reconnaître mais surtout, derechef, à corriger la moindre erreur

Comment en est-on arrivé là ? De même que l’Etat infantilise les Français, il semble qu’il ait aussi infantilisé nos dirigeants. Les accros à l’irresponsabilité ont un alibi tout désigné : le sacro-saint principe de précaution.

Si vous alliez une aversion constitutionnelle au risque — avec le principe de précaution, on ne pourra jamais vous reprocher de n’avoir rien fait — et une immunité institutionnalisée aux conséquences — on ne va pas tracasser le capitaine du Titanic pour une histoire de radeaux de sauvetage —, vous obtenez ce qui fait la spécificité des défaillances françaises dans la gestion de la crise du coronavirus : une incapacité pathologique non seulement à reconnaître mais surtout, derechef, à corriger la moindre erreur.

Les tergiversations sur les masques lors de la première vague de la pandémie ? Le principe de précaution bien sûr : il n’y avait, paraît-il, « pas de consensus scientifique » sur le port du masque.

La suspension du vaccin Astra Zeneca ? Encore le principe de précaution, mais « en espérant la reprendre le plus vite possible ». Le mieux, dans ce cas, aurait été de ne pas l’interrompre du tout.

Plus généralement, la campagne de vaccination qui tourne au ralenti n’est pas un échec mais une réussite : bientôt, nous promet-on, « l’Europe sera le premier producteur mondial de vaccins ». En somme, on rase gratis… demain.

Petit jeu. Résultat des courses après un an de ce petit jeu : non seulement le gouvernement a échoué à enrayer la progression du virus, mais il a perdu la confiance de citoyens qui ne savent plus sur quel pied danser. S’il y a une leçon à tirer de ce double échec, c’est que nos dirigeants doivent enfin apprendre à dire, sans détour mais avec humilité : “je me suis trompé(e)”. Rien n’alimente autant la colère dont se nourrissent les extrêmes que le refus obstiné et arrogant de reconnaître une erreur observable par tous.

Pour sortir de cette ornière, une simple rature dans la Constitution n’y suffira pas. Il sera bien sûr indispensable d’abroger légalement le principe de précaution ; mais le plus dur sera de débarrasser les esprits de la culture de l’irresponsabilité.

Telle est la condition sine qua non de notre retour à l’âge de raison.

Jérôme Levy est journaliste. Rubin Sfadj est avocat.

La « Cancel culture » ou le grand désordre psychique

La « Cancel culture »  ou le grand désordre psychique

Pour être vulgaire  et schématique , on peut se demander si certains ne sont pas devenus complètement fous en voulant substituer à une approche universelle humaniste une déconstruction totale des idées et des valeurs. Sans doute la conséquence d’une grande dépit des gauchistes de la terre entière déçue par les échecs du communisme. La plupart se sont reconvertis dans les organisations extrémistes, sectaires et radicales.

On les retrouve dans toutes les organisations d’extrême-gauche y compris en France aussi dans une recherche un peu bousculée par la complexité du temps. En effet c’est sans doute cette complexité d’une société qui a évolué en 30 ou 50 ans beaucoup plus que pendant des siècles et des millénaires qui conduit certains à mettre des œillères pour restreindre le champ d’observation à des espaces très réduits faute de compétences plus générales.

Le problème c’est qu’on n’hésite pas à les essentialiser certains aspects, généraliser , pour les imposer comme explication principale des grandes évolutions humaines. Or ces évolutions humaines exigent des approches autrement plus complexes. Cela d’autant plus qu’il y a des interactions entre les champs économiques, sociaux, sociétaux, technologiques ou encore environnementaux.

 La couleur de peau par exemple et le genre en général sont bien insuffisants pour expliquer les grandes mutations., leurs bénéfices mais aussi leurs conséquences néfastes. D’un certain point de vue , cette cancel culture révèle une certaine paresse de l’analyse réduite à des champs très limités. La critique ne s’adresse pas seulement aux sociologues, elle vaut aussi pour les économistes ou les politistes.

