Archive pour le Tag 'crise financière'

Crise financière : la Catalogne demande 9 milliards à Madrid

Crise financière : la Catalogne demande 9 milliards à Madrid

 

La Catalogne a fait savoir mardi qu’elle avait officiellement sollicité une aide de 9,1 milliards d’euros pour 2013 auprès du fonds de liquidité du gouvernement central. Ce fonds a été constitué pour aider les régions autonomes à rembourser leurs dettes. La Catalogne précise qu’elle emploiera 7,7 milliards d’euros à financer des remboursements obligataires, le reste étant destiné à lui permettre d’atteindre son objectif de réduction du déficit en 2013.

 

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Monti – Crise financière : trop de technocratie pas assez de politique dans l’Union européenne

Monti – Crise financière : trop de technocratie pas assez de politique dans l’Union européenne

Dans une interview au Figaro, Monti dans un manage très diplomatique (c’est aussi un ancien commissaire européen)  met en cause le fonctionnement de l’UE et son orientation « je trouve qu’on a trop de discussions techniques sur la crise financière et qu’on ne parle pas assez de politique! » traduction, la crise financière est abordée de manière technocratique sans lien avec une vision politique d’ensemble. C’est effectivement tout le problème de la technocratie européenne qui règle chaque problème en ignorant les interactions avec les autres champs, exemple, on traite séparément la crise financière, la croissance ou encore l’environnement.

Espagne : un répit de courte durée ?

Espagne : un répit de courte durée ? 

L’Europe a colmaté une brèche en Espagne pour éviter la contagion. De ce point de vue cette réaction pourrait rassurer pendant un temps les marchés. En effet il s’agit bien d’une aide à l’Espagne et pas seulement aux banques via le FROB (fonds intervention espagnol). Le chef du gouvernement espagnol n’avait cessé précédemment d’affirmer que l’Espagne seule pouvait s’en sortir sans ce plan pour finalement accepter laide. En clair l’Espagne n’avait pas les moyens de sauver ses banques.la question est : est-ce que cela suffira ? Quatrième économie de la zone euro, l’Espagne constitue en effet à elle seule 12% du PIB de la zone euro, contre seulement 6% pour l’Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d’euros. Les ministres des Finances de la zone euro ont donc finalement volé au secours des banques espagnoles ce week-end, voulant s’assurer qu’un plan de soutien était en place pour éviter toute contagion d’une éventuelle sortie de la Grèce de l’Union économique et monétaire (UEM). Mais ces mesures pourraient n’apporter qu’un bref répit. Après avoir répété pendant des semaines que l’Espagne n’avait pas besoin d’une aide extérieure pour recapitaliser des établissements bancaires plombés par des mauvaises créances depuis l’effondrement d’une bulle immobilière, le président du gouvernement Mariano Rajoy a été prié d’accepter cette aide pour échapper au pire, ont dit des sources proches des négociations. Les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de prêter jusqu’à 100 milliards d’euros à l’Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques en difficulté, Madrid s’engageant à préciser le montant de ses besoins dès que seront connus les résultats d’audits indépendants en cours sur son système bancaire. Mais la dernière digue en date érigée par la zone euro pour juguler la crise de la dette qui la mine depuis plus de deux ans -après les deux plans d’aide à la Grèce (mai 2010 et février 2012), celui à l’Irlande (novembre 2010) et celui au Portugal (mai 2011)- pourrait céder dès dimanche prochain. Ce jour-là, le 17 juin, les électeurs grecs se rendent aux urnes pour la deuxième fois en un peu plus d’un mois, et les dirigeants de la zone euro pourraient être confrontés à une possible  sortie d’Athènes de la zone euro si le scrutin ne parvient pas à faire émerger une majorité soutenant les mesures d’austérité liées au deuxième plan de sauvetage. Les experts s’accordent pour dire que l’Espagne et l’Italie figureront parmi les pays les plus exposés à une telle déflagration. Mariano Rajoy a défendu dimanche sa gestion de la crise de la dette, estimant que les réformes menées sous sa direction avaient permis à Madrid d’éviter le recours à une aide étrangère, malgré le plan de sauvetage des banques annoncé la veille par la zone euro.  

 

27 milliards d’euros de pertes pour des banques grecques

27 milliards d’euros de pertes pour des banques grecques

La Banque nationale de Grèce (BNG), premier établissement commercial du pays, a perdu 12,3 milliards d’euros en 2011, dont 11,7 milliards proviennent de l’opération de restructuration de la dette souveraine du pays, a annoncé le groupe vendredi. Ces pertes massives ramènent le taux des fonds propres durs (Core Tier 1) de la banque à 6,3%, ce qui permet de donner une idée des besoins en recapitalisation du groupe pour parvenir à 9% d’ici la fin de l’année, comme le prévoit la Banque de Grèce. «Les mois prochains, la BNG va continuer ses efforts pour renforcer son capital (…) tout en restant le pole de base pour la stabilité du système bancaire en vue d’attirer les capitaux nécessaires pour la procédure de la recapitalisation», a indiqué le directeur général Apostolos Tamvakakis dans un communiqué.

Alpha Bank , la deuxième banque grecque a fait état d’une perte de 3,8 milliards d’euros en 2011 en raison de la restructuration de la dette souveraine du pays. Ces pertes ont provoqué une chute à 3% du taux de fonds propres durs de la banque (Core Tier 1),. Malgré le poids pour Alpha de l’opération de restructuration de la dette souveraine grecque qui a permis à la Grèce d’effacer environ 105 milliards d’euros d’obligations détenues par ses créanciers privés, la banque a «maintenu ses indices de capitaux à des niveaux satisfaisants», a estimé le directeur général, Dimitrios Mantzounis dans un communiqué. Il a rappelé qu’Alpha avait soumis à la Banque de Grèce «un plan d’entreprise qui comprend une restructuration, condition préalable pour que l’établissement, créé il y 130 ans, bénéficie de la recapitalisation» prévue par les instances européennes.

Hors effet restructuration de la dette souveraine du pays, achevée récemment, la banque a enregistré une baisse de 73,6% de son bénéfice avant impôt, à 57,2 millions d’euros, et de 75,1% de son bénéfice net à 21,4 millions d’euros contre 86 millions un an auparavant. Les provisions accumulées du groupe, comprenant des filiales dans les pays de l’Europe du sud-est, s’élèvent à 2,9 milliards d’euros, portant sur 5,8% du portefeuille des prêts de la banque. L’actif a également baissé de 11,5% pour s’établir à 59,148 milliards d’euros, par rapport à 2010.

