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Crise agricole : 85% des Français soutiennent les paysans

Crise agricole : 85% des Français soutiennent les paysans

Selon une étude Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo,  85 % des Français ont une bonne opinion du métier de paysan. Politiquement parlant, 82 % des sympathisants Insoumis, soit autant que les sympathisants RN ainsi que 88 % des LREM et 91 % des LR ont une bonne opinion des agriculteurs. Les Français ne tarissent pas d’éloges. «Ils les jugent à la fois “sympathiques” (79 %), “passionnés” (88 %), “courageux” (92 %) et surtout “utiles” (93 %)», précise Gaël Sliman. Mais, au-delà de ce tableau idyllique, qui montre un fort attachement des Français à leurs agriculteurs, certains sont parfois sceptiques sur leurs pratiques. «Abattage et souffrance, glyphosate et produits phytosanitaires constituent autant de critiques», note Véronique Reille Soult, CEO de Dentsu Consulting, qui a complété ce sondage par une veille sur les réseaux sociaux sur la perception des agriculteurs et de l’agriculture française.

«Les internautes pointent une contradiction entre les besoins de produits sains et protecteurs de l’environnement avec une course à la productivité qui ne profite ni aux agriculteurs, ni aux consommateurs, ni à la planète, résume-t-elle. Les internautes saluent les hommes, mais surveillent leur production.» Certains agriculteurs, plutôt que de se remettre en cause et de changer leurs pratiques, voient dans ces critiques une forme d’acharnement. Ils se plaignent d’agribashing. Un réflexe défensif mal perçu par les consommateurs.

Le dernier enseignement porte sur la perception de la vie à la campagne ou en zone urbaine par les habitants de ces territoires. «Vaut-il mieux être un Français des villes ou un Français des champs?» ont demandé les sondeurs aux internautes. Réponse mitigée: 83 % pensent qu’ils ont «une vie heureuse» en milieu rural, alors que leurs concitoyens en région parisienne ne sont que 71 % à avoir ce sentiment. Toutefois, les ruraux ont un «fort sentiment d’abandon», notamment à cause de la raréfaction croissante des services publics. 63 % des ruraux estiment bénéficier de «peu de services publics sur le territoire», alors que 87 % des Franciliens pensent le contraire. Idem pour l’accès à la 4G: 46 % des habitants des territoires ruraux regrettent «un mauvais accès», alors que 88 % estiment au contraire «avoir un bon accès».

 

« “Gilets jaunes” d’abord une crise pouvoir d’achat » (Julia Cagé)

« “Gilets jaunes” d’abord une crise pouvoir d’achat » (Julia Cagé)

Julia Cagé (Professeure d’économie à Sciences Po Paris) considère   que le mouvement actuel est le résultat d’une politique de classe menée par Emmanuel Macron (extraits interview le Monde)

« Combien de « gilets jaunes » supplémentaires faudra-t-il pour que le gouvernement se rende compte de ce qui est en train de se jouer sous ses yeux ? Et dont il est responsable, contrairement à ce qu’il prétend. Car la crise que connaît actuellement la France n’est pas une crise du prix du carburant, dont les fluctuations sont, il est vrai, largement dues à la situation géopolitique internationale. L’essence n’a été que le combustible d’une allumette dont la flamme grossissait depuis de longs mois : la crise des « gilets jaunes » est une crise du pouvoir d’achat. Une crise dont on pourrait presque s’étonner qu’elle n’ait pas explosé plus tôt, dès les premiers mois du quinquennat, quand Emmanuel Macron a diminué les aides au logement et reporté l’exonération de la taxe d’habitation ; ou il y a quelques semaines, depuis Marseille, tant l’effondrement mortel des immeubles insalubres témoigne de l’abandon dont sont victimes les classes populaires.

« Certains voudraient voir dans le mouvement des “gilets jaunes” une crise du consentement à l’impôt. Ce sont les plus riches qui ont fait sécession et refusent de payer l’impôt »

La crise des « gilets jaunes » est une crise du pouvoir d’achat. Un pouvoir d’achat qui a diminué pour les Français les plus modestes, du fait des politiques mises en œuvre par le gouvernement. Au même moment, conséquence directe de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune et de l’introduction d’un prélèvement forfaitaire unique sur le capital – qui implique entre autres choses que les plus riches n’ont pas, contrairement à l’ensemble des Français et notamment des petits retraités, fait face à l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital –, le pouvoir d’achat des 1 % les plus favorisés a augmenté de 6 %, quand celui des 0,1 % les plus favorisés a augmenté lui de 20 %, comme l’a très bien montré une étude de l’Institut des politiques publiques. »

Démocratie : une crise existentielle

Démocratie : une crise existentielle

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste et simpliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laissé aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie si n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. Pour évoluer, il faudrait sortir du clivage relativement primaire entre élus et citoyens, dirigeants et exécutants enfin entre autorités administratives et administrés. Cela suppose de mettre en place des structures d’information, d’évaluation participative et d’association aux décisions dans les champs économiques politiques et administratifs. Bref une sorte de cogestion qui permet aux parties de comprendre et d’intégrer la problématique de l’autre.

