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Critiques des cryptomonnaies (Trump après la FED)

 

Critiques des  cryptomonnaies (Trump après la FED)

«Si Facebook et les autres entreprises veulent devenir des banques, elles doivent demander une nouvelle charte bancaire et être soumises à toutes les réglementations bancaires, tout comme les autres banques, nationales et internationales», ajoute-t-il. Les déclarations de Trump interviennent au lendemain de celles du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a indiqué devant la commission des Services financiers de la Chambre des représentants que Facebook ne pourrait faire avancer son projet de monnaie virtuelle tant qu’il n’aurait pas répondu aux vives inquiétudes qu’il soulève.Il a indiqué que la Fed avait mis en place un groupe de travail pour suivre le projet et qu’elle coordonnait ses activités avec d’autres banques centrales à travers le monde. Il s’attend à ce que le Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC) aux Etats-Unis examine aussi le projet. Libra, dont le lancement est prévu l’an prochain, doit permettre au premier réseau social de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier grâce à ses milliards d’utilisateurs

Budget 2019: la France sourde aux critiques

Budget 2019: la France sourde aux critiques

Échanges diplomatiques polis entre la commission européenne et la France à propos du budget 2019. La commission européenne note une dérive de l’équilibre en limitant ses critiques à l’insuffisance de réduction du déficit structurel (comme s’il était simple méthodologiquement de distinguer ce qui relève structurel et du conjoncturel). Cela permet toutefois de relativiser les critiques européennes qui ne peuvent en même temps attaquer durement l’Italie pour les mêmes raisons.   En réalité il n’est pas  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport au PIB  en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Critiques nauséabondes sur les origines africaines des Bleus

Critiques nauséabondes sur les origines africaines des Bleus

 

La victoire de l’équipe de France est un peu entachée par un débat particulièrement nauséabond concernant l’origine des bleus. Certes l’équipe de foot comprend des français d’origine étrangère mais ce n’est pas nouveau et cela dans tous les sports. Mais deux types de critiques sont apparus à  cet égard.  D’abord les mauvais perdants qui ont considérer qu’ils avaient été battu plus par une  équipe d’Afrique que par uen équipe française, d’autres se sont limités à de observations bien peu flatteuses sur la qualité du jeu français ; Un manque évident de sportivité quand même moins grave que des propos racistes très affirmés. Notamment de ceux  qui ont très clairement mis en cause la nationalité des français en insistant lourdement sur les origines. Certes les pays d’origine sont fiers, toute l’Afrique même, mais pour autant c’est la victoire de Français. D’autant qu’ils presque tous (sauf) un nés en France. Ils ont tous été élevés au lait républicain qui leur a permis cette ascension sportive et sociale. Curieux qu’on ne dise pas que c’est la victoire de l’Afrique quand on regarde les matches de basket aux Etats-Unis ou souvent 10 joueurs noirs sont sur le parquet. Curieux qu’on ne dise pas que c’est la victoire de l’Europe quand les Alls blacks gagnent toutes les compétitions de rugby. En fait c’est l’occasion pour certains racistes de développer les thèses nauséabondes. En Belgique, en Italie, au Venezuela mais aussi en Croatie la bête immonde est ressortie de son trou témoin cette déclaration en Croatie.

 

Quelques jours plus tôt en effet, c’est un ancien joueur croate, Igor Stinac, qui avait déclaré que son pays allait affronter «la République de France et le continent africain». Didier Deschamps, questionné au sujet de la diversité de son groupe avait alors répondu que cette mixité avait «toujours été une richesse pour le football, pour tous les sports français. Ils sont tous français et tous fiers d’être français», tout en précisant «évidemment un attachement pour les pays d’origine». Des propos ahurissants qui ont fait bondir le politicien Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI. «Ce qu’est la France ce n’est pas le fait de regarder ce qu’est votre origine. Ce qu’est la France c’est quand tu arrives ici, que tu veux être français, et que tu partages nos valeurs, tu es français. On se fout de ta couleur de peau, de ta religion, de tes ancêtres» a répliqué sur France Inter le député de Seine-Saint-Denis, territoire à forte mixité sociale. À l’occasion d’un discours à Johannesburg, dans un cadre hautement symbolique -le centenaire de la naissance de Nelson Mandela- Barack Obama s’est lui aussi exprimé sur le sujet. «Regardez l’équipe de France qui vient de remporter la Coupe du monde. Tous ces mecs ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Mais ils sont Français, ils sont Français!», a lancé lundi l’ancien président américain devant 15 000 personnes enthousiastes, célébrant ainsi la diversité de l’équipe de France.

 

Baisse aides sociales: critiques pour maladresse et injustice

Baisse aides sociales: critiques pour maladresse et injustice

 

 

Il fallait s’y attendre Bruno Lemaire a suscité de nombreuses critiques après sa sortie concernant la réduction des aides sociales relatives à l’emploi. Cela tombe d’autant plus mal que le chômage remonte au premier trimestre et qu’il ne va guère s’améliorer au second en raison des jours fériés et des grèves. Du coup, les ministres sont mobilisés pour réparer la boulette du ministre des finances qui décidément n’a pas inventé l’eau chaude.  La déclaration de Lemaire est mal venue car la perspective d’une  réduction du chômage n’est pas assurée pour l’avenir en raison du tassement de la croissance que reconnait même la BCE. Une prise de position de Lemaire injuste car les chômeurs exclus de la reprise n’ont pas à payer en plus d’humiliation qu’ils subissent déjà. – Le gouvernement a donc tenté mercredi d’apaiser les inquiétudes croissantes sur la perspective d’une baisse des prestations sociales, dans le sillage d’un rapport de la direction du Budget et de déclarations de Bruno Le Maire sur les aides à l’emploi.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a expliqué : “rentrer sur la question des prestations sociales par un angle strictement budgétaire n’est pas la bonne manière de procéder” et il faut mener “une réinterrogation complète de notre modèle social (que le gouvernement a) déjà engagée”. Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin avait précisé : “, on ne touchera pas les prestations sociales des gens”, en revendiquant une “sensibilité différente” de celle du ministre de l’Economie et des Finances. “Je pense qu’il faut faire des réformes importantes dans le domaine social, il y a évidemment des économies à faire (…) mais il ne faut pas toucher aux prestations sociales Gérald Darmanin a donc mis l’accent sur la baisse des aides publiques aux entreprises envisagée par le gouvernement, évoquant un montant qui pourrait atteindre environ cinq milliards d’euros. Cette réduction du soutien public aux entreprises se justifie “surtout” du fait de la reprise économique a-t-il souligné.

Intelligence artificielle : critiques et limites du rapport Villani

Intelligence artificielle : critiques et limites du rapport Villani

 

Olivier Ezratty, consultant et auteur, notamment de l’ebook « Les usages de l’intelligence artificielle »
évoque dans la Tribune les limites du rapport Villani notamment concernant l’aspect industriel et le vison trop franco-français. 

