Archive pour le Tag 'croissance'

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Croissance Etats-Unis : Recul de la consommation

Croissance Etats-Unis : Recul de la consommation

 

Le recul de la consommation au États-Unis a surpris nombre d’observateurs. Pourtant il s’inscrit dans une tendance baissière assez nette de la croissance qui pourrait se situer autour de 2 % au plus en 2018. En cause évidemment le conflit des échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine mais surtout le très net tassement de l’activité générale en Chine et ailleurs. La croissance s’affaiblit par exemple en Europe et en Allemagne en particulier où la croissance ne devrait pas dépasser 1 % en 2019 du fait du très net ralentissement des échanges. Les ventes de détail aux États-Unis n’avaient autant baissé aux États-Unis. Elles ont reculé en décembre de 1,2 % selon les statistiques officielles publiées jeudi.

Si l’on exclut de ces statistiques l’automobile, l’essence, les restaurants et les matériaux de construction, les ventes de détail s’effondrent de 1,7 %. Même les ventes en ligne auraient baissé.  Pratiquement tous les secteurs sont touchés alors qu’en décembre le consommateur américain affichait un moral encore historiquement élevé, soutenu par des niveaux d’embauche solides dans un contexte de plein-emploi. Michael Feroli, économiste de JP Morgan, avance une hypothèse: les Américains ont pu réduire leurs achats en réaction à l’effondrement de Wall Street qui a effectivement connu en décembre son plus mauvais mois depuis 1931. Si l’on exclut de ces statistiques l’automobile, l’essence, les restaurants et les matériaux de construction, les ventes de détail s’effondrent de 1,7 %. Même les ventes en ligne auraient baissé.

Croissance européenne : tendance baissière

Croissance européenne : tendance baissière

 

Les perspectives s’assombrissent. Selon le dernier communiqué de la Commission européenne publié le 7 février dernier, la croissance a nettement ralenti à 1,9% dans l’Union européenne en 2018, contre 2,4% en 2017  et 1,6% en 2019. Dans la zone euro, l’institution basée à Bruxelles prévoit également un essoufflement de l’activité passant de 1,9% en 2018 à 1,3% en 2019. Les principales puissances économiques de l’Union monétaire devraient encore voir leurs croissances s’essouffler. L’organisation européenne a révisé à la baisse ses projections de croissance pour la France qui devrait passer de 1,5% à 1,3%. Pour l’Allemagne, le produit intérieur brut devrait marquer le pas passant de 1,5% à 1,1% avec un net coup de frein dans l’industrie outre-Rhin. La production automobile a connu de grandes difficultés au second semestre marqué, entre autres, par la mise en place de normes antipollution.

En Italie, le ralentissement devrait être encore plus marqué avec un PIB passant de 1% à 0,2%. Déjà, l’économie de la péninsule était en souffrance au cours du dernier semestre avec une entrée en récession après deux trimestres consécutifs de croissance négative. Enfin, l’Espagne devrait également connaître un fléchissement avec un PIB passant de 2,5% à 2,1% en 2019. En France on compte sur l’effet des mesures gilets jaunes qui pourraiat soutenir la croissance de 0.5% d’après l’OFCE mais sans doute sans prendre en compte l’effet impôt à la source qui immédiatement va donner l’impression d’une réduction des salaires et pensions.

Croissance France : optimisme de circonstance pour la Banque de France

Croissance France : optimisme de circonstance pour la Banque de France

 

 

À défaut de dynamisme chez les producteurs et chez les consommateurs, le gouvernement a sans doute demandé aux instituts économiques de sortir des indicateurs qui montrent une petite reprise. C’est le cas pour la Banque de France. Selon une estimation de la Banque de France publiée lundi 11 février, le produit intérieur brut (PIB) progresserait de 0,4% au premier trimestre. L’activité retrouverait ainsi de la vigueur après une année 2018 (1,5%) bien moins dynamique que 2017 (2,3%). À titre de comparaison, l’économie française n’a jamais dépassé 0,3% de progression trimestrielle l’année dernière, d’après les chiffres de l’Insee. L’hypothèse de la banque centrale, conforme à la prévision de l’institut de statistiques public, est en hausse par rapport au chiffre du quatrième trimestre 2018 (0,3%) communiqué par l’Insee.  On se demande comment l’économie pourrait retrouver de la vigueur alors que le pessimisme règne concernant la consommation ou encore l’industrie. Du côté de l’industrie, la situation est moins favorable. Le mois dernier, la production industrielle a diminué dans des secteurs stratégiques comme l’aéronautique ou la chimie. Le climat des affaires est passé de 102 en décembre à 99 en janvier. Les dirigeants prévoient une reprise de l’activité en février. Dans les services, l’enquête de la Banque de France signale de moins bons résultats avec un coup de frein de l’activité. D’après le site OFFEMEDIA, en 2018, les marchés PGC+FLS (Produits de grande consommation – Frais libre-service) décrochent en volume, avec une baisse de 1,2%, soit la même ampleur de baisse que lors de la crise financière de 2008. Seules un tiers des catégories sont en croissance, contre la moitié en 2015 d’après le dernier bilan de Kantar Worldpanel.

56% des Français se méfient de la grande distribution. Dans ce climat, PME et marques de distributeurs (MDD) thématiques tirent leur épingle du jeu. Mais les marques nationales de PGC voient leur niveau de confiance fortement décliner depuis 10 ans.

Une grande majorité de Français souhaite «consommer plus responsable». 80% d’entre eux sont inquiets de la sécurité alimentaire, soit une hausse de 14 points en 6 mois.

Dans ce contexte de défiance, de nouvelles applications guident les consommateurs vers des produits plus sains en fonction de leur composition ou de leur apport nutritionnel. Près de 20% des Français les utilisent. Et les trois quarts des utilisateurs de ces applications déclarent qu’elles ont changé leur façon d’acheter.

 

Kantar Worldpanel identifie 5 tendances qui accompagnent cette mutation :

1 – Le Végétal : il envahit les rayons et affiche une croissance en valeur de +33%.

 

2 – Le sourcing : 31 % des foyers considèrent l’origine des produits alimentaires comme un critère de choix important. Ce sont les labels d’origine France qui sont les plus importants aux yeux des acheteurs comme «Viande Bovine Française», «Made in France», «Origine garantie fabriqué en France».

 

3 – Le clean : cette tendance répond à la volonté des consommateurs de se débarrasser des ingrédients suspects.

 

4 – Le «faire soi-même» : environ 80% des Français ont eu recours à cette méthode. Si l’alimentation était déjà concernée par cette vague, il est devenu tendance de fabriquer ses produits d’entretien ou de beauté, une pratique adoptée par 17% des foyers.

 

5 – Le Bio : il est entré dans tous les foyers français et se démocratise grâce aux enseignes généralistes. Le Bio est le seul label associé à une double promesse santé et environnement. Les préoccupations écologiques gagnent du terrain. Jusqu’à présent manger bio c’était avant tout dans un souci d’améliorer son bien-être et celui de ses proches. Mais, de plus en plus, il s’agit aussi d’agir dans une optique écologique, en choisissant des produits plus respectueux de l’environnement.

 

 

Par enseignes, 2018 a vu la confirmation de tendances à savoir des hypermarchés qui pèsent toujours très lourd en PDM (52%) mais qui cèdent 0,3pt. A l’opposé, Internet poursuit son développement au détriment des HM et gagne +0,3pt de Pdm à 6,1% en 2018.

