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Crise du porc : c’est la question des charges comme pour l’ensemble de l’économie (Michel Dantin)

Crise du porc : c’est la question des charges comme pour l’ensemble de l’économie (Michel Dantin)

 

Le député européen PPE, Michel Dantin,  spécialiste des questions agricoles,  a raison de considérer que le problème fondamental de l’élevage porcin est comparable à celui de l’ensemble de l’économie. En effet fondamentalement c’est le poids de la fiscalité,  le nombre et la complexité des normes qui plombent la compétitivité. À cet égard ce n’est pas un éventuel rétablissement des cotations en France qui permettra de résoudre les différences de conditions de concurrence. Les acheteurs auront toujours la possibilité comme ils le font actuellement d’acheter à l’étranger si les cours français sont supérieurs au cours du marché européen. On peut douter que le gouvernement s’attaque à ses questions fiscales car s’il devait le faire bien d’autres filières agricoles revendiqueraient le même traitement et ceux qui vaut  pour le monde agricole vaut aussi pour le monde industriel. Alors qu’une nouvelle réunion est organisée ce lundi au ministère de l’Agriculture, le député Michel Dantin  affirme « comprendre » mais pas « cautionner » l’attitude des industriels qui boycottent le marché de Plérin.  « Le vrai problème de la filière porc comme l’ensemble des filières françaises c’est le problème des charges. Nous avons eu depuis trois ans une augmentation importante de la fiscalité » a déclaré Michel Dantin. « Je ne cautionne pas l’attitude des entreprises qui se sont retirées du marché de Plérin mais je comprends qu’elles ont elles aussi à faire face à un problème de compétitivité par rapport à d’autres pays européens. Nous ne pouvons pas continuer à courir avec des semelles de plomb que les autres ne portent pas.».  Et pour lui, la solution ne viendra pas de l’Europe :  »Les Allemands n’ont pas la même perception des questions sociales que nous. Lorsque nous en discutons entre collègues au Parlement européen nous n’arrivons pas à nous comprendre sur ces questions-là. Les autres (pays européens) nous regardent avec un sourire en coin. Réglez vos problèmes d’abord… »

Crise du porc : table ronde ou carrée ce lundi ?

Crise du porc : table ronde ou carrée ce lundi ?

Il ne faut pas s’attendre à des miracles à l’issue de la table ronde de ce lundi concernant la crise du porc. Il s’agit d’abord de rétablir les cotations hebdomadaires interrompues. Mais les principaux acheteurs du marché ne veulent plus de cette cotation et réclame désormais des prix totalement libres. De toute manière même si la cotation devait être rétablie il est de plus en plus évident que les principaux acheteurs s’aligneraient de plus en plus sur les prix européens. Le second objectif de cette table ronde vise à sécuriser les rapports entre producteurs et acheteurs. On ne pourra cependant intervenir par voie réglementaire dans ce domaine car la philosophie de la politique européenne c’est de laisser jouer la concurrence. Or cette concurrence est faussée du fait notamment du niveau de fiscalité et des normes en France (exemple coût de la main-d’œuvre en France environ 20 € de l’heure, en Allemagne 14 €). Or c’est l’action sur ces deux aspects qui pourraient permettre à la filière porc de ce redresser structurellement. La réunion qui se tiendra ce lundi au ministère de l’Agriculture est cruciale mais il n’est pas certain que cette table ronde aboutisse à des propositions très carrées. Cette table-ronde doit réunir les responsables du MPB de Plérin (Côtes-d’Armor), où est établi le prix de référence national de la viande de porc, les représentants des éleveurs mais aussi des entreprises d’abattage et de transformation.  L’objectif est de permettre la reprise de la cotation, interrompue depuis lundi dernier après la décision de Bigard et la coopérative Cooperl, deux des principaux acheteurs du MPB, de ne pas se présenter aux séances la semaine dernière.  Organisée à la demande du président du MPB, cette réunion vise à contribuer, « à court terme, à ramener de la fluidité sur le marché », indique-t-on au ministère. « Il faut aujourd’hui sécuriser les producteurs qui fournissent le marché au cadran et éviter que des animaux ne restent sans acheteurs dans les exploitations. »  Vendredi, le président du MPB, Daniel Picart, avait estimé que « cette table ronde (allait) décider de la vie ou de la survie du Marché du porc breton, et évidemment, après ça, de la vie et de la survie de la filière porcine ».  Pour tenter de mettre fin à la crise de l’élevage porcin et après plusieurs actions coup de poing d’éleveurs au printemps, le gouvernement avait à la mi-juin préconisé un prix d’achat du porc à 1,40 euro/kg (la moyenne du coût de production), un prix finalement atteint le 23 juillet au MPB de Plérin (Côtes-d’Armor).  Mais ce niveau, « le plus élevé d’Europe », selon le syndicat des industriels de la viande (SNIV-SNCP), n’est pas du goût des entreprises de découpe et de transformation, qui doivent faire face, à l’export, aux distorsions de concurrence générées par les différences de charges sociales et de normes environnementales entre pays de l’UE.  Sur le marché européen, déstabilisé par l’embargo russe, l’Allemagne propose du porc moins cher de 28 centimes au kilo par rapport au cours français, et les Pays-Bas 38 centimes moins cher, selon la Cooperl, leader en France sur le marché du porc et qui exporte 35% de sa production.

Crise du porc : un plan d’urgence (FNSEA°)

Crise du porc : un plan d’urgence (FNSEA°)

 

 

