Archive pour le Tag 'Cryptomonnaie'

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

 

L’expert financier Pierre-Antoine Dusoulier explique, dans une tribune au « Monde », que le déploiement de la monnaie numérique risque de fragiliser les banques rurales chinoises et, dans la foulée, de déstabiliser l’ensemble des institutions bancaires du pays.(Extrait)

Tribune.

La Chine est sur le point de franchir une nouvelle étape dans le déploiement du yuan numérique. Il a été testé dans quatre villes pilotes depuis avril 2020, avec succès. Dans les semaines à venir, deux des principales banques publiques du pays, la China Construction Bank et la Bank of Communications, vont proposer à leurs clients d’utiliser le yuan numérique pour acheter des fonds d’investissement et des produits d’assurance.

Si l’opération réussit, cela devrait permettre d’étendre davantage l’utilisation de la monnaie virtuelle chinoise qui reste, jusqu’à présent, cantonnée aux paiements pour des achats de biens et de services de faible valeur.

 

L’objectif fixé par le Parti communiste chinois lors du 14e plan quinquennal portant sur la période 2021 à 2025 est d’approfondir la recherche et le développement dans le domaine des monnaies numériques et de permettre un déploiement le plus large possible de sa monnaie numérique étatique. Ce déploiement fait toutefois peser d’importants risques sur la stabilité financière de la Chine.

Le risque immédiat est celui d’une déstabilisation des banques rurales. La Chine compte plus de 1 600 banques rurales, de petite taille, et qui ont des fonds propres faibles. La crise économique résultant de la pandémie les a fragilisés. La croissance de leurs bénéfices nets était nulle au premier semestre.

En outre, les banques rurales ont dû provisionner des sommes importantes à la suite d’une hausse des prêts non performants ces derniers mois. Plus de 30 % des prêts qu’elles accordent le sont aux secteurs qui ont été les plus pénalisés par la crise, le secteur manufacturier et le secteur de la construction.

Le déploiement du yuan numérique risque d’accentuer leurs difficultés. Le gouvernement chinois ne prévoit pas de compter sur le réseau dense de banques rurales pour étendre l’utilisation de la monnaie virtuelle et favoriser l’inclusion financière. En Chine, 20 % de la population n’est pas bancarisée, particulièrement dans les campagnes. Les petites banques rurales devraient rester hors du système, avec impossibilité de convertir leurs dépôts en yuans numériques.

Ce sont les grandes banques soutenues par l’Etat, en partenariat avec les entreprises de télécommunications qui sont présentes sur tout le territoire, qui devraient avoir la charge d’inciter les Chinois à utiliser le yuan numérique à grands coups de promotions et d’incitations financières.

Cryptomonnaie : l’avenir de la monnaie ?

Cryptomonnaie : l’avenir de la monnaie ?

Les banques centrales doivent dès aujourd’hui réfléchir à la manière d’assurer un équilibre juste entre concurrence, innovation et stabilité financière pour la prochaine génération de monnaie, prévient l’économiste Benoît Cœuré dans une tribune au « Monde ».(Extrait)

 

Tribune.

Les paiements mobiles et sans contact font partie intégrante de notre vie quotidienne, mais le Covid-19 a donné un coup d’accélérateur à la numérisation. Les QR codes et les options de paiement en différé gagnent en popularité, et, pour les Jeux olympiques d’hiver à Pékin, en février 2022, des uniformes et autres accessoires seront dotés de fonctions de paiement. De leur côté, les banques centrales préparent la prochaine génération de monnaie : la monnaie numérique de banque centrale (MNBC).

Aujourd’hui, la plupart des paiements sont réglés à partir d’un compte bancaire – on parle de « monnaie commerciale ». La monnaie de banque centrale est constituée des billets que manipulent les commerçants et les particuliers et des comptes que les banques commerciales ouvrent directement auprès de la banque centrale. Cette monnaie est au cœur de tout système financier et présente des avantages uniques : sécurité (la banque centrale ne peut pas faire faillite), liquidité (la monnaie qu’elle émet est acceptée partout), neutralité (la banque centrale est une institution publique, sans intérêt commercial) et finalité (un virement entre deux comptes auprès de la banque centrale est irrévocable).

 

Pour que l’économie numérique puisse bénéficier de ces atouts essentiels, la monnaie de banque centrale doit évoluer. Comme l’a dit l’ancien secrétaire général des Nations unies Dag Hammarskjöld (1905-1961), « on ne trouve la bonne route que les yeux fixés sur l’horizon lointain ». Pourquoi fixer l’horizon ? Parce que le système financier est en pleine mutation. Les géants du numérique investissent le monde des paiements. De nouveaux instruments de paiement, les « cryptomonnaies stables » (stablecoins), frappent à la porte. Les plates-formes de finance décentralisée bousculent l’intermédiation financière traditionnelle. Autant de nouvelles questions pour les régulateurs, qui appellent des réponses rapides, claires et cohérentes.

Les banques s’inquiètent de l’impact des MNBC sur les dépôts des particuliers et sur leur modèle de financement. Les banquiers centraux sont conscients de ces craintes et ne doutent pas que les banques feront partie intégrante des futurs systèmes de MNBC. Ne nous leurrons pas : pour les banques, les cryptomonnaies stables, la finance décentralisée et les géants du numérique sont une menace bien plus réelle ! Les cryptomonnaies stables risquent d’émerger sous forme d’écosystèmes fermés, de jardins clos, qui contrôleront l’accès aux paiements et à la liquidité. L’emprise croissante des géants du numérique dans les services financiers pose des questions de pouvoir de marché et de respect de la vie privée et remet en question les approches réglementaires actuelles.

Cryptomonnaie : Prochaine génération de monnaie ?

Cryptomonnaie : Prochaine génération de monnaie ?

Les banques centrales doivent dès aujourd’hui réfléchir à la manière d’assurer un équilibre juste entre concurrence, innovation et stabilité financière pour la prochaine génération de monnaie, prévient l’économiste Benoît Cœuré dans une tribune au « Monde ».(Extrait)

 

Tribune.

Les paiements mobiles et sans contact font partie intégrante de notre vie quotidienne, mais le Covid-19 a donné un coup d’accélérateur à la numérisation. Les QR codes et les options de paiement en différé gagnent en popularité, et, pour les Jeux olympiques d’hiver à Pékin, en février 2022, des uniformes et autres accessoires seront dotés de fonctions de paiement. De leur côté, les banques centrales préparent la prochaine génération de monnaie : la monnaie numérique de banque centrale (MNBC).

Aujourd’hui, la plupart des paiements sont réglés à partir d’un compte bancaire – on parle de « monnaie commerciale ». La monnaie de banque centrale est constituée des billets que manipulent les commerçants et les particuliers et des comptes que les banques commerciales ouvrent directement auprès de la banque centrale. Cette monnaie est au cœur de tout système financier et présente des avantages uniques : sécurité (la banque centrale ne peut pas faire faillite), liquidité (la monnaie qu’elle émet est acceptée partout), neutralité (la banque centrale est une institution publique, sans intérêt commercial) et finalité (un virement entre deux comptes auprès de la banque centrale est irrévocable).

 

Pour que l’économie numérique puisse bénéficier de ces atouts essentiels, la monnaie de banque centrale doit évoluer. Comme l’a dit l’ancien secrétaire général des Nations unies Dag Hammarskjöld (1905-1961), « on ne trouve la bonne route que les yeux fixés sur l’horizon lointain ». Pourquoi fixer l’horizon ? Parce que le système financier est en pleine mutation. Les géants du numérique investissent le monde des paiements. De nouveaux instruments de paiement, les « cryptomonnaies stables » (stablecoins), frappent à la porte. Les plates-formes de finance décentralisée bousculent l’intermédiation financière traditionnelle. Autant de nouvelles questions pour les régulateurs, qui appellent des réponses rapides, claires et cohérentes.

Les banques s’inquiètent de l’impact des MNBC sur les dépôts des particuliers et sur leur modèle de financement. Les banquiers centraux sont conscients de ces craintes et ne doutent pas que les banques feront partie intégrante des futurs systèmes de MNBC. Ne nous leurrons pas : pour les banques, les cryptomonnaies stables, la finance décentralisée et les géants du numérique sont une menace bien plus réelle ! Les cryptomonnaies stables risquent d’émerger sous forme d’écosystèmes fermés, de jardins clos, qui contrôleront l’accès aux paiements et à la liquidité. L’emprise croissante des géants du numérique dans les services financiers pose des questions de pouvoir de marché et de respect de la vie privée et remet en question les approches réglementaires actuelles.

Ada, la cryptomonnaie à la mode

 Ada, la cryptomonnaie à la mode  

 

Un article du Wall Street Journal évoque le phénomène à la mode notamment de Ada. Après une brève hibernation estivale, les cryptomonnaies font leur retour en force. En ce moment, c’est ada, une création de Cardano, que tout le monde s’arrache.