Le groupe est présent en Albanie, Bulgarie, Macédoine, Roumanie, Serbie, Chypre, et Ukraine avec plus de mille succursales. Alpha Bank a dû renoncer en début d’année à son projet de fusionner avec Eurobank, numéro trois du pays, invoquant les «impacts» sur le secteur bancaire de la restructuration de la dette du pays.

Eurobank EFG, troisième établissement bancaire grec, a pour sa part accusé des pertes nettes en 2011 de 5,5 milliards d’euros, dont 4,6 milliards dues à la récente restructuration de la dette souveraine du pays. Ces pertes ramènent les fonds propres durs de la banque à 875 millions d’euros indique Eurobank dans un communiqué, sans indiquer quel est du coup l’évolution de son ratio Core Tier 1, qui permet de donner une image sur la solvabilité de l’établissement. Avant la restructuration, cet indicateur était de 9,8%, pour un niveau requis de 9% d’ici septembre. Les provisions pour créances douteuses s’établissent à 1,3 milliard d’euros, en hausse de 4,7% par rapport à 2010.«La recapitalisation couvrira les pertes du capital et donne la possibilité d’un nouveau départ de stabilité pour les banques grecques», a commenté le directeur général Nikolaos Nanopoulos, cité dans un communiqué.

Pour se renforcer, Eurobank a par ailleurs récemment conclu un accord avec Burgan (Koweït) pour la vente de sa filiale turque Eurobank Tefken. Elle a par ailleurs dû renoncer à un projet de fusion avec Alpha bank, deuxième banque grecque, en janvier après cette dernière eut reculé, invoquant les «impacts» sur le secteur bancaire de la restructuration de la dette du pays.

La Banque du Pirée, enfin, quatrième établissement bancaire grec, a perdu 6,3 milliards d’euros en 2011 dont 5,9 milliards proviennent de l’opération de restructuration de la dette souveraine du pays. Pour aider le groupe menacé de faillite, le Fonds héllénique de stabilité financière alimenté par les pays de la zone euro, a déjà accepté de participer à hauteur de «5 milliards d’euros» pour recapitaliser la banque, afin que le taux de Core Tier 1 «revienne à 9,7% sur une base pro forma», a indiqué le groupe dans un communiqué. Les actifs du groupe ont plongé de 14% en 2011 par rapport à l’année précédente, à 49,3 milliards d’euros. «La mise en oeuvre par le gouvernement grec de l’opération de restructuration de dette, dite PSI, débouche inévitablement sur des effets très largement négatifs pour les banques grecques à la fois pour leurs résultats financiers et leur capital» indique le président de la Banque du Pirée dans un communiqué. «Nous avons l’engagement du Fonds hellénique de stabilité financière (créé récemment pour soutenir les banques) que la recapitalisation de la banque va contribuer au rétablissement du Core Tier 1 à 9,7%», ajoute-t-il.

le Premier ministre grec Lucas Papademos a qualifié de «décisive» pour la relance de l’économie nationale la recapitalisation des banques du pays, qui devront ensuite «prendre leurs responsabilités» pour soutenir les entreprises étranglées par la crise. En mars, l’effacement d’environ 105 milliards d’euros de dette souveraine détenus par des créanciers privés, au premier rang desquels les banques commerciales du pays, ont entraîné pour les établissements concernés des pertes réelles de l’ordre de 70%.

Les banques grecques font donc face à un besoin urgent de liquidités. Pour lancer cette procédure de recapitalisation, la Grèce a reçu jeudi un premier versement de 25 milliards d’euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF) prévu dans deuxième plan de soutien accordé mi-mars au pays par l’UE et le FMI, a rappelé M. Papademos. «Ce montant est la première moitié des fonds disponibles» pour l’opération, qui doit être finalisée par le nouveau gouvernement attendu à l’issue des élections législatives du 6 mai, a relevé M. Papademos. Ensuite, a-t-il déclaré, les banques devront «prendre la responsabilité de soutenir l’économie réelle» et «agir rapidement» pour financer les PME grecques qui emploient 85% des salariés du privé, contre une moyenne de 67% dans l’UE. «Si les banques veulent un renforcement en capital, il faut qu’elles soutiennent le financement des entreprises, notamment les PME. Si les PME veulent des crédits bancaires, elles doivent protéger l’emploi», a insisté M. Papademos.

Le Commissaire européen à l’Industrie Antonio Tajani, présent à Athènes aux côtés du Premier ministre, a reconnu «les problèmes» et les «difficultés» auxquelles font face les banques grecques, mais s’est déclaré «convaincu» qu’elles seraient «capables de revenir sur les rails et d’accorder du crédit aux particulier et aux entreprises grecques».

Tentations masochistes des marchés ?

Tentations masochistes des marchés ?

 

Les socialistes ne craignent pas d’attaque de la France sur les marchés financiers en cas de victoire de François Hollande à la présidentielle mais une réaction masochiste de certains opérateurs ne peut être écartée, a déclaré Jérôme Cahuzac, chargé des questions budgétaires auprès du candidat socialiste. Lors d’un entretien à Reuters, il a réaffirmé l’engagement de François Hollande de ramener le déficit public à 3% du PIB fin 2013 après 5,2% fin 2011, soit la même trajectoire que celle prévue par Nicolas Sarkozy, et a ajouté que le candidat socialiste avait précisé qu’il prendrait des mesures si la croissance économique était moins vigoureuse qu’espéré. « Si le choix démocratique des Français se conclut pour les marchés par une volonté masochiste de détruire de la valeur, il est difficile d’empêcher les gens d’être masochistes », a dit Jérôme Cahuzac, qui est également président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Sans exclure une telle réaction « irraisonnée, passionnelle et masochiste » à court terme, il a jugé qu’il n’y avait pas de raison de craindre un décrochage durable de la dette française. La gauche ne se laissera pas dicter sa politique par les marchés financiers, a-t-il ajouté. « Je comprends bien que les marchés financiers voudraient que les retraités aient moins de retraite, que les smicards soient moins payés et que ceux qui vivent dans la précarité connaissent une précarité plus grande encore. Nous les décevrons », a dit Jérôme Cahuzac.

