Archive pour le Tag 'coûts'

Transition énergétique: à quels coûts ?

Transition énergétique: à quels coûts ?

 

L’économiste , Patrick Artus minimise, dans sa chronique au Monde , l’ampleur des investissements nécessaire à l’abandon des énergies fossiles ( mais aussi les rendements énergétiques NDLR), mais insiste sur la nécessité d’une redistribution entre gagnants et perdants.

 

Chronique. Quelles seront les conséquences de la transition énergétique en Europe, en supposant que cette dernière réussisse à se placer sur la trajectoire compatible avec une hausse de la température de la planète de 1,5 °C à 1,7 °C à la fin du siècle ? Nombre d’économistes s’inquiètent du montant des investissements nécessaires et des effets de la hausse du prix de l’énergie due au passage aux énergies renouvelables.

Le scénario envisagé est celui d’une neutralité carbone en Europe en 2050, avec la disparition des émissions nettes de CO2 à cette date. En 2019, les émissions de CO2 de la zone euro sont 20 % plus basses qu’en 1990, et 23 % plus basses en 2020. Mais rappelons qu’elles devraient être plus basses de 55 % en 2030.

D’ici à 2050, l’Europe devra avoir à peu près fait disparaître la consommation de charbon et avoir réduit de 85 % sa consommation de pétrole et de 55 % sa consommation de gaz naturel. Les émissions résiduelles de COdevront être compensées par la capture-stockage ou la réutilisation de carbone. Toutes ces diminutions de l’utilisation des énergies fossiles doivent être remplacées par des énergies renouvelables.

Si l’on cumule de 2012 à 2050 le besoin d’investissement en énergie solaire photovoltaïque, en éolien onshore et offshore, en stockage de l’électricité par fabrication d’hydrogène vert (électrolyse de l’eau), en capture et stockage du carbone, on parvient pour l’Europe à un besoin d’investissement de 1 500 milliards d’euros constants de 2020, soit 50 milliards d’euros par an – environ 0,4 % du produit intérieur brut (PIB) européen.

Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie, ces investissements dans la production d’énergie renouvelable représentent environ le tiers des investissements totaux nécessaires pour la transition énergétique, le reste étant l’isolation des bâtiments, le matériel de transport, les réseaux électriques.

Au total, l’investissement nécessaire serait donc de 1,2 point de PIB pendant trente ans, ce qui est en réalité faible par rapport à l’épargne disponible dans la zone euro (environ 25 % du PIB, en hausse de 2 points de PIB depuis vingt ans), et ne devrait pas poser de problème de financement, d’autant plus que l’union monétaire dégage un excédent d’épargne extérieur.

Second faux problème : la perte de pouvoir d’achat. La transition énergétique doit être en effet considérée comme une relocalisation industrielle : la zone euro va remplacer des importations d’énergie fossile (qui représentent 2,5 % du PIB pour un prix du pétrole à 50 dollars le baril) par une production domestique d’énergie renouvelable.

Passer de la réduction des coûts à celle des risques

Passer de la réduction des coûts à celle des risques

 

 

Jean Pisani-Ferry, professeur ­d’économie à Sciences Po, à la Hertie School de Berlin et ­à l’Institut ­universitaire européen ­de Florence

 suggère dans le onde  de passer d’un objectif de réduction des coûts à celui de la réduction des risques.

Chronique« C’est seulement quand la mer se retire qu’on découvre qui nageait sans maillot » : formulée à propos de la tourmente financière de 2008, l’image de Warren Buffett s’applique parfaitement au choc pandémique de 2020. En même temps que la réactivité de nos hôpitaux, la crise, chacun l’a vu, a mis à nu les carences de notre bureaucratie sanitaire et le déclassement de notre industrie pharmaceutique. Elle expose aujourd’hui l’excellence israélienne et le chaos américain.

Avec les faiblesses des nations, les crises révèlent aussi les failles des systèmes. Dans la tempête de 2008, les banques ont découvert qu’aussi émancipées des Etats qu’elles aient pu se croire, c’était en définitive de ceux-ci que dépendait leur survie. Réglementation, incitation et prudence se sont conjuguées pour enrayer une mondialisation financière qu’on croyait irrépressible. Résultat : les avoirs extérieurs (essentiellement créances et titres) des économies avancées, qui avaient été multipliés par quatre en dix ans, ont pratiquement cessé d’augmenter.


