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Crise de confiance : l’épargne de précaution augmente

Crise de confiance : l’épargne de précaution augmente

 

Mauvis indicateurs économiques, manque de visibilité, chômage, défiance vis-à-vis du tournement autant de raiosn qui justifie la montée de l’épargne en France. Au premier trimestre, le taux d’épargne en France a atteint un point haut, à 15,9 % du revenu disponible brut, contre 14,7 % au dernier trimestre de 2013, selon la Banque de France. Globalement, les économistes y voient le signe d’un pessimisme collectif ou un comportement de précaution lié à l’absence de croissance et à l’incertitude conjoncturelle. Le mouvement se poursuivra-t-il ? « On assistera probablement à une petite baisse du niveau d’épargne au deuxième trimestre, car, alors que les revenus n’ont pas beaucoup progressé, la consommation a gagné 0,5 point », prévoit Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis Asset Management. Mais même si le taux d’épargne recule légèrement, il restera à des niveaux très élevés.  « Il demeure au premier semestre une grande constante : l’orientation encore trop limitée de l’épargne vers le long terme, les Français privilégiant les actifs assez fortement liquides et non risqués », analyse l’économiste Michel Aglietta. Dans ces flux d’épargne au premier semestre, plusieurs produits financiers conservent une place de premier plan, notamment l’assurance-vie, qui capte une part croissante de l’épargne financière. « En l’absence de mesure fiscale majeure, le produit reste plutôt protégé et présente un risque très limité », note Philippe Waechter.  L’épargne des Français s’installe aussi, tout simplement, sur leurs comptes courants. Les dépôts à vue constituent un des principaux postes où les ménages « placent » leur argent. « Quand les taux sont très élevés, les ménages y perdent beaucoup. Mais avec des taux très bas, on y perd peu. D’où, actuellement, une forte inertie à placer des sommes sur des comptes rémunérés », souligne un économiste.  Les flux d’épargne s’avèrent en outre très positifs pour le PEL, mais franchement négatifs pour les comptes à terme. Quant à la Bourse, elle ne représente plus grand-chose dans les placements financiers des ménages (moins de 5 %). Après deux krachs séculaires en 2000 et 2007-2008, les Français ont le sentiment que, même sur longue période, la rentabilité n’est pas acquise.  Le calcul du taux l’épargne inclut le remboursement des crédits immobiliers, dès lors qu’ils commencent à rembourser le capital. Les Français se sont beaucoup endettés les années précédentes. Une part conséquente de l’épargne actuelle est donc, en réalité, de l’épargne contrainte qu’on peut attribuer au remboursement de crédits.  Au 1er août, la rémunération du Livret A a été abaissée au taux historiquement bas de 1 %. Le placement préféré des Français, qui connaît depuis plusieurs mois un ralentissement de sa collecte, en fera forcément les frais.

Face à la crise, une seule réponse : l’immobilisme de la BCE

Face à la crise, une seule réponse : l’immobilisme de la BCE

Il ne faut certainement rien attendre de la BCE qui va constater le très grand risque déflationniste avec la croissance nulle au second trimestre et des prix très en dessous des objectifs (0.4% sen tendance sur un an). La BCE est cadenassée par l’Allemagne qui ne veut surtout pas ni de relance budgétaire, encore moins d’affaiblissement de l’Euro. En réalité ces technocrates de la BCE ne connaissent rien à l’économie et savent qu’ils ne doivent leur place et leur maintien qu’à l’appui de l’Allemagne. Ils obéiront donc à l’immobilisme voulu par Merkel et la Bundesbank (ce que faisait déjà Trichet en son temps, qui lui a permis de durer, ce qu’a compris auusi Draghi)).  Outre l’Allemagne et la France, l’Italie, troisième économie du bloc, a aussi souffert ces derniers mois, entrant dans sa troisième récession depuis 2008. Rome et Paris ont pris la tête ces dernières semaines d’une campagne en faveur de nouvelles mesures politiques et économique au niveau de l’Union européenne pour soutenir la croissance, quitte à freiner les efforts d’assainissement des finances publiques. Face à elles, Berlin et d’autres membres de la zone euro renâclent à s’engager sur une telle voie. Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a déclaré dans un entretien publié mercredi par le quotidien français Le Monde que la politique monétaire de la zone euro ne devait pas avoir pour but un affaiblissement de l’euro, rejetant ainsi les demandes françaises. Jeudi, la Commission européenne a estimé que les derniers chiffres soulignaient la nécessité de réformes structurelles, ajoutant que « l’ajustement en cours dans la zone euro relevait d’une évolution structurelle en profondeur ».   »Les évolutions extérieures pourraient accroître l’incertitude mais les fondations demeurent intactes », a ajouté un porte-parole de l’exécutif communautaire. A Berlin, le ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel, a attribué la baisse du PIB allemand aux menaces venues de l’Est et du Moyen-Orient, tout en affichant sa confiance pour le second semestre. « Les taux de croissance en Allemagne vont probablement renouer avec la croissance d’ici la fin 2014 mais les risques à l’international ont indubitablement augmenté », a-t-il dit. Une enquête de Reuters montre que les économistes évaluent à 15% seulement pour 2014 et à un tiers environ pour 2015 la probabilité de voir la BCE s’engager cette année sur la voie de l’ »assouplissement quantitatif », c’est à dire l’achat de dettes, d’Etats notamment, sur les marchés financiers pour stimuler le crédit et l’activité.  Dans une tribune publiée jeudi par le Monde, Michel Sapin, le ministre français de l’Economie, estime que la BCE doit «  »aller jusqu’au bout de ses possibilités, conformément à son mandat, pour que le risque de déflation disparaisse et que l’euro retrouve un niveau plus favorable à la compétitivité de nos économies ». Eurostat a confirmé jeudi que l’inflation dans la zone euro était tombée le mois dernier à 0,4% seulement sur un an, son plus bas niveau depuis octobre 2009.

