Archive pour le Tag 'croissance'

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Croissance Europe : redémarrage

Croissance Europe : redémarrage

Selon le dernier indice composite de l’institut Markit publié mercredi 5 août, l’activité du secteur privé est passée de 48,5 à 54,9. Au dessus de 50, l’économie est en phase d’expansion. C’est la première fois que cet indicateur dépasse ce seuil depuis le mois de février et qu’il connaît sa plus forte accélération depuis deux ans.

« Accompagnant un rebond de la production dans le secteur manufacturier, le retour à la hausse de l’activité dans le secteur des services laisse espérer une reprise de la croissance économique de la région au troisième trimestre après l’effondrement sans précédent de l’activité globale observé au deuxième trimestre », explique Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

La levée progressive des mesures de confinement et d’endiguement a permis à la plupart des activités de repartir dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

Les estimations de croissance pour 2020 se situent dans une fourchette de -7 – 10 %.

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB (Deutsche Bank)

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB   (Deutsche Bank)

 

Deustche Bank anticipe désormais une contraction de l’économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%.

“Dans la zone euro, les résultats du deuxième trimestre nous indiquent que l’activité pendant le confinement n’a pas plongé aussi sévèrement qu’on le craignait. Ils nous montrent également que le rebond post-confinement a été plus fort que prévu”, a déclaré la banque allemande.

Au niveau mondial, le PIB 2020 devrait avoir chuté de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation.

Deutsche Bank s’attend à une contraction de 5,2% de l’économie américaine sur l’ensemble de l’année, contre -7,1% pour les prévisions précédentes. Elle anticipe un rebond de la première économie mondiale de 3,1% en 2021 et non plus de 2,6%.

Les perspectives de la banque allemande concernant l’inflation sont en revanche moins encourageantes, l’augmentation des prix en zone euro étant contenue par l’appréciation récente de l’euro par rapport au dollar.

Pour Deutsche Bank, l’inflation dans le bloc ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.

Croissance États-Unis : hausse des services

Croissance États-Unis : hausse des services  

 

Une hausse qui se confirme dans les services mais paradoxalement sans emploi ! Preuve que la crise sanitaire va aussi provoquer de manière sans doute durable des gains de productivité liée à l’ajustement de la variable emploi. Le secteur des services aux Etats-Unis a connu en juillet sa croissance la plus forte depuis 16 mois grâce à un bond des nouvelles commandes mais les embauches ont décliné, ce qui confirme les difficultés du marché de l’emploi face à la résurgence des contaminations par le coronavirus.

L’indice des services compilé par l’Institute for Supply Management (ISM) est remonté à 58,1 le mois dernier, au plus haut depuis mars 2019, après 57,1 en juin, montrent les données publiées mercredi.

Cet indice était tombé en avril à 41,8, au plus bas depuis mars 2009.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient pour juillet à un indice à 55.

Emploi États-Unis : écroulement de la croissance

Emploi États-Unis : écroulement de la croissance

Un véritable écroulement de la croissance des emplois aux États-Unis à mettre en relation évidemment avec la catastrophe de la crise sanitaire qui ne cesse de s’amplifier. Les données publiées mercredi font état de 167.000 créations de postes le mois dernier alors que le consensus Reuters en attendait 1,5 million.

Le ralentissement est d’autant plus marqué que les chiffres de juin ont été révisés fortement à la hausse pour faire apparaître 4,314 millions de nouveaux postes et non plus 2,369 millions.

Ces données alimenteront les doutes sur la vigueur de la reprise de l’économie américaine sur fond de résurgence du nombre de cas ce contamination au COVID-19.

Les chiffres du cabinet ADP précèdent de deux jours le rapport mensuel sur l’emploi, qui sera publié vendredi. Le consensus Reuters table sur 1,485 millions de créations d’emplois non-agricoles contre 4,767 millions en juin.

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

 

 

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) s’affiche à 51,8 pour le mois dernier dans sa version définitive (51,1 en première estimation), après 47,4 en juin.

Il repasse ainsi au-dessus de la barre de 50, soit en territoire de croissance, pour la première fois depuis janvier 2019.

