Archive pour le Tag 'croissance'

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Croissance zone euro: une baisse de 12,1 %

Croissance zone euro: une baisse de 12,1 %

La croissance de la zone euro enregistre une véritable catastrophe au  second trimestre avec une chute de 12 %. Sur l’ensemble de l’année à fin juin, la croissance s’inscrit à -15 % sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2020, la perte sera au moins de  8 %. Jamais depuis 25 ans l’emploi n’a atteint un tel niveau bas.

L’économie dans la zone euro a subi un plongeon sans précédent au cours du deuxième trimestre en raison des mesures adoptées pour freiner la propagation du coronavirus, confirme la deuxième estimation publiée vendredi par Eurostat.

Le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a baissé de 12,1% sur la période avril-juin par rapport au trimestre précédent et de 15% sur un an, comme en première estimation et conformément aux attentes des économistes interrogés par Reuters.

L’emploi a parallèlement reculé de 2,8% sur la période par rapport au premier trimestre, soit la plus forte baisse depuis le début du suivi de la statistique en 1995.

Croissance Royaume-Uni : chute historique

Croissance Royaume-Uni : chute historique

Une chute historique de la croissance au Royaume-Uni avec un recul « record » de 20,4% au deuxième trimestre.

D’après l’ONS (organisme de statistiques britanniques), qui publie ces chiffres mercredi, l’essentiel de la contraction, qui a commencé à se faire sentir en mars, est survenu en avril, mois entier de confinement et d’arrêt quasi total de l’activité qui a vu la production s’effondrer de 20%. Avec un tout début de reprise de chantiers de construction de et l’activité manufacturière, le produit intérieur brut (PIB) a rebondi en mai de 2,4% (chiffre révisé), suivi d’une accélération en juin (+8,7%) grâce notamment à la réouverture de tous les commerces, précise l’ONS.

C’est la plus forte contraction de l’économie britannique depuis que l’ONS a commencé ces statistiques trimestrielles en 1955, précise-t-il. L’ampleur historique de cette récession reflète « les restrictions » de déplacements et d’activité qui ont eu lieu à partir de l’entrée en vigueur du confinement dans le pays, le 23 mars.

« Des centaines de milliers de personnes ont déjà perdu leur emploi, et tristement, dans les mois à venir, beaucoup d’autres vont faire de même », a indiqué le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak. « Mais s’il y a des choix difficiles qui devront être faits, nous traverserons » cette tempête, a-t-il ajouté.

 

Croissance États-Unis : le tassement devrait se poursuivre (FED)

Croissance États-Unis : le tassement devrait se poursuivre (FED)

 

La croissance -comme le marché de l’emploi devrait -continuer de se tasser d’après la banque fédérale qui constate que la crise sanitaire insuffisamment maîtrisée et qui se prolonge pèse de façon négative sur l’activité économique. Le ralentissement de l’activité économique aux Etats-Unis devrait donc se poursuivre alors que plusieurs Etats du pays mettent en place davantage de mesures visant à contenir la propagation du nouveau coronavirus et la reprise du marché de l’emploi pourrait s’estomper, a déclaré mercredi le président de la Réserve fédérale (Fed) de Boston, Eric Rosengren.

Les dépenses de consommation pourraient rester limitées par rapport à ce qu’elles étaient, la population américaine évitant toutes activités nécessitant des niveaux élevés d’interaction sociale pour des raisons de santé, a déclaré Eric Rosengren.

“Les prévisions pour l’économie américaine cet automne sont assez incertaines mais je pense que le récent ralentissement de l’activité économique que nous avons observé dans de nombreux indicateurs devrait se poursuivre”, a-t-il dit dans des remarques préparées pour un événement en ligne organisé par la Chambre de commerce de South Shore.

Eric Rosengren souligne que les régions des Etats-Unis qui ont adopté des mesures de confinement plus longues au début de la crise sanitaire bénéficient désormais de meilleurs résultats en matière de santé et de dépenses de consommation plus solides.

A l’inverse, les États ayant levé les restrictions trop rapidement ont vu une augmentation éphémère de leur activité économique qui s’est atténuée avec la recrudescence des nouvelles contaminations, a-t-il ajouté.