 

 

Croissance GB: écroulement

Croissance GB: écroulement

 

 

Jusque-là la Grande-Bretagne pouvait se vanter d’une croissance relativement dynamique qui par exemple avait atteint 3,1 % en 2014, 2,3 % en 2015, 1,8 % en 2016 1,8 % en 2017 mais qui s’est  affaibli pour tomber à 1,4 % en 2018 avec des perspectives encore plus sombres pour 2019 autour de 1,2 %. Une évaluation d’ailleurs très approximative pour l’année en cours compte tenu des difficultés à procéder à une évaluation des conséquences d’un éventuel Brexit. La croissance pourrait même tomber sous les 1 % en cas de Brexit  sans accord avec l’union européenne. La croissance est ressortie à 0,2% en octobre-décembre par rapport aux trois mois précédents, après +0,6% au troisième trimestre, et le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,4% sur le seul mois de décembre, le plus mauvais résultat depuis mars 2016.Les inquiétudes autour du Brexit ont découragé l’investissement des entreprises tandis que le ralentissement économique mondial a freiné le commerce extérieur, a expliqué l’OMS. La croissance du quatrième trimestre est conforme aux estimations des économistes interrogés par Reuters mais la contraction du mois de décembre a défavorablement surpris, puisqu’ils tablaient en moyenne sur un chiffre stable. “Le chiffre mensuel est très mauvais”, commente Kallum Pickering, économiste qui suit le Royaume-Uni pour Berenberg. “Les données mensuelles peuvent être volatiles mais c’est un mauvais signe à l’orée de 2019, avec l’incertitude autour du Brexit qui est à son pic et des signes de ralentissement de l’activité en zone euro et aux Etats-Unis.”

Croissance Japon : résultats toujours décevants en janvier

Croissance Japon : résultats toujours décevants en janvier

 

 

Après une année 2018 assez décevante et des perspectives pas très réjouissantes pour 2019, enfin une bonne nouvelle avec la toute petite croissance envisagée pour les services en janvier. Ceci étant,  les résultats additionnant les services et le secteur manufacturier seront au total relativement mauvais traduisant ainsi le tassement général de l’économie mondiale

L’activité dans le secteur japonais des services a en effet accéléré au mois de janvier grâce à la reprise de la demande intérieure, montrent les résultats de l’enquête PMI de Markit et Nikkei.

L’indice est ressorti à 51,6 en données corrigées des variations saisonnières contre 51,0 en décembre et demeure ainsi au-dessus du seuil des 50, qui sépare contraction et expansion, pour le 28e mois consécutif.

L’indice PMI composite, qui intègre le secteur manufacturier en plus des services, a quant à lui reculé à 50,9, après s’être établi 52,0 en décembre. (Stanley White; Arthur Connan pour le service français)

Baisse de croissance 2018 : la faute à la consommation et à la fiscalité

Baisse de croissance 2018 : la faute à la consommation et à la fiscalité

 

Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018, bien avant le mouvement des gilets jaunes. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parvient péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fera redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles.  La croissance s’est écroulée à 0,3% au dernier trimestre. C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi.

Les Français ont nettement moins consommé au cours de l’année 2018. Selon les chiffres communiqués par l’institut de statistiques public, la contribution de la demande intérieure au produit intérieur brut a marqué le pas à 1,4 point en 2018 contre 2 points l’année précédente. En moyenne annuelle, la consommation des ménages a décéléré en glissement (+0,8% contre +1,1%). Cet infléchissement est clairement visible pour la consommation dans l’alimentaire (-1,2%) et l’énergie (-0,8%) alors que la consommation de biens manufacturés (1,1%) et celles de services (1,5%) sont restées dynamiques. Pour l’économiste de l’observatoire français des conjonctures économiques OFCE, Mathieu Plane, « la consommation reste le point noir pour 2018 ». Pour expliquer ce fort ralentissement, il rappelle que « l’année a été marquée par deux épisodes. D’abord, l’année a mal débuté avec le choc fiscal constitué de la taxe carbone et de la hausse de la contribution sociale générale (CSG). Ensuite, l’effet attendu du calendrier fiscal ne s’est pas ressenti dans la consommation en fin d’année ».La comparaison des résultats par trimestre indique que la consommation a bien ralenti entre le troisième trimestre et le quatrième trimestre passant de 0,4% à 0%. Pour le dernier trimestre 2018, « les dépenses en énergie reculent de nouveau (0,4 % après 0,1 %) en raison d’une consommation de carburants peu dynamique et de températures supérieures aux normales saisonnières », relèvement les économistes de l’Insee. L’investissement a également freiné à 2,9% contre 4,7% en 2017. L’investissement des ménages est en chute libre à 2% en 2018 contre 5,6% en 2017. Du côté des entreprises non-financières, le rythme a baissé passant de 4,4% à 3,9% tout comme pour celui des administrations publiques (1,6% contre 0,7%). Entre octobre et décembre, l’investissement total est atone à 0,2% contre 1% au trimestre précédent.  En 2019, Le ralentissement marqué de la croissance en zone euro, en particulier en Allemagne et en Italie, pourraient jouer en défaveur de l’économie française. En Chine, les derniers chiffres de la croissance révèlent un véritable essoufflement de l’activité. La plupart des organismes de statistiques ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2018 et 2019.

Croissance : l’Allemagne tutoie la stagnation

Croissance : l’Allemagne tutoie la stagnation

 

La croissance allemande s’est écroulée au cours du second semestre 2018. Après un recul du PIB au troisième trimestre (-0.2%), l’Allemagne enregistre une toute petite croissance de 0,1 % au quatrième trimestre. Au final, le PIB augmentera seulement de 1,5 % entre parenthèse (comme France) soit presque un point de moins que ce qu’envisageaient les experts en début d’année 2018.

 

L’économie allemande devrait donc avoir enregistré au quatrième trimestre 2018 une croissance de 0,1% environ, ce qui éviterait à la première économie d’Europe une récession technique après la contraction du troisième trimestre, a déclaré jeudi l’institut d’études économiques IfW.  Le produit intérieur brut (PIB) allemand a donc augmenté de 1,5% sur l’ensemble de l’an dernier selon la toute première estimation publiée par l’institut fédéral Destatis. S’il est confirmé, ce chiffre marquera la plus mauvaise performance de l’économie allemande en cinq ans. La croissance de l’Allemagne s’inscrit dans une baisse tendancielle inquiétante pour toute la zone euro y compris pour la France dans la mesure où l’Allemagne est le première partenaire commercial. Pour 2019, l’Allemagne ne prévoit qu’une perspective de croissance de 1 % pour le PIB. En cause évidemment le n’être tassement de la conjoncture internationale en particulier en Chine

Chute de croissance 2018: la faute à la consommation et à la fiscalité

Chute de croissance : la faute à la consommation et à la fiscalité

 

Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018, bien avant le mouvement des gilets jaunes. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parvient péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fera redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles.  La croissance s’est écroulée à 0,3% au dernier trimestre. C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi.

