Archive pour le Tag 'Cryptomonnaie'

Une cryptomonnaie chinoise étatique !

Une cryptomonnaie chinoise étatique !

Une curieuse innovation que s’apprête à lancer la Chine une cryptomonnaie  propre à la Chine mais sous contrôle du Yuan et du parti communiste. Autant dire une cryptomonnaie  étatique. Exactement le contraire de la philosophie crypto monétaire. Le pire c’est que pendant longtemps la Chine a condamné toute les crypto monnaie mais parallèlement a travaillé activement à son projet national  Cette crypto monnaie chinoise viserait à digitaliser l’argent liquide. En fait il s’agirait surtout de contrer les cryptomonnaies actuelles et futures  actuelle et les autres moyens de paiement comme les cartes d’origine étrangère (Facebook et Visa par exemple)

La BPC est l’une des premières banques à s’être lancées sur la création d’une cryptomonnaie nationale. Elle a commencé à y travailler dès 2014, à l’époque où le bitcoin ne valait « que » 500 dollars ; il évolue aujourd’hui autour des 11.000 dollars. Seules quelques banques centrales comme celle du Canada, de la Suède ou de l’Uruguay travaillent depuis sur des projets similaires. Le projet de Pékin est celui d’une crypto basée sur le yuan : elle sera ce que l’on qualifie de « stablecoin » (une crypto indexée sur devise), étroitement contrôlée par le gouvernement.

Cryptomonnaie, Le Libra de Facebook: en Suisse !

Cryptomonnaie, Le  Libra  de Facebook: en Suisse !

 

On peut se demander se demander pourquoi le géant  américain du numérique Facebook a décidé de localiser le consortium qui va gérer sa cryptomonnaie  en Suisse. Le pire c’est que ce consortium, sera géré par une fondation sans but lucratif et à auquel de nombreux membres seront associés. Bref une sorte d’O.N.G. ou presque pour gérer ce qui pourrait devenir l’une des plus puissantes monnaies du monde. La manœuvre ressemble à une très grosse ficelle. Certes on sait que la Suisse abrite de nombreuses activités bancaires mais jusqu’alors, elle n’avait pas l’ambition de couvrir une nouvelle monnaie et où une nouvelle banque centrale. Ce que risque de se produire  avec les 2,3 milliards d’utilisateurs du  réseau social. Facebook veut d’abord éviter d’avoir à passer sous les fourches caudines du régulateur américain qui se montre très critique par rapport à ce projet. Facebook se délocalise ainsi en Europe mais à l’écart de l’union européenne et de ses réglementations. Il s’agit pour Facebook d’éviter toute forme de régulation puisque la Suisse n’appartient pas à l’union européenne. Or on sait que Facebook est un réseau mafieux qui utilise les données personnelles à plusieurs fins en les revendant par exemple pour des motifs politiques et surtout en les revendant pour des motifs commerciaux. En plus Facebook veut donner un caractère humanitaire à son projet en prétextant qu’il serait accessible aux plus pauvres des pays en voie de développement. Bref l’hypocrisie la plus totale d’un réseau auquel on ne peut faire aucune confiance et qui vend surtout du vent puisque les principales productions sont celles des membres du réseau. Un château de cartes qui pourraient s’écrouler d’un coup en fonction des modes qui évoluent très vite dans le numérique. Le problème c’est que cet écroulement serait aussi celui d’une des principales monnaies du monde

 

Cryptomonnaie: Le Libra de Facebook: en Suisse

Cryptomonnaie: Le  Libra  de Facebook: en Suisse !

 

On peut se demander se demander pourquoi le géant  américain du numérique Facebook a décidé de localiser le consortium qui va gérer sa cryptomonnaie  en Suisse. Le pire c’est que ce consortium, sera géré par une fondation sans but lucratif et à auquel de nombreux membres seront associés. Bref une sorte d’O.N.G. ou presque pour gérer ce qui pourrait devenir l’une des plus puissantes monnaies du monde. La manœuvre ressemble à une très grosse ficelle. Certes on sait que la Suisse abrite de nombreuses activités bancaires mais jusqu’alors, elle n’avait pas l’ambition de couvrir une nouvelle monnaie et où une nouvelle banque centrale. Ce que risque de se produire  avec les 2,3 milliards d’utilisateurs du  réseau social. Facebook veut d’abord éviter d’avoir à passer sous les fourches caudines du régulateur américain qui se montre très critique par rapport à ce projet. Facebook se délocalise ainsi en Europe mais à l’écart de l’union européenne et de ses réglementations. Il s’agit pour Facebook d’éviter toute forme de régulation puisque la Suisse n’appartient pas à l’union européenne. Or on sait que Facebook est un réseau mafieux qui utilise les données personnelles à plusieurs fins en les revendant par exemple pour des motifs politiques et surtout en les revendant pour des motifs commerciaux. En plus Facebook veut donner un caractère humanitaire à son projet en prétextant qu’il serait accessible aux plus pauvres des pays en voie de développement. Bref l’hypocrisie la plus totale d’un réseau auquel on ne peut faire aucune confiance et qui vend surtout du vent puisque les principales productions sont celles des membres du réseau. Un château de cartes qui pourraient s’écrouler d’un coup en fonction des modes qui évoluent très vite dans le numérique. Le problème c’est que cet écroulement serait aussi celui d’une des principales monnaies du monde

