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Coronavirus et économie : aucune croissance en France en 2020

Coronavirus et économie :  aucune croissance en France en 2020

Ce n’est pas exactement ce que dit le ministre français de l’économie et des finances puisqu’il ne veut avancer aucun chiffre. En fait,  il rappelle qu’au départ il avait indiqué que la perte du virus pourrait atteindre 0,1 point de PIB  en 2020. Il explique maintenant que cette prévision supposait que l’épidémie soit mitée à la Chine. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire depuis que épidémie s’est installée en France ne veut pas annoncer de nouveaux chiffres. La vérité c’est que la France risque de stagner  voir même de tomber dans le rouge,  d’ailleurs commencent  à l’indiquer les tendances aussi bien de la consommation des ménages que du secteur manufacturier.

“Le seul chiffre que j’ai avancé, c’est 0,1 point de croissance en moins pour la France (en 2020, NDLR) tant que l’épidémie était limitée à la Chine”, a-t-il rappelé sur France 2.

“Maintenant que l’épidémie touche beaucoup plus de pays, notamment la France et d’autres pays européens, l’impact du coronavirus sur la croissance française sera beaucoup plus significatif (…) mais je ne veux pas avancer de chiffre précis”, a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire a par ailleurs annoncé que les ministres des Finances du G7 se concerteraient par téléphone dans la semaine pour coordonner leur réponse aux effets de cette crise mondiale de santé publique.

L’objectif est que “cet impact dont nous savons qu’il sera important pour la croissance soit le moins durable possible”, a indiqué le ministre.

Le ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs répété que le gouvernement se tenait prêt à prendre toutes les mesures de soutien nécessaires pour aider les entreprises à faire face à la crise sanitaire.

“Nous débloquerons ce qu’il faudra”, a-t-il dit, rappelant que les pouvoirs publics avaient accepté des mesures de chômage partiel pour les entreprises, une décision qui a un coût pour les finances publiques.

Promettant une “solidarité totale” à tous les entrepreneurs, le ministre a ajouté que la Banque publique d’investissement (BPI) se porterait garante de tous les prêts de trésorerie dont les PME pourraient avoir besoin “pour passer ce moment difficile”.

Les pouvoirs publics, a-t-il ajouté, sont déterminés à “accompagner et soutenir” tous les secteurs touchés, à commencer par l’hôtellerie, la restauration, le transport aérien et l’événementiel qui sont, a-t-il dit, les plus perturbés par l’épidémie.

Le nombre de cas confirmés de coronavirus en France est désormais de 190 personnes. Il paraît évident que l’ampleur possible de l’épidémie provoquera des conséquences qui ne pourront jamais être atténuées par les mesures du gouvernement car tous les secteurs risquent d’être impactés. L’industrie manufacturière bien sûr du fait du ralentissement de la demande et de la désorganisation des chaînes de production et de distribution. Aussi l’agriculture dont les marchés sont déjà atteints enfin les services notamment qui mettent en contact des personnes.

Croissance France: L’activité manufacturière vers le rouge

 

Depuis plusieurs mois déjà,  le niveau de l’activité manufacturière se tasse ; elle même passe dans le rouge en février. Le virus chinois n’est pas le premier responsable de cette tendance à la baisse qui s’inscrit dans une évolution structurelle. Ce virus va cependant accélérer l’affaiblissement économique ; Maintenant on s’attend à une croissance nulle voire négative en 2020. L’indice PMI des directeurs d’achat, qui mesure la performance globale du secteur sur la base des données recueillies auprès d’un panel de 400 entreprises opérant en France, est passée sous le seuil des 50, à 49,8, contre 51,1 en janvier, selon un communiqué. Un niveau inférieur à 50 points signale un repli de l’activité, tandis qu’une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion.

Si la production en elle-même a légèrement reculé pour la première fois depuis quatre mois, c’est surtout la chute du niveau des nouvelles commandes qui explique cette contraction. « Les répercussions de l’épidémie de coronavirus se sont étendues au secteur manufacturier français en février, comme en témoignent de nombreuses entreprises qui attribuent la baisse de leurs carnets de commandes à la crise sanitaire », a commenté Eliot Kerr, économiste à IHS Markit, cité dans le communiqué.

L’impact le plus sévère se retrouve sur les chaînes d’approvisionnement: « l’indice des délais de livraison des fournisseurs affiche en effet un plus bas d’un an, de nombreuses entreprises interrogées attribuant les retards de livraison d’intrants aux perturbations liées à l’épidémie », a-t-il ajouté.

 

L’épidémie vient par ailleurs s’ajouter à un contexte difficile, avec l’affaiblissement du secteur automobile et l’arrêt de la production du Boeing 737 Max, qui a pénalisé de nombreux sous-traitants de l’avionneur.

Croissance Chine : un écroulement historique

Croissance Chine : un écroulement  historique

 

 

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé en février à 35,7, après 50,0 le mois précédent, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), nettement en dessous du seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice PMI de 46,0.

Ces données présentent un premier aperçu officiel de l’état de l’économie chinoise depuis que l’épidémie de coronavirus est apparue en décembre dernier, faisant près de 3.000 morts dans le pays. L’économie chinoise devrait subir un nouveau coup dur au premier trimestre de cette année, ce qui pourrait inciter le gouvernement chinois à déployer des mesures de relance supplémentaires. L’activité dans le secteur chinois des services s’est également contractée à un rythme record. L’indice PMI officiel du secteur s’est établi à 29,6 en février, après 54,1 en janvier, montrent les données du BNS.

L’économie de la Chine est davantage tournée vers le secteur des services depuis l’épidémie de Sras en 2002-2003 et représente désormais environ 60% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Les secteurs des transports, du tourisme, de la restauration et du divertissement ont été durement touchés depuis l’apparition du virus, les gens évitant les zones surpeuplées.