Tourisme en baisse : crise, météo et mondial foot

Tourisme en baisse : crise,  météo et mondial foot

Les recettes des professionnels de l’hôtellerie ont ainsi reculé de 3,4% par rapport à un médiocre mois de juillet 2013 selon le cabinet MKG Group, tandis que la fréquentation des restaurant a baissé de près de 1% au premier semestre d’après l‘étude NPD. Les professionnels français étaient pourtant optimistes en ce début d’été. Atout France, l’agence de développement touristique hexagonale, encouragée par un printemps qui avait tiré profit de la succession de ponts au mois de mai, tablait début juillet sur des perspectives ambitieuses, avec davantage de touristes que l’année dernière. Des espoirs rapidement douchés surtout par la crise mais auusi par une météo capricieuse, mais surtout par la Coupe du monde! Car si la conjoncture n’est pas étrangère à la baisse des dépenses des Français, le rendez-vous sportif est unanimement désigné par les professionnels du secteur comme le grand responsable de leurs résultats moroses. Laurent Salanié, directeur général de Weekendesk, spécialiste des courts séjours a pu chiffrer l’impact du phénomène. «L’équipe de France a joué son dernier match le vendredi 4 juillet (contre l’Allemagne, NDLR). Ce week end là, nous avons enregistré une chute de 29% des départs», affirme-t-il. Malgré le rebond enregistré après l’élimination des Bleus, la tendance reste plus faible que les autres années: «nous n’avons enregistré qu’une hausse de 88% à une période où nos réservations sont habituellement multipliées par deux ou trois», poursuit-il. Pour Jean-Pierre Nadir, fondateur du comparateur Easyvoyage.com, lorsque les Français «achètent 550.000 écrans plats et que 2 millions de foyers s’abonnent à BeIn sports, c’est pour rester chez eux et regarder la télé. Ils ont donc décalé leurs vacances, voire pris leurs congés pour regarder l’événement». Il ajoute qu’en temps de crise, l’achat d’un téléviseur pousse surtout les familles à arbitrer dans les dépenses. «Les quatre semaines les plus chères de l’année sont outre la période des fêtes de fin d’année, la deuxième quinzaine de juillet et la première d’août. Généralement les familles aux plus petits budgets essaient donc de partir avant. Cette année elles ne l’ont pas fait. Et ensuite il y a eu le mauvais temps», constate-t-il.  Chez Directours, l’effet Coupe du monde s’est également fait sentir. «Il y a quatre ans, la France avait été éliminée plus tôt, la baisse des réservations n’avait pas été aussi marquée que cette année», affirme Corinne Loison, directrice générale du voyagiste. Mais pour elle juillet 2014 est avant tout la confirmation d’une nouvelle tendance de consommation. «Avant lorsque l’on parlait de haute saison, on pensait à la période du 20 juillet au 23 août, et les réservations commençait en juin. Désormais elle se réduit au mois d’août». Elle estime que le mois de juillet est devenu le «mois des promos». «Les Français, même les foyers plutôt aisés qui composent notre clientèle, sont désormais à l’affut des bonnes affaires et partent de plus en plus à la dernière minute», précise la directrice générale. Une manière de s’assurer aussi que le soleil sera de la partie. «10 à 15 % des personnes qui comptent partir en vacances au mois d’août n’ont pas encore réservé», confirme Jean-Pierre Nadir.

Fast-food : la crise aussi

Fast-food : la crise aussi

 

Il n’ya pas que la restauration classique qui souffre de la crise même les fast-foods sont touchés.  Ainsi McDonald’s a fait état mardi d’un bénéfice moindre que prévu au deuxième trimestre, le groupe de restauration rapide étant toujours à la peine aux Etats-Unis tandis que ses ventes ont reculé pour la première fois en Europe. Le groupe américain a également dit s’attendre à une baisse de ses ventes mondiales à restaurants comparables en juillet. Le titre recule de 1,26% vers 15h20 GMT sur le New York Stock Exchange. Le bénéfice net de McDonald’s a reculé de près de 1% au deuxième trimestre, à 1,39 milliard de dollars (1,03 milliard d’euros) ou 1,40 dollar par action, contre 1,40 milliard (1,38 dollar/action) un an plus tôt. Ses ventes mondiales ont augmenté de 1% à 7,18 milliards de dollars tandis que les ventes à restaurants comparables sont ressorties stables, a fait savoir le groupe. Aux Etats-Unis, qui génèrent environ 30% du chiffre d’affaires total de McDonald’s, les ventes des restaurants ouverts depuis plus d’un an ont reculé de 1,5%, en baisse pour le troisième trimestre d’affilée.  La fréquentation des « fast-foods » du groupe demeure en berne dans un contexte de concurrence féroce avec notamment Wendy’s, Burger King et Chick-fil-A. Les analystes anticipaient en moyenne une baisse de 0,3% des ventes à restaurants comparables aux Etats-Unis, selon le cabinet Consensus Metrix.

 

 

Il n’ya pas que la restauration classique qui souffre de la crise même les fast-foods sont touchés.  Ainsi McDonald’s a fait état mardi d’un bénéfice moindre que prévu au deuxième trimestre, le groupe de restauration rapide étant toujours à la peine aux Etats-Unis tandis que ses ventes ont reculé pour la première fois en Europe. Le groupe américain a également dit s’attendre à une baisse de ses ventes mondiales à restaurants comparables en juillet. Le titre recule de 1,26% vers 15h20 GMT sur le New York Stock Exchange. Le bénéfice net de McDonald’s a reculé de près de 1% au deuxième trimestre, à 1,39 milliard de dollars (1,03 milliard d’euros) ou 1,40 dollar par action, contre 1,40 milliard (1,38 dollar/action) un an plus tôt. Ses ventes mondiales ont augmenté de 1% à 7,18 milliards de dollars tandis que les ventes à restaurants comparables sont ressorties stables, a fait savoir le groupe. Aux Etats-Unis, qui génèrent environ 30% du chiffre d’affaires total de McDonald’s, les ventes des restaurants ouverts depuis plus d’un an ont reculé de 1,5%, en baisse pour le troisième trimestre d’affilée.  La fréquentation des « fast-foods » du groupe demeure en berne dans un contexte de concurrence féroce avec notamment Wendy’s, Burger King et Chick-fil-A. Les analystes anticipaient en moyenne une baisse de 0,3% des ventes à restaurants comparables aux Etats-Unis, selon le cabinet Consensus Metrix.