 

Cryptomonnaie : les institutions se réveillent

Cryptomonnaie : les institutions se réveillent !

 

Ce n’est que très récemment que le G7 a mis en place un groupe de travails cela en raison de l’annonce de la création de Libra  de Facebook.  . Ainsi il a fallu attendre 10 ans pour que les banques centrales commencent à s’intéresser aux crypt monnaise. Ce n’est que très récemment que le G7 a mis en place un groupe de travails, cela en raison de l’annonce de la création du libra m de Facebook. On vient seulement de découvrir que les crypto monnaies en s’appuyant sur la puissance économique de certains opérateurs pourraient rapidement supplanter les monnaies nationales, aussi menacer dangereusement les banques. Les réticences des autorités financières seraient justifiées par la crainte d’un détournement d’origine criminelle. Ce risque existe mais le danger est beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe. En réalité les crypt monnaies sont des monnaies comme les autres. La seule différence c’est le caractère virtuel. En fait les cryptomonnaiee servent  de moyen de paiement, elles sont émises mais sans contrôle. Elles vont évidemment peser sur les politiques monétaires ( volume d’émission, taux d’intérêt etc.  Compte tenu de leur puissance comme celle du projet Libra de Facebook ces cryptomonnaies pourraient remplacer l’intermédiation des banques mais aussi se substituer aux banques centrales. Bref s’appropriait la politique monétaire par-dessus la tête des banques centrales et autres G7 et G20.  Le géant américain a dévoilé en juin son projet de monnaie numérique “Libra” qui doit être lancé dans le courant du premier semestre 2020 et doit lui permettre de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier à partir des milliards d’utilisateurs de ses différents réseaux sociaux. Benoît Coeuré, rapporteur du travail du G7 a dit qu’au regard de l’emprise internationale de Facebook, le projet Libra se devait d’être sûr “dès le premier jour” pour ses utilisateurs, pour le système financier dans lequel il s’insèrera et pour les autorités en charge de la lutte contre la criminalité financière.“Il faut que cela soit sûr, robuste et résilient dès le premier jour”, a-t-il dit dans un entretien à Reuters en marge de la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des Sept (G7) à Chantilly.Benoît Coeuré a prévenu qu’une “discussion prolongée” pourrait être nécessaire entre régulateurs sur les changements aux cadres réglementaires nationaux et internationaux en vigueur nécessités par le projet Libra.“A terme, nous pourrions constater qu’il y a des brèches ou des contradictions qui exigeront une discussion prolongée des régulateurs sur la manière de faire les choses différemment”, a-t-il dit.Il a prévenu que les “autorités n’allaient pas laisser de tels projets se réaliser avant d’avoir des réponses à leurs questions et avant de disposer du cadre réglementaire adéquat.”

Blockchain – Cryptomonnaie : la fin des banques ?

Blockchain – Cryptomonnaie : la fin des banques ?

Ce qui est en cause avec la Blockchain c’est l’existence même des monnaies classiques aussi l’intermédiation bancaire actuelle. Pas étonnant d’ailleurs si les grandes banques commencent à s’inquiéter du développement du phénomène. Ce pourrait être à terme la fin des monnaies ou leur affaiblissement quand les grands opérateurs commerciaux (des plateformes numériques) auront décidé de créer leurs propres monnaies. Ce que vient de décider Facebook ; Si Amazon par exemple en faisait autant rapidement,  sa cryptomonnaie serait plus puissante que la plupart des autres valeurs. Or la régulation des cryptomonnaies échappent aux banques centrales et  peuvent fluctuer de manière très irrégulière voire de manière spéculatrice. Le système blockchain (système de gestion d’informations financières ou autres) est à distinguer des cryptomonnaies (qui sont, elles liées à la  blockchain). Sans régulation, nombre de cryptomonnaies seront plus fortes que les banques classiques ou les banques centrales ; sans aucun contrôle elles pourront fluctuer, faire des émissions, fixer des taux d’intérêt sans parler des fraudes (blanchiment du banditisme ou détournements de cryptomonnaie). Il est vraiment curieux que les organisations internationales (le FMI par exemple) ne se soit pas saisi de la régulation de ces cryptomonnaie. Un article intéressant