Face  au refus des industriels de participer aux cotations sur la base du prix recommandé par le gouvernement, la FNSEA réclame un plan d’urgence. La question est de savoir quel contenu à ce plan, à quel niveau et avec qui. D’une certaine manière il y a une  certaine hypocrisie de la part de certains acteurs notamment de la grande distribution qui officiellement maintenant soutient uen hausse des prix mais dans le même temps dont les centrales d’achat achètent  toujours au pris le plus bas (idem pour les transformateurs). Les industriels sosnt aussi coincés par la concurrence étrangère où les prix sont plus bas. Finalement le porc est victime comme le reste de l’économie de la fiscalité et des normes qui tuent la compétitivité en France. Il faudrait donc que le gouvernement décide d’un allégement dans ces domaines. En outre il faudrait changer les règles de régulation en Europe. Cela impliquerait uen harmonisation des règles de concurrence, cela n’est pas pour demain car c’est contraire à la philosophie européenne.  En attendant on peut prendre des mesures conjoncturelles pour soutenir les cours mais cela n’est pas de nature à régler les questions de fonds des problèmes de la filière française.   La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a donc réclamé mercredi des mesures d’urgence, notamment européennes, sur le dossier du porc en France et brandi le risque d’une absence de cotation jeudi sur le marché de référence en Bretagne.  Les deux principaux industriels du secteur ont refusé lundi d’acheter les porcs bretons mis en vente sur le marché du porc breton (MPB) à Plérin, dans les Côtes d’Armor, qui fixe deux fois par semaine les prix de référence pour la France. Le groupe coopératif Cooperl et Bigard/Socopa jugent intenable, face à la concurrence étrangère, le cours de 1,40 euro le kilo fixé en juin par un accord entre industriels, grande distribution et syndicats agricoles. Le premier a déjà fait savoir qu’il n’entendait pas revenir à Plérin pour le moment. « Nous ne serons pas au cadran jeudi, quelles que soient les pressions tant qu’on n’a pas eu de propositions claires, définies dans le temps et dans les volumes », a dit le président de Cooperl, Patrice Drillet, sur iTELE. « Ce cours français est un cours qui ne peut pas tenir au niveau où il est s’il n’y a pas en face des mesures adéquates ».  Un nouveau boycott de la part de ces deux acteurs serait « catastrophique », a estimé le président de la FNSEA, Xavier Beulin, sur RTL. « On est dans une situation très compliquée »   »Il y a deux choses à faire aujourd’hui en urgence », a-t-il dit. « D’abord c’est faire en sorte que la Commission européenne et le conseil des ministres européens, sans attendre le 7 septembre, puissent prendre des mesures exceptionnelles de dégagement du marché pour soutenir quand même les cours ». La France a obtenu la tenue de ce conseil des ministres européens de l’Agriculture pour évoquer les tensions sur les marchés des produits agricoles. « Le 7 septembre, c’est trop tard, c’est dans trois semaines. Imaginez que d’ici là on n’ait pas eu de cotation, vous voyez la catastrophe en France ? Donc il faut aller très vite là dessus », a estimé le président de la FNSEA.  Le gouvernement français doit quant à lui prendre des « mesures d’urgence pour soutenir les quelques abatteurs qui aujourd’hui sont dans une situation très difficile », a-t-il ajouté.  Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, s’est engagé mardi à « tout faire » pour qu’il y ait de nouveau une cotation jeudi à Plérin et exhorté tous les acteurs à faire preuve de responsabilité.  Créé par les éleveurs en 1972, le MPB organise deux ventes par semaine dont les cotations servent de référence nationale bien qu’il ne représente qu’environ 15% des échanges de porcs français. Dans un communiqué, la coopérative Cooperl indique qu’elle augmente ses pertes à chaque fois qu’elle achète au marché du porc breton. « Avec le prix d’1,40 euro exigé par l’État français, 0,28 euro sépare aujourd’hui le cours français du cours allemand, 0,38 euro du cours hollandais », souligne-t-elle. Sur les 110.000 porcs que la coopérative achète et abat chaque semaine, 100.000 proviennent de ses adhérents rémunérés en fonction du prix fixé par le marché au cadran et 10.000 proviennent du marché du MPB.  Pour Xavier Beulin, la cotation hebdomadaire ne répond pas aux attentes des éleveurs. « Dans la filière porcine, je crois qu’il est temps que nous posions quelques questions », a dit le leader de la FNSEA sur BFM TV. « Ne devons-nous pas à côté du cadran (…) imposer de plus en plus des formes de contrats entre le producteur, l’abatteur, le transformateur et le distributeur ? »   »Des contrats qui finalement s’affranchiraient quelque peu de cette cotation hebdomadaire qui aujourd’hui ne répond pas aux attentes des éleveurs, peut-être même ne répond pas tout simplement aux attentes de la filière », a-t-il ajouté.

 

Crise du porc : une guerre perdue d’avance

Crise du porc : une guerre perdue d’avance

La guerre du porc semble perdue d’avance compte tenu des contradictions entre la politique agricole interne et la politique européenne. Toute la politique européenne vise à accentuer la concurrence pour écraser les prix. Un objectif a priori qui n’est pas condamnable. Cependant la limite est dans l’excès, excès qui conduit à une fuite en avant vers des productions industrielles de plus en plus massive et dont la qualité est de plus en plus médiocre. Du coup d’une certaine manière les éleveurs français dégagent de moins en moins de marge quand ils  développent leur production. Il faut dire que comme les autres secteurs économiques l’élevage est fortement handicapé en France par le poids de la fiscalité et des ormes. Des normes dont certaines sont utiles voir indispensables, d’autres uniquement la pour satisfaire les problèmes existentiels de l’administration. Il est donc utopique de penser comme le gouvernement français qu’on peut décider de remonter le prix du porc pour les éleveurs. Les industriels auront en effet toujours la possibilité de s’approvisionner sur les autres marchés européens. La question se complique encore dans la mesure où certains porcs sont d’une origine douteuse car l’appellation produits dans l’union européenne ne garantit pas que le porc ait effectivement été élevé en Europe. Il conviendrait donc de peser surtout sur le contenu de la politique européenne. Pas sûr que les Allemands soient très favorables comptes tenu de la compétitivité de leurs abattoirs, compétitivité surtout permise par l’emploi de main-d’œuvre à bas marché venu des pays de l’Est. D’une certaine manière la crise ne concerne pas seulement le port, pas seulement l’élevage mais beaucoup de secteurs économiques dont les coûts sont plombés par la fiscalité française. Le gouvernement s’est mobilisé mardi pour tenter d’enrayer une nouvelle guerre du prix du porc, au lendemain du boycottage du marché de référence français, en Bretagne, par deux des principaux industriels du secteur. Le groupe coopératif Cooperl et Bigard/Socopa ont refusé lundi d’acheter les porcs bretons mis en vente sur le marché de Plérin, dans les Côtes d’Armor, qui fixe deux fois par semaine les prix de référence pour la France. Ils jugent intenable, face à la concurrence étrangère, le cours de 1,40 euro le kilo fixé en juin par un accord entre industriels, grande distribution et syndicats agricoles. « Je n’envisage pas, après les efforts qui ont été faits pour atteindre le niveau de 1,40 euro, qu’on n’ait pas de cotation au marché de Plérin », a déclaré mardi en milieu de journée à la presse le ministre de l’Agriculture. Stéphane Le Foll a dit prendre l’engagement de « tout faire » pour qu’il y ait de nouveau une cotation jeudi à Plérin et exhorté tous les acteurs à faire preuve de responsabilité.  Il a insisté sur le fait que le cours de 1,40 euro n’était pas « politique » mais visait à aider les producteurs à passer un cap difficile, lié notamment à l’embargo russe en représailles aux sanctions européennes dans la crise ukrainienne. Il a annoncé une table ronde fin août sur les nouvelles formes de commercialisation du porc puis, en septembre, une réunion sur les « nouvelles formes de négociations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs ».  Le Premier ministre, en visite chez des agriculteurs du Gard, a demandé de son côté aux industriels et à la grande distribution de respecter leurs engagements en matière de prix. « Il faut garantir ce niveau de prix », a dit Manuel Valls.  La guerre des cours menace de s’amplifier entre éleveurs, industriels et grande distribution malgré des accords conclus en juin et en juillet, ce qui pourrait annoncer une fin d’été et un automne orageux dans les campagnes.