“Les industries de la zone euro ont fait état d’un début de troisième trimestre très positif, avec une croissance de la production à son rythme le plus rapide depuis plus de deux ans, alimentée par un rebond encourageant de la demande”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Allemagne- L’activité manufacturière en Allemagne a renoué avec la croissance en juillet pour la première fois depuis décembre 2018, ce qui confirme le rebond de la première économie d’Europe à l’entame du troisième trimestre.

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) est remonté à 51,0 en juillet, après 45,2 en mars.

Ce rebond s’explique par la croissance de la production et des nouvelles commandes, explique Phil Smith économiste d’IHS Markit, qui souligne que la demande reste inférieure à ses niveaux d’avant la crise.

“La forte augmentation des nouvelles commandes en juillet signale toutefois des perspectives positives pour la production et le secteur manufacturier demeure bien placé pour aborder une forte contribution au rebond technique de l’économie attendu au troisième trimestre”, dit-il.

France- L’activité manufacturière en France s’est légèrement accélérée en juillet mais les nouvelles commandes refusent de décoller, montrent les résultats définitifs de l’enquête que réalise chaque mois IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice de juillet remonte à 52,4 contre 52,3 en juin, s’éloignant un peu plus du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

Cette croissance reflète cependant davantage l’exécution d’anciennes commandes que l’augmentation des nouvelles commandes, qui se fait toujours attendre, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Les industriels français ont vu le climat des affaires s’améliorer en juin mais cette amélioration repose surtout sur la croissance de la production, comme en juin”, commente-t-il.

Royaume-Uni- La production manufacturière britannique a connu le mois dernier sa croissance la plus rapide depuis prés de trois ans, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par Markit/CPIS auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice définitif pour le mois de juillet ressort à 53,3, contre une première estimation à 53,6 et après 50,1 en juin.

Cet indice est au plus haut depuis mars 2019 mais celui de la production, qui donne, selon IHS Markit, une meilleure idée de la santé du secteur, a grimpé au plus haut depuis 2017, à 59,3.

“En dépit d’un bon démarrage vers la reprise, le chemin restant à parcourir demeure long et piégeux”, tempère toutefois Rob Dobson, directeur d’IHS Markit. “Une période soutenue de croissance reste nécessaire pour regagner tout le terrain perdu ces derniers mois.”

Economie Europe: baisse de croissance pire que prévue

Economie  Europe: baisse de croissance  pire que prévue

 

Résultat pire que prévu au second trimestre de sorte qu’il faut revoir le scénario pour l’ensemble de l’année 2020. Les prévisionnistes escomptés une régression du PIB de 7,5 % sur l’ensemble de l’année en cours mais avec le recul historique (12,1 %) du deuxième trimestre on sera plus proche de 10 %..Deux éléments fragilisent l’union, d’une part la chute moyenne globale qui dépasse toutes les prévisions, d’autre part l’écart inquiétant des taux d’activité dans les différents pays. Constate en effet une baisse de croissance de 10 % en Allemagne  mais 18,5 % en Espagne. La France, elle, est en dessous de la moyenne européenne avec une baisse du PIB de 13,8 %. Pourtant nombre  d’économistes et de politiques ont uni leurs efforts pour tenter de répandre un vent d’optimisme sur l’économie considérant même il y a encore quelques jours que la situation n’était pas aussi grave pouvait le penser.

Pour preuve, la veille de la publication de ces chiffres catastrophiques pour la France, le gouverneur de la Banque de France estimait que la chute de croissance ne serait pas aussi importante que prévu et même qu’à la fin de 2021, on  retrouverait le niveau de fin 2019. Un espoir complètement illusoire dans la mesure où il faudra attendre plutôt 2023 ou 2024., Bref plusieurs années avant de remonter la pente complètement sous réserve que de nouvelles crises ne se produisent pas:  crise financière, crise sanitaire ou encore crise géopolitique.

