Archive pour le Tag 'crise économique'

Crise économique– Défaillances d’entreprises : jusqu’à 20 % dans certains secteurs

Crise économique– Défaillances d’entreprises : jusqu’à 20 % dans certains secteurs

Selon la dernière étude du cabinet Altares, le taux de défaillances des PME est proche de 12% en moyenne hebdomadaire depuis la dernière semaine du mois de mars, soit quelques jours après l’annonce officielle du confinement par le président de la République Emmanuel Macron, contre 5% environ sur la même période l’année dernière. Cet écart d’environ 7 points traduit toutes les difficultés de nombreuses entreprises sous pression depuis la mise sous cloche de l’économie française.

 

La crise pourrait ainsi obliger un grand nombre d’entreprises déjà fragilisées avant elle à mettre la clé sous la porte dans les prochaines semaines.  »Les deux tiers de ces structures se trouvaient en cessation de paiement avant le 12 mars », expliquent les auteurs de l’étude.

 

Eléments de problématique de la crise économique et sociétale (G. Bessay, expert en prospective)

Eléments de problématique de la crise économique et sociétale  (G. Bessay, expert en prospective)

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise qui est à la fois .une crise, économique, sociétale, environnementale et culturelle. Les aspects socio-économiques sont les plus visibles (processus de production, marché du travail, technologie etc.) mais la crise est tout autant sociétale dans la mesure où elle affecte le rapport des citoyens à la démocratie et plus généralement aux valeurs notamment collectives.  Cette crise est systémique car  les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent indiscutablement profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. Ce qui explique aussi les nouvelles résistances face aux flux migratoires considérés comme des facteurs anxiogènes économiques mais aussi culturels. Cela d’autant plus que les capacités d’intégration se sont considérablement affaiblies pour ne pas dire parfois écroulées dans certaines zones   D’où le développement de formes  de populisme  voire de néopoujadisme  et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ce repli réactionnaire et individualiste remet en cause le ciment et le dynamisme qui fonde uen nation ; une  nation dont l’unité est mise en cause également  par le refuge dans des groupes identitaires religieux autant que civils. Un refuge qui peut se même se réduire à la cellule familiale voire encore moins. En bref,  la dimension collective fout le camp sauf dans quelques cercles très restreints. Ceci étant, tout cela se nourrit aussi de l’injustice,  des dysfonctionnements de l’anarchie des marchés et des flux  qui souffrent d’un manque évident de régulation et d’équité ;   Non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les facteurs explicatifs de cette crise sont nombreux et complexes, on ne saurait les résumer dans un court papier. Mais la première démarche pour mieux comprendre consisterait d’abord à admettre cette complexité. Cela pour éviter le piège du simplisme qui ne peut conduite qu’à la caricature. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise.

L’économie allemande également proche de la crise économique

L’économie allemande : également proche de la crise économique

Les principaux instituts de recherche économique en Allemagne ont dressé un tableau morne de l’économie allemande jeudi, la crise de la zone euro finissant par avoir un impact sur la première économie d’Europe, qui jusque-là faisait des envieux par sa résistance.  Dans leur rapport d’automne, les instituts –l’Ifo à Munich, l’IfW à Kiel, l’IW à Halle et le RWI à Essen– avertissent que « la croissance économique va rester faible pour le moment et semble bien n’être en mesure que de se redresser légèrement dans le courant de l’année prochaine ».  Ils ont divisé par deux leur prévision de croissance pour 2013, à 1%, contre 2% auparavant, et celle de 2012, à 0,8%, contre 0,9% anticipé au printemps. Avec ces chiffres, « nous sommes vraiment loin devant au niveau européen », a réagi la chancelière Angela Merkel lors d’un point presse à Berlin. « Mais nous sentons aussi que l’effondrement des économies dans plusieurs pays de la zone euro nous touche naturellement… l’Allemagne n’est pas déconnectée », a-t-elle aussitôt ajouté.  Nous pouvions jusqu’à présent bien résister grâce à une consommation intérieure renforcée ces dernières années. Chez nous, les salaires ont de nouveau augmenté pour la première fois depuis de nombreuses années, les retraites ont augmenté. C’est bien, mais l’Allemagne ne peut être un bon moteur que dans la mesure où les autres suivent », a-t-elle déclaré.  Le Fonds monétaire international (FMI) vient aussi de modifier ses prévisions de croissance pour l’Allemagne, et table sur une hausse de 0,9% du PIB à la fois en 2012 et en 2013.   »Les risques économiques sont considérables », a reconnu le ministre allemand de l’Economie, Philipp Rösler, approuvant l’appel des instituts à poursuivre la discipline budgétaire.  Dans ce contexte, les perspectives du marché du travail ne sont pas très bonnes. Les quatre instituts, qui représentent divers courants de pensée économique, tablent sur une hausse légère du nombre de chômeurs à 2,9 millions de personnes en 2013, avec un taux de chômage restant toutefois stable à 6,8% en 2012 et 2013.

 

 

67% des Français inquiets pour leur avenir, 60% dans les villes, 72% en zone rurale

67% des Français inquiets pour leur avenir, 60% dans les villes, 72% en zone rurale

 

Les français semblent bien conscients des difficultés qui les attendent et c’est sans doute aussi pourquoi ils considèrent également que les programmes des présidentielles ne sont pas à la mesure des enjeux. Il faut noter l’extrême inquiétude dans les milieux ruraux en voie de désertification notamment économique, administrative (et médicale).Plus de deux tiers (67%) des Français se déclarent « inquiets et pas rassurés » quant à l’évolution de leur propre situation économique et financière pour les prochaines années, le pessimisme le plus élevé se mesurant auprès des électeurs de Marine Le Pen (81%), selon un sondage Ifop à paraître dans Sud Ouest dimanche.  La sympathie politique constitue, selon l’Ifop, un facteur de clivage très opérant. Ainsi, les électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle apparaissent comme la catégorie la moins inquiète quant à sa future situation financière (50%).  Ceux de Jean-Luc Mélenchon (65%), de François Hollande (65%) et de François Bayrou (63%) font preuve d’une défiance plus forte, en ligne avec celle de l’ensemble des Français.  Le pessimisme le plus élevé se mesure auprès des électeurs de Marine Le Pen, 81% d’entre eux déclarant être « inquiets et pas rassurés » à propos de leur situation économique et financière dans les prochaines années.  Parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures l’inquiétude est moindre que chez l’ensemble des Français mais s’élève tout de même à 55%. A contrario, la proportion de personnes se déclarant « inquiètes et pas rassurées » culmine à 74% parmi les employés et 75% parmi les ouvriers, dont 30% se disent « très inquiets ».  Une différence nette d’inquiétude est également notée entre les habitants de la région parisienne (60%), ceux des communes urbaines de province (66%) et ceux des zones rurales (72%).  Selon cette enquête réalisée du 26 au 27 avril auprès d’un échantillon de 978 personnes selon la méthode des quotas, seuls 33% des Français se disent « confiants et rassurés » et la part des interviewés ressentant une inquiétude intense (19%) est beaucoup plus élevée que celle des plus optimistes (3%).




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