A première vue, il ne semble pas que la crise sanitaire ait donné pareil coup d’arrêt à la mondialisation économique. Selon les données du Bureau du plan néerlandais, les échanges mondiaux de biens sont en recul de 2 % seulement sur un an, ni plus ni moins que la production industrielle, et le fret de conteneurs est même en hausse de 6 %. La croissance du commerce mondial a certes ralenti depuis 2008, mais on n’observe pas de démondialisation.

Ne pas se tromper d’objectif

La commotion est cependant trop forte pour ne pas laisser de traces. Des décennies durant, l’impératif des entreprises a été de minimiser les coûts. Parce que l’efficacité primait sur toute autre considération se sont constitués à l’échelle planétaire des réseaux de production d’une extraordinaire sophistication, gérés sur le modèle du just in time. Les Etats eux-mêmes s’étaient convaincus que l’immensité du marché mondial garantissait à tout moment et en tout lieu la sécurité des approvisionnements.

Cette croyance n’a pas survécu à la pénurie globale de masques et d’équipements médicaux. Les réseaux de production mondiaux ont bien résisté, mais sécurité, autonomie et résilience sont partout les nouveaux mots d’ordre. De la même manière que depuis 2008 aucun banquier ne peut plus ignorer le risque de dévalorisation des actifs ou de stress de liquidité, aucun industriel ni aucun gouvernement ne peut plus ignorer le risque de rupture des approvisionnements.

La France couvrira les coûts du reconfinement par des bons du Trésor !

La France couvrira les coûts du reconfinement par des bons du Trésor !

Curieux cette information du ministère des finances qui indique que les coûts supplémentaires entraînés à la crise sanitaire vont être financés par des bons du Trésor. Des dépenses supplémentaires qu’on évolue à 20 milliards d’euros. Or les bons du Trésor constituent des sortes d’emprunts à court terme d’une durée maximale d’un an qui sont mal adaptés à des coûts qui ne pourront s’amortir que sur des années. En clair, il  faudra d’autres modes de financement comme les obligations classiques pour rembourser les bons du Trésor qui ne constituent qu’une facilité de trésorerie. Le gouvernement français absorbera la pression supplémentaire que le reconfinement va exercer sur le budget 2020 par l’émission de bons du Trésor, a-t-on donc appris mardi de sources au sein du ministère des Finances.

Ce second confinement, décidé pour amortir la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, est entré en vigueur vendredi dernier et doit rester d’actualité au moins jusqu’à début décembre.

Il va entraîner au moins 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour l’Etat qui figureront dans le projet de loi de finances rectificatives présenté mercredi en conseil des ministres (le quatrième depuis le début de l’année).

A Bercy, on indique on indique d’ailleurs que des émissions obligataires compléteront l’addition.

“Sur les montant, les émissions de titres à moyen et long terme net de rachats devraient rester inchangées à 260 milliards d’euros. Les ajustements nécessaires se feront sur les autres moyens de financements, notamment à court terme”, dit-on à Bercy.

Le ministère des Finances s’attend désormais pour l’année en cours à un déficit budgétaire record à 11,3% du PIB et à une contraction de l’économie de 11%.

Coronavirus :  » Arbitrage entre bénéfices et coûts trop flou

Coronavirus : «  Arbitrage entre  bénéfices et coûts trop flou  

l’économiste Bruno Deffains et le juriste Thomas Perroud observent, dans une tribune au « Monde », que l’intérêt général a été relégué derrière un impératif médical, faute d’un processus clair et transparent de la prise de décision politique publique.

Tribune. La crise sanitaire actuelle révèle de façon quasiment paroxystique le problème de la décision politique en période de crise. Comment concevoir une décision politique qui intègre l’ensemble des conséquences éthiques et économiques qu’elle emporte ?

Deux canaux peuvent permettre d’élaborer une telle décision : un canal démocratique et/ou un canal scientifique.

En France, le canal démocratique a été fragilisé par la déclaration d’état d’urgence. Cette déclaration a transféré la compétence principale de la prise de décision vers l’exécutif.