Les Français ont nettement moins consommé au cours de l’année 2018. Selon les chiffres communiqués par l’institut de statistiques public, la contribution de la demande intérieure au produit intérieur brut a marqué le pas à 1,4 point en 2018 contre 2 points l’année précédente. En moyenne annuelle, la consommation des ménages a décéléré en glissement (+0,8% contre +1,1%). Cet infléchissement est clairement visible pour la consommation dans l’alimentaire (-1,2%) et l’énergie (-0,8%) alors que la consommation de biens manufacturés (1,1%) et celles de services (1,5%) sont restées dynamiques. Pour l’économiste de l’observatoire français des conjonctures économiques OFCE, Mathieu Plane, « la consommation reste le point noir pour 2018 ». Pour expliquer ce fort ralentissement, il rappelle que « l’année a été marquée par deux épisodes. D’abord, l’année a mal débuté avec le choc fiscal constitué de la taxe carbone et de la hausse de la contribution sociale générale (CSG). Ensuite, l’effet attendu du calendrier fiscal ne s’est pas ressenti dans la consommation en fin d’année ».La comparaison des résultats par trimestre indique que la consommation a bien ralenti entre le troisième trimestre et le quatrième trimestre passant de 0,4% à 0%. Pour le dernier trimestre 2018, « les dépenses en énergie reculent de nouveau (−0,4 % après −0,1 %) en raison d’une consommation de carburants peu dynamique et de températures supérieures aux normales saisonnières », relèvement les économistes de l’Insee. L’investissement a également freiné à 2,9% contre 4,7% en 2017. L’investissement des ménages est en chute libre à 2% en 2018 contre 5,6% en 2017. Du côté des entreprises non-financières, le rythme a baissé passant de 4,4% à 3,9% tout comme pour celui des administrations publiques (1,6% contre 0,7%). Entre octobre et décembre, l’investissement total est atone à 0,2% contre 1% au trimestre précédent.  En 2019, Le ralentissement marqué de la croissance en zone euro, en particulier en Allemagne et en Italie, pourraient jouer en défaveur de l’économie française. En Chine, les derniers chiffres de la croissance révèlent un véritable essoufflement de l’activité. La plupart des organismes de statistiques ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2018 et 2019.

Croissance France: ralentissement, 1,5% en 2018

Croissance France: ralentissement,  1,5% en 2018

L’atonie de la consommation (stagnation au  4ème) trimestre est grandement responsable du tassement de la croissance. La preuve sans doute qu’il existe dans le pays un sérieux problème de pouvoir d’achat surtout après les hausses  de fiscalité.  limitée à 1.5% en 2018 pour 1.7% prévus par le gouvernemenet et 2.3%( comme en 2017)  escomptés par les expert au début de l’année. La croissance en France s’est élevée à 1,5% en 2018, contre 2,3% en 2017, malgré un résultat légèrement supérieur aux attentes au quatrième trimestre, où le produit intérieur brut a augmenté de 0,3%, selon une première estimation publiée par l’Insee mercredi. Les dépenses de consommation des ménages ont fortement ralenti au dernier trimestre 2018,  » et affichant une croissance nulle contre 0,4% au trimestre précédent.  Le commerce extérieur a soutenu l’économie au quatrième trimestre, ainsi que la production totale de biens et services, en hausse de 0,4%, tandis que l’investissement est resté « atone » et que les variations de stocks ont pesé négativement de 0,1 point sur la croissance du produit intérieur brut. Sur l’année, les exportations progressent de 3,1% (contre 4,7% en 2017), mais moins que les importations qui gagnent 1,1% (contre 4,1%). « Par conséquent, les échanges extérieurs contribuent davantage à l’activité en 2018 qu’en 2017 (+0,6 point après +0,1 point) », constate l’Institut national des statistiques.

 

 

Croissance des risques de ralentissement prononcé (Delaigue, Philippe, économistes)

 Croissance des risques de ralentissement prononcé (Delaigue, Philippe, économistes)

 

Avec Delaigue, Philippe, économistes analysent les risques de ralentissement de la croissance dans une interview sur Atlantico.

Alors que les derniers indicateurs de la zone euro laissent entrevoir un ralentissement prononcé de l’activité économique du continent, notamment en Allemagne, en France, ou encore en Italie, quels seraient les moyens concrets dont disposent les gouvernements pour y faire face ? Que pourraient-ils faire aujourd’hui ?

Alexandre Delaigue : Cela fait un petit moment que l’on attend un ralentissement économique mais on n’attendait pas spécialement qu’il touche l’Europe continentale de cette manière. Les facteurs qui génèrent ce ralentissement économique sont de plusieurs ordres. D’une part une inquiétude sur le commerce mondial, et, de l’autre côté, le ralentissement constaté de plusieurs partenaires de l’Union européenne, dont le premier est la Chine, ou la baisse est assez marquée et assez rapide. On pourrait également souligner les inquiétudes relatives au Brexit. Mais cela revient surtout à s’inquiéter autour d’un modèle économique international qui était celui de grandes chaînes de valeur décentralisées et dans lesquelles passaient un grand nombre de pays. L’Allemagne était très bien parvenue à tirer son épingle du jeu dans ce modèle qui, avec le protectionnisme et la constitution d’une série de blocs (Chine d’un côté, Etats-Unis de l’autre); se retrouve perturbé. L’Allemagne est donc concernée en premier lieu.

Par rapport à ces causes fondamentales, il y en a beaucoup pour lesquelles l’Europe ne peut pas faire grand-chose. Ils peuvent toujours essayer de maintenir les liens commerciaux pour essayer, autant que possible, de préserver l’existant mais il y a beaucoup de facteurs qui échappent totalement à leur contrôle et à leurs capacités d’action, à commencer par exemple par la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, ou la conjoncture en Chine.

Il y a un autre facteur qui joue qui est la politique monétaire de la Banque centrale européenne qui, normalement, était censée profiter de conditions économiques favorables pour cesser sa politique de soutien monétaire à l’activité. La première chose qui pourrait se passer dans ces conditions serait que la BCE retarde un petit peu ce qu’elle avait anticipé- c’est-à-dire un resserrement progressif des taux d’intérêt – et qu’elle maintienne un petit peu plus longtemps sa politique de soutien à l’activité économique. Mais il faut bien dire que la BCE n’est pas dans de très bonnes conditions pour soutenir l’activité parce que les taux sont déjà très bas ; beaucoup de mesures monétaires ont déjà été entreprises, et tout ce que l’on peut espérer est que ces mesures soient maintenues.

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La deuxième chose serait de soutenir la demande intérieure en Europe par le biais de plans de relance budgétaires mais là aussi, de tels plans paraissent plutôt difficiles parce qu’un certain nombre de pays ont déjà des niveaux d’endettement assez élevés et vont avoir du mal à encore élever ce niveau sans générer une réaction d’inquiétude des marchés financiers. D’autres pays disposent par contre de marges de manœuvre budgétaires, mais la question est de savoir si ces pays seront désireux de le faire. On pense ici à la question de l’Allemagne en particulier.

Philippe Waechter : Oui les données du mois de janvier suggèrent un net ralentissement de l’activité économique. D’une phase encore en expansion à l’été dernier, l’économie de la zone Euro ralentit à une vitesse qui n’avait pas été anticipée. Cela est observé dans le secteur manufacturier et dans les services aussi. C’est cette bascule qui est préoccupante et elle s’observe dans les trois grands pays de la zone. On peut avoir la perception d’une économie qui s’étouffe.
L’explication immédiate est le ralentissement du commerce mondial. En novembre les échanges ralentissent franchement. Les pays d’Asie qui avaient été le fer de lance de la croissance semblent ralentir rapidement au regard de cet indicateur. Cela fait ressortir la crainte d’une forte inflexion de l’activité en Chine.
L’autre raison est le rapprochement de l’échéance sur le Brexit. Normalement le 29 mars, le Royaume Uni quitte l’Union Européenne. Cela crée forcément de l’incertitude économique et sur les institutions.