Un plongeon qui aura évidemment des conséquences sur l’activité mondiale. En général, on considère qu’une baisse d’un point de croissance en Chine ( qui pourrait passer de 6 % d’augmentation du PIB  à 5 % si l’infection est maîtrisée avant l’été) se traduit par une diminution de 0,2 % de la croissance mondiale. Le problème, c’est qu’on ne connaît ni l’ampleur ni la durée et évidemment les conséquences mondiales de la crise chinoise.

La croissance mondiale pourrait ainsi perdre aussi un point passant de 3 % à 2 % si la propagation du virus chinois n’est pas maîtrisée avant l’été. La conséquence pour  l’Europe ne sera pas négligeable puisque les perspectives d’activité étaient déjà très modestes en 2020 autour de 1 % de croissance. Du coup, nombre de pays pourraient tutoyer la stagnation voire la récession. Témoin déjà par exemple la France avec de très mauvais chiffres d’une consommation des ménages en janvier qui vont peser sur l’activité générale.

Croissance Chine : un plongeon historique

Croissance Chine : un plongeon historique

 

 

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé en février à 35,7, après 50,0 le mois précédent, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), nettement en dessous du seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice PMI de 46,0.

Ces données présentent un premier aperçu officiel de l’état de l’économie chinoise depuis que l’épidémie de coronavirus est apparue en décembre dernier, faisant près de 3.000 morts dans le pays. L’économie chinoise devrait subir un nouveau coup dur au premier trimestre de cette année, ce qui pourrait inciter le gouvernement chinois à déployer des mesures de relance supplémentaires. L’activité dans le secteur chinois des services s’est également contractée à un rythme record. L’indice PMI officiel du secteur s’est établi à 29,6 en février, après 54,1 en janvier, montrent les données du BNS.

L’économie de la Chine est davantage tournée vers le secteur des services depuis l’épidémie de Sras en 2002-2003 et représente désormais environ 60% du produit intérieur brut (PIB) du pays. Les secteurs des transports, du tourisme, de la restauration et du divertissement ont été durement touchés depuis l’apparition du virus, les gens évitant les zones surpeuplées.

Un plongeon qui aura évidemment des conséquences sur l’activité mondiale. En général, on considère qu’une baisse d’un point de croissance en Chine ( qui pourrait passer de 6 % d’augmentation du PIB  à 5 % si l’infection est maîtrisée avant l’été) se traduit par une diminution de 0,2 % de la croissance mondiale. Le problème, c’est qu’on ne connaît ni l’ampleur ni la durée et évidemment les conséquences mondiales de la crise chinoise.

La croissance mondiale pourrait ainsi perdre aussi un point passant de 3 % à 2 % si la propagation du virus chinois n’est pas maîtrisée avant l’été. La conséquence pour  l’Europe ne sera pas négligeable puisque les perspectives d’activité étaient déjà très modestes en 2020 autour de 1 % de croissance. Du coup, nombre de pays pourraient tutoyer la stagnation voire la récession. Témoin déjà par exemple la France avec de très mauvais chiffres d’une consommation des ménages en janvier qui vont peser sur l’activité générale.

Croissance Japon-: une inflation encore très insuffisante

Croissance Japon-: une inflation encore très insuffisante

L’inflation en général témoigne de la dynamique de l’activité économique. Le problème c’est qu’au Japon, on constate un net de tassement dû en particulier à la situation de la Chine. Nombre d’entreprises ont  des surcapacités de production par rapport à la demande et les prix ont tendance à stagner- La petite hausse constatée des prix à la consommation est loin de l’objectif de 2 % visés qui correspondraient à une nette reprise de la croissance. Les prix à la consommation au Japon ont légèrement augmenté en janvier, à un rythme plus important que le mois précédent, selon les statistiques officielles publiées vendredi, mais l’inflation reste très éloignée de l’objectif de la Banque du Japon (BoJ).

L’indice national des prix à la consommation (CPI), qui inclut les produits pétroliers mais exclut les produits alimentaires frais, a progressé le mois dernier de 0,8% en rythme annuel, loin de l’objectif d’inflation de 2% annuel de la BoJ.

Il s’agit d’une hausse conforme au consensus, après +0,7% en décembre en rythme annuel.

D’après les statistiques, les prix de détail hors énergie et produits alimentaires frais, l’étalon d’inflation de référence pour la BoJ, ont augmenté en janvier de 0,8% en rythme annuel, contre +0,9% le mois précédent.

La publication des données officielles intervient après la publication cette semaine de plusieurs indicateurs qui mettent en évidence une économie fragile.

L’économie japonaise s’est contractée de 6,3% en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, son déclin le plus important en six ans. (Tetsushi Kajimoto, version française Arthur Connan)

Croissance États-Unis : petite hausse du chômage

Croissance États-Unis : petite hausse du chômage

 

Une petite hausse du chômage qui témoigne du manque de dynamisme de l’activité économique. Suite au tassement économique, les inscriptions lors de la semaine au 15 février se sont élevées à 210.000, un chiffre en ligne avec les attentes, contre 206.000 (révisé en hausse de 1.000 emplois) la semaine précédente. La moyenne mobile sur quatre semaines s’établit à 209.000 contre 212.250 (révisé) la semaine précédente.

Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités est ressorti à 1,73 million lors de la semaine au 8 février (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,70 million la semaine précédente.