Le second canal est l’expertise. Or, celle-ci a tardé à s’établir et, surtout, elle ne reflète qu’un seul élément de l’analyse : le suivi de l’épidémie et la préconisation de mesures pour ralentir son expansion.

Qu’en est-il des autres questions que soulèvent ces décisions ? Comment sont-elles prises en compte ? Au Royaume-Uni, l’initiative prise par l’opposition travailliste d’instaurer une commission scientifique « d’opposition » permet de combiner les deux approches.

Quelques spécialités médicales

Mais notre culture politique est plutôt réfractaire aux contre-pouvoirs, notamment scientifiques, ce qui se traduit par une difficulté à poser comme préalable à la décision une véritable analyse coût-bénéfice des décisions de confinement, préférant ne pas se confronter à la question éthique et sociale de l’évaluation du coût des vies sauvées.

La domination de la décision publique jusqu’à présent par des scientifiques issus majoritairement du monde de quelques spécialités médicales (au sein du comité scientifique Covid-19) a ainsi occulté du débat les autres dimensions de l’intérêt général.

Cette domination était sans doute légitime en début d’épidémie, mais arrive le moment où les conséquences de chaque décision sur la société doivent imposer de contrebalancer ces avis par d’autres. Or, l’action publique qui organise le déconfinement donne l’impression d’être guidée, non par la poursuite de l’intérêt général, mais par un objectif uniquement médical.

Dans cette crise, à chaque stade de la prise de décision, l’arbitrage entre les bénéfices et les coûts semble avoir été omis ou à tout le moins n’a pas été rendu public. Autrement dit, toute décision de l’exécutif aurait dû mettre en balance l’avis du comité scientifique Covid-19 par un comité représentant l’intérêt global de la société, y compris de médecins qui nous alertent sur les effets délétères du confinement prolongé sur la santé physique et mentale, en particulier des enfants et adolescents. »

Coûts des déchets nucléaires sous-estimés ?

Coûts des déchets nucléaires sous-estimés ?

Pour Greenpeace, il manquerait une vingtaine de milliards pour  la gestion des matières radioactives stockées. Pourtant, les couts de cette gestion sont déjà estimés à hauteur de près de 75 milliards dont 25 pour le site  d’enfouissement profond  Cigeo.  La différence porte sur la nature des déchets à stocker et leur volume. De toute manière, cela ne change pas la situation financière catastrophique d’EDF  qui traîne déjà un déficit de l’ordre de 35 milliards et qui aura dans les années à venir des besoins de financement de 200 milliards environ notamment pour le grand carénage, le démantèlement des vieilles centrales et la gestion des déchets.

 

Greenpeace estime que les volumes de déchets de haute activité à vie longue sont cinq à sept fois supérieurs aux chiffres officiels (…) Cela signifie qu’il faudrait a minima doubler les dimensions du projet Cigéo», a déclaré Florence de Bonnafos, de Greenpeace France.

 

Pour l’ONG anti-nucléaire, un certain nombre de substances radioactives, comme le combustible usé entreposé dans les piscines de La Hague, devraient être classées comme déchets et non pas comme matières (substances pour lesquelles une utilisation ultérieure est prévue ou envisagée).

Dans un rapport publié en juillet, la Cour des comptes avait déjà noté les «limites» et l’«ambiguïté» de cette classification pour certaines substances, comme le MOX usé et l’uranium de retraitement ré-enrichi (URE) dont la réutilisation est liée à l’hypothétique développement de réacteurs de 4e génération à protons rapides. Une perspective qui s’est éloignée avec l’abandon, au moins à moyen terme, du projet de réacteur prototype Astrid.

«Le coût du seul stockage éventuel des MOX et URE usés dans Cigéo est évalué à plus de 5 milliards d’euros», soulignait la Cour.

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Mais Greenpeace plaide pour requalifier en déchets davantage de types de matières et l’ONG en arrive au total à une estimation «conservatrice» de 18 milliards d’euros supplémentaires pour leur gestion, dont 15 milliards à la charge d’EDF, déjà endetté à hauteur de 33 milliards d’euros.

Cette passe d’armes intervient à deux semaines de l’issue du débat national sur la gestion des matières et déchets radioactifs lancé en avril, sujet sensible et très clivant dans un pays qui possède le deuxième parc de réacteurs nucléaires au monde.

