Archive pour le Tag 'Cryptomonnaies'

Finances-Cryptomonnaies : La déroute

Finances-Cryptomonnaies : La déroute

Encore une fois le marché des cryptomonnaies ce révèle comme immense escroquerie avec des bénéfices énormes et invraisemblables pour certains et des catastrophes financières pour la grosse majorité des petits investisseurs.

En cause le faite que cette monnaie virtuelle ne repose réellement sur aucun actif mais uniquement sur la spéculation qui fait monter les coûts jusqu’au ciel avant que les investisseurs avisés ne se séparent tellement de cette de monnaie. Le plus grave c’est que ce sont souvent des jeunes qui tombent dans le piège influencé aussi par des pseudos experts voir des influenceurs professionnels.

Selon une étude publiée lundi par la Banque des règlements internationaux (BRI), entre 73% et 81% des acheteurs de Bitcoin ont perdu de l’argent sur les investissements en cryptomonnaies. Analysant des données provenant de 95 pays entre 2015 et 2022, les économistes de cette institution considérée comme la banque centrale des banques centrales ont mené une étude détaillée qui vise à comprendre les profils des acheteurs de cryptomonnaies. Objectif : analyser les implications des cryptomonnaies pour le système financier mais aussi comprendre comment mettre en place des règles de protection des consommateurs alors que les « trois-quarts » des acheteurs ont perdu de l’argent sur leurs investissements en Bitcoin, selon leurs calculs.

L’étude qui s’appuie sur des données concernant notamment les téléchargements d’applications d’achats de Bitcoin ou sur la fréquence journalières des transactions montre que près de 40% des utilisateurs sont des hommes de moins de 35 ans, plus prompts à prendre des risques, contre 25% d’hommes de 35 ans à 54 ans et 35% de femmes, la majorité d’entre elles ayant moins de 35 ans.
Sur la période étudiée, le cours du Bitcoin est passé de 250 dollars en août 2015 à 69.000 dollars à son pic en novembre 2021. Le nombre moyen d’utilisateurs quotidien d’applications est alors passé d’environ de 119.000 à plus de 32,5 millions, montant en flèche en particulier entre fin 2017 et début 2021, explique l’étude qui observe une corrélation entre la hausse des prix du Bitcoin et l’arrivée de nouveaux utilisateurs.

Il y a à peine 10 jours, FTX était encore considérée comme la deuxième plateforme de cryptomonnaies au monde, évaluée à 32 milliards de dollars en début d’année.
« Tout le monde est vraiment choqué par l’effondrement de FTX », a déclaré Kris Marszalek, PDG de Crypto.com, en tentant de rassurer. Cette faillite a « largement terni la réputation du secteur et détérioré la confiance des investisseurs, donc nous devons nous atteler, dans ces moments difficiles, à rétablir cette confiance », a-t-il ajouté.
Pour Hannah Yee-Fen Lim, experte juridique en cryptomonnaies à l’Université technologique de Nanyang à Singapour, le mal est déjà fait. « Les gens sont désormais plus avisés et se rendent vite compte des dangers d’investissements aussi volatils », a-t-elle indiqué à l’AFP ajoutant que « quelles que soient les explications, elles ne réussiront pas à convaincre ceux qui ont déjà perdu confiance dans les cryptomonnaies ».

Cryptomonnaies : La déroute des petits investisseurs

Cryptomonnaies : La déroute des petits investisseurs

Encore une fois le marché des cryptomonnaies ce révèle comme immense escroquerie avec des bénéfices énormes et invraisemblables pour certains et des catastrophes financières pour la grosse majorité des petits investisseurs.

En cause le faite que cette monnaie virtuelle ne repose réellement sur aucun actif mais uniquement sur la spéculation qui fait monter les coûts jusqu’au ciel avant que les investisseurs avisés ne se séparent tellement de cette de monnaie. Le plus grave c’est que ce sont souvent des jeunes qui tombent dans le piège influencé aussi par des pseudos experts voir des influenceurs professionnels.

Selon une étude publiée lundi par la Banque des règlements internationaux (BRI), entre 73% et 81% des acheteurs de Bitcoin ont perdu de l’argent sur les investissements en cryptomonnaies. Analysant des données provenant de 95 pays entre 2015 et 2022, les économistes de cette institution considérée comme la banque centrale des banques centrales ont mené une étude détaillée qui vise à comprendre les profils des acheteurs de cryptomonnaies. Objectif : analyser les implications des cryptomonnaies pour le système financier mais aussi comprendre comment mettre en place des règles de protection des consommateurs alors que les « trois-quarts » des acheteurs ont perdu de l’argent sur leurs investissements en Bitcoin, selon leurs calculs.

L’étude qui s’appuie sur des données concernant notamment les téléchargements d’applications d’achats de Bitcoin ou sur la fréquence journalières des transactions montre que près de 40% des utilisateurs sont des hommes de moins de 35 ans, plus prompts à prendre des risques, contre 25% d’hommes de 35 ans à 54 ans et 35% de femmes, la majorité d’entre elles ayant moins de 35 ans.
Sur la période étudiée, le cours du Bitcoin est passé de 250 dollars en août 2015 à 69.000 dollars à son pic en novembre 2021. Le nombre moyen d’utilisateurs quotidien d’applications est alors passé d’environ de 119.000 à plus de 32,5 millions, montant en flèche en particulier entre fin 2017 et début 2021, explique l’étude qui observe une corrélation entre la hausse des prix du Bitcoin et l’arrivée de nouveaux utilisateurs.

Il y a à peine 10 jours, FTX était encore considérée comme la deuxième plateforme de cryptomonnaies au monde, évaluée à 32 milliards de dollars en début d’année.
« Tout le monde est vraiment choqué par l’effondrement de FTX », a déclaré Kris Marszalek, PDG de Crypto.com, en tentant de rassurer. Cette faillite a « largement terni la réputation du secteur et détérioré la confiance des investisseurs, donc nous devons nous atteler, dans ces moments difficiles, à rétablir cette confiance », a-t-il ajouté.
Pour Hannah Yee-Fen Lim, experte juridique en cryptomonnaies à l’Université technologique de Nanyang à Singapour, le mal est déjà fait. « Les gens sont désormais plus avisés et se rendent vite compte des dangers d’investissements aussi volatils », a-t-elle indiqué à l’AFP ajoutant que « quelles que soient les explications, elles ne réussiront pas à convaincre ceux qui ont déjà perdu confiance dans les cryptomonnaies ».

Cryptomonnaies : vers une déroute financière

Cryptomonnaies : vers une déroute financière

Après la faillite de la principale plateforme d’échange de cryptomonnaie FTX , on craint une déroute financière de cette monnaie virtuelle. FTX est une plateforme qui permet, comme son concurrent Binance, d’échanger des cryptomonnaies contre d’autres monnaies numériques ou traditionnelles.

La déconfiture a débuté le 2 novembre lorsque des informations de presse ont révélé que le fonds Alameda Research, appartenant à Sam Bankman-Fried, investissait dans des cryptoactifs émis par FTX.com dans un montage financier hasardeux porteur de risques de conflits d’intérêt majeurs. Sur la base d’un document interne, le site CoinDesk* s’étonnait que les actifs d’Alameda Research soient en grande partie libellés en FTT, une cryptomonnaie utilisée uniquement sur la plateforme FTX.

Quatre jours plus tard, Binance, concurrent de FTX, annonce son intention de vendre ses jetons FTT « à cause des récentes révélations ». Cette décision provoque l’effondrement du cours de cette cryptomonnaie et de nombreux clients se précipitent pour vendre leurs actifs stockés sur la plateforme FTX. Face à l’afflux, FTX est rapidement incapable de répondre à ces demandes de retrait, faute d’argent.