Mais qu’est-ce que c’est ? Et comment est-elle devenue la troisième cryptomonnaie mondiale ? Portrait de la petite nouvelle.

Qui est Cardano ?

Cardano est une plateforme de blockchain décentralisée lancée en 2017 sous la houlette de Charles Hoskinson, le cofondateur d’Ethereum. Son ambition : devenir un réseau adaptable, durable et écologique, notamment en s’appuyant sur un protocole de minage moins gourmand en énergie.

Ada, c’est quoi ?

Ada est un jeton numérique : en d’autres termes, une cryptomonnaie. Elle repose sur la blockchain de Cardano et tire son nom de celui d’Ada Lovelace, mathématicienne du XIXe siècle souvent considérée comme le premier programmateur informatique.

Pourquoi son cours augmente-t-il ?

Les investisseurs se passionnant pour les cryptomonnaies, les « altcoins » (contraction de « alternative coins », nom donné aux alternatives au bitcoin) se sont multipliées. Parmi elles, l’ada a pris une longueur d’avance.

Sa dynamique récente s’explique en partie par un changement qui devrait être annoncé en septembre : Cardano devrait proposer des « smart contracts » (des « contrats intelligents » rédigés en code informatique et exécutables sans intermédiaire quand certaines conditions sont réunies) et pouvoir ainsi, selon certains, concurrencer le réseau Ethereum. C’est grâce à ces contrats que les NFT (pour « non-fungible tokens », ou jetons non fongibles) et les applications financières décentralisées fonctionnent.

Quelle est la différence entre Cardano et les autres réseaux de blockchain ?

L’une des principales différences entre Cardano et les autres grands acteurs de la blockchain, c’est le mécanisme de consensus (c’est-à-dire le système qui sert à vérifier les transactions).

Les réseaux de blockchain ont besoin de ces protocoles parce qu’ils fonctionnent sans autorité centrale, mais doivent tout de même authentifier et enregistrer des transactions.

La blockchain du bitcoin utilise par exemple un système baptisé « preuve de travail » (ou « proof-of-work ») : ceux que l’on appelle des mineurs valident les transactions réalisées dans la plus célèbre des cryptomonnaies, les consignent dans un registre et sont rémunérés en bitcoins.

Mais le protocole est de plus en plus critiqué (y compris par Elon Musk) pour sa consommation d’énergie et son impact sur l’environnement. En mai, le patron de Tesla a annoncé sur Twitter que le constructeur automobile n’acceptait plus les paiements en bitcoin en raison des inquiétudes liées « à l’explosion de la consommation d’énergie fossile provoquée par le minage et les transactions en bitcoins ».

Cardano, lui, utilise un mécanisme moins intensif en énergie : le « proof-of-stake », traduit par « preuve d’enjeu » ou « preuve de participation ». Sur son réseau, les détenteurs d’ada peuvent participer à la vérification des transactions, généralement en partageant une partie de leurs avoirs en ada avec des coopératives d’opérateurs qui font office de mineurs (ils traitent les transactions et produisent de nouveaux blocs).

Le choix des coopératives repose entre autres sur la quantité d’avoirs mis en jeu. Quand une coopérative est sélectionnée et produit un bloc, ses membres (souvent des détenteurs d’ada qui ont apporté une partie de leurs possessions) reçoivent une compensation financière, selon le site de Cardano.

Le réseau Ethereum est en train d’adopter le protocole de preuve d’enjeu.

Comment l’ada évolue-t-elle ?

Le cours de l’ada a doublé en l’espace d’un mois : vendredi dernier, elle valait 2,85 dollars, selon CoinDesk, contre environ 1,28 dollar fin juillet, soit une capitalisation de plus de 90 milliards de dollars, ce qui en fait la troisième cryptomonnaie mondiale derrière le bitcoin et l’ether, d’après Coinmarketcap.com.

En début d’année, l’ada valait moins de 20 cents : elle s’est donc envolée de près de 1 500 %. Le bitcoin, lui, a pris « seulement » 67 % en 2021, selon CoinDesk, quand l’ether gagnait près de 340 %.

Malgré cette performance, l’ada n’est pas la cryptomonnaie qui a le plus augmenté cette année : le prix revient au dogecoin, une blague devenue réalité qui a bondi de quelque 5 900 % depuis le début de l’année.

Quels sont les points forts de Cardano ? Et quels sont ses points faibles ?

Les partisans de Cardano soulignent la qualité de l’équipe de chercheurs du réseau, conçu par IOHK, une société spécialisée dans l’ingénierie de la blockchain. En mars, elle comptait environ 300 salariés et prestataires, avait indiqué Charles Hoskinson à Bloomberg.

« Dans le monde du bitcoin, certains disent sûrement que c’est très centralisé… Mais cela veut aussi dire qu’ils ont une équipe dédiée à la construction du réseau », observe Garrick Hileman, responsable de la recherche de blockchain.com, une société spécialisée dans les transactions en cryptomonnaie.

Par ailleurs, les frais de transaction facturés par Cardano sont moins élevés. Au printemps dernier, l’explosion de l’activité sur Ethereum a engorgé le réseau et fait grimper les frais.

D’autres, en revanche, s’interrogent sur les limites de Cardano et de l’ada, notamment tant que le réseau ne propose pas de contrats intelligents. En mai dernier, sur Twitter, le milliardaire Mark Cuban a demandé à Charles Hoskinson où et comment utiliser l’ada au quotidien, ajoutant qu’il pouvait répondre à cette question pour toutes les autres cryptomonnaies qu’il possède.

Par ailleurs, certains soulignent que le mécanisme de preuve d’enjeu de Cardano n’est pas utilisé depuis aussi longtemps que celui de la preuve de travail.

« Il est clair que la preuve d’enjeu est un peu plus expérimentale, c’est aussi pour cela qu’Ethereum y passe petit à petit », explique Garrick Hileman. « La preuve de travail fonctionne et s’est toujours révélée sûre » sur les grands réseaux de type bitcoin et Ethereum, ajoute-t-il.

Comment l’acheter ?

Vous pouvez vous procurer l’ada sur des bourses de type Kraken ou Coinbase Global ; certaines plateformes d’investissement destinées aux particuliers, dont l’israélienne eToro et SoFi Technologies, acceptent aussi son utilisation.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Une nouvelle cryptomonnaie dans les Emirats arabes unis

Une nouvelle cryptomonnaie  dans les Emirats arabes unis

En annonçant le lancement de sa propre monnaie numérique via sa banque centrale d’ici 2026, les émirats Arabes unis   cherchent à être les précurseur sur le sujet notamment pour ne pas dépendre de la Chine le pays le plus avancé concernant la perspective d’une monnaie numérique.

Mais contrairement à la Chine qui tente d’interdire ou de réduire drastiquement les activités liées aux cryptomonnaies (ces monnaies numériques développées grâce au protocole de la blockchain) pour garder un pouvoir central, les Emirats ont l’intention de laisser cohabiter le bitcoin et la monnaie d’Etat.

De fait, entre le bitcoin et l’Ethereum, les deux cryptomonnaies les mieux valorisées parmi 9.000 actifs numériques, et les CBDC, les mécanismes des blockchains divergent. Les premiers prônent une chaîne de bloc ouverte – ou publique -, où la gouvernance opère de manière horizontale et décentralisée. Les seconds fonctionnent selon les principes d’une blockchain privée et centralisée, où un Etat où un acteur privé garde le contrôle des échanges et des droits d’entrée.

Les banques centrales des Etats-Unis, de l’Union européenne et de l’Angleterre envisage elles aussi la possibilité de lancer leur propre monnaie numérique. Pour accélérer, la Banque des règlements internationaux (BRI) œuvre aussi avec les banques centrales à un projet de monnaie numérique pour le grand public.

En introduisant des monnaies numériques, ces institutions publiques assurent vouloir apporter de la stabilité à ce secteur très spéculatif.

L’Europe attend quoi pour créer une cryptomonnaie ?

«L’euro n’a pas d’avenir sans une version numérique ambitieuse» estime Philippe Mudry dans l’Opinion 

(Extrait)

 C’est peu dire que le temps presse. Déjà, le système financier international a senti la menace d’un bouleversement imminent avec le projet, heureusement tué dans l’œuf, de « Libra » de Facebook. Tous les jours, de nouvelles initiatives de création de cryptomonnaies rappellent le profond besoin des utilisateurs finaux de nouveaux moyens d’échanges qui se rêvent tous, peu ou prou, en devises de demain.