La conséquence dramatique de cet écroulement économique se traduira par une vague énorme de licenciement avec des effets effectifs importants dès la rentrée. En France,  il faudra compter au moins 1,5 millions de chômeurs en plus début 2021. Ailleurs en Europe la situation n’est guère brillante. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le PIB recule de 11,9% au deuxième trimestre. Les chiffres de croissance désastreux s’accumulent ces derniers jours au niveau national: -12,4% en Italie, -13,8% en France, -14,1% au Portugal -18,5% en Espagne vendredi matin, -10,1% en Allemagne, -10,7% en Autriche, -12,2% en Belgique jeudi.

Bruxelles avait prévenu début juillet que les effets économiques de la pandémie de coronavirus seraient «dévastateurs» pour la zone euro. La Commission anticipe une récession sans précédent et pire qu’attendue en 2020 pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique: -8,7% en 2020, avant un rebond en 2021 (+6,1%).

 

Le taux d’inflation dans la zone euro a par ailleurs très légèrement progressé en juillet, selon une première estimation également publiée vendredi par Eurostat. Le taux s’affiche à 0,4%, contre 0,3% en juin. Il reste cependant très éloigné de l’objectif de la BCE qui est d’une inflation «proche mais inférieure à 2%». En mai, l’inflation avait atteint 0,1%. Ce n’était toutefois pas le pire taux enregistré dans la zone euro: en janvier 2015 et juillet 2009, il s’était établi à -0,6%, a indiqué une porte-parole d’Eurostat à l’AFP.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a par ailleurs progressé en juillet, à 1,2%, contre 0,8% en juin.

Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

 Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Dans la période , la croissance est surtout supportée par la consommation des ménages. En effet,  le commerce international est en net recul partout dans le monde. La France déjà en délicatesse avec ses exportations voit sa balance commerciale encore davantage détériorée. La croissance française ne peut compter sur ses exportations pas davantage que sur des investissements également en retrait.

L’hypothèse d’un rebond repose essentiellement sur les ménages et leur consommation. Le problème,  c’est que l’opinion est très dubitative quant à l’avenir, en clair les ménages anticipent d’une certaine manière la dégradation sociale conséquence directe de la crise sanitaire. Des conséquences en matière de chômage mais aussi en matière de pouvoir d’achat.

Selon la dernière enquête de conjoncture de l’Insee publiée ce mercredi 29 juillet, l’indicateur synthétique qui mesure la confiance des Français perd deux points entre juin et juillet passant de 94 à 96. Après avoir connu un frémissement entre mai et juin, cette nouvelle inflexion est de mauvaise augure pour l’économie tricolore. L’apparition de nouvelles zones de contamination en France et les craintes d’une seconde vague sur le territoire assombrissent un peu plus l’horizon économique et social. La vitesse de la reprise va dépendre en grande partie de l’évolution sanitaire dans les prochaines semaines et des avancées de la recherche pour trouver un vaccin. Si les conditions épidémiologiques se détériorent durant le reste de l’été, la récession qui frappe déjà de plein fouet certains secteurs risque de se prolonger à la rentrée.

Croissance France : -13,8 %

Croissance France : -13,8 %

Investissement, consommation et exportation plombent  complètement la croissance française au deuxième trimestre. Du coup,  pour l’ensemble de l’année 2020, on aura du mal à faire mieux que -10 % pour le PIB . Au deuxième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) a fortement chuté (-13,8%), après -5,9% au premier trimestre 2020, selon l’Insee. Il est ainsi 19% plus bas qu’au deuxième trimestre 2019. La raison de cette dégringolade ? L’arrêt des activités « non essentielles » pendant le confinement mis en place entre mi-mars et début mai. La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages chutent (-11% après -5,8%) ainsi que la formation brute de capital fixe (FBCF), de manière encore plus prononcée (-17,8% après -10,3%). Les dépenses de consommation des administrations publiques sont également en baisse. Les exportations baissent plus fortement ce trimestre (-25,5% après -6,1%) que les importations (-17,3% après -5,5%). Au total, le commerce extérieur contribue donc négativement à la croissance du PIB.

Croissance Chine: l’activité sort encore du rouge

Croissance Chine: l’activité sort encore du rouge

 

La croissance du secteur manufacturier seront encore du rouge en juillet. Pour l’ensemble de l’activité la Chine pourrait bien être un des rares pays à afficher une croissance légèrement positive de l’ordre de 1 %. On est cependant loin des 6 à 7 % absolument nécessaires en Chine pour éviter la crise économique et sociale.

