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Agriculture : fronde anti-CETA sur fond de crise sans précédent

Agriculture : fronde anti-CETA sur fond de crise sans précédent

 

 

Nombre de médias et d’observateurs s’étonnent qu’autant de permanences de députés LREM  soit pries s pour cible par les agriculteurs qui protestent contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne avec le Canada (CETA). En fait il s’agit d’une double contestation. La première concerne les conséquences du nouvel accord commercial entériné par la France qui va favoriser les échanges agricoles entre l’union européenne d’une part le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay d’autre part. Un nouvel accord critiqué du fait  des énormes différentiels de concurrence sur le plan de l’environnement, de la santé et des conditions de production. Les agriculteurs en colère considèrent que l’agriculture dans ce traité a été traitée  comme une variable d’ajustement pour favoriser  les autres exportations de l’union européenne notamment de produits industriels, manufacturés et autres services. Mais la protestation s’inscrit sur un fond de crise sans précédent. En effet à la crise structurelle de l’agriculture s’ajoute une conjoncture complètement plombée par les effets du climat. Nombre d’exploitations prévoit une baisse du site d’affaires de l’ordre de 30 % alors que déjà les résultats financiers étaient aléatoires. Les agriculteurs expriment donc leur colère et ce n’est sans doute pas terminé. Pour l’instant ce sont les permanences de députés de la république en marche

Pour les dernières , Il s’agit des permanences de Jacques Savatier et de Sacha Houlié, tous deux de La République en marche (LaRem) à Poitiers, ainsi que de Nicolas Turquois, du MoDem, à Châtellerault, dans la Vienne. Au moins l’une d’entre elles a été murée et une autre bâchée. De la paille a été déposée devant celle de Sacha Houlié.

Les Jeunes agriculteurs de la Vienne ainsi que la FNSEA 86 (syndicat local des exploitants agricoles) ont revendiqué l’action jeudi dans un communiqué. Ils estiment que “ce traité met un pied dans la tombe de la filière bovin viande Française”.

Ils disent vouloir “maintenir la pression” auprès des députés pour qu’ils retrouvent “le bon sens paysan” et des sénateurs, amenés à voter sur le traité à l’automne.

Une vingtaine de permanences ont subi le même sort depuis le vote du traité le 23 juillet à l’Assemblée nationale, actions pour beaucoup revendiquées par des agriculteurs, ce qui a suscité une vague de colère chez les députés.

“Consterné par le murage et les tags inscrits cette nuit devant ma permanence”, a écrit sur Twitter Sacha Houlié, qui précise avoir discuté des enjeux du traité avec la FNSEA 86. “La violence ne masque pas l’hypocrisie et l’incohérence.”

“Ce type d’action laisse supposer, lorsqu’on n’est pas d’accord avec un vote, que l’on peut mener une manifestation violente en représailles”, a déclaré pour sa part la députée LaRem Monique Iberra dans une interview à la Dépêche du midi publiée samedi dernier.

“Or, ce n’est pas ainsi que s’exerce la démocratie”, a-t-elle ajouté. Les agriculteurs de la FDSEA 31 ont déversé des tonnes de fumier devant sa permanence à Tournefeuille (Haute-Garonne) jeudi 1er août.

Pour la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, les actions commises par les agriculteurs ne s’apparentent pas à du “vandalisme” car ces derniers utilisent “les attributs classiques de la profession” pour manifester leur colère comme “la paille, la terre, le fumier ou encore des banderoles avec des inscriptions”.

Elle explique dans une interview au Parisien publiée samedi qu’ils se sont sentis “trahis” lorsque leurs députés ont voté en faveur du CETA.

L’accord fait craindre une augmentation des importations de viande bovine, quand celles-ci “sont déjà au plus bas”, dit-elle. Il n’offrirait pas non plus la garantie que les animaux importés n’ont pas mangé de farines animales.

Le gouvernement avait déjà répondu en assurant que l’accord préservait “pleinement le principe de précaution” et présentait de

L’accord a été approuvé à une majorité plutôt serrée au regard des forces dont disposent La République en marche et le MoDem : 266 députés ont voté en faveur du projet de loi de ratification, 213 contre. Soixante-quatorze députés au total se sont abstenus, dont 52 membres de LaRem.

Italie: nouvelle crise politique

Italie: nouvelle crise politique

 

Comme c’était sans doute prévisible l’union entre l’extrême droite et les populistes n’aura pas duré longtemps. Il y a évidemment des différences d’orientations (exemple sur le projet ferroviaire Lyon Turin) mais aussi une bataille pour le leadership politique. Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini issu de la ligue de l’extrême droite se prend trop souvent pour le Premier ministre, ce qui fait de l’ombre aux mouvements cinq étoiles. La ligue de l’extrême droite admet par ailleurs mal la tutelle du Parlement. D’où cette proposition de Matteo Salvini d’organiser de nouvelles élections en espérant en sortir très majoritaire justement pour éviter d’avoir à rendre des comptes à ce Parlement. Matteo Salvini a donc  estimé jeudi que des élections législatives anticipées étaient nécessaires en Italie car, selon lui, la coalition gouvernementale ne fonctionne plus et ne dispose plus du soutien du parlement.

Cette déclaration intervient après des mois de disputes entre la Ligue d’extrême droite conduite par Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de Luigi di Maio.

Matteo Salvini qui occupe également la fonction de vice-président du Conseil a fait part de son souhait au chef du gouvernement Giuseppe Conte qui n’appartient à aucune des deux formations au pouvoir.

“Nous devrions rapidement redonner le choix aux électeurs”, a plaidé Salvini dans un communiqué, précisant que le parlement, qui observe actuellement une trêve estivale, pourrait être convoqué dès la semaine prochaine afin d’entamer la procédure nécessaire.