« L’introduction est admirablement bien écrite. Elle témoigne d’une passion non feinte de son auteur pour le sujet. Baptisé Donner un sens à l’intelligence artificielle – pour une stratégie nationale et européenne, le Rapport Villani recense 135 propositions. Il abonde de marronniers traditionnels sur l’organisation de la recherche, sur la valorisation industrielle de ses travaux et sur le rôle de la puissance publique comme acheteuse de technologies. Pourtant, cette dimension industrielle faisait partie des objectifs de la Mission Villani. Le point intermédiaire de décembre 2017 y faisait même abondamment référence. La première piste de réflexion était même de « mener une politique industrielle et économique innovante et ambitieuse ». Mais y confond toujours recherche et innovation. La principale ligne de force de ce rapport est de mettre en avant une vision d’une IA éthique et responsable, soucieuse des utilisateurs. C’est de bon aloi et le plan est très bien documenté de ce point de vue là. Mounir Mahjoubi défend cette approche en mettant en avant la dimension sociale de l’IA : elle doit être mise au service du bien de la société et ne pas être qu’un enjeu économique.

Cette volonté affichée de faire de la France un leader mondial d’une vision éthique de l’IA, de son impact sociétal et aussi de sa régulation se retrouve dans la marque du site présentant le Rapport Villani : AIFor Humanity ! On la retrouve dans les liens entre l’IA et la responsabilité environnementale ou encore dans le besoin d’améliorer la diversité des profils dans les métiers du numérique et de l’IA en particulier, et notamment celui d’attirer plus de jeunes filles dans ces filières.

Il serait évidemment préférable d’avoir à la fois une IA éthique et un leadership économique mondial dans l’IA. Nous risquons au bout du compte de n’avoir ni l’un ni l’autre. Sans leadership industriel, nos vies numériques continueront d’être envahies par les solutions d’acteurs internationaux qui valorisent plus leurs modèles économiques et marchés bifaces.

L’absence de vision industrielle se traduit par un Rapport qui est bien trop franco-français dans ses recettes. 113 de ses 135 propositions relèvent des usages et du marché de l’IA en France, et pas dans le monde. Nous sommes engoncés dans une vision locale du marché de l’IA, entretenant l’illusion que le marché français est un piédestal suffisant pour obtenir un leadership moral et un leadership industriel qui nous seraient dus dans l’IA. On veut jouer dans la cour des grands en se contentant de notre bien petit pré-carré.

Cela se manifeste aussi dans la propension à privilégier les sujets « à systèmes complexes » plus qu’à « produits génériques » comme les systèmes de transports intelligents ou de santé. Les solutions et approches de déploiement de ces systèmes dépendent étroitement des systèmes et acteurs locaux. C’est une vision d’intégration plus qu’une vision industrielle de solutions en volume.

La commission Villani et le gouvernement sont très hardis sur la question des données, prévoyant d’imposer « au cas par cas » l’ouverture des données provenant d’acteurs privés, y compris étrangers. Ces données seront malgré tout liées à des usages en France et renforceront donc le tropisme franco-français de l’entrepreneuriat local.

Pour faire bonne figure, le rapport affiche quelques ambitions européennes, notamment franco-allemandes. L’équivalent Villanesque de feu le projet de moteur de recherche franco-allemand Quaero est un projet franco-allemand d’industrie de la robotique. Il fait juste référence à un projet collaboratif de recherche européen qui, côté France, n’associe que le laboratoire de recherche LAAS du CNRS à Toulouse. Un peu léger pour créer un Airbus des robots !

Le rapport Villani abonde de propositions relatives aux chercheurs. Nombre d’entre elles ne sont pas spécifiques à l’IA, notamment pour rendre les carrières de chercheurs plus attractives. L’intention louable est de mieux rémunérer les chercheurs et limiter la fuite des cerveaux actuelle, qui est d’ailleurs mal chiffrée.

Il propose surtout la création de quatre à six Instituts 3IA (Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle) organisés dans un réseau national RN3IA. Ils seront voisins, dans leur principe, des IRT (Institut de Recherche Technologiques) qui avaient été lancés dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir à partir de 2009. Ils visent à améliorer le lien entre la recherche fondamentale publique et les entreprises. Ils serviront aussi à faire perfuser l’IA dans l’ensemble des disciplines scientifiques qui y feront appel.

Les 3IA s’ajouteront à des dispositifs existants tels que les contrats CIFRE qui permettent aux entreprises d’employer des doctorants, aux Pôles de Compétitivitéqui associent déjà entreprises et laboratoires de recherche, au réseau des Instituts Carnot, un label attribué aux laboratoires publics encourageant la recherche partenariale et au réseau RETIS qui regroupe notamment les incubateurs publics. Bref, la proposition des 3IA ne va pas simplifier la cartographie de la recherche française qui ressemble déjà à ça…

Une proposition originale est faite et qui provient visiblement de chercheurs en mal de reconnaissance : en nommer dans les conseils d’administration d’entreprises dont l’État est actionnaire. Pourquoi pas. Mais ils risquent de bien s’y ennuyer ! Ce n’est pas là que la stratégie des entreprises est établie. Ce sont le plus souvent des chambres d’enregistrement.

Comment quantifier ou qualifier le leadership mondial ? On sait qu’il est quasiment impossible de créer un leader mondial du numérique sans avoir une assise de marché large et homogène comme en bénéficient les acteurs des USA et de Chine. La France est trop petite et l’Europe trop fragmentée pour ce faire. Comment donc conquérir les marchés mondiaux ? Tout juste avons-nous des velléités d’influencer les politiques d’ouverture de données à l’échelle internationale.

Le rapport propose surtout des mesurettes, encore liées au marché intérieur français comme la création de labels IA associés à celui de la French Tech pour augmenter la visibilité de l’offre domestique en IA. Le guichet unique de l’IA prendrait la forme d’un annuaire des solutions logicielles prêtes à l’emploi pour créer des solutions à base d’IA, notamment pour conseiller les entreprises utilisatrices, dont les TPE/PME. C’est le rôle du privé !

S’en suit une litanie de propositions pour développer le rôle d’acheteur d’IA de l’État.  ll doit certainement tirer parti des technologies pour se moderniser. Mais c’est piège le plus dangereux qui soit pour les startups françaises ! Il n’est déjà pas simple de travailler avec un grand compte français, alors, avec l’État !

La proposition de création d’une DARPA française ou européenne présente du sens. Elle est issue de l’initiative Joint European Disruptive Initiative (JEDI) lancée par le Français André Loesekrug Pietri, en collaboration avec des Allemands et des Italiens. Le diable de ce genre d’objet est dans les détails de sa mise en œuvre.

Enfin, nous avons quatre secteurs d’activité cibles considérés comme relevant d’opportunités de leadership : santé, agriculture, transports, défense et sécurité avec quelques concepts génériques intéressants autour de l’expérimentation, l’accès à des données d’expérimentation – toujours locales – ainsi que les bacs à sable d’innovation.

Côté transports, ça parle de code de la route et d’expérimentations, mais pas d’industries. Qui sont les acteurs ? Où sont les économies d’échelle ? Où sont nos opportunités de création de valeurs ? Quid d’expérimentations dans des villes avec 100% de véhicules autonomes (level 4 ou 5) ? Voilà qui marquerait les esprits et ferait avancer l’état de l’art !

