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« La course au vaccin : pourquoi ? »

« La course au vaccin : pourquoi ? »

 

L’économiste Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS et chercheur à l’Ecole d’économie de Paris

, montre pourquoi l’industrie pharmaceutique s’est lancée dans la course au vaccin, alors qu’elle n’y avait originellement pas d’intérêt.

Chronique. Quoique sporadiques, plusieurs travaux d’économistes – notamment ceux des Américains Michael Kremer (Nobel 2019) et Christopher Snyder – se sont penchés sur l’économie de la vaccination (« Preventives Versus Treatments », Michael Kremer, Christopher Snyder, The Quarterly Journal of Economics n° 130/3, août 2015). Un des principaux résultats est que l’industrie pharmaceutique préfère investir dans les médicaments – qui permettent de traiter une maladie – plutôt que dans un vaccin – qui permet de l’éviter. Cette préférence découle d’un calcul financier.

Le traitement est en général curatif, alors que le vaccin est essentiellement préventif (le vaccin contre la rage étant un contre-exemple). Une personne déjà malade a besoin d’un traitement ; l’industriel a alors la possibilité de maximiser la capture du surplus de dépense du consommateur ou des acteurs privés et publics qui l’assurent. Pour les maladies au long cours, un traitement curatif garantit en outre une continuité de revenu à l’industrie. Alors que dans le cas d’une maladie transmissible, une vaccination individuelle génère le plus souvent une externalité positive collective en termes de santé publique en réduisant les risques de contamination des tiers : la vaccination, même partielle, peut ainsi totalement épuiser le réservoir de « malades-consommateurs » à traiter.

Ces mécanismes entraîneraient, selon ces économistes, un sous-investissement chronique de l’industrie pharmaceutique dans la recherche sur les vaccins. Même les laboratoires spécialisés dans la production de vaccins seraient peu innovants, se contentant de reproduire des vaccins anciens et de les adapter de manière routinière en cas de mutation, comme pour la grippe saisonnière. D’autant que les fabricants de traitements d’une maladie peuvent utiliser leur capture des régulateurs sanitaires pour allonger les procédures d’homologation et donc le coût de développement d’un vaccin, dissuadant de lancer de tels projets.

Un obstacle demeure : le sous-investissement dans le domaine du vaccin a légué des capacités productives et logistiques limitées

Mais il suffit de briser ces mécaniques en créant les bons schémas incitatifs pour que l’industrie pharmaceutique innove davantage et plus rapidement dans le domaine vaccinal. C’est ce qui s’est passé pour le SARS-Cov2. La découverte en quelques mois de vaccins efficaces ne devrait soulever ni suspicion, ni étonnement, ni admiration car… l’intérêt de l’industrie était cette fois de trouver des vaccins !

 

Estrosi : la course au racisme

Estrosi : la course au racisme

Estrosi  comme Ménard et d’autres sont lancés dans la course au racisme dans la perspective des élections régionales de PACA. C’est maintenant à celui qui sera le plus extrémiste. Il faut séduire l’électeur, dire au besoin n’importe quoi. Certes, on ne peut nier qu’il y ait des problèmes d’intégration et de délinquance  notamment dans le midi pour autant cela n’autorise pas à mettre le débat au niveau du caniveau en appuyant au besoin sur des arguments fallacieux et tordus. Des déclarations en tout cas indignes. Pour justifier ses propos raciste Estrosi s’est planté dans les faits.  Se réjouissant de la relaxe des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger après la mort des deux jeunes Zyed et Bouna en 2005 à Clichy-sous-Bois, le député UMP a estimé ce mardi 19 mai sur i-TÉLÉ que « les familles n’ont qu’à éduquer leurs enfants et faire en sorte qu’ils ne soient pas des délinquants. »   »Malheureusement, ça s’est terminé par un évènement extrêmement triste, la disparition d’un enfant et je comprends qu’une famille puisse être triste. Mais en même temps si l’État, de droite comme de gauche, fait son devoir pour que nous fassions disparaître ces cités de non-droit et qu’il y ait dans notre pays une éducation qui ne conduise pas à de tels comportements, on évitera ces drames » a continué le maire de Nice. Mais de quoi parle-t-il ?   C’est certainement la question que devait se poser le journaliste qui lui a objecté qu’il n’y avait « aucune preuve » que Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, étaient des délinquants. « Mais de quoi parlez-vous? Ils étaient bien en excès de vitesse » a alors répondu Christian Estrosi. « La justice a tranché, elle a donné raison aux policiers », a-t-il martelé. Étant donné que les deux jeunes victimes se sont enfuis à pied à la vue des policiers le 27 octobre 2005, avant de se réfugier dans un transformateur EDF, où ils se sont mortellement électrocutés, il y a fort à parier que l’élu UMP confond cette affaire avec celle de Villiers-le-Bel, survenu en 2007.




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