 

Une crise de confiance en France (Schäuble, Allemagne)

Une crise de confiance en France (Schäuble, Allemagne)

 

 

Schäuble, le ministre allemand des finances a bien identifié le facteur explicatif majeur de la crise française : la crise de confiance. Le gouvernement est aujourd’hui tellement discrédité qu’il ne peut plus rien entreprendre qui soit de nature à renverser le sentiment que la France s’enfonce et dans tous les domaines (pas seulement économiques). Du coup le pilier central de la reprise, à savoir l’investissement est gelé hypothéquant ainsi toute reprise avant 2 ou 3 ans au moins. Quand on traverse une crise de confiance, ce n’est pas très simple de s’en sortir». Dans une interview croisée avec son homologue français Michel Sapin aux Echos et au Handelsblatt, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble identifie l’un des principaux problèmes de la France: la crise de confiance. Le ministre estime que si son pays réussit économiquement par rapport à son voisin, c’est parce que «nous avons réussi quelque chose qui est maintenant décisif en France: nous avons regagné la confiance. Le principal en matière d’économie, c’est la psychologie».  Wolfgang Schäuble voit ainsi d’un bon œil la mise en place du pacte de responsabilité par la France qui, «avec ses baisses de charges et d’impôts», est «le bon chemin» à suivre car «il crée une nouvelle confiance. Le climat devient meilleur en France et quand le climat est meilleur, les investissements et la demande privée augmentent».  Michel Sapin confirme de son côté qu’il ne demandera pas à Bruxelles un nouveau délai pour réduire le déficit de la France. «Je ne suis pas là à quémander encore un peu de temps. Ce que je souhaite, c’est que dans le respect de règles européennes, nous puissions trouver avec les autres le bon timing qui nous permette de réduire nos déficits, réduire nos dépenses tout en soutenant la croissance». Le ministre français assure que la France fait des économies «absolument drastiques dans les budgets de l’État, des collectivités locales et de la sécurité sociale» mais il admet qu’il lui reste des efforts à faire pour atteindre le niveau de son homologue allemand.

Automobile : toujours en crise en Europe

Automobile : toujours en crise en Europe

Les ventes de voitures en Europe ont progressé de 6,9% sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de l’an dernier, à 5,43 millions de véhicules, selon les chiffres publiés le mois dernier par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). En France, les immatriculations ont augmenté de 3,2% en juin et de 2,9% sur l’ensemble du premier semestre selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), qui table sur une hausse d’environ 2% sur 2014, soit environ 1,8 million de voitures vendues. Cependant Le marché automobile européen est toujours en crise et le restera tant qu’il n’aura pas retrouvé un niveau de ventes de 16 millions de voitures pour l’ensemble du Continent et deux millions pour la France, a déclaré au Figaro Carlos Tavares, le président du directoire de PSA Peugeot Citroën. « La courbe a simplement changé de sens. C’est une réaction humaine que d’y voir une victoire, mais nous en sommes très loin », a dit Carlos Tavares au Figaro.   »Pour ma part, j’ai deux chiffres d’or à l’esprit: 16, c’est-à-dire 16 millions de voitures vendues en Europe ; et 2, pour 2 millions en France. En attendant, je considère que le marché est en crise », a-t-il ajouté.  Concernant PSA, Carlos Tavares estime que « cette entreprise est en crise, et le restera tant qu’elle n’aura pas achevé son redressement économique ».  Il a réaffirmé au Figaro les objectifs qu’il a fixés à son groupe à l’horizon 2016, à savoir une marge opérationnelle de 2%, trois années consécutives de cash-flow positif, à hauteur de deux milliards d’euros, et le retour de la dette à zéro. « Lorsque ces critères seront atteints, alors là, oui, nous pourrons déclarer très officiellement et avec un très large sourire que la crise est terminée et que PSA peut passer à l’étape suivante », a conclu le président du directoire du groupe.

 

Immobilier :l’Etat victime aussi de la crise

Immobilier :l’Etat victime aussi de la crise

 

 En 2013, l’Etat a vendu pour 406 millions d’euros de bâtiments publics contre 514 millions en 2012. Il en espérait initialement 530 millions. C’est ce qu’on apprend dans le compte d’affectation spécial « gestion du patrimoine immobilier de l’Etat » contenu dans le projet de loi de règlement du budget 2013 que vont examiner prochainement les parlementaires.  « Cet écart entre les recettes définitives et les recettes prévues s’explique par la conjoncture d’ensemble du marché immobilier. D’autre part, un certain nombre d’opérations de cessions portant sur des sites complexes ont été reportées pour garantir la correcte valorisation de ces cessions », explique le document budgétaire.  En détail, l’Etat a cédé 1.234 biens, du simple terrain à l’immeuble de bureaux. Le prix de vente médian s’est établi à 6.346 euros contre 15.000 euros en 2012, et le prix moyen à 311.066 euros contre 393.558 euros. En moyenne, il a fallu 16,6 mois à l’Etat pour vendre un bien, soit deux mois de plus qu’auparavant. Les principaux vendeurs sont le ministère de la Défense, suivi de l’Ecologie, des Affaires étrangères et de l’Intérieur. La Défense et le Quai d’Orsay peuvent récupérer le montant des ventes pour leur propre budget, ce qui n’est pas le cas des autres ministères.  A l’inverse, l’Etat a acheté quelques biens immobiliers l’an dernier comme le terrain du Grand Palais des Champs Elysées à Paris pour 18 millions d’euros, ou encore les Archives judiciaires de Vitrolles pour 1,5 million.  Mais la crise de l’immobilier ne fait pas les affaires de l’Etat. En effet, une partie des cessions est obligatoirement affecté au désendettement. Moins de rentrées financières signifie donc moins de crédits affectés au déficit, qu’il faut donc chercher ailleurs. En 2013, le gouvernement ne pourra y affecter que 69,4 millions d’euros. C’est tout de même un peu plus qu’en 2012 où l’Etat n’avait pu affecter que 62 millions d’euros à ce poste.