Dans la santé, le Rapport évoque surtout la manière d’exploiter les données de parcours de santé de la CNAM au lieu de se poser la question du marché mondial de la santé. En attendant, les startups françaises d’imagerie médicale alimentent leur IA avec des bases d’origine américaine.

Pour l’agriculture, les propositions relèvent beaucoup plus des usages en France que du développement de technologies agricoles à base d’IA que la France pourrait exporter. C’est presque plus un vœu d’autosuffisance alors que l’on importe presque tous nos engins agricoles !

Enfin, l’IA dans la défense et la sécurité est plus régalienne qu’industrielle. Le point de vue affiché est celui d’un État acheteur de technologies, même si nous sommes aussi un grand exportateur d’armes devant l’éternel.

Dans leur forme actuelle, ces cinq plans thématiques ressemblent plus à des plans de rattrapage ou de déploiements qu’à des plans industriels dignes de ce nom.

Le Rapport Villani propose d’ »innover dans l’industrie du composant adapté à l’IA« . Après un exposé clair des enjeux dans les processeurs neuromorphiques, la proposition faite consiste à créer un supercalculateur, une propension habituelle à s’éloigner dangereusement des marchés de volume ! Peut-être une influence d’ATOS-Bull qui est le fournisseur national de ce genre d’engins ou celle des chercheurs qui voudraient disposer de leur propre puissance de calcul pour entrainer leurs modèles de réseaux de neurones sans passer par le cloud des GAFAMI. Ca frise le hors sujet, car cela passe d’un enjeu industriel mondial à celui de l’équipement local de nos chercheurs.

Rien n’est dit de la filière française et européenne des composants ou des architectures d’IA distribuées et réparties dans les objets connectés, qui présentent un bénéfice directement lié à des préoccupations écologiques et de protection de la vie privée évoquées par ailleurs dans le Rapport ?

Ne parlons pas de se poser la question cruciale de l’informatique quantique, dont certaines applications auront un lien avec l’IA, mais qui attendra probablement un « plan calcul quantique » gouvernemental entre 2025 et 2030, quand il sera bien trop tard. Le mot quantique n’apparait pas dans le Rapport Villani. Comment arrive-t-on à un tel résultat ? Les raisons sont toujours les mêmes et liées à la méthode et au casting. Les chercheurs défendent la recherche. Les trublions de l’État veulent le moderniser. Les chercheurs en éthique défendent l’éthique. Les investisseurs veulent investir. Les avocats veulent faire évoluer le droit. Certains entrepreneurs recherchent du financement ou un assouplissement règlementaire. D’autres se plaignent du manque de compétences et de personnes formées. L’open source promeut l’open source. Mais peu affichent une vision globale. Les  demandes des chercheurs ont été visiblement mieux prises en compte. Pas étonnant ! La mission Villani comprenait deux chercheurs (Cédric Villani et Marc Schoenauer), un ingénieur de l’armement de la DGA et pas moins de cinq permanents du CNNum. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que le Rapport Villani se soit intéressé plus à l’amont de l’innovation, à savoir la recherche, qu’à sa valorisation industrielle qui est un sujet complexe où l’Etat doit jouer un rôle de facilitateur plus que de stratège. Bref, on attend un peu la suite ! »

L’intégrale de l’analyse du rapport Villani sur www.oezratty.net

 

Sondage Mondialisation : les Français critiques

Sondage Mondialisation : les Français critiques

Globalement les Français sont critiques mais encore davantage les catégories peu formées et peu rémunérées. Un gros, il se confirme que certains profitent davantage du phénomène d’accroissement des échanges mondiaux et de l’internationalisation des processus de production. Une question qui renvoie évidemment à la nécessité de la formation initiale et de la formation permanente.  Un  sondage OpinionWay pour le Printemps de l’économie montre en effet que  6 personnes interrogées sur 10 ont une mauvaise opinion de ce phénomène et 14% en ont une très mauvaise opinion. . 47% des personnes questionnées jugent qu’elles a eu des effets négatifs contre 39% pensent qu’elle eu des effets positifs.  Plus de 55% des interrogés jugent que dans le domaine économique et environnemental, la globalisation a eu des effets négatifs. Les personnes interrogées critiquent fortement ces effets sur les salaires (65%), l’emploi (64%) et le pouvoir d’achat (58%). Sur la croissance, les avis sont plus partagés. 49% considèrent que la mondialisation a eu une influence négative, tandis qu’un tiers des personnes interrogées lui attribuent des effets positifs. Pour les trois quart des interrogés, la mondialisation devrait continuer de s’étendre et devrait toucher à terme tous les secteurs de l’économie. L’uniformisation est également une crainte exprimée par 54% des Français tant au niveau du mode de vie que des pratiques culturelles similaires qui pourraient aboutir à ce que toutes les sociétés se ressemblent. Seule une minorité de Français (34%) jugent que la mondialisation favorisera la paix dans le monde et que les inégalités de revenus diminueront sous son influence. Au final, les Français sont plutôt pessimistes sur leur avenir dans le contexte de la mondialisation. Ils s’inquiètent en particulier du futur des générations à venir. « L’avenir de la France (67%) et du monde (65%) représentent également des sources d’inquiétude fortes et à leur échelle personnelle, les Français reconnaissent également être pessimistes pour leur propre avenir (63%) ». Le niveau vie des interrogés semble également jouer un rôle primordial dans la perception de la mondialisation. Les catégories les plus défavorisées qui expriment le plus de critiques à l’égard de la mondialisation sont également celles qui se sentent le plus démunies pour l’avenir. Ainsi, 58% des interrogés issus des catégories populaires (contre 54% des personnes issues des catégories favorisées), 62% des personnes non diplômées (contre 46% des personnes ayant un diplôme du supérieur à bac+2) et 57% des personnes ayant un niveau de revenu inférieur à 2.000 euros par mois (contre 51% des personnes gagnant 3.500 euros par mois ou plus) déclarent être pessimistes sur ces perspectives d’avenir dans le cadre de la mondialisation.

(*) Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). Les interviews ont été réalisées du 14 au 16 février 2018.

Terrorisme : des critiques de la droite mais beaucoup de « yaka » !

Terrorisme : des critiques de la droite mais beaucoup de « yaka » !  