La convocation de nouvelles élections passe par un vote de défiance des parlementaires et une démission du chef du gouvernement.

La Ligue, fortement implantée dans le nord de l’Italie, et le Mouvement 5 Etoiles, dont la base électorale se trouve dans le Sud, ont formé un gouvernement de coalition après les élections générales de mars 2018 qui ont été marquées par la percée de ces deux partis. Des divergences sont depuis apparues entre les deux composantes de ce tandem politique inédit, la dernière en date concernant l’achèvement de la liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, défendue par la Ligue et à laquelle s’oppose le M5S.

 

Le M5S possède une représentation parlementaire plus large que la Ligue mais Salvini considère que son parti dispose une plus large assise électorale comme l’indiquent les enquêtes d’opinion. Le ministre de l’Intérieur compte sur sa popularité, confirmée lors des élections européennes du mois de mai, pour remporter des élections anticipées.

Dévoiler ainsi ses ambitions en plein mois d’août alors que les Italiens sont en vacances et que le parlement n’est pas en session est inhabituel et potentiellement risqué.

Luigi di Maio a réagi à cette déclaration en affirmant que le Mouvement 5 Etoiles n’avait pas peur de se confronter à nouveau au jugement des électeurs. “Nous sommes prêts, nous n’avons jamais accordé la moindre importance au fait d’occuper des postes gouvernementaux”, a dit Di Maio dans un communiqué.

Matteo Salvini cherche “à tromper le pays” et tôt ou tard les Italiens finiront par se retourner contre lui, a poursuivi le dirigeant populiste.

Le président italien Sergio Mattarella est seul habilité à prononcer la dissolution du parlement et pourrait se montrer réticent face à une telle option alors que doivent débuter en septembre les travaux préparatoires au budget 2020.

Iran : Trump remet Macron à sa place

 

Pour Trump, Macron n’a pas à parler à la place des États-Unis –à propos de l’Iran.  En fait, il y a une profonde divergence entre la France et les États-Unis à propos de l’accord nucléaire qui concerne l’Iran. D’un côté,  le président américain veut accroître le blocus économique de l’Iran tandis que la France (avec l’Allemagne) préfère des négociations pour sortir d’une crise qui a surtout des incidences pour l’union européenne et qui comporte des risques de conflits militaires. Le problème c’est qu’il n’est pas certain que l’Iran soit très sensible aux positions modérées de la France et de l’Allemagne dont le poids politique et la détermination ne leur apparaissent  pas à la hauteur de l’enjeu. “L’Iran affronte de graves problèmes financiers”, écrit le chef de l’Etat américain sur son compte Twitter. “Ils veulent désespérément dialoguer avec les Etats-Unis mais ils reçoivent des signaux contradictoires de la part de ceux qui prétendent nous représenter, y compris le président français Macron…” ajoute Trump.

L’hôte de la Maison blanche ne précise pas à quoi il fait allusion dans les deux messages postés sur le réseau social. Un site de nouvelles sur le Moyen-Orient a rapporté cette semaine qu’Emmanuel Macron avait invité son homologue iranien Hassan Rohani à se rendre au prochain sommet du G7 de Biarritz pour y rencontrer Donald Trump, mais l’information a été démentie mercredi de source française.

La crise qui oppose actuellement Washington et Téhéran devrait être l’un des sujets de discussion lors du sommet du G7 du 24 au 26 août. Multipliant les déclarations et les mises en garde à destination de l’Iran, le président américain ne semble pas souhaiter un conflit avec l’Iran à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2020 où il briguera un second mandat.

Trump a répété à plusieurs reprises qu’il était ouvert à un dialogue avec les dirigeants iraniens.

Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran se sont accrues quand Donald Trump a décidé de retirer en mai 2018 son pays de l’accord signé à Vienne en juillet 2015 encadrant le programme nucléaire iranien.

Trump estime que cet accord, conclu par l’administration Obama, est l’un des plus mauvais jamais signés par les Etats-Unis et entend se faire fort d’obliger l’Iran à en négocier un autre.

Pour ce faire, il a rétabli une série de sanctions commerciales contre l’Iran espérant ainsi asphyxier l’économie de ce pays et contraindre ses dirigeants à revenir à la table des négociations.

Ces initiatives américaines n’ont pour l’instant abouti qu’à une radicalisation de la position de l’Iran qui a renoncé à certains de ses engagements sur le nucléaire et multiplié les initiatives dans le Golfe, y compris en arraisonnant un tanker britannique.

Crise agricole: le prochain dossier chaud pour le gouvernement

Crise agricole: le prochain dossier chaud pour le gouvernement

 

 

La majorité s’inquiète surtout des dégâts subis par les permanences de certains députés Des dégâts dont la responsabilité incomberait au monde agricole, ce qui n’est pas totalement démontré. En fait, le gouvernement et les députés feraient mieux de se préoccuper de la crise agricole qui se prépare. Une crise alimentée bien sûr par l’accord commercial entre la France et le Canada. Cet accord, appelé CETA, destiné à favoriser les échanges transforme en réalité l’agriculture en variable d’ajustement. En clair, on accepte de remettre en cause les normes européennes qui sont pourtant imposées sur le continent notamment en France. Aucune disposition ne permettra de connaître les conditions exactes de production au Canada. Ce qu’on fait c’est qu’aujourd’hui comme demain le Canada s’affranchira des contraintes Sanitaire et   environnemental créant ainsi des normes distorsions de concurrence. S’ajoute à cela un mécontentement découlant de récoltes particulièrement mauvaises en raison du climat. Un climat d’abord trop chaud, ensuite trop frais puis la canicule qui a grillé nombre de plantes notamment en floraison. Les résultats financiers de beaucoup des exploitations seront catastrophiques cette année. Ce n’était certainement pas un contexte favorable pour faire ratifier par le Parlement l’accord dit CET. Or, ces derniers sont soumis à des règles de production moins strictes que les agriculteurs français, et l’Union européenne autorise l’importation de denrées produites avec des normes différentes de celles en vigueur sur son territoire. (Exemple les farines animales)

Concernant les bovins, les éleveurs canadiens ont par exemple le droit d’utiliser des antibiotiques, considérés comme des activateurs de croissance par les éleveurs français. Selon le ministère de l’Agriculture, un règlement décidé par le Parlement et le Conseil européens, début 2019,  »demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance. » Ce texte ne devrait cependant entrer en vigueur… qu’en 2022.