 

Européennes : une crise de régime

Européennes : une crise de régime

 

Les résultats aux européennes ne constituent pas seulement un choc ou encore un désaveu à l’égard de l’Europe et de la politique intérieure, ils mettent auusi en cause la nature du régime politique ; car les Français ne se reconnaissent plus dans l’oligarchie qui confisque le pouvoir. C’est la constitution, par voie de referendum, qu’il convient de remettre à plat afin d’assurer une véritable démocratie dans le pays. Cala implique une reforme profonde de nos institutions et des modes de représentation. Pour parler clair, il convient que la fonction politique redevienne une mission temporaire et non un métier. Métier le plus souvent accaparé par des fonctionnaires et ou des oligarques qui font carrière toute leur vie dans la politique. A cet égard à peu près tous les partis sont concernés. Il n’est donc pas étonnant qu’ils nous servent à peu près la même bouillie verbale coupée de réalités économiques, sociales voire sociétales. La plupart n’ont pratiquement jamais travaillé dans la vie active et ils véhiculent une espèce de charabia pseudo technocratique mensonger qui ne peut plus convaincre personne. De quelle conviction, de quelle lucidité, de quelle compétence pourraient-il faire preuve alors qu’ils vivent de la politique depuis 20, 30, ’40 ans voire davantage ? Une autre conception de la démocratie est nécessaire, plus vivante, plus participative, plus innovante. Notre classe politique constitue en fait une caste voire de mafia qui se reproduit elle même, sécrète une sorte de sous culture « copier-coller » de l’ENA. Bref des discours convenus, creux, surréalistes souvent. La constitution de cette caste est favorisée par l’inflation d’élus à tous les niveaux qui non seulement coûtent très cher en fonctionnement mais surtout qui ne raisonnent qu’en terme de dépenses, de règlements, de lois, de fiscalité qui tuent l’initiative, la compétitivité et amputent même la liberté. Il faudrait diviser par 4 ou 5 ces élus improductifs. Cela suppose auusi que la puissance publique au niveau national comme local se recentre sur des taches régaliennes essentielles au lieu d’intervenir r sur tout et partout. Avec l’efficacité que l’on connaît. Les conditions d’exercice du mandat doivent être profondément modifiées pour impliquer bien davantage et en permanence les forces économiues, sociales, associatives, culturelles. Aujourd’hui nous vivons une caricature de démocratie : avant les élections on permet tout, après on fait le contraire. Rappelons-nous » l’ennemi c’‘est la fiance » de Hollande , Hollande qui finalement s’est couché devant cet « ennemi » pour ne pas faire une vrai reforme bancaire. Hollande qui s’est couché devant Mittal à Florange, devant Merkel, Hollande qui s’apprête à solder Alstom. Le message des résultats aux européennes ce n’est pas seulement un coup de colère contre l’Europe, contre Hollande mais contre un système politique obsolète qui ne peut générer que des orientations économiues, sociales et sociétales incohérentes.

Crise : elle peut toucher tout le monde

Crise : elle peut toucher tout le monde

 

La toute récente enquête OpinionWay pour la Croix-Rouge, publiée ce vendredi, montre que la majorité des Français a été ébranlée par la crise et pense que la précarité peut « toucher tout le monde à tout moment ». Si les Français avaient une impression de stabilité financière, la crise économique a achevé de briser leurs illusions. La précarité peut « toucher tout le monde à tout moment », ils sont presque unanimes (94%) pour le dire. C’est en tout cas ce que révèle la dernière enquête OpinionWay pour la Croix-rouge française, intitulée « Les Français et l’engagement ». Dans cette période plus difficile, les Français s’inquiètent davantage pour leurs proches (84%) que pour eux-mêmes (66%). Mais cette attention va plus loin que le cercle de leur famille : quatre Français sur cinq (81%) sont plus attentifs qu’avant aux autres, même s’ils sont par ailleurs nombreux (72%) à avoir le sentiment que cette prise de conscience n’est pas collective. S’ils sont plus craintifs, les Français ne sont pas pour autant découragés. Ils croient à l’efficacité de leur action personnelle, dans 81% des cas, pour aider les personnes en difficulté. Plus de 70% estiment d’ailleurs que l’on ne discute pas assez avec eux, ni que l’on ne passe assez de temps avec ceux qui sont seuls. La France compte plus d’un million d’associations, un véritable point fort. Un Français sur deux pense d’ailleurs qu’elles ont un rôle important à jouer dans la crise : pour venir en aide à ceux qui en ont besoin (52%) ou même pour remplacer les pouvoirs publics (48%). 56% des Français joignent l’action à la parole en déclarant vouloir être ou être déjà bénévole au sein d’une association. A ce sujet, la Croix-Rouge Française en profite pour les inviter à s’engager à ses côtés : « Dans ce contexte où les financements publics baissent, les journées nationales 2014 qui se tiendront du 24 mai au 1er juin, constituent plus que jamais un rendez-vous crucial de l’association pour mobiliser le plus grand nombre et recueillir un maximum de dons ». La Croix-rouge française fête cette année ses 150 ans. L’association a décidé d’organiser une « grande opération fédératrice dans toute la France » : des cartes seront distribuées par des bénévoles, invitant à offrir une couverture de survie à une personne sans abri, à passer un moment avec son voisin qui vit seul, ou à aider une personne âgée à faire ses courses.

Travail : les Français démotivés, le principal facteur explicatif de la crise

Travail : les Français démotivés, le principal facteur explicatif de la crise

 

Il y a bien entendu de nombreux facteurs explicatifs interactifs qui expliquent la crise économique française à commencer par la formation et l’éducation des parents mais il y a surtout un élément tabou : la perte de la valeur travail. En clair beaucoup, beaucoup trop ne veuillent plus travailler ou ne travaillent pas assez (exemple 13 jours de congés en mai en moyenne avec les ponts !!). Certes ceux sont à la recherche d’un emploi aimeraient bien travailler mais ceux qui en ont ne travaillent pas assez. Du coup la productivité est faible, les charges sociales élevées. Et les 35 heures ont fini par tuer le peu d’envie qui restait. C’est la génération RTT. Encore une fois un sujet complètement tabou qui caractérise cependant une société en plein déclin et qui permet de faire l’économie d’analyse économiques sophistiquées (même sil en faut quand même) pour expliquer la situation catastrophique du pays. Selon un sondage pour France –Info, 38% de salariés qui disent que leur motivation baisse en France, c’est 15% de plus que les Allemands. Et, c’est ce qui est inquiétant, le mouvement est constant depuis plusieurs années. La confiance envers l’avenir de leur entreprise, n’est pas terrible non plus : 59% des Français se disent confiants sur l’avenir de leur entreprise, bien en-deçà de leurs voisins : les Allemands sont à 90% de confiance. L’indice de confiance français est toutefois en légère hausse, de trois points, par rapport à l’an dernier. Pourtant, malgré ce pessimisme, les Français se disent heureux au travail. C’est l’un des rares points sur lesquels nous sommes à l’unisson avec les autres pays étudiés : Allemagne, Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Portugal et Suède. Quelque 88% des salariés français se disent heureux au travail. Un score comparable à celui de nos voisins, même si là encore il est plutôt en queue de classement. Comment expliquer que fort niveau de satisfaction, si on est à la fois démotivés et pessimistes ? On est heureux au travail d’abord parce qu’on a un travail. Près de six salariés français sur dix jugent qu’il leur serait difficile de retrouver un travail comparable s’ils le perdaient. Près d’un sur trois a pour première préoccupation le maintien de l’emploi, avant le salaire ou le temps de travail. Pour autant, on peut être déçu par son travail, comme l’explique Eric Albert, psychiatre et fondateur de l’Institut français d’action sur le stress. Selon lui les Français attendent beaucoup de leur travail, ce qui peut en faire parmi les meilleurs salariés du monde quand ils y trouvent de la satisfaction. Et d’ailleurs, toujours selon ce sondage, les trois-quarts des salariés français estiment qu’ils consacrent trop de temps à leur travail. 75%, c’est beaucoup ? Oui, mais c’est moins que nos voisins : la moyenne européenne est de 85%. Les Français, démotivés, seraient donc aussi « engagés ». Leur démotivation est liée au fait qu’ils ne se sentent pas assez reconnus dans leur travail. C’est un autre des points saillants de cette enquête : 52% des salariés français ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur implication, contre 46% seulement dans le reste de l’Europe.