Coronavirus : croissance mondiale menacée( FMI )

Coronavirus : croissance mondiale menacée ( FMI )

 

 Le Fonds monétaire international fait  moins dans la dentelle que l’organisation mondiale de la santé. L’OMS en effet ne cesse de reprendre à son compte des informations très douteuses relatives au virus chinois alors que vraisemblablement le nombre d’infectés et de décès est peut-être 10 fois supérieures au chiffre officiel annoncé par les chinois . Le pire , c’est que des interrogations subsistent quant à la nature même de ce virus et à son mode de propagation, donc au risques globaux de pandémie mondiale. Ce que dit clairement le fonds monétaire international : « Nous ne connaissons pas la nature exacte de ce virus, nous ne savons pas à quelle vitesse la Chine sera capable de le contenir et s’il va se répandre (davantage) dans le monde, ce que nous savons c’est que cela affectera les chaînes de valeurs à échelle mondiale » .

Alors que les évaluations sont particulièrement difficiles, certains projettent déjà que la Chine pourrait abandonner plus d’un point de croissance en 2020 passants ainsi de 6,1 à 5 %. Pour l’ensemble de l’économie mondiale, certains prévoient une baisse de 1 % sur les prévisions alors  que ces dernières prévisions du FMI avant le virus envisageaient une progression de 3,3 %. Il est clair que les  tentatives d’évaluation sont particulièrement sujettes à caution tant qu’ on ne sera pas en capacité de mesurer d’une part la durée de la pandémie d’autre part son extension géographique. Ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que la quasi paralysie de nombre de secteurs en Chine va perturber fortement les chaînes d’approvisionnement et de distribution étrangères notamment américaines

Mercredi, Mme Georgieva  du FMI avait indiqué sur la chaîne de télévision américaine CNBC que le scénario le plus probable était une forte baisse des activités en Chine suivie d’une reprise rapide et d’un impact mondial in fine relativement limité, soulignant que cela avait le cas durant l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 299 morts en 2002-2003.

Si la Chine réussit à contenir l’épidémie,  »il pourrait y avoir une petite baisse et un rebond très rapide », a-t-elle réitéré dimanche, précisant cependant que le poids de la Chine dans l’économie mondiale était passé « de 8% lors du Sras à 19% aujourd’hui ».

Quant à la croissance de la Chine, elle ralentissait déjà naturellement, a déclaré Mme Georgieva, soulignant toutefois que  »la baisse des tensions commerciales » entre Washington et Pékin avec la signature en janvier d’un accord commercial préliminaire avait permis aux FMI de prévoir une amélioration de sa projection pour 2020.

Le FMI avait dévoilé le 20 janvier ses dernières prévisions pour l’économie mondiale, tablant alors sur une reprise (+3,3%, contre +2,9% en 2019) grâce à notamment une pause observée dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.

Mais il avait alors prévenu que cette reprise était fragile et qu’un regain d’incertitude pourrait contrarier le rebond.

Croissance États-Unis: production industrielle en baisse

Croissance États-Unis: production industrielle en baisse

 

Même si la croissance aux États-Unis est encore dynamique,  reste qu’elle s’inscrit dans une tendance mondiale générale à la baisse. En clair, les États-Unis pourraient perdre 1 % de croissance en 2020. Pour preuve comme dans nombre de pays, le plongeon de la production industrielle – indicateur amont  de l’activité-  qui  a baissé plus que prévu aux Etats-Unis en janvier en raison des déboires de Boeing et des températures exceptionnellement douces qui ont freiné la production d’électricité, a annoncé vendredi la Réserve fédérale.

La production industrielle a baissé de 0,3% en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,2%.

Pour décembre, elle a été révisée pour montrer un recul de 0,4% au lieu d’une baisse de 0,3% donnée initialement.

La production manufacturière a reculé de 0,1% le mois dernier, conformément aux attentes, après une croissance de 0,1% en décembre. Ce dernier chiffre a été révisé à la baisse après une estimation initiale de +0,2%.

La production de composants pour les secteurs de l’aérospatiale et des transports a chuté de 7,4% en janvier, après une progression de 0,5% le mois précédent, une baisse qui s’explique par la suspension de la production du 737 MAX de Boeing.

En excluant les véhicules et les composants pour l’automobile, la production manufacturière a baissé de 0,3%.

Le taux d’utilisation des capacités industrielles en janvier est tombé à 76,8%, le plus faible niveau depuis septembre 2017.

Croissance Zone euro: on a frôlé la stagnation

Croissance Zone euro: on a frôlé la stagnation

Pendant que des discours sur la reprise économique s’étalent dans les médias qui ne veulent pas désespérer les acteurs, la réalité des chiffres vient  tempérer  cette optimisme un peu béat voire irresponsable. La vérité c’est que la croissance au quatrième trimestre 2019 dans la zone euro a frôlé la stagnation. La croissance économique dans la zone euro a en effet  ralenti au quatrième trimestre 2019 en raison d’une contraction en France et en Italie et d’une stagnation en Allemagne, montrent les chiffres du produit intérieur brut (PIB) publiés vendredi.

Le PIB des 19 pays ayant adopté la monnaie unique a progressé de 0,1% sur les trois derniers mois de l’année et de 0,9% en rythme annuel, a annoncé Eurostat.

La croissance par rapport au troisième trimestre est conforme au consensus Reuters mais les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un chiffre de 1,0% sur un an, conformément à l’estimation rapide donnée fin janvier.

Au troisième trimestre, le PIB de la région avait crû de 0,3%.

Le PIB allemand est resté inchangé sur octobre-décembre , celui de la France s’est contracté de 0,1% et celui de l’Italie a reculé de 0,3%.

Eurostat, l’institut européen de la statistique, a par ailleurs fait état d’une croissance de l’emploi dans la zone euro de 0,3% au quatrième trimestre par rapport au troisième, et de 1,0% sur un an. Le consensus Reuters tablait sur une hausse de 0,1% d’un trimestre sur l’autre et de 0,8% en rythme annuel.

