Archive pour le Tag 'courageux'

L’idée d’un budget de la zone euro : courageux mais téméraire

L’idée d’un budget de la zone euro : courageux mais téméraire

Cette idée française de créer un budget de la zone euro est considérée comme courageux par le président de l’Eurogroupe mais qui implicitement la considère comme un peu téméraire au regard des réticences allemandes. L’idée française est en effet de créer à l’intérieur de la zone euro un budget, avec un ministre des finances et un parlement spécifique. Une proposition que les Allemands prennent avec des pincettes surtout inquiets de la possibilité d’une dérive vers la mutualisation des dettes. Le président de l’Eurogroupe Dijsselbloem  esquisse des pistes de réflexion pour tenter de rendre compatibles les positions françaises et allemandes mais les divergences sont  encore importantes entre les deux pays concernant l’importance de ce budget,  les conditions de sa mise en œuvre et même sur son utilité. La grande question est de savoir si ce budget aurait pour objet  d’établir une certaine solidarité financière entre les membres de la zone euro  ou bien de se limier  à des prêts visant à assainir les finances des Etats et à moderniser leur économie. De ce point de vue,   le mécanisme européen de stabilité (MES), créé pour soutenir les Etats en difficulté pendant les crises financières, et la Banque centrale européenne (BCE) jouent  déjà ce rôle qui pourrait être étendu. Mais là encore tout dépend de l’ampleur.  La chancelière allemande, Angela Merkel a mollement soutenu le concept de budget commun en se déclarant favorable à un budget “réduit”, tandis que le ministère des Finances allemand a jugé la semaine dernière que ce budget n’était pas utile.  On estime en Allemagne que le MES pourrait se transformer en fonds monétaire européen et qu’il n’est nul besoin d’autres solidarité financière. En fait  tout tourne autour de l’importance des sommes mises en jeu dans l’outil financier nouveau et sur sa finalité : ou bien un outil de prêt ou bien une mutualisation des ressources et des dettes. Maintenant que les élections allemandes sont passées il n’est pas certain que macro parvienne à convaincre les Allemands.

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

Le ministre de l’économie Emmanuel Macron  ne manque pas d’aplomb en déclarant que François Hollande possède encore une chance de gagner en 2017 s’il se montre suffisamment courageux. En creux, c’est évidemment une forte critique de l’attitude du président de la république qui se réfugie le plus souvent dans le consensus mou. Un règlement de comptes aussi dans la mesure où Emmanuel macro a été dessaisi de la gestion de la loi travail au profit de l’inexpérimenté Myriam el Khomri. Une réplique aussi d’Emmanuel macro a François Hollande qui pour tempérer les velléités électorales de son ministre de l’économie avait indiqué avec une certaine condescendance qu’Emmanuel macro devait se souvenir « de ce qu’il lui doit ». Il s’agit évidemment de sa nomination comme conseiller à l’Élysée puis de sa promotion comme ministre de l’économie. D’une certaine manière cette impertinence d’Emmanuel Macron démontre que la course pour le leadership à gauche est bien engagée entre Hollande, Valls et Macron,  lequel ne désespère sans doute pas de représenter la gauche en 2017 pour le cas où faute de popularité Hollande serait contraint de se retirer. François Hollande a des chances d’être réélu en 2017 s’il prend des « décisions très courageuses » et explique son action, a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien diffusé dimanche sur la BBC. Pour le ministre de l’Economie, qui a lancé son propre mouvement transpartisan, « En Marche », pour dresser le « bilan » de la France et proposer des « solutions radicales », l’échéance présidentielle est encore « trop loin » pour se prononcer sur l’offre politique à gauche en 2017. Prié de dire s’il croyait en la possible réélection de François Hollande, au plus bas dans les sondages, Emmanuel Macron a toutefois répondu : « Je pense que s’il prend des décisions très courageuses, s’il explique ce qu’il fait, il pourrait certainement être en situation de gagner. » A la question de savoir s’il songeait lui-même à se présenter, il a répondu : « Je ne veux pas entrer dans ce genre de discussion ». De nouveau interrogé à ce sujet, il a ajouté : « Un an avant, c’est impossible » [de le dire]. En clair Emmanuel macro n’excluant pas cette hypothèse de candidature autant dire qu’il s’y prépare dès maintenant. Selon un sondage Odoxa avec Dentsu-Consulting pour BFMTV et Le Parisien-Aujourd’hui diffusé samedi, François Hollande serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle dans tous les cas de figure alors qu’Emmanuel Macron permettrait à la gauche d’accéder au second tour.

« Sarkozy pas courageux »(Mariton)

« Sarkozy  pas courageux »(Mariton)

 

Le retour raté de Sarkozy s’explique de plusieurs manières, d’abord ce retour est plombé par les onze affaires qui le concernent (aussi par celles nombreuses qui concernent son entourage proche). Ensuite et peut-être et surtout parce que ses propositions sur le plan programmatiques sont relativement pauvres. Sarkozy n’est pas courageux de ce point de vue estime le député Hervé Mariton. Il a raison qu’il s’agisse des 35 heures, des retraites, de la protection sociale et même de la réforme de l’Etat. Une explication : la bataille de 2017 ne se gagnera pas sur le programme mais sur l’opposition à Marine le pen. Peu importe le programme, il faut d’abord maîtriser l’apparie politique, « contrôler » les primaires,  parvenir ensuite mécaniquement en seconde position en 2017  puisque la gauche est complètement discréditée et s’imposer  tout aussi mécaniquement au second tour. La stratégie politicienne passe bien avant le contenu politique.  Le député Hervé Mariton, candidat à la présidence de l’UMP, a donc accusé dimanche 2 novembre son concurrent Nicolas Sarkozy de faire preuve d’une « grande ambiguïté sur le fond » et de « timidité », affirmant que les Français veulent des « réformes courageuses ». « Nicolas Sarkozy est candidat à cette élection (pour la présidence de l’UMP, NDLR), il a le droit mais je trouve qu’il y a des inconvénients à sa candidature », a déclaré le député UMP de la Drôme sur l’antenne de la radio RCJ.  »Un, parce qu’il veut être candidat à l’élection présidentielle et c’est mélanger les exercices. Deux, parce qu’il revient avec une grande ambiguïté sur le fond et quand il lève l’ambiguïté, c’est plutôt la timidité ». Avant de poursuivre: « Réforme des retraites ? ‘Réforme à 63 ans’. Tout le monde en a ras-le-bol des réformes des retraites minuscules qu’il faut reprendre tous les deux ou trois ans. Les Français veulent des réformes courageuses et Nicolas Sarkozy n’a pas décidé d’affronter le retour par la voie du courage, et c’est dommage », a-t-il déploré.

 




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