Archive pour le Tag 'cours'

Démocratie- Quelle légitimité des cours suprêmes ?

Démocratie- Quelle légitimité des cours suprêmes ?

 

 

 

La cour suprême des États-Unis vient notamment de décider du transfert de responsabilité aux Etats concernant le droit à l’avortement. En clair il s’agit de permettre aux états réactionnaires de revenir sur l’ancien principe fédéral qui libéralisait l’avortement . Nombre de pays ont ainsi au-dessus de leur Parlement une cours suprême ou équivalent ayant le dernier mot en matière de droit.

 

En France, le rôle est assuré par le conseil constitutionnel part mais aussi par le Conseil d’État. Comme aux États-Unis, le conseil constitutionnel est pourtant une institution à caractère politique puisque ses membres sont désignés par les politiques. Le conseil d’État, lui est constitué de hauts fonctionnaires.

 

Ces hautes institutions n’ont en fait aucune vraie légitimité démocratique. Elles sont soumises aux mêmes pressions et influences que les autres institutions. Le pire sans doute ce qu’elles ont intervenir sur des sujets en général très brûlants mais complexes et pour lesquels elles n’ont pas de vraies compétences techniques et même sociétales. Ces institutions sont supposées être indépendantes, ce qui évidemment n’est jamais le cas. Dès lors se pose la question du maintien d’organisations superfétatoires et archaïques.

Démocratie- Quelle légitimité des cours suprêmes en France et ailleurs ?

DémocratieQuelle légitimité des cours suprêmes en France et ailleurs ?

 

 

 

La cour suprême des États-Unis vient notamment de décider du transfert de responsabilité aux Etats concernant le droit à l’avortement. En clair il s’agit de permettre aux états réactionnaires de revenir sur l’ancien principe fédéral qui libéralisait l’avortement . Nombre de pays ont ainsi au-dessus de leur Parlement une cours suprême ou équivalent ayant le dernier mot en matière de droit.

 

En France le rôle est assuré par le conseil constitutionnel part mais aussi par le Conseil d’État. Comme aux États-Unis, le conseil constitutionnel est pourtant une institution à caractère politique puisque ses membres sont désignés par les politiques. Le conseil d’État, lui est constitué de hauts fonctionnaires.

 

Ces hautes institutions n’ont en fait aucune vraie légitimité démocratique. Elles sont soumises aux mêmes pressions et influences que les autres institutions. Le pire sans doute ce qu’elles ont intervenir sur des sujets en général très brûlants mais complexes et pour lesquels elles n’ont pas de vraies compétences techniques et même sociétales. Ces institutions sont supposées être indépendantes, ce qui évidemment n’est jamais le cas. Dès lors se pose la question du maintien d’organisations superfétatoires et archaïques.

Quelle légitimité des cours suprêmes en France et ailleurs ?

Quelle légitimité des cours suprêmes ?

 

 

 

La cour suprême des États-Unis vient notamment de décider du transfert de responsabilité aux Etats concernant le droit à l’avortement. En clair il s’agit de permettre aux états réactionnaires de revenir sur l’ancien principe fédéral qui libéralisait l’avortement . Nombre de pays ont ainsi au-dessus de leur Parlement une cours suprême ou équivalent ayant le dernier mot en matière de droit.

 

En France le rôle est assuré par le conseil constitutionnel part mais aussi par le Conseil d’État. Comme aux États-Unis, le conseil constitutionnel est pourtant une institution à caractère politique puisque ses membres sont désignés par les politiques. Le conseil d’État, lui est constitué de hauts fonctionnaires.

 

Ces hautes institutions n’ont en fait aucune vraie légitimité démocratique. Elles sont soumises aux mêmes pressions et influences que les autres institutions. Le pire sans doute ce qu’elles ont intervenir sur des sujets en général très brûlants mais complexes et pour lesquels elles n’ont pas de vraies compétences techniques et même sociétales. Ces institutions sont supposées être indépendantes, ce qui évidemment n’est jamais le cas. Dès lors se pose la question du maintien d’organisations superfétatoires et archaïques.

Sport international : l’exclusion de la Russie en cours partout

Sport international : l’exclusion de la Russie en cours partout

 

Déjà fortement suspecté de dopages  systématiques, les sportifs russes pourraient bien être exclus pendant un bon moment des épreuves internationales en raison de l’invasion de l’Ukraine.