Inverser la tendance lorsqu’elle s’inscrit à la baisse est un des rôles de la politique économique. Elle peut être d’autant plus nécessaire si le ralentissement constaté en zone Euro résulte d’une expansion plus réduite des échanges internationaux. Les entreprises domestiques sont pénalisées par la conjoncture internationale dont la faiblesse doit être compensée par une politique économique active. En théorie, la politique monétaire est la meilleure arme pour y faire face. Cependant, celle-ci est déjà très accommodante et les marges disponibles apparaissent réduites à moins qu’en mars prochain, lors de la prochaine réunion de la BCE, Mario Draghi ne sorte une nouvelle arme que l’on n’imagine pas pour l’instant. L’autre possibilité de soutien à la demande domestique résulte de la politique budgétaire, c’est-à-dire l’acceptation d’un déficit public un peu plus élevé pour compenser le ralentissement observé. C’est une thématique qui n’est pas à la mode en Europe. Cela serait en contradiction avec les règles budgétaires puisque le choc qui heurte l’économie n’est pas encore franchement avéré. En outre, le niveau de la dette publique est un frein pour beaucoup alors que dans une conférence récente de l’American Economic Association, son président, le français Olivier Blanchard, suggérait de recourir éventuellement à la dette pour faire face à des situations de ce type car le coût est plus réduit que l’acceptation d’un ralentissement brutal et persistant.
En d’autres termes, la politique économique a actuellement une capacité limitée voire inexistante à inverser la tendance au ralentissement.

Quelles sont les actions qui pourraient s’avérer nécessaire mais qui ont peu de chance de se réaliser en raison des différents rapports de force mondiaux ?

Alexandre Delaigue : Encore une fois, en Europe, du point de vue des politiques budgétaire, la contrainte qui s’impose est la contrainte des traités qui limitent assez drastiquement la capacité des pays à utiliser cet instrument de la relance budgétaire. Il faudrait vraiment un changement assez significatif pour que l’on puisse envisager, au niveau des politiques européennes, que les pays puissent entreprendre ce genre de choses. Pour l’instant, tout ce qui pourrait être un plan global de relance européen est des initiatives qui ont été abandonnées, et les pays européens font l’objet de pressions significatives pour réduire leurs déficits. Pour l’instant, sauf grand changement dans les politiques européennes, on ne voit pas une relance budgétaire se produire, même en cas de difficultés économiques significatives.

Philippe Waechter : Si le ralentissement est effectivement très marqué et finalement plus global qu’attendu, on pourrait imaginer une relance concertée à l’échelle de la planète afin de limiter le risque de basculer vers une croissance trop lente qui pénaliserait l’emploi partout dans le monde. Cela parait peu réaliste, personne ne souhaitant mettre en place une telle stratégie. Aux USA d’abord où la politique budgétaire a déjà été très accommodante en 2018 et un déficit public déjà très important. Il parait peu imaginable d’aller au-delà surtout au regard de l’impact limitée des mesures mises en œuvre par Trump. En Chine, le gouvernement fait face à une situation complexe. La politique économique y est très active et depuis un bon moment afin de lisser les ajustements forcément très importants à l’échelle du pays. Une coopération internationale ne semble plus avoir la même priorité qu’il y a quelques années pour les chinois. En Europe, n’imaginons pas une telle stratégie. D’abord pour les raisons évoquées plus haut mais aussi parce qu’il faudrait imaginer une stratégie coordonnée et coopérative au sein même de l’Europe et cela parait complexe alors que la bataille pour les élections au Parlement européen ne fait que démarrer. Cette longue bataille montrera probablement, si l’on prolonge les orientations actuelles, vers une plus grande hétérogénéité des comportements nationaux.  De  nombreux pays ne pas vouloir respecter les règles de fonctionnement alors mettre en place une stratégie concertée semble aujourd’hui trop ambitieux.
Par le passé, les banques centrales ont joué le jeu d’un basculement vers davantage d’accommodation et de façon coordonnée face à un choc. Une telle option parait complexe à imaginer aujourd’hui alors qu’aucune banque centrale n’est franchement restrictive. Les marges de repli et le choc de liquidité que cela provoquerait semblent réduits. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de comportements coordonnés mais il me semble que l’on ne pourra pas en attendre autant que par le passé.

 

À partir de là, à quel scénario peut-on s’attendre pour 2019 ?

Alexandre Delaigue : Je n’aime pas faire de pronostics en matière conjoncturelle, mais d’un point de vue qualitatif il faut noter que la situation est tout de même relativement inquiétante. Parce que la conjoncture ralentit et que les moyens pour améliorer les choses ne sont pas forcément disponibles. Il y a également des incertitudes relatives à des incidents qui pourraient survenir dans les prochains mois, on a toujours la question du Brexit – dont on ne sait toujours pas ce qui pourrait se passer – avec une Grande-Bretagne premier partenaire économique de la zone euro. Il y a aussi les craintes d’une éventuelle guerre commerciale avec les Etats-Unis. Ces incertitudes viennent renforcer les difficultés issues du fait du ralentissement économique mondial. L’ensemble de ces facteurs fait que la situation n’est pas très rassurante.

Philippe Waechter : Au début de l’année 2019, la perception est celle d’une situation asymétrique au sein de laquelle les risques à la baisse de l’activité semblent bien plus importants que ceux suggérant une hausse de la croissance. Les risques sont connus, ce sont ceux qui taraudent l’Europe comme le Brexit ou le risque italien. Dans le premier cas il s’agir d’un risque fort sur l’activité alors que pour le second c’est un risque financier fort qui se profile puisque le déficit public sera bien plus élevé que l’accord avec la Commission Européenne. Cela se traduira encore davantage par une défiance des investisseurs vis-à-vis de la dette publique italienne. Il existe aussi un risque de ralentissement plus brutal aux USA avec la politique monétaire plus restrictive et le ralentissement du secteur immobilier. Le risque chinois existe toujours de voir une participation de la Chine à la dynamique globale un peu moins importante que par le passé. Sur ce point, n’oublions pas que les importations chinoises représentent environ 80% des importations américaines. Un ralentissement de la demande interne aurait alors une incidence forte sur les importations et donc sur la conjoncture globale via le ralentissement des achats chinois à l’extérieur.
Compte tenu des marges de manœuvre réduites pour la politique économique, on pourrait avoir une activité plus lente qu’attendue et une dynamique de l’emploi plus préoccupante. Le risque dès lors est l’incidence d’une telle situation sur l’équilibre politique. C’est là l’enjeu de l’année, rendre compatible une activité dont la progression est plus limitée et le maintien d’un équilibre politique compatible avec la démocratie.

Croissance zone euro : au plus bas depuis 2013

 

Croissance zone euro : au plus bas depuis 2013

 

 

Il se confirme que la conjoncture est particulièrement morose en ce début d’année dans la zone euro. En fait, on pourrait frôler la stagnation si l’on se fie à l’indicateur qui mesure l’activité dans le privé pour le début de l’année. Le secteur privé de la zone euro débute l’année presque à l’arrêt, à son rythme le plus faible depuis juillet 2013, montrent jeudi les premiers résultats des enquêtes mensuelles d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI « flash » composite pour la zone euro, qui regroupe le secteur manufacturier et celui des services, est tombé à 50,7, tout juste au-dessus de la barre des 50 qui sépare croissance et contraction, contre 51,1 en décembre .De son côté, l’indice flash composite IHS Markit de l’activité globale en France tombe à 47,9 en janvier et signe ainsi sa plus forte contraction de l’activité du secteur privé français depuis plus de quatre ans. Cette tendance résulte essentiellement d’un recul de l’activité dans le secteur des services, son taux de contraction affichant un plus haut de presque cinq ans, alors que la production manufacturière s’est stabilisée après s’être repliée en décembre.