Lagardère a gagné 235 millions en deux ans, c’est la crise !

Lagardère a gagné 235 millions en deux ans, c’est la crise !

Le salaire d’Arnaud Lagardère est passé comme une lettre à la poste. Les actionnaires de Lagardère, réunis en assemblée générale mardi 6 mai, ont approuvé à 94,61% la rémunération du cogérant du groupe.  Les actionnaires étaient consultés au titre du say on pay, nouvelle disposition qui leur permet de donner un avis consultatif sur le salaire du patron.  Toutefois, cette résolution a quand même récolté moins de voix que les autres, adoptées en général à 99%. C’est une maigre consolation pour Proxinvest. En effet, le cabinet de conseil aux actionnaires avait recommandé de voter contre la rémunération de l’héritier, qui atteint un niveau « record ».   En pratique, la rémunération d’Arnaud Lagardère comprend plusieurs éléments. D’abord, son salaire brut, qui augmente de 3%, à 2,9 millions d’euros, en raison d’une hausse de 15% du bonus (à 1,65 million d’euros).  Ensuite, Arnaud Lagardère, qui détient 9,3% du capital, touche donc des dividendes. Il a ainsi touché chaque année 16 millions d’euros au titre du dividende ordinaire (1,3 euro par action).   A cela s’ajoute les deux dividendes exceptionnels (9 puis 6 euros par action) versés ces deux dernières années pour redistribuer le produit de la vente d’EADS puis de Canal Plus. Ainsi, Arnaud Lagardère a touché 183 millions d’euros en deux ans. Last but not least, Proxinvest ajoute à cela le dividende dit ‘statutaire’ que Lagardère verse à ses deux commandités, c’est-à-dire Arnaud Lagardère et la société Arjil Commanditée (détenue par Arnaud Lagardère). En effet, les statuts stipulent: « il est prélevé une somme égale à 1% du montant du bénéfice net consolidé, qui est versée aux commandités es-qualités ». Or ce bénéfice net a été dopé en 2013 par la vente de Canal Plus. Résultat: le dividende statutaire s’établit à 13,1 millions d’euros, contre 0,9 million l’année précédente.  Tout cet argent a probablement été utilisé pour rembourser sa dette personnelle, qui s’élevait à 434 millions d’euros fin 2009 (dernier chiffre connu). Lors de l’assemblée générale, un petit porteur lui a même demandé si la réduction de sa dette personnelle était « devenue l’objet social du groupe »… Mais Arnaud Lagardère a prévenu: « c’était probablement la dernière distribution exceptionnelle, car nous avons cédé tous les actifs [minoritaires]« .  Par ailleurs, les comptes sociaux ont aussi été largement approuvés, malgré un autre avis défavorable de Proxinvest. Le cabinet regrette que « Lagardère ne mette pas au vote le rapport spécial des conventions réglementées, qui porte pourtant sur des transferts s’élevant à 25,3 millions d’euros pour 2013″. Il s’agit de l’argent versé par le groupe à Lagardère Capital & Management (LCM), holding détenue par Arnaud Lagardère et employant les principaux dirigeants.

 

Face à la crise, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

Face à la crise e, à l’euro, à la déflation, la BCE bien décidée à ne rien décider

 

 