  • La Fédération internationale de football a annoncé la suspension des sélections nationales et des clubs russes « jusqu’à nouvel ordre ». Hôtes du dernier Mondial en 2018, les Russes sont donc exclus de l’édition 2022 au Qatar, pour laquelle ils devaient disputer des barrages. Le comité exécutif de l’UEFA se réunira prochainement pour décider de l’impact de l’exclusion de l’équipe russe sur l’Euro féminin prévu en juillet.
  • Le Comité international olympique a recommandé de bannir les Russes et les Biélorusses des compétitions sportives.
  • Ces derniers jours, la Fédération internationale de ski a annoncé l’annulation de toutes ses compétitions en Russie et la Fédération internationale de biathlon (IBU) avait banni hymnes et drapeaux de la Russie et de la Biélorussie. En réponse, les Russes ont mis un terme à la saison de leurs biathlètes.
  • Les fédérations suédoise et norvégienne de ski ont fait savoir que les sportifs russes n’étaient pas les bienvenus sur leurs territoires pour les épreuves de mars. Les autorités britanniques ont, elles, prévenu que « les sélections nationales » russes et biélorusses étaient persona non grata. Les basketteurs biélorusses en ont déjà fait les frais.
  • La Fédération internationale de hockey sur glace a décidé de suspendre toutes les équipes nationales russes et biélorusses, ainsi que tous les clubs de ces deux pays, de toute participation dans ses compétitions dans toutes les catégories d’âge « jusqu’à nouvel ordre ». La Russie, dont la présence aux Mondiaux en mai en Finlande est désormais menacée, s’est vue en outre privée des droits d’organisation du championnat du monde junior prévu en 2023.
  • World Rugby a de son côté suspendu « jusqu’à nouvel ordre » la Russie et la Biélorussie, ce qui entraîne la fin des minces espoirs russes de qualification à la Coupe du monde de rugby, qui se disputera l’année prochaine en France.
  • Le Grand Prix de Russie de Formule 1 prévu à Sotchi a été retiré du calendrier. L’écurie américaine Haas a de son côté remis en cause son partenariat avec son sponsor russe Uralkali. Et l’avenir en F1 de Nikita Mazepin, fils d’un dirigeant d’Uralkali, qui devait piloter une des deux monoplaces, semble remis en question.
  • Les escrimeurs ukrainiens, qui devaient affronter dimanche les Russes en Coupe du monde par équipes de fleuret au Caire, se sont retirés de la compétition. Vêtus en jaune et bleu, les membres de l’équipe masculine ont brandi des pancartes : « Arrêtez la Russie ! Arrêtez la guerre ! ».
  • Les quatre grandes fédérations de la boxe n’autoriseront plus de combats en Russie.
  • La Fédération internationale de natation a annulé les Mondiaux juniors de Kazan en août et prévenu qu’aucune compétition ne serait tenue en Russie.
  • La participation des trois clubs russes alignés en Euroligue de basket a été suspendue lundi et leurs résultats pourraient être annulés « si la situation n’évolue pas dans la bonne direction ».
  • Prévus du 26 août au 11 septembre, les mondiaux de volley-ball semblent menacés même si la fédération internationale n’a pas encore réagi. Polonais et Français, respectivement champions du monde et olympiques, ont prévenu qu’ils seraient forfait si la compétition était maintenue en Russie.

États-Unis : un krach boursier en cours( le Monde)

États-Unis : un krach boursier en cours( le Monde)

 

La correction subie par Wall Street entre le 18 et le 21 janvier n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.(extrait)

 

Chronique. 

Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

krach boursier en cours aux Etats-Unis

krach boursier en cours aux Etats-Unis

 

La correction subie par Wall Street entre le 18 et le 21 janvier n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique.(extrait)

 

Chronique.

Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

Bourse: comme prévu la correction est en cours

Bourse: comme prévu la correction est en cours

Après l’envolée évidemment très excessive des cours en fin d’année 2021, la situation se régularise avec une vague de prises de bénéfices qui provoquent la correction. Par exemple le Nasdaq plonge de 11% depuis le début de l’année, sa pire performance depuis 2008. Comme d’habitude la bourse va suivre en France. Elle a encore lâché 1,75 % lors de la dernière séance et presque toutes les valeurs étaient dans le rouge. Le phénomène va encore continuer et on risque de repasser rapidement sous la barre des 7000 points.

La bourse de Paris avait enregistré un record de progression au cours de l’année dernière de l’ordre de 30 %. Une évolution complètement anachronique par rapport aux résultats économiques effectifs des entreprises. Surtout la conséquence des masses de liquidités déversées par la banque centrale et qui ne sont pas toutes affectées ensuite aux investissements ou même au soutien de l’exploitation des entreprises. Une grande partie de cet argent gratuit s’est trouvée impliquer dans ce qu’on peut appeler une vraie spéculation.

 

On enregistre donc un coup de déprime sur les marchés américains vendredi. L’année avait déjà mal commencé, avec la remontée des taux longs américains et une plus forte aversion au risque mais la place de New York a connu une sévère correction en fin de semaine. Le Dow Jones a perdu 1,3% dans la journée, le S&P 500 près de 1,9% et, le Nasdaq, lanterne rouge des marchés, 2,72% ! A noter que les marchés européens ne sont pas en meilleure forme, avec la plus forte consolidation vendredi depuis novembre dernier, lors de la reprise de la pandémie.

C’est bien sûr le Nasdaq qui concentre les inquiétudes. L’indice des valeurs technologiques a perdu 11% depuis le début de l’année, ce qui le rapproche de sa pire performance depuis la crise financière de 2008. Les signaux négatifs s’accumulent et l’indice a même cassé à la baisse sa moyenne mobile à 200 jours, une première depuis avril 2020, en pleine tempête sanitaire.

Covid France: Raz-de-marée en cours avec plus de 200 000 cas

 

 

Covid France: Raz-de-marée en cours avec plus de 200 000 cas

Officiellement la France a enregistré plus de 200 000 contaminés en 24 heures ; un véritable raz-de-marée qui témoigne qu’on est en train de perdre le contrôle de la pandémie cela d’autant plus que ce chiffre de contaminés est très approximatif. Sur la tendance on pourrait atteindre 500 000 contaminés en peu de jours.