L’indice PMI manufacturier officiel a progressé à 51,1 en juillet contre 50,9 le mois précédent, à un plus haut depuis mars, alors que les analystes anticipaient un ralentissement de l’activité avec un indice à 50,7.

Berceau de la pandémie de coronavirus, la Chine est parvenue à quasiment contrôler la crise sanitaire pour procéder au déconfinement après des semaines de paralysie économique, même si elle fait désormais face à un regain des infections sans précédent depuis plusieurs mois.

Les nouvelles commandes à l’exportation ont à nouveau décliné, mais à un rythme moins important qu’au cours des derniers mois, soulignant les pressions continues sur la demande étrangère.

Une enquête officielle distincte, dont les résultats ont aussi été communiqués vendredi, montre que l’activité du secteur des services a elle ralenti en juillet, avec un indice PMI de 54,2 contre 54,4 en juin.

Coronavirus monde : nouvelle croissance aux États-Unis

Coronavirus monde : nouvelle croissance aux États-Unis

 

 

Au plan mondial la situation s’aggrave en particulier aux États-Unis. Les États-Unis ont, pour le troisième jour consécutif, enregistré un record de nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24 heures, selon le comptage vendredi soir de l’université Johns Hopkins : les 77.638 nouvelles infections recensées sur une journée portent à près de 3,64 millions le nombre de cas positifs dans le pays depuis le début la pandémie.

La pandémie a fait au moins 590.000 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP. Plus de 13,8 millions de cas ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 139.128 décès. Suivent le Brésil avec 77.851 morts, le Royaume-Uni (45.119), le Mexique (37.574) et l’Italie (35.017).

En Espagne, près de 4 millions d’habitants de l’agglomération de Barcelone ont été appelés à «rester chez eux» sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19.

Croissance Chine : 3 % au second trimestre-

Croissance Chine : 3 % au second trimestre-

 

3,2% en rythme annuel au deuxième trimestre, selon les statistiques officielles La deuxième puissance économique mondiale s’était contractée au premier trimestre pour la première fois depuis au moins 1992, année de l’introduction des statistiques officielles sur la croissance.

Il s’agit d’un rebond supérieur au consensus, qui ressortait à +2,5%.

D’un trimestre sur l’autre, le PIB a progressé de 11,5% sur la période avril-juin, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS).

 

 

Royaume-Uni : la croissance s’écroule

Royaume-Uni : la croissance s’écroule

 

Alors que dans la plupart des pays européens un redressement a été observé à partir du mois de mai, il en va différemment au Royaume-Uni qui s’enfonce dans des dépressions de plus en plus insondables. Le produit intérieur brut a chuté de 19,1% au Royaume-Uni de mars à mai comparé à la période de décembre à février, à cause de l’impact du nouveau coronavirus, avec un maigre rebond de 1,8% en mai qui a déçu les analystes.

Malgré cette faible embellie en mai, le PIB reste inférieur d’un quart comparé à son niveau de février, avant que le nouveau coronavirus ne frappe pleinement l’économie britannique et mondiale, indique mardi l’Office national des statistiques (ONS). Entre mars et mai, le secteur des services s’est notamment contracté de 18,9%, et celui de la construction de 29,8%.

 

 

Croissance : en attendant la reprise , les licenciements bondissent

Croissance : en attendant la reprise  , les licenciements bondissent

Faute de reprise à la hauteur des espérances,  les institutions ont toujours tendance à gonfler les futurs indicateurs. C’est ainsi que la plupart des institutions internationales  prévoient pour la France une baisse du PIB supérieure  à 10 % tandis que le gouvernement français tablait il y a encore peu sur une baisse limitée à 10%.  Profitant du petit rebond en mai et en juin, l’INSEE insuffle un petit vent d’optimisme en considérant que la chute pourrait n’être  que de 9 % en 2020.

 

De toute manière ces différences ont essentiellement encore une portée pédagogique qui vise  surtout à rassurer les acteurs économiques et notamment les ménages qui constituent le moteur de la croissance du fait du ralentissement des échanges internationaux mais aussi des investissements.