Après le bilan de ce débat qui sera publié d’ici à la fin novembre, le gouvernement présentera le 5e Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR).

 

Assurance chômage : coûts insupportable pour les démissionnaires et les indépendants

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Fin février, Emmanuel Macron proposait d’étendre le régime l’assurance-chômage aux actifs qui en sont actuellement exclus : les artisans, les professions libérales, les commerçants, les entrepreneurs, les agriculteurs, mais aussi les salariés démissionnaires. Cette « assurance-chômage universelle » était présentée à la fois comme une mesure de justice sociale – sécuriser le parcours des non-salariés – et comme un outil favorisant la mobilité professionnelle. Reste que le cout serait exorbitant par exemple 5 milliards pour les indépendants  et à peu  près autant pour les démissionnaires. Macon a dû faire une erreur d’addition ; en effet, une intégration des indépendants  aurait coûté la bagatelle de 5 milliards d’euros à un régime déjà largement en déficit avec une  dette de 30 milliards.  Du coup, le gouvernement envisage un micro dispositif qui ne concernera pas les 3 millions d’indépendants mais seulement environ 50 à 60 000. En outre ils ne toucheront pas les indemnités prévues par l’ASSEDIC mais seulement 7 à 800 € par mois. Enfin la durée d’indemnisation sera limitée entre six mois et un an. Autant dire que cette orientation n’a strictement rien à voir avec la promesse d’Emmanuel Macon puisque la plupart des travailleurs indépendants seront exclus de cette mini indemnisation. Même pour ce mini plan, le financement n’est même pas assuré. – Le gouvernement français réfléchit donc à la mise en place d‘une indemnisation forfaitaire de 700 à 800 euros par mois sur une durée de six mois à un an pour les travailleurs indépendants ayant perdu leur activité, écrit jeudi soir le quotidien économique Les Echos. Promesse de campagne d‘Emmanuel Macron, la réforme de l‘assurance-chômage prévoyait  d’étendre l’octroi des Assedic aux travailleurs indépendants. Le dispositif évoqué par Les Echos exclut les microentrepreneurs, ce qui permettrait de limiter à 50.000 ou 60.000 personnes environ le nombre de bénéficiaires par an, ajoute le quotidien économique, qui précise qu‘il s‘agit là d‘une des “options privilégiées mais non encore arrêtée”. “Mis bout à bout, l‘ensemble de ces paramètres conduit à un coût budgétaire qui ne devrait pas dépasser les 250 millions d‘euros par an”, ajoute le journal. “Financés par une cotisation ou par l‘impôt ? Le débat n‘est pas tranché.”M^me interrogation concernant l’indemnisation chômage des démissionnaires. L’extension des droits aux seules personnes démissionnaires représenterait un surcoût annuel pour l’Unedic (l’organisme qui gère cette protection) de 3 à 5 milliards d’euros par an en rythme de croisière, selon les estimations du ministère du Travail révélées par Les Échos. Très loin de l’estimation d’Emmanuel Macron, qui chiffrait sa mesure à 1,44 milliard d’euros pendant sa campagne. La fourchette serait même comprise entre 8 et 14 milliards d’euros la première année, toujours selon le quotidien économique, à cause des effets d’aubaine que la mesure occasionnerait.  L’extension des droits aux seules personnes démissionnaires représenterait un surcoût annuel pour l’Unedic (l’organisme qui gère cette protection) de 3 à 5 milliards d’euros par an en rythme de croisière, selon les estimations du ministère du Travail révélées par Les Échos. Très loin de l’estimation d’Emmanuel Macron, qui chiffrait sa mesure à 1,44 milliard d’euros pendant sa campagne. La fourchette serait même comprise entre 8 et 14 milliards d’euros la première année, toujours selon le quotidien économique, à cause des effets d’aubaine que la mesure occasionnerait.