Il n’y a pas lieu d’être optimiste pour 2020 car la croissances européennes va encore diminuer et sera sans doute inférieur à 1 %. En cause, l’accord commercial États-Unis Chine qui aura des conséquences sur l’union européenne. Aussi les mesures des États-Unis pour taxer les produits européens ( exemples  pour l’Airbus, demain pour les voitures allemandes ,le vin, le fromage etc.). S’ajoutent évidemment des conséquences encore impossibles à évaluer du virus chinois qui vient perturber les chaînes d’approvisionnement et donc les processus de production. En outre,  il faut s attendre une baisse supplémentaire de la croissance chinoise qui va se répercuter sur les croissance nationale des pays partenaires dont l’union économique européenne.

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

 

D’après l’INSEE, les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1,2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

 

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Croissance France : un impact de 0,1 % du PIB par le Virus covid-19

Croissance France : un impact de 0,1 % du PIB par le Virus  covid-19

 

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour mesurer l’impact que peut avoir le virus chinois- appelé maintenant covid-19- sur l’économie. Pourtant la plupart des responsables et autres institutionnels essayent de rassurer à  commencer  par des déclarations très contradictoires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La vérité c’est qu’on ne sait pas grand-chose de ce virus, le nombre de personnes infectées et le nombre de décès. Officiellement la Chine déclare autour de 60 000 personnes infectées et 1500 décès. La vérité d’après une publication scientifique britannique, c’est que ce chiffre pourrait être multiplié par 10.

Certes les progrès sont faits en matière de recherche pour traiter les personnes infectées . Mais la mise au point d’un vaccin demandera des semaines voire des mois. Du coup ,il paraît bien difficile de tenter d’évaluer les conséquences économiques de ce qui s’appelle maintenant une pandémie. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire se veut pourtant  rassurant : L’épidémie de covid-19 pourrait avoir un impact de -0,1 point de croissance sur l’économie française cette année, voire plus si l’épidémie se poursuit et prend encore de l’ampleur, a estimé jeudi le ministre français de l’Economie et des Finances.

“Ce virus aura évidemment un impact réel sur l’économie mondiale et sur l’économie française”, a déclaré Bruno Le Maire sur BFM TV-RMC. “Si on estime que le pic est atteint ou près d’être atteint, notre évaluation c’est que l’impact sur la croissance chinoise sera de l’ordre d’un point sur l’année”.

D’autres institutions financières évaluaient la baisse de croissance mondiale qu’à 0 ,5 % en gros 2.5% au lieu de 3%. On voit bien que le ministre de l’économie français minimise l’impact quand il déclare :

“Ce qui voudrait dire 0,2 point de croissance en moins au niveau mondial et 0,1 point de croissance en moins pour la France, c’est notre évaluation (…) ça n’est pas rien”, a-t-il ajouté. “Si jamais ça dure, ça persiste, voire que l’épidémie prend encore de l’ampleur, bien entendu que l’impact sera plus important”.

En clair ,on ne connaît strictement rien de l’ampleur possible de la pandémie et de ce fait les évaluations des conséquences économiques paraissent relever de la méthode Coué. Rien d’étonnant à cela; pour 2020 avant la déclaration du virus chinois, les perspectives économiques pronostiquaient seulement une croissance de 1 % du PIB en France . Un scénario qui pourrait être bousculé et qui justifie sans doute que le ministre de l’économie tente de rassurer.

Croissance France : la méthode Coué pour la Banque de France

Croissance France : la méthode Coué pour la Banque de France

Comme il ne faut pas désespérer Billancourt, surtout les acteurs économiques désormais y compris la bourse, la Banque de France utilise la méthode Coué faire ses prévisions économiques concernant le trimestre. La Banque de France prévoit ainsi un rebond de l’activité pour le premier trimestre. Curieux car cette activité avait connu un net de tassement au dernier trimestre 2019 et l’activité de janvier a été franchement mauvaise. L’économie française devrait rebondir durant le trimestre en cours après sa contraction inattendue fin 2019 sur fond de grève dans les transports, a prédit la Banque de France lundi.  Cette prévision, basée sur l’enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France auprès des chefs d’entreprises, s’appuie sur un retour possible à son rythme de croisière de l’industrie en février, tandis que l’activité dans les services et le bâtiment a accéléré en janvier.

La croissance française s’est affichée à 1,2% sur l’ensemble de l’année 2019, selon les chiffres publiés fin janvier par l’Insee, mais le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,1% sur le seul dernier trimestre.

La Banque de France anticipe donc un rebond début 2020, avec un retour au rythme de croissance observé sur les trois premiers trimestres de 2019.  »Il y a eu une mauvaise surprise sur le quatrième trimestre (…) Notre analyse, c’est que c’est un hoquet temporaire et que la voiture France, si j’ose dire, pour l’économie française devrait retrouver sa vitesse de croisière », à environ 0,3% par trimestre en 2020, expliquait vendredi sur Europe 1 le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. L’Insee pour sa part a indiqué mi-décembre anticiper une croissance de 0,2% au premier trimestre, puis de 0,3% au deuxième.

De ce point de vue pour une fois pourrait donner raison à l’INSEE qui ne prévoit que 0.2%  de croissance du PIB par trimestre. D’ailleurs les instituts internationaux ne prévoient pas une croissance supérieure à 1 % en 2020 pour la France.

Dans le détail, en janvier, la production industrielle s’est encore légèrement contractée, selon l’enquête de la Banque de France, notamment dans l’aéronautique, l’automobile et les équipements électriques. A l’inverse, elle s’est redressée dans l’informatique-électronique. Pour février, les chefs d’entreprises anticipent « un retour à la croissance tendancielle », selon la Banque de France.

Dans les services et le bâtiment, l’activité a accéléré en janvier. Dans les services, ce sont les secteurs de l’hébergement-restauration, des services techniques aux entreprises et des services à la personne qui ont été dynamiques. Mais si les chefs d’entreprises tablent sur une croissance « soutenue » dans le bâtiment en février, ils anticipent un ralentissement dans les services.