Surtout, le haut responsable français a mis le doigt sur la principale menace planant sur la souveraineté européenne, que fait peser la Chine avec son projet de renminbi digital déjà en phase d’expérimentation avancée. Il a le potentiel, ni plus ni moins, de faire basculer le monde de l’ère de « roi dollar » au « roi yuan ». Il a fallu deux guerres mondiales pour que le dollar accède formellement, au travers des accords de Bretton Woods, en 1944, à la suprématie qu’on lui connaît. La Chine entend emprunter une autre route, plus discrète mais pas moins efficace.

Elle consiste à se souvenir d’une règle absolue en matière monétaire : qui possède la monnaie dominante s’assure de la domination financière. Les destins de Londres et de New York sont là pour la rappeler. Pour y parvenir, outre une ouverture progressive des marchés financiers chinois de plus en plus poussée, il s’agit de convertir la masse chinoise à un usage numérique de sa monnaie, une évolution déjà en cours, pour l’étendre ensuite, grâce à l’architecture digitale ainsi créée, à d’autres usagers, étrangers cette fois.

Quant à l’Europe elle n’a toujours pas ouvert concrètement le chantier de la création de l’euro numérique, qui seul peut permettre à ses choix digitaux et aux principes démocratiques qu’ils reflètent, en matière de protection des données personnelles, mais aussi plus généralement de régulation financière, d’être sérieusement pris en compte.

L’Europe sait pourtant ce qu’une domination monétaire étrangère veut dire. Quoiqu’alliée des Etats-Unis, elle a dû subir les conséquences de son « privilège exorbitant » dénoncé par la France dès les années 1960 et dont la plus fameuse illustration, et la plus funeste, demeure l’abandon unilatéral de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971. Veut-elle vraiment un système monétaire et financier sous domination chinoise ? Si la réponse est négative, il faut agir, sans aucun délai.

Une cryptomonnaie anti-Elon Musk veut détruire le manipulateur

Une cryptomonnaie anti-Elon Musk veut détruire le manipulateur

D’après une information des Échos une cryptomonnaie, créer à cet effet, de détruire le manipulateur Elon Musk

 

Face au poids du patron de Tesla sur le cours du Bitcoin et l’ensemble du marché, une nouvelle crypto s’est donné pour objectif de menacer personnellement le milliardaire américain. Nommée StopElon et lancée le 15 mai dernier, elle est aujourd’hui valorisée à plus de 60 millions de dollars. D’abord créée sous le nom évocateur de FuckElon, le prix de son token a explosé depuis son lancement, passant d’une valeur initiale de 0,000001756 dollar à à plus de 1 dollar.

Selon le site internet créé pour l’occasion, le but affiché des fondateurs de StopElon est de « détruire le plus grand manipulateur du marché », également qualifié de « milliardaire narcissique ».

« Elon Musk est tristement célèbre pour avoir manipulé de manière irresponsable le marché de la cryptomonnaie avec son compte Twitter », dénonce le site, qui accuse le milliardaire américain de « jouer avec le portefeuille des gens comme des bonbons ».

Ces accusations font référence à la tempête qui s’est récemment abattue sur le marché des cryptos après les déclarations d’Elon Musk. Ce dernier avait alors annoncé que Tesla n’accepterait désormais plus le bitcoin comme moyen de paiement en raison de son impact nocif pour l’environnement. Sur le marché, la nouvelle avait entraîné une forte chute du bitcoin, qui s’est répercutée sur l’ensemble des cryptomonnaies. Mercredi, les cryptos avaient ainsi perdu 40 % de leur valeur, avant de corriger le tir et de limiter leurs pertes à moins de 20 %.

Courroucés par ces prises de position qu’ils interprètent comme des manipulations, les créateurs de StopElon ont mis au point une feuille de route pour détrôner Elon Musk. Baptisée « en route vers Pluton », en référence à la phrase phare d’Elon Musk qui proposait d’envoyer le Dogecoin « sur la Lune », celle-ci détaille quatre étapes à mettre en oeuvre, dont la dernière n’est ni plus ni moins que d’utiliser les fonds ainsi levés pour devenir majoritaires au capital de Tesla et en prendre le contrôle.

Spéculation et Cryptomonnaie : la folie avec le Dogecoin qui a progressé de 8000 % depuis le début de l’année

  • Spéculation et Cryptomonnaie : la folie avec le Dogecoin qui a progressé de 8000 % depuis le début de l’année
  • Un article du Wall Street Journal qui explique la folie des cryptes menées et de ses éventuelles conséquences en cas de chute sur les marchés financiers.
  •  
  • La crypte menée la plus connue à savoir le bitcoins a enregistré une chute brutale de 10 % récemment. Une chute qui n’est sans doute pas terminé compte tenu de la très grande volatilité de ce produit financier qui en réalité ne s’appuie sur aucun actif. En outre les banques centrales sont actuellement en train d’étudier les possibilités de mettre au point des crypto monnaie reposant elle sur les actifs de ces institutions financières. Lundi, le dogecoin a fait l’actualité à Wall Street : la cryptomonnaie à tête de chien a grimpé en flèche, portant sa progression depuis début janvier à 8 100 %, soit plus que les gains du S&P 500 (dividendes compris) depuis… 1988.
  • Cette ascension a fait du dogecoin, né du mème « Doge » (NDLR : qui utilise une photo de chien de la race shiba accompagnée de texte humoristique, souvent en mauvais anglais), un actif qui vaut désormais quelque 50 milliards de dollars, soit plus que Marriott International ou Ford.
  • Le destin du dogecoin n’est pas sans rappeler l’envolée de GameStop : en début d’année, des traders s’étaient regroupés sur Reddit et d’autres réseaux sociaux pour faire du vendeur de jeux vidéo sur le déclin une superpuissance boursière.
  • Cette fois-ci, ils sont allés encore plus loin : ils ont transformé une parodie en actif bien réel, offrant au passage des gains colossaux aux premiers acheteurs. Et ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin : ils ont décidé que ce mardi serait le « Doge Day » et s’organisent tant bien que mal pour que la cryptomonnaie vaille ce soir un dollar, contre 39 cents lundi à la clôture et moins d’un penny en janvier.

 