 

Japon : 60 milliards supplémentaires au FMI pour sauver l’Europe

Japon : 60 milliards supplémentaires au FMI pour sauver l’Europe

Le Japon va fournir 60 milliards de dollars supplémentaires au FMI pour l’aider face à la crise de la dette en Europe et la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, a appelé les autres Etats membres à suivre cet exemple. « Le ministre des Finances, Jun Azumi, a déclaré que le Japon allait fournir 60 milliards de dollars afin de renforcer les bases financières du FMI« , a expliqué mardi un porte-parole du ministère à l’AFP.  Cette décision répond à un appel de Mme Lagarde qui avait demandé en janvier des financements supplémentaires au FMI pour augmenter de 500 milliards de dollars ses ressources prêtables, afin de mieux lutter contre la crise d’endettement européenne et ses répercussions ailleurs dans le monde. En vertu des règles comptables du Fond, ce besoin nécessitait de rassembler 600 milliards.  La promesse du Japon devrait être présentée formellement par les autorités nippones lors d’une réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 à Washington, le 20 avril, et lors de l’assemblée semestrielle du FMI qui suivra. Mme Lagarde a immédiatement salué « le rôle moteur et l’engagement solide du Japon pour le multilatéralisme » dans un communiqué publié à Washington.  En 2009 déjà, en pleine crise financière internationale, Tokyo avait été la première capitale à débloquer des ressources supplémentaires pour l’institution – 100 milliards de dollars en l’occurrence.  La directrice générale du FMI a appelé « les Etats membres du Fonds à suivre l’exemple du Japon », premier pays non-européen à s’engager. Jusque-là, seule la zone euro avait promis d’abonder les ressources du FMI, à hauteur de 150 milliards d’euros (198 milliards de dollars). « Il était important de rendre public notre décision afin d’aider à construire un accord avant » ces réunions, a expliqué M. Azumi, qui s’est dit « sûr que d’autres pays vont annoncer leurs contributions », selon des propos cités par les médias nippons. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI devant le Japon, ont prévenu qu’ils n’apporteraient pas un dollar. Au vu de la faible mobilisation initiale, la directrice générale avait rabaissé ses prétentions en déclarant jeudi que « les besoins aujourd’hui pourraient ne pas être tout à fait aussi importants que nous l’avions estimé ».  Selon le dernier point hebdomadaire sur ses finances, le FMI peut actuellement engager 382 milliards de dollars pour ses pays membres à revenus moyens ou élevés. Les nouveaux fonds prêtables que l’institution réussira à lever auprès de ses contributeurs seront comptés en sus. D’après Mme Lagarde, l’annonce de M. Azumi « est une étape importante dans l’effort international en cours pour améliorer l’adéquation des ressources disponibles pour prévenir et combattre les crises », et devrait « permettre de faire des progrès décisifs » en ce sens.  Le ministre nippon a souligné que le Japon, via cet effort supplémentaire, espérait rassurer les marchés de nouveau pris d’inquiétude pour les finances européennes, après une accalmie en début d’année suivant des accords d’allègement de dette et d’aide supplémentaire à la Grèce. « Nous ne pouvons être complètement optimistes à propos du problème européen d’endettement. Des contributions sont nécessaires pour mettre un terme à cette crise », a-t-il insisté. L’Espagne est particulièrement dans l’oeil des places financières, le taux de son obligation à dix ans étant récemment passé au-dessus des 6%, un niveau difficilement viable financièrement à terme.  En contrepartie de son soutien indirect à l’Europe via le FMI, Tokyo va « demander fermement aux Européens de renforcer encore leurs filets de protection », a souligné M. Azumi. Le FMI a donné une petite note d’espoir mardi à ses Etats membres en estimant que pour la majorité d’entre eux, le pic de la dette publique était pour bientôt. Fin mars, la zone euro a décidé d’augmenter le montant de son « pare-feu » à 800 milliards d’euros -1.000 milliards de dollars- afin de protéger durablement les pays fragiles.  La crise d’endettement européenne, en ralentissant l’économie mondiale, a heurté les exportations et donc la croissance du Japon, à peine remis du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est et souffrant de tensions d’approvisionnement électrique depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima.

 

Carburant : baisse de la consommation, en cause les prix

Carburant : baisse de la consommation, en cause les prix

Selon les dernières données disponibles auprès de l’Union française des industries pétrolières, en rythe annuel « la consommation française de carburants a diminué de 1,2 % entre avril 2011 et mars 2012 » C’est principalement la consommation de supercarburant qui a baissé de 6,5 % tandis que celle de gazole a augmenté de 0,2 %. Si selon l’UFIP la baisse du mois de mars s’explique par une chute de 9,1% des livraisons de supercarburant sans plomb et d’une diminution de 2,1% des livraisons de gazole, l’effet prix a sans aucun doute aussi joué dans les comportements. Une récente étude de l’Insee a montré que les Français s’adaptent à l’essence chère et que lorsque le prix de l’essence augmente de 1 %, la consommation diminue de 0,25 % à 0,35 %. Il faut garder à l’esprit en effet q’au mois de mars dernier, les prix à la pomme avaient atteint des sommets. Le prix du sans-plomb 95 a ainsi atteint 1,6336 euros le litre tandis que celui du gazole était de 1,4445 euros selon l’UFIP. Un an plus tôt , en avril,ces deux types de carburants se vendaient respectivement à 1,533 et 1,364 euros.  Une envolée qui a conduit pratiquement tous les candidats à l’élection présidentielle à inclure une mesure destinée à soulager le budget des automobilistes, car chacun est conscient que le prix à la pompe est souvent celui par lequel les ménages mesurent l’évolution de leur pouvoir d’achat.  François Hollande pour le PS s’est ainsi engagé, s’il est élu, à un blocage des prix des carburants sur une durée de trois mois. Un laps de temps destiné à « réviser la fiscalité des carburants, à commencer par une réintroduction de la TIPP flottante » et « restituer aux consommateurs ce que l’Etat perçoit en recettes supplémentaires ». Une proposition jugée absurde par Nicolas Sarkozy qui accuse son adversaire de sombrer dans le « populisme » et la « démagogie ». Si le programme du candidat-président ne contient pas de mesures spécifiques sur l’essence, le gouvernement soutient publiquement la proposition américano-britannique visant à puiser dans les stocks stratégiques. Plusieurs autres candidats prônent une baisse de la fiscalité sur les carburants via la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers, rebaptisée l’an dernier TICPE) et une mise à contribution des groupes pétroliers. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon du Front de gauche, défendpar exemple la constitution d’un pôle public de l’énergie passant par la nationalisation de Total, propose la fixation d’un « prix maximum à la pompe » et une baisse de 5 % de « la TIPP ». La candidate FN Marine Le Pen s’est pour sa part engagée dès son accession au pouvoir à réduire « la taxe sur l’essence de 20 % » et à « compenser cette baisse par une surtaxation des grands groupes pétroliers et gaziers ». Cela permettrait, selon elle, de faire baisser le prix de l’essence d’environ 20 centimes d’euro par litre. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan veut de son côté « réduire le prix du litre d’essence de 10 centimes », là encore en réinstaurant la TIPP flottante, en « contraignant Total à baisser ses prix » et en supprimant « une part de la TIPP attribuée aux régions ». Quant au centriste François Bayrou a estimé fin mars qu’il n’y avait pas de « solution miracle pour faire baisser le prix de l’essence » et qu’il fallait mettre en oeuvre des mesures durables comme les véhicules électriques et les énergies alternatives