Urgences : une crise à plusieurs facettes

Urgences : une crise à plusieurs facettes

 

 

 

 Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société est une crise du fonctionnement de l’État.

Entamée mi-mars, la grève des urgences s’intensifie. En ce début du mois d’août, 213 services sont toujours mobilisés sur l’ensemble du territoire pour protester contre le manque de moyens face à l’engorgement des urgences, alors que la fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois ils mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment avec l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies t pathologie, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi au manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenues une véritable cour des miracles des auteurs et victimes de brutalité, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi ;  en effet  ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu le plus souvent une sorte d’usine sans cohérence de gestion ou les difficultés du personnel soignant cachent parfois l’improductivité de nombre d’autres agents.

Politique monétaire-Taux d’intérêts négatifs : en attendant la crise ?

Politique monétaire-Taux d’intérêts négatifs : en attendant la crise ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont dans le potage vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaiblit aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt ; bien au contraire, elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

Taux d’intérêt négatifs : en attendant la crise ?

Taux d’intérêt  négatifs : en attendant la crise ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont dans le potage vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaibli t aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt, bien au contraire elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

Crise de la presse : une charrette de 41 postes à l’Humanité

Crise de la presse : une charrette de 41 postes à l’Humanité

 

 

 

Il n’y a sans doute pas lieu de se réjouir de ce nouveau plan qui va supprimer une quarantaine de postes à l’Humanité. Certes les difficultés de ce journal sont évidemment liées à la perte d’audience du parti communiste lui-même depuis des années et des années. Pour autant,  cette crise s’inscrit dans une crise plus globale qui concerne la totalité de la presse ou presque. Surtout la presse écrite qui ne cesse de perdre des lecteurs et de l’influence. D’où des recettes en baisse. Il y a eu spécifiquement la crise de la presse de gauche qui est corrélée à l’éclatement des organisations et surtout à l’absence de perspectives politiques. Encore une fois cette crise est cependant générale. En cause aussi peut-être et surtout,  la montée d’autres supports d’information notamment via Internet où la pluralité est notoirement mieux assurée. Les grands médias institutionnels font l’objet d’une certaine suspicion quant à leur indépendance. Un récent sondage indiqué que 60 % des Français doutaient de cette grande presse. En raison sans doute aussi du faite que 80 % des grands médias sont maintenant détenus par des financiers ou des industriels qui d’une façon certaine façon façonne l’opinion ou  tente de le faire. Le discrédit retombe leurs sur tous. Pour  e qui le concerne  le quotidien L’Humanité, placé en redressement judiciaire début février, prévoit de supprimer 41 postes, soit plus du quart de ses effectifs, pour réduire sa masse salariale, via un plan de sauvegarde de l’emploi accepté à l’unanimité par les organisations syndicales, a annoncé dimanche le Syndicat national des journalistes (SNJ). «Après un mois et demi de négociations entre la direction, les administrateurs judiciaires et leurs représentants syndicaux, les salariés de L’Humanité s’apprêtent à payer le prix fort pour participer à l’effort collectif et assurer l’avenir du journal fondé il y a 115 ans par Jean Jaurès : dans les prochaines semaines, 41 postes (sur un total de 157, hors pigistes) vont être supprimés, dont ceux de 28 journalistes et de 13 cadres ou employés», a précisé la section SNJ du quotidien dans un communiqué.

Chine: la crise économique se confirme

Chine: la crise économique se confirme

Preuve du net refroidissement économique, l’activité manufacturière en Chine s’est nettement contractée en juin, selon un indice indépendant publié lundi, au moment où les tensions commerciales entre Pékin et Washington s’exacerbaient sur fond de nouvelles surtaxes douanières réciproques. L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s’est établi à 49,4 en juin, contre 50,2 le mois précédent. Il s’agit de son plus bas niveau depuis quatre mois. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, d’une contraction.

Ce résultat est inférieur aux attentes d’un panel d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg, qui misaient en moyenne sur un indice de 50,1. En pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, «le mois de juin a été difficile» pour les entreprises chinoises, marqué «par une baisse des ventes, des commandes à l’exportation et de la production», a noté Caixin. Il s’agit d’une «nette contraction» du secteur manufacturier, a commenté Zhong Zhengsheng, analyste de CEBM, un cabinet affilié à Caixin.