« 208.000 Français ont été testés positifs ces dernières 24 heures« , « des chiffres qui donnent le vertige« , a alerté le ministre de la Santé dès mercredi après-midi. 208.099 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés ces dernières 24 heures en France, a confirmé Santé publique France dans la soirée. Auditionné devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Olivier Véran s’est alarmé de la dégradation sanitaire, insistant sur le fait que tout le pays est touché : « Il y en a partout, dans tous les territoires, tous les milieux« , a-t-il précisé.

Les indicateurs de l’épidémie ne cessent de se dégrader depuis plusieurs semaines, en partie à cause du variant Delta « qui n’a pas dit son dernier mot » et d’un autre variant, Omicron, plus contagieux. Sa diffusion rapide sur tout le territoire ne peut pas être qualifiée de vague mais de « raz-de-marée » selon Olivier Véran.

Selon les calculs du ministre de la Santé, « chaque seconde dans notre pays, plus de deux Français sont diagnostiqués positifs au Covid-19« . Cela représente, au total, « probablement plus d’un million de Français positifs actuellement au coronavirus » et « 10% de la population française cas contact« . Aucune classe d’âge n’est épargnée par cette cinquième vague, même si le variant Omicron « est plus répandu chez les moins de 60 ans« .

Pour l’heure, le variant Omicron n’a pas de forte incidence à l’hôpital, mais l’exécutif scrute la situation sanitaire chez nos voisins, comme en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni. « Il y aurait une baisse de 50 à 70% des hospitalisations avec le variant Omicron, les hospitalisations seraient plus courtes » et les besoins en oxygène moins importants, admet Olivier Véran. Il faut aussi prendre en compte la contagiosité du variant. Mathématiquement, « si vous avez un variant qui est trois fois moins dangereux, mais que vous avez six ou sept fois plus de cas, l’impact sanitaire se fait de toute façon ressentir« .

Carburant : les cours du pétrole baissent mais les prix du carburant demeurent élevés

 

Carburant : les cours du pétrole baissent mais les prix du carburant demeurent élevés

Le phénomène d’évolution des prix du carburant est bien connu. Quand les cours du pétrole augmentent, la hausse des prix du carburant est à peu près immédiate. Inversement quand les cours du pétrole sont à la baisse il faut attendre des semaines pour que le prix du carburant diminue. Pour preuve de tout cela ,c’est quand les prix du pétrole sont au plus haut que les sociétés pétrolières gagnent le plus d’argent. Pourtant ces derniers temps les prix du baril de pétrole sont passés en deux de 80 $ mais les prix du carburant sont toujours à des niveaux records.

En moyenne, le gazole se vendait à 1,5560 euro le litre, contre 1,5577, la semaine précédente. Il frôlait alors son niveau record atteint à la mi-octobre (1,5583 euro le litre), peu avant que le gouvernement n’annonce une « indemnité inflation » de 100 euros pour plus de 38 millions de personnes face au renchérissement du coût de la vie.

De son côté, le super SP95-E10, essence la plus consommée en France, a en revanche très légèrement augmenté la semaine dernière, à 1,6351 euro le litre, contre 1,6327 la semaine précédente. Un tarif qui reste assez proche du record enregistré début novembre, avec un SP95-E10 à 1,6358 euro le litre.

Depuis début octobre, le prix moyen du SP95-E10 n’est pas retombé sous le seuil symbolique de 1,6 euro le litre, un niveau jamais atteint jusqu’ici.

Le gazole n’avait de son côté pas connu une période prolongée au-dessus de 1,5 euro le litre depuis novembre 2018.

Pétrole : une stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours

Pétrole : une stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours

 

La stratégie de communication des États-Unis pour faire baisser les cours en puisant dans ses réserves n’a aucune chance d’aboutir, a jugé sur franceinfo Thierry Bros, spécialiste de l’énergie et professeur à Sciences Po Paris.

: A-t-on déjà vu ce genre d’opération ?

Thierry Bros : Non, c’est assez unique. Normalement, c’est fait à un niveau plus élevé, lorsqu’il y a une rupture dans la sécurité des approvisionnements, et de façon coordonnée dans l’ensemble des pays de l’OCDE, donc des pays riches. Le président Joe Biden veut réduire la température sur les marchés pétroliers. Il souhaite que le pétrole n’aille pas au-delà des 85 dollars par baril et il y a pour cela plusieurs remèdes. Il a essayé celui-là après en avoir essayé deux autres auparavant. Il a tenté de demander à l’Orgnisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de produire plus et reçu une réponse négative. Il a essayé de voir s’il y avait eu des manipulations de marché aux Etats-Unis, ce qui semble assez peu probable. Enfin, vous avez la solution mise en place aujourd’hui. Malheureusement, on le voit dans les cours, cela ne résout pas le problème puisque le prix du baril de pétrole remonte. Cela n’a d’ailleurs aucune chance de fonctionner. C’est plus de la communication que quelque chose qui va soigner cette température. Il n’y a qu’un seul remède, c’est de faciliter à nouveau la production de pétrole et gaz aux Etats-Unis, qui est un grand pays producteur. Mais le premier geste de l’administration Biden à son arrivée a été d’arrêter le projet de pipeline qui devait descendre du pétrole du Canada aux États-Unis.