 

 

Crise espagnole : le risque de contamination à la France

La crise espagnole risue de contaminer l’italie et la France, c’est pourquoi le marchés sosnt aussi attentistes.La semaine dernière, fériée en Espagne, n’a offert qu’un court répit. Le mois d’avril apporte un nouveau lot de hausses des prix. À Madrid, le carnet de 10 tickets de métro a grimpé d’un coup de 29%. « Une publicité expliquait que le tarif devenait identique à celui d’autres grandes capitales européennes comme Paris ou Berlin, s’indigne une usagère madrilène, mais notre pouvoir d’achat n’est pas celui des Parisiens ou des Berlinois! » À Valence, où l’essence est la plus chère du pays, le super 95 a déjà pris 11% sur le premier trimestre, après avoir doublé depuis le début de la crise. Mais c’est surtout la prochaine facture d’électricité que redoutent les Espagnols : +7% depuis le 1er avril, soit +61% depuis 2008. La puissante association des consommateurs espagnols, l’OCU, est sur tous les fronts. Elle s’inquiète aujourd’hui de l’inflation qui frappe le panier de la ménagère ibérique. « La guerre des prix dans les supermarchés, lancée au début de la crise, est terminée. Depuis la fin de l’année dernière, les principaux distributeurs remontent leurs étiquettes », explique un représentant de l’OCU, qui rappelle le relèvement de la TVA de 16 à 18% pour les vêtements, l’alcool ou l’électroménager, et de 7 à 8% pour l’alimentation. Pour les 4,75 millions de chômeurs, soit près d’un actif sur quatre, mais aussi pour les fonctionnaires, dont le salaire a déjà été baissé l’an dernier de 5%, les sacrifices continuent. Et la résistance s’organise. « La semaine dernière, je suis allé voir le propriétaire de mon garage. Il a accepté de passer mon loyer de 148 à 130 euros par mois. Et puis dans la foulée, j’ai appelé ma caisse d’assurance complémentaire. J’ai obtenu une baisse de 30% de ma cotisation sur 2012″, témoigne Agustín Ulied, enseignant dans une école de commerce à Barcelone. L’un de ses amis médecin, contraint de réduire ses horaires dans un dispensaire de la ville, a usé de son temps libre pour remettre à plat ses finances personnelles. Il a renégocié tous ses crédits à la baisse et gagné plus d’argent qu’en assurant ses consultations. Les Espagnols passent à la paille de fer leurs dépenses, comme leur gouvernement le fait depuis des mois pour ses déficits. Dernière cible du plan de crise du nouveau gouvernement Rajoy : les 17 communautés autonomes. Leurs deux compétences majeures – la santé et l’éducation – sont accusées de constituer des foyers de dépenses inconsidérées au regard de la situation du pays. À la clé, 10 milliards d’euros d’économies. « Toutes les mesures d’urgence que nous avions prévues pour 2012 ont été prises en moins d’un trimestre, assure au JDD un représentant du ministère de l’Économie. L’agenda des réformes a été très chargé. » Et surtout très lourd pour les Espagnols. Comble de l’amertume, Bruxelles ne semble pas se satisfaire de leurs efforts. Mariano Rajoy met la dernière main au programme de réformes pour 2012-2015. Il ira dans quelques jours le présenter à ses pairs européens. Et tentera de taire les critiques qui montent.

 

Espagne : les rendements au dessus de 6%

Espagne : les rendements au dessus de 6%

Les rendements de la dette espagnole à dix ans sont passés lundi matin au dessus des 6% pour la première fois depuis le début de l’année, signe que les tensions sur le marché obligataire des pays périphériques de la zone euro ne s’atténuent pas. Les investisseurs sont nombreux à craindre que Madrid doive se résoudre à solliciter à son tour une aide de la communauté internationale afin de garder un accès aux marchés du financement. A 7H26 GMT, les rendements de la dette espagnole à 10 ans s’inscrivaient à 6,14%, ce qui représente une hausse de 15,3 points de base. Sur l’échéance à cinq ans, les rendements grimpaient quant à eux à 5,08%. Les inquiétudes nourries par les marchés, accentuées par l’absence apparente de réaction de la Banque centrale européenne, poussent au contraire les rendements de la dette allemande à des plus bas historiques. Le papier allemand à 10 ans a atteint 1,628%, un niveau sans précédent.

 

« Comment Bercy facilite la spéculation sur la dette française »par Pascal Canfin, eurodéputé

« Comment Bercy facilite la spéculation sur la dette française »par Pascal Canfin, eurodéputé

A partir du 16 avril, il sera plus facile de spéculer sur la dette française. Non, Goldman Sachs ne vient pas d’inventer un nouveau produit financier, mais il s’agit d’une décision prise directement par l’agence France trésor (AFT), un service de Bercy en charge de placer la dette française. L’AFT a en effet autorisé Eurex – une bourse allemande spécialisée dans les produits dérivés – à commercialiser un produit « future » sur la dette française. Autrement dit, l’Etat français donne son feu vert pour acheter ou vendre à terme de la dette française, ce qui permet de se couvrir contre le risque lié à la détention d’obligations françaises mais aussi, et c’est là le problème, de spéculer sur l’évolution des taux d’intérêt français. Ce type de contrats existe déjà mais ils sont aujourd’hui échangés en gré à gré. Le fait de les passer sur un marché transparent apporte un avantage. Néanmoins, ce bénéfice doit être mis en balance avec les inconvénients du développement de ce type de produits dérivés sur la dette française. En effet, ce nouveau produit permettra aux investisseurs de spéculer beaucoup plus facilement et à moindre coût sur l’évolution des taux d’intérêts des obligations émises par l’Etat français. Et ni la législation française, ni la législation européenne n’offrent de réels garde-fous. Ces contrats peuvent être aujourd’hui utilisés pour prendre des positions purement spéculatives… par exemple après le 6 mai prochain. Il aurait été tout à fait possible à l’Agence France Trésor – qui a autorisé Eurex à commercialiser ce nouveau produit – d’y mettre des conditions. Par exemple, le fait d’obliger l’une des deux parties de la transaction à détenir effectivement de la dette française et donc, de se trouver dans une position de couverture d’un risque et non de spéculation. De plus, ceux qui assurent la promotion de ce type de produit, Eurex mais aussi l’Agence France Trésor font miroiter davantage de liquidité sur la dette française grâce à ces produits dérivés. Or, offrir plus de liquidité, c’est à dire la capacité d’acheter ou de vendre à tout instant, n’a pas que des avantages. Par temps calme, elle peut effectivement contribuer à diminuer le taux d’intérêt. Mais par gros temps, une telle liquidité entraine au contraire encore plus de volatilité et d’instabilité. Une situation que l’on ne peut exclure sur la dette française… D’ailleurs si la liquidité permanente devait conduire à une plus grande stabilité, on aurait déjà pu le mesurer depuis des années. La réalité est qu »il n’y a jamais eu autant de liquidité sur les marchés financiers… et jamais eu autant de crises financières rapprochées dans le temps. La décision, prise par l’Agence France Trésor, semble encore une fois avoir échappé au politique pour relever de la sphère technique où tous les intervenants, acteurs privés et publics, partagent le même corpus de valeurs et le même dogme de la liquidité permanente. Il est vraiment plus que temps que le politique reprenne la main sur la finance…

 

Les nouveaux contrats à terme sur les obligations françaises, « on y peut rien » ! Bercy botte en touche.