Pour l’ensemble de 2020, la Banque de France prévoit une croissance de 1,1%, selon ses prévisions dévoilées en décembre dernier, soit le rythme le plus bas depuis 2016, lorsqu’elle avait atteint 1%. Le gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1,3%.

 

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude les exportations françaises ont tué la croissance en 2019

Comme d’habitude, le commerce extérieur a plombé la croissance française. Depuis de nombreuses années, bon an mal an, le déficit commercial atteint de l’ordre de 50 à 60 milliards. À l’inverse en moyenne l’Allemagne enregistre un excédent commercial de 200 à 250 milliards. Il est vrai qu’en 2019 l’Allemagne a vu ses exportations se tasser très nettement au point que la croissance n’a atteint que plus 0,6 % . Pour l’avenir le modèle allemand pourrait d’ailleurs être en question en particulier si le tassement du commerce international se confirme. Si la croissance française n’est pas catastrophique  (1,2 % en 2019), c’est en raison du fait que sa croissance repose beaucoup moins sur les exportations mais surtout sur la consommation intérieure.

La faiblesse de la capacité exportatrice de la France n’est pas nouvelle .   En cause évidemment un manque structurel de compétitivité. La balance des échanges constitue en effet le meilleur thermomètre de compétitivité d’un pays. Selon des chiffres dévoilés ce lundi 10 février dans le rapport annuel de la direction générale du Trésor (DGT), la contribution du commerce extérieur à la croissance serait négative en 2019 (-0,2 point). Ces mauvais résultats pour 2019 indiquent que, hormis comme d’habitude de quelques secteurs solides tels que l’aéronautique ou la construction navale, l’appareil exportateur demeure fragile.

L’examen sur plusieurs années des résultats enregistrés par les douanes montre que depuis 2013 le commerce extérieur a contribué de manière négative à l’activité (en moyenne de -0,1 point entre 2013 et 2017). 2018 reste avant tout une année exceptionnelle au regard de ces chiffres. Les auteurs du rapports notent que l’embellie des résultats du commerce extérieur observée en 2018 s’explique par des évolutions sectorielles spécifiques. En premier lieu, le solde des services a contribué de manière très favorable à la valeur ajoutée en 2018 (+0,4 point après -0,1 point en moyenne entre 2013 et 2017). Le secteur du tourisme a retrouvé des couleurs « après deux années de contribution négative à la suite des attentats ». L’énergie et l’agriculture ont également été des moteurs dans les résultats positifs en 2018 après des années plus moroses :  »les mauvaises récoltes de 2016 ont grevé les exportations en 2016 et 2017, et les importations d’énergie ont été modérées en 2018 du fait de températures clémentes ». En outre, la baisse de la demande intérieure a contribué à ralentir les importations comme l’expliquait l’économiste, Alexandre Mirlicourtois, du cabinet Xerfi.

« La contribution positive du commerce extérieur en 2018 ne doit pas faire illusion. C’est juste une histoire de circonstances liée à l’écrasement de la demande intérieure, ce qui a freiné les importations alors que la croissance eurolandaise restait encore assez robuste pour permettre aux exportations de progresser encore. Ce décalage conjoncturel ayant disparu, retour à la tendance de fond : celui d’un commerce extérieur qui plombe l’économie française depuis plus de 20 ans. »

Sur le front des biens manufacturés, quelques secteurs ont tiré leur épingle du jeu. La livraison de grands paquebots et Rafale ont permis à la construction navale et à l’aéronautique de connaître des résultats plus favorables.« Le secteur aéronautique avait pâti de problèmes d’approvisionnement en 2014 et 2015, qui avaient pesé sur les exportations »précise le rapport.

Croissance Grande-Bretagne: La production industrielle à moins 1.8%

Croissance Grande-Bretagne: La production industrielle à moins 1.8%

 

La production industrielle britannique s’est inscrite dans la tendance baissière de toute l’industrie dans l’union européenne. La France a un peu mieux  résista mais c’était un redressement relatif dans la mesure où son industrie pèse de moins en moins dans son PIB . La baisse en Grande-Bretagne est cependant assez accentuée. Ce tassement de la production industrielle en Grande-Bretagne comme dans l’union européenne est cohérent avec la tendance générale de l’économie dont la tendance se tasse nettement.

Après avoir augmenté de 1,9 % en 2018, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro devrait progresser de 1,1 % en 2019, puis de 1,2 % en 2020 et 2021. Si l’on considère les vingt-sept pays de l’Union (hors Royaume-Uni), la croissance devrait atteindre 1,4 % pour chacune des trois années étudiées.

D’une certaine manière c’est surtout la consommation des ménages qui soutient actuellement la croissance dans l’union européenne. Le problème en Grande-Bretagne c’est que cette consommation a aussi tendance à s’affaiblir assez nettement. La production industrielle britannique a progressé de 0,1% en décembre, un rebond légèrement moins important que prévu, après un recul de 1,2% sur le mois précédent, montrent les statistiques publiées mardi. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,3%.

Sur un an, l’activité du secteur industriel est en baisse de 1,8%, ce qui est nettement plus qu’attendu par les économistes (-0,8%). La production manufacturière a augmenté de 0,3% alors que le consensus la donnait en hausse de 0,5%; celle du secteur des services a avancé de 0,3% quand le consensus s’attendait à progression de 0,2%.

L’Office national de la statistique a par ailleurs annoncé que la balance commerciale était redevenue excédentaire en décembre grâce à une forte augmentation des exportations d’or. L’excédent commercial ressort à 0,845 milliard de livres alors que le consensus s’attendait à ce que le déficit se creuse à -10,00 milliards. Hors métaux précieux, le déficit commercial a été de 7,195 milliards de livres contre 8,905 milliards en novembre.