  • Ces deux épisodes soulignent le poids des investisseurs individuels qui, pour peu qu’ils se réunissent au sein de communautés en ligne, peuvent avoir un impact étonnamment fort sur les cours de Bourse. Ils témoignent aussi de la certitude que les prix vont continuer de monter et portent en eux le risque qu’au premier retournement du marché, ces fortunes disparaissent aussi vite qu’elles étaient apparues.
  • « Les gens qui se lancent en ce moment sont souvent des novices, ils n’étaient pas là au dernier krach du bitcoin », raconte Robert Drach, gérant chez Drach Advisors à Tallahassee, où il s’occupe des investissements de clients individuels.
  • Pour l’heure, les montagnes russes des actifs chouchous des forumeurs n’ont pas eu beaucoup d’influence sur le reste de la sphère financière. Le titre GameStop a flambé en janvier avant de retomber sans que les grands indices ne soient touchés. Cela étant, nombreux sont les investisseurs qui suivent ces bizarreries, se disant qu’un effondrement du dogecoin ou du bitcoin pourrait pousser les hedge funds et d’autres grands investisseurs à réduire leur exposition aux actifs risqués, et pourrait donc provoquer un mouvement plus général d’aversion au risque.
  • Même s’il n’y a actuellement aucune raison de redouter un krach boursier, l’ascension du dogecoin « me fait beaucoup penser à une bulle », ajoute Robert Drach. « Cela m’inquiète toujours un peu, pas seulement pour les investisseurs en dogecoin, mais aussi pour les investisseurs en actions. »
  • L’envolée du dogecoin s’inscrit dans un contexte plus général de progression des cryptomonnaies et d’enthousiasme (potentiellement exagéré) des investisseurs vis-à-vis de ces actifs et du reste du marché
  • Quoi qu’il en soit, pour le moment, le dogecoin illustre un fait aussi improbable qu’avéré : en 2021, ce sont les paris les plus fous qui peuvent rapporter le plus. Une personne qui aurait investi 10 000 dollars en dogecoin le 31 décembre aurait été, hier lundi, à la tête d’un pactole dépassant les 821 000 dollars, selon des données Kraken. La même somme placée en actions GameStop vaudrait un peu moins de 87 250 dollars. Et 11 150 dollars, dividendes inclus, si elle avait été investie dans un ETF suivant le S&P 500.
  • Si le dogecoin touche la barre symbolique du dollar, sa valeur dépassera celle de grands noms de la bourse américaine, dont Advanced Micro Devices, CVS Health et General Motors.
  • « C’est absurde, soupire Billy Markus, co-créateur du dogecoin. Je n’ai jamais vu ça, c’est un de ces trucs qui ne s’arrête plus de grimper une fois qu’il a démarré. »
  • Le dogecoin n’a aucune utilité et, contrairement à la plupart des cryptomonnaies, il existe en quantité illimitée : chaque jour, des ordinateurs résolvent des énigmes mathématiques pour débloquer de nouveaux dogecoin. Lundi, on en dénombrait environ 129,2 millions en circulation, selon CoinDesk.
  • L’envolée du dogecoin s’inscrit dans un contexte plus général de progression des cryptomonnaies et d’enthousiasme (potentiellement exagéré) des investisseurs vis-à-vis de ces actifs et du reste du marché. Depuis le début de l’année, cette allégresse a profité aux « memes stocks », ces valeurs devenues virales (Gamestop par exemple), mais aussi aux jetons non fongibles qui servent à garantir l’authenticité d’une œuvre d’art ou d’images sportives.
  • Particulièrement volatiles, les cryptomonnaies peuvent enregistrer des hausses ou des baisses à deux chiffres en l’espace de quelques heures. Sur la plateforme d’échange de cryptomonnaies Coinbase Global, les cours du bitcoin et de l’ether ont atteint de nouveaux records la semaine dernière. Puis, dimanche, le bitcoin s’est effondré de plus de 10 %, plombé par des spéculations affirmant que le département du Trésor allait engager des poursuites contre certaines institutions accusées de blanchir de l’argent grâce aux cryptomonnaies.
  • Les chèques envoyés aux ménages américains et la faiblesse des taux d’intérêt ont fait flamber les actions l’an passé, mais aussi dopé le dogecoin, selon Robert Drach.
  • « Je trouve ça gonflé de gagner des tonnes d’argent grâce à un [ETF] sur le S&P 500 tout en se moquant des gens qui achètent du dogecoin, parce que ce sont les mêmes liquidités qui soutiennent tous ces actifs », ajoute-t-il.
  • Les traders racontent, eux, qu’ils ont eu l’idée du « Doge Day » après avoir vu une publicité sur le compte Twitter de Slim Jim. Filiale de Conagra Brands, la marque de snack salés utilise régulièrement des mèmes pour faire parler d’elle. Cette fois-ci, elle voulait lancer DogeSlimJim mardi, demandant à la « DogeArmy » de faire passer le message, et avait rempli son compte de mèmes reprenant le célèbre shiba.
  • Lanie Friedman, porte-parole de Conagra, a expliqué que la marque voulait lancer un produit numérique inspiré du doge, sans donner plus de précisions. Elle a toutefois précisé que la campagne de Slim Jim n’avait aucun lien avec la valeur du dogecoin.
  • Shaun Becker habite à Phoenix. C’est après avoir vu les tweets de Slim Jim qu’il a commencé de parler du « Doge Day » sur son compte Twitter. Analyste spécialiste des risques de la conformité, cet homme de 36 ans a acheté ses premiers dogecoin le 8 février, quand des célébrités (dont Elon Musk, le patron de Tesla, et le rappeur Snoop Dogg) ont commencé d’en faire la publicité. Ses 1 179,42 dollars d’investissement valaient 4 477 dollars lundi, pour un dogecoin à 39 cents.
  • « J’ai bon espoir que, mardi, il atteigne au moins un dollar, prédit-il. Même si on ne met que 100 dollars, on peut doubler sa mise. Je ne veux pas pousser les gens à faire des investissements risqués, je veux juste que tout le monde ait une part du gâteau. »
  • La semaine dernière, les petits nouveaux avaient accumulé tant de bitcoins que Robinhood Markets a eu du mal à tout gérer.
  • Selon la très populaire application de trading, l’intérêt que suscite cette cryptomonnaie depuis jeudi dernier « a fait peser une pression très forte sur les systèmes d’échange », qui ont fini par lâcher. Tout a été réparé en moins de deux heures, souligne Robinhood, mais de nouveaux problèmes sont survenus vendredi, lorsque le dogecoin a signé un nouveau record en séance à 45 cents. Ils ont perturbé quelques ordres et retardé l’envoi de notifications à certains clients, a précisé l’entreprise.
  • Robinhood (et d’autres plateformes de trading destinées aux particuliers) ont connu des pannes et des incidents techniques l’an passé en raison de l’explosion de la demande. En début d’année, Robinhood avait également été vertement critiquée pour avoir suspendu puis limité les achats de titres dont la popularité avait grimpé en flèche (GameStop notamment).
  • Entre jeudi et vendredi, sur Kraken, une Bourse qui appartient à Payward, les volumes d’échange de dogecoin ont atteint 71 fois leur moyenne sur 30 jours.
  • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)
  • Traduit à partir de la version originale en anglais

Cryptomonnaie : la folie avec le Dogecoin qui a progressé de 8000 % depuis le début de l’année

  • Cryptomonnaie : la folie avec le Dogecoin qui a progressé de 8000 % depuis le début de l’année
  • Un article du Wall Street Journal qui explique la folie des cryptes menées et de ses éventuelles conséquences en cas de chute sur les marchés financiers.
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  • La crypte menée la plus connue à savoir le bitcoins a enregistré une chute brutale de 10 % récemment. Une chute qui n’est sans doute pas terminé compte tenu de la très grande volatilité de ce produit financier qui en réalité ne s’appuie sur aucun actif. En outre les banques centrales sont actuellement en train d’étudier les possibilités de mettre au point des crypto monnaie reposant elle sur les actifs de ces institutions financières. Lundi, le dogecoin a fait l’actualité à Wall Street : la cryptomonnaie à tête de chien a grimpé en flèche, portant sa progression depuis début janvier à 8 100 %, soit plus que les gains du S&P 500 (dividendes compris) depuis… 1988.
  • Cette ascension a fait du dogecoin, né du mème « Doge » (NDLR : qui utilise une photo de chien de la race shiba accompagnée de texte humoristique, souvent en mauvais anglais), un actif qui vaut désormais quelque 50 milliards de dollars, soit plus que Marriott International ou Ford.
  • Le destin du dogecoin n’est pas sans rappeler l’envolée de GameStop : en début d’année, des traders s’étaient regroupés sur Reddit et d’autres réseaux sociaux pour faire du vendeur de jeux vidéo sur le déclin une superpuissance boursière.
  • Cette fois-ci, ils sont allés encore plus loin : ils ont transformé une parodie en actif bien réel, offrant au passage des gains colossaux aux premiers acheteurs. Et ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin : ils ont décidé que ce mardi serait le « Doge Day » et s’organisent tant bien que mal pour que la cryptomonnaie vaille ce soir un dollar, contre 39 cents lundi à la clôture et moins d’un penny en janvier.

 