Pourquoi le grand pays producteur de pétrole que sont les États-Unis aurait-il un intérêt à ce que le prix du baril ne soit pas trop haut ?

Pour les électeurs, puisqu’à la fin, ce sont les électeurs qui votent ! Aux Etats-Unis, la hausse des prix que l’on a vue dans cette dernière année se répercute à 100% à la pompe. Cette alliance est aussi un message qui est envoyé aux pays du Golfe. La Chine n’a pas dit combien elle allait sortir de barils de ses réserves et on peut imaginer que les barils chinois resteront en Chine. Ce que les Américains veulent remettre sur le marché, entre décembre et avril de l’année prochaine, c’est l’équivalent d’une demi-journée de consommation mondiale. C’est donc plus de la communication que quelque chose de vraiment coordonné.

Qu’est-ce qui pourrait agir sur les pays du Golfe ou sur les cours mondiaux pour qu’il y ait une baisse ?

Pour cela, il faut relancer l’investissement et comprendre que, dans cette transition énergétique, on va avoir besoin de plus d’énergie. Le dogme qui voudrait qu’on baisse notre consommation d’énergie est faux. C’est un peu comme la baisse des impôts, cela ne se voit que très rarement. Il faut donc intégrer le fait qu’on aura besoin de plus d’énergies et donner ce signal pour que les investissements dans les pays du Golfe, en Russie et aux Etats-Unis puissent se faire afin que l’on puisse récupérer ce pétrole, ce gaz et cette énergie renouvelable à des prix acceptables pour nos concitoyens.

Catastrophes dans les deltas : Une sémiotique de la catastrophe en cours

Entretien avec le philisophe Matthieu Duperrex   dans le « Monde » (extrait)

 Philosophe, cofondateur du collectif « Urbain, trop urbain », Matthieu Duperrex est docteur en arts plastiques et auteur multimédia. Enseignant-chercheur à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille, il est l’auteur de Voyages en sol incertain. Enquête dans les deltas du Rhône et du Mississippi (Wildproject et La Marelle, 2019) et le commissaire de nombreuses expositions, ainsi que du festival d’idées Le Cours de l’eau, la cour et l’eau, qui s’est déroulé au centre d’art La Cuisine, à Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne), du 27 au 31 juillet 2021. 

 

 

Pourquoi cet attrait, à la fois sensoriel, philosophique et poétique pour ces milieux hybrides que sont les deltas ?

Les grands deltas fluviaux sont, presque partout à la surface de la planète, des territoires en forte bascule écologique : érosion du littoral, subsidence [affaissement] des sols, salinisation, concentration des pollutions, perte de diversité biotique, risques de submersion… Ce sont, pour moi, des paysages « sentinelles », où l’on peut développer une sémiotique de la catastrophe en cours. L’entrelacement devenu inextricable du géologique et de l’historique, du non-humain et de l’humain, peut y être perçu de façon plus intense qu’ailleurs.

Pour le Rhône et le Mississippi, qui sont deux grands fleuves « travailleurs » – c’est-à-dire qui charrient des sédiments à une échelle continentale – , je me suis intéressé à la façon dont les entités vivantes, animales et végétales, pouvaient témoigner de cet état d’incertitude et de « mal assurance » d’un sol qui hérite d’une longue histoire géologique et organique et devrait normalement garantir la capacité du vivant à se perpétuer. Mais cela n’est plus aussi automatique, c’est ce que les deltas nous enseignent. Comme le dit le philosophe Bruno Latour, nous sommes en pleine crise de l’engendrement !

 

Comment peut-on élaborer une nouvelle éthique de la nature dans ces terres fortement altérées par la société industrielle ?

Je dis parfois que nous résidons dans le « crassier », terme qui désigne généralement les rebuts et scories de production de processus d’extraction, de raffinage ou de transformation de la matière. Si l’image est forte, elle n’en est pas moins exacte au sens où il n’existe pas de cercle vertueux, exempt de déchets, dans la création d’objets, de valeurs, de ressources pour la continuité des établissements humains. Il y a toujours une « part maudite », comme l’écrivait Georges Bataille.

Tesla : risque de chute des cours (Michael Burry)

Tesla : risque de chute des cours (Michael Burry)

Michael Burry. Prédit la chute des cours de Tesla ,  la tête du hedge fund Scion Capital, il s’était enrichi en en pariant avant tout le monde sur l’effondrement des marchés financiers.

Le financier constate une évolution financière assez dangereuse de Tesla avec la valeur des actions Tesla, passées en un an de 172 à 628 de dollars lundi 31 mai à l’ouverture.

Les résultats financiers de tesla ne sont pas dus seulement à la vente de voitures électriques mais au business de vente des droits carbone. Or les besoins des entreprises en matière de droits carbones vont s’effondrer et les revenus de Tesla correspondant avec.

