Archive pour le Tag 'créanciers'

Grèce : Tsipras plie devant les créanciers

Grèce : Tsipras plie devant les créanciers

 

Cette fois la balle est dans le camp des créanciers car Tsipras a cédé devant les exigences des créanciers exprimées notamment dans le projet du 25 juin. Le plan Tsipras prévoit un excédent primaire (avant service de la dette) de 1% en 2015, 2 % en 2016, 3 % en 2017 et 3,5 % en 2018.  Pour parvenir à ces objectifs, il sera imposé un taux normal de TVA de 23 %, notamment sur les restaurants et un taux réduit de 13 % sur les hôtels, l’alimentation de base et l’énergie. La décote de 30 % dans les îles sera progressivement supprimée en partant des îles les plus riches. Si les objectifs sont atteints, elle sera maintenue dans les îles les plus pauvres. Une revue aura lieu fin 2016. Concernant les retraites, la proposition grecque prévoit une réduction des dépenses de 0,25 % à 0,5 % du PIB en 2015 et de 1 % du PIB en 2016. L’âge de départ à la retraite sera de 67 ans en 2022. Le gouvernement demande que la suppression du complément de retraite pour les plus fragiles, l’EKAS soit reportée à fin 2019 au lieu de fin 2018. Mais sa suppression commencera immédiatement par les 20 % qui touchent le plus. La retraite complémentaire sera gelée jusqu’en 2021. Les cotisations santé des retraités seront portées de 4 % à 6 %. Le programme prévoit par ailleurs des réformes ambitieuses (mais acceptée par le gouvernement depuis longtemps) de l’administration fiscale, notamment. Les réformes du marché du travail seront mise en place en accord avec les standards de l’OCDE qui sont acceptés par Athènes. Enfin, des hausses de taxes et d’impôts sont prévues : sur les sociétés (de 26 % à 28 %), sur les compagnies maritimes ou le luxe. Davantage de privatisations sont aussi proposées. Les dépenses militaires sont réduites de 100 millions d’euros en 2015 et de 200 millions d’euros en 2016. Moins que ce que demandaient les créanciers. En tout, les mesures s’élèvent à 13 milliards d’euros sur trois ans, soit en moyenne plus que les 8 milliards d’euros de la proposition de Syriza du 22 juin. Politiquement, la pilule sera difficile à faire accepter par Syriza, le parti au pouvoir.. Le texte proposé ressemble, il est vrai, à une victoire posthume du « oui » puisque le plan légèrement modifié du 25 juin est désormais proposé par Alexis Tsipras. Selon le Guardian, le premier ministre interpréterait ce « non » de dimanche avant tout comme le renouvellement de son mandat, qui le renforcerait dans sa capacité à prendre le « meilleur parti » pour le pays. Or, faute de liquidités, l’économie grecque se meurt rapidement. La situation s’aggrave de jour en jour. Et le premier ministre ne veut pas prendre le risque, ni l’initiative, d’un Grexit. Il doit donc faire des concessions importantes. Reste un élément essentiel ‘l’indispensable restructuration la dette, concession que doivent accepter  les créanciers pour que la plan d’austérité de Tsipras puisse être voté et accepté en Grèce. En fait pour des questions d’affichage Bruxelles et l’Allemagne vont refuser la restructuration, c’est à dire l’amputation de la dette mais accepter sans doute un allongement de la maturité (ce qui en fait revient au m^me).

Grèce-Yanis Varoufakis : les créanciers le dégoûtent

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Le ministre des finances démissionnaire  aura marqué les esprits grâce à son sens de la formule. Une verve qui aura joué dans son départ. En effet, ce lundi 6 juillet, le ministre grec des Finances a annoncé sa démission. Et pour ne pas déroger à sa réputation, il l’a fait avec panache : « je porterai le dégoût des créanciers avec fierté », écrit-il sur son blog. Cette dernière pique conclut 5 mois de franc-parler. Florilège de ses meilleures phrases.

29 janvier 2015: « nous sommes pour un mode de vie frugal »

« Nous sommes pour un mode de vie frugal, nous ne pensons pas que développement signifie multiplication de Porsche Cayenne dans les rues étroites de nos villes, ordures sur les plages et dioxyde de carbone dans l’atmosphère », explique-t-il lors de sa première conférence de presse à Athènes, deux jours après sa prise de fonction.

5 février 2015:  » nous ne sommes même pas tombés d’accord sur le fait de ne pas être d’accord »

« De mon point de vue, nous ne sommes même pas tombés d’accord sur le fait de ne pas être d’accord », déclare Varoufakis à Berlin après un entretien avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble.