“Les efforts limités ou inégaux des États pour contrôler le virus sur la base des directives de santé publique ne font pas seulement courir un risque inutile de maladie grave, voire de mort, aux citoyens mais sont également susceptibles de prolonger le ralentissement économique”, a déclaré le président de la Réserve fédérale de Boston.

Concernant le programme de prêt aux entreprises de la Fed dénommé “Main Street Lending Program”, Eric Rosengren a déclaré que sa faible utilisation à son lancement n’était pas un signe d’échec car il est attendu qu’un tel dispositif rencontre moins de demande qu’un programme de subventions, comme le “Paycheck Protection Program”.

Selon lui, davantage d’entreprises pourraient se tourner vers ce programme de prêts à l’automne si l’économie se détériorerait.

Croissance zone euro : production industrielle en-dessous des attentes

Croissance zone euro : production industrielle en-dessous des attentes

 

La production industrielle de la zone euro déçoit et devrait avoir des conséquences évidemment sur la croissance. Cette production fin juin accuse une diminution de 12,3 % sur un an. En cause, l’insuffisance de la croissance en mai et en juin. La production industrielle dans les 19 pays qui partagent l’euro a progressé seulement en juin de 9,1% d’un mois sur l’autre, après +12,3% en mai.

La progression a été alimentée par la hausse de la production de biens durables, ce qui peut-être interprété comme un signe de la confiance des consommateurs après la levée des mesures de confinement.

Mais  est toutefois une nouvelle fois inférieure aux attentes des économistes, qui s’attendaient à une croissance de 10% après avoir anticipé +15% pour le mois de mai.

La production industrielle dans l’union monétaire reste en outre inférieure à ses niveaux d’avant la crise sanitaire.

Sur un an, la production industrielle en zone euro en juin affiche un repli de 12,3%, contre un consensus de -11,5%.

Des quotas carbone pour une croissance écologique

Des quotas carbone pour une croissance écologique

 

Une véritable croissance écologique nécessite la mise en place de quotas carbone et d’une planification à l’échelle des territoires, assure, dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes dont Pierre Calame, Dominique Méda et Michèle Rivasi.

Dans sa déclaration de politique générale, le 15 juillet à l’Assemblée nationale, le premier ministre, Jean Castex, a souhaité que la France s’engage dans la voie de la « croissance écologique », terme préféré à celui de « décroissance ». Emmanuel Macron et Bruno Le Maire nous invitent à refonder notre modèle économique. Mais aucun des trois ne propose de moyen concret de le faire. La « croissance écologique » rejoindra-t-elle « croissance verte », « agriculture raisonnée » et « développement durable » dans le grand bazar des oxymores forgés depuis trente ans pour concilier l’inconciliable : continuer sur la lancée de la croissance et ne pas détruire la planète ?

Plus que jamais, il nous faut écouter Kenneth Boulding (1910-1993) : « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou soit un économiste. » C’est bien en effet du côté des dogmes de l’économie qu’il faut chercher la source de la folie : l’illusion que tout est commensurable avec tout par le truchement d’une unique unité de compte, la monnaie. Jean-Pierre Dupuy ne disait pas autre chose, dans les colonnes du Monde, à propos de la valeur de la mort.

Seule évidence qui puisse donner consistance au concept de croissance écologique : il faut découpler le développement des relations humaines essentielles à notre bien-être, dans lesquelles le travail demeure pour longtemps un élément structurant, d’avec la consommation d’énergie fossile et de matières premières non renouvelables, à la source de la destruction programmée de la planète. Le défi du XXIe siècle est d’assurer le bien-être de tous dans le respect de la biosphère, en mobilisant pour cela tout le travail et toute la créativité humaine. C’est littéralement la définition que donnait, au XVIIIe siècle, le grand botaniste, Carl von Linné, de « l’œconomie » : les règles (nomoï) de gestion de notre espace domestique (oïkos).

 

Croissance : la remontée s’effrite

Croissance : la remontée s’effrite

 

L’activité économique a continué de se redresser en juillet en France mais à un rythme moins rapide qu’en juin, pour s’établir 7% en dessous de ses niveaux habituels, observe la Banque de France (BdF) dans son enquête mensuelle de conjoncture pour juillet, publiée lundi.

A titre de comparaison, la perte d’activité par rapport à la normale sur fond d’épidémie de COVID-19 s’établissait à 9% en juin et à environ 32% au début du confinement en mars.