 

L’enjeu du débat économique ne se situe pas autour de cette différence de chute de PIB. la crainte, c’est  la montée en régime d’une énorme vague de licenciements partout qui pourrait connaître son apogée vers la fin d’année. En clair un million et demi de chômeurs à prévoir vers cette échéance. Une vague de chômage mécaniquement va en moyenne faire baisser le pouvoir d’achat mais aussi la confiance. Des inquiétudes légitimes sur la solidité de la reprise. Il paraît peu vraisemblable dans le meilleur des cas qu’une reprise en 2021 compense la chute de 2020.

La situation pourrait devenir encore plus grave et même dramatique si on devait affronter une deuxième vague Coronavirus. Et la les statisticiens ne se risquent à aucune prévision.

Croissance Japon : dépenses des ménages en chute libre

Croissance Japon : dépenses des ménages en chute libre

D’après les statistiques gouvernementales, les dépenses des ménages ont reculé en mai de 16,2% en rythme annuel, soit leur plus forte chute depuis que ces données sont disponibles, en 2001. Il s’agit d’un déclin supérieur à celui anticipé par les analystes (-12,2%) après une baisse de 11,1% en avril  Les dépenses des ménages japonais ont décliné en mai à leur rythme le plus important depuis près de 20 ans alors que les consommateurs ont suivi les appels au confinement formulés par les autorités dans le but de lutter contre la crise sanitaire liée au coronavirus.

Les données officielles publiées mardi soulignent les pressions auxquelles fait face l’économie nippone, tombée en récession et qui devrait connaître un creux prolongé.

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Indéniablement une remontée assez nette de la croissance est constatée après l’écroulement des mois précédents. Ce n’est pas exactement encore la croissance mais on se rapproche un peu plus du seuil des 50 séparant contraction de la récession. La question qui se pose est de savoir s’il s’agit  d’un phénomène conjoncturel ou structurel. S’agit-il en effet d’un phénomène de compensation de plusieurs mois pendant lesquels la consommation, la production et les services ont été contraints par des mesures administratives. Ou s’agit-il d’un phénomène plus durable . Des chiffres encourageants mais qui imposent  quand même une certaine prudence car on ne peut définir une tendance sur des indicateurs mêmes satisfaisant ne portant que sur un mois. L’indice PMI composite de la zone euro, qui rassemble services et industrie manufacturière, est en effet remonté à 48,5 après 31,9 en mai et 47,5 en estimation “flash”, se rapprochant du seuil de 50 au-dessus duquel il traduit une croissance de l’activité globale du secteur privé.

“L’amélioration du climat des affaires nourrit l’espoir de voir le PIB renouer avec la croissance au troisième trimestre”, commente Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit.

En Allemagne, la faiblesse de la demande ralentit la reprise de l’activité du secteur allemand des services, montre l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel s’est certes redressé à 47,3 après 32,6 en mai, dépassant même une première estimation qui l’avait donné à 45,8, mais il continue de traduire une contraction de l’activité.

Le PMI composite, qui rassemble les données des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, reste lui aussi inférieur au seuil de 50 puisqu’il ne remonte qu’à 47,0 après 32,3 en mai et 45,8 en estimation “flash”.

“L’activité à l’export constitue un aspect particulièrement faible des données récentes, donc la réouverture des frontières devrait donner un élan supplémentaire à la reprise.”

en France, L’indice PMI composite, qui conjugue les résultats des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, ressort à 51,7 contre 32,1 en mai et 51,3 en première estimation.

“Si la reprise a été avant tout tirée par les industriels, les fournisseurs de services ont aussi enregistré une croissance de leur activité”, note Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit. “Ceci dit, les chiffres par sous-secteurs montrent que les entreprises qui dépendent des relations en face à face, comme les hôtels et les restaurants, continuent de souffrir.”

au Royaume-Uni la baisse s’est atténuée en juin avec la réouverture partielle des entreprises et des commerces, confirme l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel est remonté à 47,1 après 29,0 en mai, dépassant très légèrement l’estimation “flash” qui l’avait donné à 47,0, mais il reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice PMI composite, qui combine les services et l’industrie manufacturière, est lui aussi en forte hausse à 47,7 contre 30,0 en mai. La première estimation l’avait donné à 47,6.