8 février 2015:  » si on enlève la carte Grèce, les autres s’écroulent »

« La sortie de la Grèce de l’euro n’est pas une perspective qui rentre dans nos plans, simplement parce que nous pensons que l’Europe est fragile. C’est comme quand on construit un château de cartes. Si on enlève la carte Grèce, les autres s’écroulent », prévient-il dans un entretien à la télévision italienne RAI.

11 février 2015: « substance intellectuelle »

« Wolfgang Schäuble est probablement le seul politique européen avec de la substance intellectuelle », déclare Varoufakis à l’hebdomadaire Stern au sujet du ministre allemand des Finances, qui passe pourtant pour l’un des plus intransigeants vis-à-vis des Grecs.

25 février 2015:  » attendez-vous au pire »

« Ce que je dis à mes homologues est ceci: si vous pensez que vous avez intérêt à abattre des gouvernements progressistes comme le nôtre (…) alors attendez-vous au pire », met-il en garde dans Charlie Hebdo.

27 février 2015:  » nous sommes fiers de (son) niveau d’imprécision »

« Nous sommes fiers de (son) niveau d’imprécision », lance Yanis Varoufakis au sujet du programme d’engagements de réformes transmis par Athènes à ses partenaires européens. En grec, il se félicite de « l’ambiguïté créatrice » de l’accord.

15 mars 2015 : « un honneur que Bild essaie de me nuire »

« C’est un honneur que Bild essaie de me nuire. Plus ils le font, mieux je dors la nuit », déclare Varoufakis à l’agence grecque ANA, après que le tabloïd allemand eut annoncé sa démission imminente.

15 mars 2015:  » petits problèmes insignifiants de liquidité »

« De petits problèmes insignifiants de liquidité ne doivent pas diviser l’Europe », relativise Yanis Varoufakis sur la chaîne allemande ARD.

26 mai 2015: « nous avons rempli nos obligations vis-à-vis des créanciers »

« Depuis quatre mois nous avons rempli nos obligations vis-à-vis des créanciers en puisant jusqu’au fond de notre économie, on ne peut pas faire cela indéfiniment et nos créanciers le savent », lance le ministre sur CNN. « Donc il commence à être temps qu’ils se mettent d’accord » et « fassent le dernier quart du chemin, puisque nous en avons déjà fait les trois autres quarts ».

3 juillet 2015 : « plus gros ratage de l’histoire »

« Nous avons un très mauvais système de gouvernance en Europe », déclare-t-il à BBC News. « Ce n’est pas la bonne manière de diriger une union monétaire. C’est une parodie. C’est une comédie des erreurs depuis maintenant cinq ans. » « Le programme qu’ils ont imposé à ce pays et qu’ils veulent continuer à imposer (…) va rester comme le plus gros ratage de l’histoire économique ».

4 juillet 2015: « ce qu’ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme »

« Ce qu’ils font avec la Grèce a un nom: terrorisme », accuse Yanis Varoufakis dans El Mundo. « Pourquoi est-ce qu’ils nous ont forcés à fermer les banques? Pour insuffler la peur aux gens. Et quand il s’agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme », développe le ministre au sujet de la politique du FMI, de la BCE et de l’UE.

 

Créanciers : Des prêts à la Grèce pour rembourser …les créanciers

Créanciers : Des prêts à la Grèce pour rembourser …les créanciers

 

La grosse ficelle des créanciers n’a pas marché. Pour résumer, il proposait de prêter 15 milliards à la Grèce mais pour se rembourser eux-mêmes ; En fait pas un euro pour la Grèce mais des contraintes en terme d’austérité. Du coup Tsipras a fait les comptes mieux vaut ne rien rembourser du tout que de prendre  le risque de mesures très impopulaires. En plus c’était un plan à court terme. La question du long terme n’est pas abordée car il s’agit de l’impossibilité de rembourser toute la dette 315 milliards. Une situation qui n’est pas sans ressembler à celle de la France ( 2000 milliards d’endettement soit 30 00 par habitant) qui pour l’instant rembourse  les intérêts ( et encore en empruntant). La France ne  pourra pas non plus rembourser la totalité ou alors en monnaie de singe ( avec inflation et la baisse de l’euro d’ailleurs en cours). D’autres pays sont dans la même situation. En cause surtout la quasi absence de croissance. On se réjouit aujourd’hui d’une  reprise à 1.1% en 2015 ! Dans la période 1974-1974 c’était plus de 5%.

en valeur

en volume

Champ : France.
Source : Insee, comptes nationaux, base 2010.