Pas d’illusion à avoir la BCE ne va rien décider en mai ce qui constitue un risque important pour l’euro. En effet Drahi s’est surtout satisfait de mots pour engager une politique plus accommandante (à ‘limage de des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, du Japon ou de la Chine). Du coup s’il ne fait rien en mai mécaniquement l’euro va remonter et donc risque de fragiliser la petite reprise constatée en Europe (sauf en France ou la croissance est déjà plombée par le manque de confiance) ; La Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas prendre de mesures monétaires lors de sa prochaine réunion jeudi 8 mai, selon les analystes, malgré des appels à agir contre le risque de déflation en zone euro.  Selon Michael Schubert, économiste chez Commerzbank, l’institution monétaire de Francfort, qui tiendra sa réunion mensuelle délocalisée à Bruxelles, devrait s’en tenir à des propos rassurants et économiser ses forces avant l’actualisation en juin de ses prévisions de croissance et d’inflation. Le mois dernier, son président Mario Draghi avait fermement insisté sur sa détermination à agir si la stabilité des prix venait à vaciller et à menacer la reprise en zone euro, sans pour autant dégainer de nouvelles mesures en ce sens.   »Nous attendons un ton très accommodant de M. Draghi (jeudi) laissant présager de nouvelles décisions en juin », souligne Jennifer McKeown, du cabinet Capital Economics. Ces décisions pourraient prendre la forme d’une baisse de taux, voire de mesures non-conventionnelles comme des rachats d’actifs. Mais « nous doutons que les derniers événements et indicateurs publiés aient été suffisamment significatifs pour garantir plus d’action de la part de la BCE lors de sa réunion de mai », ajoute cette analyste. Selon un chiffre provisoire, l’inflation en zone euro a légèrement rebondi en avril, atteignant 0,7%, renouant ainsi avec son niveau de février après avoir reculé à 0,5% en mars, son plus bas niveau en plus de quatre ans. Ce résultat a toutefois été jugé décevant par les analystes, qui tablaient sur un rebond plus marqué, et reste nettement inférieur à l’objectif de la BCE d’une hausse des prix légèrement en dessous de 2%. « L’inflation d’avril relâche un peu la pression immédiate sur la BCE, mais elle n’altère pas le tableau général d’un risque croissant de déflation en zone euro », synonyme de baisse générale des prix et des salaires, estime-t-on chez Capital Economics. « Le fait de rester inactive dans ce contexte pourrait affecter sa crédibilité », relève Marco Valli, analyste chez UniCredit.  Pour l’heure, son principal taux d’intérêt directeur, baromètre du crédit en zone euro, est à son niveau le plus bas historiquement, 0,25%, et l’institution alimente les banques en liquidités illimités et très bon marché avec l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et ainsi soutiennent la croissance. La Banque centrale a justifié ces dernières semaines l’absence de nouvelles mesures en répétant ne pas voir se concrétiser le risque de déflation et espère toujours que la croissance en zone euro va continuer de s’affermir dans les mois à venir, ce que plusieurs indicateurs récemment publiés tendent à confirmer, comme la croissance de l’activité privée.  La demande de prêts, dont la faiblesse est considérée comme un obstacles à l’efficacité de la politique monétaire, s’est quant à elle redressée au premier trimestre et devrait progresser très nettement au deuxième, selon l’étude trimestriel du crédit publiée par la BCE.  Si la BCE venait à renforcer son action, « il est très probable que cela inclurait des mesures sur la liquidité », souligne Howard Archer, chef économiste Europe chez IHS, évoquant notamment l’arrêt possible de la stérilisation de ses achats de dette publique. Pour Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis Asset Management, la question sera également de connaître les pensées de Mario Draghi concernant le cours de la monnaie unique européenne, après que l’Italien a laissé entendre ce mois-ci que la BCE était également prête à agir pour lutter contre un euro trop fort. « Ça va commencer à être compliqué pour M. Draghi car il a été très accommodant le mois dernier et si sa communication parait plus fermée que prévu ce mois-ci, il y a un risque attendu sur le taux de change », ajoute Gilles Moec, économiste chez Deutsche Bank.

 

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise !

Banques : traders et patrons se gavent, c’est la crise.  

 

Exit le fameux slogan «  l’ennemi c’est la finance »  de Hollande. La France n’a réalisé qu’une mini réforme bancaire qui ne change rien en matière de porosité entre dépôts et boursicotage. Cela en dépit de la fragilité soulignée par le FMI des banques européennes et notamment françaises. Bref on continue comme avant, et le principal objet social des banques est la spéculation pour permettre aux traders et aux grands patrons de se gaver. D’autant que les grandes entreprises font directement appel au marché pour se financer sans passer par les banques et que les PME sont souvent ignorées par les banques.   Dans son édition de samedi, « Le Parisien » se livre à un calcul intéressant. En additionnant leurs 12 fiches de paye de l’année , les traders de la Société générale ont touché 823.000 euros de salaires et de bonus en moyenne. À BNP Paribas, la rémunération est un peu plus élevée, à 968.000 euros en moyenne en 2013. L’équivalent de 729 à 858 fois le SMIC mensuel net. Pour trouver ces chiffres, le journal « Le Parisien » a exploré des rapports rendus obligatoires après la crise financière de 2009, disponibles sur les sites des grandes banques. Ces documents, explique le quotidien, «font le point sur les collaborateurs dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de ces entreprises». Soit 351 employés de la Société générale et 353 à BNP Paribas qui, «sans faire partie du comité exécutif, pourraient mettre en danger leur entreprise». Outre les traders, ces salaires concernent donc les cadres les plus gradés. Au total, note « Le Parisien », BNP Paribas a dû mobiliser 342 millions d’euros pour payer ces salariés, la Société générale 289 millions d’euros. Parmi ces montants, les bonus représentent en réalité deux à trois fois la rémunération fixe. À partir du 1er janvier 2015, cependant, l’Europe imposera un plafonnement des bonus à deux fois le montant du salaire fixe. Alors, pour ne pas perdre leurs meilleurs traders, les banques ont déjà commencé à faire évoluer les contrats de travail pour augmenter la part fixe.

 

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Croissance atone, chômage de masse, risques de déflation, surévaluation de l’euro et pourtant la BCE va décider de ne rien décider ou pas grand-chose. Sûrement des promesses mas en fait le statu quo. Alors on verra sans doute après les européennes. Encore des mois de perdus ! « L’impression générale que donnent les commentaires des responsables de la BCE est qu’ils ne croient pas que la situation nécessite une action à ce stade », écrit-il dans une note.  Jonathan Loynes, de Capital Economics, juge également qu’ »il semble plus probable que la BCE veuille garder les munitions qu’il lui reste » pour plus tard, dans un contexte où la situation économique s’améliore comme elle le prévoyait.  Les prix ont baissé en Espagne en mars, pour la première fois depuis 2009, tandis que l’inflation a encore ralenti en Allemagne à 1%. Une première estimation pour la zone euro est attendue lundi alors qu’en février, la hausse des prix n’a été que de 0,7%, loin de l’objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%.  Pour autant, « ce n’est pas la déflation qui arrive », estiment les économistes d’UBS qui s’attendent, comme la BCE, à ce que la croissance des prix se rapproche progressivement de la cible visée d’ici fin 2016.  Cette semaine, les membres de la BCE ont toutefois légèrement adouci leur discours, laissant entrevoir que l’institution monétaire pourrait en faire plus pour contrer tout risque d’apparition d’une baisse générale des prix néfaste pour l’activité économique.   »Il y a un risque de déflation » en zone euro et même s’ »il n’est pas élevé », la BCE « doit prendre des mesures pour anticiper cette possibilité, avec une politique monétaire encore plus accommodante », a déclaré Luis Maria Linde, gouverneur de la Banque d’Espagne et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.  Son homologue slovaque Josef Makuch a aussi expliqué que « plusieurs responsables (de la BCE) sont prêts à adopter des mesures non conventionnelles pour éviter de glisser dans un environnement déflationniste ».  Quant au président de la BCE, Mario Draghi, il a réaffirmé que la BCE ferait « ce qui est nécessaire pour maintenir la stabilité des prix » et se tenait « prête à prendre des mesures supplémentaires » si l’inflation ne remontait pas.  Il persiste toutefois à juger le risque de déflation « limité » tandis que le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann l’a considéré lui « très limité », estimant que « le cours actuel des choses ne nécessite pas de changement de politique monétaire ».  Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, est déjà à son niveau le plus faible historiquement, 0,25%, tandis que l’institution alimente les banques en liquidités illimitées et très bon marché dans l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et soutiennent ainsi la croissance.  Les analystes d’UBS n’attendent en conséquence ni baisse de taux, ni rachats d’actifs ou injection de liquidités supplémentaires pour l’heure.  Pour Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit, la question est désormais de savoir si la BCE va s’exprimer davantage sur le niveau élevé de l’euro, qui risque de pénaliser les exportations et de peser sur les prix.  Après une offensive mi-mars qui avait contribué à contenir la flambée de la monnaie unique, M. Draghi a répété mardi qu’il ne s’agissait « pas d’un objectif » de la politique monétaire de la BCE mais qu’ »il est très important pour la stabilité des prix et pour la croissance ».