Allemagne : écroulement de la croissance

Allemagne : écroulement de la croissance

 

Signe du très net ralentissement en Europe, le pays moteur voit son activité générale se tasser très sérieusement ; ce qui nécessairement aura une influence sur l’ensemble de l’union économique et en particulier sur  la France dont l’Allemagne est le premier partenaire. Après une croissance de 2,2 % en 2017, de 1,5 % en 2018 le  gouvernement allemand ne prévoit plus que 1,0% de croissance cette année, et non plus 1,8%, en raison du ralentissement économique mondial et du Brexit, écrit le Handelsblatt jeudi.  La nouvelle prévision du ministère de l’Economie, qui sera annoncée mercredi prochain, s’accompagnera d’une projection de croissance de 1,6% pour 2020, ajoute le quotidien financier. Le sentiment des investisseurs allemands s’est légèrement amélioré en janvier mais leur perception des conditions économiques actuelles est à son plus bas niveau depuis quatre ans, a montré mardi l’enquête de l’institut de conjoncture ZEW. Le ralentissement de la croissance des marchés émergents, les frictions commerciales déclenchées par Etats-Unis et le risque d’une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne en mars ont provoqué un coup de frein de l’économie allemande après neuf années d’expansion. La première économie d’Europe, également impactée par des perturbations de production dans l’industrie automobile avec l’entrée en vigueur de nouvelles normes de certification, a enregistré l’an dernier une croissance de 1,5%, le taux le plus faible en cinq ans, selon des données publiées le 15 janvier. L’institut Ifo a abaissé le mois dernier sa projection de croissance pour 2019 à 1,1% au lieu de 1,9% et le Fonds monétaire international a réduit la sienne à 1,3% cette semaine, au lieu de 1,9% également.

Baisse de la croissance : la faute aux gilets jaunes ?

Baisse de la croissance : la faute aux gilets jaunes ?

 

Il fallait trouver uen bouc émissaire : les gilets jaunes ! Les gilets jaunes vont donc devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer le FMI. Un FMI qui reprend les arguments  de Natixis filiale de BPCE contrôlé par l’Etat), bref les arguments du gouvernement.  Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 21 janvier, à Davos, en Suisse, avoir abaissé légèrement – de 0,1% – la prévision de croissance 2019 pour la France, conséquence de la fronde des « gilets jaunes » qui dure depuis plus de deux mois. Le Fonds a également abaissé la prévision d’expansion pour l’économie mondiale et de la zone euro, avec des baisses encore plus marquées pour l’Allemagne (-0,6 point) et pour l’Italie (-0,4 point). La faute aux gilets jaunes ? En France, nous avons d’ailleurs abaissé légèrement la prévision de croissance, en raison des manifestations des gilets jaunes. Gita Gopinath, cheffe économiste du FMI.  « Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées », a-t-elle ajoutée, en réponse à une question sur les risques politiques et, notamment, le mouvement des « gilets jaunes ».  Les gilets jaunes sont supposés être en grande partie responsables de l’écroulement de la croissance. Pourtant  Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018, bien avant le mouvement des gilets jaunes. . Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles.  La croissance s’est écoulée à 0,2% au quatrième trimestre. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Les achats de logements neufs, reculent ; depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017 ; C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les données de l’Insee publiées en décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Notons que les perspectives sont particulièrement mauvaises partout en Europe y compris en Allemagne qui verrait sa croissance diminuer de 0.6%. La faute aux gilets jaunes ? En fait c’est surtout le commerce qui a été affecté. Les hyper notamment ont perdu 2% de chiffres d’affaires au dernier trimestre mais pas de quoi expliquer la baisse de croissance de 2018.

 

Croissance Japon baisse des exportations

Croissance Japon baisse des exportations

Comme en Chine les exportations japonaises ont assez nettement diminué en décembre en conformité avec le tassement économique international. Les exportations japonaises sont notamment affectées par le ralentissement chinois- Les exportations japonaises ont en effet chuté de 3,8% en décembre, montrent les données publiées mercredi par le ministère des Finances, après une progression de 0,1% en novembre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 1,9%.Selon les données du ministère des Finances, les exportations vers la Chine, principal partenaire commercial du Japon, ont chuté de 7,0% en rythme annuel. Les exportations vers les Etats-Unis ont pour leur part progressé de 1,6% le mois dernier. Les importations globales du Japon ont augmenté de 1,9% sur un an en décembre, une progression inférieure à la hausse de 3,7% attendue par les économistes. La balance commerciale japonaise affiche un déficit de 55,3 milliards de yens (442 millions d’euros), nettement supérieur aux 29,5 milliards attendus. À noter aussi peut-être une influence de la dégradation de l’image du Japon dans l’affaire Renault et de la chasse à la baleine qui démontre une forme de nationalisme peu compatible avec une ouverture mondiale

Croissance 2019 en chute : la faute aux gilets jaunes ? (FMI)

Croissance 2019 en chute : la faute aux gilets jaunes  ? (FMI)

 

Les gilets jaunes vont devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer le FMI. Un FMI qui reprend les arguments  de Natixis filiale de BPCE contrôlé par l’Etat), bref les arguments du gouvernement.  Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 21 janvier, à Davos, en Suisse, avoir abaissé légèrement – de 0,1% – la prévision de croissance 2019 pour la France, conséquence de la fronde des « gilets jaunes » qui dure depuis plus de deux mois. Le Fonds a également abaissé la prévision d’expansion pour l’économie mondiale et de la zone euro, avec des baisses encore plus marquées pour l’Allemagne (-0,6 point) et pour l’Italie (-0,4 point). La faute aux gilets jaunes ? En France, nous avons d’ailleurs abaissé légèrement la prévision de croissance, en raison des manifestations des gilets jaunes. Gita Gopinath, cheffe économiste du FMIAFP

« Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées », a-t-elle ajoutée, en réponse à une question sur les risques politiques et, notamment, le mouvement des « gilets jaunes ».

Véronique Janod., économiste chez Netaxis développer exactement les mêmes arguments tout en reconnaissant qu’en fait la responsabilité incombait à la dégradation de l’environnement international et la dégradation depuis début 2018. . Qui reconnaît quand même l’environnement économique international reste très défavorable. (Interview de VÉRONIQUE JANOD dans   la Tribune)

 

Quelles sont vos prévisions de croissance pour 2018?

 

VÉRONIQUE JANOD -  Pour 2018, nos prévisions de croissance sont à 1,5%. Elles ont été révisées mi-décembre à la baisse en raison du mouvement des « Gilets jaunes », qui a pesé progressivement sur l’activité à partir de mi-novembre ramenant nos prévisions à leur niveau antérieur. Pendant longtemps, notre prévision de croissance pour 2018 était à 1,5%.

Quel peut être l’impact du mouvement des « Gilets jaunes » sur la consommation ?

Désormais, le mouvement a duré assez de temps pour avoir un impact négatif perceptible au niveau macroéconomique sur la consommation privée. Elle devrait croître d’à peine 0,1% au dernier trimestre.

Quelles sont vos perspectives pour cette nouvelle année ?