Les témoignages recueillis auprès de 8.500 entreprises suggèrent que le mois d’août devrait être marqué par une stabilisation ou une très légère amélioration de l’activité, mais ces perspectives sont “à prendre avec prudence en ce milieu d’été”, souligne la BdF.

Cette prudence s’impose d’autant plus que la France fait actuellement face à une résurgence des cas de contamination par le nouveau coronavirus.

Pour le mois de juillet, la reprise progressive et ralentie de l’activité s’est manifestée à la fois dans l’industrie, les services et le bâtiment, dans un contexte de levée progressive des mesures de restrictions liées à la crise sanitaire.

Le niveau d’activité apparaît très hétérogène selon les secteurs. Si dans le bâtiment, l’activité se rapproche désormais de son niveau d’avant-crise, la situation est différente dans l’industrie et les services, où la reprise n’a pas encore permis de compenser le déficit d’activité accumulé pendant le confinement entre la mi-mars et la mi-mai, note la BdF.

Par exemple, l’agroalimentaire et la pharmacie évoluent désormais à des niveaux d’activité proches de ceux d’avant-crise alors que l’activité reste très dégradée dans la métallurgie et l’automobile.

Et dans les services, l’activité reste très inférieure à la normale dans l’hébergement-restauration, la location (matériel, automobiles) ou encore la publicité et les études de marché.

Pour la Banque de France, ces différents constats confirment “le scénario d’une reprise ‘en aile d’oiseau’ (…) avec une première phase de rebond marqué de l’activité à la faveur du déconfinement, suivie d’une deuxième phase de reprise plus lente”.

Croissance Europe : redémarrage ou rattrapage ?

Croissance Europe : redémarrage ou rattrapage ?

L’économie européenne a enregistré une forte expansion en juillet. La question de savoir s’ il s’agit d’un redémarrage durable ou d’un phénomène de rattrapage. En effet du fait de la crise sanitaire et de la paralysie une d’une grande partie de la production pendant plusieurs mois, les stocks dans certaines filières sont à sec. Il faut donc les reconstituer et la machine productive a tourné à un haut niveau en juillet. Traditionnellement aussi mais encore plus cette année, les entreprises ont anticipé le quasi gel économique du mois d’août, ce qui a contribué à dynamiser encore davantage la reprise. On ne veut pas tirer de conclusions de cette renaissance économique, elle dépendra surtout des consommations intérieures. De ce point de vue, les ménages sont encore attentistes, ils craignent surtout une situation sociale dégradée à la rentrée avec notamment un déferlement de la vague de chômage. Des conséquences aussi sur le pouvoir d’achat. Selon les derniers indices Markit, l’activité dans le secteur privé (industrie et services) a rebondi entre juin et juillet. En dépit de ce rebond, la récession qui frappe violemment certains pays de la zone euro déjà fragilisés (Italie, Espagne, Grèce), risquent d’accroître les déséquilibres macroéconomiques sur le Vieux Continent.

Les signaux verts de l’économie européenne se multiplient. Selon le dernier indice composite de l’institut Markit publié mercredi 5 août, l’activité du secteur privé est passée de 48,5 à 54,9. Au dessus de 50, l’économie est en phase d’expansion. C’est la première fois que cet indicateur dépasse ce seuil depuis le mois de février et qu’il connaît sa plus forte accélération depuis deux ans.

« Accompagnant un rebond de la production dans le secteur manufacturier, le retour à la hausse de l’activité dans le secteur des services laisse espérer une reprise de la croissance économique de la région au troisième trimestre après l’effondrement sans précédent de l’activité globale observé au deuxième trimestre », explique Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

La levée progressive des mesures de confinement et d’endiguement a permis à la plupart des activités de repartir dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

En dépit de cette embellie, le PIB de l’économie européenne s’est contracté à un niveau record. Les dernières estimations de la direction statistique de la Commission européenne (Eurostat) indiquent que le PIB a reculé de 12,1% .

Croissance PME : une chute de 15 %

Croissance PME : une chute de 15 %

 

Selon une ­étude publiée récemment par Bpifrance, les PME françaises anticipent une chute de 15 % en moyenne de leur chiffre d’affaires en 2020.

La dernière vague du Baromètre des décideurs réalisée par Viavoice pour HEC Paris, Le Figaro et BFM Business montrait, fin juillet, que 84 % des dirigeants s’attendent en effet à une rentrée sociale agitée.