Les nouveaux contrats à terme sur les obligations françaises, « on y peut rien » ! Bercy botte en touche.

 

Le candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle avait déjà dénoncé mercredi sur son blog «un nouvel instrument spéculatif contre la dette française». Il a remis ça devant l’AMF, scandant avec la vingtaine de partisans qui l’accompagnaient : « Ils spéculent au tirage, ils dégagent au grattage! » Marine Le Pen lui a emboîté le pas dans un communiqué, vilipendant une nouvelle « agression de la finance » : « Le fascisme doré, cette toute-puissance organisée des banques et des marchés financiers, s’offre le 16 avril un nouvel instrument pour accroître son emprise sur nos vies : un nouveau contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises.» La tension est montée d’autant plus vite que la création de ce contrat par Eurex, filiale spécialisée dans les produits dérivés du groupe boursier allemand Deutsche Börse, intervient dans un contexte français tendu, à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle. Mardi, François Fillon avait mis en garde lors d’un meeting à Versailles sur le risque d’une reprise de la spéculation contre l’euro si la gauche remportait la victoire. Nicolas Sarkozy avait quant à lui ironisé sur les récentes déclarations de François Hollande sur le peu de place qu’il allait laisser aux marchés dans la conduite de la politique économique française. Le nouveau contrat à terme dénoncé permet d’acheter ou de vendre des obligations souveraines françaises à un prix fixé à l’avance pour un règlement effectif à une date ultérieure. Pour de nombreux investisseurs, loin d’être une occasion de plus de spéculer, l’outil permet de se protéger contre les variations d’un actif financier. C’est d’ailleurs l’axe de défense adopté par Eurex, qui a réagi par un communiqué, assurant que ce produit n’avait « rien à voir » avec l’échéance présidentielle : il répondrait en fait « à une forte demande des acteurs de marché français et autres acteurs européens, à la recherche d’un outil de protection adapté ». Pas d’autorisation préalable requise Mais Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, avait lui-même reconnu jeudi que l’annonce du lancement de ce nouveau produit financier n’était pas un bon signal dans le contexte actuel, et qu’il risquait d’être considéré comme spéculatif, a fortiori en période électorale. Le gouvernement a tenu à calmer le jeu en rappelant qu’aucune règle ne vient à l’encontre de l’apparition de ces contrats à terme. « La décision par un opérateur privé étranger de lancer un contrat dérivé sur la dette française ne requiert pas d’autorisation préalable par une autorité de régulation française ou européenne », affirme le ministre des Finances, François Baroin, dans un communiqué. L’AMF pourra cependant veiller « au strict respect de la réglementation », poursuit le ministre. Le communiqué ne sonne donc pas complètement comme un aveu d’impuissance.

 

Nicolas Bouzou « on va va dans le mur avec les programmes électoraux »

Nicolas Bouzou « on va va dans le mur avec les programmes électoraux »

Selon Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres, les programmes des deux poids lourds des candidats ne sont pas de nature à rassurer les marchés financiers. Il estime que toute augmentation brutale des dépenses sera très rapidement sanctionnée par les investisseurs. ( interview de la Tribune)

La zone euro va-t-elle à nouveau être victime de la défiance des marchés financiers ?

Cette défiance est déjà perceptible vis-à-vis de certains pays fragiles. C’est le cas de l’Italie mais surtout de l’Espagne, en témoigne la récente et brutale augmentation des spread entre les taux espagnol et allemand à 10 ans.

Toujours placée sous surveillance négative de la part des trois plus grosses agences internationales de notation, la France est-elle également menacée ?

Au regard des programmes économiques et fiscaux des deux principaux candidats, pourquoi ne le serait-elle pas ? Le coût de la remise en cause de la récente réforme des retraites proposée par François Hollande est estimé à 5 milliards d’euros. Certes, c’est une goutte d’eau par rapport à l’endettement global de la France. Mais si l’on ajoute à cette mesure la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire, les créations massive de postes dans l’Education nationale, entre autres dépenses immédiates, la facture est très salée. La France va dans le mur.

Mais ces propositions ne sont-elles pas financées ?
Certes, mais il y aura un important décalage de trésorerie. Entre le moment où les dépenses seront engagées, a priori dès juin, c’est-à-dire hors loi de finances, et l’augmentation attendues des recettes fiscales dues à l’augmentation programmée de certains impôts touchant les plus aisés, la France continuera de vivre à crédit.

Le programme de Nicolas Sarkozy est-il plus à même de rassurer les marchés  ?
Pas vraiment. Compte tenu également de ce décalage de trésorerie, nous n’irons pas dans le mur dans six mois mais dans huit !

Les marchés financiers ne sont-ils pas capables d’intégrer la dimension politique de toutes les propositions récemment annoncées, en clair, qu’elles ne mettent pas en péril le retour programmé de l’équilibre des finances publiques ?

Absolument pas, et ce pour deux raisons. Pour certains acteurs du marché, la problématique française est une poule aux œufs d’or. Le lancement à la Bourse de Francfort d’un contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises à dix ans n’est de ce point de vue pas anodin.  Par ailleurs, il faut rappeler que 70% de la dette française est détenue par des non-résidents, des fonds d’investissements anglo-saxons et asiatiques qui n’ont pas du tout la même culture que nous. Pour ces investisseurs, le moindre coup de canif au contrat passé entre la France et les marchés est une aberration.

Résultat ?
Si les marchés financiers se crispent, je crains que le prochain projet de loi de finances soit des plus austères. Avec les conséquences sociales que l’on peut

Quelques lueurs d’espoir ?
La France n’est pas dans la même situation que l’Italie et l’Espagne. Sa consommation reste solide, ses créations d’entreprises sont dynamiques et un très grand nombre de secteurs affichent de jolies performances à l’international. Je pense par exemple à l’aéronautique, la pharmacie, la cosmétique..