 

Automobiles : prochain secteur en crise

Automobiles : prochain secteur en crise

. Le secteur pourrait bien connaître une crise assez grave pendant plusieurs années. Il y a d’abord une crise de surcapacités depuis que les ventes baissent par rapport à 2017. D’une manière générale,  nombre de candidats à l’achat s’interrogent sur le profil technique des prochains véhicules et ont eu tendance à prolonger la vie de leur automobile.  le consultant AlixPartners estime que le secteur va souffrir du tassement des ventes non seulement en Chine mais aussi aux États-Unis et en Europe. On s’interroge aussi sur l’effet de normes de plus en plus contraignantes notamment de la part l’Europe  vis-à-vis des émissions polluantes. Or en Europe  curieusement, on vend davantage de gros véhicules que de petits de sorte que le bilan écologique global ne s’améliore pas bien au contraire. Par contre les ventes de diesel ont tendance, elles, à s’écrouler. Les restructurations du secteur seront justifiées par les évolutions technologiques (véhiculent unitairement plus économes en carburant, véhicules hybrides et véhicules électriques notamment). En attendant, on essaye de vendre à coups de rabais les surplus de production, ce qui ne favorise pas la profitabilité de l’activité à un moment où les investissements doivent être particulièrement importants pour les raisons évoquées précédemment. La profitabilité sera aussi beaucoup affectée par les énormes amendes dont vont  écoper à peu près tous les constructeurs de diesel qui ont mis en place des systèmes sophistiqués de tricherie pour limiter la mesure réelle des émissions polluantes. Le secteur est confronté actuellement à une baisse conjoncturelle de la demande (qui correspond au tasseme, et général des PIB) qui génère des surcapacités mais la principale difficulté est structurelle  dans la mesure où rien n’indique encore qu’elle sera le véhicule d’avenir de masse. Tout cela pourrait bien se traduire par une certaine prudence des acheteurs  qui pourraient prolonger la vie de leur véhicule en attendant qu’une tendance plus nette se dégage.

Philippe aussi dans la crise des urgences

Philippe aussi dans la crise des urgences

 

Un discours d’Édouard Philippe sur la politique générale qui se veut cohérente avec celui de Macron mais qui fait cependant émerger des différences sensibles quant aux échéances. Curieux que le Premier ministre ait  par exemple insisté autant sur les caractères d’urgence “Voilà deux ans maintenant que nous gouvernons et il y a toujours urgence”, a dit le chef du gouvernement devant les députés, évoquant l’”urgence économique”, l’”urgence sociale” et l’”urgence écologique”, face auxquelles le “vieux clivage” gauche-droite serait selon lui inopérant. Ce que craint sans doute Édouard Philippe, c’est que le président mettre la pédale douce pour ce deuxième acte du quinquennat de Macron en prévision des élections présidentielles de 2022. Une telle insistance sur le caractère d’urgence posé par le premier ministre répond sans doute à l’interrogation concernant la détermination réelle de Macron. Un président qui ne cesse par ailleurs de multiplier les discours contradictoires allant jusqu’à critiquer les dégâts du capitalisme ? En termes politiques, Édouard Philippe se veut le garant d’une ligne clairement à droite tandis que Macron au moins dans les discours semble opérer une opération de séduction vis-à-vis de la gauche et des écolos. Le discours de  Philippe n’est pas non plus sans contradiction notamment quand il accepte des réductions d’impôts sur le revenu mais sans dire un mot sur les moyens de les financer. Comme quoi la rigueur dont il se drape a des limites. Ces réductions d’impôts devraient représenter de l’ordre de 27 milliards sur l’ensemble du quinquennat. Dans le détail, pour les 12 millions de foyers de la première tranche, l’impôt sera réduit d’un tiers en moyenne à partir de l’an prochain, soit 350 euros, et de 180 euros pour les cinq millions de foyers de la seconde tranche. Autres mesures discutées celle concernant les règles de l’assurance-chômage avec notamment la mise en place d’un petit bonus malus pour certaines branches qui recourent par excès ou CDD. On va aussi renier sur les indemnités chômage les plus élevées. Le dossier le plus délicat, les retaites,  fera aussi l’objet d’un compromis bâtard. Visionnement l’âge légal à 62 ans sera maintenu mais la pension pleine ne pourra pas être touchée avant 64 ans. Il faudra aussi gérer dans la douleur ….ou dans la confusion la question de la suppression des régimes spéciaux.Comme prévu le premier ministre a donné une grande couche de peinture verte sur sa politique en demeurant toutefois particulièrement vague vis-à-vis des mesures concrètes. Enfin signe que Macon est engagé dans une phase de préparation de son élection en 2022 la réforme parlementaire est pratiquement enterrée et envoyée en 2020 ( après le renouvellement du Sénat). Comme prévu,  il n’est plus vraiment question d’organiser un référendum politiquement trop dangereux. Politiquement un discours du Premier ministre qui veut manifester une certaine fermeté mais qui en fait semble lâcher du mou sur nombre de questions. Une exception toutefois l’ouverture du débat sur la PMA en septembre. Une manière de se recentrer un peu à gauche.

Crise médias: le nombre de journalistes diminue

Crise médias: le nombre de journalistes diminue

Précarité, faibles salaires et réduction du nombre de salariés caractérisent  la profession de journaliste. En cause, évidemment l’émergence d’innombrables supports sur Internet. Les sources sont d’ailleurs 100 fois plus nombreuses sur le net que sur les médias traditionnels. Cette multiplication de concurrents s’ajoute à la perte de crédibilité des médias classiques comme les journaux, la télé ou encore les sites de ces médias. En cause, surtout le fait que la presque totalité des médias sont aujourd’hui dans les mains des financiers qui n’ont pas investi pour des questions de rentabilité mais surtout pour influencer l’opinion. S’ajoute à cela les problèmes économiques qui freinent le vrai travail d’investigation et d’analyse. les ressources de la vente de journaux ou les ressources de pub diminuent dans nombre de médias classiques et le nombre de journalistes avec. Le pire ennemi c’est sans doute ces lignes éditoriales d’un conformisme déroutant et qui se ressemblent toutes. Pas étonnant, elles sont surtout constituées de reprises quasi intégrales des dépêches d’agence, de celles du gouvernement, des institutions ou des entreprises. L’information est livrée brut de brut sans beaucoup d’approfondissement d’autant qu’on estime qu’un sujet chassant l’autre il est inutile d’affiner l’analyse. Bref partout les mêmes sujets, les mêmes images et les mêmes commentaires avec quand même quelques rares exceptions mais qui ne font que confirmer la règle de l’uniformité. C’est vrai pour la presse écrite mais aussi pour la télévision y compris pour les chaînes d’info continue qui pour à  peu près les mêmes raisons sont plus proche des discussions de bistrot que des fonctions d’information et de débat. L’an dernier, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés. Certes on objectera juste titre que l’information sur Internet comporte le pire et le meilleur mais avec un peu d’obstination il est toutefois possible d’obtenir des informations autrement plus pertinentes et plus objectives, en tout cas davantage travaillées.