 

Georges Nahon, de l’Institut Orange à San Francisco. (Article paru dans Challenges) éclaire le sujet, même s’il amalgame un peu trop le succès respectifs des cryptomonnaies et de la  blockchain (qui lui peut servir à bien d’autres chose que le compte de valeurs monétaires).

«  Longtemps les hommes se sont satisfaits de système monétaire simple, les paléo monnaies, le troc par exemple.  Les monnaies sont apparues avec le développement des échanges et les ont grandement facilitées. Les monnaies classiques servent d’unités de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. Avec le développement du numérique on pourrait assister à une simplification et à une unification des monnaies, les crypto monnaies numériques se substituant aux monnaies actuelles. Les monnaies nationales et l’intermédiation bancaire disparaîtrait alors. C’est le système Blockchain qui est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système »

« Tout tourne autour du Blockchain » pouvait-on lire sur un panneau d’une  conférence à Las Vegas en octobre. Une façon de détourner l’attention portée à Bitcoin qui a mauvaise réputation vers une technologie présentée comme plus honnête et sérieuse. Les deux sont en réalité intimement liées. …..La cryptomonnaie numérique décentralisée appelée bitcoin est en effet controversée du fait de graves détournements malhonnêtes de son utilisation qui n’ont rien à voir avec la puissance et la sophistication intrinsèque de cette technologie, le bitcoin/blockchain. Et pendant un temps les graves accidents de parcours de bitcoin ont fait du tort à la technologie sous-jacente, le blockchain, qui est prometteuse, pleine d’ingénuité et un peu mystérieux. Elle dispose dans le monde entier de partisans missionnaires zélés, ce qui rappelle les premiers promoteurs du logiciel open source et des protocoles internet contre les logiciels et les réseaux commerciaux « centralisés ». Il y a une tonalité libertarienne anti-centralisation qui vise à ce que plus personne ne puisse mentir ni sur le passé ni sur  les événements actuels. Blockchain est une nouvelle vague  technologique bâtie au-dessus de l’internet mondial qui peut en être la prochaine étape.  Elle a le potentiel de faire éclore toute une série de nouveaux services et d’applications. Et avec de nouvelles entreprises innovantes.

Blockchain, c’est quoi?

Blockchain est une sorte de registre virtuel géant qui est distribué dans de nombreux ordinateurs interconnectés par internet y compris ceux des utilisateurs.  Toutes les transactions y sont enregistrées de façon indélébile à commencer par les transactions financières qui utiliseraient ce système. Par analogie avec l’email, il faut un logiciel client dans son ordinateur comme on en a pour pouvoir utiliser l’email sans navigateur. Blockchain c’est ni gestionnaire ni contrôle centralisé. De même qu’il n’y pas de président de l’internet, il n’y a pas de président du blockchain. Mais comme pour internet, les règles de  fonctionnement sont régies par des protocoles techniques et non par des êtres humains  ni  par des organisations spécifiques, gouvernementales ou autres.

Qui est Satoshi Nakamoto?

Les algorithmes astucieux et solides ont été inventés par un mystérieux personnage Satoshi Nakamoto que personne ne dit avoir jamais rencontré et qui est peut être un avatar pour un groupe de développeurs. Ces algorithmes se débrouillent entre eux pour décider si un consensus de confiance est atteint pour garantir une transaction qui se traduit par une écriture irrévocable dans ce grand registre dont tous les participants ont une copie encryptée bien sûr ! Il y a une chaîne de votes qui s’ajoutent à la « chaîne » et qui finissent par converger sur ce consensus dominant qui permet l’enregistrement.

Comment ça fonctionne?

Son fonctionnement est anonyme et ses décisions irrévocables. Cela ressemble aux premiers réseaux peer-to-peer ou proche en proche sur internet comme Skype, Napster, Kazaa etc. où chaque utilisateur (son ordinateur)  devient d’une certaine façon un acteur proactif du bon fonctionnement du service et du réseau coopératif ainsi créé qui n’a pas de contrôle ni de fonctionnement centralisé.