Sans les droitscarbones, le groupe californien repasserait gravement dans le rouge. En 2020 ses revenus tirés des crédits carbones ont atteint 1,58 milliard de dollars, le double du bénéfice net (721 millions de dollars). Michael Burry fait donc le pari que la situation économique de Tesla pourrait rapidement redevenir négative, ce qui détournerait les investisseurs du titre et le ferait plonger.

Birmanie : la répression sanglante en cours

Birmanie : la répression sanglante en cours

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Fort du soutien scandaleux de la Russie et de la Chine, les militaires de la junte passent à la vitesse supérieure en matière de répression. Jusque-là ils avaient surtout procédé à des arrestations arbitraires (autour de 500) maintenant ils répriment  par la force les manifestants dans la rue. Ainsi on compte déjà deux morts  et des blessés, certains même touchés par des balles réelles.

«Vingt personnes ont été blessées et deux sont mortes», a déclaré Ko Aung, un chef du service d’urgence bénévole de Parahita Darhi.

Plus d’une quinzaine de jours de manifestations et une campagne de désobéissance civile de grèves et de perturbations ne montrent aucun signe de disparition. Les opposants au coup d’État sont sceptiques quant à la promesse de l’armée de tenir une nouvelle élection et de donner le pouvoir au vainqueur.

Les manifestants réclament la restauration du gouvernement élu et la libération de Suu Kyi et d’autres. Ils ont également appelé à l’abrogation d’une constitution de 2008 qui a assuré à l’armée un rôle majeur en politique depuis près de 50 ans de régime militaire direct qui ont pris fin en 2011.

L’armée a repris le pouvoir après avoir allégué une fraude lors des élections du 8 novembre mais  commission électorale avait rejeté les plaintes pour fraude.

Néanmoins, l’armée affirme que son action est conforme à la constitution et qu’elle est soutenue par une majorité de la population. L’armée a accusé les manifestants d’avoir incité à la violence.

Suu Kyi fait face à une accusation de violation d’une loi sur la gestion des catastrophes naturelles ainsi que d’importation illégale de six radios talkie-walkie ! L’Association d’assistance pour les prisonniers politiques du Myanmar a déclaré que 546 personnes avaient été arrêtées, dont 46 libérées, vendredi.

États-Unis–Capitole : 170 enquêtes criminelles en cours

États-Unis–Capitole : 170 enquêtes criminelles en cours

Des centaines voire des milliers de participants à l’opération de sédition encouragée par le président actuel au Capitole feront l’objet de poursuites judiciaires. Le procureur américain Michael Sherwin, par intérim à Washington, DC, a déclaré que son bureau s’attend à ce que des centaines de personnes soient finalement inculpées alors que le Federal Bureau of Investigation examine plus de 100000 photos et vidéos des troubles – dont certaines ont été prises par des participants alors qu’ils cassaient des fenêtres et volaient des choses.

«La portée et l’ampleur de cette enquête et de ces cas sont vraiment sans précédent, non seulement dans l’histoire du FBI, mais probablement dans l’histoire du DOJ», a déclaré Sherwin lors d’une conférence de presse. «Les terrains du Capitole à l’extérieur et à l’intérieur sont … une scène de crime.

Sherwin a déclaré que 70 affaires pénales avaient été déposées à ce jour, mais il a prédit que des centaines d’affaires sortiraient de l’enquête.

« Nous examinons des cas de crime importants liés à la sédition et au complot », a déclaré Sherwin, notant que son bureau a lancé une force de grève dont les ordres de marche sont de construire des affaires criminelles autour de telles accusations.

Il a ajouté que d’autres forces de frappe ont été constituées pour se concentrer sur les agressions contre les forces de l’ordre et les membres des médias.

«L’éventail des comportements criminels est vraiment … inégalé dans aucun type de scénario que nous ayons vu», a déclaré Sherwin, notant que cela va de la «simple intrusion» et du «vol de courrier» au «meurtre criminel et même civil droits de la force excessive. »

Google États-Unis : procédure antitrust en cours

Google États-Unis : procédure antitrust en cours 

Les procédures antitrust engagées contre Google se multiplient aux États-Unis. Un groupe d’Etats américains prévoient de déposer plainte dès le mois prochain contre Google pour des accusations de pratiques anticoncurrentielles.

Cette procédure imminente viendrait s’ajouter à la plainte déposée en octobre par le département américain de la Justice et onze Etats, qui reprochent au géant du numérique d’enfreindre la loi en abusant de sa position sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne pour nuire à ses concurrents.

Google a rejeté les accusations formulées à son encontre, déclarant que sa position dominante découlait des préférences des consommateurs.

Le  groupe d’Etats – Colorado, Iowa, Nebraska, New York, Caroline du Nord, Tennessee et Utah – prévoit  de déposer leur requête vers la mi-décembre.

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

La direction de Veolia s’est lancée dans une offensive brutale vis-à-vis de Suez qui risque de durer des mois. Il y a évidemment les aspects juridiques et déjà Suez conteste la régularité de l’opération de rachat des actions d’Engie dans Suez. Il y a des aspects politiques qui vont sans doute amener le gouvernement à s’impliquer de façon un peu plus sérieuse dans le dossier notamment concernant les conséquences de perte de maîtrise éventuelle de la gestion de l’eau.