 

Dépassement des coûts pour la centrale nucléaire d’Hinkley Point

Dépassement des coûts pour la centrale nucléaire d’Hinkley Point

 

Comme déjà supposé,  la centrale nucléaire devrait enregistrer un dérapage des coûts. Un dérapage toutefois à relativiser d’après certains experts dans la mesure où cette centrale est construite pour une soixantaine d’années. La Grande-Bretagne, la France et la Chine ont signé en septembre dernier le contrat de construction de deux réacteurs, un projet initialement évalué à 18 milliards de livres (environ 21 milliards d’euros), après de longues négociations parfois tendues. Samedi, Le Monde fait état d’une « revue de projet », dont les résultats devraient être communiqués au comité stratégique et au conseil d’administration d’EDF en juillet ou après l’été. « Les premières conclusions, non retraitées ni soumises à discussion contradictoire, indiquent qu’il y aura bien un dérapage financier qui pourrait être imputable à la dérive du calendrier, indiquent plusieurs sources proches du dossier », écrit le journal. « Un dérapage chiffré entre 1 milliard et 3 milliards », précise encore Le Monde, qui évoque un démarrage de la centrale « sans doute pas avant 2027″. EDF, pour qui Hinkley Point représente un enjeu majeur sur le plan financier, est appelé à détenir 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investit six milliards de livres pour en acquérir 33,5%.

Air France : le SNPL essaye encore de saboter la compagnie nouvelle à coûts réduits

Air France : le SNPL essaye encore de saboter la compagnie nouvelle à coûts réduits

 

Le syndicat corpo des pilotes SNPL n’a guère apprécié que les pilotes votent en majorité pour le projet de nouvelle compagnie à coûts réduits. Du coup, ils essayent de saboter le projet en demandant des augmentations de salaires qui annuleraient l’intérêt économique de cette nouvelle compagnie. En effet Si la direction d’Air France et le SNPL Air France ont trouvé un accord sur Transavia, on est encore très loin de trouver un terrain d’entente sur les conditions de création d’une nouvelle compagnie à coûts réduits par rapport à Air France (projet Boost) et les mesures sur les conditions de travail permettant d’améliorer un peu la performance d’Air France. D’autant qu’un nouvel élément est intervenu dans la négociation.  le bureau du SNPL Air France a demandé une hausse de rémunération des pilotes de 13% d’ici à 2020, une mesure qui augmenterait les coûts pilotes de 130 millions d’euros par anInterrogé par La Tribune, Emmanuel Mistrali, porte-parole du bureau du SNPL Air France, a confirmé qu’une demande de hausse de rémunération avait été faite mais réfute d’évoquer des chiffres en milieu de négociations n’ont pas abouti. « Il y a eu une baisse de rémunération des pilotes pendant la crise de 15%, pas de hausse de salaire depuis trois ans et cela devrait être la même chose en 2017 puisque les navigants sont exclus des négociations annuelles obligatoires. À un moment, cela suffit. Les pilotes sont prêts à s’investir mais ne sont plus prêts à donner et quand on investit, il y a un retour sur investissement. » Déclare le SNPL. Cette requête interpelle alors que la négociation était censée porter sur des mesures d’économies de la part des pilotes autour de 1,5% par an. Cette demande suscite deux sortes de craintes chez certains salariés de la compagnie. D’abord qu’elle ne plombe les négociations, ce que le bureau du SNPL d’Air France ne verrait pas d’un mauvais œil dans la mesure où il avait appelé les pilotes à voter contre le projet Boost lors d’un référendum lancé en février (les pilotes avaient au contraire voté en faveur de cette filiale à prix réduits). Ensuite, qu’elle ne plombe l’équation économique du projet si la direction accédait aux demandes du SNPL.

Immobilier : « des coûts de construction trop chers » (Alain Dinin)

Immobilier : « des coûts de construction trop chers » (Alain Dinin)

Alain Dinin est l’un des grands spécialistes français du secteur immobilier. (Interview le Figaro)

Pour quelles raisons les prix des logements ne baissent-ils pas?

Alain Dinin - Les prix de construction sont très élevés. Cela est dû à la fois aux taxes, à un excès de normes et au coût du terrain. Prenons l’exemple d’un bien coûtant 120.000 euros. La TVA représente 20 % du prix contre 0 % en Allemagne et 4 % en Italie. Il faut ensuite ajouter 7 % de taxes locales, qui permettront de construire les infrastructures et les écoles ou la crèche obligatoires dans les villes où l’on fabrique des logements supplémentaires.