Le blockchain permet donc à des personnes qui ne se connaissent pas, et qui donc ne peuvent pas avoir confiance entre elles à priori, de faire des transactions sécurisées par le réseau de confiance distribué de blockchain et contrôlé par des algorithmes. Sans intervention d’une puissance centrale de contrôle. On peut vérifier tout le cheminement de toutes les transactions en continu.

Le blockchain est-il lié au bitcoin?

 

Pour que ce système sans grand chef unique fonctionne, il faut que des gens se chargent de calculer les preuves de confiance. Cela repose sur le principe de  la preuve de travail ou proof-of-work qui en informatique demande aux participants de prouver leur puissance en étant capables de faire tourner des programmes informatiques compliqués  très  consommateurs d’énergie informatique et d’énergie tout court. Ces participants qui sont anonymes sont encouragés à le faire car ils sont rémunérés par l’octroi de bitcoins (des éléments de valeur) par l’algorithme conçu pour blockhaus par Satoshi Nakamoto. Ces bitcoins (des pièces numériques d’une certaine valeur)  peuvent être ensuite échangés dans des monnaies comme l’Euro ou le dollar via des places de marché ad-hoc et son cours varie en fonction de l’offre et de la demande, un peu comme pour l’or. Les gens qui font ce travail sont des  »mineurs » et construisent des sortes de data center géants spécifiques au bitcoin.  Sans eux, et sans les bitcoins, la technologie du blockchain sera vraisemblablement handicapée voire caduque. C’est pourquoi  les tentatives intéressantes de déployer des blockchain secondaires, sans bitcoins pour des usages plus fermés et privés parait une entreprise contre-intuitive vue la fraternité importante de bitcoin et du blockchain.

De façon générale, le blockchain est aussi susceptible de simplifier et de baisser les coûts en augmentant les vitesses des transactions et peut ainsi  transformer la façon dont les acteurs de l’économie interagissent  y compris avec les puissances publiques. Et ce si bien sûr la technologie peut passer à l’échelle et gérer de très  grands nombres de transactions plus   rapidement qu’aujourd’hui. Certains travaillent sur des nouvelles versions comme Bitcoin XT qui pourraient augmenter grandement la puissance de ce protocole contraint dès ces débuts et tel que voulu par son créateur.  Mais cela  créerait une filière technologique  peut-être incompatible ou sans cohérence mutuelle qui ne plait pas aux puristes du bitcoin originel.

Les banques et les établissements financiers ont naturellement été les premiers à s’intéresser au blockchain avec les organismes publiques et on voit de plus en plus émerger de nouveaux usages et de nouvelles idées d’usages qui seront testées grâce notamment à un nombre grandissant de start-up dans ce domaine.  En effet, d’autres applications intéressantes de blockchain émergent comme la transmission de contrats sans autorité centrale de confiance (smart contracts)…. »

 

La cryptomonnaie de Facebook menace les banques centrales

La cryptomonnaie de Facebook menace les banques centrales

 

Comme déjà indiqué sur ce site le projet de création d’une crypte emmenée par Facebook constitue un enjeu majeur et un danger pour la régulation monétaire. Ce que pense aussi Chris Hughes, ancien collaborateur de Facebook dans une tribune publiée dans le Financial Times. En effet il ne s’agit pas seulement de mettre en place un nouveau moyen de paiement déjà discutable mais aussi d’imposer un moyen d’échange et de constituer une monnaie de change. Bref, en s’appuyant sur l’énorme base de données Facebook d’imposer une manière de penser, d’agir et de consommer. Penser comme Facebook ce qui  ne demande guère d’efforts à 80 % des utilisateurs au profil de beauf, agir comme Facebook, acheter comme Facebook et payer avec. Bref se donnait une sorte de souveraineté qui n’appartient jusque-là qu’au pays et aux banques centrales.

Pour Chris Hughes,  cet ancien camarade de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, à Harvard, les sociétés qui superviseront cette future monnaie numérique, dont le lancement est prévu l’an prochain, privilégieront leurs intérêts privés, c’est-à-dire leurs bénéfices et leur influence, à l’intérêt public. Facebook n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire de Reuters. Le réseau social a dévoilé mardi sa cryptomonnaie qui doit lui permettre de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier grâce à ses milliards d’utilisateurs.Chris Hughes a prôné le mois dernier un éclatement de Facebook en trois entités afin qu’Instagram et WhatsApp, deux applications phares du réseau social, soient séparées du groupe. Facebook fait l’objet de multiples enquêtes dans le monde au sujet de la protection des données de ses utilisateurs et des contenus haineux ou des fausses informations qu’il peut véhiculer.