L’Allemagne profite de la crise de la dette

L’Allemagne profite de la  crise de la dette

La crise de la dette qui a été douloureuse pour de nombreux pays qui ont été contraints d’engager des politiques d’austérité a cependant été bénéfique pour  d’autres. Notamment pour l’Allemagne qui a pu bénéficier de taux d’intérêt très faible sur ses les emprunts. En schématisant on pourrait dire que finalement la crise des pays du Sud a été profitable au pays du Nord. Notons que la France est dans une position intermédiaire cumulant baisse des taux d’intérêt et mesure d’austérité. L’Allemagne, elle,  a économisé 100 milliards d’euros depuis 2010 en raison de la baisse de ses coûts d’emprunt liée à la crise européenne de la dette, montre un rapport publié lundi. L’instabilité en zone euro a conduit les investisseurs à se réfugier vers les obligations d’Etat allemandes, faisant baisser leurs rendements, lit-on dans le rapport de l’institut Leibniz pour la recherche économique. Le fait de devoir payer moins d’intérêts a permis au gouvernement d’économiser plus de 3% de produit intérieur brut, faisant plus que compenser le coût de la crise de la dette pour la première économie d’Europe, selon le rapport. L’étude établit clairement le lien entre les pics de la crise de la dette en zone euro et les fluctuations des rendements des Bunds allemands, qui ont par exemple chuté lorsque le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a décidé en juin d’organiser un référendum sur les réformes demandées par ses créanciers. Les obligations d’Etat d’autres pays, dont la France, les Etats-Unis et les Pays-Bas, ont bénéficié du même phénomène mais dans des proportions moindres, indique le rapport.

Foot-OM : déjà la crise, pourquoi ?

Foot-OM : déjà la crise, pourquoi ?

Un match insipide, une défaite à domicile et dès le premier jour du championnat le départ de son entraîneur. Une saison qui débute vraiment mal pour l’OM. En fait la crise couvait déjà depuis un moment dans le club. Il y a d’abord le problème du propriétaire du club qui ne souhaite pas investir inconsidérément et de ce fait limite les capacités sportives de l’OM. Cette année on s’est même débarrassé des principales vedettes de l’équipe. Second élément le climat détestable entre le président et l’entraîneur. Un président plus proche de la jet-set que du terrain de foot. Déjà handicapé un recrutement à minima, l’OM devra aussi se passer de son  entraîneur qui a démissionné à l’issue du premier match. L’entraîneur a considéré que le club ne tenait pas ses engagements tant en ce qui concerne le recrutement que sa propre rémunération. L’équipe de Marseille entre maintenant dans une crise très profonde qui pourrait conduire jusqu’au changement de propriétaire car les supporters ne vont certainement pas admettre que le club s’enfoncent dans la médiocrité. « J’ai terminé mon travail ici, je vais rentrer dans mon pays » : ce sont les mots prononcés par Marcelo Bielsa devant des journalistes médusés, ce samedi soir au stade Vélodrome. ​ Quelques minutes après la défaite de l’OM face à Caen (0-1), l’Argentin a lu à la presse la lettre qu’il venait tout juste de remettre à son président, Vincent Labrune. Sa décision aurait été prise il y a deux jours, et n’aurait donc aucun rapport avec le résultat du match. Marcelo Bielsa reproche à la direction du club d’avoir tenté de modifier certaines clauses du contrat que les deux parties devaient signer cette semaine pour acter la reconduction de l’entraîneur jusqu’en 2017. Si l’on en croit le technicien, l’OM serait donc revenu sur certains engagements initiaux. Un revirement qui aurait incité Marcelo Bielsa à claquer la porte, un an après son arrivée sur la Canebière. « Je ne peux pas accepter la situation d’instabilité« , a-t-il dit, faisant lire par son interprète la lettre de démission qu’il a remise au président Vincent Labrune avant de venir prévenir les journalistes. Il a évoqué une discussion mercredi soir avec le directeur général de l’OM, et l’avocat de la propriétaire du club, Margarita Louis-Dreyfus. « Le club à travers deux personnes m’a communiqué qu’il voulait changer« , a expliqué Bielsa. Cette semaine, l’entraîneur semblait pourtant bien décidé à poursuivre l’aventure marseillaise. Il s’était même dit satisfait du recrutement, après une saison décevante achevée à la 4ème place de Ligue 1. Adulé dans les travées du Vélodrome, « El Loco » va laisser un grand vide dans le cœur des supporters marseillais. Il plonge surtout le club dans la crise, dès la 1ère journée du championnat.