Pour 2019, nos prévisions de croissance ont été relevées de 1,4% à 1,8% (la plupart des experts ne prévoient que 1.3% !) Suite aux annonces de décembre du gouvernement et du président. …. SMIC, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros) visent spécifiquement à redonner du pouvoir d’achat aux ménages ayant les plus faibles revenus. In fine, plus de 11 milliards devraient être réalloués aux ménages, avec une volonté marquée du gouvernement de soutenir plus particulièrement les ménages disposant des revenus les plus faibles. Le montant total des mesures est non négligeable et devrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages qui ont la plus forte propension à consommer. Conjugué à la baisse de l’inflation, on devrait avoir une importante hausse de la consommation en 2019, qui passerait selon nos prévisions de 0,9% à 2,1% sous réserve que les prix du pétrole restent en deçà de 65 euros le baril en fin d’année.

Au niveau de l’investissement, quelles sont vos prévisions ?

Quels pourraient être les facteurs d’inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?

En 2018, les entreprises ont joué un rôle moteur pour la croissance. Avec la montée en puissance du CICE, des taux de financement relativement bas, les conditions sont restées relativement bonnes en 2018. Si la baisse de l’impôt sur les sociétés prévue en 2019 est en grande partie reportée, les entreprises étant appelées à contribuer à l’effort national pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages, la transformation du CICE en baisse pérenne des cotisations sur les bas salaires a été maintenue. Cette mesure est un geste fort en faveur de l’activité des entreprises qui devrait permettre d’améliorer davantage leurs marges…… Le ralentissement de l’emploi n’a pas été initié par le mouvement des « Gilets jaunes ». Il a débuté dès le second trimestre 2018 et s’est accentué depuis.

Comme attendu les effets de la réforme du Code du travail mettent du temps à apparaître et ne sont perceptibles qu’à moyen long terme. Cela provient en partie du fait que les acteurs doivent se l’approprier, mais également du fait que les jugements prud’homaux révèlent les limites du nouveau Code du travail au regard du droit international (convention 158 de l’OIT et charte sociale européenne) remettant en cause l’idée d’un plafond légal du barème des dommages et intérêts dans le cas de licenciement abusif. En théorie, si la croissance en 2019 accélère comme nous l’attendons depuis l’annonce des mesures de décembre, les créations d’emplois devraient se poursuivre et légèrement accélérer.

…… Face à l’impatience croissante en matière d’amélioration du marché du travail, le gouvernement se trouve dans une situation de plus en plus délicate à mesure que le temps passe pour poursuivre des réformes structurelles dans un environnement international qui devrait se dégrader en 2019.

La prolongation du mouvement des « Gilets jaunes » pourrait-elle avoir des répercussions sur le calendrier des réformes ?

Une autre source d’inquiétude est que le mouvement des « Gilets jaunes » a écorné la confiance des investisseurs étrangers en la capacité du gouvernement à réformer et à réduire les déficits et la dette qui va désormais continuer à augmenter ces prochaines années. À l’heure actuelle, avec le grand débat qui doit être lancé et durer jusqu’en mars, certaines réformes vont être reportées à l’instar de la réforme des institutions. La réforme des retraites a été décalée et celle portant sur l’assurance-chômage a été reportée de fin 2018 à début 2019. La vraie question est donc celle des marges de manœuvre du gouvernement pour continuer à réformer.

Au niveau international, quels sont les principaux facteurs d’inquiétude ?

Contrairement à début 2018, le facteur d’inquiétude principal concerne l’environnement économique international. À l’instar de ses voisins, la France devrait connaître un environnement international nettement moins porteur. Au niveau du commerce extérieur, les sources d’inquiétudes s’accumulent progressivement. Le ralentissement économique en Chine contribue à rendre l’environnement international moins porteur, affectant naturellement la demande adressée à la France. Compte tenu du développement croissant de la Chine, les politiques économiques visant à relancer l’économie chinoise devraient être plus délicates à mener que par le passé, l’environnement international pourrait de ce fait demeurer plus durablement moins porteur.

En parallèle, les tensions commerciales demeurent au niveau international en raison de la guerre commerciale sino-américaine. Pour l’instant le commerce international profite de la trêve démarrée début décembre pour 90 jours mais les incertitudes persistent, le président américain est déjà revenu sur certaines décisions par le passé. En Europe, le Brexit rajoute des incertitudes. Le Royaume-Uni reste un partenaire d’échanges important pour la zone euro et plus particulièrement pour la France. Au-delà, le ralentissement des principaux partenaires commerciaux de la France, notamment l’Allemagne et l’Italie, devrait avoir des répercussions sur l’économie française.

 

Croissance Chine : ralentissement et mauvaises perspectives

Croissance Chine : ralentissement  et mauvaises perspectives

 

 

Tassement de la croissance mais surtout baisse nette des échanges internationaux. La hausse du PIB a été de +6,6%, au dessus de l’objectif de +6,5% que s’était fixé le gouvernement et conforme à la prévision médiane de 13 analystes interrogés par l’AFP. Cette croissance annuelle, bien que proche de celle de 2016 (+6,7%), est la plus faible depuis la très mauvaise année 1990 (+3,9%) à laquelle avaient ensuite succédé des années de croissance à deux chiffres ou quasiment. Pour les échanges,  enregistre bon solde en 2018 mais c’est le résultat d’une forte baisse des imports plus importante que le recul des exports ; La tendance devrait encore être mauvaise jusqu’au moins la moitié de l’année 2019. Des chiffres qui traduisent le tassement de l’économie mondiale qui pourrait flirter avec la récession. Les exportations de Chine ont reculé de 4,4% sur un an au mois de décembre, leur plus forte baisse depuis deux ans, face à une baisse de la demande sur ses grands marchés, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 3%. Les importations chinoises ont elles aussi nettement ralenti, à 7,6% en rythme annuel, leur plus forte baisse depuis juillet 2016, alors que les analystes s’attendaient à une progression de 5%. »La croissance des exportations a diminué plus que prévu avec le ralentissement de la demande mondiale et l’impact de l’augmentation des droits de douanes américains. La croissance des importations a, elle, aussi fortement baissé en raison d’un ralentissement de la demande intérieure. Nous nous attendons à ce que les deux restent faibles dans les prochains trimestres », écrit Capital Economics dans une note. »Sachant qu’il est peu probable que la politique d’assouplissement monétaire freine la baisse de l’activité économique du pays avant le second semestre, la croissance des importations devrait rester morose. »L’excédent commercial chinois s’est établi à 57,06 milliards de dollars (49,75 milliards d’euros) le mois dernier, contre 44,71 milliards de dollars en novembre et alors que les analystes attendaient un excédent de 51,53 milliards. L’excédent commercial avec les Etats-Unis, à l’origine de la guerre commerciale entre les deux pays, s’est réduit en décembre, à 29,87 milliards de dollars contre 35,54 milliards en novembre, mais il a augmenté de 17,2% sur l’ensemble de l’année 2018, à 323,32 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis 2006. .