Fermeture de magasins Auchan : la crise de la grande distribution

Fermeture de magasins Auchan : la crise de la grande distribution

 

Nombre de grands distributeurs sont affectés par la crise qui concerne le secteur. Dernière en date Auchan qui va vendre 21 magasins et/ou 700 emplois sont concernés. Récemment, on a enregistré le même phénomène chez  Carrefour et Casino. La philosophie et les pratiques des consommateurs semblent à l’origine de cette crise. Avant on entrait dans l’hyper pour acheter une baguette et on en ressort avec un salon de jardin. Les marchands du temple savaient utilement solliciter le porte-monnaie des consommateurs. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Il y a peut-être un phénomène d’abord de déconsommation. Les consommateurs sont davantage attentifs à la nature et au volume de leurs achats pour des questions sanitaires et d’environnement. Pour preuve, ces derniers mois les achats se tassent. Il faut aussi prendre en compte la situation économique et sociale avec un pouvoir d’achat qui contrairement aux calculs de l’INSEE a plutôt tendance à stagner en raison notamment de l’envol des dépenses contraintes (logement, assurance, abonnement, transport etc.). Il y a aussi d’autres circuits alternatifs. Notamment la vente via Internet, aussi le développement de circuits courts. Enfin le consommateur prend de plus en plus en compte la dimension santé. De ce point de vue nombre de produits industriels suscite le doute voir l’inquiétude. Enfin la promenade dans les supermarchés qui était considérée, il y a 40 ou 50 ans, comme un divertissement est devenue une corvée pour une majorité de consommateurs.

 

PSG : et maintenant la crise !

PSG : et maintenant la crise !

C’est la troisième humiliation pour le Paris-Saint-Germain qui pourrait bien cette fois s’enfoncer dans la crise. Il y a d’abord eu cette élimination de la coupe de la ligue, ensuite le traumatisme de la défaite européenne devant Manchester United enfin cette piètre prestation qui a vu Rennes emporter la coupe de France.  Comme nous l’indiquions déjà il y a deux ans sur ce site, tout est à changer au PSG. D’abord, il est évident que certains joueurs cadres vont se poser les questions sur leur maintien dans l’équipe du PSG. En effet les résultats du club sont plutôt nuisibles à leur carrière internationale. Il se pourrait donc que Mbappé, Neymar, Verrati, d’autres aient  des envies d’aller voir ailleurs. Se pose aussi la question récurrente de la direction du club avec un président complètement incompétent en matière de football et une direction anachronique et inconséquente. Voir à cet égard le recrutement de certains joueurs des sommes folles depuis plusieurs années et qui n’ont jamais rien apporté à l’équipe voir même pour certains pratiquement jamais joués. L’autre aspect concerne l’entraîneur. On ne peut pas dire que Tuchel soit beaucoup plus rassurant qu’Emeri son prédécesseur. Ces derniers temps il paraissait même assez fébrile voire  dépressif. Pas de quoi rassurer des parisiens en prie au doute  à chaque grande échéance. Tout est à refonder dans ce club, il convient de changer le président, la direction l’équipe et l’entraîneur. Une équipe surtout composée de mercenaires satisfaits d’encaisser près de 1 million par mois mais pas à se sacrifier pour le maillot. Bref il manque surtout une vraie culture de club. Cette culture de club se construit progressivement chez les joueurs les plus jeunes, dans l’encadrement  mais aussi avec les supporters.

 » La crise politique va s’amplifier » (opposition)

 » La crise politique va s’amplifier » (opposition)

Il fallait s’y attendre, les réactions de l’opposition sont assez négatives après la conférence de presse de Macron. Globalement,  l’opposition politique estime que les réponses ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et que la crise politique ne pourra que s’amplifier.

« Les Français demandent un changement de politique. Le président répond: je continue et j’accélère », a critiqué Fabien Roussel, premier secrétaire du PCF, dans la même veine que Benoît Hamon qui a fustigé un président qui répond « je radicalise, j’intensifie et j’accélère ma politique ».

« Macron sait-il que son discours était censé conclure la crise politique? », s’est demandé Jean-Luc Mélenchon à l’issue de la conférence de presse. « Il vient de la relancer en se défilant comme il vient de le faire », a estimé le leader de la France insoumise.

Optant plutôt pour le commentaire au fil de l’allocution présidentielle, la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat a jugé dès le début de la séquence: « Pour le moment, il enfile tellement bien les perles qu’il y a de quoi remplir toutes les vitrines de la Place Vendôme… »

« Bref: rien pour les salaires, pas de retour de l’ISF, un système de retraites par points qui va faire baisser les pensions… Macron misait sur un effet waou. En fait, c’est plutôt l’effet oualou », a-t-il taclé en fin d’intervention, après avoir longuement commenté les déclarations d’Emmanuel Macron sur son fil Twitter.