 

 

Au moment où les Français sont plus de 60 % à réclamer un gouvernement d’union nationale pour mieux lutter contre le terrorisme, la droite, elle a choisi la stratégie de la division et du yaka. En réalité chaque grand leader des républicains se positionne surtout dans la perspective des primaires de la droite. Du coup les propositions de l’opposition ressemblent assez à une auberge espagnole. Beaucoup de yaka à et de bla-bla qui démontrent  à la fois le climat de désarroi de la classe politique et la démagogie de certains de ses membres.  Jean-François Copé a ainsi très vite évoqué des « valeurs » et une « identité » « attaquées », ajoutant qu’un changement de stratégie était nécessaire : « Arrêtons de reculer! » Une demi-heure plus tard, son ancien adversaire pour la présidence de l’UMP et candidat lui aussi à la primaire de droite, François Fillon, parlait sur Twitter d’un « acte abominable, lâche et révoltant », mais appelait déjà à l’action, lui qui déclarait au JDD que la lutte contre l’Etat islamique revêtait la forme d’une « guerre mondiale« . Si deux tiers des Français se déclarent favorables à un gouvernement d’union nationale face au défi du terrorisme, selon un sondage Ifop pour le JDD, plusieurs membres des Républicains ont décidé de jouer la partition inverse, en avançant que l’opposition se devait d’être une sorte de contrepoids aux décisions de l’exécutif en matière de sécurité. Ainsi le député Georges Fenech, président de la commission d’enquête sur les attentats de 2015, renvoyait également sur Twitter l’union nationale à de la pure fiction : « L’unité nationale est à double sens! Le gouvernement doit écouter l’opposition solidaire. »  De son côté, Nicolas Sarkozy a insisté mardi en début d’après-midi sur la nécessité de se montrer « impitoyables » envers les terroristes : « Les arguties juridiques, les précautions [...] les prétextes à une action incomplète ne sont plus admissibles. » Le président du parti Les Républicains a exhorté François Hollande à appliquer « sans délai » les propositions de la droite en matière de lutte contre le terrorisme. Quelles sont-elles? En premier lieu, l’ancien chef de l’Etat préconise de faire de la consultation de sites Internet « djihadistes » un délit, une mesure que beaucoup soutiennent à droite. Il exige également la création de centres de déradicalisation, chose prévue par le gouvernement avec l’ouverture du premier bâtiment de ce type à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), en septembre, comme le relevait récemment France TV Info. L’un des agresseurs de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray était fiché « S ». Nicolas Sarkozy proposait récemment la construction d’un centre de rétention pour ces individus, rappelant sur certains points le centre de Guantanamo, à Cuba, qui accueille les personnes suspectées de terrorisme contre les Etats-Unis. Autre proposition choc du futur candidat à la primaire : la fermeture des lieux de culte salafistes avec l’expulsion des imams qui y prêchent. Rejoint par Nathalie Kosciusko-Morizet sur ce point, l’ancien président de la République veut apparaître comme le rempart de droite à la supposée dérive de la gauche en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Après l’attentat de Nice le 14 juillet, Nicolas Sarkozy avait attendu trois jours pour détailler les mesures nécessaires selon lui pour tenter d’éviter d’autres attentats. Ce mardi, le président des Républicains s’est exprimé moins de cinq heures après les faits.

(Avec le JDD)

Réformes en France : critiques de l’Union économique

Réformes en France : critiques de l’union économique

 

Dans un rapport publié vendredi la commission européenne critique assez durement la France en matière de réformes socio économiques. Un constat sans doute pertinent mais une analyse et des recommandations assez contradictoires. La commission souligne notamment le mauvais fonctionnement du marché du travail, la montée des inégalités l’insuffisance de formation en direction des chômeurs, l’ampleur des déficits et de la dette mais se félicite des projets de réforme du code du travail, de l’assurance-chômage et du pacte de responsabilité. Un  document finalement assez général n’apporte pas grand-chose de nouveau sur la situation du pays et surtout n’éclaire guère sur les perspectives européennes pour réellement sortir de la crise  comme si la commission s’accommodait de voir l’Europe s’installer dans une croissance très molle. Beaucoup de banalités, peu d’innovation, pas de volontarisme, un rapport un peu à l’image commissaire européen qui signe ce rapport, Pierre Moscovici,  peu étincelant comme  ministre de l’économie en France et qui continue dans la même veine en Europe. Présenté comme « un document de travail des services de la Commission » ne préjugeant pas de la position officielle de l’exécutif européen lors des futures discussions avec Paris, ce rapport d’une centaine de pages dresse le bilan des difficultés économiques de la France et de ses progrès par rapport aux recommandations définies par la CE l’an dernier. Le fonctionnement du marché du travail, qui « demeure peu satisfaisant » et « reste segmenté », constitue l’un des points noirs relevés par les services de la Commission, parallèlement à un accroissement des inégalités en matière d’éducation au cours de la décennie écoulée. « Les demandeurs d’emploi ne se voient offrir qu’un accès limité à la formation; la possibilité pour les travailleurs peu qualifiés de suivre un apprentissage diminue et les résultats des jeunes en difficulté scolaires sont en baisse », peut-on lire dans ce document. Le taux de chômage, à 10,5% en 2015, « est une conséquence indirecte des déséquilibres dont souffre la France » et « ne devrait pas diminuer à court terme », préviennent les auteurs du rapport, en qualifiant de déterminantes la mise en œuvre de la réforme annoncée du code du travail et celle du système d’assurance chômage. Le niveau élevé de la dette publique constitue un autre motif de déception pour les services de l’exécutif européen, qui estiment qu’elle « pourrait constituer une source de risques non négligeables pour l’avenir ». « Des efforts d’assainissement importants devront être consentis dans les prochaines années pour réduire le déficit et le niveau élevé de la dette publique », relèvent-ils, en rappelant que depuis le début de la crise, la France a été plus lente que le reste de la zone euro dans la réduction de son déficit. Ce rapport décerne malgré tout quelques bons points à la France, estimant que des progrès substantiels ont été enregistrés l’an dernier sur la soutenabilité à long terme des régimes de retraite complémentaire et dans la mise en œuvre de mesures visant à réduire le coût du travail, notamment dans le cadre du pacte de responsabilité. « Comme la reprise dans l’UE reste fragile, la Commission encourage les États membres à continuer à réformer leurs économies et à remédier aux déséquilibres macroéconomiques persistants », note le commissaire chargé des Affaires économiques et sociales, le Français Pierre Moscovici, dans un communiqué accompagnant le rapport.

(Avec Reuters)

Critiques de la Chine sur Volkswagen

Critiques de la  Chine sur Volkswagen

À la demande urgente de la Chine un premier contingent de 2000 véhicules neufs ont dû être rapatrié en Allemagne. La Chine qui a mis du temps pour adhérer au plan de lutte contre le réchauffement climatique reproche à l’Allemagne de ne pas respecter les objectifs environnementaux qu’elle entend imposer avec d’autres au pays en développement. L’organisme chinois de contrôle de la qualité s’est déclaré lundi «vivement préoccupé» par le «dispositif de manipulation» dans les véhicules diesel de Volkswagen – le logiciel permettant de truquer les résultats des tests d’émissions réalisés en laboratoire – et il a annoncé sans plus de précisions qu’il allait prendre des mesures appropriées. Le scandale chez Volkswagen, qui a rapidement pris une dimension planétaire, a effacé plus du tiers de la capitalisation de VW, obligé son président du directoire Martin Winterkorn à démissionner et poussé son nouveau patron, Matthias Müller, à évoquer la possibilité d’une compression des effectifs «massive» 

Critiques : Montebourg persiste et signe

Critiques : Montebourg persiste et signe

 