Dans le monde des cryptomonnaies, certains acteurs n’hésitent pas à comparer le crash de FTX à celui de Lehman Brothers, la banque dont la faillite avait déclenché la crise financière de 2008. Changpeng Zhao, le patron de Binance, a estimé que c’était une « comparaison pertinente »*. « C’est décevant de voir une technologie créée en réaction à la chute de Lehman Brothers en 2008 produire sa propre version de cet événement », a réagi Jeremy Allaire*, PDG de Circle, autre acteur du secteur.

Après cette faillite spectaculaire, le petit monde des cryptomonnaies se prépare également à un tour de vis réglementaire. FTX fait l’objet d’une enquête de la Securities Exchange Commission et du département de la Justice à New York, selon le New York Times* citant des sources proches de l’enquête.

Cryptomonnaies :le coût social et environnemental équivalent à celui de la viande

 

Cryptomonnaies : le coût social et environnemental équivalent à celui de la viande

L’énergie consommée pour produire la plus importante des cryptomonnaies a eu un impact social et environnemental comparable à celui de la production de viande bovine et neuf fois plus élevé que l’extraction de l’or d’après franceinfo. C’est ce que révèle un article (en anglais) publié dans la revue Scientific Reports du groupe Nature, jeudi 29 septembre. Il s’appuie sur le concept du « coût social du carbone », une méthode qui chiffre les effets négatifs (sanitaires, économiques et environnementaux) de l’émission dans l’atmosphère d’une tonne de CO2 ou d’équivalent.

Les auteurs, en retenant un coût de 100 dollars la tonne, « estiment que chaque bitcoin produit en 2021 a généré 11 314 dollars de dommages climatiques, le total des dommages mondiaux dépassant 12 milliards de dollars » depuis 2016, soit 25% de la valeur totale du marché de cette cryptomonnaie. Sur la période 2016-2021, ce coût social de la production de bitcoin a représenté en moyenne 35% de la valeur de marché de la cryptomonnaie. Autrement dit, un dollar de bitcoin produit a eu un coût social de 35 centimes.

Ce coût est comparable à celui de la production de viande bovine (33%), inférieur à celle de l’électricité générée à partir du gaz naturel (46%) et largement supérieur à l’extraction de l’or (4%). « Nos résultats suggèrent que la production de bitcoins pose de réels problèmes de durabilité », a déclaré à l’AFP Benjamin Jones, principal auteur.

« La production de bitcoins est de plus en plus néfaste pour le climat au fil du temps (en moyenne) », a-t-il souligné. L’étude relève que « les émissions énergétiques liées à l’extraction de bitcoins ont été multipliées par 126, passant de 0,9 tonne d’émissions par pièce en 2016 à 113 tonnes par pièce en 2021″. Par ailleurs, « cette production est parfois ‘submergée’, ce qui signifie que ses dommages climatiques dépassent la valeur d’un bitcoin créé », a-t-il expliqué.

Cryptomonnaies: Coinbase perd plus d’un milliard un trimestre !

Cryptomonnaies: Coinbase perd  plus d’un milliard un trimestre !

Nouvelle déconvenue avec les crytommonnaies et la principale bourse américaine spécialisée « Coinbase « qui accuse une perte de plus de 1 milliard sur un trimestre.

 La principale Bourse américaine de cryptos a réalisé une perte record de 1,1 milliard de dollars au deuxième trimestre. Il y a un an, elle affichait un bénéfice de 1,6 milliard. Le spectaculaire dégonflement de la bulle des actifs financiers 2.0 a fait chuter les valorisations et les volumes d’échanges.

Les revenus de la plateforme ont plongé de 61 % au dernier trimestre, à 808 millions de dollars, décevant les aQui accuse une perte de plus d’un milliard sur un trimestre.nalystes de marché qui tablaient sur une activité plus importante. Coinbase a également passé un montant record de dépréciations (446 millions de dollars) sur ses investissements dans le secteur des cryptos.

Le nombre d’utilisateurs a continué à se replier , à 9 millions par mois en moyenne au deuxième trimestre. En perte de vitesse par rapport à ses concurrentes, la société ne prévoit pas de retour à meilleure fortune dans l’immédiat. Elle estime que pour l’année complète, le nombre moyen d’utilisateurs mensuel devrait rester compris entre 7 et 9 millions.

Cryptomonnaies : renaissance des pyramides de Ponzy

Cryptomonnaies :   renaissance des pyramides de Ponzy

 

11 personnes inculpés aux États-Unis pour une vaste arnaque de de 300 millions de dollars concernant des fonds destinés aux cryptomonnaies sur le principe frauduleux de la pyramide de Ponzy. 

 

Non seulement les crypt monnaies sont victimes des fluctuations  très aléatoires de leur valeur du fait qu’elles ne reposent sur aucun actif réel mais en plus elles donnent l’occasion à des montages frauduleux destinés à aspirer les placements financiers d’épargnants naïfs . Onze personnes (trois en Russie, sept aux Etats-Unis et une à Bali), ont été inculpées par le gendarme des marchés américains. La Securities and Exchange Commission (SEC) les soupçonne d’une arnaque de 300 millions de dollars sur le principe de la vente pyramidale .

Les investisseurs gagnaient de l’argent en recrutant de nouveaux participants pour le compte du réseau Forsage, qui « utilisait leur argent pour payer les clients plus anciens, une pratique typique des pyramides de Ponzi ». En 2021, les pyramides de Ponzi sur tous les actifs (actions, prêts, cryptos…) et types de placements ont causé 3,8 milliards de dollars de pertes aux Etats-Unis.

En deux ans et quatre mois, la pyramide a collecté 739.000 ethers. La première année (2020), la plus profitable, a généré 267 millions de dollars. C’était alors la deuxième application la plus populaire sur Ethereum. Une étude révèle que seulement 12 % du million d’utilisateurs de l’époque ont gagné de l’argent, autour de 2,1 ethers par personne, mais avec une très forte inégalité. Parmi eux, 5 personnes – les fondateurs et membres clefs de Forsage – se sont approprié 5,4 % des profits, soit 14.325 ethers (10,5 millions de dollars). Un millier de membres ont empoché la moitié des bénéfices. Ce sont notamment ceux qui ont recruté le plus de nouveaux clients pour la pyramide.

Un influenceur youtubeur disparaît avec la caisse des cryptomonnaies

Un influenceur  youtubeur disparaît avec  la caisse des cryptomonnaies

 

Encore plusieurs centaines de personne arnaquées par un influenceur de placements de cryptommonnaies sur internet.

Sous le pseudo « Crypto Gouv », l’homme « a créé une chaîne Youtube dans laquelle il proposait des explications sur la manière d’investir en commun dans des projets en cryptomonnaie et NFT sur Discord et Telegram » (deux applications de messagerie), explique à l’AFP l’avocat au barreau de Lyon.

L’enquête, ouverte notamment pour escroquerie, a été confiée à la section de recherche de Paris.

Les arnaques au cryptomonnaies ont le vent en poupe. Selon les régulateurs AMF et ACPR, en charge de la protection des épargnants, les arnaques aux cryptos explosent, avec un préjudice moyen qui a doublé en quelques mois, de 20.000 à 40.000 euros.

Pour opérer en France, une entreprise doit faire la demande du statut « PSAN » (prestataire de services sur les actifs numériques) auprès de l’AMF (Autorité des marchés financiers).

Autre fléau dans le monde des cryptomonnaies, celui du blanchiment d’argent via ces nouveaux réseaux. En particulier dans le secteur de la Finance Décentralisée (DeFi), celui aurait cru de 263% au cours des deux premiers trimestres 2022, selon les données de CryptoMonday.