 

Crise Ukraine: menace de dégradation de la note de la Russie

Crise Ukraine: menace de dégradation de la note de la Russie

 

Croissance déjà en berne, détérioration de l’économie depuis la crise avec l’Ukraine, fuite des capitaux  autant de motifs pour que les agences de notation dégradent la Russie. La note de solvabilité actuellement attribuée à Moscou, « Baa1″, est placée « sous surveillance en vue d’un abaissement », a expliqué l’agence de notation américaine dans un communiqué.  A l’appui de sa décision, Moody’s évoque « un affaiblissement de la force économique de la Russie » lié au fait que la crise ukrainienne et l’incertitude géopolitique dans la région pèsent sur des perspectives économiques du pays « déjà détériorées ».  La Russie conteste la légitimité du nouveau pouvoir en Ukraine et a absorbé la Crimée au terme d’un référendum rejeté par les Occidentaux, qui ont répliqué par des sanctions économiques contre le pays.  De l’aveu même du gouvernement russe, cette crise risque d’accélérer les sorties de capitaux hors du pays, qui pourraient atteindre 100 milliards de dollars cette année et faire tomber la croissance économique à 0,6%.  L’agence Moody’s juge par ailleurs que le pays est de « plus en plus exposé » à un choc financier et politique dans l’hypothèse où les tensions s’accentueraient dans la région.  Kiev estime que 100.000 soldats russes stationnent près de sa frontière orientale et craint une répétition dans sa partie orientale du scénario qui s’est noué en Crimée.  A ce stade, l’agence n’envisage qu’un abaissement d’un cran de la note russe mais prévient qu’elle pourrait aller plus loin si la probabilité de chocs économiques plus profonds « augmentait ».  La note actuelle de la Russie correspond à celle d’un émetteur de dette de qualité moyenne, selon la typologie de Moody’s.  Les deux autres grandes agences de notation se sont elles aussi récemment inquiétées de l’impact de la crise ukrainienne sur l’économie russe.  Standard and Poor’s et Fitch ont toutes les deux abaissé la perspective du pays à « négative », augurant d’un abaissement de note à moyen terme.

 

Municipales : la crise des élites

Municipales : la crise des élites

 

Dans le système politique les maires bénéficiaient jusqu’à maintenant de la meilleure image au près de l’opinion. Pourtant l’abstention record annoncée (de l’ordre de 40%) témoigne auusi du désintérêt des français pour la chose publique. En cause bien entendu la situation globale de la France, sa fiscalité, sa crise, le chômage, les affaires et un système d’oligarchie qui asphyxie la démocratie. C’est une crise des élites qui ne parviennent à saisir réellement les préoccupations réelles des citoyens. D’où aussi la montée des extrêmes qui exprime davantage un rejet des partis traditionnels qu’une vraie adhésion, une sorte de vote de protestation. Deux enjeux majeurs dominent aujourd’hui : l’emploi et l fiscalité ; combien de maires prennent réellement en compte ces deux problèmes. Un des facteurs explicatifs c’est la présence massive de fonctionnaires dans les fonctions électives. II ne s’agit sans doute pas d’interdire l’accès aux fonctions électives mais simplement de souhaiter une présence plus représentative des catégories socioprofessionnelles ; de ce fait la France gère un statu quo en matière de réformes structurelles et ne permet pas une sortie durable et significative de la crise. De ce point de vue les réformes sociales, pour importantes qu’elles soient, ne sauraient dominer le calendrier politique. Il y a d’autres priorités. Concernant la fiscalité, c’est surtout le poids des impôts locaux qui pèsent le plus sur le ménages (impôt foncier et taxe d’habitation). Malheureusement la plupart des collectivités sont surendettées et  pratiquent la fuite en avant en augmentant encore la pression fiscale. La préoccupation de l’emploi n’est guerre prioritaire dans les programmes municipaux. Certes les communes ne peuvent seules créer des emplois mais elles peuvent davantage réunir  les conditions  de son développement en valorisant mieux les ressources matérielles, humaines locales et leur environnement. D’un certain point de vue, les dérives locales sont à limage des dérives nationales. Témoin l’armée de superstructures municipales locales qui s’occupent de tout et de rien. Il y a aussi le manque de pertinence de découpage des collectivités, notoirement trop nombreuses et qui multiplient les dérives financières. Pas étonnant que nombre d’électeurs soient très dubitatifs sur l’intérêt de ces élections locales et l’abstention risque d’être le grand vainqueur de ces élections.

Crise économique en Russie

Crise économique en Russie

 

La croissance cale en Russie (seulement 1.5% en 2013), guère plus en 2014, ce qui est peu pour un pays en développement. Le gouvernement russe a admis pour la première fois lundi que son économie était en crise, contredisant des déclarations antérieures assurant qu’une croissance même ralentie pourrait absorber le choc de sanctions consécutives au référendum en Crimée. A Moscou, les marchés, qui ont vu ces dernières semaines s’évaporer des milliards de dollars, attendent de connaître l’ampleur exacte des sanctions occidentales après le référendum de dimanche plébiscitant le retour de la Crimée dans le giron russe. Sans évoquer directement de l’impact de la crise en Ukraine, le ministre adjoint de l’Economie, Sergueï Beliakov, a reconnu lundi que l’économie russe était en difficulté. « La situation économique montre clairement des signes de crise », a-t-il dit lors d’un séminaire d’entreprises.  Les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles se sont entendus lundi sur la deuxième phase de la « riposte graduée » aux actions russes en Ukraine en sanctionnant une vingtaine de personnalités impliquées dans le rattachement de la Crimée à la Russie. L’administration américaine a imposé pour sa part un gel des avoirs et une interdiction de voyage à onze responsables ukrainiens et russes impliqués dans la crise en Crimée, dont deux sont de proches collaborateurs de Vladimir Poutine. Les Etats-Unis se tiennent prêts a imposer de nouvelles sanctions contre la Russie mais la diplomatie peut encore permettre de résoudre la crise, a dit lundi Barack Obama lors d’une brève déclaration. En attendant d’en savoir plus, les acteurs de l’économie russe sont nerveux.