Montebourg n’entend pas émettre le moindre regret pour ses citriques à l’égard de la politique économique du gouvernemenet , de plus il apparait même en position de force vis-à-vis de Valls ; de ce fait Montebourg n’envisage pas un moment quitter le gouvernement. De quoi faire manger son chapeau à Valls qui n’en a pas l’habitude mais qui n’a sans doute pas le choix,  à moins de plonger une peu plus dans les sondages. Montebourg Le ministre de l’Economie assure sur Europe 1 qu’il n’est « pas dans l’hypothèse » d’un départ du gouvernement. Au cœur de l’actualité après sa sortie du week-end, Arnaud Montebourg a assuré ce lundi 25 août ne pas regretter ses critiques de la politique économique de François Hollande et de Manuel Valls, dans lesquelles il n’y a cependant « nulle remise en question de la solidarité gouvernementale ». Des regrets? « Non. D’abord parce qu’il n’y a pas de colère. Il y a aujourd’hui un débat mondial, des appels mondiaux à la correction des erreurs de politique économique qui sont commises par tous les pays européens en même temps en Europe », a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Economie, qui affirme cependant qu’il n’y a « nulle remise en question de la solidarité gouvernementale » car « les décisions ne sont pas prises ».  « Pour l’instant, nous en discutons. Tant que les décisions ne sont pas prises, il n’y a pas d’infraction à la solidarité gouvernementale », a-t-il plaidé.  Montebourg ne se place « pas dans l’hypothèse » d’un départ du gouvernement, alors que l’entourage de Manuel Valls a estimé que le locataire de Bercy avait « franchi la ligne jaune » après ses déclarations au Monde appelant à une réorientation de la politique économique. Ce n’est « pas un débat d’autorité » mais un « débat d’orientation économique », a ajouté Montebourg. « Nous avons discuté tout l’été avec les uns et les autres dans la collégialité du gouvernement, de ce débat fondamental et crucial. Nous sommes à la mi-temps du quinquennat. » « Dans mon discours de Bercy du 10 juillet, c’était exactement le même discours », souligne le ministre de l’Économie, qui ajoute qu’il a « proposé et sollicité le président de la République. Je l’ai fait dans la collégialité et je l’ai exprimé publiquement afin que nul n’en ignore. »

 

Austérité : face aux critiques de Montebourg, Hollande fait le dos rond

Austérité : face aux critiques de Montebourg, Hollande fait le dos rond

 

Montebourg dit le contraire de Hollande mais ce denier acculé par son impopularité tente vainement d’expliquer que les propos ne sont pas contradictoires. Bref une synthèse à la mode Hollande avec son flou et ses contradictions.  En déplacement aux Comores, François Hollande a réagi samedi aux déclarations d’Arnaud Montebourg, qui estime dans les colonnes du Monde qu’il faut faire passer au second plan la réduction « dogmatique » des déficits.   »Il y a toujours une alternative », assure Arnaud Montebourg dans un entretien accordé au Monde, samedi. Le ministre de l’Économie prend à revers François Hollande et le gouvernement en plaidant pour une relance de la croissance, loin des plans de réduction « dogmatique » des déficits. « Pour l’instant, le débat est ouvert, puisque la loi budgétaire sera présentée en septembre. Les choix politiques ne sont pas figés », ajoute l’ancien candidat à la primaire socialiste, habitué de ce genre de coups d’éclat. En avril 2013, il avait déjà estimé que la « politique d’austérité conduit à la débâcle ». La réponse de François Hollande ne s’est pas fait attendre. Quelques jours après avoir lui-même défendu sa politique économique dans une interview au Monde, le Président, actuellement en visite dans l’Océan indien, a réagi aux propos d’Arnaud Montebourg. « Je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires européens de donner une priorité à la croissance. Tous ceux qui portent cette idée sont les bienvenus et c’est la position de tout le gouvernement », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Moroni, aux Comores. De son côté, Matignon ne voit « rien de choquant, rien de nouveau » aux déclarations du ministre de l’Économie. « La donne européenne est en train de changer », précise-t-on. « Le président de la République et le Premier ministre agissent dans ce sens et le Premier ministre attend du ministre (Arnaud Montebourg, ndlr) un engagement total sur la loi croissance et le pouvoir d’achat ». Au début du mois de septembre, Montebourg doit présenter une loi pour relancer la croissance en s’attaquant aux professions réglementées. Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, et représentante de l’aile gauche du parti, s’est félicitée pour sa part de l’intervention du ministre de l’Économie. « Il y a besoin de ce débat approfondi, il y a besoin d’une réorientation et que le ministre de l’Économie s’engage est positif. Maintenant il ne faut pas que ça reste lettre morte et il faut que le débat aille à son but, c’est-à-dire effectivement donner du pouvoir d’achat, faire une politique plus favorable à l’emploi », a-t-elle déclaré au micro de BFMTV samedi.

Transition énergétique : réactions mitigées avant les critiques des prochains jours

Transition énergétique : réactions mitigées avant les critiques des prochains jours

 

C’est une tradition en France dans les grands médias, on commence par se limiter aux déclarations du gouvernement ; On attend qu’une tendance se dégage dans l’opinion et en suite on analyse. Ce sera le cas pour cette fameuse transition énergétique qui n’en est pas une. Dans quelques jours les critiques vont affluer  car  c’est encore une réforme molle qui met par exemple en parenthèse le nucléaire (c’est EDF qui va décider) ou encore la politique des transports (quelques bricoles, c’ est tout).  La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a donc présenté ce mercredi 18 juin les grandes lignes de son projet de loi sur la transition énergétique. Les ONG comme Greenpeace manifestent leur mécontentement.  Après des mois de débats, la ministre de l’écologie Ségolène Royal a présenté en Conseil des ministres, mercredi 18 juin, son projet de loi sur la transition énergétique, « l’un des plus importants du quinquennat » selon François Hollande.  Si globalement, les écologistes et les industriels des énergies renouvelables sont plutôt satisfaits du texte, des ONG comme Greenpeace ne cachent pas leur désarroi.  « Tout ça pour ça ? », s’interroge le Réseau Action Climat (RAC). Selon eux, « le projet de loi ne répond pas à la commande initiale qui était d’identifier une trajectoire claire et des mesures concrètes pour orienter massivement la France vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. » La loi sur la transition énergétique se fixe pour objectif de ramener à 50% la part d’électricité d’origine nucléaire d’ici à 2025, contre 75% aujourd’hui. Pour autant, le gouvernement ne pourra pas décider seul de la fermeture d’une centrale nucléaire.  En effet, à ce jour, seuls l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et EDF peuvent le faire. « Le calibrage du parc nucléaire se fera par un dialogue fructueux entre l’État » et EDF, a expliqué Ségolène Royal au Monde.  « La question de la place du nucléaire a encore sclérosé le gouvernement, qui, faute de trancher, renvoie les décisions qui s’imposent aujourd’hui à plus tard et empêche les alternatives de se développer », juge cependant Anne Bringault, qui coordonne les ONG sur la transition énergétique. Pour le président de Greenpeace France, Jean-François Julliard, le texte présenté par Ségolène Royal « donne les clés de la politique énergétique de la France à EDF ». « Dans ce projet de loi, il manque l’essentiel : la limitation à 40 ans de la durée de fonctionnement des réacteurs nucléaires et la mise en place d’un mécanisme permettant à l’État de décider de la fermeture de réacteurs pour des raisons de pilotage de mix énergétique », ajoute Jean-François Julliard.   Même avis pour Sortir du nucléaire, qui juge « la transition énergétique enterrée à la pelle le 18 juin ». Du côté des Verts, l’heure est à la « prudence », comme l’a rappelé la secrétaire générale d’EELV Emmanuelle Cosse, au micro de RTL. Pour le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, François de Rugy, il s’agit d’un « virage sans précédent ». Cela permet de « mettre fin au fait qu’EDF fait la politique de l’énergie en France », a-t-il encore déclaré sans pour autant afficher une satisfaction totale. « Ce n’est pas facile, on se heurte à des lobbies extrêmement puissants, à des intérêts qui ne veulent pas que ça bouge, qui ont des relais y compris au sein du gouvernement, donc jusqu’au bout il faudra se battre ». Pour  Nicolas Hulot faux-cul, normal il a un poste officiel attribué par Hollande,  la future loi est « à la hauteur des objectifs ». « C’est un beau moment d’espoir pour la France, un projet qui permet de se mettre en disposition pour entrer dans l’économie de demain, dans l’économie du futur. »  La Fondation Hulot précise qu’il « faudra, sur les principales mesures, fixer un délai maximal pour la sortie des décrets d’application, mais aussi sacraliser les moyens financiers dans les projets de loi de finances et mobiliser la fiscalité écologique ».