Cryptomonnaie de Facebook, réglementer d’abord (banque d’Angleterre)

Cryptomonnaie de  Facebook, réglementer d’abord (banque d’Angleterre) 

 

Une banque centrale au moins a été claire à l’égard de la perspective de création d’une crypto monnaie par Facebook. On craint surtout la position de domination de la plate-forme dans le domaine monétaire comme cela a été le cas dans le domaine des réseaux sociaux. Il est clair que la crypto monnaie ne serait pas seulement un moyen de paiement, mais aussi un moyen d’échange voir une monnaie de réserve donc une vraie monnaie qui s’accorderait d’un coup un immense champ de souveraineté par-dessus les organismes de régulation notamment les banques centrales, par dessus les pays. Le danger est évidemment énorme car l’objectif de Facebook les d’influencer les manières de penser d’agir et de dépenser sans les contraintes d’un État ou d’un organisme régulateur. Bref des puissances supra nationales qui progressivement grignotent les champs de souveraineté des états. Facebook ne peut donc pas escompter pour sa cryptomonnaie le même climat de laisser-faire qui l’aida à conquérir une position dominante dans les médias sociaux, a déclaré jeudi Mark Carney le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE).  Facebook ne peut pas escompter pour sa cryptomonnaie le même climat de laisser-faire qui l’aida à conquérir une position dominante dans les médias sociaux, a déclaré jeudi Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE).Facebook a dévoilé mardi une cryptomonnaie baptisée Libra qui doit lui permettre de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier à partir des milliards d’utilisateurs de ses différents réseaux sociaux. “La Banque d’Angleterre a l’esprit ouvert vis-à-vis du Libra sans pour autant lui ouvrir la porte”, dit Carney, suivant le texte d’un discours. “A la différence d’un média social (…) les conditions d’exercice d’une innovation telle que le Libra doivent être définies avant même son lancement”.

La cryptomonnaie Facebook : le piège «(Le Maire)

La cryptomonnaie Facebook : le piège   «(Le Maire)

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a parfaitement raison d’attirer l’attention sur le danger que représente le projet de Facebook de créer sa propre crypto monnaie. Une manière de renforcer encore la dépendance des utilisateurs de cette plate-forme, de multiplier les connexions, de tirer avantage des informations personnelles, de les vendre sans parler des revenus tirés de la publicité et demain des flux financiers.  Le projet est d’autant plus dangereux que le profil dominant des praticiens de cette plate-forme est plus proche de celui du beauf que d’expert financier. Pourtant Facebook veut démocratiser l’accès aux marchés financiers à leur profit ; Bref l’opération pourrait hypothéquer encore un peu plus la liberté de penser et d’agir avec les risques évidemment liés à la spéculation (et autres holdups) sur les crypto monnaies. Notons également que cette tendance à la multiplication de monnaies virtuelles locales ou sectorielles ne va pas faciliter le commerce international. Après le nationalisme économique de certains pays, c’est le transnationalisme des multinationales ! Il serait temps de mettre un peu d’ordre dans ce foisonnement d’émetteur de monnaie et de moyens de paiement dont beaucoup vont échapper aux régulateurs mais pas aux spéculateurs et aux marchands d’illusion.

 

Le projet de Facebook de créer sa propre cryptomonnaie «Ça ne peut pas et ça ne doit pas devenir une monnaie souveraine, avec tous les attributs d’une monnaie, c’est-à-dire la capacité à émettre un titre souverain» et à servir de «réserve», a-t-il poursuivi. «L’attribut de la souveraineté des Etats doit rester aux mains des Etats, et pas des entreprises privées, qui répondent à des intérêts privés», a insisté le ministre.

Facebook doit révéler ce mardi les détails d’un projet qui devrait signer l’entrée du géant américain dans l’univers des cryptomonnaies, un événement susceptible de révolutionner l’écosystème actuel des devises virtuelles.

Adossée à un panier de monnaies, cette cryptomonnaie – qui pourrait s’appeler «Libra» – pourrait transiter à partir d’applications détenues par Facebook, notamment Messenger et Whatsapp, qui regroupent plus de deux milliards d’utilisateurs. D’après la BBC, cet instrument de transaction serait lancé au premier trimestre 2020, d’abord dans une douzaine de pays. Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises comme Visa, Mastercard, PayPal et Uber ont déjà rejoint le consortium créé par Facebook.  «Cet instrument de transaction ne puisse pas être détourné, par exemple pour du financement du terrorisme ou d’activités illicites», a prévenu mardi Bruno Le Maire.