Croissance Grande-Bretagne : stagnation

Croissance Grande-Bretagne : stagnation

Les derniers chiffres connus, à savoir ceux du quatrième trimestre montrent une stagnation de l’économie britannique. Certes la tendance baissière des économies a été constatée un peu partout au cours de ce quatrième trimestre mais la tendance est encore plus accentuée au Royaume-Uni. Sans doute en cause, les incertitudes relatives au brexit  ( incertitudes qui sont encore loin d’être éliminées tant que les conditions d’un accord commercial normalement applicable au 1er janvier 2021 ne seront pas élaborées). La croissance du produit intérieur brut (PIB) a donc été nulle en octobre-décembre, ce qui est conforme aux estimations des économistes interrogés par Reuters, après une hausse de 0,4% au troisième trimestre.

En rythme annuel, la croissance de l’économie britannique a atteint 1,1% au quatrième trimestre, soit son plus faible niveau depuis le premier trimestre 2018. Le consensus tablait sur une hausse de 0,8%. Sur le seul mois de décembre, le PIB a avancé de 0,2%.

Les données de l’ONS montrent également que la croissance des dépenses des ménages, qui a contribué à stimuler l’économie britannique pendant la majeure partie de la période qui a suivi le référendum sur le Brexit de 2016, est tombée à son plus bas niveau depuis quatre ans.

Pour l’instant et tout au long de l’année la Grande-Bretagne reste soumise règle européenne et d’un point de vue juridique n’a donc pas eu à subir de modifications concrètes impact en son économie. Le tassement titré est donc surtout à imputer aux questions qui restent en l’état concernant les futures relations entre le Royaume-Uni et l’union européenne. Des futures relations qui vont sans doute susciter d’autres inquiétudes avec les annonces un peu provocatrice de Boris Johnson par exemple relative au port franc à la future réglementation du mouvement des capitaux.

Croissance :Baisse de l’industrie en janvier

Croissance :Baisse de l’industrie en janvier

 

En janvier, la production industrielle s’est encore légèrement contractée, selon l’enquête de la Banque de France, notamment dans l’aéronautique, l’automobile et les équipements électriques. A l’inverse, elle s’est redressée dans l’informatique-électronique. Pour février, les chefs d’entreprises anticipent « un retour à la croissance tendancielle », selon la Banque de France.

Dans les services et le bâtiment, l’activité a accéléré en janvier. Dans les services, ce sont les secteurs de l’hébergement-restauration, des services techniques aux entreprises et des services à la personne qui ont été dynamiques. Mais si les chefs d’entreprises tablent sur une croissance « soutenue » dans le bâtiment en février, ils anticipent un ralentissement dans les services.

Pour l’ensemble de 2020, la Banque de France prévoit une croissance de 1,1%, selon ses prévisions dévoilées en décembre dernier, soit le rythme le plus bas depuis 2016, lorsqu’elle avait atteint 1%. Le gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1,3%.

 

L’ IA pour décoder les discours des banques centrales !

L’ IA pour décoder  les discours des banques centrales !

Un article de WJS-L’opinion souligne l’intérêt de l’intelligence artificielle qui permettrait de décoder les discours des banques centrales. Et de découvrir derrière les mots les véritables intentions des banquiers centraux. En fait ,on propose de substituer l’intelligence artificielle  à l’humain. Les algorithmes seraient plus performants que l’homme. Mais il en est dans cette matière comme des autres, si les algorithmes peuvent être le plus souvent plus  performants que l’humain cela suppose qu’il dispose de suffisamment de données, ce qui est très loin d’être le cas concernant les des responsables de banques centrales. Si l’on veut un jour que l’intelligence artificielle puisse constituer  une aide et non un substitut pour une meilleure compréhension de la  politique monétaire , il faudra bien d’autres données que celles des discours. Encore la preuve que l’intelligence artificielle est mise à toutes les sauces sans doute pour sacrifier à la mode ambiante. Ce ne sont pas seulement les discours des banques centrales dont il convient de recueillir les  données mais bien d’autres éléments beaucoup plus objectifs et des milliers de fois plus nombreux . C’est la dimension et la pertinence des données qui  permettront

de comprendre par exemple pourquoi une banque centrale est conduite à modifier ses taux d’intérêt. Des milliers d’informations financières mais aussi économiques et politiques. Le papier en cause est donc assez réducteur et assez caricatural quant au rôle de l’algorithme.  L’article:

Christine Lagarde, la nouvelle directrice de la Banque centrale européenne, a déclaré qu’elle s’efforcerait d’éliminer le plus de jargon possible afin que tout le monde puisse suivre ce que communique la BCE.

 

 » Après avoir pris la tête de la Réserve fédérale (Fed) dans les années 1980, Alan Greenspan aimait dire qu’il maîtrisait l’art du marmonnement stratégique. Les marchés financiers ayant tendance à monter ou descendre en fonction de ce qui sortait de sa bouche, il a appris à parler de manière opaque et parfois déroutante.

L’idée était notamment d’éviter de donner aux traders, aux hommes politiques ou à qui que ce soit un indice sur ce que la banque centrale envisageait de faire. « Si je vous semble trop clair, vous avez dû mal comprendre ce que j’ai dit », a-t-il un jour plaisanté.

Aujourd’hui, les investisseurs déploient une nouvelle arme dans leur quête incessante pour décoder ce que les banques centrales s’apprêtent à faire : l’intelligence artificielle.

Peter Schaffrik, stratège économique au sein du groupe Royal Bank of Canada Capital Markets, à Londres, a travaillé avec une équipe de programmeurs pour produire un algorithme permettant de parcourir les discours des dirigeants de la Banque centrale européenne afin d’essayer de déterminer la façon dont ils voient l’avenir. Ils l’ont appelé le ECB-O-Meter [ECB désigne la Banque centrale européeenne, NDLR].