En 2021, les escroqueries aux cryptomonnaies ont atteint 7,7 milliards de dollars dérobés dans le monde, soit une augmentation de 81% par rapport à 2020 – année en fort recul pendant la pandémie par rapport à 2019, selon le cabinet Chainalysis.

 

Un curieux plaidoyer pour les cryptomonnaies

 

Un curieux plaidoyer pour les cryptomonnaies 

En ces temps de vacances nombres de journaux sont en mal de copie et  laisse passer des papiers largement inspirés par des intérêts corporatistes. C’est vraisemblablement le cas concernant un curieux plaidoyer de la Tribune pour les crytomonnaies ( Au caractère très aléatoire et qui ne repose sur aucun actif)  qui ont pourtant coûté très cher aux naïfs petits investisseurs.

 

le papier de la Tribune

Sur les marchés cryptos, il est indispensable de disposer d’une bonne stratégie d’investissement. Comment investir et à quel moment ? Ces questions sont essentielles, quel que soit l’actif choisi. Elles se posent de manière plus pointue encore lorsqu’il s’agit des cryptomonnaies. En effet, leur forte volatilité fait que le choix d’une bonne stratégie d’investissement fait souvent la différence entre la réussite et l’échec. Parmi les différentes stratégies utilisées par les investisseurs, deux d’entre elles sont particulièrement populaires chez les traders qui présentent une aversion au risque. Il s’agit d’une part de la stratégie « buy and hold », et d’autre part de la stratégie de l’investissement programmé.

La stratégie de l’investissement programmé

L’investissement programmé est utilisé pour de nombreuses classes d’actifs, y compris les cryptomonnaies. On peut même dire que les devises numériques s’y prêtent particulièrement. En quoi cela consiste-t-il ?

Appelé aussi DCA (Dollar CostAveraging), l’investissement programmé, qui est d’ailleurs également employée sur le marché des actions, consiste à étaler ses investissements dans le temps et en valeur. Concrètement, au lieu d’investir une grosse somme en une seule fois dans un actif (lump-sum en anglais), on choisit plutôt d’acheter de manière régulière une crypto, en plus petite quantité. L’investissement est donc étalé dans le temps avec des achats hebdomadaires ou mensuels. L’important est d’investir un montant identique à des intervalles réguliers.

Prenons un investisseur disposant d’une enveloppe globale de 10 000 euros. Au lieu d’acheter en une seule fois l’équivalent de cette somme en bitcoin, il choisira d’investir toutes les semaines 200 euros ou moins, mettons 192 euros chaque semaine pendant 52 semaines sur un marché crypto. De cette manière, l’investisseur achète des bitcoins à différents niveaux de prix, et paye en fait sur la période, sa cryptodevise au prix moyen, établi sur ces 52 semaines. Cette stratégie peut être mise en place quelle que soit la taille de l’investissement envisagé.

En quoi cela est-ce intéressant ? Cette stratégie permet, en fait, de lisser les hausses et les baisses du marché. Ce qui pour les cryptomonnaies, très volatiles, est un réel avantage. Acheter un peu, mais souvent permet de profiter d’une répartition du coût des achats dans le temps, et donc de réduire l’impact global d’une baisse brusque des prix. En cas de chute des cours, l’investisseur poursuit ses achats sans dévier de sa stratégie, ce qui lui permettra de rattraper d’éventuelles contre performances dès que les cours rebondissent.

Notons, toutefois, qu’il convient que l’investisseur vérifie attentivement si lors de chaque achat, le coût engagé est basé sur un pourcentage ou sur des fees. Dans ce second cas, cela pourrait lui coûter plus cher.

 

La stratégie buy and hold participe d’une autre vision de l’investissement. L’acheteur va tenir ses positions, en dépit des chutes ou des hausses de cours. Quelle que soit la panique qui peut s’emparer des marchés, il faut conserver ses actifs et ne pas les vendre.

C’est une stratégie très classique commune à tous les marchés (actions et cryptos). Ainsi, une personne ayant acheté 1 bitcoin au 1er janvier 2020 l’aura payé 6417 euros. Le 12 mars 2020, la déferlante Covid fait chuter le cours de la cryptomonnaie à moins de 4000 euros. L’investisseur décide de ne pas vendre. Quatre mois plus tard, le 15 août 2020, le bitcoin franchit la barre des 10 000 euros. Il va ensuite fluctuer, mais l’investisseur tient toujours bon et décide de ne pas vendre. Avec raison, car la monnaie virtuelle va entamer un rallye haussier l’amenant à des sommets. Le 8 novembre 2021, la cryptodevise clôture à un cours record proche des 58 000 euros. Le gain pour l’investisseur entre le 1er janvier 2020 et le 8 novembre 2021 est faramineux, s’il s’est décidé à vendre à cette date-là, avec un bitcoin qui se sera apprécié de +1218 % en près de deux ans.

Pour pouvoir gagner sur le marché des cryptos, il est donc très important de se fixer un but à atteindre en termes de valeur pour pouvoir vendre au bon moment. Ce bon moment, c’est donc celui qui permettra à l’investisseur de dégager des profits et d’échapper à un éventuel retournement de tendance.

Alors que les cours connaissent un recul plus important depuis mai 2022, la stratégie du buy and hold est-elle tenable ? Céder à la panique, c’est assurément perdre. Or, même si rien n’est garanti, l’histoire a prouvé que le marché des cryptomonnaies vu comme un tout est incroyablement résilient. Il a déjà connu des coups de mou, mais il n’a jamais manqué de repartir à la hausse (ce qui n’empêche pas les possibilités de pertes même en tendance globale ascendante du marché sur certaines cryptodevises en particulier).

Si vous souhaitez investir dans des cryptomonnaies comme Bitcoin et Ethereum, vous pouvez procéder à vos achats sur la plateforme LiteBit. Les clients français reçoivent 20 € de frais de bienvenue pour acheter leur première crypto sur notre plateforme après vérification. LiteBit est enregistrée auprès de l’Autorité des marchés financiers en tant que fournisseur de services pour les actifs numériques. LiteBit offre un service rapide, simple et sécurisé avec un support français pour l’achat, la vente et la gestion de plus de 75 cryptomonnaies.

Les perspectives mentionnées sur ce site sont susceptibles d’évoluer. Elles ne sont en aucun cas un engagement ou une garantie de la part de LiteBit et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissements ou des recommandations.

Les limites des cryptomonnaies

Les limites  des cryptomonnaies

 

Le professeur de finance Alexandre Sokic estime, dans une tribune au « Monde », que l’effondrement de la valeur du bitcoin reflète ses limites .

Après une envolée remarquable au cours de l’année 2021, qui l’a conduit en novembre jusqu’à près de 68 000 dollars, le prix du bitcoin connaît depuis lors une chute non moins remarquable. Le prix de la cryptomonnaie a atteint un plus bas, à moins de 18 000 dollars au cours de la deuxième moitié du mois de juin 2022. Au 14 juillet, sa valeur s’établissait à 19 965 dollars. Certains verront dans cette évolution l’éclatement d’une bulle spéculative.

Mais l’effondrement de la valeur de la première cryptomonnaie n’a-t-il pas une raison fondamentale qui serait liée intrinsèquement à sa conception ? Répondre à cette question requiert tout d’abord de garder à l’esprit que la seule valeur réelle du bitcoin provient de sa capacité à être utilisé en tant que monnaie décentralisée.

Or, une propriété cruciale mais insuffisamment connue du protocole informatique du système bitcoin pose des limites à sa large utilisation comme monnaie alternative. Les économistes définissent traditionnellement la monnaie comme tout objet généralement accepté en tant qu’intermédiaire des échanges, c’est-à-dire en tant que moyen de paiement, dans un espace donné.