Par ailleurs, le terrain pèse dans les zones urbaines entre 30 % et 35 % du coût du logement et la marge du promoteur est d’environ 10 %. Pour compléter, bien sûr, restent les coûts de construction et les normes. Au cours des dix dernières années, on a fabriqué 5000 nouvelles normes qui ont un impact considérable sur le prix. Mais c’est aussi le changement permanent des lois qui freine le processus de construction. L’offre est donc faible et les prix ne peuvent pas baisser. Ceux-ci ne sont pas compatibles avec le revenu de nombreux ménages.

Que faudrait-il faire pour rendre la pierre plus abordable?

Alain Dinin - Faire baisser le coût du logement est la question-clé aujourd’hui. La demande est forte car nous avons une croissance démographique continue. Mais depuis trente ans, les mesures mises en place par les différents gouvernements soutiennent essentiellement la demande. On aide les particuliers à devenir propriétaires. Ce qui coûte cher au budget de l’État. Il faudrait donc soutenir l’offre en supprimant ou en réduisant, par exemple, le taux de TVA. Il pourrait passer à 5,5 % ou 10 %, pour les logements neufs destinés aux primo-accédants.

Immobilier : le foncier plombe les coûts

Immobilier : le foncier plombe les coûts

 

 

L’association de consommateurs CLCV mais justement en valeur l’importance du coût du foncier dans le coup de construction. Un coût important en valeur absolue et qui a considérablement augmenté au cours de ces dernières années. Ce coût est très variable puisqu’il se situe dans une fourchette de 10 à 30 % du coût total en fonction de la densité urbaine et de l’équilibre offre demande. Un coup qui ne cesse d’augmenter compte tenu des politiques urbanistiques qui ne cessent de concentrer les populations. Ce coût en augmentation n’est sans doute pas étranger à la crise que connaît l’immobilier et aux problèmes chroniques du manque de solvabilité et primo-accédants notamment. En forte hausse ces dernières années et très variable d’un territoire à l’autre, le coût du foncier constructible renchérit celui des logements, faute d’un marché organisé, dénonce l’association de défense des consommateurs CLCV, qui a saisi l’Autorité de la concurrence pour avis. Dans une étude sur la région Aquitaine publiée mardi, l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) estime que la « forte croissance du prix du foncier et sa grande variabilité » observées, « proviennent notamment de l’absence d’un marché organisé et ouvert ». Forte de ce constat, la CLCV a écrit à la ministre du Logement Sylvia Pinel, pour lui demander de mettre en place un « baromètre local des prix du foncier constructible », sur le modèle de ce que publient les notaires sur les prix des logements anciens. « Parallèlement, notre association saisit l’Autorité de la concurrence pour avis sur le fonctionnement du marché du foncier », ajoute l’association. Entre 2006 et 2013, le coût du foncier a augmenté trois fois plus vite que celui de la construction, note la CLCV: le prix moyen d’un m2 de terrain en France s’est accru de 60% (de 46 à 73 euros), contre +21% pour le prix moyen du m2 de bâti (de 1.031 à 1.244 euros).
En outre, il ressort de l’étude menée par la CLCV dans la région Aquitaine que « la part du foncier dans le prix des logements est très variable selon les territoires ». Selon l’association, « ces écarts ne peuvent s’expliquer par la seule différence d’attractivité du territoire » puisque les prix du foncier et leur part dans le coût du logement sont parfois très différents sur des territoires « a priori très comparables », de par leur densité d’habitat notamment.

Transport aérien : accord chez Lufthansa avec les syndicats pour réduire les coûts

Transport aérien : accord chez Lufthansa  avec les syndicats pour réduire les coûts

 

Lufthansa a confirmé mardi avoir conclu un accord avec le syndicat du personnel navigant UFO pour réduire de 20% les coûts de ses futurs vols long-courriers à petits prix. La compagnie allemande, en pleine restructuration, négocie des réductions de coûts avec plusieurs organisations représentatives du personnel. Les plus délicates portent sur le régime de retraite des pilotes, qui ont observé plusieurs grèves pour faire pression sur la direction. En juillet, le président du directoire de Lufthansa Carsten Spohr avait annoncé son intention de lancer des vols long-courriers à bas tarifs sous une marque distincte pour contrer l’offensive des compagnies aériennes du Golfe et des transporteurs « low cost ». L’accord conclu avec le syndicat UFO permettra à l’entreprise de reconfigurer 14 avions A340-300 où la première classe sera supprimée et la classe affaires réduite, ce qui permettra de desservir des destinations populaires, par exemple dans les Caraïbes, avec moins de personnel à bord. « Cet accord nous permettra de rester concurrentiel sur des liaisons particulièrement sensibles aux tarifs avec un fort pourcentage de voyages privés », déclare dans un communiqué la directrice des ressources humaines Bettina Volkens.