Croissance Chine : mauvais résultats et mauvaises perspectives

Croissance Chine : mauvais résultats et mauvaises perspectives

 

Un bon solde en 2018 mais c’est le résultat d’une forte baisse des imports plus importante que le recul des exports ; La tendance devrait encore être mauvaise jusqu’au moins la moitié de l’année 2019. Des chiffres qui traduisent le tassement de l’économie mondiale qui pourrait flirter avec la récession. Les exportations de Chine ont reculé de 4,4% sur un an au mois de décembre, leur plus forte baisse depuis deux ans, face à une baisse de la demande sur ses grands marchés, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 3%. Les importations chinoises ont elles aussi nettement ralenti, à 7,6% en rythme annuel, leur plus forte baisse depuis juillet 2016, alors que les analystes s’attendaient à une progression de 5%. »La croissance des exportations a diminué plus que prévu avec le ralentissement de la demande mondiale et l’impact de l’augmentation des droits de douanes américains. La croissance des importations a elle aussi fortement baissé en raison d’un ralentissement de la demande intérieure. Nous nous attendons à ce que les deux restent faibles dans les prochains trimestres », écrit Capital Economics dans une note. »Sachant qu’il est peu probable que la politique d’assouplissement monétaire freine la baisse de l’activité économique du pays avant le second semestre, la croissance des importations devrait rester morose. »L’excédent commercial chinois s’est établi à 57,06 milliards de dollars (49,75 milliards d’euros) le mois dernier, contre 44,71 milliards de dollars en novembre et alors que les analystes attendaient un excédent de 51,53 milliards. L’excédent commercial avec les Etats-Unis, à l’origine de la guerre commerciale entre les deux pays, s’est réduit en décembre, à 29,87 milliards de dollars contre 35,54 milliards en novembre, mais il a augmenté de 17,2% sur l’ensemble de l’année 2018, à 323,32 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis 2006. .

Croissance Chine : commerce extérieur en baisse

Croissance Chine : commerce extérieur en baisse

 

Les chiffres du commerce extérieur de la Chine constituent l’indicateur avancé de la conjoncture internationale le plus inquiétant. La baisse tant des importations que des exportations laisse présager que l’économie mondiale est menacée de récession.- Les exportations chinoises ont reculé de 4,4% sur un an en décembre, selon les données officielles publiées lundi, leur plus forte baisse depuis deux ans, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 3%.Les importations chinoises ont elles aussi nettement ralenti, à 7,6% en rythme annuel. Les analystes s’attendaient à une progression de 5%.La balance commerciale s’établit à 57,06 milliards de dollars d’excédents (49,75 milliards d’euros) pour le mois de décembre, contre 44,71 milliards de dollars en novembre. Avec les Etats-Unis, l’excédent commercial s’est réduit, ressortant en décembre à 29,87 milliards de dollars contre 35,54 milliards de dollars en novembre. Par ailleurs es prix à la production en Chine ont augmenté de 0,9% en décembre par rapport au même mois de 2017, leur plus faible progression en rythme annuel depuis septembre 2016.Ce chiffre marque un net ralentissement par rapport au mois précédent puisque leur hausse avait atteint 2,7% sur un an en novembre. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 1,6% sur un an.

Croissance mondiale: ralentissement

Croissance mondiale: ralentissement

La banque Mondiale prévoit un ralentissement en 2019 mais aussi en 2020. En cause notamment les conséquences du conflit commercial entre les deux premières puissances économiques mondiales, les Etats-Unis et la Chine ; cela  inflige déjà des dommages collatéraux, et menace de nuire davantage, à l’économie mondiale, a averti mardi la Banque mondiale. La croissance économique mondiale devrait ralentir à 2,9% en 2019, contre 3% en 2018 selon les estimations révisées à la baisse, dans un contexte de montée des risques de récession, a fait savoir mardi la Banque mondiale. Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales récemment publié, la Banque mondiale a déclaré que les perspectives de l’économie mondiale « se sont assombries » à la suite du durcissement des conditions de financement, du fait que les tensions commerciales « se sont intensifiées » mais aussi parce que certaines grandes économies émergentes et en développement ont connu des tensions importantes sur les marchés financiers. « Face à ces obstacles, la reprise dans les économies de marché émergentes et en développement a perdu son élan », a encore indiqué le rapport, qui s’attend à une croissance de 4,2% en 2019, soit une baisse de 0,5 point par rapport aux prévisions pour les économies de marché émergentes et en développement. Selon le rapport, la croissance des économies avancées devrait ralentir à 2% en 2019, contre 2,2% en 2018, selon ce rapport. Enfin, a précisé le rapport, qui a averti que l’intensification des tensions commerciales pourrait affaiblir la croissance mondiale et perturber les chaînes de valeur interconnectées au niveau mondial, « Les risques de baisse sont devenus plus graves et incluent la possibilité de mouvements désordonnés sur les marchés financiers et d’une escalade des différends commerciaux ».

 

Croissance en berne : la faute aux gilets jaunes ! (Véronique Janod, Natixis)

Croissance en berne : la faute aux gilets jaunes ! (Véronique Janod, Natixis)

 

Il fallait s’y attendre les gilets jaunes vont devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer l‘économiste de Natixis Veronique Janod. Qui reconnaît quand même l’environnement économique international reste très défavorable. (Interview la Tribune)

Quelles sont vos prévisions de croissance pour 2018?

VÉRONIQUE JANOD -  Pour 2018, nos prévisions de croissance sont à 1,5%. Elles ont été révisées mi-décembre à la baisse en raison du mouvement des « Gilets jaunes », qui a pesé progressivement sur l’activité à partir de mi-novembre ramenant nos prévisions à leur niveau antérieur. Pendant longtemps, notre prévision de croissance pour 2018 était à 1,5%.

Mais quand l’activité économique s’est révélée légèrement plus forte qu’attendu au troisième trimestre, notamment grâce aux promotions automobiles qui ont boosté la consommation cet été, nos prévisions avaient été relevées à 1,6%. Car, même en intégrant un contrecoup de la consommation au dernier trimestre, il semblait difficile de ne pas atteindre 0,3% de croissance de la consommation privée compte tenu du ralentissement attendu de l’inflation, du « Black Friday » et des fêtes de fin d’année. C’était sans compter le mouvement des « Gilets jaunes » qui a mis un terme à ces révisions.

Quel peut être l’impact du mouvement des « Gilets jaunes » sur la consommation ?

Désormais, le mouvement a duré assez de temps pour avoir un impact négatif perceptible au niveau macroéconomique sur la consommation privée. Elle devrait croître d’à peine 0,1% au dernier trimestre. Nous n’attendons toutefois pas de recul de la consommation, car les fêtes de Noël sont propices à la consommation et les blocages n’ont débuté que mi-novembre, n’affectant pas la première moitié du trimestre. Depuis les annonces du président de la République le 10 décembre dernier, le mouvement des « Gilets jaunes » s’affaiblit. Les deux derniers samedis du mois de décembre semblent avoir été plus favorables à la consommation. On pourrait donc enregistrer un certain rattrapage sur ces week-ends. In fine sur l’ensemble de l’année, la consommation privée sera en deçà de ce que l’on prévoyait avant le mouvement et devrait être proche de 0,9%.

Quelles sont vos perspectives pour cette nouvelle année ?

Pour 2019, nos prévisions de croissance ont été relevées de 1,4% à 1,8% suite aux annonces de décembre du gouvernement et du président. Si l’impact économique des « Gilets jaunes » est clairement négatif au dernier trimestre 2018, il devrait être positif en 2019. Le ralentissement, tout au long de l’année 2018, résultait en partie de l’affaiblissement du pouvoir d’achat des ménages induit par une forte remontée de l’inflation.