 

Au-delà de la hausse du chômage inévitable au regard de la litanie de plans sociaux annoncés, les entrepreneurs s’inquiètent aussi de leur situation financière. Selon une étude publiée récemment par Bpifrance, les PME françaises anticipent ainsi une chute de 15 % en moyenne de leur chiffre d’affaires en 2020, directement liée à la crise du coronavirus. Une baisse d’activité essentiellement due à «la fermeture réglementaire des établissements», 29 % des répondants citant en outre les difficultés «à produire avec la même efficacité» du fait de l’application des mesures sanitaires et 20 % le «manque de débouchés».

 

Sondage -Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Sondage -Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Dans la période , la croissance est surtout supportée par la consommation des ménages. En effet,  le commerce international est en net recul partout dans le monde. La France déjà en délicatesse avec ses exportations voit sa balance commerciale encore davantage détériorée. La croissance française ne peut compter sur ses exportations pas davantage que sur des investissements également en retrait.

L’hypothèse d’un rebond repose essentiellement sur les ménages et leur consommation. Le problème,  c’est que l’opinion est très dubitative quant à l’avenir, en clair les ménages anticipent d’une certaine manière la dégradation sociale conséquence directe de la crise sanitaire. Des conséquences en matière de chômage mais aussi en matière de pouvoir d’achat.

Selon la dernière enquête de conjoncture de l’Insee publiée ce mercredi 29 juillet, l’indicateur synthétique qui mesure la confiance des Français perd deux points entre juin et juillet passant de 94 à 96. Après avoir connu un frémissement entre mai et juin, cette nouvelle inflexion est de mauvaise augure pour l’économie tricolore. L’apparition de nouvelles zones de contamination en France et les craintes d’une seconde vague sur le territoire assombrissent un peu plus l’horizon économique et social. La vitesse de la reprise va dépendre en grande partie de l’évolution sanitaire dans les prochaines semaines et des avancées de la recherche pour trouver un vaccin. Si les conditions épidémiologiques se détériorent durant le reste de l’été, la récession qui frappe déjà de plein fouet certains secteurs risque de se prolonger à la rentrée.

Croissance Europe : redémarrage

Croissance Europe : redémarrage

Selon le dernier indice composite de l’institut Markit publié mercredi 5 août, l’activité du secteur privé est passée de 48,5 à 54,9. Au dessus de 50, l’économie est en phase d’expansion. C’est la première fois que cet indicateur dépasse ce seuil depuis le mois de février et qu’il connaît sa plus forte accélération depuis deux ans.

« Accompagnant un rebond de la production dans le secteur manufacturier, le retour à la hausse de l’activité dans le secteur des services laisse espérer une reprise de la croissance économique de la région au troisième trimestre après l’effondrement sans précédent de l’activité globale observé au deuxième trimestre », explique Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

La levée progressive des mesures de confinement et d’endiguement a permis à la plupart des activités de repartir dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

Les estimations de croissance pour 2020 se situent dans une fourchette de -7 – 10 %.

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB (Deutsche Bank)

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB   (Deutsche Bank)

 

Deustche Bank anticipe désormais une contraction de l’économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%.

“Dans la zone euro, les résultats du deuxième trimestre nous indiquent que l’activité pendant le confinement n’a pas plongé aussi sévèrement qu’on le craignait. Ils nous montrent également que le rebond post-confinement a été plus fort que prévu”, a déclaré la banque allemande.

Au niveau mondial, le PIB 2020 devrait avoir chuté de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation.

Deutsche Bank s’attend à une contraction de 5,2% de l’économie américaine sur l’ensemble de l’année, contre -7,1% pour les prévisions précédentes. Elle anticipe un rebond de la première économie mondiale de 3,1% en 2021 et non plus de 2,6%.

Les perspectives de la banque allemande concernant l’inflation sont en revanche moins encourageantes, l’augmentation des prix en zone euro étant contenue par l’appréciation récente de l’euro par rapport au dollar.

Pour Deutsche Bank, l’inflation dans le bloc ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.