« J’aime penser que j’ai un collègue-machine à mes côtés qui m’aide à prendre des décisions », dit-il.
Depuis des années, les investisseurs recherchent des indices dans ce que certains appellent le « Fedspeak » [les discours de la Réserve fédérale]. En effet, les modifications des taux d’intérêt par les banques centrales, destinées à orienter l’inflation et la croissance économique, peuvent avoir des conséquences énormes sur les marchés financiers.
Evan Schnidman, fondateur et directeur général de Prattle Analytics, à Saint Louis, propose un service de suivi de la Fed et des autres banques centrales. Il s’agit de compiler une liste de mots-clés pour chaque banque centrale, puis d’utiliser l’apprentissage automatique pour suivre l’évolution des prix des actifs lorsque les responsables utilisent ces mots dans leurs discours ou dans d’autres prises de parole publiques. L’idée est d’envoyer une alerte rapide lorsque la Fed ou une autre banque centrale prépare un changement de politique.


M. Schnidman explique que ses clients utilisent le service pour arrêter d’essayer de deviner ce que le chef de la Fed, Jerome Powell, tente de communiquer entre les lignes lors de ses conférences de presse.
« C’est un test mental, dit-il. Nos clients sauront si les banquiers centraux disent vraiment ce qu’ils imaginent qu’ils disent. »
Les banquiers centraux reconnaissent qu’ils s’égarent parfois dans des détails complexes. M. Powell assure qu’il s’efforce de parler dans ce qu’il appelle un anglais simple.

Christine Lagarde, la nouvelle directrice de la Banque centrale européenne, a déclaré qu’elle s’efforcerait d’éliminer le plus de jargon possible afin que tout le monde puisse suivre ce que communique la BCE.
A la Banque d’Angleterre, les dirigeants ont fait appel à des artistes et des poètes pour aider le personnel à trouver de nouvelles façons d’expliquer au public ce que fait la banque.


La Banque centrale de Jamaïque a engagé des musiciens de reggae pour chanter les dangers d’une forte inflation. De tels programmes de sensibilisation visent à renforcer le soutien du public aux efforts de stabilisation économique qui font suite de la crise financière mondiale d’il y a une douzaine d’années.
De nombreux économistes européens de la génération actuelle se sont fait les dents en passant au peigne fin les commentaires de l’ancien directeur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, pour trouver des indices sur le moment où les taux d’intérêt pourraient évoluer.
En 2018, le groupe Crédit Agricole a établi une analyse détaillée des habitudes de M. Draghi en matière du port de la cravate, comparées aux mesures prises par la Banque centrale. Elle n’a pas trouvé de corrélation significative.
Certains experts en données tentent de déterminer si les expressions faciales pourraient révéler des indices sur les futures mesures politiques.
Kiyoshi Izumi, de l’Université de Tokyo, s’est associé à d’autres programmeurs japonais pour analyser les moues, les froncements de sourcils et autres expressions faciales du gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, toutes les demi-secondes lors de conférences de presse télévisées. Ils ont fait étudier ces images par un algorithme pour classer ses expressions en plusieurs catégories d’émotions : colère, dégoût, bonheur, peur et surprise.
Ils ont alors constaté que le visage de M. Kuroda montrait des signes de colère et de dégoût peu avant certaines grandes décisions politiques, en particulier lorsque la Banque du Japon a introduit des taux d’intérêt négatifs en janvier 2016.
M. Izumi et son équipe utilisent maintenant la même technique avec d’autres banquiers centraux.
Selon lui, cette technique est plus utile que de faire analyser le texte des discours par un algorithme – une méthode qui n’utilise, selon lui, pas suffisamment de types de données pour produire une vision d’ensemble fiable.
Un seul mot erroné peut fausser les résultats, explique-t-il.
Les prochaines grandes avancées, prédit-il, consisteront à simuler artificiellement différentes situations économiques pour, comme dans un jeu de guerre, voir comment les banquiers centraux vont réagir.
Une question qui préoccupe les développeurs de tels systèmes est celle du rôle qui sera laissé aux personnes en chair et en os.
« L’homme plus la machine est nettement plus performant que l’homme seul, et la machine seule est à égalité avec l’homme », estime M. Schnidman, de Prattle.
« Et les modèles s’améliorent continuellement », dit-il.
M. Schaffrik, qui a contribué au développement du ECB-O-Meter de RBC Capital Markets, affirme que la qualité de l’intelligence artificielle dépend des données qui lui sont fournies.
Selon lui, les humains doivent intervenir de temps en temps pour modifier le « régime » de l’algorithme, en décidant ce qu’il doit traiter et ce qu’il doit ignorer.
Le langage change également avec le temps. Si Mme Lagarde utilise l’expression « vigilance extrême », explique M. Schaffrik, elle n’a probablement pas le même poids que lorsque ses prédécesseurs l’ont utilisée pour indiquer qu’ils ne baisseraient pas les taux d’intérêt de sitôt.
« Les mots prennent des significations différentes, dit M. Schaffrik. Quelqu’un doit expliquer cela à la machine. »

Traduit à partir de la version originale en anglais

Croissance Chine : un espoir avec le léger rebond des prix à la production en janvier ?

 

 

L’indice des prix à la production a progressé de 0,1 % sur un an en Chine. La question est de savoir si celle-ci est porteuse d’un petit espoir de remonter de la croissance ou au contraire le signe de la détérioration de la compétitivité provoquée, d’une part par la baisse des exportations d’autre part par la montée de l’endettement. Les prix à la production en Chine ont légèrement progressé en janvier, pour la première fois depuis mai 2019, montrent les statistiques officielles publiées lundi, même si la fermeture prolongée des entreprises à cause de l’épidémie de coronavirus signifie que cet élan ne devrait pas durer.