«Cet instrument de transaction va permettre à Facebook d’accumuler à nouveau des millions et des millions de données. Ça me renforce dans ma conviction de réguler les géants du numérique, de s’assurer qu’ils ne se trouvent pas dans une situation monopolistique», a-t-il conclu.

La cryptomonnaie Facebook : danger «(Le Maire)

La cryptomonnaie Facebook : danger  «(Le Maire)

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a parfaitement raison d’attirer l’attention sur le danger que représente le projet de Facebook de créer sa propre crypto monnaie. Une manière de renforcer encore la dépendance des utilisateurs de cette plate-forme, de multiplier les connexions, de tirer avantage des informations personnelles, de les vendre sans parler des revenus tirés de la publicité.  le projet est d’autant plus dangereux que le profil dominant des praticiens de cette plate-forme est plus proche de celui du beauf que d’expert financier. Bref l’opération pourrait hypothéquer encore un peu plus la liberté de penser et d’agir avec les risques évidemment liés à la spéculation (et autres hold-ups) sur les crypto monnaies

 

Le projet de Facebook de créer sa propre cryptomonnaie «Ça ne peut pas et ça ne doit pas devenir une monnaie souveraine, avec tous les attributs d’une monnaie, c’est-à-dire la capacité à émettre un titre souverain» et à servir de «réserve», a-t-il poursuivi. «L’attribut de la souveraineté des Etats doit rester aux mains des Etats, et pas des entreprises privées, qui répondent à des intérêts privés», a insisté le ministre.

Facebook doit révéler ce mardi les détails d’un projet qui devrait signer l’entrée du géant américain dans l’univers des cryptomonnaies, un événement susceptible de révolutionner l’écosystème actuel des devises virtuelles.

Adossée à un panier de monnaies, cette cryptomonnaie – qui pourrait s’appeler «Libra» – pourrait transiter à partir d’applications détenues par Facebook, notamment Messenger et Whatsapp, qui regroupent plus de deux milliards d’utilisateurs. D’après la BBC, cet instrument de transaction serait lancé au premier trimestre 2020, d’abord dans une douzaine de pays. Selon le Wall Street Journal, plusieurs entreprises comme Visa, Mastercard, PayPal et Uber ont déjà rejoint le consortium créé par Facebook.  «Cet instrument de transaction ne puisse pas être détourné, par exemple pour du financement du terrorisme ou d’activités illicites», a prévenu mardi Bruno Le Maire.

«Cet instrument de transaction va permettre à Facebook d’accumuler à nouveau des millions et des millions de données. Ça me renforce dans ma conviction de réguler les géants du numérique, de s’assurer qu’ils ne se trouvent pas dans une situation monopolistique», a-t-il conclu.

 

Cryptomonnaie : quel avenir ?

Cryptomonnaie : quel avenir ?

Un article intéressant de la Tribune qui retrace l’évolution historique de la technologie blockchain et des crypto Monnaie. Un article qui toutefois entretint la confusion entre les deux. Cette confusion ne permet pas d’être éclairante sur l’avenir des monnaies virtuelles qui selon les avis demeurent une vaste escroquerie ou au contraire un nouveau système d’échange sécurisé sans intermédiaire. De toute manière, il n’est nul besoin d’être un grand économiste pour convenir que la monnaie n’est qu’une convention qui s’est substituée au troc pour faciliter les échanges. Les supports de cette convention ont déjà évolué et pourront encore le faire sous réserve de l’accord des acteurs économiques et monétaires. Extraits du papier de la tribune :

«  Les tous premiers bitcoins seront émis le 3 janvier 2009, quelques semaines après la publication du livre blanc fondateur de Satoshi Nakamoto, le 31 octobre 2008. (Crédits : Benoit Tessier)Le 31 octobre 2008, un certain Satoshi Nakamoto publiait son livre blanc sur le Bitcoin, présenté comme un système de paiement électronique pair-à-pair. Les tous premiers bitcoins seront émis quelques semaines plus tard, le 3 janvier 2009. Un texte fondateur pour la technologie Blockchain aussi et le début d’une aventure tumultueuse.