 

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

 

 

 

Comme c’était prévisible la Grande-Bretagne est tellement empêtrée dans ses contradictions vis-à-vis du Brexit qu’on pourrait arrêter les pendules quant à la décision de quitter l’union. Ce serait une sorte de porte de sortie politique pour éviter la crise outre-manche. En effet la date de sortie officielle est fixée le 29 mars mais le gouvernement britannique est complètement paralysé parce qu’il ne veut ni organiser un nouveau référendum, ni voter en l’état l’accord passé avec l’union européenne pour la transition. La seule solution politique serait donc de provoquer de nouvelles élections législatives que les conservateurs ne sont d’ailleurs pas sûrs de gagner. De toute manière le contexte politique n’est pas réuni pour qu’une décision définitive intervienne le 29 mars concernant la sortie de l’union européenne par la Grande-Bretagne. Du coup de manière discrète des contacts sont pris à l’initiative surtout des Britanniques pour envisager un report de la date fatidique. Ce qui permettrait peut-être de réunir les conditions d’un contexte politique plus favorable à un accord de transition. Ce ne serait pas la première fois que la Grande-Bretagne et le gouvernement conservateur se contredisent sur cette affaire complexe du Brexit. Le quotidien britannique cite trois sources européennes qui disent avoir été approchées par des représentants de Londres chargés de « sonder le terrain » alors que le projet de Brexit négocié par la première ministre Theresa May avec Bruxelles est contesté, tant par l’opposition travailliste que par de nombreux membres de sa majorité conservatrice.

Réagissant aux informations rapportées par le Telegraph, un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré que Theresa May a toujours affirmé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 29 mars prochain et qu’aucun report de la mise en œuvre de l’article 50 des traités européens ne serait demandé.

 

 

« Gilets jaunes » :  » une crise de la démocratie » (Chevènement)

« Gilets jaunes » :  » une crise de la démocratie » (Chevènement)

Au-delà des modifications quantitatives relatives au prix du carburant, de la fiscalité en général ou du pouvoir d’achat, le mouvement de protestation actuel caractérise une crise de la démocratie d’après Jean-Pierre Chevènement.  L’ancien ministre, interrogé par Europe 1, estime que « la révolte des classes populaires s’enracine dans des choix vieux de 30 ans ». Jean-Pierre Chevènement insiste sur les défauts de la construction européenne et revient aussi sur ce fameux référendum de 2005 quand les Français ont rejeté le projet de constitution mais un rejet qu’on a contourné trois ans après pour signer le traité de Lisbonne. Le centrage des facteurs explicatifs sur un pouvoir jugé excessif de Bruxelles est un peu excessif car la crise concerne peut-être encore davantage à la coupure entre des élites coupées du réel et des couches moyennes et populaires qui n’attendent plus grand-chose du pouvoir politique. De ce point de vue, la crise est sans doute sociale, économique mais aussi culturel. En effet à tous les échelons de responsabilité dans les partis politiques, chez les élus nationaux surtout, dans les administrations, dans les entreprises s’est constitué une sorte de caste nourrie au même lait l’ultralibéralisme et de la mondialisation qui récite le même catéchisme idéologique pour servir surtout les intérêts des plus favorisés, des plus nantis. En outre une sociologie qui se reproduit entre elle par cooptation. Une sorte de nouveau clergé d’un évangélisme ultralibéral qui se sert de la démocratie pour se remplir les poches. Certes tous ne sont pas des milliardaires mais la horde des courtisans du bas clergé dont les revenus évoluent entre 5000 et 20 1000 € par mois ne veut surtout pas être assimilé à cette populace qui tente de survivre avec un smic à 1150 € par mois et un salaire moyen de 1750 € entre parenthèses avec beaucoup de dispersion autour de cette moyenne). Pour Jean-Pierre Chevènement, le mouvement des « gilets jaunes » symbolise donc une « crise de la démocratie ». « C’est une crise de la démocratie illustrant la coupure entre les élites et les classes populaires. La révolte des classes populaires vient de loin et s’enracine dans des choix vieux de 30 ans, par exemple l’Acte unique européen ou les pleins pouvoirs de la Commission européenne pour, par exemple, libérer les mouvements de capitaux », a estimé l’ancien ministre, interrogé vendredi soir sur Europe 1

« . Jean-Pierre Chevènement date le pic de cette « crise de la démocratie » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne. « Cette crise de la démocratie se cristallise en 2005, quand le peuple français rejette le projet de Constitution européenne à 55%. Trois ans après, Nicolas Sarkozy et François Hollande s’entendent pour contourner le vote populaire et signer le Traité de Lisbonne, qui reprenait la substance de cette Constitution. C’est un déni de démocratie », a poursuivi l’ancien candidat à la présidentielle, partisan du « non » au référendum de 2005.L’ancien ministre a listé les réformes à mener pour sortir de cette crise et mis en garde les « gilets jaunes ». « Il faut savoir arrêter une grève quand on a obtenu satisfaction. Ils ont obtenu des satisfactions réelles, notamment sur le prix des carburants », a jugé Jean-Pierre Chevènement. « Sur le problème du pouvoir d’achat, il y a des choses à faire. Mais il y a un chantier : la rénovation de notre démocratie. Il faut en finir avec le quinquennat et déconnecter les mandats du président de l’Assemblée nationale. Il faut revenir à un ‘parlementarisme raisonné’ ».