Croissance États-Unis : hausse des services

Croissance États-Unis : hausse des services  

 

Une hausse qui se confirme dans les services mais paradoxalement sans emploi ! Preuve que la crise sanitaire va aussi provoquer de manière sans doute durable des gains de productivité liée à l’ajustement de la variable emploi. Le secteur des services aux Etats-Unis a connu en juillet sa croissance la plus forte depuis 16 mois grâce à un bond des nouvelles commandes mais les embauches ont décliné, ce qui confirme les difficultés du marché de l’emploi face à la résurgence des contaminations par le coronavirus.

L’indice des services compilé par l’Institute for Supply Management (ISM) est remonté à 58,1 le mois dernier, au plus haut depuis mars 2019, après 57,1 en juin, montrent les données publiées mercredi.

Cet indice était tombé en avril à 41,8, au plus bas depuis mars 2009.

Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient pour juillet à un indice à 55.

Emploi États-Unis : écroulement de la croissance

Emploi États-Unis : écroulement de la croissance

Un véritable écroulement de la croissance des emplois aux États-Unis à mettre en relation évidemment avec la catastrophe de la crise sanitaire qui ne cesse de s’amplifier. Les données publiées mercredi font état de 167.000 créations de postes le mois dernier alors que le consensus Reuters en attendait 1,5 million.

Le ralentissement est d’autant plus marqué que les chiffres de juin ont été révisés fortement à la hausse pour faire apparaître 4,314 millions de nouveaux postes et non plus 2,369 millions.

Ces données alimenteront les doutes sur la vigueur de la reprise de l’économie américaine sur fond de résurgence du nombre de cas ce contamination au COVID-19.

Les chiffres du cabinet ADP précèdent de deux jours le rapport mensuel sur l’emploi, qui sera publié vendredi. Le consensus Reuters table sur 1,485 millions de créations d’emplois non-agricoles contre 4,767 millions en juin.

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

Croissance zone euro : le secteur manufacturier sort du rouge

 

 

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) s’affiche à 51,8 pour le mois dernier dans sa version définitive (51,1 en première estimation), après 47,4 en juin.

Il repasse ainsi au-dessus de la barre de 50, soit en territoire de croissance, pour la première fois depuis janvier 2019.

“Les industries de la zone euro ont fait état d’un début de troisième trimestre très positif, avec une croissance de la production à son rythme le plus rapide depuis plus de deux ans, alimentée par un rebond encourageant de la demande”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Allemagne- L’activité manufacturière en Allemagne a renoué avec la croissance en juillet pour la première fois depuis décembre 2018, ce qui confirme le rebond de la première économie d’Europe à l’entame du troisième trimestre.

L’indice compilé par IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) est remonté à 51,0 en juillet, après 45,2 en mars.

Ce rebond s’explique par la croissance de la production et des nouvelles commandes, explique Phil Smith économiste d’IHS Markit, qui souligne que la demande reste inférieure à ses niveaux d’avant la crise.

“La forte augmentation des nouvelles commandes en juillet signale toutefois des perspectives positives pour la production et le secteur manufacturier demeure bien placé pour aborder une forte contribution au rebond technique de l’économie attendu au troisième trimestre”, dit-il.

France- L’activité manufacturière en France s’est légèrement accélérée en juillet mais les nouvelles commandes refusent de décoller, montrent les résultats définitifs de l’enquête que réalise chaque mois IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice de juillet remonte à 52,4 contre 52,3 en juin, s’éloignant un peu plus du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

Cette croissance reflète cependant davantage l’exécution d’anciennes commandes que l’augmentation des nouvelles commandes, qui se fait toujours attendre, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

“Les industriels français ont vu le climat des affaires s’améliorer en juin mais cette amélioration repose surtout sur la croissance de la production, comme en juin”, commente-t-il.

Royaume-Uni- La production manufacturière britannique a connu le mois dernier sa croissance la plus rapide depuis prés de trois ans, montrent les résultats définitifs de l’enquête réalisée par Markit/CPIS auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice définitif pour le mois de juillet ressort à 53,3, contre une première estimation à 53,6 et après 50,1 en juin.

Cet indice est au plus haut depuis mars 2019 mais celui de la production, qui donne, selon IHS Markit, une meilleure idée de la santé du secteur, a grimpé au plus haut depuis 2017, à 59,3.

“En dépit d’un bon démarrage vers la reprise, le chemin restant à parcourir demeure long et piégeux”, tempère toutefois Rob Dobson, directeur d’IHS Markit. “Une période soutenue de croissance reste nécessaire pour regagner tout le terrain perdu ces derniers mois.”