La cancel culture et surtout une tentative de déconstruction faute de compréhension globale. Un seul exemple en quoi la couleur de peau des Asiatiques influencent-elles l’avenir des individus et des pays où ils résident ?

La cancel culture  offre surtout un nouveau terrain de jeu à des gauchistes qui ne trouvent plus dans les organisations politiques d’extrême-gauche les raisons d’externaliser leur radicalité et leur schématisme.

La culture et la pandémie

La culture et la pandémie

La pandémie aidant, le pianiste et chef d’orchestre Daniel Barenboim craint que nous versions dans « une époque dépourvue d’esprit ». Aux responsables politiques, davantage préoccupés par eux-mêmes que par le bien public, il demande, dans une tribune au « Monde », de redonner toute sa place à la culture.

Publié aujourd’hui à 00h39   Temps deLecture 3 min.

Déjà, avant la pandémie du Covid-19, j’avais observé que la culture perdait quotidiennement de sa valeur. De nombreux philosophes se sont penchés sur la notion de « Zeitgeist », l’esprit du temps, et, depuis des années, le fait que nous versons dans une époque dépourvue d’esprit me préoccupe sérieusement. Même si nous essayons toujours de rendre les circonstances responsables d’une grande partie de nos problèmes, nous sommes, malgré tout, les seuls responsables de cette dérive.

Depuis quand observons-nous ce phénomène décourageant ? Il me semble qu’il va de pair avec l’incursion d’Internet dans notre vie. Cette invention est indéniablement un outil qui a amélioré notre quotidien de multiples façons. Mais elle a également entraîné un grand nombre de problèmes.

L’être humain est capable de créer des choses extraordinaires, mais souvent, il se révèle incapable de vivre avec. De maître il devient facilement esclave. Qu’est-ce qu’un couteau ? Un objet qui permet de tuer une personne, ou de couper un bout de pain pour le partager avec quelqu’un qui a faim ? Le couteau est innocent, c’est l’être humain qui décide.

Internet a fait disparaître notre curiosité d’espèce vivante observant minutieusement son environnement. De nombreuses pensées et idées n’ont par conséquent jamais vu le jour, et cette invention nous aveugle à bien des égards. Simultanément, notre sentiment de responsabilité s’est atrophié. Nous parlons de manière grandiloquente de droits, mais nous ne sommes pas en mesure de débattre de notre responsabilité.

Pour inverser ce développement, nous sommes tributaires, comme rarement auparavant, de la politique. Cette dépendance se renforce encore lorsque nous commençons à analyser l’état de la culture. Une conséquence visible de cette époque sans esprit est que les politiciens d’aujourd’hui se préoccupent davantage de ce qu’on pense ou dit d’eux que de l’influence qu’auront leurs décisions sur l’avenir. Autrement dit, leurs valeurs sont superficielles – ni décisives ni centrales. Leurs questions ciblent le court terme.

La culture souffre de nombreuses fermetures, avec leurs effets destructeurs, mais dans le débat actuel, nous confondons les aides liées à cette époque de pandémie avec des solutions de long terme. Dans de nombreux pays par exemple, la musique, l’opéra, le théâtre, la danse, les arts de la scène ont trouvé, grâce aux offres de streaming [diffusion de contenus en ligne], une échappatoire qui ne devra toutefois pas être considérée, au final, comme une solution.

Société-La culture du conflit, une spécialité française

Société-La culture du conflit, une spécialité française 

 

Macron aura effectivement connu un nombre important de grèves et de manifestations sur différents sujets. Mais d’une certaine manière, il hérite aussi d’une longue culture du conflit exacerbée par un contexte de plus en plus complexe et plus dur. La culture du conflit est fortement ancrée dans l’histoire sociale et sociétale du pays.

 

En cause,  de nombreux facteurs explicatifs. D’abord une démocratie de type monarchique où l’unique décideur est le président de la république. Un phénomène encore renforcé avec le passage de sept à cinq ans du mandat du président. Le gouvernement, le parlement, les institutions ne jouent qu’un rôle mineur au service du président.