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

Crise viande lait : Un avertissement de la commission européenne à la France

C’est sans doute pour satisfaire aux protestations de l’Allemagne mais aussi de l’Espagne que la commission européenne a souhaité que   la libre circulation des marchandises puisse être assurée en France. Il s’agit d’un avertissement de pure forme qui n’aura sans doute guère d’effet sur la détermination des producteurs de viande et de lait. À cet égard la commission a assuré le service minimum en réaffirmant le principe sacré du libre-échange des biens à l’intérieur de l’Europe. Principe d’autant plus sacré qu’il résume toute la philosophie européenne. La question fondamentale des conditions de concurrence a bien entendu été évacuée de-même que la question sanitaire et la qualité des produits. D’une certaine manière la commission a botté en touche alors que le problématique est européenne La Commission européenne a demandé mardi à la France de garantir la libre circulation des marchandises entravée ces derniers jours par des actions d’éleveurs en colère, notamment à la frontière avec l’Allemagne. Des barrages ont encore été érigés dans la matinée en Moselle, quelques heures avant une réunion à Bercy entre ministres et banquiers sur les conditions de mise en œuvre du volet financier du plan d’urgence annoncé la semaine dernière. Les manifestants ont contrôlé les camions frigorifiques pour intercepter les produits étrangers et attirer l’attention des pouvoirs publics sur ce qui constitue selon eux des « distorsions de concurrence » entre la France et les autres pays européens. Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA Moselle, a expliqué avoir trouvé des produits, dont des bretzels et du lait, estampillés ‘made in France’ mais produits en Allemagne. « On est un peu surpris, on avait un accord avec la grande distribution pour privilégier les produits français », a-t-il dit. « La viande allemande n’est pas plus mauvaise que la viande française, le lait allemand n’est pas plus mauvais que le lait français mais la distorsion de concurrence est difficilement acceptable. »  A Bruxelles, un porte-parole de la Commission, Daniel Rosario, a déclaré à la presse que l’exécutif européen était en contact avec les autorités françaises. « On les a priées de nous tenir informés des entraves potentielles à la libre circulation des marchandises et de nous notifier les mesures prises pour résorber les entraves », a-t-il précisé. Les agriculteurs français protestent notamment contre les prix auxquels ils vendent leurs produits et des conditions de marché défavorables.

 

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

Crise-viande lait : Hollande maintient la pression…les producteurs aussi !

 

Si ça continue Hollande pourraiat bien manifester avec les producteurs puisqu’il considère qu’il faut continuer de faire pression pour obtenir de meilleurs prix. Dommage qu’il n’ait pris que des mesures conjoncturelles et qu’il ne se soit pas attaqué aux questions structurelles relative à la régulation, la concurrence déloyale et au mode de production qui tire la qualité vers le bas. Ce sont sans doute les limites du social libéralisme ! Des mots mais peu d’action ! François Hollande a donc promis lundi de maintenir « la pression » pour que des prix décents soient garantis aux éleveurs français, qui ont poursuivi leurs actions, à la grande colère des producteurs allemands et espagnols ulcérés par leur concurrence « déloyale ». Des accords sur le relèvement des prix du bœuf, du porc et du lait ont été conclus la semaine dernière et le gouvernement a annoncé un plan qui déclenchera un soutien pouvant aller jusqu’à 1,1 milliard d’euros, notamment pour l’allègement de la dette des éleveurs confrontés à une crise protéiforme. « Le ministre de l’agriculture a fait en sorte que nous puissions faire la pression nécessaire sur les distributeurs, les transformateurs, sur les abatteurs », a dit François Hollande lors d’un déplacement à Bormes-les-Mimosas (Var). « Nous avons des prix à relever et je pense que cela fait partie de ce que les consommateurs doivent comprendre. » Il a réitéré l’appel à « manger français », s’engageant à ce que l’Etat applique ce slogan dans la restauration collective publique, et rappelé qu’un conseil des ministres européens de l’Agriculture se réunirait le 7 septembre pour débattre des demandes françaises, notamment de relèvement des prix du lait. « D’ici-là, nous continuerons la pression, et que les agriculteurs soient sûrs, actions ou pas actions, que nous sommes à leurs côtés », a conclu le président français. Selon la Fédération nationale de l’industrie laitière, la Commission européenne a commencé lundi à acheter de la poudre de lait pour retirer des excédents du marché dans l’espoir de faire remonter les cours, un geste salué par la Fnil qui l’a toutefois jugé insuffisant pour soutenir les prix. Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Environ 400 tracteurs ont envahi lundi matin l’autoroute A81 entre Vaiges (Mayenne) et le péage de la Gravelle (Mayenne), répondant à un appel de la FDSEA locale. Un millier de manifestants et 500 tracteurs ont ensuite bloqué les accès du siège du groupe Lactalis, leader mondial des produits laitiers, à Laval. « Les 600 millions d’aides annoncées la semaine dernière par le ministre de l’agriculture ne représentent pas grand-chose quand on sait que le manque à gagner pour la production agricole dans le seul département de la Manche sera de 200 millions en 2015″, a dit à Reuters Sébastien Amand, président de la FDSEA de ce département. « Le compte n’y est pas. »

Crise viande lait: les Français à payer plus

Crise viande lait: les Français à payer plus

 

Preuve que les Français sont solidaires avec les producteurs de viande une majorité est prête à acheter plus cher ses produits alimentaires pour assurer un revenu correct aux agriculteurs, selon un sondage de l’Ifop à paraître dimanche dans Sud Ouest Dimanche. Sur 953 personnes interrogées le 20 juillet, 55% se disent prêtes à payer plus, un pourcentage cependant en baisse depuis début 2012 (elles étaient alors 61%). Les professions libérales et cadres supérieurs sont 71% à accepter cet effort, dont la perspective est moins bien reçue par les employés et ouvriers (43%). Le surcoût accepté reste en outre marginal : 5% pour 37% des sondés, seuls 18% se disant prêt à aller jusqu’à 10% et 3% jusqu’à une hausse de 15% (des chiffres qui tombent respectivement à 33%, 8% et 2% chez les employés et ouvriers). Les éleveurs manifestent depuis plusieurs semaines contre la baisse des cours des produits agricoles et ont bloqué ces derniers jours de nombreux axes routiers, ce qui a amené le gouvernement a annoncé mercredi un plan d’urgence pour les soutenir financièrement. Les producteurs de lait ont obtenu vendredi un accord a minima des autres acteurs de la filière laitière pour faire remonter les prix.