Croissance zone euro : attention à la crise

Croissance zone euro : attention à la crise

Rien ne va plus en Europe, non seulement les institutions ne fonctionnent plus depuis le divorce du couple franco allemand mais en plus la conjoncture économique se dégrade de manière très dangereuse. La situation en Italie, celle de la Grande-Bretagne, la faiblesse politique maintenant de Merkel et de Macron crée de graves incertitudes sur les perspectives politiques mais aussi économiques. Pour preuve, la croissance allemande dans le rouge au troisième trimestre et qui s’affaisse en zone euro. (La plus faible en 4 ans) Pour les pays de la zone euro, les perspectives économiques s’assombrissent à quelques mois des élections européennes. L’incapacité de l’union à réduire les déséquilibres macroéconomiques entre les pays pourrait encore menacer l’avenir politique et économique du Vieux Continent déjà affaibli par la montée des populismes et des divisions toujours plus visibles. . Selon les enquêtes menées par le cabinet Markit, le secteur manufacturier affiche ses plus faibles performances depuis près de quatre ans. Et ces difficultés pourraient s’amplifier durant le dernier trimestre 2018. « Au vu des dernières données de l’enquête, le secteur manufacturier pourrait glisser en zone de contraction d’ici la fin de l’année, à moins d’un regain de croissance au cours des prochains mois. La tendance est toutefois fermement orientée à la baisse pour la fin du trimestre, le volume du travail en cours diminuant pour le deuxième mois consécutif et les perspectives d’activité se repliant à un plus bas de près de six ans, » expliquait Chris Williamson le 2 novembre.  Du côté des services, les chiffres ne sont guère rassurants. Les résultats dévoilés dans le communiqué signalent que l’indice composite, qui mesure l’activité des services, est en repli par rapport à son niveau de septembre (53,7 contre 54,7 au mois dernier). Conclusion, au repli des exportations notamment allemandes, il faut ajouter le net tassement de l’industrie et aussi l’atonie des services. Bref un quatrième trimestre sans doute décevant qui aura du mal à faire atteindre 2% de croissance en zone euro en 2018 et fait douter des 1.8% prévis en 2019.

 

Bourse-marchés financiers : en attendant la crise

Bourse-marchés financiers : en attendant la crise

La Bourse de Paris à son plus bas niveau annuel mardi, en raison de la situation italienne, du brexit  et des incertitudes économiques et politiques en Europe et ailleurs. . D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

 

Italie : la crise économique s’approfondit

Italie : la crise économique s’approfondit

 

La croissance italienne a pratiquement stagné au troisième trimestre avec seulement 0,1 % d’augmentation du pib. Par ailleurs devant les risques financiers,   l’agence de notation financière Moody’s Investors Service a annoncé vendredi avoir abaissé la note souveraine de l’Italie à Baa3 contre Baa2, une décision qu’elle explique entre autres par la dégradation des perspectives budgétaires du pays. Dans un communiqué here, Moody’s explique que l’abaissement de la note s’explique principalement par « une dégradation marquée de la solidité budgétaire de l’Italie, avec des objectifs gouvernementaux de déficits budgétaires pour les années à venir supérieurs à ce que Moody’s prévoyait auparavant » et par « les conséquences défavorables pour la croissance à moyen terme de l’arrêt des projets de réformes économiques et budgétaires structurelles ».L’agence juge aussi que “les projets de politiques budgétaire et économique du gouvernement n’intègrent pas un programme de réformes cohérent”.Elle estime que le ratio d’endettement (dette/produit intérieur brut) de l’Italie devrait se stabiliser au cours des années à venir autour de son niveau actuel proche de 130%, au lieu de commencer à diminuer comme attendu jusqu’à présent. La Banque d’Italie observe par ailleurs que les investisseurs étrangers ont réduit leurs avoirs en valeurs mobilières italiennes de 42,8 milliards d’euros sur la période janvier-août, dont 24,9 milliards d’obligations publiques et 12,4 milliards d’obligations bancaires.

Marchés financiers : en attendant la crise.