 Par ailleurs, le  tassement enregistré de l’industrie manufacturière s’inscrit dans la tendance baissière de la croissance liée à des facteurs surtout structurels. Les véritables effets du virus chinois ne se feront sans doute sentir qu’à partir de février. En effet, l’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en janvier mais à son rythme le plus faible en cinq mois. En cause évidemment,  le ralentissement mondial qui pèse sur l’usine du monde mais aussi des problèmes structurels  internes notamment d’endettement. En clair nombre d’unités de production sont portées à bout de bras par la banque centrale qui vient d’ailleurs de décider d’injecter encore 174 milliards de dollars. Avant la crise du virus chinois, on avait constaté un certain redressement de l’industrie manufacturière.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’était  établi à 51,1 le mois dernier, contre 51,5 en décembre. Il est inférieur au consensus, qui anticipait un indice à 51,3, mais reste pour un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, sont légèrement plus optimistes que les données officielles communiquées depuis notamment la déclaration du virus

L’indice des prix à la production (PPI) a progressé le mois dernier de 0,1% en rythme annuel, une hausse conforme au consensus, après un déclin de 0,5% en décembre.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en janvier de 5,4% en rythme annuel, à son rythme le plus élevé depuis octobre 2011, après une hausse de 4,5% en décembre. Le consensus anticipait une progression de 4,9%.

 

Epidémie Coronavirus: croissance mondiale menacée

Epidémie Coronavirus: croissance mondiale menacée

 

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Le 20 janvier, le FMI avait déjà revu en baisse les perspectives déjà faiblardes de l’économie mondiale. Des perspectives qui devront sans doute être revues encore en diminution du fait des conséquences du virus chinois. La croissance ne serait plus que de 3 % au lieu des 3,3 % pronostiqués par le fonds monétaire international. Mais un nouvelle révision pourrait bien intervenir car le virus chinois ne sera pas contenu avant des semaines, voire des mois. La croissance mondiale pourrait bien perdre jusqu’à 1 % avec évidemment des conséquences négatives sur les croissances internes de chaque pays.

Le FMI tablait  sur un rebond moins fort que prévu de la croissance mondiale en 2020 et 2021 en raison des « mauvaises surprises » dans les économies émergentes, à commencer par l’Inde, et de la persistance de risques notamment géopolitiques.  En dépit de l’accord entre la Chine et les États-Unis l’expansion s’essouffle. La croissance du PIB américain devait  ralentir à 2% (-0,1 point) après 2,3% l’an passé, les effets de la réforme fiscale s’estompant.

Pour autant, la première puissance au monde va continuer de faire la course en tête des pays avancés, bien loin des pays de la zone euro (+1,3%) et du Japon (+0,7%). Les pays émergents et en développement vont s’accroître, eux, de 4,4% après 3,7% en 2019. Le volume du commerce international, qui a porté la reprise après la récession mondiale, va se reprendre cette année (+2,9% contre 1% l’an passé). Mais l’augmentation sera inférieure à celle estimée en octobre et loin des 3,7% enregistrés en 2018.

Mais ces prévisions pourraient être bousculées par les conséquences du virus chinois. Avec la multiplication des mesures visant à endiguer la propagation du “coronavirus du Wuhan” – confinement de plusieurs grandes villes chinoises, restrictions sur les voyages et le commerce, isolement croissant de la Chine à l’international – les perturbations économiques pourraient prendre de l’ampleur en Chine et par conséquent affecter la croissance économique mondiale

.Même s’il est encore difficile d’anticiper le moment du pic épidémique et l’étendue maximale qu’atteindra la propagation du virus, les économistes de Barclays, JPMorgan et Morgan Stanley estiment que cette crise sanitaire pourrait amputer la croissance économique mondiale de jusqu’à 0,3 point en 2020.La banque Goldman Sachs table quant à elle sur un impact plus limité, entre -0,1 et -0,2 point, sous réserve que la Chine, ainsi que les autres pays, prennent des mesures suffisamment énergiques pour réduire drastiquement le taux de nouvelles infections d’ici fin mars.

Croissance États-Unis : une sous-estimation du tassement

Croissance États-Unis : une sous-estimation du tassement

 

 

Sans doute pour ne pas désespérer les acteurs économiques le secrétaire d’État américain au Trésor a indiqué que la croissance pourrait ne pas dépasser 3 % en 2020 en raison de différents facteurs négatifs qui vont peser sur l’activité. On est sans doute loin de la véritable hypothèse de croissance. En effet déjà en 2019, le PIB américain n’a atteint que 2,3 % au lieu des 3 % prévus. Du coup, cette année, la croissance américaine pourrait avoir des difficultés atteints non par les 3 % mais les 2 %. Surtout avec les conséquences de la guerre commerciale mais aussi du virus chinois qui va désorganiser pendant des mois les chaînes d’approvisionnement de l’économie américaine. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré vendredi qu’il s’attendait à une croissance de moins de 3% du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis cette année, en partie à cause des problèmes de Boeing qui a dû suspendre la production de son 737 MAX pour des raisons de sécurité. S’exprimant dans un entretien à la chaîne de télévision Fox Business, il a indiqué que les projections de l’administration américaine «ont été réduites du fait de Boeing et d’autres impacts»«Je pense que nous aurions atteint 3%», a-t-il poursuivi, «mais, je le répète, Boeing a eu un impact important sur nos exportations, étant donné qu’il est notre principal importateur».

Mnuchin a par ailleurs déclaré que l’épidémie de coronavirus qui s’est déclarée en Chine et propagée dans différents pays aurait à coup sûr un «certain impact sur la croissance mondiale et sur les Etats-Unis». En 2019, l’économie américaine a progressé de 2,3%, en dessous de l’objectif de croissance de 3% fixé par l’administration Trump.

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