Une gestion de l’eau qui pourrait se passer dans les mains d’un fonds d’investissement y compris étranger. En effet Veolia devra vendre nombre d’actifs pour satisfaire Bruxelles en matière de concurrence. Des actifs qui ne concerneront pas seulement l’activité eau de Suez. Or il y a une certaine cohérence entre la gestion de l’eau , la gestion des déchets et le recyclage. Nombre de collectivités passent des contrats globaux pour l’ensemble de ses activités avec le même opérateur. Les perspectives de regroupement qui entraîneront des doublons partout vont se traduire par la suppression d’emplois et de structures dans Suez qui vont améliorer sa compétitivité. Du coup, la bourse anticipe ces améliorations et fait monter le cours de Suez. L’inverse pour Veolia qui a dépensé 3 milliards pour les actions détenues par Engie mais dont on n’est pas sûr de l’utilité si l’opération ne se fait pas.

A la Bourse de Paris, l’action Suez gagnait dans la matinée 4,31% à 16,065 euros. La valeur a grimpé de plus de 30% depuis la déclaration d’intérêt de Veolia fin août.

Dans le même temps, l’action Veolia a reculé de 2,6%. Le titre avançait mardi de 0,75% tandis qu’Engie progressait de 1,34%.

Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

La situation devient catastrophique dans certains Etats surtout du Sud dont certains d’ailleurs ont décidé  de confinements prématurés «Nous avons un problème grave dans certaines zones», a averti le docteur Fauci, l’expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie. Cette évolution inquiétante des chiffres en hausse nourrit aussi des inquiétudes maintenant en Europe compte tenu de la très grande mobilité des biens et des personnes entre la zone américaine et l’Europe. L’Europe qui pensait avoir maîtrisé l’essentiel de la crise et qui désormais ne peut écarter l’hypothèse d’une seconde vague pour l’essentiel importé d’Amérique notamment des États-Unis. Les mauvaises nouvelles américaines émanent du Sud, là où nombre de gouverneurs avaient suivi l’appel du président Donald Trump à rouvrir l’économie. D’une certaine manière les États-Unis sont confrontés maintenant à une double crise une crise économique avec conséquences des vagues de licenciements dans plusieurs secteurs mais aussi une crise sanitaire incontrôlée, les deux aspects interagissant entre eux. Il est clair que la politique irresponsable du président américain a largement influencé le laxisme de la politique sanitaire américaine. D’abord parce que le risque lui-même à été contesté par le président américain. Ensuite il n’a pas voulu impulser le confinement qui aurait limité l’expansion de la maladie enfin parce que préoccupé par le tassement économique il a voulu réouvrir prématurément toutes les activités, les activités économiques bien sûres mais aussi sociales et plus généralement sociétale. Une erreur qui pourrait lui coûter très cher leur de la prochaine élection américaine. Concentrés au Texas, en Oklahoma, Floride, Georgie, Caroline du Sud et Alabama, 36.880 nouveaux cas positifs au coronavirus ont été recensés mercredi, essentiellement des jeunes contaminés dans les bars et lors de rassemblements publics sur les plages ou en discothèque. À Houston, Texas, une ville pourtant richement pourvue en établissements médicaux, les services hospitaliers fonctionnaient à 97 % d’occupation des lits équipés de respirateurs et courent le risque d’être submergés dans les tout prochains jours.

Cruelle ironie, les États «parias» au début de la propagation du virus, New York et le New Jersey, sont aujourd’hui ceux qui ont décidé d’imposer une quarantaine à l’encontre des voyageurs originaires des États touchés à leur tour. Les résidents de neuf États en particulier, ainsi que les New-Yorkais rentrant chez eux après un long exil de trois mois à la campagne, sont visés par cette obligation, annoncée mercredi par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, encadré par ses homologues du New Jersey et du Connecticut. Tous trois tablent sur les déclarations de foi et l’honnêteté des voyageurs concernés, les dénonciations des réfractaires et des amendes substantielles pouvant s’élever à 2000, voire 10.000 dollars, pour faire appliquer une telle quarantaine.

L’«Empire State», qui a subi la pire hécatombe du pays avec plus de 25.000 morts (pour un total de 121.000 dans tout le pays), fait partie des trois seuls États à l’heure actuelle qui semblent avoir réussi à contrôler la pandémie. Trois mois auparavant, lorsque New York en état de siège, affrontait un nouveau «Pearl Harbor», la Floride et le petit État de Rhode Island (nord-est) avaient imposé des restrictions similaires aux New-Yorkais fuyant la métropole pour se réfugier dans leurs résidences secondaires.

 

«  ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance en matière de tests, a déclaré le sénateur du Texas John Cornyn, un fidèle de Trump. Je pense qu’il nous faut élargir ce soutien fédéral pour le Texas, du moins tant que nous n’aurons pas dompté cette envolée des cas positifs».