« Bitcoin : un système pair-à-pair de cash électronique » : le 31 octobre 2008, un certain Satoshi Nakamoto, à l’identité incertaine – sans doute un collectif d’experts -, publie sous ce titre un livre blanc sur un site, bitcoin.org, qu’il partage dans un petit cercle d’initiés, une liste d’emails de cryptographes. Ce texte fondateur de neuf pages (qui existe en version française) décrit à la fois une monnaie numérique et la technologie pour la produire et la transférer, la Blockchain« une chaîne de signatures électroniques » : il est considéré comme l’acte de naissance du Bitcoin mais restera pendant plusieurs années dans un cercle assez restreint de geeks.

Les tous premiers bitcoins ne seront émis que quelques semaines plus tard, le 3 janvier 2009. Dans ce tout premier bloc de transaction de la Blockchain Bitcoin, appelé  »Bloc Genesis », le fondateur a inséré une suite de chiffres et le titre d’un article du Times, sans doute guère fortuit dans le contexte de la crise financière et de défiance à l’égard des institutions : « The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks » (« le ministre britannique des finances sur le point de lancer un deuxième plan de sauvetage des banques », en français). La toute première transaction n’aura lieu que neuf jours plus tard, entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney. L’ambition du fondateur est de permettre à tous d’échanger de la valeur sur Internet, directement de pair à pair, sans intermédiaire de confiance, grâce à un protocole cryptographique libre de droit.

Le livre blanc du Bitcoin s’inscrit dans une longue histoire faite de tâtonnements pour créer une nouvelle monnaie électronique et anonyme, et a réussi la synthèse de plusieurs technologies. Il est l’héritier du projet d’ecash de David Chaum dès 1983, du système de HashCash (preuve de travail) d’Adam Back dès 1997, de la b.money de Wei Day en 1998, du bitgold de Nick Szabo en 2005.

« Le protocole Bitcoin (avec une majuscule, pour le distinguer du jeton numérique et monétaire « bitcoin ») est révolutionnaire : par une intégration extraordinairement ingénieuse de plusieurs technologies (blockchain, cryptographie asymétrique, réseau pair-à-pair, minage par la preuve de travail), il permet, pour la première fois, de faire fonctionner un réseau où sont possibles des transferts de valeur de manière décentralisée, sans validation par un tiers de confiance et sans risque de censure », écrivent Yorick de Mombynes et Gonzague Grandval dans leur rapport « Bitcoin, totem et tabou » de l’Institut Sapiens.

Scandales, crises et spéculations

L’intérêt pour le Bitcoin n’a commencé à décoller que vers 2011, l’année où il atteint la parité avec le dollar. « Nul n’a acheté de Bitcoin en 2009 et rarissimes sont ceux qui le firent en 2010 »soulignent les auteurs de « Bitcoin métamorphoses » : « C’était un jeu entre quelques dizaines de geeks ». Beaucoup ont d’ailleurs perdu leurs jetons, jugés à l’époque sans valeur, laissés dans des disques durs envoyés à la décharge… Plusieurs études ont estimé à près de 4 millions le nombre de bitcoins perdus à jamais.

Les premières années du Bitcoin ont été marquées par une série de scandales, comme la chute en 2013 de la plateforme du darknet Silkroad, où se vendaient toutes sortes de produits illicites, dont une partie payés en bitcoins. Puis l’effondrement de  Mt.Gox, plateforme japonaise où se faisaient 70% des volumes d’échanges sur le bitcoin en 2013, qui fit faillite après un piratage l’année suivante. S’en suit une dégringolade du cours. Dans le même temps, avec la crise chypriote, puis  la crise grecque, la notoriété du Bitcoin, perçu comme une alternative dans cette période de confiance laminée dans la monnaie et les banques, grandit.

En 2014, la curiosité pour l’ovni Bitcoin devient mondiale. Même la chaîne de magasins Monoprix annonce l’accepter comme moyen de paiement ! Avant d’y renoncer quelques mois plus tard. L’éditeur de jeux en ligne Zynga l’accepte, tout comme Microsoft et Dell. Le nombre de commerçants acceptant les paiements en bitcoin ne cesse d’augmenter, aux États-Unis et au Japon.

Bien que décrié par des banquiers, comme Jamie Dimon de JP Morgan qui le traite « d’arnaque », et des économistes, comme le prix Nobel Jean Tirole qui dénonce une « une pure bulle », c’est en 2017 que les choses s’emballent pour le Bitcoin. Les spéculateurs de tous horizons s’intéressent de près à ce nouvel actif à l’essor quasi constant. Le cours du Bitcoin flambe. Cotant légèrement sous les 1.000 dollars le 1er janvier, la crypto-monnaie enregistre une progression fulgurante : son cours est presque multiplié par 20, propulsé à 19.511 dollars le 18 décembre, son record absolu, selon des chiffres agglomérés par Bloomberg. La chute sera ensuite toute aussi vertigineuse. Le cours a été divisé par trois depuis son pic : sa capitalisation est retombée à 109 milliards de dollars, mais elle reste la première des crypto-monnaies (il en existe plus de 1.700) et de très loin.