Le bitcoin a été conçu comme un système de paiement décentralisé de pair à pair ne nécessitant aucune intervention de tierce partie, telle que le système bancaire par exemple. Son espace de prédilection est d’abord l’espace Internet. Mais il peut être plus étendu : s’il est accepté de façon généralisée comme moyen de paiement sur un espace délimité, alors il peut y être considéré comme une monnaie et devra alors exercer, plus ou moins bien, les trois fonctions classiques d’une monnaie : intermédiaire des échanges, unité de compte, réserve de valeur

Cryptomonnaies: la fin du Far-West

Cryptomonnaies: la fin du Far-West 

Les parlementaires européens ont choisi de siffler la fin du Far West, en créant notamment une déclaration obligatoire d’identité des propriétaires des cryptos. Pour ceux qui refuseraient de s’y plier, l’UE pourrait avoir recours au « name and shame » des acteurs.(un papier de la Tribune, extrait )

 

De reports, en tractations intenses dans les couloirs du Parlement européen, pour finalement aboutir à un premier dénouement. Après plusieurs mois de discussions, les trois institutions européennes qui interviennent sur le circuit de la loi (Commission, Parlement et Conseil de l’Europe) dans le cadre du trilogue, sont parvenues jeudi 29 et vendredi 30 juin à fixer un cadre plus strict pour la régulation des cryptoactifs.  »Un objectif important de la présidence française de l’UE », se félicite-t-on au Ministère de l’Economie au lendemain de la signature de l »accord à Bruxelles.

Parmi les mesures phares, celle sur l’identification de tous types de propriétaires de cryptomonnaies, rendue obligatoire pour les plateformes hébergeant ces actifs en Europe, via la disposition TFR (Transfert of Funds Regulation). Autrement dit, même pour de petites sommes détenues, c’est la fin de l’anonymat dans l’univers de la blockchain. Jusqu’ici, seules les adresses cryptées des portefeuilles numériques pouvaient être connues, car enregistrées et rendues publiques sur la « chaîne de blocs », mais pas l’identité de l’investisseur. Désormais, en obligeant de déclarer une identité, les parlementaires compte faire reculer les fraudes, dont le blanchiment d’argent et « le financement du terrorisme », explique la Commission. Particularité du texte, les portefeuilles non hébergés en ligne (sur des clés USB ou autre) devront aussi se soumettre aux mêmes déclarations d’informations personnelles, à l’image du KYC des banques (Know Your Customer).

Surtout, ce premier accord, bien que provisoire, acte un tournant dans la vision que les Vingt-Sept entendent donner à ces jetons qui promettent un monde sans intermédiaires. Parmi les parlementaires européens, des voix se sont élevées pour leur imposer la logique et le même cadre réglementaire que celui utilisé pour le monde bancaire et les actifs financiers traditionnels. « Quand vous retirez ou déposez de l’argent auprès d’une banque, tout est identifié et c’est bien normal. Il faut qu’il en soit de même pour les cryptos »expliquait à La Tribune la député européenne Aurore Lalucq.

Mais la mesure n’est pas du goût des acteurs du secteur. Dans une lettre adressé en avril aux ministres européens des finances, 40 acteurs ont contesté le principe de l’anonymat des détenteurs de cryptomonnaies. Ils défendent le droit à la protection de la vie privée des utilisateurs, versus un modèle où les plateformes vont accumuler des milliards de données personnelles que les autorités fiscales des Etats pourront potentiellement saisir. Ce sur quoi Bruxelles s’engage à faire appliquer le RGPD, son règlement pour la protection des données personnelles voté pour encadrer les géants de la Tech.

Ce texte, plus contraignant, pose aussi question en matière de souveraineté. Quid des plateformes américaines qui auraient les moyens juridiques de refuser de telles déclarations et de tels transferts de données ? Et des autres acteurs qui préféreraient s’abstenir de l’agrément européen pour continuer à garantir l’anonymat aux clients ?

« On aura recours au name and shame de ceux qui proposeront des services qui ne seraient pas autorisés en Union européenne », explique-t-on à Bercy qui a participé aux discussions à Bruxelles…….

Mais alors que le vent de la régulation souffle dans de nombreux Etats, les acteurs du secteur craignent un resserrement encore plus brutal. Après MiCA (Market in crypto assets), le premier texte européen discuté en parallèle depuis 2020 et qui définit les catégories de cryptos et le TFR, que prépare les régulateurs ?  »On ne travaille pas encore sur Mica 2« , assure-t-on à Bercy, en réponse à une suggestion faite quelques jours plus tôt par Christine Lagarde, à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Face à ce que certains considèrent comme le Far West, les régulateurs sont en tout cas au diapason : « il ne peut pas y avoir de création monétaire sans le contrôle de la commission européenne« , résume-t-on au ministère en France.

 

Encore un plaidoyer pour les cryptomonnaies !

Encore un plaidoyer pour les cryptomonnaies !

.Comme un retour aux sources, la monnaie devient un outil d’échange, d’unité de compte, de réserve, et de troc digital, sous forme d’actifs physiques digitaux, parfois intelligents, ou d’actifs financiers. (*) Par Yann Le Floch, expert en monnaies digitales ( dans la Tribune)

 

Un nouveau plaidoyer pour les cryptos qui fait par ailleurs un peu l’impasse sur les enjeux d’une politique monétaire. Un plaidoyer peu convaincant dans une période où les crypto s’écroulent.

Ainsi a crise des cryptomonnaies fait une nouvelle victime. Le fonds d’investissement Three Arrows Capital devait rembourser avant le 27 juin un prêt contracté auprès du courtier Voyager Digital. Le hedge fund se retrouve finalement en défaut de paiement selon son créancier. Il n’a pas remboursé les 675 millions de dollars empruntés sous la forme de 15.250 bitcoins et 350 millions de dollars en USD Coin, une monnaie stable dont la valeur est fixée au dollar. La nouvelle est d’autant plus gênante que «3AC» finance à hauteur de 10 milliards de dollars l’écosystème des cryptos. Un milieu qui est déjà mis en danger par la conjoncture. Sa chute potentielle pourrait alors provoquer un effet domino destructeur. NDLR

Tribune 

Il est pour habitude de considérer que la monnaie, outil économique que nous utilisons tous les jours, a pour fonction d’être un instrument d’échange, d’unité de compte, et de réserve de valeur, définition attribuée souvent à Aristote, 4 siècles avant notre ère.

Dans l’environnement économique ambiant, il est possible d’observer qu’un vent d’innovation se projette sur les questions monétaires, dont l’écosystème des dites cryptomonnaies a pu être l’initiateur, les monnaies digitales de banques centrales pouvant être le relais de ce type d’initiatives.

Il apparaît de manière marquée au sein de l’écosystème des dites cryptomonnaies, que certaines monnaies, tel que le Bitcoin, présentent d’un point de vue économique un caractère hybride d’actifs financiers, se fondant avec les fonctions classiques de la monnaie. Le Bitcoin est aujourd’hui un outil d’échange, de réserve de valeur, et d’unité de compte dans certains référentiels, et aussi un actif financier volatil régi par des processus de marché.