 

Le Financial Times : « Nous ne t’aimons pas non plus , Sarko »

Le Financial Times : « Nous ne t’aimons pas non plus , Sarko »

 

Comme une odeur de poudre entre le Financial Times (FT) et Nicolas Sarkozy. Alors que le quotidien de la City avait affiché son soutien à François Hollande dans la course à l’Elysée, le président-candidat s’en est pris violemment, jeudi soir, au quotidien, se réjouissant de « ne pas être d’accord avec eux ». Aujourd’hui, les journalistes britanniques répondent à Nicolas Sarkozy dans un article intitulé « Nous ne t’aimons pas non plus, Sarko » sur leur blog Alphaville.  Sur le plateau de l’émission de France 2 Des Paroles et des Actes, Nicolas Sarkozy avait défendu l’économie française face au modèle anglo-saxon prétendument défendu par le FT. « Le FT, comme on dit dans les milieux informés, a toujours défendu le modèle anglo-saxon considérant que les Français étaient incorrigibles et que nous ferions bien mieux de nous aligner sur le modèle anglo-saxon », avait lâché le président-candidat devant David Pujadas.  Face aux certitudes sur la solidité du modèle français, les journalistes du FT rappellent les phrases de Nicolas Sarkozy laissant craindre que la France se retrouve dans la même situation que la Grèce si son adversaire François Hollande était élu à la tête de la France le 6 mai prochain. Ils concluent en considérant qu’entre les paroles et les actes, Nicolas Sarkozy excellait bien plus par son verbe que par ses actions.

 

Dette Espagne: record historique des banques envers la BCE

Dette Espagne: record historique  des banques envers la BCE

La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a pulvérisé en mars le record déjà historique du mois précédent, à 227,6 milliards d’euros, dopée notamment par la récente injection de liquidités par la BCE, a annoncé vendredi la Banque d’Espagne.

 

Ce chiffre, qui est aussi un indice de la capacité ou non des banques espagnoles à recourir au marché (au lieu de la BCE) pour se financer, avait déjà atteint un sommet en février, à 152,4 milliards d’euros, selon l’institution, qui publie ces données depuis 1999.

Le recours des banques espagnoles à la BCE, qui avait grimpé jusqu’à 131,9 milliards d’euros en juillet 2010, avait depuis régulièrement baissé, descendant même jusqu’à 42,23 milliards en avril 2011.

Mais depuis septembre il est reparti à la hausse, et entre février et mars il a bondi de 49%.

Le montant est dopé par l’injection de liquidités par la BCE, qui a réalisé en décembre et février deux opérations de prêt sur trois ans, à des taux avantageux, aux banques de la zone euro. La première a attiré plus de 500 banques pour un montant de 489 milliards d’euros, la deuxième 800 banques pour 530 milliards euros.

 

Paris confirme ses engagements budgétaires, ben voyons ! Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

Paris confirme ses engagements budgétaires, ben voyons ! Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

 

Baroin et Pécresse confirment  le programme de stabilité de la France ; En fait, comme ils ne connaissent ni l’un, ni l’autre la moindre chose en économie, ça ne mange pas de pain, surtout en période électorale. C’est une spécificité de a France de mettre aux finances et au budget des incompétents quand les autres pays mettent des financiers et de économistes  Alors on peut dire n’importe quoi. Outre un retour à l’équilibre des finances publiques en 2016, les ministres ont réitéré devant les commissions des Finances de l’Assemblée et du Sénat les objectifs de croissance fixés le 5 avril par le président-candidat Nicolas Sarkozy à l’occasion du chiffrage de son programme.  Les ratios de dette publique et de dépenses publiques par rapport au produit intérieur brut (PIB) ont cependant été très légèrement revus à la baisse.   »Nous ramènerons le déficit à 4,4% (du PIB) en 2012, à 3% en 2013, 2% en 2014, 1% en 2015, pour atteindre l’équilibre des comptes publics en 2016″, a déclaré la ministre du Budget devant les députés.  S’il était élu, le candidat socialiste François Hollande prévoit pour sa part de parvenir à l’équilibre un an plus tard, à la toute fin du quinquennat, en 2017. La même année, Nicolas Sarkozy souhaiterait dégager déjà un excédent de 0,5% du PIB.  Le document du Programme de stabilité 2012-2016, présenté mercredi aux députés et qui sera remis dans les prochaines semaines à Bruxelles, rappelle par ailleurs que « le gouvernement prévoit une croissance de 0,7% en 2012 en France, puis de 1,75% en 2013, et fait l’hypothèse d’une croissance de 2,0% de 2014 à 2016″.   »Quant à la dette -hors engagements européens-, elle sera stabilisée à partir de 2013″ avant de refluer, a souligné Valérie Pécresse. Facile d’annoncer des chiffres farfelus quand les prévisions de croissance sont fausses. Et c’est quoi cette expression «  la dette –hors engagement européen », la dette est un tout.  Les dépenses publiques ont également été révisées marginalement à la baisse et devaient être ramenées de 55,8% du PIB cette année à 52,6% en 2016.  Quant aux prélèvements obligatoires, ils devraient s’établir en 2012 à 44,7% du PIB et poursuivre ensuite leur « progression sur l’ensemble de la période » pour s’établir à 45,8% du PIB en 2016, « sous l’effet des mesures nouvelles et de la reconstitution des recettes perdues pendant la crise ». Et comme dit Sarkozy : «  il n’y aura pas d’augmentation d’impôts », c’est quoi une augmentation des prélèvements obligatoires ? Évidemment toutes ces prévisions sont fausses, surtout avec la montée du chômage, le recul de la consommation, le déficit abyssal des échanges extérieurs, la croissance qui s’écroule ; Au mieux ce n’est pas avant 2020 qu’on pourra parvenir à l’équilibre budgétaire.

Pour Bayrou: la France va bientôt connaître la situation de l’Espagne ; oui, mais nous on préfère les promesses qui ne seront pas tenues évidemment !

Pour Bayrou: la France va bientôt connaître la situation de l’Espagne ; oui, mais nous on préfère les promesses qui ne seront pas tenues évidemment !