 

Cette extrême centralisation du pouvoir devait être équilibrée par des consultations régulières sous forme de référendum. Le problème c’est que la plupart des présidents ont hésité à utiliser cet outil à la foie hasardeux et dangereux politiquement.

 

La France ne manque pas d’institutions de tous ordres économiques, scientifiques, sociales, culturelles plus généralement sociétales. Mais le débat y est souvent cadenassé ou bien le pouvoir central ne tient aucun compte de ces propositions. 

 

Dans le domaine économique, contrairement à certains pays du Nord  en particulier en Allemagne, la concertation est assez fictive et porte trop souvent sur des questions accessoires. Il est clair qu’une réelle concertation entre les parties permettrait aux un et aux autres de mieux s’approprier les problématiques respectives. L’objectif étant  de déboucher sur des compromis gagnant-gagnant. Dans les entreprises, les représentants syndicaux ne jouent souvent qu’un rôle marginal et trop souvent de contestation. Du coup, la fonction syndicale s’appauvrit qualitativement et quantitativement. Elle n’attire pas non plus les meilleurs.

 

Pour inverser la tendance, il faudrait une volonté réciproque des deux parties. Dans certaines entreprises, on a compris cet enjeu mais dans beaucoup d’autres on a  50 ans de retard.

 

 Les reproches qu’on peut formuler à l’égard pouvoir central peuvent être repris à l’échelon plus local ou les barons reproduisent cette culture centraliste et bureaucratique. En gros, la démocratie locale se limite surtout au dépôt d’un bulletin le jour de l’élection. Sur la plupart des terrains sociétaux, la démocratie est à la fois pauvre et souvent de pure forme. Bref, un terreau  favorable à la contestation permanente , aux affrontements et aux conflits.

La culture du conflit, une spécialité française

La culture du conflit, une spécialité française

 

 

Macron aura effectivement connu un nombre important de grèves et de manifestations sur différents sujets. Mais d’une certaine manière, il hérite aussi d’une longue culture du conflit exacerbé par un contexte de plus en plus complexe et plus dur. La culture du conflit est fortement ancrée dans l’histoire sociale et sociétale du pays.

 

En cause,  de nombreux facteurs explicatifs. D’abord une démocratie de type monarchique où l’unique décideur est le président de la république. Un phénomène encore renforcé avec le passage de sept à cinq ans du mandat du président. Le gouvernement, le parlement, les institutions ne jouent qu’un rôle mineur au service du président.

 

Cette extrême centralisation du pouvoir devait être équilibrée par des consultations régulières sous forme de référendum. Le problème c’est que la plupart des présidents ont hésité à utiliser cet outil à la foie hasardeux et dangereux politiquement.

 

La France ne manque pas d’institutions de tous ordres économiques, scientifiques, sociales, culturelles plus généralement sociétales. Mais le débat y est souvent cadenassé ou bien le pouvoir central ne tient aucun compte de ces propositions

 

Dans le domaine économique, contrairement à certains pays du Nord  en particulier en Allemagne, la concertation est assez fictive et porte trop souvent sur des questions accessoires. Il est clair qu’une réelle concertation entre les parties permettrait aux un et aux autres de mieux s’approprier les problématiques respectives. L’objectif étant  de déboucher sur des compromis gagnant-gagnant. Dans les entreprises, les représentants syndicaux ne jouent souvent qu’un rôle marginal et trop souvent de contestation. Du coup, la fonction syndicale s’appauvrit qualitativement et quantitativement. Elle n’attire pas non plus les meilleurs.

 

Pour inverser la tendance, il faudrait une volonté réciproque des deux parties. Dans certaines entreprises, on a compris cet enjeu mais dans beaucoup d’autres on a  50 ans de retard.

 

 Les reproches qu’on peut formuler à l’égard pouvoir central peuvent être repris à l’échelon plus local ou les barons reproduisent cette culture centraliste et bureaucratique. En gros, la démocratie locale se limite surtout au dépôt d’un bulletin le jour de l’élection. Sur la plupart des terrains sociétaux, la démocratie est à la fois pauvre et souvent de pure forme.

 

 Une situation globale qui entretient la culture du conflit.

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