Le monde économique et financier a eu pour habitude d’aborder la question monétaire dans une approche d’abord comptable, la monnaie étant ainsi perçue comme un étalon, l’unité de compte. Cela se traduit dans l’écosystème des monnaies digitales, par une définition technologique de la monnaie comme « account based », traduit littéralement par « basé sur un compte ». Dans l’usage courant que les citoyens peuvent avoir de la monnaie, avec une approche physique réelle ou symbolique, la monnaie peut être aussi perçue comme une pièce ou un jeton, ce qui se traduit par une définition technologique de la monnaie comme « token based », littéralement traduit par basé sur un jeton. Dans l’écosystème financier et économique traditionnel, notre monnaie électronique est basée sur un compte, ce qui est aussi le cas pour Bitcoin dans une certaine mesure avec une adresse publique sur laquelle se trouve des unités de compte. Concernant Ethereum, à l’adresse publique d’un Ether, est associé des jetons technologiques qui peuvent être programmés, via les dits « smart contracts » ou contrats intelligents. Cette différence de perception de la monnaie entre une approche comptable d’unité de compte, ou physique d’instrument d’échange, peut être perçu comme un verbiage secondaire, mais a un impact sur les choix technologiques afférents, et l’usage des monnaies qui en est faite ensuite dans la pratique. En effet, l’approche technologique physique basée sur un jeton d’Ethereum a ainsi permis la création des fameux NFTs artistiques notamment, ces œuvres d’art ou de luxe dont les jetons NFTs en sont la représentation et certification digitale, avec une forme de digitalité physique de jetons.

Pour aller au-delà, la monnaie peut ainsi démontrer avoir une propriété physique et économique d’actif, un « asset » dans la langue de Shakespeare :

- plus proche d’un actif d’usage comme il était le cas dans le monde du troc dans l’échange d’objets physique, un poulet, des pommes, un kilo de farine, et pourquoi pas un NFT.

- ou d’un actif financier comme il est le cas pour beaucoup des cryptomonnaies de premier rang.

Cette réalité physique qui se dégage dans la nature et la définition de la monnaie apparaît ainsi en filigrane dans l’écosystème pratique des monnaies digitales, la monnaie devient ainsi, un outil d’échange, d’unité de compte, de réserve, et de troc digital, sous forme d’actifs physiques digitaux, parfois intelligents, ou d’actifs financiers, comme un retour aux sources.

Cette porosité qui apparaît ainsi entre les différentes fonctions économiques des outils monétaires, présente dans la pratique des potentialités d’usage et technologiques très marquées.

Ainsi, Bernard Lietaer, économiste et universitaire belge, qui a été membre du board de la création de l’ECU, ancêtre monétaire de l’Euro, et professeur à l’université de Berkeley en Californie jusqu’à son décès en 2019, œuvrait pour la création d’un écosystème monétaire institutionnelle présentant une richesse de monnaies de natures différentes, et hybrides, projet que les technologies contemporaines, dont la Blockchain, permettraient de réaliser.

Sa vision de la nature de la monnaie était une approche complémentaire entre des monnaies Yang, masculine symboliquement, et des monnaies Yin, à la philosophie féminine.

Synthétiquement, les monnaies Yang, sont les monnaies nationales, rares, incitant à la compétition, créant des capitaux financiers, utilisées pour le commerce international. Les monnaies Yin sont considérées comme des monnaies complémentaires, coopératives, émis en quantité suffisante, ayant pour vocation de créer du capital social.

Les nouvelles technologies permettent ainsi de réaliser d’un point de vue théorique dans le monde réel l’ensemble de ces visions monétaires sur une nature différente de la monnaie, le tout dans un cadre institutionnel sage et avisé, mais innovant et audacieux.

Au-delà, en couplant les philosophies de monnaies complémentaires, avec la nature de la monnaie qui s’exprime pas à pas comme un actif monétaire, il est possible de créer des monnaies actifs à la potentialité économique et humaine tout à fait remarquable.

Un exemple pourrait être les monnaies duales. Il est parfois dit dans certaines philosophies de vie « qu’il faut donner pour recevoir ». Dans l’économie classique, le paiement/don d’argent se fait contre un actif économique ou financier, selon des règles dites de marché. Serait-il ainsi envisageable de créer une « monnaie », un actif monétaire dual, dont le paiement d’un bien ou d’un service, se fasse dans un échange bilatéral d’actif monétaire, ou complémentaire d’actif monétaire. Concrètement, vous allez à la pizzeria, vous payez à la fin de votre repas votre pizza en euros selon des modalités classiques, vous avez la possibilité de payer avec des actifs monétaires institutionnelles dédiés, des jetons, des bons points, pour le service du restaurant, ou d’en recevoir comme client agréable. Ces jetons complémentaires étant par exemple distribués à l’origine en « Air Drop », ou monnaie hélicoptère, par les états en coordination avec les banques centrales aux particuliers et commerçants. Dans cet exemple, l’axe de dualité de l’échange pourrait être monétisable en argent de référence euros, que si un certain nombre de « Match » entre bons points/jetons reçus et bons points/jetons donnés, pouvaient s’exprimer, dans un équilibre complémentaire des échanges marchands. La relation économique classique s’ouvrant ainsi sur des dimensions différentes dans une dualité de rapports commerciaux et économiques complémentaires. Il va de soi que la dimension de satisfaction réciproque dans la relation commerciale, pourrait s’étendre à des dimensions environnementales, à des dimensions de perception de qualité, à des dimensions humaines et sociales en tout genre. Un point d’attention serait que la monétisation duale de ces dimensions non monétisées à ce jour, nécessiterait une architecture économique fine, pour éviter des effets de bord délétères.

Au-delà, nous pouvons comprendre ainsi, que des monnaies duales, ouvertes à des dimensions de monétisation complémentaires des échanges, selon des axes par exemple ESG (Environnement, Social, Gouvernance), ouvrent une forme de vision spectrale de l’échange économique, et s’échanger des spectres de fréquences économiques différents, c’est ainsi s’échanger des ondes, et des énergies, selon la définition physique (voir par exemple les définitions des transformations de Fourrier sur Wikipedia pour les plus curieux sur ces thèmes). Les nouvelles technologies monétaires feront-elles donc sur le long terme de l’économie un jeu d’échange d’énergie, cela est tout à fait probable.

Ainsi, de par les dites nouvelles technologies, une nouvelle mise en perspective de la nature de la monnaie se dessine pas à pas. Est-ce que Bitcoin, Ethereum, Hyperledger, seront aux monnaies digitales, un acte fondateur de transformations monétaires et technologiques encore plus profondes structurellement, cela est très probable. Existe-t-il aujourd’hui des technologies monétaires conçues par conception pour s’échanger des actifs monétaires au sens strict, voir des actifs monétaires ondulatoires, pas « by design ». La monnaie programmée n’est pas ainsi au sens strict une monnaie programmable.

Dans cette période où il se dit dans différents milieux du renseignement militaire, et sous différents drapeaux, que le nerf de certaines guerres est le rapport de force entre des zones monétaires concurrentes, existantes ou en construction, et que de trouver des raisons pratiques de se faire la guerre, et ensuite assez aisée, il serait peut-être de bon ton, de réfléchir à d’autres perspectives monétaires pour l’humain et l’humanité.

En France, nos spécialistes des technologies de pointe comme Thales, Dassault, Atos, Wordline, seront-ils en capacité de développer des technologies avancées de paix monétaire dans la guerre économique, sur la base de changements potentiels de la nature de la monnaie, au service de l’humain et du progrès ?

Plaidoyer pour les cryptomonnaies !

L’enjeu majeur de la blockchain ?

Un plaidoyer un peu optimiste mais confus sur le rôle des cryptomonnaies et de la technologie blockchain ; Surtout au moment où  le Bitcoin  a perdu 25 % de sa valeur . Si la technique blockchain apporte un progrès considérable dans la gestion de toutes les informations, il en va différemment pour les cryptommonaies , valeur virtuelle qui ne repose sur aucun actif et n’a  aucun avenir sans mise au point d’une régulation par les autorités monétaires

 

Tribune par  Toufik Lerari, PDG de tequila rapido et membre du Conseil d’Administration de Modex.( dans la Tribune)

 

Tim Berners-Lee, l’inventeur du WEB, souhaitait qu’il soit « universel, gratuit, libre et transparent ». 28 ans plus tard Tim Berners-Lee, lui-même, concède que la technologie n’a pas « réalisé son plein potentiel » limitée par trois facteurs : la désinformation, la publicité ciblée (commerciale et politique) et la domination opaque d’algorithmes qui abusent des données personnelles.