  • Ces deux épisodes soulignent le poids des investisseurs individuels qui, pour peu qu’ils se réunissent au sein de communautés en ligne, peuvent avoir un impact étonnamment fort sur les cours de Bourse. Ils témoignent aussi de la certitude que les prix vont continuer de monter et portent en eux le risque qu’au premier retournement du marché, ces fortunes disparaissent aussi vite qu’elles étaient apparues.
  • « Les gens qui se lancent en ce moment sont souvent des novices, ils n’étaient pas là au dernier krach du bitcoin », raconte Robert Drach, gérant chez Drach Advisors à Tallahassee, où il s’occupe des investissements de clients individuels.
  • Pour l’heure, les montagnes russes des actifs chouchous des forumeurs n’ont pas eu beaucoup d’influence sur le reste de la sphère financière. Le titre GameStop a flambé en janvier avant de retomber sans que les grands indices ne soient touchés. Cela étant, nombreux sont les investisseurs qui suivent ces bizarreries, se disant qu’un effondrement du dogecoin ou du bitcoin pourrait pousser les hedge funds et d’autres grands investisseurs à réduire leur exposition aux actifs risqués, et pourrait donc provoquer un mouvement plus général d’aversion au risque.
  • Même s’il n’y a actuellement aucune raison de redouter un krach boursier, l’ascension du dogecoin « me fait beaucoup penser à une bulle », ajoute Robert Drach. « Cela m’inquiète toujours un peu, pas seulement pour les investisseurs en dogecoin, mais aussi pour les investisseurs en actions. »
  • L’envolée du dogecoin s’inscrit dans un contexte plus général de progression des cryptomonnaies et d’enthousiasme (potentiellement exagéré) des investisseurs vis-à-vis de ces actifs et du reste du marché
  • Quoi qu’il en soit, pour le moment, le dogecoin illustre un fait aussi improbable qu’avéré : en 2021, ce sont les paris les plus fous qui peuvent rapporter le plus. Une personne qui aurait investi 10 000 dollars en dogecoin le 31 décembre aurait été, hier lundi, à la tête d’un pactole dépassant les 821 000 dollars, selon des données Kraken. La même somme placée en actions GameStop vaudrait un peu moins de 87 250 dollars. Et 11 150 dollars, dividendes inclus, si elle avait été investie dans un ETF suivant le S&P 500.
  • Si le dogecoin touche la barre symbolique du dollar, sa valeur dépassera celle de grands noms de la bourse américaine, dont Advanced Micro Devices, CVS Health et General Motors.
  • « C’est absurde, soupire Billy Markus, co-créateur du dogecoin. Je n’ai jamais vu ça, c’est un de ces trucs qui ne s’arrête plus de grimper une fois qu’il a démarré. »
  • Le dogecoin n’a aucune utilité et, contrairement à la plupart des cryptomonnaies, il existe en quantité illimitée : chaque jour, des ordinateurs résolvent des énigmes mathématiques pour débloquer de nouveaux dogecoin. Lundi, on en dénombrait environ 129,2 millions en circulation, selon CoinDesk.
  • L’envolée du dogecoin s’inscrit dans un contexte plus général de progression des cryptomonnaies et d’enthousiasme (potentiellement exagéré) des investisseurs vis-à-vis de ces actifs et du reste du marché. Depuis le début de l’année, cette allégresse a profité aux « memes stocks », ces valeurs devenues virales (Gamestop par exemple), mais aussi aux jetons non fongibles qui servent à garantir l’authenticité d’une œuvre d’art ou d’images sportives.
  • Particulièrement volatiles, les cryptomonnaies peuvent enregistrer des hausses ou des baisses à deux chiffres en l’espace de quelques heures. Sur la plateforme d’échange de cryptomonnaies Coinbase Global, les cours du bitcoin et de l’ether ont atteint de nouveaux records la semaine dernière. Puis, dimanche, le bitcoin s’est effondré de plus de 10 %, plombé par des spéculations affirmant que le département du Trésor allait engager des poursuites contre certaines institutions accusées de blanchir de l’argent grâce aux cryptomonnaies.
  • Les chèques envoyés aux ménages américains et la faiblesse des taux d’intérêt ont fait flamber les actions l’an passé, mais aussi dopé le dogecoin, selon Robert Drach.
  • « Je trouve ça gonflé de gagner des tonnes d’argent grâce à un [ETF] sur le S&P 500 tout en se moquant des gens qui achètent du dogecoin, parce que ce sont les mêmes liquidités qui soutiennent tous ces actifs », ajoute-t-il.
  • Les traders racontent, eux, qu’ils ont eu l’idée du « Doge Day » après avoir vu une publicité sur le compte Twitter de Slim Jim. Filiale de Conagra Brands, la marque de snack salés utilise régulièrement des mèmes pour faire parler d’elle. Cette fois-ci, elle voulait lancer DogeSlimJim mardi, demandant à la « DogeArmy » de faire passer le message, et avait rempli son compte de mèmes reprenant le célèbre shiba.
  • Lanie Friedman, porte-parole de Conagra, a expliqué que la marque voulait lancer un produit numérique inspiré du doge, sans donner plus de précisions. Elle a toutefois précisé que la campagne de Slim Jim n’avait aucun lien avec la valeur du dogecoin.
  • Shaun Becker habite à Phoenix. C’est après avoir vu les tweets de Slim Jim qu’il a commencé de parler du « Doge Day » sur son compte Twitter. Analyste spécialiste des risques de la conformité, cet homme de 36 ans a acheté ses premiers dogecoin le 8 février, quand des célébrités (dont Elon Musk, le patron de Tesla, et le rappeur Snoop Dogg) ont commencé d’en faire la publicité. Ses 1 179,42 dollars d’investissement valaient 4 477 dollars lundi, pour un dogecoin à 39 cents.
  • « J’ai bon espoir que, mardi, il atteigne au moins un dollar, prédit-il. Même si on ne met que 100 dollars, on peut doubler sa mise. Je ne veux pas pousser les gens à faire des investissements risqués, je veux juste que tout le monde ait une part du gâteau. »
  • La semaine dernière, les petits nouveaux avaient accumulé tant de bitcoins que Robinhood Markets a eu du mal à tout gérer.
  • Selon la très populaire application de trading, l’intérêt que suscite cette cryptomonnaie depuis jeudi dernier « a fait peser une pression très forte sur les systèmes d’échange », qui ont fini par lâcher. Tout a été réparé en moins de deux heures, souligne Robinhood, mais de nouveaux problèmes sont survenus vendredi, lorsque le dogecoin a signé un nouveau record en séance à 45 cents. Ils ont perturbé quelques ordres et retardé l’envoi de notifications à certains clients, a précisé l’entreprise.
  • Robinhood (et d’autres plateformes de trading destinées aux particuliers) ont connu des pannes et des incidents techniques l’an passé en raison de l’explosion de la demande. En début d’année, Robinhood avait également été vertement critiquée pour avoir suspendu puis limité les achats de titres dont la popularité avait grimpé en flèche (GameStop notamment).
  • Entre jeudi et vendredi, sur Kraken, une Bourse qui appartient à Payward, les volumes d’échange de dogecoin ont atteint 71 fois leur moyenne sur 30 jours.
  • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)
  • Traduit à partir de la version originale en anglais

Royaume-Uni : un projet de cryptomonnaie officielle

Royaume-Uni : un projet de cryptomonnaie  officielle

« Une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) serait une nouvelle forme de devise, émise par la Banque d’Angleterre et utilisable par les particuliers et les entreprises, qui existerait en même temps que l’argent liquide et les comptes en banque sans les remplacer », explique la BoE dans un communiqué.

La baisse de l’utilisation de l’argent liquide comme moyen de paiement a accéléré pendant la pandémie de Covid-19, et de nombreuses banques centrales à travers le monde étudient des projets de monnaies numériques qui permettraient d’effectuer des échanges en ligne sans passer par des banques.

Contrairement aux cryptomonnaies, émises de façon décentralisée ou par des entreprises et dont la sécurité est principalement assurée par la cryptographie utilisée, les banques centrales garderaient la main sur les CBDC.

 

Cryptomonnaie : près de 300 millions volés par la Corée du Nord ?

Cryptomonnaie : près de 300 millions volés par la Corée du Nord ?

La Corée du Nord spécialiste du piratage numérique dans beaucoup de domaines pourrait bien être à l’origine d’un détournement de près de 300 millions de dollars de crypto monnaies notamment en KuCoin.

Les experts du secteur ont déclaré que les pirates essayaient de canaliser l’argent via des échanges décentralisés – qui fonctionnent en organisant des échanges de devises individuels à individuels – dans le but de contourner les plates-formes de négociation gérées de manière centralisée, dont beaucoup avaient rapidement signalé l’argent volé comme illicite.

«Selon des sources familières avec les deux hacks, les attaquants ont exploité des protocoles« defi »- c’est-à-dire des contrats intelligents qui facilitent les transactions automatisées», indique le rapport de l’ONU.

La mission de l’ONU de la Corée du Nord à New York n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires sur le rapport.

KuCoin a précédemment déclaré avoir réussi à récupérer plus de 80% de la monnaie numérique volée en septembre grâce en partie au travail d’autres bourses qui ont gelé les fonds lors de leur transit par leurs systèmes respectifs.

Le PDG Lyu a également déclaré que KuCoin avait découvert qui étaient les pirates, mais a déclaré que, à la demande des forces de l’ordre, il ne rendrait leur identité publique qu’une fois l’affaire close. Dans une mise à jour publiée sur Twitter la semaine dernière, Lyu a déclaré que la chasse aux suspects était toujours en cours.

La Corée du Nord a généré environ 2 milliards de dollars en utilisant des cyberattaques «généralisées et de plus en plus sophistiquées» pour voler des banques et des échanges de crypto-monnaie, ont rapporté les moniteurs en 2019.

Dans leur dernier rapport, vu par Reuters lundi, ils ont déclaré que les pirates informatiques liés à la Corée du Nord continuaient de cibler les institutions financières et les maisons de monnaie virtuelle en 2020. «Selon un État membre, le vol total d’actifs virtuels en RPDC, de 2019 à novembre 2020 »Était d’environ 316,4 millions de dollars, selon le rapport.

La Corée du Nord est soumise aux sanctions de l’ONU depuis 2006. Elles ont été renforcées par les 15 membres du Conseil de sécurité au fil des ans.

Le dernier rapport des observateurs des sanctions de l’ONU a également noté «une tendance claire en 2020 était que les cyberacteurs de la RPDC ont mené des attaques contre les industries de la défense dans le monde entier».

Cryptomonnaie, bitcoin : le grand plongeon

Cryptomonnaie, bitcoin : le grand plongeon

 

 

La folle envolée du bitcoin et autres cryptomonnaies risque d’être suivie d’un plongeon de même ampleur. En effet , les cryptomonnaies d’une certaine manière vont s’autodétruire du fait de l’ambition démesurée de leurs soutiens. Certes, la technique sur laquelle les cryptomonnaies  s’appuient à savoir  Blockchain  n’est pas en cause- La technique Blockchain permet en effet de traiter sans intermédiaire et de manière très sûre des flux d’information dans tous les domaines d’activité et pas seulement monétaire. Par contre, l’amalgame entre la technique et l’application monétaire a sans doute permis de croire que la valeur des cryptomonnaies pouvait monter jusqu’au ciel.