 

 Bayrou prêche dans le désert, plus il parle vrai plus il perd des voix. Les français préfèrent les bateleurs de foire ; pas assez sexy, une look de notaire, une voix d’huissier, pas de quoi faire rêver. On préfère des Mitterrand, des Chirac, des Sarkozy ; pas des Mendés France, Barre, Rocard, Delors ou Arthuis. Le seul candidat qui fait une analyse un peu pertinente de la situation économique va faire 10% ! Les responsables politiques nous ressemblent, ils sont le produit de notre culture, il y a une bonne adéquation entre la société et ceux qui gouvernent. Pour résumer, la France veut tout et son contraire. La campagne électorale française, c’est le théâtre intégral ! »Pour la première fois sans doute depuis que les élections présidentielles existent, nous vivons heure par heure, en temps réel, dans un pays voisin, l’Espagne, ce qui risque d’arriver à la France dans quelques semaines », a lancé sur France Inter le candidat centriste à l’Elysée.   »Donc, personne (…) ne pourra dire: +Je n’étais pas au courant, on ne me l’avait pas dit+ », a- indiqué Bayrou.   »Je ne crois pas avoir manqué une seconde à l’obligation de dire la vérité aux Français (…), d’annoncer aux Français la catastrophe que l’accumulation de dettes représente pour eux (…), le fait de voir le pays s’appauvrir », a-t-il poursuivi, se disant persuadé que son message « sera » entendu des électeurs.  Nicolas Sarkozy « ne veut pas que l’on parle de son bilan » et en ce qui concerne François Hollande, « ce serait extraordinairement grave que d’entrer dans (un) nouveau mandat le carnet de chèques ouvert », a aussi souligné le député béarnais à l’adresse du président-candidat et du candidat socialiste.  Quand Nicolas Sarkozy dit que la crise est derrière nous, c’est une galéjade. Sarkozy et Hollande trompent les Français. Le 7 mai, ni l’un ni l’autre n’ont la moindre chance de réaliser ce qu’ils disent », a renchéri François Bayrou dans une interview mercredi à Libération.  L’élection présidentielle actuelle présente un « enjeu national, historique, comme il n’y en a pas eu depuis très longtemps. L’enjeu, c’est l’avenir du modèle social et républicain français. Selon moi, la France va vers la crise la plus lourde de son histoire depuis au moins cinquante ans », a-t-il poursuivi.

 

Dette: hausse des taux italiens

Dette: hausse des taux italiens

Après l’Espagne qui a vu ses taux grimper pour des emprunts à long terme ( voir article), c’est l’Italie qui est touchée cette fois sur les emprunts à cour terme. Le Trésor italien a émis 8 milliards d’euros d’obligations à un an dont les taux se sont inscrits à 2,84% contre 1,405% lors de la dernière opération similaire, le 13 mars.  Il a émis en outre 3 milliards de titres à trois mois dont les taux ont eux aussi fortement progressé, à 1,249% contre 0,492% le 13 mars.  Le Trésor, qui comptait émettre un montant total de 11 milliards d’euros, a atteint son objectif grâce à une demande qui s’est élevée à environ 17,5 milliards d’euros.  Cette opération marque le premier rebond des taux italiens lors d’une émission depuis le début de l’année, alors que Rome avait profité ces derniers mois d’une forte baisse de ses taux d’emprunt grâce au retour de la confiance des investisseurs.  Même si la demande s’est avérée soutenue, conformément aux attentes, le résultat de l’opération a été marqué par le retour des tensions sur les titres de dette souveraine de la zone euro et a été caractérisé par une augmentation considérable des rendements », a commenté la Banque d’Italie.  Jeudi, l’Italie, qui ploie sous une dette colossale représentant environ 120% de son PIB et qui doit émettre cette année pour près de 450 milliards d’obligations, reviendra sur le marché avec une émission à moyen et long terme d’un montant compris entre 3 et 5 milliards d’euros.  Afin de rassurer les investisseurs, le chef du gouvernement Mario Monti a fait entériner en décembre un nouveau plan de rigueur. Il a en outre lancé un vaste programme de libéralisation de l’économie et vient d’adopter un projet de réforme du marché du travail malgré l’opposition du premier syndicat du pays, la CGIL.  Mais « le marché est repassé en mode risque après avoir été exagérément optimiste » depuis le début de l’année, analyse, pour l’AFP, Jean-François Robin, stratégiste obligataire de la banque française Natixis.  Alors que les investisseurs se focalisent en particulier sur les difficultés de l’Espagne, les Bourses ont chuté mardi et les taux des obligations des pays fragiles de la zone euro, dont l’Italie, se sont nettement tendus après un week-end pascal prolongé.   »C’est la fin de la période d’euphorie après le LTRO », le prêt exceptionnel de la Banque centrale européenne aux banques de la zone euro qui avait contribué à la baisse des taux italiens, « le marché prend de nouveau peur après avoir pensé trop vite que la crise était finie », ajoute M. Robin.

 

Taux espagnols : vers 6 %, en cause la croissance et le chômage

Taux espagnols : vers 6 %, en cause la croissance et le chômage

 

L’Espagne est sur une tendance  qui ressemble à la Grèce. Les marchés s’inquiètent au sujet des finances publiques du pays et de sa capacité à tenir ses objectifs de réduction des déficits. Ce mardi 10 avril, le taux à 10 ans grimpe à 5,95 %, son plus haut niveau depuis la fin novembre. Le CDS (« CDS ») espagnol -contrat d’assurance contre un défaut du pays -est proche de ses records. En cause évidemment la situation financière du pays mais aussi cette politique d’austérité qui aggrave  croissance et chômage. En effet le nombre de chômeurs s’alourdit encore en Espagne. Il a atteint fin mars un nouveau record, avec 4,75 millions de personnes, a annoncé mardi 3 avril le ministère du Travail, estimant que ce chiffre souligne « l’importance » de la réforme du travail qui apporte un « cadre de confiance et de flexibilité ». Ce chiffre de 4.750.867 demandeurs d’emploi marque le huitième mois consécutif de hausse du chômage et le situe à un niveau record depuis le début de la crise en 2008 et la première diffusion de ces statistiques mensuelles en 1996.  Privé de son moteur économique, la construction, le taux de chômage espagnol s’envole. En mars, 38.769 chômeurs de plus ont été comptabilisés, soit une augmentation de 0,82% par rapport à février.  Selon les chiffres d’Eurostat, publiés lundi, l’Espagne a une nouvelle fois affiché le taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne en février, soit 23,6%. Le gouvernement prévoit qu’il atteindra 24,3% de la population active à la fin de l’année. L’Espagne s’enfonce dans la récession au premier trimestre 2012, accumulant deux trimestres consécutifs dans le rouge, selon les données les plus récentes de la Banque d’Espagne. Après une faible croissance, de 0,7%, en 2011, le gouvernement espagnol a prévu un recul du 1,7% du PIB sur l’ensemble de 2012.