Google et Facebook affichent une valorisation cumulée de 3800 Mds$, l’équivalent du PIB réuni de la France et de l’Italie. Cette hyper-concentration de moyens financiers et de données personnelles est un danger pour la compétitivité et pour nos libertés.

Internet, pour être plus libre, transparent, pourvoyeur de confiance et sécurisé, doit être moins centralisé. Chacun doit pouvoir reprendre en main sa « destinée numérique ». C’est justement l’une des plus grandes promesses de la technologie blockchain. Mais pas seulement.

En 2021, selon la Banque mondiale, 589 milliards de dollars ont été transférés vers des pays à revenu faible et intermédiaire. Pour ce seul flux, le montant d’intermédiation perçu par les banques est de plus de 37 milliards de dollars. Un constat insupportable pour beaucoup et, en particulier, pour Satoshi Nakamo, l’inventeur de la technologie blockchain.

C’est durant la crise financière de 2008 qu’il imagine la création d’une monnaie numérique, le Bitcoin, qui pourrait garantir des transactions financières de pair à pair en s’appuyant sur une infrastructure décentralisée, donc sans intermédiaire.

Pour ce faire, il lui faut inventer une technologie d’échange qui garantisse à la fois la désintermédiation, la confiance, la transparence, l’inclusion et la sécurité. La technologie blockchain est ainsi née. Elle est à la fois une prouesse technique majeure mais aussi une pensée technologique puissante qui bouscule notre conception du tiers de confiance et notre rapport même à la gouvernance.

Prendre le temps de comprendre le fonctionnement intrinsèque de cette technologie, permet de comprendre comment elle corrige certaines dérives de l’Internet, déstabilise de nombreux ordres établis et nous offre un potentiel de transformation durable pour de nombreux secteurs.

La blockchain est d’abord une technologie d’échange et d’enregistrement des données. Il faut l’imaginer comme un Livre, dont les pages sont des « blocs » et dont chaque ligne est une « transaction ». La blockchain est un Livre original qui rassemble des co-éditeurs, des co-auteurs, des contributeurs et des lecteurs.

Les co-éditeurs sont appelés les « Nœuds » : ils garantissent l’intégrité du Livre et détiennent chacun une version à jour. Les co-auteurs sont appelés les « Mineurs » : ils écrivent les nouvelles pages du Livre en s’assurant de la validité de chaque ligne. Les contributeurs quant à eux proposent des nouvelles lignes, c’est-à-dire des transactions qu’ils soumettent sur le réseau blockchain.

En janvier 2022, la blockchain publique Bitcoin était disponible simultanément sur plus 14 000 nœuds. Elle comptait environ 19 millions de blocs et elle rassemblait des millions de « mineurs » qui mutualisent leurs ressources de calcul pour contribuer à l’écriture de ce Livre.

La puissance de cette technologie repose sur quatre fondamentaux :

  • L’immuabilité

Les blocs de données forment une chaîne inaltérable dont l’intégralité est sauvegardée simultanément et en temps réel sur des milliers de nœuds décentralisés. Cette infrastructure distribuée rend la blockchain et son contenu immuable et hautement tolérante aux pannes. Il faudrait que tous les nœuds tombent en panne en même temps pour la rendre inaccessible.

  • La transparence

L’identité de tous les utilisateurs est confidentielle mais l’historique de toutes les transactions effectuées depuis le premier bloc est transparent et public. Chaque utilisateur inscrit possède une clé privée et une clé publique (liée par un principe cryptographique). A la clé publique sont rattachées toutes les transactions de l’utilisateur. A la clé privée est rattaché le droit d’exécuter des transactions.

  • La sécurité cryptographique

La blockchain intègre un système cryptographique robuste. Chaque bloc ajouté est crypté ainsi que toutes les transactions qu’il contient. De plus, comme les pages d’un livre, chaque bloc est lié au bloc précédent. Ainsi, un hacker qui voudrait changer le contenu d’une transaction, devra non seulement réussir à hacker ce bloc mais aussi, simultanément, tous les blocs qui le précède et tous ceux qui le suivent. Par ce principe de maillage cryptographique, les informations inscrites sont infalsifiables.

  • La décentralisation de la confiance

La blockchain n’a pas d’organe central de contrôle ni de tiers de confiance. La gouvernance est distribuée et s’opère par le nombre d’acteurs impliqués et fédérés à travers un système de consensus accepté par tous.

De la digitalisation de la monnaie à la digitalisation de la confiance

Depuis le Bitcoin en 2008, de nombreuses blockchains publiques ont vu le jour telles que Ethereum, Litecoin, Tezos, Binance, Cardano… Il existe également des blockchains semi-privées ou privées, exclusives à une organisation spécifique mais aussi des blockchains à consortium, réunissant plusieurs organisations ayant un intérêt à collaborer et fluidifier entre elles les échanges.

Les usages se multiplient dans de nombreux secteurs : Finance, Jeux, Énergie, Sport, Santé, Transport, Metaverse, Arts… Et, les transactions entre parties sont rémunérées non pas en ayant recours à la monnaie légale, mais à la cryptomonnaie.

Aujourd’hui, on référence plus de 9.500 cryptomonnaies. Leur capitalisation boursière dépasse les 1.700 milliards de dollars pour un volume d’échange quotidien avoisinant les 80 milliards de dollars. Ce paradigme accélère l’entrée des acteurs de la finance traditionnelle mais aussi des États, entraînés de facto dans une course à la régulation.

Comme la technologie Internet a démocratisé et digitalisé l’information, cette nouvelle ère technologique, elle, digitalise la valeur économique, mais cela ne s’arrête pas à la monnaie. La technologie blockchain est, en fait, en mesure de digitaliser toute forme d’actif (appelé Token) : une monnaie, une ressource ou accès à un service, un droit d’auteur, une part de capital ou d’un bien immobilier, un vote, une identité, un diplôme… Leurs échanges deviennent naturellement transparents et performants, réduisant drastiquement les frictions, ralentissements et coûts liés aux intermédiations établies.

Introduit dans le marché de l’art en 2020, le NFT, est le principe de tokenisation le plus célèbre. Il sécurise la propriété de l’œuvre, invente de nouveaux modèles de distribution de la valeur entre le créateur et l’acquéreur. En 2021, le marché traditionnel de l’art représentait un chiffre d’affaires de 17 milliards de dollars. Le marché des crypto-arts, quant à lui, dépassait les 40 milliards de dollars.

Dans la santé, la blockchain challenge de façon ambitieuse la manière de stocker et partager nos données de santé. Elle facilite l’interopérabilité des systèmes d’informations des acteurs de la santé (qui sont atomisés et pluriels). Elle est une solution d’avenir stratégique pour la traçabilité des médicaments et la lutte contre la contrefaçon.

Dans le secteur public, les potentialités sont immenses. Depuis 2011, l’Estonie a adopté la blockchain au sein de ses systèmes d’informations pour permettre l’authentification unifiée des citoyens, la sécurisation de leurs données personnelles et la fluidification des services administratifs. L’Estonie prépare même le lancement de son propre Token « Estcoin » qui permettrait à quiconque d’investir dans le pays. Adieu les obligations et bons du Trésor.