 

Derrière la valorisation du bitcoin se posent différents problèmes d’abord celui des actifs sur lequel repose cette nouvelle monnaie dans les cours dépendent  essentiellement des humeurs de la bourse et sur aucun élément économique objectif. En outre le bitcoin et ses cousins vont surtout être victimes de cette ambition démesurée qui visait en réalité à se substituer aux monnaies traditionnelles. Une sorte de hold-up sur la souveraineté des Etats.

Une situation évidemment qui n’est pas acceptable dans la mesure où la souveraineté monétaire détermine la souveraineté plus générale dans tous les domaines. Ainsi nombre de pays ont déjà envisagé de créer leur propre cryptomonnaies à côté ou même à la place de la monnaie classique. Ce sera sans doute le cas bientôt de l’Inde qui en plus va interdire les cryptomonnaies privées. L’Inde sera sûrement suivie de la Chine qui a déjà exprimé son intention dans ce domaine. L’Inde prévoit d’introduire une loi pour interdire les cryptomonnaies privées telles que le bitcoin et de mettre en place un cadre pour une monnaie numérique officielle à émettre par la banque centrale, selon un programme législatif répertorié par le gouvernement.

La loi « créera un cadre de facilitation pour la création de la monnaie numérique officielle qui sera émise par la Banque de réserve de l’Inde (RBI) », indique l’ordre du jour, publié vendredi sur le site Web de la chambre basse.

La législation, inscrite pour débat lors de la session parlementaire en cours, vise «à interdire toutes les cryptomonnaies privées en Inde, mais elle permet certaines exceptions pour promouvoir la technologie sous-jacente de la cryptomonnaies et ses utilisations», indique l’ordre du jour.

À la mi-2019, un panel du gouvernement indien a recommandé d’interdire toutes les cryptomonnaies privées, avec une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans .

Cryptomonnaie, bitcoin : le grand plongeon

Cryptomonnaie, bitcoin : le grand plongeon

 

 

La folle envolée du bitcoin et autres cryptomonnaies risque d’être suivie d’un plongeon de même ampleur. En effet , les cryptomonnaies d’une certaine manière vont s’autodétruire du fait de l’ambition démesurée de leurs soutiens. Certes, la technique sur laquelle les cryptomonnaies  s’appuient à savoir  Blockchain  n’est pas en cause- La technique Blockchain permet en effet de traiter sans intermédiaire et de manière très sûre des flux d’information dans tous les domaines d’activité et pas seulement monétaire. Par contre, l’amalgame entre la technique et l’application monétaire a sans doute permis de croire que la valeur des cryptomonnaies pouvait monter jusqu’au ciel.

 

Derrière la valorisation du bitcoin se posent différents problèmes d’abord celui des actifs sur lequel repose cette nouvelle monnaie dans les cours dépendent  essentiellement des humeurs de la bourse et sur aucun élément économique objectif. En outre le bitcoin et ses cousins vont surtout être victimes de cette ambition démesurée qui visait en réalité à se substituer aux monnaies traditionnelles. Une sorte de hold-up sur la souveraineté des Etats.

Une situation évidemment qui n’est pas acceptable dans la mesure où la souveraineté monétaire détermine la souveraineté plus générale dans tous les domaines. Ainsi nombre de pays ont déjà envisagé de créer leur propre cryptomonnaies à côté ou même à la place de la monnaie classique. Ce sera sans doute le cas bientôt de l’Inde qui en plus va interdire les cryptomonnaies privées. L’Inde sera sûrement suivie de la Chine qui a déjà exprimé son intention dans ce domaine. L’Inde prévoit d’introduire une loi pour interdire les cryptomonnaies privées telles que le bitcoin et de mettre en place un cadre pour une monnaie numérique officielle à émettre par la banque centrale, selon un programme législatif répertorié par le gouvernement.

La loi « créera un cadre de facilitation pour la création de la monnaie numérique officielle qui sera émise par la Banque de réserve de l’Inde (RBI) », indique l’ordre du jour, publié vendredi sur le site Web de la chambre basse.

La législation, inscrite pour débat lors de la session parlementaire en cours, vise «à interdire toutes les cryptomonnaies privées en Inde, mais elle permet certaines exceptions pour promouvoir la technologie sous-jacente de la cryptomonnaies et ses utilisations», indique l’ordre du jour.

À la mi-2019, un panel du gouvernement indien a recommandé d’interdire toutes les cryptomonnaies privées, avec une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans et

Cryptomonnaie : « la menace chinoise »

Cryptomonnaie : « la menace chinoise »

 

L’expert du numérique Vincent Lorphelin et l’économiste Christian Saint-Etienne expliquent, dans une tribune au « Monde », que la Chine convoque le combat pour la suprématie technologique sur le terrain des brevets des cryptomonnaies.

Tribune.

 

La lutte pour la suprématie mondiale entre la Chine et les Etats-Unis se durcit encore. La Chine vient de déclarer la guerre des brevets des cryptomonnaies : « Le droit d’émettre et de contrôler une monnaie numérique deviendra un champ de bataille entre les Etats. » Elle ne cache pas son but. Il s’agit de « briser le monopole du dollar, ce qui sera l’élément clé de l’internationalisation du yuan ». Pour être prise au sérieux, elle dévoile aussi ses armes, un portefeuille de « cent trente brevets couvrant toute la chaîne de production, d’émission et de circulation des cryptomonnaies ».

Agressive sur la forme, elle est également dure sur le fond : accusée de voler aux Etats-Unis pour 600 milliards de dollars (environ 515 milliards d’euros) de propriété industrielle par an, la Chine veut donner des preuves de son inventivité. Accusée de manipuler sa monnaie, elle veut affaiblir le dollar en empêchant sa version numérique. Sanctionnée à travers ses entreprises technologiques ZTE et Huaweï, elle veut punir symétriquement des entreprises occidentales grâce à ses brevets.

La Chine menace le cœur de l’économie mondiale : l’Internet de l’argent. Comme pour la préparation d’Internet dans les années 1990, l’effervescence souterraine des technologies financières gronde. Les Etats en ont pris conscience avec les premières éruptions du Bitcoin, de la libra de Facebook et de la néobanque Revolut, qui vaut déjà la moitié de la Société générale. Barack Obama avait déclaré que les Etats-Unis « possédaient » Internet. La Chine rétorque aujourd’hui et déclare en substance posséder l’Internet de l’argent.

Il s’agit d’une stratégie de chasseur de brevets (en anglais patent troll). Cette pratique controversée consiste à amasser des brevets, les opposer à des exploitants et les menacer d’interdiction pour en obtenir d’avantageuses compensations. C’est l’arme économique ultime, plus dangereuse pour les géants technologiques que les menaces de démantèlement, de taxes ou de pénalités pour abus de position dominante.

Changement de ton

Après avoir multiplié par deux cent ses brevets internationaux en vingt ans, la Chine est devenue le premier déposant en 2019. Le président Xi Jinping a déclaré sa volonté d’acquérir « la puissance de réglementer la blockchain dans le monde ». Aujourd’hui le rapport de force lui est favorable, avec mille cent brevets dans le camp chinois, Etat et champions réunis, contre six cents dans le camp américain.

 

Lemaire pour une cryptomonnaie publique

Lemaire pour  une cryptomonnaie publique

« Je propose que nous engagions une réflexion sur une monnaie numérique publique émise par les banques centrales qui garantirait la sécurité totale des transactions, leur rapidité, leur simplicité et leur gratuité. « A déclaré le maire notamment répondre aux risques que représente le Libra  de Facebook et d’autres crypto monnaies.

Alors que Chinois, américains et récemment les russes envisagent de créer des cryptomonnaies, taux menés l’Europe est curieusement absente de ce terrain. Le risque est de voir l’une de ces monnaies virtuelles mettre en tutelle l’euro et même de le faire disparaître. David Lacombled, président de La Villa numeris plaide aussi dans une tribune au Monde pour l’urgence d’une crypte monnaie européenne.

 

« Tant que les bitcoins apparaissaient comme la monnaie «pour jouer» d’un vaste Monopoly où seuls les plus hardis pouvaient s’y brûler, les cryptomonnaies effrayaient d’autant moins qu’elles renforçaient paradoxalement la perception incontournable des monnaies traditionnelles, apanage des Etats apportant contrôle, régulation, sécurité et garantie.