La tête de liste Raphaël Glucksmann a lui dénoncé une absence de « vision à la hauteur de la crise sociale et de l’apocalypse écologique ». « Rien n’est au niveau du moment du moment que nous traversons », a sermonné l’essayiste.

Du côté des écologistes,  »tout ça pour ça ! », a commenté Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes.  »On attendait un plan Marshall sur le climat (logement et renouvelables), une sanctuarisation des services publics (gares, maternités…) et des infrastructures vitales (aéroports, barrages…) », et à la fin, « rien ! Ou si peu… », a-t-il regretté.

A droite, Laurent Wauquiez a décrit sur France 2 des « annonces (qui) sont de petites corrections ». « Il y a beaucoup d’oubliés », a dénoncé le président des Républicains, dont « une partie des retraités et ceux qui vont travailler en prenant leur voiture ». Il a par ailleurs estimé qu’il n’y avait « aucune piste sérieuse » et que « les cadeaux d’aujourd’hui (seraient) les impôts de demain ». »Baisse des impôts », « justice sociale », « lutte contre l’immigration clandestine et contre l’insécurité »: Emmanuel Macron « n’a rien dit, rien apporté », et « je crains très honnêtement que la colère des Français a de très beaux jours devant elle », a quant à lui averti la tête de liste du parti d’extrême droite pour les européennes, Jordan Bardella, sur notre antenne.

Une prochaine crise financière?

Une prochaine  crise financière?

Des risques de crise financière demeurent mais ils peuvent être maîtrisés d’après Florent Delorme  analyste macroéconomique chez M&G investments. Un point de vue plutôt rassurant mais l’auteur convient que les risques notamment monétaires sont toujours difficilement prévisibles et que les crises se nourrissent aussi d’éléments financiers mais aussi économiques et politiques  (Tribune des Échos). Bref les crises sont difficilement prévisibles.

 

 

« La récente inversion de la courbe des taux aux États-Unis a fait resurgir les discours les plus pessimistes à propos des marchés. L’accès de faiblesse des taux longs de part et d’autre de l’Atlantique serait le signe de la récession à venir et de la correction qui s’ensuivrait. C’est oublier l’interventionnisme des banques centrales dont l’objectif est de stabiliser la croissance et les marchés.

La bonne tenue ou non des marchés résulte d’une alchimie complexe où se mêlent des logiques économiques, politiques et psychologiques. Affirmer sans hésitation la venue prochaine d’un séisme boursier se révèle hasardeux, et d’ailleurs ceux qui se sont prêtés à ce jeu depuis 2010 ont été démentis par les faits.

Le retour rapide et massif de l’inflation du fait des politiques très accommodantes des banques centrales n’a pas eu lieu. Il ne s’agit pas de dire que les politiques monétaires non conventionnelles conduites depuis une décennie ne doivent pas nous questionner. La nouveauté des instruments n’est pas sans risque. Mais l’on ne dispose pas de suffisamment d’éléments nous permettant de conclure avec certitude à la catastrophe à venir.

 

Rappelons l’esprit de ces politiques monétaires conduites par la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) : faciliter l’accès au crédit et donc la croissance. Baisse des taux courts, intervention sur les taux longs, financement à moyen terme des banques sont autant d’instruments qui ont stimulé la reprise du crédit bancaire et le financement des entreprises par le marché.

Les plus sceptiques s’offusquent au motif qu’une autorité monétaire ne doit pas fausser les prix de marché. Il est vrai que par leurs interventions les banques centrales ont délibérément administré les taux et par voie de conséquence les prix de beaucoup d’actifs. Cela constitue d’ailleurs un paradoxe pour des institutions aux doctrines économiques habituellement libérales. Mais les faiblesses structurelles de l’économie mondiale – notamment la productivité trop basse et l’accroissement des inégalités selon le FMI – permettaient-elles de laisser faire sans intervenir ?

 

Le risque de voir le crédit à l’économie ralentir durablement existait bel et bien. Le maintien durable d’un faible loyer de l’argent n’est pas sans inconvénient, notamment la hausse parfois excessive du prix des actifs et un retour toujours possible de l’inflation, tant les phénomènes monétaires sont discontinus et difficilement prévisibles.

Mais fallait-il courir le risque immédiat et avéré de fortes difficultés économiques et financières pour éviter à long terme une hypothétique fuite devant la monnaie ? La force économique et politique des États-Unis, de l’Europe, du Japon et de la Chine leur permettent de prendre quelques distances par rapport à l’orthodoxie monétaire et budgétaire. C’est l’apanage des grandes puissances dont la monnaie est recherchée. Et la formidable épargne de ces pays est mobilisée pour soutenir des niveaux élevés d’endettement.

 

Les difficultés structurelles de nos économies n’ont pas encore été résolues ; la faiblesse de la productivité obère toujours les croissances potentielles. Les banques centrales sont donc contraintes de poursuivre dans la voie des politiques accommodantes. La Fed a dorénavant et va vers l’achat de la dette fédérale ce qui va constituer un soutien au financement du déficit budgétaire américain.

Quant à la BCE, elle persiste et signe dans une politique monétaire favorable au financement de l’économie. Les banques font l’objet d’une attention toute particulière avec l’annonce récente et de mesures à venir visant à limiter les effets des taux bas sur la rentabilité bancaire. Dans ce contexte, on voit mal comment le crédit à l’économie et la croissance mondiale pourraient s’effondrer. Il n’y a pas suffisamment d’éléments probants pour faire le pari d’un krach majeur dans les prochains mois.

Néanmoins, la progression des marchés des actions devrait être modérée. Les bénéfices ne pourront progresser fortement dans le contexte d’une croissance mondiale en léger ralentissement – et donc d’une hausse limitée des chiffres d’affaires – et de marges déjà élevées qu’on ne peut tirer toujours plus vers le haut. Quant aux multiples de valorisation, il est peu probable qu’ils baissent du fait des politiques de taux bas confirmées récemment, mais on ne les voit pas se hisser à de nouveaux sommets.