Marchés financiers : en attendant la crise.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut monter jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

Attention à une nouvelle crise financière mondiale (BRI)

Attention à une nouvelle crise financière mondiale (BRI)

Les conditions d’une nouvelle crise financière mondiale pourraient être réunies si des mesures d’assainissement ne sont pas rapidement prises notamment vis-à-vis du gonflement de la dette. . C’est le cri d’alerte lancée par la banque des règlements internationaux. » De nouvelles turbulences risquent de se produire « probablement à un moment donné car les marchés des économies avancées affichent des valorisations excessives, les conditions financières sont trop souples et la dette, à l’échelle mondiale, est trop élevée ». La BRI critique notamment la situation du marché en particulier les prêts à effet de levier notamment aux États-Unis ; bref, l’emballement de produits dérivés.  D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, Dix ans après la chute de Lehman Brothers, ce « bond du financement bancaire à destination des emprunteurs très endettés » (ou en catégorie hautement spéculative) « peut créer des fragilités. » Dans une étude détaillée sur le marché des financements à effet de levier, un autre économiste de la BRI, Tirupam Goel, souligne que l’ensemble de la dette à effet de levier (y compris les obligations  »high yield », à haut rendement) à haut rendement) a « doublé en taille depuis la crise financière mondiale ». Il excède désormais 2.600 milliards de dollars, dont l’essentiel aux Etats-Unis. Pour la première fois depuis une décennie, les prêts à effet de levier ont dépassé celui des obligations « high yield » et le cap des 1.000 milliards de dollars depuis fin avril.  « Sur le plan financier, les choses semblent plutôt fragiles. Les marchés des économies avancées sont encore survalorisés et les conditions financières encore trop faciles. Surtout, il y a trop de dettes : par rapport au PIB, dans le monde, l’ensemble de la dette (privée et publique) est maintenant considérablement plus élevée qu’avant la crise » martèle-t-il.

Turquie: une crise financière qui peut en entraîner d’autres

Turquie: une crise financière  qui peut en entraîner d’autres

Certains marchés émergents pourraient bien être entraînés dans la tourmente.  La livre turque, a perdu 19% face au dollar sur la seule journée de vendredi, est en première ligne, d’autres devises émergentes sont également dans la tourmente. En une semaine, le rand sud-africain et le rouble russe ont perdu 8% face au billet vert, évoluant tous deux à leur plus bas depuis deux ans lundi matin. Même tendance pour le réal brésilien (-4%) et le peso argentin qui a cédé près de 6% depuis lundi dernier. Face à l’euro, la chute est également à peu près similaire. L’effet domino de cette crise américano-turque révèle surtout le niveau de vulnérabilité des économies émergentes envers le dollar et l’euro, et plus généralement face aux investisseurs étrangers. La roupie indienne a par exemple atteint le plus bas niveau historique face au dollar mardi matin. La fin de la politique monétaire américaine accommodante pénalise en première ligne ces pays qui se financent sur les marchés internationaux pour soutenir leur croissance et leur développement, révélant leurs fragilités internes. Les investisseurs étrangers préfèrent alors se déplacer sur le marché américain, plus rémunérateur et délaissent les marchés émergents. Ce mécanisme crée un cercle vicieux : la devise locale perd du terrain face au dollar, le coût des importations augmente alors mécaniquement et avec lui l’inflation ce qui ne fait qu’encourager les investisseurs étrangers à reprendre leur mise.

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent à tempérer leur générosité

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent  à tempérer leur générosité

 

L’Allemagne avait montré le chemin en se montrant particulièrement généreuse pour l’accueil d’immigrés. Plus récemment le nouveau gouvernement espagnol s’est aussi montré très ouvert sur la question en acceptant la venue de bateaux de réfugiés. Mais en Allemagne comme en Espagne l’opinion publique se montre maintenant réticente. L’Espagne constitue désormais Une nouvelle route migratoire, au départ du Maroc, que la chancelière veut absolument fermer. L’Allemagne souhaiterait bien que l’Espagne bloque les flux migratoires comme dans l’accord passé avec la Turquie. L’Espagne propose une orientation originale pour l’immigration illégale en assurant une formation professionnelle des intéressés avant leur retour dans leur pays d’origine. Mais ce n’est pas ce que souhaitent forcément les immigrés illégaux qui veulent simplement traverser l’Espagne pour se rendre dans des pays où ils ont de la famille ou des connaissances. Cela renvoie à la question de la gestion des déboutés du droit d’asile, en clair des migrants économiques. Or l’accord global trouvé par l’union européenne est complètement insuffisant pour régler cette question soumise à la bonne volonté de chaque État. Ce qui est évident c’est que les gouvernements actuels doivent bouger sinon leur immobilisme va nourrir la montée des nationalismes et de l’extrême droite.

 

 

Crise agricole: le double discours du gouvernement

Crise  agricole:  le double discours du gouvernement

 

Dans les  Echos, sénateur Jean Bizet (LR), dénonce le double discours du gouvernement concernant la crise agricole. D’un coté, il y a une posture de soutien à l’agriculture française mais de l’autre le gouvernement français a demandé lui-même des coupes budgétaires européennes.