Crise lait : un accord trop partiel

Crise lait : un accord trop partiel

 

 

En fiat c’est comme pour la viande un accord partiel et provisoire. L’accord sur le lait ne concerne qu’uen partie de son utilisation or il sera impossible de distinguer le lait destiné à la grande distribution (qui faiat l’objet d’uen accord) et le reste de la filière. En outre m^me sur ce terrain réduit, il n’est pas certain que les engagements soient tenus. Les éleveurs français ont obtenu vendredi l’accord des autres acteurs de la filière laitière pour faire remonter les prix, ce qui devrait calmer le jeu pour un temps, mais les engagements d’urgence ne règlent qu’en partie un problème européen. Après les éleveurs de porcs et de bovins pour l’abattage, les laitiers, transformateurs et opérateurs de la distribution se sont réunis au ministère de l’Agriculture où un accord a été trouvé sur un objectif de 34 centimes le litre. La cotation moyenne du lait, très volatile, était de près de 390 euros les mille litres (soit 39 centimes le litre) fin 2014 et a chuté à 302 euros environ les mille litres au 15 juillet. A l’issue de la réunion, les présidents de la FNSEA, Xavier Beulin, et de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), Thierry Roquefeuil, ont appelé à la levée des barrages alors que plusieurs laiteries, dans l’Ouest surtout, étaient bloquées dans la matinée de vendredi. « Du fait que la grande distribution a répondu favorablement à nos attentes (…) bien sûr qu’on doit lever les barrages mais on va rester vigilant dans le réseau pour que ces engagements soient tenus », a dit Thierry Roquefeuil à la presse. L’accord permettrait de reverser aux producteurs la totalité d’une hausse de prix qui serait mise en oeuvre par la grande distribution. Une moyenne de 340 euros les mille litres permet selon la FNPL de couvrir les charges, à défaut de plus.  Seront concernés le lait de consommation et les produits laitiers destinés aux produit de marques de distributeurs, un précédent accord ayant été trouvé avec les grandes marques. La Fédération nationale de l’industrie laitière souligne de son côté que, l’accord ne portant pas sur tous les produits, il est à ses yeux « impossible à ce jour de garantir un prix d’achat minimum aux 1.000 litres, comme annoncé par certains ».

Crise des éleveurs : le plan d’urgence, des sous et un label

Crise des éleveurs : le plan d’urgence, des sous et un label 

En fait il y aura une petite enveloppe pour alléger les trésoreries (délais de paiement etc.) et un label. Des mesures en fait très partielles qui ne s’attaquent guère à la question fondamentale de la qualité et des prix. Il y aura un « Label » «  Viande France ». Mais un label qui demeurera virtuel car privilégier la viande de France par voie réglementaire ne pourra être accepté par Bruxelles. Dès lors ce sont surtout des normes  d’hygiène, de qualité qui devraient être imposés par voie réglementaire. En effet » viande de France » ne signifie rien sil s’agit d’élevage industriel de bêtes nourries par exemple avec du soja aux OGM importé du Brésil et bourrées d’antibiotiques et autres cocktails vétérinaires. . Ce matin, au Conseil des ministres, un plan d’urgence d’une vingtaine de mesures est présenté. Enième arrosage à coups de millions d’euros ou vraie restructuration de filières confrontées à la baisse des prix et à la compétition européenne ? Sous pression, le gouvernement tente de jouer sur les deux tableaux. A court terme, les exploitations les plus fragiles devraient bénéficier de délais pour payer leurs cotisations et leurs impôts. Autre mesure envisagée, le rééchelonnement des dettes agricoles qui, selon la puissante Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), atteignent le milliard d’euros. « Nous demandons au moins une année blanche, un moratoire sur les dettes d’un an ou deux », plaide Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine.  Mais, de la baie du Mont-Saint-Michel (Manche) à la grotte de Lascaux 2 (Dordogne), toujours bloquées, les éleveurs préviennent : « Nous voulons vivre de nos revenus. » Et pas seulement des subsides publics. Le gouvernement travaille donc sur plusieurs mesures de long terme. En écho au « Consommons français » de François Hollande, un effort supplémentaire de valorisation des labels français devrait être fourni (un logo Viandes de France sera apposé sur les produits dès le mois d’août). C’est le « rêve » caché du gouvernement : fini le bœuf polonais, du charolais et du veau corrézien dans les cantines ! « Et c’est pareil pour l’Elysée… » a ironisé le président devant ses proches collaborateurs. Des aides pour alléger la facture énergétique pourraient aussi être annoncées. Car les éleveurs, eux, ont les yeux rivés sur les prix, le nerf de la guerre. Mardi, sorti de sa rencontre avec les professionnels du Calvados à Caen, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a une nouvelle fois réclamé l’application des accords signés en juin qui rémunèrent un peu mieux les éleveurs. Mais, à part accroître (encore) la pression sur la grande distribution et les industriels des abattoirs, les marges de manœuvre sont limitées dans un pays où l’Etat ne fixe plus les prix depuis belle lurette. Et le gouvernement ne se hasarde pas non plus à poser la question qui fâche : face à la concurrence internationale, faut-il concentrer les exploitations dans des fermes-usines, à l’allemande ? Ce qui signifierait la fin de l’agriculture à la française.

Crise viande : « Un modèle d’élevage est complètement absurde »

Crise viande : « Un  modèle d’élevage est complètement absurde »

L’avais d’un expert-boucher, Yves-Marie Le Bourdonnec, qui dénonce le modèle économique responsable de la crise des prix et de la qualité. (Interview JDD)

Est-ce que la crise des éleveurs vous surprend? 
Non, ça ne m’étonne pas du tout, je le prédis depuis des années. Le problème de l’élevage français, c’est un problème historique qui a plus de cent ans, qui provient de l’époque où nous avons choisi nos races à viande. Contrairement aux Anglais, nous avons choisi nos races par rapport à leur volume musculaire. Et on ne les a jamais choisis pour les bonnes raisons. Pour faire un bon steak ou un bon rôti, il faut que la viande soit tendre et goûteuse. Techniquement cela veut dire qu’il faut une viande pauvre en collagène avec un bon équilibre de gras. Aujourd’hui, un élevage idéal c’est une vache autochtone. Typiquement une normande en Normandie, une bretonne pie noir en Bretagne, une montbéliarde dans l’Est de la France… Une vache qui a l’habitude de vivre dans ce paysage, de se nourrir de ce paysage et qui n’a pas besoin de se nourrir ailleurs. Or on fait complètement l’inverse.