Dans de nombreux pays (Finlande, USA, Honduras, Australie, notamment) les initiatives se multiplient pour faciliter et sécuriser l’accès aux services administratifs, la numérisation et l’authentification de documents publics ou diplômes, le parcours de santé, les transferts sociaux, le vote et la contribution citoyenne. En termes d’optimisation de coûts, d’efficacité des ressources allouées et de fluidification des usages, cet apport technologique est sans doute le choc dont les administrations ont besoin pour bâtir un service public moderne, c’est-à-dire performant, participatif, fluide et sécurisé.

La technologie blockchain est jeune mais son évolution technique est très rapide. Elle interroge et challenge notre rapport à la confiance et nous invite à le repenser. La blockchain tend à redéfinir le « tiers de confiance » et dessine de nouvelles règles de gouvernance, au sein et entre les organisations, où la transparence, l’inclusion et la sécurité ne seront pas seulement des objectifs mais des règles immuables.

Cryptomonnaies : les arnaques s’amplifient

Cryptomonnaies  : les arnaques s’amplifient

Cryptomonnaies ,  les arnaques s’amplifient se développent considérablement notamment sur Internet .  Plus de 46.000 personnes ont signalé avoir été victimes d’une escroquerie aux cryptomonnaies depuis début 2021 auprès de la Federal Trade Commission (FTC) américaine. Les réseaux sociaux sont souvent le principal vecteur de ces arnaques dont la valeur a explosé depuis 2018. Le gendarme américain de la concurrence tire la sonnette d’alarme : l’engouement récent pour les cryptomonnaies attire aussi les escrocs. Les pertes liées à des arnaques en cryptomonnaie ont en effet explosé depuis 2018 , note un rapport de la Federal Trade Commission (FTC) , l’agence publique chargée de protéger les consommateurs américains. Depuis le début de 2021, plus de 46.000 personnes ont déclaré avoir perdu, en tout, près de 1 milliard de dollars en raison d’arnaques à la cryptomonnaie. Ces chiffres sont une estimation basse, car ils ne concernent que les signalements de fraude auprès de la FTC. Or, une grande partie des escroqueries ne sont pas signalées aux autorités.

Bicoin et Cryptomonnaies : le piège des  pauvres

Elles n’ont rien de monnaies, même si l’engouement et l’appât du gain universels les affublent du qualificatif flatteur de «cryptomonnaies», dans une tentative vouée d’avance à l’échec de les crédibiliser et d’attirer le chaland. Par Michel Santi, économiste (*) (la Tribune)

 Il faut en effet avoir et le cœur et l’estomac bien accrochés pour prétendre traiter et échanger de telles monnaies à la volatilité inouïe. Elles ne sont, en réalité, qu’un instrument – un énième – de pure spéculation offrant une valeur intrinsèque nulle !

 Achetez un bien immobilier et vous l’aurez toujours si le marché venait à se dégrader. Achetez une action en bourse et vous serez toujours propriétaire d’une partie de l’entreprise si le marché venait à s’effondrer. Achetez des bitcoins et vous n’aurez plus qu’à jeter votre ordinateur à la poubelle si sa valeur venait à se liquéfier (comme c’est le cas actuellement) car ce machin ne représente qu’un bout de code dont vous ne pouvez strictement rien faire et que quelqu’un d’autre au bout de la pyramide a eu la bonne idée de vous vendre.

Cette hystérie généralisée raconte en fait banalement une histoire maintes fois vécue. Elle reflète une contagion collective ayant gonflé par le passé la valorisation d’actifs bien plus tangibles qu’une cryptomonnaie – aussi éphémère qu’un amour d’été – mais tout aussi banale que le jeu des chaises musicales où les places sont limitées et dont seuls s’en sortent ceux qui vendent les premiers.

Ce marché – qui vaut aujourd’hui quelques trillions de dollars et d’euros de moins pour s’être déjà largement dévalorisé ces derniers mois – ne vaut que grâce à d’autres joueurs qui sont d’accords de pousser plus haut et plus loin le « schmilblick ».

 

Plus grave – bien plus inquiétant et plus triste aussi : la crypto a prospéré sur un terreau de spéculateurs et d’investisseurs jeunes et précaires qui n’avaient pas les moyens de placer en bourse ni dans l’immobilier, trop chers pour eux. Soyons réalistes et honnêtes : dans un environnement où les nouvelles générations sont nettement moins bien loties que leurs aînés, dans un contexte où il semble si facile de gagner en spéculant par la grâce de la dérégulation et de la libéralisation totales des flux de capitaux, la crypto a vendu du rêve à la jeunesse, qui y a trouvé une manière idéale de se démarquer des anciens. Dans un monde où les inégalités sont aberrantes, où l’immense majorité des jeunes du monde entier sont désormais les nouveaux pauvres, la seule et unique arme à disposition de cette caste d’intouchables leur permettant de se distinguer fut la crypto qui a pu un temps les convaincre qu’ils se mettraient sur les pas des riches et des puissants, en usant accessoirement d’un instrument avant-gardiste.

Hélas pour ces jeunes et pour ces démunis pour lesquels la crypto fut littéralement une idéologie tant ils ne jurèrent plus que par elle, les riches investisseurs s’enrichirent davantage car c’est eux seuls qui étaient aux manettes de ces plateformes et de ce simulacre de marché. Aujourd’hui, des milliers d’investisseurs crédules – jeunes et moins jeunes mais pauvres – subissent frontalement et jusque dans leurs ultimes deniers ce dernier avatar en date d’un capitalisme sauvage qui ne sait ni ne peut prospérer que sur les cadavres des plus fragiles. C’est encore et toujours ceux qui peuvent le moins se permettre de perdre qui sont lésés et ratiboisés.

______

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

 

Bourses: Les cryptomonnaies s’écroulent.

Bourses: Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021 (26 650,37 au 27 mai)). Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

Bourses: Les cryptomonnaies s’écroulent.

Bourses: Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021., Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

Bicoin et Cryptomonnaies : le piège des pauvres

Bicoin et Cryptomonnaies : le piège des  pauvres

Elles n’ont rien de monnaies, même si l’engouement et l’appât du gain universels les affublent du qualificatif flatteur de «cryptomonnaies», dans une tentative vouée d’avance à l’échec de les crédibiliser et d’attirer le chaland. Par Michel Santi, économiste (*) (la Tribune)

 

 

Il faut en effet avoir et le cœur et l’estomac bien accrochés pour prétendre traiter et échanger de telles monnaies à la volatilité inouïe. Elles ne sont, en réalité, qu’un instrument – un énième – de pure spéculation offrant une valeur intrinsèque nulle !

 

Achetez un bien immobilier et vous l’aurez toujours si le marché venait à se dégrader. Achetez une action en bourse et vous serez toujours propriétaire d’une partie de l’entreprise si le marché venait à s’effondrer. Achetez des bitcoins et vous n’aurez plus qu’à jeter votre ordinateur à la poubelle si sa valeur venait à se liquéfier (comme c’est le cas actuellement) car ce machin ne représente qu’un bout de code dont vous ne pouvez strictement rien faire et que quelqu’un d’autre au bout de la pyramide a eu la bonne idée de vous vendre.

Cette hystérie généralisée raconte en fait banalement une histoire maintes fois vécue. Elle reflète une contagion collective ayant gonflé par le passé la valorisation d’actifs bien plus tangibles qu’une cryptomonnaie – aussi éphémère qu’un amour d’été – mais tout aussi banale que le jeu des chaises musicales où les places sont limitées et dont seuls s’en sortent ceux qui vendent les premiers.

Ce marché – qui vaut aujourd’hui quelques trillions de dollars et d’euros de moins pour s’être déjà largement dévalorisé ces derniers mois – ne vaut que grâce à d’autres joueurs qui sont d’accords de pousser plus haut et plus loin le « schmilblick ».