Mais voilà, si la moitié de l’humanité venait à jouer au Monopoly, le Mono, sa monnaie fictive, passerait certainement la rampe du plateau de jeu pour irriguer les flux de l’économie et de ses échanges. Et ce sont bien les craintes qui ont été immédiatement émises après l’annonce au printemps par Facebook du lancement imminent de sa propre monnaie virtuelle. Le Libra, c’est son nom, est l’objet de toutes les attentions et de nombreuses attaques.

La Banque centrale européenne (BCE) par la voix d’un des membres de son directoire, Yves Mersch, lors de son discours d’ouverture de la Conférence sur les enjeux juridiques au sein de l’Eurosystème, ce lundi 2 septembre, a alerté sur le risque nuisance et de parasitage que ferait peser le Libra. En effet, pour lui, selon le niveau de l’Euro dans le panier de réserve de cette nouvelle monnaie, «cela pourrait réduire le contrôle de la BCE sur l’euro, nuire au mécanisme de transmission de la politique monétaire en affectant la position de liquidité des banques de la zone euro et porter atteinte à la position internationale de la monnaie unique.»

Facebook, dont la valorisation boursière dépasse 500 milliards de dollars et son cash-flow 10 milliards à la fin du second trimestre, a les moyens de ses ambitions et un marché pour y répondre avec 2,5 milliards de terriens en comptes. On comprend que la BCE puisse être effrayée. L’inverse aurait été surprenant.

Malheureusement, la peur est rarement bonne conseillère. S’il rappelle à juste titre que «la monnaie est une “convention sociale indispensable” qui ne peut fonctionner que si le public se fie à sa stabilité et à son acceptabilité [...]», Yves Mersch met au défi les institutions de «la nécessité d’une coopération et d’une coordination transfrontalières» pour apporter «une réponse globale en matière de réglementation et de surveillance afin d’éviter l’arbitrage réglementaire, d’assurer la cohérence des résultats et de garantir l’efficacité des réponses apportées par les politiques publiques». N’en jetez plus.

Et si c’était la seule menace. La Chine s’apprête à lancer sa propre cryptomonnaie avec pour première ambition de réduire la dépendance de son économie au dollar et mieux se prémunir ainsi des sanctions américaines sur fond de guerre commerciale. Il ne faut pas être grand clerc ni même détenteur de la médaille Clark pour deviner que les Etats-Unis doivent avoir dans leurs cartons un projet identique.

La crypte ou la cryptomonnaie, il faut choisir. Face à une nouvelle géostratégie monétaire, il est encore temps pour l’Europe de renouer avec ce qu’elle a de plus éclatant / exaltant et imaginatif pour définir les contours de ce que devra être sa propre monnaie électronique. Alors que «l’actuel système bancaire ne permet pas d’injecter directement auprès des agents économiques la masse monétaire à même de relancer la consommation» comme le souligne Alain Schott, fondateur du think-tank Ekwee, dont l’ambition est de créer un écosystème vertueux, adossé à la BCE, permettant de disposer d’une monnaie numérique souveraine au risque sans cela de «subir la domination de l’inéluctable dollar numérique».

Comme le rappelle joliment Mathieu Laine dans son excellent essai Il faut sauver le monde livre (Plon, 2019), «la liberté première est celle de ne pas être soumis à la volonté arbitraire d’autrui». C’est avant tout pour cela que l’Europe devrait passer rapidement à l’initiative pour être au rendez-vous tant les études d’impacts et les délais de mise en œuvre nécessiteront des délais incompressibles.

L’Europe, de part son histoire, sa culture et ses valeurs, se distingue par l’affirmation de la primauté de l’Homme et par le respect de ses droits. Au-delà de relancer l’économie européenne, dans la transformation de notre monde, un tel projet d’un euro numérique et souverain doit également se donner pour objectif d’apaiser les tensions sociales par une meilleure redistribution, de sécuriser les recettes fiscales tout en préparant les mutations bancaires face à l’émergence de la blockchain notamment. De fait, l’Union européenne se doterait d’«un véritable amortisseur fasse à des krachs qui peuvent toujours intervenir sans crier gare», souligne Ekwee.

C’est à ce prix, si l’on peut dire, qu’une monnaie européenne dématérialisée pourrait remplir parfaitement des fonctions d’unité de compte, de réserve de valeur et d’intermédiaire tout en renouant avec une vision aristotélicienne à même de créer un climat de confiance des Européens non seulement avec leur monnaie mais aussi avec leurs institutions. »

 

 

 

Cryptomonnaie européenne : pour quand ?

Cryptomonnaie européenne : pour quand ?

 

Alors que Chinois, américains et récemment les russes envisagent de créer des cryptomonnaies, taux menés l’Europe est curieusement absente de ce terrain. Le risque est de voir l’une de ces monnaies virtuelles mettre en tutelle l’euro et m^me de la faire disparaître. David Lacombled, président de La Villa numeris plaide dans une tribune au Monde pour l’urgence d’une crypte monnaie européenne.

 

« Tant que les bitcoins apparaissaient comme la monnaie «pour jouer» d’un vaste Monopoly où seuls les plus hardis pouvaient s’y brûler, les cryptomonnaies effrayaient d’autant moins qu’elles renforçaient paradoxalement la perception incontournable des monnaies traditionnelles, apanage des Etats apportant contrôle, régulation, sécurité et garantie.

Mais voilà, si la moitié de l’humanité venait à jouer au Monopoly, le Mono, sa monnaie fictive, passerait certainement la rampe du plateau de jeu pour irriguer les flux de l’économie et de ses échanges. Et ce sont bien les craintes qui ont été immédiatement émises après l’annonce au printemps par Facebook du lancement imminent de sa propre monnaie virtuelle. Le Libra, c’est son nom, est l’objet de toutes les attentions et de nombreuses attaques.

La Banque centrale européenne (BCE) par la voix d’un des membres de son directoire, Yves Mersch, lors de son discours d’ouverture de la Conférence sur les enjeux juridiques au sein de l’Eurosystème, ce lundi 2 septembre, a alerté sur le risque nuisance et de parasitage que ferait peser le Libra. En effet, pour lui, selon le niveau de l’Euro dans le panier de réserve de cette nouvelle monnaie, «cela pourrait réduire le contrôle de la BCE sur l’euro, nuire au mécanisme de transmission de la politique monétaire en affectant la position de liquidité des banques de la zone euro et porter atteinte à la position internationale de la monnaie unique.»

Facebook, dont la valorisation boursière dépasse 500 milliards de dollars et son cash-flow 10 milliards à la fin du second trimestre, a les moyens de ses ambitions et un marché pour y répondre avec 2,5 milliards de terriens en comptes. On comprend que la BCE puisse être effrayée. L’inverse aurait été surprenant.

Malheureusement, la peur est rarement bonne conseillère. S’il rappelle à juste titre que «la monnaie est une “convention sociale indispensable” qui ne peut fonctionner que si le public se fie à sa stabilité et à son acceptabilité [...]», Yves Mersch met au défi les institutions de «la nécessité d’une coopération et d’une coordination transfrontalières» pour apporter «une réponse globale en matière de réglementation et de surveillance afin d’éviter l’arbitrage réglementaire, d’assurer la cohérence des résultats et de garantir l’efficacité des réponses apportées par les politiques publiques». N’en jetez plus.

Et si c’était la seule menace. La Chine s’apprête à lancer sa propre cryptomonnaie avec pour première ambition de réduire la dépendance de son économie au dollar et mieux se prémunir ainsi des sanctions américaines sur fond de guerre commerciale. Il ne faut pas être grand clerc ni même détenteur de la médaille Clark pour deviner que les Etats-Unis doivent avoir dans leurs cartons un projet identique.

La crypte ou la cryptomonnaie, il faut choisir. Face à une nouvelle géostratégie monétaire, il est encore temps pour l’Europe de renouer avec ce qu’elle a de plus éclatant / exaltant et imaginatif pour définir les contours de ce que devra être sa propre monnaie électronique. Alors que «l’actuel système bancaire ne permet pas d’injecter directement auprès des agents économiques la masse monétaire à même de relancer la consommation» comme le souligne Alain Schott, fondateur du think-tank Ekwee, dont l’ambition est de créer un écosystème vertueux, adossé à la BCE, permettant de disposer d’une monnaie numérique souveraine au risque sans cela de «subir la domination de l’inéluctable dollar numérique».

Comme le rappelle joliment Mathieu Laine dans son excellent essai Il faut sauver le monde livre (Plon, 2019), «la liberté première est celle de ne pas être soumis à la volonté arbitraire d’autrui». C’est avant tout pour cela que l’Europe devrait passer rapidement à l’initiative pour être au rendez-vous tant les études d’impacts et les délais de mise en œuvre nécessiteront des délais incompressibles.