Economie Europe: baisse de croissance pire que prévue

Economie  Europe: baisse de croissance  pire que prévue

 

Résultat pire que prévu au second trimestre de sorte qu’il faut revoir le scénario pour l’ensemble de l’année 2020. Les prévisionnistes escomptés une régression du PIB de 7,5 % sur l’ensemble de l’année en cours mais avec le recul historique (12,1 %) du deuxième trimestre on sera plus proche de 10 %..Deux éléments fragilisent l’union, d’une part la chute moyenne globale qui dépasse toutes les prévisions, d’autre part l’écart inquiétant des taux d’activité dans les différents pays. Constate en effet une baisse de croissance de 10 % en Allemagne  mais 18,5 % en Espagne. La France, elle, est en dessous de la moyenne européenne avec une baisse du PIB de 13,8 %. Pourtant nombre  d’économistes et de politiques ont uni leurs efforts pour tenter de répandre un vent d’optimisme sur l’économie considérant même il y a encore quelques jours que la situation n’était pas aussi grave pouvait le penser.

Pour preuve, la veille de la publication de ces chiffres catastrophiques pour la France, le gouverneur de la Banque de France estimait que la chute de croissance ne serait pas aussi importante que prévu et même qu’à la fin de 2021, on  retrouverait le niveau de fin 2019. Un espoir complètement illusoire dans la mesure où il faudra attendre plutôt 2023 ou 2024., Bref plusieurs années avant de remonter la pente complètement sous réserve que de nouvelles crises ne se produisent pas:  crise financière, crise sanitaire ou encore crise géopolitique.

La conséquence dramatique de cet écroulement économique se traduira par une vague énorme de licenciement avec des effets effectifs importants dès la rentrée. En France,  il faudra compter au moins 1,5 millions de chômeurs en plus début 2021. Ailleurs en Europe la situation n’est guère brillante. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le PIB recule de 11,9% au deuxième trimestre. Les chiffres de croissance désastreux s’accumulent ces derniers jours au niveau national: -12,4% en Italie, -13,8% en France, -14,1% au Portugal -18,5% en Espagne vendredi matin, -10,1% en Allemagne, -10,7% en Autriche, -12,2% en Belgique jeudi.

Bruxelles avait prévenu début juillet que les effets économiques de la pandémie de coronavirus seraient «dévastateurs» pour la zone euro. La Commission anticipe une récession sans précédent et pire qu’attendue en 2020 pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique: -8,7% en 2020, avant un rebond en 2021 (+6,1%).

 

Le taux d’inflation dans la zone euro a par ailleurs très légèrement progressé en juillet, selon une première estimation également publiée vendredi par Eurostat. Le taux s’affiche à 0,4%, contre 0,3% en juin. Il reste cependant très éloigné de l’objectif de la BCE qui est d’une inflation «proche mais inférieure à 2%». En mai, l’inflation avait atteint 0,1%. Ce n’était toutefois pas le pire taux enregistré dans la zone euro: en janvier 2015 et juillet 2009, il s’était établi à -0,6%, a indiqué une porte-parole d’Eurostat à l’AFP.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a par ailleurs progressé en juillet, à 1,2%, contre 0,8% en juin.

Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

 Moral des Français : une baisse inquiétante pour la croissance

Dans la période , la croissance est surtout supportée par la consommation des ménages. En effet,  le commerce international est en net recul partout dans le monde. La France déjà en délicatesse avec ses exportations voit sa balance commerciale encore davantage détériorée. La croissance française ne peut compter sur ses exportations pas davantage que sur des investissements également en retrait.

L’hypothèse d’un rebond repose essentiellement sur les ménages et leur consommation. Le problème,  c’est que l’opinion est très dubitative quant à l’avenir, en clair les ménages anticipent d’une certaine manière la dégradation sociale conséquence directe de la crise sanitaire. Des conséquences en matière de chômage mais aussi en matière de pouvoir d’achat.