 

Plus grave – bien plus inquiétant et plus triste aussi : la crypto a prospéré sur un terreau de spéculateurs et d’investisseurs jeunes et précaires qui n’avaient pas les moyens de placer en bourse ni dans l’immobilier, trop chers pour eux. Soyons réalistes et honnêtes : dans un environnement où les nouvelles générations sont nettement moins bien loties que leurs aînés, dans un contexte où il semble si facile de gagner en spéculant par la grâce de la dérégulation et de la libéralisation totales des flux de capitaux, la crypto a vendu du rêve à la jeunesse, qui y a trouvé une manière idéale de se démarquer des anciens. Dans un monde où les inégalités sont aberrantes, où l’immense majorité des jeunes du monde entier sont désormais les nouveaux pauvres, la seule et unique arme à disposition de cette caste d’intouchables leur permettant de se distinguer fut la crypto qui a pu un temps les convaincre qu’ils se mettraient sur les pas des riches et des puissants, en usant accessoirement d’un instrument avant-gardiste.

Hélas pour ces jeunes et pour ces démunis pour lesquels la crypto fut littéralement une idéologie tant ils ne jurèrent plus que par elle, les riches investisseurs s’enrichirent davantage car c’est eux seuls qui étaient aux manettes de ces plateformes et de ce simulacre de marché. Aujourd’hui, des milliers d’investisseurs crédules – jeunes et moins jeunes mais pauvres – subissent frontalement et jusque dans leurs ultimes deniers ce dernier avatar en date d’un capitalisme sauvage qui ne sait ni ne peut prospérer que sur les cadavres des plus fragiles. C’est encore et toujours ceux qui peuvent le moins se permettre de perdre qui sont lésés et ratiboisés.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Cryptomonnaies : le piège des pauvres

Cryptomonnaies : le piège des  pauvres

Elles n’ont rien de monnaies, même si l’engouement et l’appât du gain universels les affublent du qualificatif flatteur de «cryptomonnaies», dans une tentative vouée d’avance à l’échec de les crédibiliser et d’attirer le chaland. Par Michel Santi, économiste (*) (la Tribune)

 

 

Il faut en effet avoir et le cœur et l’estomac bien accrochés pour prétendre traiter et échanger de telles monnaies à la volatilité inouïe. Elles ne sont, en réalité, qu’un instrument – un énième – de pure spéculation offrant une valeur intrinsèque nulle !

 

Achetez un bien immobilier et vous l’aurez toujours si le marché venait à se dégrader. Achetez une action en bourse et vous serez toujours propriétaire d’une partie de l’entreprise si le marché venait à s’effondrer. Achetez des bitcoins et vous n’aurez plus qu’à jeter votre ordinateur à la poubelle si sa valeur venait à se liquéfier (comme c’est le cas actuellement) car ce machin ne représente qu’un bout de code dont vous ne pouvez strictement rien faire et que quelqu’un d’autre au bout de la pyramide a eu la bonne idée de vous vendre.

Cette hystérie généralisée raconte en fait banalement une histoire maintes fois vécue. Elle reflète une contagion collective ayant gonflé par le passé la valorisation d’actifs bien plus tangibles qu’une cryptomonnaie – aussi éphémère qu’un amour d’été – mais tout aussi banale que le jeu des chaises musicales où les places sont limitées et dont seuls s’en sortent ceux qui vendent les premiers.

Ce marché – qui vaut aujourd’hui quelques trillions de dollars et d’euros de moins pour s’être déjà largement dévalorisé ces derniers mois – ne vaut que grâce à d’autres joueurs qui sont d’accords de pousser plus haut et plus loin le « schmilblick ».

 

Plus grave – bien plus inquiétant et plus triste aussi : la crypto a prospéré sur un terreau de spéculateurs et d’investisseurs jeunes et précaires qui n’avaient pas les moyens de placer en bourse ni dans l’immobilier, trop chers pour eux. Soyons réalistes et honnêtes : dans un environnement où les nouvelles générations sont nettement moins bien loties que leurs aînés, dans un contexte où il semble si facile de gagner en spéculant par la grâce de la dérégulation et de la libéralisation totales des flux de capitaux, la crypto a vendu du rêve à la jeunesse, qui y a trouvé une manière idéale de se démarquer des anciens. Dans un monde où les inégalités sont aberrantes, où l’immense majorité des jeunes du monde entier sont désormais les nouveaux pauvres, la seule et unique arme à disposition de cette caste d’intouchables leur permettant de se distinguer fut la crypto qui a pu un temps les convaincre qu’ils se mettraient sur les pas des riches et des puissants, en usant accessoirement d’un instrument avant-gardiste.

Hélas pour ces jeunes et pour ces démunis pour lesquels la crypto fut littéralement une idéologie tant ils ne jurèrent plus que par elle, les riches investisseurs s’enrichirent davantage car c’est eux seuls qui étaient aux manettes de ces plateformes et de ce simulacre de marché. Aujourd’hui, des milliers d’investisseurs crédules – jeunes et moins jeunes mais pauvres – subissent frontalement et jusque dans leurs ultimes deniers ce dernier avatar en date d’un capitalisme sauvage qui ne sait ni ne peut prospérer que sur les cadavres des plus fragiles. C’est encore et toujours ceux qui peuvent le moins se permettre de perdre qui sont lésés et ratiboisés.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
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Finances-Les cryptomonnaies s’écroulent.

Finances-Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021., Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

 

Finances : Les cryptomonnaies s’écroulent.

Finances : Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021., Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

 

Les cryptomonnaies s’écroulent.

Les  cryptomonnaies s’écroulent. 

 

Le bitcoin ,  star des cryptomonnnaies, est tombé sous les 27.000 dollars, une première depuis juillet 2021., Une chute qui entraîne les autres  (Ether -33% sur un mois, Litecoin, XRP, Cardano…) Après les mesures ultra accomodantes des banques centrales qui ont dopé les flux financiers, puis les marchés actions, et le goût du risque, le bitcoin, qui s’est largement infiltré dans les fonds institutionnels en 2021, en paie aujourd’hui le prix. Son prix, qui a sombré jusqu’à 25.424 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, remontait à 27.645 dollars jeudi soir, soit une baisse de 30% sur un mois.

Depuis les pics records de novembre 2021, le bitcoin a perdu 60% de sa valeur et la totalité du marché des cryptomonnaies ne représente plus de 1.200 milliards de dollars de capitalisation, contre plus de 3.000 milliards à son plus haut. Après avoir atteint jusqu’à 1 trillion de valorisation, celle-ci serait aujourd’hui réduite de moitié.

Le  mouvement observé sur le stablecoin Terra, une cryptomonnaie dite stable, censée être arrimée au cours du dollar américain perdu plus de la moitié de sa valeur en 24 heures, semant un vent de panique dans un marché des cryptoactifs déjà fébrile. La jeton numérique a dégringolé depuis le début de la semaine sous l’impact d’une vague de ces mouvements auxquels l’algorithme de la crypto a réagi automatiquement. Il sombrait mercredi de près de 95%, à 1,69 dollar, selon CoinGecko.

Les  entreprises liées aux cryptomonnaies introduites en Bourse souffraient logiquement du choc du secteur: la plateforme d’échanges Coinbase a vu son action plonger de 26,4% mercredi, à son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse un an plus tôt.

La plateforme, qui permet d’acheter et de vendre des devises virtuelles comme le bitcoin et l’ether, a profité de la fulgurante ascension de cette classe d’actifs en 2020 et 2021.

Si le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a progressé de 51% au premier trimestre par rapport à la même période en 2021, à 9,2 millions, il s’affiche en baisse de 19% par rapport au trimestre précédent. Et, selon Coinbase, la fuite des utilisateurs va se poursuivre durant ce trimestre.

 

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