L’Europe, de part son histoire, sa culture et ses valeurs, se distingue par l’affirmation de la primauté de l’Homme et par le respect de ses droits. Au-delà de relancer l’économie européenne, dans la transformation de notre monde, un tel projet d’un euro numérique et souverain doit également se donner pour objectif d’apaiser les tensions sociales par une meilleure redistribution, de sécuriser les recettes fiscales tout en préparant les mutations bancaires face à l’émergence de la blockchain notamment. De fait, l’Union européenne se doterait d’«un véritable amortisseur fasse à des krachs qui peuvent toujours intervenir sans crier gare», souligne Ekwee.

C’est à ce prix, si l’on peut dire, qu’une monnaie européenne dématérialisée pourrait remplir parfaitement des fonctions d’unité de compte, de réserve de valeur et d’intermédiaire tout en renouant avec une vision aristotélicienne à même de créer un climat de confiance des Européens non seulement avec leur monnaie mais aussi avec leurs institutions. »

Une cryptomonnaie chinoise étatique !

Une cryptomonnaie chinoise étatique !

Une curieuse innovation que s’apprête à lancer la Chine une cryptomonnaie  propre à la Chine mais sous contrôle du Yuan et du parti communiste. Autant dire une cryptomonnaie  étatique. Exactement le contraire de la philosophie crypto monétaire. Le pire c’est que pendant longtemps la Chine a condamné toute les crypto monnaie mais parallèlement a travaillé activement à son projet national  Cette crypto monnaie chinoise viserait à digitaliser l’argent liquide. En fait il s’agirait surtout de contrer les cryptomonnaies actuelles et futures  actuelle et les autres moyens de paiement comme les cartes d’origine étrangère (Facebook et Visa par exemple)

La BPC est l’une des premières banques à s’être lancées sur la création d’une cryptomonnaie nationale. Elle a commencé à y travailler dès 2014, à l’époque où le bitcoin ne valait « que » 500 dollars ; il évolue aujourd’hui autour des 11.000 dollars. Seules quelques banques centrales comme celle du Canada, de la Suède ou de l’Uruguay travaillent depuis sur des projets similaires. Le projet de Pékin est celui d’une crypto basée sur le yuan : elle sera ce que l’on qualifie de « stablecoin » (une crypto indexée sur devise), étroitement contrôlée par le gouvernement.

Cryptomonnaie, Le Libra de Facebook: en Suisse !

Cryptomonnaie, Le  Libra  de Facebook: en Suisse !

 

On peut se demander se demander pourquoi le géant  américain du numérique Facebook a décidé de localiser le consortium qui va gérer sa cryptomonnaie  en Suisse. Le pire c’est que ce consortium, sera géré par une fondation sans but lucratif et à auquel de nombreux membres seront associés. Bref une sorte d’O.N.G. ou presque pour gérer ce qui pourrait devenir l’une des plus puissantes monnaies du monde. La manœuvre ressemble à une très grosse ficelle. Certes on sait que la Suisse abrite de nombreuses activités bancaires mais jusqu’alors, elle n’avait pas l’ambition de couvrir une nouvelle monnaie et où une nouvelle banque centrale. Ce que risque de se produire  avec les 2,3 milliards d’utilisateurs du  réseau social. Facebook veut d’abord éviter d’avoir à passer sous les fourches caudines du régulateur américain qui se montre très critique par rapport à ce projet. Facebook se délocalise ainsi en Europe mais à l’écart de l’union européenne et de ses réglementations. Il s’agit pour Facebook d’éviter toute forme de régulation puisque la Suisse n’appartient pas à l’union européenne. Or on sait que Facebook est un réseau mafieux qui utilise les données personnelles à plusieurs fins en les revendant par exemple pour des motifs politiques et surtout en les revendant pour des motifs commerciaux. En plus Facebook veut donner un caractère humanitaire à son projet en prétextant qu’il serait accessible aux plus pauvres des pays en voie de développement. Bref l’hypocrisie la plus totale d’un réseau auquel on ne peut faire aucune confiance et qui vend surtout du vent puisque les principales productions sont celles des membres du réseau. Un château de cartes qui pourraient s’écrouler d’un coup en fonction des modes qui évoluent très vite dans le numérique. Le problème c’est que cet écroulement serait aussi celui d’une des principales monnaies du monde

 

Cryptomonnaie: Le Libra de Facebook: en Suisse

Cryptomonnaie: Le  Libra  de Facebook: en Suisse !

 

On peut se demander se demander pourquoi le géant  américain du numérique Facebook a décidé de localiser le consortium qui va gérer sa cryptomonnaie  en Suisse. Le pire c’est que ce consortium, sera géré par une fondation sans but lucratif et à auquel de nombreux membres seront associés. Bref une sorte d’O.N.G. ou presque pour gérer ce qui pourrait devenir l’une des plus puissantes monnaies du monde. La manœuvre ressemble à une très grosse ficelle. Certes on sait que la Suisse abrite de nombreuses activités bancaires mais jusqu’alors, elle n’avait pas l’ambition de couvrir une nouvelle monnaie et où une nouvelle banque centrale. Ce que risque de se produire  avec les 2,3 milliards d’utilisateurs du  réseau social. Facebook veut d’abord éviter d’avoir à passer sous les fourches caudines du régulateur américain qui se montre très critique par rapport à ce projet. Facebook se délocalise ainsi en Europe mais à l’écart de l’union européenne et de ses réglementations. Il s’agit pour Facebook d’éviter toute forme de régulation puisque la Suisse n’appartient pas à l’union européenne. Or on sait que Facebook est un réseau mafieux qui utilise les données personnelles à plusieurs fins en les revendant par exemple pour des motifs politiques et surtout en les revendant pour des motifs commerciaux. En plus Facebook veut donner un caractère humanitaire à son projet en prétextant qu’il serait accessible aux plus pauvres des pays en voie de développement. Bref l’hypocrisie la plus totale d’un réseau auquel on ne peut faire aucune confiance et qui vend surtout du vent puisque les principales productions sont celles des membres du réseau. Un château de cartes qui pourraient s’écrouler d’un coup en fonction des modes qui évoluent très vite dans le numérique. Le problème c’est que cet écroulement serait aussi celui d’une des principales monnaies du monde

 

Cryptomonnaie : les institutions se réveillent

Cryptomonnaie : les institutions se réveillent !

 

Ce n’est que très récemment que le G7 a mis en place un groupe de travails cela en raison de l’annonce de la création de Libra  de Facebook.  . Ainsi il a fallu attendre 10 ans pour que les banques centrales commencent à s’intéresser aux crypt monnaise. Ce n’est que très récemment que le G7 a mis en place un groupe de travails, cela en raison de l’annonce de la création du libra m de Facebook. On vient seulement de découvrir que les crypto monnaies en s’appuyant sur la puissance économique de certains opérateurs pourraient rapidement supplanter les monnaies nationales, aussi menacer dangereusement les banques. Les réticences des autorités financières seraient justifiées par la crainte d’un détournement d’origine criminelle. Ce risque existe mais le danger est beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe. En réalité les crypt monnaies sont des monnaies comme les autres. La seule différence c’est le caractère virtuel. En fait les cryptomonnaiee servent  de moyen de paiement, elles sont émises mais sans contrôle. Elles vont évidemment peser sur les politiques monétaires ( volume d’émission, taux d’intérêt etc.  Compte tenu de leur puissance comme celle du projet Libra de Facebook ces cryptomonnaies pourraient remplacer l’intermédiation des banques mais aussi se substituer aux banques centrales. Bref s’appropriait la politique monétaire par-dessus la tête des banques centrales et autres G7 et G20.  Le géant américain a dévoilé en juin son projet de monnaie numérique “Libra” qui doit être lancé dans le courant du premier semestre 2020 et doit lui permettre de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier à partir des milliards d’utilisateurs de ses différents réseaux sociaux. Benoît Coeuré, rapporteur du travail du G7 a dit qu’au regard de l’emprise internationale de Facebook, le projet Libra se devait d’être sûr “dès le premier jour” pour ses utilisateurs, pour le système financier dans lequel il s’insèrera et pour les autorités en charge de la lutte contre la criminalité financière.“Il faut que cela soit sûr, robuste et résilient dès le premier jour”, a-t-il dit dans un entretien à Reuters en marge de la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des Sept (G7) à Chantilly.Benoît Coeuré a prévenu qu’une “discussion prolongée” pourrait être nécessaire entre régulateurs sur les changements aux cadres réglementaires nationaux et internationaux en vigueur nécessités par le projet Libra.“A terme, nous pourrions constater qu’il y a des brèches ou des contradictions qui exigeront une discussion prolongée des régulateurs sur la manière de faire les choses différemment”, a-t-il dit.Il a prévenu que les “autorités n’allaient pas laisser de tels projets se réaliser avant d’avoir des réponses à leurs questions et avant de disposer du cadre réglementaire adéquat.”

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