Pour vous il faudrait complètement changer de modèle?
Il faut considérer qu’on est au 21e siècle et qu’il faut se nourrir en fonction de ce qu’on est capable de produire. On a de la chance, en France, d’être dans un jardin d’Eden. On est capable de tout produire. Un bovin idéal aujourd’hui, ce serait un animal habitué à son terroir, capable de se nourrir avec ce qu’il a autour de lui. Aujourd’hui, pour l’alimentation, nos animaux sont beaucoup trop dépendants de l’agriculture céréalière pour pouvoir faire du gras.  Cette équation n’est pas bonne pour les éleveurs français. Quand l’agriculteur amène sa vache à l’abattoir, le prix qu’on lui donne est généralement le prix  qu’il a investi en nourriture. Alors que s’il avait eu un animal qui se nourrissait en prairie, avec de l’herbe et non en grains qu’il achète, il gagnerait sa vie.

 Que pensez-vous des prix à l’heure actuelle sur la viande?
Le prix de la viande aujourd’hui est complètement absurde. Il y a 30 ans, j’achetais mes bovins 23 francs le kilo. On est trente ans plus tard et on entend dire que le prix pour une vache limousine c’est 3,60 euros le kilo… c’est-à-dire 23 francs. On ne peut plus continuer à brader la viande. Brader la viande c’est brader tout un modèle, c’est brader le paysage, notre agriculture, notre histoire. Il faut repenser complètement notre modèle.

Donc l’annonce d’augmenter les prix, prôné par le gouvernement, est une bonne nouvelle?
Déjà il faudrait remettre l’éleveur dans un modèle économique normal. Aujourd’hui, entre 70 et 80% de ses revenus sont des subventions de la PAC (Politique agricole commune). Pourquoi? Parce que notre modèle d’élevage est complètement absurde, il n’a aucune logique économique. Alors pour compenser, on donne des subventions. Ça fait 30 ans que les éleveurs sont sous perfusion de subventions. Ça ne peut plus tenir, il faut réfléchir à ce qui existait dans notre terroir il y a une centaine d’années, avant qu’on se lance dans le tout-charolais. Il faut remettre nos animaux dans leur territoire.

Vous considérez que l’agriculture intensive est vouée à sa perte?
C’est terminé! Si on doit conserver le modèle actuel, à savoir, vendre de la vache limousine à 3,60 euros le kilo, c’est impossible! Ça devrait valoir 10 euros le kilo! Si on devait payer l’éleveur en fonction du travail, du prix que ça lui a coûté, ça devrait valoir 10 euros le kilo. Maintenant, si on veut des prix plus raisonnable, dans un modèle plus écologique, il faut faire revenir au modèle d’avant, avec nos animaux dans nos prairies.

Quel regard portez-vous sur le rôle de la grande distribution dans la crise actuelle?
Depuis la crise de la vache folle, les grandes surfaces ne savent pas appréhender les races bovines françaises. Il n’y a que les artisans bouchers qui savent le faire aujourd’hui. La grande distribution a contribué à mettre l’animal dans un modèle économique absurde. Aujourd’hui, la logique c’est de produire sans réfléchir… dans un contexte où les éleveurs sont prisonniers du modèle subventionné. Ce n’est pas mon rôle de blâmer l’un ou l’autre. Mais je dois dire que c’est absurde et qu’il faut bâtir un autre modèle.

A long terme, quel est avenir pour l’élevage bovin?
Aujourd’hui, le client paye un produit qui est à 80% subventionné. Demain, ces aides seront beaucoup moins importantes. La viande coûtera forcément plus cher et c’est tant mieux! Ça permettra de mieux réguler le marché. Et d’aller vers un modèle où on consommera moins de viande… mais une viande plus écologique et plus respectueuse de l’animal.

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

 

C’est la grande crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. Chiffres collectés « département par département » à l’appui, Stéphane Le Foll affirme qu’entre « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan », dans Le Parisien/Aujourd’hui en France de vendredi.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés selon les calculs du quotidien.  »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insiste-t-il.  Et Stéphane Le Foll de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d’être sûr de l’origine des produits. Alors, il sera prêt à payer un peu plus cher ».  Les éleveurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l’Ouest notamment, pour protester contre l’absence de remontées des prix de leurs productions. Une conférence agricole a été organisée jeudi au Sénat pour envisager les mesures d’urgence en faveur des éleveurs.

Crise grecque : les contradictions de Sarkozy

Crise grecque : les contradictions de Sarkozy

 

Décidemment  Sarkozy a du mal à effectuer son retour. Au cours de la récente crise grecque il n’a cessé d’accumuler les contradictions. D’abord il a rappelé son rôle avec Merkel dans le plan de soutien de 2011. Un  rappel peu opportun  qui a enfoncé un peu plus la Grèce ; ensuite à la veille du référendum de Tsipras, il a affirmé  que de fait la Grèce se mettait en congé de l’euro en cas de oui comme de non !  En pleine négociation, il a souhaité que la France  s’aligne sur Merkel, laquelle envisageait un Grexit. Enfin au dernier moment il s’est rallié au compromis et s’en est même attribué une  partie des mérites. Sarkozy est encore apparu caricatural et sa posture de « stand up »  peu conforme à l’idée qu’on se fait d’un candidat à l’élection présidentielle. A sa  décharge Sarkozy n’est pas le seul leader de l’opposition à avoir pataugé dans le dossier grec. En cause  le grand écart que doivent faire la plupart entre la politique étrangère, la politique intérieure et les rivalités internes. Bien entendu tout cela sur fond d’élections en 2017. Du coup Hollande apparait le vainqueur de la période, non pas tellement du fait de sa stature mais de l’inconsistance et des tergiversations de se adversaires nationaux. En fait une victoire contre Merkel un peu à la Pyrrhus car en vérité rien n’est vraimenet réglé et le feuilleton grec va durer encore des mois et des années. C’est-à-dire tant que l’Europe n’aura décidé de privilégier la croissance par rapport à l’austérité. Tant que l’Europe ne se sera pas attaquée de manière sérieuse à l’endettement global de toute l’Europe y compris et en premier à celui de la France.