 

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

 

Un « coup d’arrêt », voilà ce qui inquiète la Cour dans la réduction des déficits observé en 2013 en raison de la crise. Elle détaille donc les pistes d’économies possibles: un « éventuel retrait » de la Sécu dans l’optique,  le développement de la chirurgie sans hébergement à l’hôpital ou la révision des tarifs des analyses. Le trou de la branche maladie, la plus déficitaire, devrait se creuser à près de 8 milliards d’euros cette année. La Cour suggère notamment de réfléchir à ce que l’assurance maladie se retire de l’optique, déjà peu remboursé et largement pris en charge par les complémentaires santé. « Dès lors que l’assurance maladie complémentaire serait généralisée, (…) pourrait se poser, s’agissant de l’optique correctrice, le réexamen de son articulation avec l’assurance maladie obligatoire. Cela engloberait une réflexion sur un éventuel retrait de cette dernière du champ », affirme la Cour des comptes. Cette suggestion est avant tout symbolique, l’assurance maladie ne remboursant que 200 millions d’euros au titre des dépenses d’optique, quand les complémentaires les prennent en charge à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Ce « retrait continu » de la Sécu signe « un grave échec », pour la Cour des comptes. Mais dans un marché qu’elle juge « dynamique et opaque », elle appelle les pouvoirs publics à faire « des choix clairs », pour rendre ce marché plus transparent et plus concurrentiel. Autres pistes d’économies selon la Cour: les hôpitaux, auxquels elle consacre cinq chapitres de son rapport. Il s’agit notamment de développer la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». « A cet égard, le considérable retard de la chirurgie ambulatoire dans notre pays est préjudiciable », note la Cour, soulignant que le développement de cette pratique permettrait d’économiser 5 milliards d’euros. Des efforts peuvent également être réalisés dans les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour qui appelle à « une action beaucoup plus déterminée » afin de réaliser « des économies très importantes ». Elle réclame notamment un meilleur encadrement des examens et une « politique tarifaire plus étroitement en cohérence avec les gains de productivité du secteur ». L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre: « une économie de l’ordre de 500 millions d’euros (…) pourrait résulter rapidement d’actions résolues dans cette double direction ».

Budget 2014 : critiques de l’Europe

Budget 2014 : critiques de l’Europe

 

 

La BCE  s’inquiète de la timidité des coupes budgétaires et des réformes conduites par le gouvernement Ayrault. Moins de 48 heures après que Paris a dévoilé les grandes lignes de son budget 2014, Pierre Moscovici s’est retrouvé la cible de demandes convergentes lors du rendez-vous de rentrée des ministres des finances de l’Eurogroupe, à Vilnius (Lituanie). Jörg Asmussen, directeur allemand de la BCE, a regretté une réduction trop modeste des dépenses publiques et, selon des témoins du huis-clos, rejoint la commission pour juger insuffisante la refonte du système de retraite. Ce sont précisément les ministres des finances de l’Eurogroupe qui pourraient, dès novembre, demander à Bercy de rectifier le tir. Le commissaire européen Rehn s’apprête à instruire le dossier au vu du projet de loi de finances français et il ne fait pas mystère de son sentiment: «la France vient d’engager un programme substantiel de réformes, dit-il, mais en vérité beaucoup reste à faire». Devant la presse, Pierre Moscovici a dévié le tir, par une défense vigoureuse de réformes qui, dit-il, devrait mettre fin aux idées reçues. Il se rendra prochainement à Bruxelles afin de plaider son dossier. Politiquement, il refuse l’engrenage qui «opposerait une France soi-disant affaiblie à une commission qui jouerait les garde-chiourmes». Bruxelles «ne critique pas, elle pose des questions légitimes», ajoute-t-il. Le ministre peine à convaincre hors des frontières. Pour Jörg Asmussen, le budget français contredit la feuille de route arrêtée au dernier sommet de l’UE. Le néerlandais Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, attendra pour trancher un rendez-vous extraordinaire des 17 ministres des finances, le 22 novembre. Une récente loi européenne confie à la commission la responsabilité d’éplucher et d’émettre un avis sur chacun des 17 projets de budget nationaux de la zone euro, avant même qu’ils soient votés dans chaque capitale. L’examen porte aussi sur le sérieux des réformes. La commission peut demander au pays concerné de lui présenter un projet révisé, après discussion à l’Eurogroupe. Si le parlement national passe outre, une amende peut même s’imposer ( 0,2 à 0,5% du PIB). Cette «pression par les pairs», incarnée par les 17 ministres des finances, est au cœur de la discipline budgétaire propre à la monnaie commune. Il y a peu de chances que Bruxelles demande publiquement à la France de revoir sa copie fin novembre. Ce serait vécu comme une humiliation nationale. Mais à quelques semaines de l’échéance, la pression monte pour que le premier jet français soit à la fois conforme et plus précis. Sur le fond, la critique européenne porte sur trois points, d’après un responsable au cœur du débat: la modestie et le flou des coupes budgétaire annoncées, l’absence de marge de sécurité sur les déficits si la conjoncture venait à se retourner et pour finir le financement bancal de la réforme des retraites qui viendrait, au contraire des consignes de l’UE, alourdir le coût du travail en France.