« Le ministre de l’Agriculture a bien tardivement jugé « inacceptable » les propositions budgétaires de la Commission européenne, pour la future politique agricole commune (PAC). Or les autorités françaises avaient bien demandé avec force, durant les négociations au Conseil, des coupes budgétaires dans le budget 2021/2027 de l’Union, à la surprise de son principal partenaire l’Allemagne. Cette information embarrassante, apportée aux sénateurs lors de l’audition du commissaire Oettinger le 24 mai a fait apparaître un « double discours » dévastateur. In fine, la victime de ces postures politiciennes sera notre agriculture, tandis que les sujets d’incompréhension et d’inquiétude s’accumulent entre le gouvernement et les agriculteurs. » Le premier d’entre eux porte naturellement sur l’ampleur des sacrifices financiers qui seront réalisés aux dépens de la PAC, durant la période 2021-2027. D’ores et déjà, la position trouble des autorités française a été interprétée comme un « permis de tuer » par les adversaires de la PAC. D’où la proposition initiale de la Commission, très défavorable : - 5 % en euros courants, correspondant en fait à une diminution de 15 %, en raison de l’inflation. Comment y consentir lorsqu’un tiers des agriculteurs français vit déjà, en moyenne, avec 350 euros de revenus mensuels ?  Ces inquiétudes portent également sur le contenu même de la future PAC. Dans deux résolutions, adoptées les 20 juillet 2017 et 19 avril 2018, les sénateurs ont refusé le quasi-statu quo, qui semble se dessiner, sur les règles de concurrence, comme sur la gestion des crises. Ils ont également mis en garde contre le risque d’une « vraie-fausse » simplification du mode de mise en oeuvre de la PAC. C’est maintenant qu’il faut agir, si l’on veut éviter une nouvelle « usine à gaz » - à savoir un transfert de bureaucratie du niveau européen au niveau national. Le président de la République avait spectaculairement annoncé, le 27 novembre 2017, l’interdiction du glyphosate « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ». Sans revenir sur la fragilité juridique de ce singulier « cavalier seul » français au regard du droit européen, force est de constater l’absence de solution alternative à ce pesticide. Comment, sur le terrain, vont faire nos agriculteurs d’ici trois ans ? Comment éviter une distorsion de concurrence, pour nos importations et nos exportations, puisque les autres pays de l’Union ne seront pas, eux, concernés par cette interdiction franco-française ? Plus largement, c’est l’ensemble du projet de loi issu des travaux des Etats généraux de l’alimentation qui est en passe de décevoir les attentes. En effet, les représentants des agriculteurs ont loyalement joué le jeu de la concertation. Au final, ce projet de loi repose sur un double pari : que les distributeurs d’abord, les gros industriels ensuite, acceptent sans y être contraints, de diminuer leurs profits pour augmenter le revenu agricole… Rien n’est moins sûr. S’agissant du plan de modernisation de l’agriculture de 5 milliards d’euros, l’intention est louable et le chiffre élevé. Il frappe les esprits, mais quel sera son contenu ? Il en va de même pour l’objectif de 50 % de produits bio ou local dans la restauration collective . Au demeurant, la redéfinition de la stratégie agricole française ne peut se résumer au seul « bio », en faisant l’impasse sur tout le reste. Les effets d’une politique de communication, aussi brillante soit-elle, n’auront qu’un temps. Immanquablement, le prix des ambiguïtés, des habiletés, voire du « double discours » s’exprimera par de cruelles désillusions. Les agriculteurs français méritent beaucoup mieux que cela, notre balance commerciale aussi ! «

Jean Bizet est sénateur Les Républicains de la Manche et président de la commission des Affaires européennes

 

Rajoy viré par les affaires et la crise catalane

Rajoy viré par les affaires et la crise catalane

 

Rajoy n’aura pas brillé par son intelligence en se faisant virer un peu par surprise de son poste de chef de gouvernement ; Miné par les  affaires et la crise catalane, il est remplacé par un socialiste modéré qui va respecter l’orthodoxie financière européenne.   Pedro Sanchez. En fait Rajoy a surtout été victime de lui-même et de son entêtement à masquer les affaires dont était coupable son parti. Ensuite il s’est enfoncé dans la crise catalane. En fait il a instrumentalisé la crise de la province catalane pour tenter de mieux réunir les espagnols autour d’un gouvernemenet fragilisé. On sait que les socialistes sont tout aussi opposés à l’indépendance de la catalogne mais on peut supposer qu’ils développeront davantage de diplomatie pour régler cette affaire cruciale pour l’Espagne au  lieu d’imposer l’emprisonnement des anciens responsables pour des dizaines d’années. Le Parti socialiste (PSOE) avait entamé cette procédure parlementaire après la condamnation de plusieurs dirigeants du Parti populaire pour corruption. Pedro Sanchez était quasi certain de devenir le septième président du gouvernement espagnol depuis le retour de la démocratie dans les années 1970, le PSOE étant assuré du soutien de six partis totalisant 180 voix à la chambre basse du Parlement, soit plus que la majorité absolue (176 voix). Le soutien décisif est venu jeudi du Parti nationaliste basque (PNV) et de ses cinq élus. Deux partis indépendantistes catalans ainsi que Podemos (gauche), un autre petit groupe basque et un parti des îles Canaries ont également voté contre Mariano Rajoy. Le parti centriste Ciudadanos (Citoyens), devenu la deuxième force politique derrière le PP et devant le PSOE dans les sondages, lui a en revanche apporté son soutien. Avec seulement 84 sièges sur un total de 350 au Congrès des députés, les socialistes devraient avoir des difficultés à gouverner, ce qui signifie que des élections anticipées ne sont pas à exclure. Les prochaines élections législatives sont prévues normalement en 2020. Rajoy avait pris les rênes d’un pays en pleine récession en décembre 2011 et son mandat a été celui du redressement économique mais aussi d’une sévère politique d’austérité à l’origine de la formation de Podemos.