Florent Delorme est analyste macroéconomique chez M

Brexit: le Royaume Uni s’enfonce dans la crise.

Brexit: le Royaume Uni s’enfonce dans la crise.

Le Royaume Uni s’enfonce de plus en plus dans la crise après le troisième échec de Theresa May concernant l’accord de transition qu’elle avait négociée avec l’union européenne ; en outre ; les divisions au sein du parti conservateur affecte aussi désormais le gouvernement. Le Journal tabloïd The Sun fait état d’une lettre signée par 170 des 314 élus tories de la Chambre des communes adressée à la dirigeante britannique après le troisième rejet par les parlementaires de l’accord de retrait qu’elle a négocié avec les Européens. Ils l’exhortent à refuser un long report du divorce, a précisé à Reuters un élu conservateur, confirmant l’information révélée par le Sun. Dix des signataires de cette lettre siègent au sein du gouvernement May avec le rang de ministre. “Nous voulons quitter l’UE le 12 avril ou très peu de temps après”, a résumé l’un d’eux, cité par le Sun. Après le troisième rejet de l’accord de transition, le Royaume-Uni devrait quitter l’UE sans accord le 12 avril, sauf si Londres présente d’ici là une alternative et demande un nouveau report. Aussitôt connue l’issue du vote, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé la tenue d’un sommet extraordinaire de l’UE le 10 avril. La dirigeante britannique, qui avait mis sa démission dans la balance pour tenter de trouver une majorité sur l’accord de divorce, dispose donc de deux semaines pour convaincre ses 27 partenaires européens qu’elle dispose d’une solution. A défaut, ainsi qu’elle l’a redit devant les Communes, ce sera un “No Deal”, une sortie sans accord que redoutent les milieux économiques. Pour éviter ce “saut dans le vide”, Londres pourrait demander un nouveau, et long, report de la date du divorce (mais les Britanniques devraient alors participer aux élections européennes de la fin mai) ou en passer par de nouvelles élections

Face à la crise et à Macron : où sont les intellectuels ?

Face à la crise et à Macron : où sont les intellectuels ?

En ces temps de troubles économiques, sociaux, politiques, les intellectuels font preuve d’une grande discrétion. Ou sont aujourd’hui Bourdieu, Claude Levi Strauss, Sartre, Aron, Barthe, Michel Foucault  s’interrogent certains. Justement Michel Foucault avait pressenti le changement de statut de l’intellectuel en constatant la fin de l’intellectuel universel par l’intellectuel spécifique du fait de l’évolution de la démocratie et des techniques. Le monde a connu sans doute en quelques dizaines d’années davantage de changements que pendant des siècles et des millénaires dans les domaines économiques, sociaux, politiques, environnementaux et culturels. Un seul exemple un salarié consacrait 70 % de son temps sous Napoléon Ier, aujourd’hui il n’en consacre que 10 %. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus).  Des mutations qui affectent le champ économique, social, technologique environnemental et politique où les connaissances spécifiques se sont développées mais de manière le plus souvent éclatée de sorte qu’on a perdu la cohérence entre ces différentes dimensions. Il n’existe plus d’intellectuels susceptibles d’embrasser la totalité de ces connaissances pour les resituer avec pertinence dans une vision globale. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes ; Et les intellectuels dans le confort de leurs champs restreints.

Brexit : pourquoi la Grande Bretagne va s’enfoncer dans une crise profonde ?

Brexit : pourquoi la Grande Bretagne va s’enfoncer dans une crise profonde ?

 

Une nouvelle fois, l’accord négocié entre l’union européenne et Theresa May t a été rejeté par les députés britanniques. Du coup, la Grande-Bretagne va s’enfoncer dans une crise économique et politique grave. Moins en raison du vote que de l’incertitude relative  aux futurs des relations entre le Royaume-Uni et l’Europe. Suite à ce vote négatif le Parlement devrait rejeter la perspective d’un berxit  dur avec une demande de décalage dans le temps de l’application de la rupture. Théoriquement cette période de transition devrait être courte, quelques mois seulement. Ensuite il faudra renégocier un accord commercial qui lui demandera une longue période de négociation. Du coup, la transition pourrait être relativement longue. Pendant ce temps la situation politique pourrait aussi évoluer sous le poids notamment des catastrophes économiques qui se préparent. En effet les acteurs économiques et financiers craignent par-dessus toutes les incertitudes du cadre juridique et fiscal qui encadrera les échanges de biens, de capitaux et de personnes. Des cette année, la Grande-Bretagne pourrait d’ailleurs connaître la récession. Évidemment l’union économique sera également touchée ;  alors que pour l’instant les perspectives de croissance sont déjà limitées à 1 %. On ne peut écarter l’hypothèse d’une contagion de la récession britannique à l’ensemble de l’Europe. Théoriquement la rupture des Royaume-Uni avec l’Europe devrait coûter 0,5 % au PIB  en Allemagne, 0, 3% en France . En Allemagne la prévision est actuellement de 1 % et en France de 1,3 %. Conclusion la croissance tant de l’union économique que de la Grande-Bretagne sera très affectée en 2019 en raison d’une conjoncture déjà très maussade et de l’impact inévitable du brexit.  Theresa Maya dit “regretter profondément” la décision prise par les parlementaires, assurant une nouvelle fois qu’elle était convaincue que cet accord est le meilleur possible. La dirigeante conservatrice a réaffirmé sa volonté, exposée fin février, d’organiser deux nouveaux votes, le premier dès mercredi sur l’opportunité de quitter l’UE sans accord à la date prévue du 29 mars. Elle a précisé au passage qu’il n’y aurait pas de consigne de vote de la part du gouvernement. Si, comme on s’y attend, les députés rejettent la perspective d’un ‘No Deal’, qui effraie les milieux d’affaires de la cinquième puissance économique mondiale, un troisième vote aura lieu jeudi sur un report “court et limité” de la date du Brexit “Je serai claire: voter contre une sortie sans accord et pour une extension ne réglera pas les problèmes auxquels nous sommes confrontés”, a souligné Theresa May mardi soir. “L’UE voudra savoir quel usage nous voulons faire d’une telle prolongation. Cette assemblée aura à répondre à cette question.” L’UE a également prévenu qu’il n’y aurait pas d’autres changements ou aménagements à l’accord de retrait difficilement négocié entre Londres et Bruxelles et entériné fin novembre par les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept. “Il n’y aura pas de troisième chance, pas d’interprétation sur les interprétations, pas d’assurance sur les assurances si le ‘vote significatif’ de demain (mardi) échoue”, a averti Jean-Claude Juncker lundi soir.

