Archive pour le Tag 'critères'

«Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 «Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 

Le sociologue Mathieu Bock-Côté est un observateur avisé des États-Unis comme de l’Europe, et tout particulièrement de la France, pays cher à son cœur. Chroniqueur au Figaro, auteur de plusieurs essais remarqués, en particulier Le Multiculturalisme comme religion politique (Éditions du Cerf, 2016), Mathieu Bock-Côté bâtit une œuvre consacrée, notamment, à réhabiliter l’idée nationale et le conservatisme. Dans son nouveau livre, en librairie jeudi, L’Empire du politiquement correct (Éditions du Cerf), l’auteur affronte une question capitale: qui s’est arrogé le droit d’affirmer qu’une opinion est acceptable dans l’espace médiatique? Par quels procédés sont exercés la surveillance et le contrôle de la parole dans le débat public? Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet ouvrage, vaillante défense de la liberté de l’esprit. L’auteur avait déjà dénoncé dans son blog l’hégémonie de la pensée multiculturalisme :

 

« Il y a là un terrible aveu sur le rapport au peuple de l’intelligentsia multiculturaliste. Ses membres sont tellement persuadés que le peuple est traversé par des préjugés xénophobes qu’ils s’imaginent que quelques intellectuels et chroniqueurs ne répétant par le catéchisme officiel suffiront pour déchaîner une tempête xénophobe, pour peu qu’on les entende. On les accuse alors d’avoir «libéré la parole», ce qui consiste à avouer indirectement qu’elle était cadenassée – ils auraient en fait déplacé les frontières du dicible. L’intelligentsia multiculturaliste semble persuadée que quelques individus, avec un pouvoir de persuasion relevant presque de l’hypnose, pourraient conduire le peuple à l’hystérie nationaliste. On devine la suite: il faudrait faire taire ces intellectuels et chroniqueurs. Même s’ils sont peu nombreux, ils sont encore de trop. On cherchera à leur coller des étiquettes infamantes, pour les priver de toute légitimité dans les milieux médiatiques qui définissent les termes de la respectabilité publique. On se désolera de leur présence dans les médias et lorsqu’on parlera d’eux, ce sera à la manière d’exclus qu’il faudrait bien un jour bannir, sauf s’ils en viennent à se repentir d’avoir eu des idées coupables. Ces intellectuels et chroniqueurs ne devraient pas faire entendre publiquement un point de vue suspect du point de vue de l’idéal diversitaire, car ils viendraient troubler la mission pédagogique à l’endroit du commun des mortels que se donne l’intelligentsia, et qui devrait parler d’une seule voix.

D’ailleurs, chaque fois que ces intellectuels et chroniqueurs transgresseront un peu trop ouvertement l’orthodoxie diversitaire, on fera sonner les sirènes de l’intolérance et on dénoncera leur présence dans l’espace public, les médias sociaux facilitant ces lynchages médiatiques. Contre eux, les propos haineux seront permis et encouragés. On dira qu’il y a une grande perméabilité entre leur propos et celui de mouvances radicales qui s’y alimenteraient. On les présentera comme le visage socialement respectable et pour cela encore plus détestable de sentiments effrayants qu’une société devrait normalement refouler pour se civiliser.

Retour au point de départ: si le point de gravité idéologique autour de la question des accommodements raisonnables s’est déplacé vers une perspective diversitaire depuis dix ans, au point où on prend désormais au sérieux une thèse aussi grossière que celle du racisme systémique, c’est que le système médiatique, dans son ensemble, est favorable au multiculturalisme et qu’il parle son langage sans même s’en rendre compte. En fait, ce qui est étrange, c’est que depuis dix ans, une opposition intellectuelle au multiculturalisme a pu se faire entendre médiatiquement : ce n’était pas prévu dans la logique diversitaire, qui est réfractaire à la diversité des points de vue. C’était l’héritage de la crise des accommodements raisonnables: elle avait obligé le parti multiculturaliste à endurer quelques contradicteurs médiatiques. Maintenant, on travaille fort à chasser cette opposition de l’espace public. ». Dans son nouvel ouvrage l’auteur dénonce hégémonie de la pensée unique.

 

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

La Commission européenne a épinglé mercredi six pays dont la France estimant que leurs prévisions budgétaires pour 2018 présentaient « un risque de non-conformité » avec les règles européennes. Selon Bruxelles, les budgets présentés par ces pays -France, Italie, Belgique, Portugal, Autriche et Slovénie- sont susceptibles de s’éloigner des objectifs qui leur avaient été fixés.  Concernant la France, la Commission pointe du doigt  »un écart important » entre le budget qui lui a été présenté et « la trajectoire d’ajustement requise » pour atteindre son objectif d’assainissement des finances publiques. Elle souligne également que le niveau de la dette française -96,9% du PIB en 2018- dépasse de loin le seuil des 60% prévu dans les traités. La France   reste avec l’Espagne le seul pays de la zone euro encore sous le coup d’une « procédure de déficit excessif », qui peut aboutir à des sanctions et des amendes -même si cela ne s’est encore jamais produit. Pour en sortir, elle doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3% du Produit intérieur brut (PIB), ce qui est le cas pour l’instant, puisque la Commission anticipe un déficit à 2,9% à la fois en 2017 et en 2018 -même si un « risque » demeure sur ces chiffres.  Dans son analyse de mercredi, Bruxelles anticipe que la France sortira de cette procédure au printemps, ce qui la contraint dès lors à respecter des objectifs bien plus poussés en 2018 que cette seule règle des 3% de déficit. Il lui est en effet demandé de réduire son déficit structurel, c’est-à-dire le déficit calculé sans les effets de la conjoncture économique, à hauteur de 0,1% de PIB. Or, selon les calculs de Bruxelles, ce déficit structurel va s’accroître. Seuls six pays parmi les dix-neuf ayant adopté la monnaie unique sont en conformité totale avec les règles européennes: l’Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, la Finlande et les Pays-Bas. Pour les autres (Estonie, Irlande, Chypre, Malte, Slovaquie et Espagne) les projets de budget sont jugés « globalement conformes ». La Grèce, toujours sous le coup d’un plan d’aide à cause de sa dette, n’est pas concernée par ces prévisions budgétaires.




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