 

Ukraine : Impact « grave » de la crise en Ukraine (BCE)

Ukraine : Impact « grave » de la crise en Ukraine (BCE)

Un impact grave de la crise Ukrainienne mais difficile à évaluer selon Draghi de la BCE. Pour le moment, l’impact économique des événements en Ukraine s’est fait sentir en Russie, en Ukraine et « pour certains pays limitrophes de cette zone », a dit M. Draghi, interrogé sur le sujet lors de sa conférence de presse mensuelle de politique monétaire à Francfort (ouest à l’Allemagne).   »L’impact sur l’économie russe est grave » mais il est impossible d’estimer au jour d’aujourd’hui quelles suites cela aura sur d’autres pays, par exemple par le biais du secteur énergétique, où la Russie est un acteur majeur.   »Nous n’avons pas assez d’informations pour faire une estimation à ce stade », a dit l’Italien, qui a précisé que le conseil des gouverneurs, qui s’est réuni plus tôt dans la journée, n’avait pas discuté de scénarios concernant l’Ukraine.   »Si nous examinons cela d’un point de vue purement technocratique et nous penchons sur les volumes d’échanges et les flux de capitaux, il faut dire que les interconnexions ne sont pas importantes au point de suggérer une importante contagion venant de cette région », a déclaré M. Draghi.   »Mais ce serait une manière trop limitée d’apprécier la situation », a-t-il ajouté. Le risque géopolitique qui émane des tensions très fortes entre la Russie et l’Ukraine « pourrait rapidement devenir important et générer des développements imprévisibles, avec des conséquences potentiellement immenses », selon lui.

 

Société Générale: hausse de 18% du bonus du PDG… c’est la crise !

Société Générale: hausse de 18% du bonus du PDG… c’est la crise !

Fréderic Oudéa, fonctionnaire, ancien conseiller de Sarkozy recasé à la Société Générale ne connaît pas la crise.  Le Bonus du PDG de Société Générale a bondi de 18% en 2013. Le montant de la rémunération variable accordée à Frédéric Oudéa a atteint 1,4 million d’euros, selon le document de référence de la banque disponible ce mardi 4 mars sur son site internet. Selon ce document, sur les 1.406.070 euros de rémunération variable, 281.214 euros seront versés en numéraire en 2014. Il s’agit d’une progression de 17,7% par rapport au 1.194.600 perçus au titre de 2012, lesquels représentaient déjà un bond de 75% par rapport à 2011. Frédéric Oudéa avait renoncé sa rémunération variable en 2008 et 2009 en raison de la crise financière, avant de se voir attribuer à nouveau un bonus à partir de 2010. Dans le détail, la rémunération variable au titre de 2013 se compose d’une part acquise de 40%, dont la moitié est convertie en titres et qui est inaccessible pendant un an. L’autre part, de 60%, est attribuée sous forme d’actions et conditionnée au niveau de rentabilité et de fonds propres du groupe atteint au bout de 3,5 ans. Dans le même temps, la rémunération fixe de Frédéric Oudéa est restée inchangée à 1 million d’euros au titre de 2013.  Ces chiffres sont dévoilés alors que Société Générale a publié des résultats pour 2013 en forte hausse et salués par les marchés. Le bénéfice net a quasiment triplé et la banque a dépassé ses objectifs en matière de solvabilité au terme de l’exercice 2013. Le Conseil d’administration a ainsi tenu compte de ces performances pour arrêter la rémunération de Frédéric Oudéa, qui a par ailleurs atteint 96% des objectifs quantitatifs et 90% des objectifs qualitatifs qui lui avaient été fixés, précise le document de référence. Le Conseil d’administration a « estimé que le groupe a confirmé en 2013 sa capacité d’adaptation à un environnement en évolution rapide, avec un résultat net part du groupe multiplié par 2,8, de bonnes performances des métiers, la réalisation de la transformation du bilan, une organisation simplifiée dont la mise en œuvre est engagée avec succès et un plan d’économies en cours de déploiement ».

 

« La crise n’est pas derrière nous » (Chaussade -Suez)

« La crise n’est pas derrière nous » (Chaussade -Suez)

Invité de BFM Business ce même jour, son directeur général, Jean-Louis Chaussade a livré plusieurs éléments d’explication. Jean-Louis Chaussade juge que « la crise n’est pas derrière nous ». « Nous sommes un indicateur assez avancé de la production industrielle et ce que nous voyons, c’est que tout au long de l’année 2013, il y a eu une réduction de la baisse », a-t-il développé.  Avant de poursuivre: « nous sommes sur un pallier et la question est de savoir quelle est la pente du redressement. Selon moi, elle est plutôt lente, mais je pense qu’on est reparti en territoire vert ». Il a ensuite indiqué que la France, l’Europe et l’International comptent chacun pour environ un tiers du chiffre d’affaires de sa société. Concernant la France, « l’activité eau résiste beaucoup mieux à la crise que la partie collecte et traitement des déchets ». Mais malgré cette conjoncture peu évidente « nous n’hésiterons pas à continuer d’investir », a-t-il assuré. « Je crois à l’Europe et je pense qu’il y aura des opportunités sur ce continent », a-t-il insisté.  Alors que le CICE a littéralement sauvé les résultats annuels du groupe La Poste, Jean-Louis Chaussade a indiqué que « le CICE représentait, en 2013, un peu plus de 20 millions d’euros (pour son groupe, soit 10 fois moins que La Poste, ndlr), c’est significatif », a-t-il fait valoir. « Mais je suis plutôt favorable à une baisses des charges », a-t-il nuancé, ajoutant que bien qu’il trouve que le CICE était une bonne idée « je ne voudrais que l’on s’éloigne du chemin qui est de dire ‘baissons les charges des entreprises’ ».

 

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