En Italie, L’indice PMI composite italien ressort à 47,6 après 33,9 en mai.

, En Espagne Le secteur espagnol des services a renoué de justesse avec la croissance en juin après la contraction brutale subie en avril et en mai: l’indice PMI sectoriel est remonté à 50,2 après 27,9 en mai et 7,1 en avril.

Ce dernier chiffre marquait le niveau le plus bas de l’indicateur enregistré depuis sa création en 1999.

La hausse de juin est à l’inverse la plus forte jamais observée d’un mois sur l’autre.

Malgré cette amélioration, “l’enquête de juin suggère une reprise limitée jusqu’à présent”, souligne Paul Smith, économiste d’IHS Markit.

 

Croissance: le gouvernement gonfle sa croissance pour 2021

Croissance: le gouvernement gonfle sa croissance pour 2021

 

La manœuvre est classique comme il est vraisemblable que la dépression sera encore plus forte que prévue (entre 8 et 10 % selon les instituts pour la France) Bercy gonfle ses prévisions pour l’année suivante. En gros, elle veut persuader que la croissance de 2021 viendra compenser la baisse de 2020. Ce que pour l’instant contredisent  peu près tous les instituts internationaux. De quoi justifier les très forts déséquilibres financiers pour l’année 2020 et malheureusement à suivre.

 

Bercy précise  que « le PIB en 2021 demeurerait inférieur d’environ 4% à son niveau de 2019 ». Le déficit, qui devrait s’effondrer de -3% en 2019 à -11,4% fin 2020, devrait, lui, connaître un reflux de -5,5% estimé pour fin 2021. La dette, enfin, devrait atteindre les 117,5% du PIB, contre 121% cette année. Cependant, Bercy n’a pas pris en compte dans ses projections les effets du plan de relance à venir. Les mesures en faveur de l’emploi des jeunes, ainsi que les éventuelles aides fiscales pour les entreprises pourraient ainsi faire évoluer.

« La BCE et la croissance  » Emmanuel Sales

«La BCE  et la croissance  » Emmanuel Sales

 

 « La BCE est la seule institution qui peut permettre de donner des perspectives claires aux entrepreneurs, aux ménages, aux jeunes diplômés en s’engageant dans une politique monétaire favorable à la croissance » estime Emmanuel Sales , président de la Financière de la Cité dans un tribu du monde.

 

Emmanuel Sales.

Metternich, l’artisan de l’équilibre européen après les guerres napoléoniennes, était hostile au Zollverein dans lequel il voyait, à juste titre, un risque d’emprise de la Prusse sur les petits Etats allemands. De même l’euro, en bloquant les variables de change, a créé un déséquilibre au profit du plus fort. Comme dans les unions monétaires de la fin du XIXe siècle, capitaux, industries et savoir-faire affluent dans les pays créditeurs.

L’Allemagne se retrouve ainsi en situation de profiter d’excédents qu’elle doit moins à sa « vertu » qu’aux politiques de contraction de la demande interne qu’elle a menées à l’abri de la monnaie unique en profitant des marchés extérieurs. La crise du Covid-19 est pour elle une occasion de rompre avec cette stratégie mercantiliste en restituant aux autres membres de la zone euro les excédents constitués à leur détriment.

Mais la relance allemande ne suffira pas à tirer l’Europe de l’ornière. Les entreprises du Mittelstand sont dépendantes de la Chine, qui ralentit, et des Etats-Unis, qui cherchent à protéger leur industrie. Le modèle allemand, fondé sur des énergies et des technologies anciennes, semble peu adapté aux enjeux du « monde d’après ».

Par ailleurs, le plan de relance européen peine à convaincre et les politiques d’encadrement croissant des activités financières menées depuis la crise de 2008 ont réduit le montant et la mobilité des avoirs financiers monétisables. Ainsi, malgré les dernières injections massives de liquidités de la BCE, les indicateurs d’inflation à long terme et les taux d’intérêt demeurent historiquement bas.