Les volumes d’échanges ont également énormément dégonflé, à environ 27 milliards de dollars par mois contre dix fois plus en décembre dernier, et même 34 milliards en octobre 2017, selon des chiffres du cabinet Diar. Chaque nouvelle annonce ou rumeur d’une réglementation plus stricte ou plus souple de par le monde continue de dicter les soubresauts du Bitcoin.

Selon le cofondateur de la plateforme d’échanges Coinbase, Brian Armstrong, environ 40 millions de personnes dans le monde posséderaient des crypto-monnaies (on dit désormais plutôt crypto-actifs). La première reste sans conteste le Bitcoin. »

Cryptomonnaie : des risques et big-bang du système financier

Cryptomonnaie : des  risques et big-bang du système financier

Un article de la Tribune reprend  les risques  évoqués par la Banque des règlements internationaux (BRI). La BRI  souligne les risques potentiels quant à l’utilisation de monnaies virtuelles pour la stabilité financière. Des menaces pour le public mais aussi pour le système financier tout entier, banques centrales, banques commerciales aussi pour  les Etats. En gros le risque c’est celui d’un big bang sur l’organisation du système avec en particulier des bouleversements notamment dans les banques commerciales. Classiquement, dans un Etat la banque centrale émet la monnaie nationale et applique la politique monétaire du gouvernement. De leur côté, les banques commerciales distribuent la monnaie de la banque centrale et gèrent des services comme les prêts avec de la monnaie scripturale, c’est-à-dire dont les mouvements sont enregistrés dans les comptes. Un virement de cent euros ne signifie pas que cent euros en billets sont dans une boîte, c’est uniquement une écriture. Une autre écriture débitera le compte suite à un règlement par carte. Globalement, la masse monétaire est créée à 95% par les banques commerciales et 5% par les banques centrales.  Avec la technologie blockchain, une grande partie de la monnaie classique pourraiat disparaitre et le rôle des banques centrales et des banques commerciales pourraient ^ter sérieusement remis en cause. Du coup la BRI suggère que les banques centrales utilisent les monnaies numériques.  « Les monnaies numériques de banque centrale pourraient rendre plus efficace le règlement des échanges d’action et des changes à l’avenir. Mais il faut davantage de travail et d’expérimentations pour en évaluer leurs bénéfices » considère Benoît Cœuré, le Comité sur les paiements et les infrastructures de marché, qui est par ailleurs membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). [Les avantages comparés de la monnaie banque centrale existante et d'une version numérique : disponibilité 24/7, anonymat, transfert entre particuliers, capacité à générer des intérêts, limites ou plafonds. Crédits : BRI] « Les monnaies numériques de banque centrale d’usage général pourraient révolutionner la façon dont est fourni l’argent et le rôle les banques centrales dans le système financier, mais il s’agit de terrains inconnus, présentant des risques potentiels » fait valoir Benoît Cœuré. « Ce rapport est un point de départ pour d’autres débats et recherches, il aidera les pays à décider en fonction de leur propre contexte. » La question de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, du traçage de cette monnaie numérique officielle, s’il lui était possible d’être anonyme, comme l’argent liquide pourrait poser problème. La présidente du Comité des marchés, Jacqueline Loh, insiste sur l’impact que ces monnaies pourraient avoir sur les dépôts, « une source majeure de financement pour les banques commerciales. » La concurrence de cette monnaie de banque centrale pourrait mettre la pression sur les banques commerciales pour qu’elles augmentent le taux d’intérêt des dépôts afin de ne pas perdre ces flux nécessaires à leurs activités de financement, en transformant les dépôts en prêts. Les banques pourraient aussi se lancer dans des formes de prêts plus risquées pour retrouver de la rentabilité.  Autre risque : les impacts sur la liquidité des marchés financiers. « Surtout si elle est introduite de manière soudaine et inattendue, une monnaie digitale de banque centrale pourrait entraîner de vastes mouvements de capitaux et des effets sur les changes et le prix des actifs » relève le rapport de la BRI. prospectif d’une trentaine de pages. Des effets potentiellement massifs et sans frontière dans les périodes de « fuite vers la qualité » généralisée.




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