Gilets jaunes :  » l’individualisme exacerbée responsable de la crise » ? (Dominique Schnapper, sociologue)

Gilets jaunes :  » l’individualisme exacerbée responsable de  la crise » (Dominique Schnapper, sociologue)

Dans une interview au JDD, la sociologue Dominique Schnapper analyse le mouvement des gilets jaunes. Une analyse de sociologue un peu réductrice  qui fait quand même l’impasse sur le contexte social et fiscal .

Comment analysez-vous la forme de protestation inédite incarnée par les Gilets jaunes?
La manifestation de rue est un grand classique de l’histoire ­politique française. Elle était jusqu’à présent organisée par des syndicats ou des partis. Cette fois, nous sommes confrontés à des ­manifestants qui récusent toute forme d’organisation. Le gouvernement se retrouve sans interlocuteurs avec lesquels il pourrait discuter. Lorsqu’un Gilet jaune manifeste son intention d’ouvrir un dialogue, il est aussitôt contesté par d’autres qui disent : il ne nous représente pas. Cette situation explique à la fois la longévité du mouvement, qui pourrait durer encore des semaines, et la difficulté de sortir de la crise.

 

Cette crise de la démocratie ne tient-elle pas aussi à l’action des élus?
Je ne crois pas. Les ministres, les députés ou les maires d’aujourd’hui ne sont pas plus ­incompétents ou corrompus que leurs prédécesseurs. C’est l’individualisme poussé à l’extrême qui provoque la crise : personne ne peut me représenter sauf moi-même ! Cette conviction de plus en plus partagée conduit à refuser les contraintes qu’impose tout collectif. J’y vois le risque de sombrer dans une sorte d’anarchie qui ferait le lit du totalitarisme. Le rejet du débat démocratique par les ­Gilets jaunes a pour conséquence le ­caractère contradictoire des ­revendications. Comment peut-on à la fois réclamer moins d’impôts et plus de services publics ? Tout le monde connaît la phrase de ­Maurice Thorez [secrétaire général du Parti communiste français de 1930 à 1964] : il faut savoir finir une grève. Il tenait un discours de professionnel de la lutte sociale, cherchant une issue aux conflits.

Crise agricole : 85% des Français soutiennent les paysans

Crise agricole : 85% des Français soutiennent les paysans

Selon une étude Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo,  85 % des Français ont une bonne opinion du métier de paysan. Politiquement parlant, 82 % des sympathisants Insoumis, soit autant que les sympathisants RN ainsi que 88 % des LREM et 91 % des LR ont une bonne opinion des agriculteurs. Les Français ne tarissent pas d’éloges. «Ils les jugent à la fois “sympathiques” (79 %), “passionnés” (88 %), “courageux” (92 %) et surtout “utiles” (93 %)», précise Gaël Sliman. Mais, au-delà de ce tableau idyllique, qui montre un fort attachement des Français à leurs agriculteurs, certains sont parfois sceptiques sur leurs pratiques. «Abattage et souffrance, glyphosate et produits phytosanitaires constituent autant de critiques», note Véronique Reille Soult, CEO de Dentsu Consulting, qui a complété ce sondage par une veille sur les réseaux sociaux sur la perception des agriculteurs et de l’agriculture française.

«Les internautes pointent une contradiction entre les besoins de produits sains et protecteurs de l’environnement avec une course à la productivité qui ne profite ni aux agriculteurs, ni aux consommateurs, ni à la planète, résume-t-elle. Les internautes saluent les hommes, mais surveillent leur production.» Certains agriculteurs, plutôt que de se remettre en cause et de changer leurs pratiques, voient dans ces critiques une forme d’acharnement. Ils se plaignent d’agribashing. Un réflexe défensif mal perçu par les consommateurs.

Le dernier enseignement porte sur la perception de la vie à la campagne ou en zone urbaine par les habitants de ces territoires. «Vaut-il mieux être un Français des villes ou un Français des champs?» ont demandé les sondeurs aux internautes. Réponse mitigée: 83 % pensent qu’ils ont «une vie heureuse» en milieu rural, alors que leurs concitoyens en région parisienne ne sont que 71 % à avoir ce sentiment. Toutefois, les ruraux ont un «fort sentiment d’abandon», notamment à cause de la raréfaction croissante des services publics. 63 % des ruraux estiment bénéficier de «peu de services publics sur le territoire», alors que 87 % des Franciliens pensent le contraire. Idem pour l’accès à la 4G: 46 % des habitants des territoires ruraux regrettent «un mauvais accès», alors que 88 % estiment au contraire «avoir un bon accès».

 

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