«“La croissance n’est pas une stratégie”, ont récemment affirmé les magistrats de la Cour des comptes, se faisant l’écho de l’opinion publique qui assimile faussement budget national et familial»

Ajustement interne. La vérité est que les marchés ne croient pas encore à un virage « friedmanien » de la BCE. Nourries au lait de la désinflation compétitive, nos élites continuent de privilégier l’ajustement interne par les prix et les salaires. « La croissance n’est pas une stratégie », ont récemment affirmé les magistrats de la Cour des comptes, se faisant l’écho de l’opinion publique qui assimile faussement budget national et familial. En 1950, c’est la pression américaine et l’engagement de Schuman qui avaient permis de concilier les exigences de redressement de l’Allemagne et les revendications françaises.

Les circonstances, à nouveau, pourraient conduire l’Europe à bouger alors que les Américains ne souhaitent plus seuls assumer le fardeau monétaire. Comme en 2014, lors du lancement des premières opérations d’expansion réelle du bilan de la BCE, ils exercent une forte pression sur les autorités de la zone euro pour orienter la politique monétaire vers une meilleure prise en compte des objectifs de croissance et d’emploi. L’issue des travaux menés par la BCE sur l’évaluation de la politique monétaire est donc essentielle pour éviter à l’Europe une nouvelle décennie perdue. En déclarant vouloir « donner du contenu à la stabilité des prix », Christine Lagarde a discrètement montré le chemin.

La monnaie, en effet, est une « réalité sociale » (Simiand), et pas une simple unité de compte plaquée sur l’organisme économique. La grande transformation qu’appelle de ses vœux l’opinion sera rendue beaucoup plus aisée par une inflation de croissance… qui allège graduellement les dettes. La BCE est la seule institution qui peut permettre de donner des perspectives claires aux entrepreneurs, aux ménages, aux jeunes diplômés en s’engageant dans une politique monétaire favorable à la croissance.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus 

 

 

C ‘est sans doute la principale contradiction à savoir la montée en puissance des créations d’emplois au mois de juin ( près de 5 millions au lieu de 3 millions attendus) alors que parallèlement le Coronavirus affecte de plus en plus de personnes au rythme actuel de 50 000 par jour. Sans doute d’ailleurs un effet mécanique. L’ l’insuffisance des mesures sanitaires favorise le développement du virus avec la progression des activités économiques.

Le département du Travail a fait état de 4,8 millions de créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0 millions.

Ce chiffre est le plus élevé jamais enregistré sur un mois depuis le début du suivi des chiffres de l’emploi par Washington en 1939.

Les créations de postes de mai ont en outre été revues en hausse à 2,699 millions contre 2,509 millions annoncé initialement.

Le rebond des deux derniers mois est toutefois loin de compenser l’explosion du chômage subie en avril avec 20,787 millions d’emplois détruits.

Les bons chiffres de juin s’ajoutent à une série d’indicateurs, sur la consommation des ménages entre autres, qui reflètent un rebond net de l’activité économique. Cette embellie qui pourrait toutefois être remise en question par la remontée des chiffres de l’épidémie ces derniers jours dans de nombreux Etats, dont la Californie, le Texas et la Floride, les plus peuplés du pays.

Les économistes expliquent aussi la vitesse et l’ampleur du rebond de l’emploi par l’impact du “Paychek Protection Program”, un dispositif mis en place par l’Etat fédéral pour prêter aux entreprises des sommes qu’elles ne remboursent que partiellement si elles les utilisent pour continuer de payer leurs salariés.

Mais les crédits alloués à ce “PPP” sont pratiquement épuisés, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle vague de licenciements.

Les inscriptions au chômage tendent pour l’instant à se stabiliser: elles sont revenues à 1,427 million la semaine dernière après 1,482 million la semaine précédente.