Or les concessions accordées par le gouvernement vont contribuer à réduire l’inflation, qui en parallèle profite déjà de la baisse du prix du pétrole au niveau mondial. La suspension durant toute l’année 2019 des hausses de taxes sur les carburants liées à la composante carbone et à la convergence diesel/essence et la stabilité des tarifs de l’électricité et du gaz jusqu’en juin vont contribuer à faire baisser l’inflation pour l’ensemble des acteurs économiques. Les prix du pétrole ont été très volatils l’année dernière avec une très forte augmentation jusqu’à début octobre suivie d’un effondrement. La stabilisation des prix du pétrole autour de 60 euros le baril contribuera également à faire diminuer l’inflation l’année prochaine. D’après nos prévisions, l’inflation (IPC) diminuera de 2,1% à 1,2% en moyenne en 2019, revenant à son niveau de 2017. Cet affaiblissement de l’inflation devrait jouer en faveur de la consommation.

Car au-delà de la baisse de l’inflation qui profite à tous, un certain nombre des mesures annoncées le 10 décembre (augmentation de la prime d’activité, défiscalisation de la prime exceptionnelle réservée aux salariés rémunérés en deçà de 3 SMIC, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros) vise spécifiquement à redonner du pouvoir d’achat aux ménages ayant les plus faibles revenus. In fine, plus de 11 milliards devraient être réalloués aux ménages, avec une volonté marquée du gouvernement de soutenir plus particulièrement les ménages disposant des revenus les plus faibles. Le montant total des mesures est non négligeable et devrait redonner du pouvoir d’achat aux ménages qui ont la plus forte propension à consommer. Conjugué à la baisse de l’inflation, on devrait avoir une importante hausse de la consommation en 2019, qui passerait selon nos prévisions de 0,9% à 2,1% sous réserve que les prix du pétrole restent en deçà de 65 euros le baril en fin d’année.

Au niveau de l’investissement, quelles sont vos prévisions ?

Concernant l’investissement, certaines sociétés ont été affectées par les blocages et les violences. Nous nous attendons donc à un ralentissement un peu plus marqué qu’initialement pressenti de l’investissement des entreprises au T4. L’investissement résidentiel était lui déjà en recul au T3 en rythme trimestriel. Il devrait néanmoins croître autour de 1,6% en moyenne annuelle. L’investissement des administrations publiques devrait également ralentir à 1% en 2018 contre de 1,4% en 2017. La contribution du commerce extérieur à la croissance devrait, quant à elle, être positive, proche de 0,6 point de pourcentage du PIB, les importations ayant nettement plus ralenti que les exportations.

Quels pourraient être les facteurs d’inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?

En 2018, les entreprises ont joué un rôle moteur pour la croissance. Avec la montée en puissance du CICE, des taux de financement relativement bas, les conditions sont restées relativement bonnes en 2018. Si la baisse de l’impôt sur les sociétés prévue en 2019 est en grande partie reportée, les entreprises étant appelées à contribuer à l’effort national pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages, la transformation du CICE en baisse pérenne des cotisations sur les bas salaires a été maintenue. Cette mesure est un geste fort en faveur de l’activité des entreprises qui devrait permettre d’améliorer davantage leurs marges.

Par ailleurs les entreprises devraient continuer de profiter de la faiblesse des taux d’intérêt, le relèvement des taux directeurs par la BCE n’étant pas attendu avant décembre 2019. Sous réserve que la trêve de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine tienne, le cumul exceptionnel de la perception en 2019 du CICE sur l’activité de 2018 et de la baisse pérenne des charges devrait permettre de maintenir la dynamique de l’investissement des entreprises à un niveau proche de celui de 2017.

Si l’environnement financier devait demeurer porteur pour les entreprises, les inquiétudes concernant le marché du travail demeurent, en raison des difficultés persistantes d’adéquation entre les compétences recherchées par les entreprises et celles offertes par les demandeurs d’emploi, le chômage étant désormais proche de son niveau structurel. Le ralentissement de l’emploi n’a pas été initié par le mouvement des « Gilets jaunes ». Il a débuté dès le second trimestre 2018 et s’est accentué depuis.

Comme attendu les effets de la réforme du Code du travail mettent du temps à apparaître et ne sont perceptibles qu’à moyen long terme. Cela provient en partie du fait que les acteurs doivent se l’approprier, mais également du fait que les jugements prud’homaux révèlent les limites du nouveau Code du travail au regard du droit international (convention 158 de l’OIT et charte sociale européenne) remettant en cause l’idée d’un plafond légal du barème des dommages et intérêts dans le cas de licenciement abusif. En théorie, si la croissance en 2019 accélère comme nous l’attendons depuis l’annonce des mesures de décembre, les créations d’emplois devraient se poursuivre et légèrement accélérer.

Mais les problèmes d’appariement entre les qualifications offertes et demandes laissent craindre une dynamique moins favorable. Or les réformes récemment votées en matière de formation professionnelle et d’apprentissage, si elles vont dans le bon sens, ne vont pas apporter de réponses à court terme. La réduction du chômage demeure un véritable défi en France où il demeure bien supérieur au niveau européen. Face à l’impatience croissante en matière d’amélioration du marché du travail, le gouvernement se trouve dans une situation de plus en plus délicate à mesure que le temps passe pour poursuivre des réformes structurelles dans un environnement international qui devrait se dégrader en 2019.

La prolongation du mouvement des « Gilets jaunes » pourrait-elle avoir des répercussions sur le calendrier des réformes ?

Une autre source d’inquiétude est que le mouvement des « Gilets jaunes » a écorné la confiance des investisseurs étrangers en la capacité du gouvernement à réformer et à réduire les déficits et la dette qui va désormais continuer à augmenter ces prochaines années. À l’heure actuelle, avec le grand débat qui doit être lancé et durer jusqu’en mars, certaines réformes vont être reportées à l’instar de la réforme des institutions. La réforme des retraites a été décalée et celle portant sur l’assurance-chômage a été reportée de fin 2018 à début 2019. La vraie question est donc celle des marges de manœuvre du gouvernement pour continuer à réformer.

Au niveau international, Macron était perçu comme un chef d’état capable de réformer sans engendrer de grand mouvement de contestation. Avec les « Gilets jaunes », le pays a connu l’inverse. Une mobilisation relativement modérée, les manifestants n’ayant jamais atteint plus de 300.000 personnes dans toute la France selon le ministère de l’Intérieur, est parvenue à obtenir d’importantes concessions en termes financiers de la part du gouvernement en raison du fort soutien que ce mouvement a su obtenir de l’opinion publique.

Au niveau international, quels sont les principaux facteurs d’inquiétude ?

Contrairement à début 2018, le facteur d’inquiétude principal concerne l’environnement économique international. À l’instar de ses voisins, la France devrait connaître un environnement international nettement moins porteur. Au niveau du commerce extérieur, les sources d’inquiétudes s’accumulent progressivement. Le ralentissement économique en Chine contribue à rendre l’environnement international moins porteur, affectant naturellement la demande adressée à la France. Compte tenu du développement croissant de la Chine, les politiques économiques visant à relancer l’économie chinoise devraient être plus délicates à mener que par le passé, l’environnement international pourrait de ce fait demeurer plus durablement moins porteur.

En parallèle, les tensions commerciales demeurent au niveau international en raison de la guerre commerciale sino-américaine. Pour l’instant le commerce international profite de la trêve démarrée début décembre pour 90 jours mais les incertitudes persistent, le président américain est déjà revenu sur certaines décisions par le passé. En Europe, le Brexit rajoute des incertitudes. Le Royaume-Uni reste un partenaire d’échanges important pour la zone euro et plus particulièrement pour la France. Au-delà, le ralentissement des principaux partenaires commerciaux de la France, notamment l’Allemagne et l’Italie, devrait avoir des répercussions sur l’économie française.

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