Italie : déjà la crise politique !

Italie : déjà la crise politique !

 

Le président de la république italien a refusé de nommer un ministre des finances anti européen, du coup le Premier ministre a du renoncer à former un gouvernement ; retour au point de départ car non seulement il faudra trouver un ministère des  finances consensuel mais aussi un nouveau premier Ministre  suffisamment neutre pour être accepté pat la ligue et le mouvement 5 étoiles qui revendiquent chacun ce poste. Bref ça commence mal pour ce gouvernement hétéroclite de forces d’extrême droite et d ‘anarchistes populistes ; La crise politique se poursuit donc en Italie. Giuseppe Conte, qui était pressenti pour le poste, a renoncé à être nommé Premier ministre, annonce, dimanche 27 mai, la présidence italienne. Giuseppe Conte, 53 ans, un juriste novice en politique, avait été désigné mercredi mais il devait encore confirmer cette nomination et présenter une liste de ministres que le chef de l’Etat accepte pour que celle-ci soit effective. Sa décision de renoncer au poste a été annoncée en début de soirée, après un entretien avec le président italien Sergio Mattarella.

« Je peux vous assurer que j’ai fourni le maximum d’efforts et d’attention pour mener à bien cette tâche et l’avoir fait dans un climat de pleine collaboration avec les responsables des forces politiques qui m’ont désigné », a déclaré Giuseppe Conte devant la presse. Le nom de Giuseppe Conte avait été proposé par le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, les deux partis arrivés en tête lors des dernières élections législatives. Depuis plusieurs jours, les discussions achoppaient notamment sur l’identité du futur ministre des Finances. Le chef de l’Etat refusait de nommer à ce poste Paolo Savona, 81 ans et eurosceptique déclaré.

 

 

Crise Samu : 19 propositions

Crise Samu : 19 propositions

Thomas Mesnier, urgentiste et médecin du Samu à Angoulême, député LREM fait des propositions dans le cadre du rapport demandé par  Agnès Buzyn ; il avait  la mission d’ausculter sur les soins non programmés » avec l’objectif de limiter le recours aux urgences (20 millions de passages par an) et les appels au 15 (25 millions chaque année).  La principale recommandation vise à faire assurer le maximum de premiers soins par les  généralistes. Malheureusement ces généralistes sont de moins en moins nombreux face à la demande, de moins en moins disponibles du fait de la sécu, le plus souvent absents en ville comme en milieu rural pendant les jours de fête et les week-ends. En cause, le numerus clausus mais aussi l’appauvrissement de la fonction de généralistes condamnés aux travaux forcés.  Après quatre mois d’auditions et de déplacements d’hôpitaux en cabinets médicaux, l’élu de Charente achevait début mai l’écriture de son rapport lorsque la révélation de la mort tragique de Naomi Musenga, survenue en décembre à Strasbourg, a mis en lumière la saturation du Samu. Il le remettra mardi à la ministre de la Santé.

 Thomas Mesnier admet que la régulation pêche : il y a « une cacophonie des numéros d’urgence » (15, 18 mais aussi 112, SOS médecins etc.) et le 15 est devenu « non un numéro d’urgence mais le numéro de régulation de la santé ». En attendant la réforme promise par Emmanuel Macron pour début juin, le rapport formule dix-neuf pistes pour inventer « une organisation nouvelle » susceptibles de délester les urgences. L’une d’elles propose d’obliger, par la loi, les généralistes à s’occuper des « premiers soins » !

Logement : situation de crise persistante pour les plus défavorisés

Logement : situation de crise persistante pour les plus défavorisés

4 millions de mal logés, plus de 12 millions en situation de fragilité, souvent 40% des revenus consacrés au logement tels sont les principales caractéristiques de résidents les plus pauvres (Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale –ONPES-  dans son rapport annuel.). En cause l’insuffisance de l’offre puis que le nombre de logements neufs construit est largemenet insuffisant. En outre la métropolisation qui concentre les populations sur des zones tendues où le prix de loyers devient de plus en plus inabordable pour certaines catégories.  Parmi les obstacles au logement, la difficulté pour les personnes sans logement de passer des centres d’hébergement à un logement de droit commun et un taux d’effort financier excessif pour de nombreux ménages pauvres. “Près d’un tiers des ménages à bas revenus, soit environ 1,7 million, dépensent plus de 40 % de leurs ressources pour leur logement en 2013 alors qu’ils étaient un peu plus d’un cinquième dans cette situation en 2001”, souligne le rapport. Cette proportion passe à près de deux tiers pour les ménages à bas revenu qui accèdent à la propriété (+25 points entre 2001 et 2013), signe d’une accession de plus en plus ardue pour cette catégorie sociale. Pour les mal-logés en situation de précarité dans des centres d’hébergement, la probabilité “d’entrer, au cours de l’année qui suit, dans un logement ordinaire ou dans un logement assorti d’un accompagnement spécifique a décru de 38 à 34 % entre 2008 et 2012”, note en outre l’observatoire, qui constate l’insuffisance de logements abordables pour les catégories de revenus les plus modestes. “Aujourd’hui la situation des ménages par rapport à leur logement est devenu un facteur majeur des inégalités territoriales, qui ne cessent de se creuser dans ce pays”, estime Jean-Claude Driant, codirecteur du rapport et professeur à l’Ecole d’urbanisme de Paris.