2000

5,5

3,9

2001

4

2

2002

3,2

1,1

2003

2,7

0,8

2004

4,5

2,8

2005

3,6

1,6

2006

4,6

2,4

2007

5

2,4

2008

2,6

0,2

2009

-2,8

-2,9

2010

3,1

2

2011

3

2,1

2012

1,3

0,2

2013

1,4

0,7

2014

0,8

0

Même chose en pire en Grèce où l’endettement a tué la croissance…qui a augmenté la dette …..qui a tué la croissance . Et de toute manière l’erreur fondamentale c’est l’entrée de la Grèce dans l’Euro ( grâce aux chiffre truqués de Goldman Sachs dont le président Europe était alors Mario Draghi, présidenet de la BCE !)  Le plan grec relève d’une  politique de gribouille.  L’argent proviendrait de plusieurs sources. Les 7,2 milliards d’euros du programme d’aide qui restent disponibles seront versés peu à peu. Immédiatement, la BCE pourrait verser à Athènes les 1,8 milliard d’euros de bénéfices réalisés sur la détention des obligations d’Etat grecques dans le cadre du programme SMP, ce qui permettrait de faire face à l’échéance du 30 juin envers le FMI où la Grèce doit verser 1,5 milliard d’euros. Les banques seraient recapitalisées à hauteur de 3 milliards d’euros pour leur permettre de sortir de leur dépendance au programme de liquidité d’urgence ELA. Enfin, le FMI viendra également apporter 3,2 milliards d’euros. Avec ces fonds, la Grèce pourra faire face à l’ensemble de ses obligations de l’été, notamment les 6,7 milliards d’euros qu’elle doit à la BCE en juillet et en août. Mais aussi les 2,5 milliards d’euros dus au FMI d’ici fin novembre en plus des 1,6 milliards d’euros du 30 juin. Au final, avec les fonds versés, Athènes pourra rembourser 10,8 milliards d’euros. Quasiment toute la somme versée (si on ôte les sommes versées aux banques) ira donc aux créanciers…

Grèce : les créanciers veulent virer Tsipras

 

 

 

Aujourd’hui les créanciers ont déserté le terrain financier pour g lisser sur le terrain politique. La preuve, on refuse même d’examiner toute proposition grecque ( ou alors comme Juncker on dit qu’on a rien reçu). Le jeu du chat et de la souris. Mais le chat européen n’a plus pour objectif la mise au point d’un plan financier pour la Grèce mais de discréditer définitivement Tsipras aux yeux des grecs et de virer ce parti du paysage politique. On donc changé de problématique. Avec des risques toutefois, car il faudrait trouver les bons arguments juridiques  pour éjecter la Grèce de L’union européenne et de l’euro ; d’autres risques encore plus importants ceux-là : discréditer la fiabilité du système monétaire, affecter un peu plus la confiance dans un environnement mondial déjà très fragile. Voire créer une crise financière mondiale.  La  stratégie des créanciers a été en partie révélée par un article de la Süddeutsche Zeitung (SZ) de ce mardi. Ce dernier dévoile la stratégie mise au point par les dirigeants de l’Eurozone après le défaut. Selon la SZ, les chefs de gouvernement se retrouveraient dans une réunion d’urgence. Ils demanderaient à Athènes d’imposer un contrôle des capitaux et des limitations aux retraits des guichets bancaires au cours d’un week-end. Les banques devraient alors rester fermées quelques jours. Si le gouvernement grec refuse de faire passer une loi spéciale – nécessaire pour la réalisation de ce plan -, le système financier grec sera « isolé » de l’Eurosystème. Autrement dit, on coupera l’accès à la liquidité d’urgence (programme ELA) des banques grecques. Le but est fort clair : une telle procédure rendra extrêmement impopulaire le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’objectif des dirigeants de la zone euro reste donc le même : renverser ce gouvernement, coûte que coûte. Et obtenir un gouvernement obéissant tout en évitant le Grexit.  Du reste, cette information – qui n’a été ni démentie, ni confirmée par le gouvernement allemand, ce qui revient à la confirmer – risque de provoquer une panique sur les dépôts puisque les Grecs connaissent parfaitement le précédent chypriote de mars 2013. Là encore, c’est un moyen de pression sur le gouvernement grec pour qu’il capitule avant le 30 juin. Ce qui est certain, c’est que le défaut du 30 juin ne fait plus aucun doute désormais. Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, a indiqué qu’il n’y aurait pas de nouvelle liste de réformes présentée par les Grecs lors de la réunion de l’Eurogroupe jeudi 18 juin. Chacun pense donc à l’après-défaut. Et tente de faire peur à l’autre camp. Progressivement, c’est une confrontation directe qui semble se mettre en place avec  les risques que cela comporte.




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