En Floride, où 5508 nouveaux cas ont été recensés mercredi, les sénateurs républicains Rick Scott et Marco Rubio ont eux aussi pris le contre-pied du chef l’État, intimant à leurs administrés de porter un masque en permanence et rappelant qu’une telle mesure est exclusivement sanitaire, et non politique. Le «Sunshine State» mais aussi le Texas ont annoncé vendredi la fermeture des bars et débits de boisson pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Cette embardée ne touche pas que les imprudents États «rouges» (conservateurs) du Sud. La Californie enregistre, elle aussi, une recrudescence notable des cas de coronavirus et pourrait être ajoutée à la liste des États justifiant une mise en quarantaine à New York et dans ses environs. Selon le gouverneur Gavin Newsom, le nombre de patients hospitalisés en lien avec une infection au Covid-19 a bondi de 32% au cours des deux dernières semaines, pour atteindre 4.240 personnes. Mercredi, le parc d’attractions Disneyland, situé à Anaheim près de Los Angeles, a annoncé que sa réouverture initialement envisagée le 17 juillet, était reportée sine die. Gavin Newson a demandé -mais pas ordonné- vendredi au comté d’Imperial, à la frontière mexicaine, d’imposer de nouveau un confinement à ses 175.000 habitants («stay at home order»), alors qu’il est apparu que le taux de contamination de sa population est de 23%, contre 5,7% à l’échelle nationale.

Cité en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, le «Golden State» doit désormais faire face à une préoccupante recrudescence de cas de Covid-19, notamment chez les jeunes. Premier Etat à avoir ordonné un confinement général fin mars, la Californie a aussi mis le paquet sur sa capacité à tester les malades potentiels, élément clef pour juguler l’épidémie. Les causes probables de cette rechute sont difficiles à pointer précisément du doigt, mais les regards convergent vers un relâchement des comportements, en particulier chez les plus jeunes. «Nous ne pouvons pas continuer comme nous l’avons fait ces dernières semaines», a averti le gouverneur Newsom, qui a rendu le port du masque obligatoire dans tout l’Etat depuis la semaine dernière.

Officiellement, les consignes interdisent toujours aux membres de différents foyers de se retrouver dans un même espace clos. Mais avec la réouverture progressive de l’économie, restaurants et salles de sports inclus, les Californiens ont depuis longtemps recommencé à se retrouver pour des anniversaires, des barbecues ou des sorties à la plage. «Je ne suis pas naïf, les gens se mélangent et cela accroît la propagation de ce virus», a lancé Gavin Newsom. «Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres et que nous mettons des vies en danger», a-t-il insisté.

Les patients infectés sont «de plus en plus jeunes», s’est inquiété le gouverneur, qui s’est adressé directement à eux: «Vous êtes jeunes, donc vous vous sentez un peu invincibles. Mais avec tout le respect que je vous dois, cet état d’esprit est souvent égoïste.»«Même s’ils ne sont pas les plus à risque pour des formes graves de la maladie, ils sont les plus à risque pour la propager», a mis en garde le Dr Barbara Ferrer, responsable de la santé pour le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie.

Autre élément pouvant expliquer l’augmentation de la diffusion du virus: les manifestations anti-racistes dénonçant la mort de George Floyd sous le genou d’un policier fin mai, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes pendant de longues heures, souvent sans distanciation physique. Même s’il est difficile de l’assurer, «je veux dire qu’il est très probable, étant donné la hausse que nous voyons, qu’il s’agisse de gens qui ont pu se trouver dans une foule durant l’une des manifestations», a déclaré le Dr Ferrer.

«Je ne pense pas que l’Etat de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture», a déclaré récemment le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. «Si vous ne gardez pas vos distances, que vous ne portez pas de masque, que vous rouvrez trop tôt, vous allez assister à un pic du nombre de cas, ça n’a rien de sorcier», renchérit le Pr Anne Rimoin, épidémiologiste et spécialiste en santé publique de l’université UCLA à Los Angeles. «La réalité, c’est que nous allons avoir bien plus de cas et beaucoup plus de morts si nous ne faisons pas tous attention», résume cette spécialiste du virus Ebola.

Céréales : du yo-yo dans les cours

Céréales : du yo-yo dans les cours

Sous l’effet de l’évolution des relations conflictuelles entre les États-Unis et la Chine les céréales enregistrent des effets de yo-yo sur les prix. Il faut en plus ajouter les incertitudes relatives à la météo. Il est clair que la Chine représente un marché considérable et que le volume de ses commandes influence les cours. Ceci étant,  la Chine peut bloquer pendant un moment certaines commandes mais elle a de tels besoins qu’ inévitablement elle devra le moment venu recommencer à commercer avec ses fournisseurs actuels de produits agricoles

 

Selon l’agence Bloomberg, la Chine a demandé aux entreprises publiques de mettre un terme à leurs commandes de soja, coton et porc américains. Cette décision pourrait remettre en cause l’accord commercial partiel signé par les deux parties mi-janvier, par lequel Pékin s’est entre autres engagé à doper ses commandes de produits agricoles en provenance des États-Unis.

«C’est peut-être une manoeuvre politique de Pékin pour essayer de faire baisser les prix et pouvoir profiter de cours plus bas», avance Brian Hoops de Midwest Market Solutions. Mais la suspension des commandes chinoises, si elle se confirme, «ne devrait être que temporaire dans la mesure où la Chine a suffisamment de réserves pour le moment mais ne pourra pas rester longtemps sans acheter plus de produits», ajoute le spécialiste. Ces développements incitent en tout cas «les acteurs du marché à la prudence».