Crise des urgences à l’hôpital : la ministre fait un constat sans solution ! :

Crise des urgences à l’hôpital : la ministre fait un constat sans solution ! :

 

« Il faut désengorger les urgences », estime la ministre de la santé, une évidence !  Mais les perspectives ne sont pas à la hauteur du constat. Pour se dédouaner la ministre a souligné la qualité globale du système de santé en France. Ce qui n’est pas faux mais qui n’est pas une réponse à la question précise des urgences.  : « Le système de soins n’est pas si mauvais que ça, on aime beaucoup se flageller en France, je ne nie absolument par les difficultés aujourd’hui aux urgences ou dans les hôpitaux ou dans les EHPAD mais notre système de soins (…) continue à être l’un des meilleurs au monde » a-t-elle fait valoir. Le ministre a poursuivi en remarquant que le budget de la santé demeurait en France « nettement plus important que la moyenne des pays d’Europe » tout en reconnaissant une inadaptation du système de soins aux défis des pathologies chroniques.  La ministre de la Santé Agnès Buzyn a estimé qu’il fallait  »désengorger les urgences » qui prennent en charge une « majorité des personnes qui ne devraient pas y être« . « Il y a un problème clair au niveau des urgences. Elles sont totalement engorgées parce que la majorité des personnes qui s’y présentent ne devraient pas y être », s’est ainsi émue la ministre.

Le problème c’est que la médecine de ville ne répond plus à sa mission de première intervention du fait des directives de la sécu et du manque de médecins. Du coup, toutes les pathologies sont rabattues vers les urgences en particulier les week ends mais pas seulement.  Dans une vidéo pour Brut, le médecin urgentiste Patrick Pelloux raconte son dialogue (de sourds) avec l’Agence régionale de Santé : « On ne donne pas les moyens de travailler et d’avoir les moyens des missions de service public pour lesquelles on a été faits (…) C’était hallucinant de voir qu’on leur parlait, nous professionnels des services des Urgences d’Île-de-France, de notre vécu, c’est-à-dire des salles d’attente bondées, on n’a pas de lit d’aval, des retards de prise en charge… Et en face, l’Agence régionale de santé, nous avions des technocrates, tous jeunes, mais qui sont formatés dans le moule de la technostructure (…) La ministre de la Santé a fait toute sa carrière de technocrate, elle a gravi toutes les structures, c’est une experte (…) Vous ne pouvez pas parler avec elle », a-t-il ajouté. Au-delà de ce refus du catastrophisme, la ministre  a considéré que la crise hospitalière était en grande partie due à une mauvaise gestion de la démographie médicale et à la volonté d’éviter la pléthore médicale pour diminuer le déficit de la sécurité sociale. Elle a néanmoins rappelé que, selon les projections, grâce aux derniers élargissements du numerus clausus, le nombre de médecins allait de nouveau augmenter à partir de 2025 et qu’il fallait trouver des mécanismes d’adaptation en attendant. D’uen certaine manière est la crise des médecins libéraux qui alimente les urgences, Les jeunes médecins par ailleurs préfèrent exercer dans uen autre fonction conte tenu des conditions de travail et des faibles rémunérations.  La ministre a  tout de même reconnu que les médecins généralistes libéraux « sont plutôt moins bien payés que dans les autres pays européens » et a jugé qu’il fallait penser à revaloriser leur rémunération…mais en sortant du modèle du paiement à l’acte.  Concernant les Ehpad la ministre a largemenet pédalé dans la semoule. Visiblement, elle ne connait pas le dossier. Pour récuser l’augmentation des effectifs elle a affirmé que nombre de présidents des Ehpad n’étaient pas dépendants ! Heureusement qu’elle a reconnu qu’elle  elle ne s’était pas « forgée d’intime conviction »sur le financement.