En même temps que ce rebond de l’emploi, la croissance du nombre d’infections du Corona =virus ne ralentit pas. En effet, au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont été recensées aux Etats-Unis en 24 heures, selon le comptage jeudi à 20 heures 30 locales de l’université Johns Hopkins, un niveau record depuis le début de la pandémie, à la veille du long week-end de la fête nationale. Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays. 649 personnes sont décédées du Covid-19 sur le sol américain lors dès dernières 24 heures, 128.677 depuis le début de la crise sanitaire mondiale.

Le niveau des cas nouvellement détectés aux Etats-Unis est plus élevé qu’à aucun moment depuis l’apparition du Sars-Cov-2, et les hospitalisations augmentent dans plusieurs foyers comme Houston (Texas) et Phoenix (Arizona).

Au Texas, près de 8.000 nouveaux cas ont été recensés depuis mercredi, forçant le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics de son grand Etat du Sud américain, à la veille des festivités du 4 juillet. Celles-ci sont traditionnellement marquées par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d’artifices. Les autorités craignent alors une propagation du virus, qu’elles admettent ne pas contrôler totalement.

Pour fêter l’indépendance des Etats-Unis, le président Donald Trump prévoit d’assister vendredi avec sa femme Melania Trump à des feux d’artifice au Mont Rushmore, haut lieu touristique du Dakota du Sud, où les têtes d’anciens présidents ont été taillées dans le granite.

Croissance Japon: le moral des grands patrons au plus bas

Croissance Japon: le moral des grands patrons au plus bas

La  confiance des grandes entreprises manufacturières japonaises est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2009, selon le dernier baromètre trimestriel Tankan publié mercredi par la Banque du Japon (BoJ). L’indice pour cette catégorie d’entreprises s’est fixé à -34, contre -8 lors du précédent baromètre Tankan publié le 1er avril. C’est encore pire que les attentes du consensus d’économistes Bloomberg (-31).

Les différents indices trimestriels Tankan (un pour chaque grande catégorie d’entreprises) mesurent, sur un très grand nombre de questions, la différence entre le pourcentage de sociétés estimant que la conjoncture est favorable et celles jugeant qu’elle ne l’est pas. Un niveau négatif signifie que les avis pessimistes l’emportent.

Un niveau aussi bas augure de faibles dépenses d’investissements, de faibles salaires et de recrutements, autant d’ingrédients nécessaires pour une reprise économique, alors que le Japon est tombé en récession dès le premier trimestre 2020 et que le deuxième trimestre s’annonce effroyable.

L’ampleur du plongeon de la confiance des grandes entreprises non manufacturières (services) a été quasiment aussi fort que dans l’industrie: leur moral a chuté de 25 points sur le trimestre écoulé, passant de +8 à -17, au plus bas depuis fin 2009. Tous secteurs d’activité et toutes tailles d’entreprises confondues, le baromètre Tankan s’est fixé à -31, contre -4 précédemment.

Cette enquête a été réalisée auprès d’environ 9.600 entreprises du 28 mai au 30 juin.

Croissance Japon : nouvelle dégradation

Croissance Japon :  nouvelle dégradation  

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L’enquête “tankan” de la Banque du Japon (BoJ), publiée mercredi, montre aussi que le sentiment des grandes entreprises du secteur non-manufacturier s’est dégradé à un plus bas en dix ans, alors que les mesures imposées en avril-mai pour lutter contre le coronavirus ont contraint les commerces à fermer et les consommateurs à rester chez eux.

Ces résultats viennent renforcer les craintes des marchés, qui s’attendent à ce que le Japon tombe dans une profonde récession du fait de l’impact de la crise sanitaire sur la production industrielle et la consommation.

D’après l’enquête de la BoJ, l’indice du sentiment des grandes entreprises du secteur manufacturier a dégringolé à -34 en juin, contre -8 trois mois plus tôt, soit un plus bas depuis décembre 2009.

Les grandes entreprises non-manufacturières ont basculé dans le pessimisme, avec un indice mesurant leur confiance qui a chuté à -17 contre +8 en mars.

Toutefois, les grandes entreprises des deux secteurs s’attendent à ce que les conditions s’améliorent au cours du troisième trimestre, montrent les résultats de l’enquête.

Le Japon est tombé en récession pour la première fois depuis quatre ans et demi, et un creux inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale est attendu pour le trimestre actuel.

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