 

G 20 : critiques vis-à-vis de la FED

G 20 : critiques vis-à-vis de la FED

 

Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a déclenché la panique des marchés émergents et un afflux de fonds vers le dollar quand il a suggéré en mai la possibilité d’un changement de programme de la banque centrale américaine qui, depuis la crise, achète massivement de la dette pour soutenir l’activité et la liquidité des marchés. Un responsable de la délégation japonaise a expliqué que lors d’une discussion des ministres des Finances au moment du dîner jeudi soir, l’attitude de la Réserve fédérale américaine avait été abordée longuement mais qu’aucun pays n’avait explicitement critiqué la banque centrale américaine. « Notre tâche principale est de remettre l’économie mondiale sur le chemin d’une croissance régulière et équilibrée. Cette tâche n’a malheureusement pas été résolue », a déclaré Vladimir Poutine hôte du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. « Les risques systémiques, les conditions pour une rechute en crise aiguë persistent », a ajouté le président russe. S’éloignant de son discours préparé, Vladimir Poutine a évité d’évoquer explicitement les risques relatifs à la politique monétaire américaine. En revanche, le message des grands pays émergents du sous-groupe des Brics, qui s’étaient réunis auparavant, visait sans erreur Washington. « La normalisation à venir des politiques monétaires a besoin d’être calibrée de façon efficace et soigneuse et doit être énoncée de façon claire », ont déclaré les pays du groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) dans un communiqué commun. Ces propos sont dans la ligne du texte décidé par les ministres des Finances du G20 en juillet à Moscou. Les Brics ont annoncé qu’ils allaient contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars (76 milliards d’euros) à un fonds destiné à stabiliser le marché des changes. Il reste maintenant à mettre en place ce mécanisme. Le communiqué final du Groupe des 20 s’en tiendra aux termes convenus entre les ministres des Finances au mois de juillet, a déclaré le vice-ministre russe des Finances, Sergueï Storchak. Les ministres avaient alors promis d’être « vigilants face aux risques et aux effets collatéraux négatifs des périodes prolongées d’assouplissement quantitatif » et que les changements de politique monétaire seraient « calibrés avec soin et communiqués avec clarté ». Les pays émergents n’ont pas non plus été tendres entre eux. La Chine et la Russie ont estimé que les pays vulnérables comme l’Inde, allaient devoir prendre des mesures pour rééquilibrer leurs économies et ont exclu que les pays en difficultés fassent l’objet de plans de sauvetage. Washington, tout en insistant sur sa contribution à la croissance mondiale, a estimé que les pays émergents devaient aussi agir. « De plus en plus, les pays émergents vont devoir regarder à l’intérieur de leurs frontières pour ce qui concerne la demande », a déclaré le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, Ben Rhodes. La Chine a demandé au gouvernement américain d’être attentif aux répercussions de sa politique et de « contribuer à la stabilité des marchés financiers mondiaux et au redressement régulier de l’économie mondiale. » Le vice-ministre chinois des Finances Zhu Guangyao a demandé à l’Europe de faire plus pour relancer la croissance économique. « Les problèmes structurels sont loin d’être résolus », a déclaré Zhu à la presse. La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que les politiques monétaires relativement accommodantes devaient être ajustées progressivement pour ne pas entraîner de perturbations économiques. « La nécessité de trouver une équilibre optimal entre l’assainissement budgétaire et le soutien à la croissance est ressorti dans des discussions animées », a déclaré Vladimir Poutine, suggérant des affrontements en coulisse.

 

PME : critiques vis-à-vis du gouvernement ; 89% inquiets

PME : critiques vis-à-vis du gouvernement ; 89% inquiets

 

Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a salué lors du salon Planète PME certaines mesures prises depuis l’élection de François Hollande à l’Elysée, dont le crédit d’impôt compétitivité (CICE) et la création de la Banque publique d’investissement (BPI). « Mais ces mesures, si utiles soient-elles, ne suffiront pas », a dit le responsable patronal en s’adressant au Premier ministre. « Nous n’échapperons pas à une véritable réforme du financement de la protection sociale pour amorcer une baisse structurelle du coût du travail », un sujet qui n’est pas à l’agenda rapproché du gouvernement, a-t-il ajouté. « Charger la barque de nos entreprises n’est plus possible », a poursuivi Jean-François Roubaud. « Les marges des entreprises sont au plus bas depuis 25 ans et, dans le même temps, la situation des finances publiques pèse sur le moral des chefs d’entreprise qui se voient chaque jour mis à contribution. » Comme la présidente du Medef, Laurence Parisot, plus tôt mardi, il a critiqué les orientations prises pour la réforme des retraites annoncée pour l’automne. Il a jugé que les différences de calcul des pensions entre fonctionnaires et salariés du privé n’étaient plus acceptables, et il a plus largement jugé « incompréhensible » l’augmentation des effectifs de la fonction publique, déclenchant sur ces deux points les applaudissements du parterre de chefs d’entreprise. Jean-Marc Ayrault lui a répondu en citant les réformes entreprises : le CICE et la BPI mais aussi la suppression « d’ici septembre » de l’indicateur 040 stigmatisant les entrepreneurs ayant fait faillite ou plusieurs mesures de simplification. Il a invité les entreprises à utiliser les contrats aidés mis en place par son gouvernement : les « emplois d’avenir » et les « contrats de génération », et a cité la réforme du marché du travail permise par l’accord trouvé en janvier par les partenaires sociaux. « On ne réussira rien et on ne réussira pas à redresser la situation de l’emploi sans les entreprises », a ensuite déclaré le Premier ministre à des journalistes. Interrogé sur l’inquiétude des dirigeants de PME sur la fiscalité, notamment sur une possible hausse des cotisations de retraite, il a répondu : « Il ne faut pas avoir peur avant que les décisions soient prises. » « Ce qui est important, c’est de veiller en permanence à un équilibre dans les décisions et je sais parfaitement qu’il faut veiller à la compétitivité de nos entreprises », a-t-il ajouté, en soulignant que le dialogue sur les retraites commencerait ces jeudi et vendredi à la conférence sociale. Selon le baromètre CGPME-KPMG publié lundi, 89% des chefs de PME françaises se disent inquiets pour l’économie du pays, dont 32% « tout à fait inquiet » contre 23% trois mois plus tôt. Plus d’un sur deux (57%) disent faire face à une baisse de leur chiffre d’affaires, un niveau au plus haut depuis juin 2010, et 57% se disent inquiets pour leur propre activité contre 53% en mars.

 

Grèce : Bruxelles refuse les critiques du FMI

Grèce : Bruxelles refuse les critiques du FMI

 

26.8% de chômeurs et ce n’est as un échec, en substance la position de Bruxelles ! La zizanie règne entre les créanciers publics de la Grèce. Ce jeudi 6 juin, Bruxelles affiche « ,son désaccord fondamental » avec les conclusions du Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qu’a déclaré, Simon O’Connor, porte-parole de la Commission européenne.
 Dans son rapport évalant les résultats du premier plan d’aide à la Grèce, en 2010, le FMI a reconnu, mercredi 5 juin, des « échecs notables ».  Il questionne le rôle joué par la troïka, c’est à dire l’Union européenne, la Banque centrale européenne et lui-même, considérant que la restructuration de la dette dont le pays a été l’objet, en 2012, aurait du survenir dès 2010.  C’est sur ce dernier point que le FMI et la Commission européenne s’opposent. Simon O’Connor, indique notamment qu’une telle solution aurait, en 2010, déstabiliser l’ensemble de la zone euro. Le rapport du FMI « ne tient pas compte de l’interconnexion entre les pays de la zone euro », a-t-il dit, rappelant que la crise grecque constituait une « situation difficile et sans précédent ».  La troïka, qui regroupe la Commission, le FMI et la Banque centrale européenne, « n’existait pas il y a trois ans  » et « a été mise sur pied à partir de rien », a-t-il rappelé. « Nous avons des traditions et des approches différentes, mais nous avons toujours réussi à aboutir à des solutions solides », a-t-il insisté. Le FMI avait également tablé sur des prévisions de croissance trop optimistes, estimant que le PIB grec serait positif dès 2012, alors que le pays s’est enfoncé dans la récession en 2013. La Commission va elle-même publier un rapport sur le travail avec ses partenaires au sein de la troïka, a indiqué Simon O’Connor, sans préciser sa date de publication.