Arrestation de Puigdemont : l’utilisation du conflit catalan pour masquer la crise espagnole

Arrestation de Puigdemont : l’utilisation du conflit catalan pour masquer la crise espagnole

 

 

Puigdemont l’ancien chef du gouvernemenet catalan arrêté en Allemagne à la demande espagnole, un nouvel épisode pathétique de la gouvernance espagnole. Des milliers de manifestants ont évidemment protesté à Barcelone.  L’Allemagne aurait sans doute mieux fait par ailleurs de se tenir à l’écart d’uen affaire politico financière. Car Le premier ministre Rajoy se sert de l’affaire catalane pour tenter d’obtenir uen légitimité contestée en Espagne. Il a donc intérêt à jeter de l’huile sur le feu catalan  étant entendu que Puigdemont n’a pas été sans responsabilité.  Ce n’est toutefois pas un criminel qui mérite 30 ans de prison d’après la justice espagnole. Il ‘a tué personne et s’est seulement fourvoyé dans un référendum illégal. Le  premier ministre n’a déjà pas de majorité, il ne tient que grâce à du marchandage avec les élus basques auxquels il accorde des facilités qu’ils refusent à la Catalogne. Pas fou Rajoy refuse des élections nationales et veut se maintenir jusqu’en 2020. Pourtant  lui et son parti sont impliqués dans des affaires de corruption et a perdu son pari concernant la catalogne. Il comptait sur les sélections au Parlement régional catalan pour éliminer les indépendantistes. Cette élection n’a strictement rien changé et d’une certaine manière la répression et  l’emprisonnement de responsables ont sans doute conforté le camp des électeurs indépendantistes. l. Il serait temps que  l’union européenne se réveille et tape un peu sur la table pour contraindre ce premier ministre à dialoguer enfin. Tout le monde (indépendantistes compris)  a désormais bien admis  que pour le moyen et le court terme la question n’était pas celle de l’indépendance mais d’une plus grande autonomie de la Catalogne un peu sur le modèle Basque. L’entêtement de Rajoy pourrait coûter très cher à l’Espagne mais aussi à l’union économique. C’est une grave défaite électorale, un pari politique perdu par le gouvernement de Madrid puisque les indépendantistes ont de nouveau remporté la majorité absolue au Parlement catalan. Une cuisante défaite de Rajoy qui instrumentalise la question catalane pour se maintenir au pouvoir.

 

 

Ehpad : crise de société et crise financière

Ehpad : crise de société et crise financière

Un  rapport parlementaire reconnait clairement la crise profonde qui pose deux questions fondamentale d’abord le rapport de la société aux personnes âgées. Du fait des progrès de la médecine notamment les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses. De plus en plus âgées, elles deviennent assez souvent dépendantes et le maintien à domicile n’est pas toujours possible d’autant qu’il y a aussi une crise des conditions d’intervention du personnel à domicile. Notamment des assistantes de vie dont les conditions de travail et de rémunération sont scandaleuses. On manque cruellement de places dans les Ehpad et les couts sont insupportables pour beaucoup de résidents, le minimum est de 2000 euros par mois et souvent 3000 voire davantage (la retraite moyenne en France est de 1100 euros). Or le gouvernement a réduit globalement les aides financières.   Un rapport parlementaire rendu mercredi fait donc le constat d’une “profonde crise” dans les Ehpad et préconise de doubler le ratio de soignants, à la veille d’une journée de grève prévue dans ces établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). “Les signaux faibles tenant au malaise croissant des professionnels ou à l’anxiété persistante des familles, perceptibles depuis déjà quinze ans, ont fait place à une remise en cause plus nette et largement partagée”, notent les députées Monique Iborra (La République en marche) et Caroline Fiat (La France insoumise) en introduction de ce rapport, lancé dans le cadre d’une mission parlementaire de septembre 2017. Parmi les propositions phares du texte consulté par Reuters, les députées proposent de porter le ratio de soignants à 60 employés pour cent résidents d’ici quatre ans. Elles estiment qu’il s’agit d’une “norme minimale” pour assurer que les résidents de ces maisons bénéficient d’une heure et demie de soin par jour, contre moins d’une heure actuellement, avec un taux actuel de l’ordre de 24,5 aides-soignants et 6 infirmiers pour 100 résidents. “Ce n’est pas une norme exponentielle, (..) c’est vraiment la norme minimale actuelle, qui, je l’ai appris hier avec énormément de regret et de colère, ne sera pas suivie d’effet par madame la ministre”, a déclaré mercredi Caroline Fiat, députée La France insoumise sur BFM TV. Elle dénonce par ailleurs une situation “ubuesque”: “Pour 1.900 euros, ces personnes n’ont pas de soins dignes de ce nom. Elles rentrent pour subir une maltraitance institutionnelle qui est maintenant connue et actée”, poursuit-elle, soulignant l’urgence d’une amélioration du ratio de soignants. Les deux rapporteurs sont favorables à une diminution des frais restant à la charge des pensionnaires des Ehpad. Leur rapport remis à la commission des Affaires sociales de l’Assemblée se prononce en outre pour une suspension de la réforme du financement des Ehpad décidée sous le précédent quinquennat et poursuivie par le gouvernement actuel, qui vise à faire converger d’ici 2023 les dotations entre public et privé. En clair à diminuer la dotation globale.  En 31 propositions, le texte préconise en outre une revalorisation du statut d’aide-soignant, la création d’un acteur unique sur la dépendance et le développement de deux consultations de prévention de la dépendance à domicile, à 65 ans puis à 70 ans, prises en charge par l’Assurance maladie. “C’est de la rencontre entre un phénomène démographique d’une ampleur inédite et une prise de conscience insuffisante qu’est née la situation actuelle de la dépendance dans notre pays”, soulignent les députés.

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