Crise grecque : la faillite des experts

Crise grecque : la faillite des experts

 

Les grands médias où défilent les experts connus ou inconnus ont davantage ressemblé ces temps derniers à des bistrots du commerce qu’à des lieux information. Tout a été dit, le contraire aussi ! Le Grexit, pas le Grexit, la responsabilité  et l’inconsistance des grecs, les conséquences de l’expulsion de la Grèce,  au gré du temps : gravissimes ou complètement marginales. Bref on a hésité entre  une tempête dans un verre d’Ouzo et un tsunami mondial. En fait la question n’est pas simple et avant d’affirmer des conclusions hâtives (comme Giscard), on ferait mieux de tenter une  analyse un peu approfondie de la crise générale qui affecte l’ensemble de la planète (dimension économique et financière bien sûr mais aussi social, culturelle et environnementale). Aves ses spécificités européennes. Pour s’en tenir au strict plan financier (c e qui est très réducteur) la question centrale est  celle de incapacité de nombre de pays de la zone euro de faire face à leur dette. Ils ne pourront jamais rembourser (à commencer par la France, une dette de 31 000 euros par habitant !). En cause une dérive des comptes (justement depuis Giscard), provoquée par un manque de croissance, une administration pléthorique et une solidarité sociale que  plus personne ne contrôle. Et l’austérité au plus mauvais moment. Il en faut mais quand la croissance est là. La compétitivité de nombre de pays est plombée par la bureaucratie et la fiscalité. On ne parvient ni à faire la relation entre les différentes dimensions de la crise et ni entre l’approche macro économique et micro. Du  coup le pacte de responsabilité demeure un machin de tecno pas adapté à nombre de PME qui seules créent de  l’emploi tandis que les multinationales délocalisent. Bref, l’urgent ce n’est sans doute pas d’annoncer des solutions illusoires mais de réfléchir un peu. A cet égard les responsables politiques auront t été presque tous à limage des experts : nuls, contradictoires voire irresponsables. Peu importe on  va tourner la page grecque rapidement (on la rouvrira dans quelques mois), place au tour de France, aux grèves de rentrée, au grand show sur le climat et aux régionales.

Crise grecque: vers un accord ?

Crise grecque: vers un accord ?

Tout ça pour ça ? En fait tout un cirque pour finalement aboutir sans doute  à un accord partiel et provisoire qui était prévisible dès le début. Mais il a fallu que Bruxelles fasse semblant de se fâcher  (Juncker surtout toujours ridiculement théâtral), que Tsipras provoque uen referendum dont il a abandonné le contenu sitôt la majorité obtenue, que le France joue les entremetteurs afin d’éviter de devenir à son tour  la cible de Bruxelles en cas de Grexit.  Et finalement on n’a pas traité le fond : l’ impossible remboursement de la dette de nombre d’Etats européens (qui dépasse les 60% du PIB) et dont le déficit sera encore largement au dessus des 3% du PIB ; Autant dire que pacte européen n’est pas respecté  notamment parce qu’il est inapplicable en période de crise de la croissance.  Cette proposition, qui fait renaître l’espoir d’un accord évitant à Athènes la sortie de l’euro, sera examinée samedi par les ministres des Finances de l’union monétaire réunis à Bruxelles. Toutefois, selon cette même source européenne, la réunion de l’Eurogroupe devrait déboucher « au mieux sur un accord politique », la décision de relancer les négociations avec Athènes incombant au sommet des chefs d’État ou de gouvernement des 28 qui aura lieu dimanche à Bruxelles.  En outre, si la Grèce et ses partenaires européens s’entendent sur ce troisième plan d’aide à Athènes, au moins huit parlements de la zone euro devront donner leur aval, le Bundestag allemand même à deux reprises. La proposition soumise par le gouvernement grec « est une base de négociation pour un troisième programme de 74 milliards d’euros sur trois ans: 16 milliards du FMI et 58 milliards du Mécanisme européen de stabilité (MES), soit un dixième de sa capacité« , a souligné la source européenne, observant que   »ce n’est donc pas du nouvel argent ».  D’après une autre source européenne, les créanciers ont été « surpris favorablement » par le document envoyé jeudi par Athènes, considérant qu’il contenait des mesures « très similaires de celles que proposaient la Commission »  fin juin. Dans ce document de 13 pages intitulé « Actions prioritaires et engagements » et publié dans la nuit de jeudi à vendredi, Athènes s’engage à adopter une grande partie des mesures proposées par les créanciers le 26 juin et qui ont été rejetées par les Grecs lors d’un référendum dimanche dernier.  Les propositions du gouvernement Tsipras paraissent en effet très proches du dernier texte des créanciers sur la plupart des sujets qui fâchent: retraites, TVA, privatisations, taxe sur les sociétés… Lors du débat en cours au Parlement grec, le Premier ministre Alexis Tsipras a défendu sa proposition d’accord faite aux créanciers, tout en admettant qu’elle contient des mesures « difficiles » et « loin » du « pacte électoral » de la gauche radicale au pouvoir. % du PIB

Crise grecque: c’est la France qui est visée par l’Allemagne (Varoufakis)

Crise grecque: c’est la France qui est visée par l’Allemagne  (Varoufakis)