 

Pôle emploi: les prestataires privés critiqués

Pôle emploi: les prestataires privés critiqués

Le service public externalise la plus grande part des prestations (ateliers CV, évaluations, accompagnement direct vers un emploi), plus de 63% en 2011, à des partenaires, associatifs ou privés: missions locales pour les jeunes, Apec pour les cadres, Agefiph pour les handicapés, professionnels du reclassement, etc.  Chez les opérateurs privés, choisis sur appel d’offres, les ambitions ont vite laissé place au désenchantement: chômeurs adressés en nombre irrégulier et imprévisible, méthodes contraintes, prix tirés vers le bas.  Le nombre de chômeurs dirigés vers ces structures est « partout aléatoire et irrégulier ». « Plein d’organismes sont en train de mourir. Surtout les petits », et nombre de formateurs sont dans des contrats précaires, constate Michel Clezio, président de la fédération des Unions régionales des organismes de formation (Urof) regroupant quelque 260 prestataires.  C’est en région parisienne, où les loyers sont prohibitifs, que la situation est la plus critique. Hexajob, petit cabinet en péril, en sait quelque chose.  Son responsable, Alain Frémont, ne décolère pas: « les cahiers des charges sont pervers car ils nous obligent à dimensionner l’équipe en tenant compte des fourchettes maximum, d’ouvrir et équiper des locaux en conséquence », en l’occurrence six agences et autant de salaires à payer, pour au final des agences « vides ». Pôle emploi lui a adressé un seul demandeur d’emploi en février, quand en octobre, plus de 80 personnes avaient été envoyées pour des bilans personnalisés.   »On nous annonce des flux sur deux ans mais on ne sait pas comment ils vont se répartir », se plaignent aussi les grands Opérateurs privés de placement (OPP), ces prestataires sollicités depuis 2005 pour des coachings de quelques mois, dont l’objectif est un retour à l’emploi. Pôle emploi leur confie plus de 14% des accompagnements. Environ 100.000 demandeurs d’emploi et licenciés économiques sont passés entre leurs mains en 2011, près de deux fois moins qu’en 2010.  Les agences restent vides, « vous réduisez les équipes » et puis « des tsunamis arrivent et vous devez vous réorganiser. Naturellement, ça dégrade la prestation », a témoigné Estelle Sovat, directrice générale de Sodie, deuxième OPP, devant la mission parlementaire sur Pôle emploi.  Devant les députés, les poids lourds du secteur ont réclamé la liberté d’adapter leur suivi au « profil » des chômeurs. « Avec le profilage, on pourra tous améliorer notre efficacité, laissez-nous nos méthodes, évaluez-nous sur les résultats », a insisté Martine Gomez, directrice de Manpower group.  Une trop grande part des évaluations déclenchant la rémunération variable prévue au contrat (10 à 60%) repose sur une logique « administrative ». Si un demandeur d’emploi malade rate un rendez-vous et ne fournit pas de justificatif, « on n’est pas payés même si on l’a reclassé au final », déplore Christian Degeilhde, patron d’Altedia.  Lorsque l’étape formation est nécessaire, aucune incitation n’est prévue, ont également insisté les opérateurs.  Enfin, « Pôle emploi garde les personnes les plus proches de l’emploi », insistait en janvier devant les députés Pierre Ferracci, le président de Sodie.  Les chômeurs adressés au privé ont des niveaux de qualification inférieurs, moins souvent le permis de conduire et sont au chômage depuis plus longtemps, reconnaît une évaluation publiée en janvier 2013.  Mais même en prenant en compte ces « différences de profil », l’étude pilotée par Pôle emploi et le ministère du Travail conclut, comme les précédentes, à des taux de retour à l’emploi légèrement inférieurs pour les chômeurs suivis par le privé entre 2009 et 2011.  Dans les conditions actuelles de sous-traitance et ses « contraintes épouvantables », l’enquête est « biaisée », plaide M. Ferracci.  A la direction générale de Pôle emploi, les OPP, aiguillons censés dynamiser les performances des conseillers maison, n’ont plus le vent en poupe. « Les résultats en termes de placement ne sont pas tout à fait au niveau de ce qui était attendu », estime Serge Lemaitre, en charge de l’offre de services.  Néanmoins, « aucune conclusion définitive n’a été tirée par Pôle emploi », souligne ce responsable, pour qui l’activité des OPP « permet aujourd’hui d’augmenter la capacité d’accompagnement renforcé pour les demandeurs d’emploi les plus en difficultés ».

 

Retraite additionnelle fonctionnaires : critiques de la cour des comptes

Retraites additionnelle fonctionnaires : critiques de la cour des comptes

 

 La Cour des Comptes a, elle, décidé de rendre public ce jeudi 14 mars un référé sur la retraite additionnelle des fonctionnaires (voir ci-contre). La Cour y dénonce les problèmes posés par le financement de ce régime, « au regard notamment du financement de la dette publique et de la préservation du droit des agents ». Le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) a été instauré en 2005 et concerne 4,3 millions de fonctionnaires civils et militaires et de magistrats de l’ordre judiciaire. La Cour note que l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP), gestionnaire du régime, aura encaissé 75 milliards d’euros de cotisations d’ici 2050. Pour autant, ce n’est qu’à partir de cette date que le montant annuel des prestations atteindra celui des cotisations. Toujours en 2050, « l’effort global de l’Etat aura alors atteint entre 21 et 27 milliards d’euros, celui des collectivités territoriales entre 7,8 et 10,5 milliards d’euros et celui des hôpitaux publics entre 8,8 et 11,7 milliards d’euros ».  La Cour constate donc que, malgré un coût important, « compte tenu de la lenteur de montée en charge de ce dispositif par capitalisation ex nihilo, les rentes viagères ne devraient améliorer significativement, quoique modestement, les revenus des agents ayant cessé leur activité qu’à l’horizon 2045-2050, toutes choses égales par ailleurs ». Par ailleurs, la Cour des comptes pointe du doigt des erreurs de gestion du régime. « Elle considère que le dispositif confiant à la Caisse des Dépôts la gestion courante du régime soulève sur certains sujets importants des problèmes de régularité ». En effet, la Caisse des dépôts est chargée de collecter les cotisations et de verser les prestations. Ce qui contrevient à un principe des finances publiques puisque seuls les comptables publics peuvent verser les prestations.




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