 

 

 

 

 

Coûts du travail : la France toujours plus chère que l’Allemagne

Coûts du travail : la France toujours plus chère que l’Allemagne

Selon les statistiques officielles publiées hier à Berlin, au deuxième trimestre (entre avril et juin), ces coûts en Allemagne ont progressé à leur rythme le plus élevé depuis plus d’un an (+1,7%), alors qu’ils stagnent en France. A la longue, cette tendance va finir par rendre les produits allemands plus chers donc, rendre ceux des autres pays – dont la France – plus compétitifs. Chaque salarié allemand coûte aujourd’hui à son employeur, en moyenne, 33€20 de l’heure contre 35€60 en France.  Entre 2011 et 2013, l’augmentation du coût du travail a atteint 2,7% en Allemagne. Sur la même période en France, la hausse s’est limitée à 1,9%.Outre-Rhin, il y a eu le rattrapage sur les salaires, gagné de haute lutte par les syndicats, après au moins 10 ans de modération. Au passage, on voit là l’efficacité d’un vrai dialogue social. Et puis il faut préparer l’arrivée du salaire minimum au 1er janvier 2015. Cela pousse les charges à la hausse chez nos voisins allemands. Côté français, la stagnation du coût du travail tient en grande partie à la mise en place du CICE, le Crédit Impôt Compétitivité Emploi qui atteindra son rythme de croisière cette année… il faudra ajouter à cela les mesures prises dans le cadre du Pacte de responsabilité. De tous les pays de l’OCDE, la France est le seul où, depuis 15 ans, les salaires augmentent plus vite que la productivité. Aujourd’hui les marges des entreprises françaises sont plus faibles qu’après le choc pétrolier des années 70. Les entreprises ont moins d’argent dans les caisses, donc moins de capacités d’investissements. Dans ce contexte, augmenter les salaires fragiliserait l’édifice encore un peu plus.

Agriculture :  » baisser les coûts de production »(Philippe Mangin)

Agriculture :  » baisser les coûts de production »(Philippe Mangin)

L’agriculture, comme l’industrie comme l’ensemble de l’économie, souffre de surcoûts de production qui freinent l’exportation et au contraire favorisent  les importations. De ce point de vue on peut s’étonner que Hollande n’ait surtout parlé, dans le cadre du pacte de compétitivité, essentiellement de l’industrie (et des services). Témoin le fait que le Medef est considéré comme le principal interlocuteur pour ce pacte. François Hollande a rappelé en arrivant au Salon de l’agriculture, samedi 22 février, qu’il voulait défendre une agriculture “compétitive et durable”. Un objectif que Philippe Mangin, le président des coopératives agricoles de France (Coop), approuve totalement. “Nous partageons complètement cet objectif”, affirme-t-il au micro de RTL. Selon lui, ce serait une bonne chose pour les consommateurs, qui n’ont pas un pouvoir d’achat “extensible”. “On est parfois trop cher”, souligne-t-il. “On a arraché des tas de verger dans la vallée du Rhône parce qu’on n’était pas compétitif”, rappelle Philippe Mangin. Lors des états généraux de l’agriculture qui se sont tenus vendredi, Coop de France a rappelé qu’il “fallait intervenir de toute urgence pour faire baisser nos coûts de production”, explique-t-il. Cette baisse de coût permettrait également de répondre à la demande mondiale. “Chaque fois que nous allons à l’étranger nous sommes attendus, affirme Philippe Mangin. L’image des produits alimentaires français est extraordinaire dans le monde. » Selon lui, “l’agriculture demande à être libérée de beaucoup trop de contraintes pour produire des produits de qualité”. Le président des coopératives agricoles de France s’est par ailleurs félicité de l’arrivée prochaine d’un logo “made in France” pour les produits agricoles.

 




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