Il au moins raison sur ce point l’ancien ministre des fiances grecs. L’affaire grecque n’est qu’un alibi pour s’attaquer en fait à la France et à sa dette. Si le Grexit devait être prononcé alors ce sont les pays du sud qui deviendraient la cible de Bruxelles et en premier la France. D’autant que l’endettement français  n’est pas de 300 milliards (comme en Grèce)  mais de 2 000 milliards. Que cet endettement ne pourra jamais être remboursé (31 000 euros par habitant !). Qu’il faudra donc le restructurer uen jour ou (ce qui revient au m^me) le rembourser avec de la monnaie de singe via uen dévaluation qui devra perdre du pouvoir d’achat aux allemands (et aux autres). Curieux mais il faut que cette problématique émerge de Grèce pour qu’on en parle. Jusque là on a surtout entendu des propos très sentencieux de nos experts vis-à-vis de la Grèce. L’Allemagne veut que la Grèce soit évincée de l’union monétaire pour intimider la France et lui faire accepter « son modèle d’une zone euro disciplinaire », estime samedi l’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, veut une sortie de la Grèce de la zone euro - ou Grexit – pour « mettre les choses au clair, d’une façon ou d’une autre », écrit Yanis Varoufakis dans le journal britannique The Guardian. « Ma conviction est que le ministre allemand des Finances veut que la Grèce soit évincée de la monnaie unique pour susciter une crainte de tous les diables chez les Français et leur faire accepter son modèle d’une zone euro disciplinaire. »  « Schäuble est convaincu qu’en l’état actuel des choses, il lui faut un ‘Grexit’ pour mettre les choses au clair, d’une façon ou d’une autre », poursuit le ministre sortant, qui a démissionné lundi. Le Parlement grec a voté vendredi en faveur de la proposition de réformes faite jeudi par le gouvernement Tsipras à ses créanciers (UE, BCE, FMI). Considérée comme « positive » par les créanciers, cette proposition, qui sera examinée samedi par les ministres des Finances de la zone euro, fait renaître l’espoir d’un accord évitant à Athènes la sortie de l’euro.  Vendredi, le Parlement français – deuxième puissance économique de la zone euro - a adopté des réformes destinées à relancer l’économie moribonde du pays, qui fait face à une faible croissance et à un chômage élevé, ainsi qu’à un important endettement public, source de tensions avec Bruxelles. Pour Yanis Varoufakis, l’Allemagne, bailleur de fonds et chantre de l’orthodoxie budgétaire en Europe, veut faire de la Grèce un exemple pour faire entrer les Français dans le rang.   « Soudainement, l’insoutenable dette publique grecque, sans laquelle le risque de Grexit se serait estompé, a acquis une nouvelle utilité pour Schäuble », affirme-t-il. Selon Yanis Varoufakis, lorsque la Grèce est devenue insolvable en 2010, au lieu d’une restructuration de la dette et d’une réforme de l’économie, c’est l’option « toxique » qui a été choisie : « L’octroi de nouveaux prêts à une entité en faillite tout en prétendant qu’elle restait solvable. »  Depuis que Syriza est arrivé au pouvoir, ajoute l’ex-ministre des Finances, « une large majorité au sein de l’Eurogroupe – sous l’influence de Schäuble – a adopté le Grexit comme solution privilégiée ou comme arme de choix contre notre  gouvernement. » Il estime que si la Grèce finissait par quitter la zone euro, cela prendrait plus d’un an.  »Le Grexit serait l’équivalent de l’annonce d’une forte dévaluation plus de 18 mois à l’avance: une recette pour liquider tout le stock de capital grec et le transférer à l’étranger par tous les moyens possibles », écrit-il.

FN : Philippot responsable de la crise

FN : Philippot responsable de la crise

 

C’est ce que pense un responsable FN de PACA, un fidèle lieutenant de Jean-Marie Le Pen qui vient au secours de l’ancien chef du Front national et vise directement Florian Philippot. Jean-Louis Bouguereau, premier vice-président du groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, « réclame la démission de Florian Philippot » dans une interview accordée à Libération. En raison de « ses actes commis à l’encontre du président d’honneur du FN« , l’élu local, qui assure avoir le soutien de plusieurs autres, juge Philippot « responsable de la crise interne » deux jours après une décision de justice favorable à Jean-Marie Le Pen. La démission de Florian Philippot serait, selon l’élu local, « la seule solution pour rassembler tous les militants qui, notamment en Paca, sont très divisés au sujet de ce conflit ».  Mercredi 8 juillet, le tribunal de Nanterre a en effet annulé le congrès du parti qui avait destitué le père de Marine Le Pen de son statut de « président d’honneur » du FN. Marine Le Pen a quant à elle estimé ce vendredi qu’il était « déconnecté de la réalité ».

Crise grecque : les experts dans le potage

Crise grecque : les experts dans le potage

 

Difficile de prévoir toutes les conséquences de la crise grecque mais une  chose est au mois certaine,  c’est la dérive des experts. Certains  pronostiquant lexclusion d’office de la Grèce , d’autres au contraire considèrant que la situation grecque nest pas si grave que ça (« 3% seulement du PIB européen »). Des experts qui se sont largement trompés car la l’économie politique n’est pas une science exacte, que beaucoup prêchent pour leurs chapelles philosophiques (ou financières).Aussi parce qu’en réalité la plupart des économistes médiatisés ne produisent plus d’études et de recherches depuis longtemps se contentant de lire la presse et survoler les thèses de leurs étudiants. Les politiques se sont aussi plantés : Merkel bien sûr et sa pédagogie du coup de pied au cul, le présidenet de la commission Juncker, mal placé personnellement pour donner de leçons de morale financière à la Grèce et dont la principale qualité est de taper sur le ventre de tous les chefs de gouvernement. Pas forcément suffisant et pas très respectueux. Lagarde enfin qui certes ne sait que lire les communiqué du FMI mais  qui a manqué pour une  fois une l occasion de se taire. Sarkozy, lui qui veut virer la Grèce de lEuro et qui oublie sans doute que la France deviendrait alors une cible des marchés car l’endettement de la France est encore supérieur à celui de la Grèce ( 31 000 euros par habitant pour la France et 28 000 pourGrèce ).  Hollande lui sen tire bien puisqu’un jour il a soutenu la Grèce, un autre jour Merkel. Enfin  la plupart des grands éditorialistes et  des experts sont en vacances depuis fin juin. On le reverra courant septembre. Et là la prospective sur juillet août sera plus facile à élaborer !    

Sondage les Grecs sont responsables de « leur » crise pour 58% et les Français ?

Sondage  les Grecs sont responsables de « leur » crise pour 58% et les Français ?

Les Français ont raison de penser que les Grecs sont sans doute  responsables de leur crise ( pas les seuls cependant). Mais il serait intéressant de connaitre le sentiment des Français sur la crise proprement française. Ce serait vraisemblablement  un résultat proche. En matière de dette la situation de la France est en effet pire que celle de la Grèce. 315 milliards d’endettement pour la Grèce soit environ 28 000 euros par habitant. 2000 milliards pour la France soit 31 000 euros environ. Une dette impossible à rembourser dans les deux cas.  Selon un sondage Odoxa pour l’émission CQFD sur iTélé, 58% des Français estiment que les Grecs sont les principaux responsables de la crise qui les touchent. 41% ont répondu quant à eux que les créanciers de la Grèce (FMI, Union Européenne) sont les responsables. Du côté des sympathisants de gauche, ils imputent à une très faible majorité la faute aux créanciers (50% contre 48%), tandis que les sympathisants de droite imputent majoritairement la faute au peuple grec. Selon cette même étude, 65% des Français ne s’opposent pas au référendum et estiment même que c’est une bonne chose. Un avis partagé par les sympathisants de droite comme de gauche qui approuvent respectivement cette initiative à 66% et 62%. Enfin, 75% des sondés ne partagent pas l’avis de François Hollande lorsqu’il affirme qu’il n’y a rien à craindre du référendum en Grèce. A gauche, ils sont 57% à penser différemment du Président, et chez les sympathisants de droite ils sont 87%.

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