Selon la dernière enquête de conjoncture de l’Insee publiée ce mercredi 29 juillet, l’indicateur synthétique qui mesure la confiance des Français perd deux points entre juin et juillet passant de 94 à 96. Après avoir connu un frémissement entre mai et juin, cette nouvelle inflexion est de mauvaise augure pour l’économie tricolore. L’apparition de nouvelles zones de contamination en France et les craintes d’une seconde vague sur le territoire assombrissent un peu plus l’horizon économique et social. La vitesse de la reprise va dépendre en grande partie de l’évolution sanitaire dans les prochaines semaines et des avancées de la recherche pour trouver un vaccin. Si les conditions épidémiologiques se détériorent durant le reste de l’été, la récession qui frappe déjà de plein fouet certains secteurs risque de se prolonger à la rentrée.

Croissance France : -13,8 %

Croissance France : -13,8 %

Investissement, consommation et exportation plombent  complètement la croissance française au deuxième trimestre. Du coup,  pour l’ensemble de l’année 2020, on aura du mal à faire mieux que -10 % pour le PIB . Au deuxième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) a fortement chuté (-13,8%), après -5,9% au premier trimestre 2020, selon l’Insee. Il est ainsi 19% plus bas qu’au deuxième trimestre 2019. La raison de cette dégringolade ? L’arrêt des activités « non essentielles » pendant le confinement mis en place entre mi-mars et début mai. La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages chutent (-11% après -5,8%) ainsi que la formation brute de capital fixe (FBCF), de manière encore plus prononcée (-17,8% après -10,3%). Les dépenses de consommation des administrations publiques sont également en baisse. Les exportations baissent plus fortement ce trimestre (-25,5% après -6,1%) que les importations (-17,3% après -5,5%). Au total, le commerce extérieur contribue donc négativement à la croissance du PIB.

Croissance Chine: l’activité sort encore du rouge

Croissance Chine: l’activité sort encore du rouge

 

La croissance du secteur manufacturier seront encore du rouge en juillet. Pour l’ensemble de l’activité la Chine pourrait bien être un des rares pays à afficher une croissance légèrement positive de l’ordre de 1 %. On est cependant loin des 6 à 7 % absolument nécessaires en Chine pour éviter la crise économique et sociale.

L’indice PMI manufacturier officiel a progressé à 51,1 en juillet contre 50,9 le mois précédent, à un plus haut depuis mars, alors que les analystes anticipaient un ralentissement de l’activité avec un indice à 50,7.

Berceau de la pandémie de coronavirus, la Chine est parvenue à quasiment contrôler la crise sanitaire pour procéder au déconfinement après des semaines de paralysie économique, même si elle fait désormais face à un regain des infections sans précédent depuis plusieurs mois.

Les nouvelles commandes à l’exportation ont à nouveau décliné, mais à un rythme moins important qu’au cours des derniers mois, soulignant les pressions continues sur la demande étrangère.

Une enquête officielle distincte, dont les résultats ont aussi été communiqués vendredi, montre que l’activité du secteur des services a elle ralenti en juillet, avec un indice PMI de 54,2 contre 54,4 en juin.

Coronavirus monde : nouvelle croissance aux États-Unis

Coronavirus monde : nouvelle croissance aux États-Unis

 

 

Au plan mondial la situation s’aggrave en particulier aux États-Unis. Les États-Unis ont, pour le troisième jour consécutif, enregistré un record de nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24 heures, selon le comptage vendredi soir de l’université Johns Hopkins : les 77.638 nouvelles infections recensées sur une journée portent à près de 3,64 millions le nombre de cas positifs dans le pays depuis le début la pandémie.

La pandémie a fait au moins 590.000 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP. Plus de 13,8 millions de cas ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 139.128 décès. Suivent le Brésil avec 77.851 morts, le Royaume-Uni (45.119), le Mexique (37.574) et l’Italie (35.017).

En Espagne, près de 4 millions d’habitants de l’agglomération de Barcelone ont été appelés à «rester chez eux» sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19.

Croissance Chine : 3 % au second trimestre-

Croissance Chine : 3 % au second trimestre-

 

3,2% en rythme annuel au deuxième trimestre, selon les statistiques officielles La deuxième puissance économique mondiale s’était contractée au premier trimestre pour la première fois depuis au moins 1992, année de l’introduction des statistiques officielles sur la croissance.

Il s’agit d’un rebond supérieur au consensus, qui ressortait à +2,5%.

D’un trimestre sur l’autre, le PIB a progressé de 11,5% sur la période avril-juin, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS).

 

 

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