En outre des produits agricoles sont devenus comme d’autres matières premières des objets de spéculation qui n’obéissent  pas seulement à des considérations économiques rationnelles. D’où des anticipations parfois surprenantes d’investisseurs qui n’ont d’autre objet que de jouer sur le cours de produits qui passent ainsi de main en main. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé lundi à 3,2400 dollars contre 3,2575 dollars vendredi (-0,54%).

Le boisseau de blé pour livraison en juillet, le plus actif, a fini à 5,1550 dollars contre 5,2075 dollars à la précédente clôture (-1,01%).

Le boisseau de soja pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé à 8,4100 dollars contre 8,4075 dollars la veille (+0,03%).

 

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

 

Dans un contexte de canicule, on s’est évidemment réjoui d’une récolte assez exceptionnelle pour les blés en 2019. Les céréales n’ont en effet pas eu trop à souffrir de la sécheresse qui est intervenue un peu avant les moissons. Du coup les céréaliers ce réjouissaient de cette situation. Le problème c’est que les moissons ont été également exceptionnelles dans bien d’autres pays et en particulier dans les pays de l’Est. Une année m^me exceptionnelle pour les moissons. Pour la France malgré la sécheresse, les 250 000 céréaliers ont récolté 38,2 millions de tonnes de blé tendre, la principale céréale cultivée dans le pays. Il s’agit du meilleur résultat après le record de 2015. Pourtant, les agriculteurs sont inquiets car les moissons ont été très bonnes aussi dans les pays de l’Est et les récoltes massives font baisser les prix. Il est probable que compte tenu de l’offre disponible les prix des céréales et en particulier du blé seront inférieurs en 2009 à ce de 2018, une baisse de l’ordre de 40 euros (Blé tendre 09/2019 165,5€, Chicago au 20 aout).

Ce qui est énorme compte tenu déjà de la baisse de rentabilité en France. Du coup nombre de céréaliers, les petits et moyens, risquent  de voir leur situation encore se détériorer. Cela pose évidemment la question du mode de production industrielle (en 2019 le rendement est près de 80 quintaux à l’hectare pour le blé tendre). Il y a la concurrence des pays de l’Est qui fausse les conditions par rapport à l’union européenne et la France en particulier. Avec la perspective du CETA accord commercial, avec le Canada et plus tard du Mercosur, accord commercial avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, l’environnement concurrentiel va encore se dégrader. La situation deviendrait alors non seulement pour les producteurs de viande mais aussi pour les céréaliers.

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

 

Paradoxalement les cours du pétrole sont au plus bas depuis un an et les prix du carburant suivent même si c’est avec retard. Pourtant c’est l’augmentation des taxes sur le carburant qui est à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Des taxes qui ensuite ont été annulées par le gouvernement. La preuve d’une gestion très approximative. On aurait pu en effet mettre en œuvre la TICPE (ancienne TIPP)) flottante qui avait déjà été appliquée sous Jospin. Cette taxe qui augmente quand les cours sont bas, qui diminue quand les cours sont élevés et qui permet donc de lisser l’évolution des prix du carburant auprès du consommateur ; avec ce dispositif l’augmentation fiscale ne se serait pas (ou moins) fait sentir. Certes les prix peuvent repartir à la hausse et le risque pour Bercy était de voir diminuer les recettes. Mais cette hausse n’est pas certaine dans la mesure où on constate un assez net ralentissement de la croissance mondiale. La preuve qu’il y a encore de sérieux progrès à faire en matière de gestion économique et en particulier dans le domaine énergétique. Les cours du pétrole peinaient en effet à rebondir mercredi en Asie dans un climat d’incertitudes sur l’économie américaine et l’excès d’offre mondiale. Vers 4h30, le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février, prenait 24 cents à 42,77 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en février, perdait 12 cents à 50,35 dollars. Les cours ont perdu plus de 6% lundi, à leurs plus bas niveaux depuis plus d’un an et à l’unisson d’un plongeon à Wall Street.

« Les craintes de ralentissement de la croissance mondiale et les incertitudes politiques en provenance de la Maison Blanche concernant le commerce et sa politique aux frontières sont facteur de risques », a commenté Margaret Yang Yan, analyste chez CMC Markets. Le marché du brut est miné par la surabondance de l’offre, l’affaiblissement de la demande du aux perspectives de ralentissement économique mondial, Etats-Unis en tête. Les cours pourraient encore descendre malgré les efforts de l’Opep et de ses partenaires pour les soutenir par des coupes dans leur production. Le cartel et ses alliés menés par la Russie ont décidé d’une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois mais les analystes doutent que cela suffira à retourner la situation.  »Sauf à ce que l’OPEP sorte un lapin de son chapeau et rassure les marchés sur la viabilité de ses coupes, y compris en en imposant de plus importantes comme l’ont suggéré certains membres, les craintes macroéconomiques vont continuer de peser comme une enclume au cou des marchés », a déclaré Stephen Innes, analyste chez Oanda. Lundi, à la veille de Noël, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI a abandonné 3,06 dollars ou 6,7% pour finir à 42,53 dollars, son plus bas niveau depuis juin 2017. Le Brent a perdu 3,35 dollars ou 6,2% pour terminer à 50,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, un niveau plus vu depuis août 2017.

 

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