 

Le modèle suédois contre la contre la crise pourrait inspirer la France

Le modèle suédois contre la contre la crise pourrait inspirer la France

Forte de la thérapie des années 1990 et de son insolente santé financière, la Suède n’hésite pas aujourd’hui à donner des leçons à ses voisins de la zone euro. Au moment où Mariano Rajoy inflige à l’Espagne «le budget le plus sévère de la démocratie», Bo Lundgren, ancien secrétaire d’État aux Finances suédois, l’homme de la restructuration bancaire et financière entre 1992 et 1994, critique vertement «l’austérité, appliquée trop fort et trop vite». «Cela prolongera la récession, c’est un cercle vicieux, insiste l’actuel directeur du Bureau de la dette nationale. La difficulté est de trouver le bon dosage pour ne pas casser la croissance. La Grande-Bretagne par exemple va certainement trop loin.» Retour vingt ans plus tôt: la Suède traverse une crise majeure. Éclatement de la bulle immobilière, banques en faillite, finances publiques dans le rouge, compétitivité en berne, récession… Une situation qui ressemble à celle de l’Espagne aujourd’hui. Le déficit public grimpe jusqu’à 12 % du PIB en 1993 et la dette publique culmine à 80 % en 1995! Entre coupes des dépenses, hausse de taxes et réformes, Stockholm se lance à marche forcée dans le redressement du pays. Au total, le pays s’infligera une cure d’austérité équivalant à 11 % du PIB sur sept ans. «Nous ne l’avons pas fait les deux premières années de récession», précise Bo Lundgren, qui fustige aussi le manque de «leadership» politique européen et le manque de réformes structurelles. C’est grâce à un large consensus politique et à une forte cohésion sociale que la Suède a réformé ses retraites dès 1990, dérégulé les services (transports, énergie, télécommunications…) et surtout instauré des règles strictes sur les finances publiques en imposant 1% d’excédent budgétaire. «C’est l’une de nos grandes réussites dont devraient s’inspirer les pays en difficultés», suggère Tomas Pousette, chef économiste de la banque SBAB. Au-delà du satisfecit, économistes et politiques reconnaissent le contexte favorable de l’époque. Il n’y avait pas de crise généralisée en Europe, pas de pression aussi forte des marchés et la Suède avait sa souveraineté monétaire. La petite économie nordique a dévalué sa monnaie, la couronne, de 25 % pour regagner de la compétitivité. Surtout, les gouvernements successifs - de droite comme de gauche - ont rogné le fameux État-providence, sans le dénaturer. «Nous avons pu le faire car notre modèle social était, à l’époque, encore très généreux», reconnaît l’économiste Anders Forslund. Au pouvoir depuis 2006, les conservateurs ont accéléré le mouvement, ciblant les assurances chômage et santé. «Les conditions d’accès ont été considérablement durcies. La stratégie est de pousser les gens à chercher un emploi», analyse Willem Adema, spécialiste des questions sociales à l’OCDE. En Suède, certains jugent que la libéralisation a été trop brutale. «Il y a des cas aberrants de personnes gravement malades privées d’assurance», explique Stefan Ackerby, de l’Association suédoise des autorités locales. À l’image d’Ove Erikssson, victime d’un accident du travail en juin dernier et toujours dans l’incapacité de travailler après douze opérations chirurgicales. «Je ne sais pas ce que je vais devenir. On va me couper l’assurance-maladie. Et je n’ai pas droit à l’allocation de base car j’ai une voiture et un appartement», se plaint le père de famille. L’OCDE confirme une baisse des dépenses sociales, désormais moins élevées qu’en France. «Le système est moins généreux mais fournit encore des services publics de qualité», relève Willem Adema, qui pointe un net creusement des inégalités depuis cinq ans. Mais avec un budget à l’équilibre et une dette publique à 32 %, la Suède a largement les moyens de soutenir son économie et de préserver son modèle social.

 

Les taux d’emprunt de l’Allemagne sont dangereux pour le pays selon Schäuble

Les taux d’emprunt de l’Allemagne sont dangereux pour le pays selon Schäuble

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé dans un entretien publié samedi que les taux extrêmement bas auxquels l’Allemagne s’endettait depuis quelques mois ne pouvaient « pas être bons à long terme ».   »Nous empruntons à l’heure actuelle de l’argent à des taux qui sont tellement bas qu’ils ne peuvent décemment pas être bons à long terme, mais sont simplement le signe de l’incertitude » qui règne parmi les investisseurs, a jugé le ministre dans les colonnes du quotidien régional Neue Osnabrücker Zeitung.  Sur fond de crise de la dette en zone euro l’Allemagne a conforté son statut de refuge pour les investisseurs en obligations publiques, et a vu les taux de sa dette baisser, s’établissant même en terrain négatif lors de certaines opérations sur le marché primaire. L’apaisement relatif des tensions en zone euro depuis le début de l’année n’a pas vraiment changé la donne.  Pour les finances publiques du pays, c’est une aubaine: l’an dernier le service de la dette allemande, un poste de quelque 40 milliards d’euros au budget, est ressorti de 2,5 milliards d’euros inférieur aux prévisions initiales grâce à cet effet.

Grèce : funérailles politisées pour le retraité suicidé, symbole du désarroi du pays

Grèce : funérailles politisées  pour le retraité suicidé, symbole du désarroi du pays

Des centaines de Grecs ont rendu un dernier hommage aujourd’hui au septuagénaire qui s’est suicidé mercredi dans le centre d’Athènes. L’homme est devenu un symbole du désarroi du peuple grec face à la crise économique. Un rassemblement organisé après les obsèques a été entaché par l’agression d’un policier.  L’incident s’est produit sur la place centrale Syntagma, celle-là même où le défunt s’est tiré une balle dans la tête mercredi dernier. Une vingtaine de personnes s’en sont prises à un policier qui quittait son service. Les agresseurs se sont aussi emparés de son gilet pare-balle et de son talkie-walkie, avant de les brûler sur place. L’homme a immédiatement été conduit à l’hôpital pour les premiers soins. Peu de temps auparavant, la foule était rassemblée aux cris de « peuple en avant, ne baisse pas la tête, la seule réponse est la résistance ». Le cercueil du retraité a été applaudi au moment de son arrivée dans la cour du cimetière central d’Athènes. « Je ne trouve pas d’autre solution pour en finir dignement » Mercredi matin, Dimitris Chrisoula, pharmacien à la retraite de 77 ans, s’était suicidé devant les passants, sur la place Syntagma, à quelques mètres du Parlement. Malade du cancer, il avait laissé une lettre manuscrite accusant le gouvernement de l’avoir privé de ressources, via les coupes effectuées sur les pensions de retraites. « Je ne trouve pas d’autre solution pour en finir dignement, avant de devoir commencer à faire les poubelles pour me nourrir », a-t-il écrit pour expliquer son geste.

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