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Baisse du budget de la PAC : un coup dur pour la France

Baisse du budget de la PAC : un coup dur pour la France

La proposition de  la commission européenne de baisser la PAC de % constitue un coup dur pour a France surtout à un moment où déjà le secteur connait uen grave crise puisqu’environ 30% des agriculteurs sont en situation de grande précarité. En cause évidemment la baisse des recettes européennes avec le départ du Royaume Uni, aussi le désir de diminuer les aides agricoles.  La France a donc  jugé mercredi “inacceptable” la proposition de la Commission européenne de baisser de 5% le budget de la Politique agricole commune (PAC) sur la période 2021-2027 et a averti qu’elle se battrait pour modifier les équilibres.  Travert, ministre de l’agriculture : «  une proposition qui entraînerait une baisse “drastique, massive et aveugle” des subventions agricoles européennes est “inenvisageable”. “Si nous voulons répondre aux attentes des consommateurs et plus largement des citoyens, il nous faut préserver le revenu des agriculteurs et donc maintenir un budget de la PAC à la hauteur de cette ambition”, déclare-t-il, fidèle à la politique traditionnelle de la France en la matière. Pour Paris, ajoute-t-il, ces propositions ne constituent que le point de départ des négociations qui vont s’engager. Exprimant sur RTL sa “très forte déception”, la présidente de la FNSEA, syndicat majoritaire dans la profession agricole en France, en a appelé au chef de l’Etat. La France a indiqué qu’elle était prête à accepter une augmentation du budget européen et qu’elle y prendrait sa part à condition, notamment, que l’on modernise les politiques et que l’on supprime tous les rabais accordés à différents pays. Pour les députés européens Les Républicains Michel Dantin et Angélique Delahaye, il s’agit d’un “hold up” sur le budget agricole européen et d’une bombe à retardement. Ils estiment dans un communiqué qu’avec une réduction de 3,6 milliards euros dès la première année, le budget passant à 40,5 milliards d’euros en 2021 contre 44,1 milliards d’euros en 2020, “la Pac sera amputée de plus de 100% de sa part liée au coût du Brexit (estimée à 2,7 milliards d’euros)”. La Commission se défend en présentant la réduction budgétaire comme “modérée” et assure que la politique d’aide aux régions les plus pauvres de l’UE subira la même baisse. “Ces politiques seront modernisées afin de garantir qu’elles puissent rester efficaces avec moins de ressources et même appuyer de nouvelles priorités”, ajoute l’exécutif européen dans sa proposition, évoquant notamment l’environnement. Avec 365 millions d’euros sur un total de 1.135 milliards d’euros prévus pour la période 2021-2027, la PAC resterait en outre la principale bénéficiaire, ajoute-t-elle. Les aides directes seraient préservées mais plafonnées ou rendues dégressives en fonction de la production afin de privilégier les petites et moyennes exploitations. Leur versement serait en outre conditionné au respect de stricts critères de respect de l’environnement. Les Etats membres seront par ailleurs mis à contribution pour “cofinancer” et cogérer les aides au développement rural.

Croissance : net coup de frein au premier trimestre

Croissance : net coup de frein au premier trimestre

0.3% au lieu de 0.7% le trimestre précédent.  La conséquence de ce qu’avait pronostiqué l’INSEE. Avec les meures fiscales, mécaniquement la consommation devait être affectée et peser sur la croissance. Une prévision qui avait été contredite par le gouvernemet mais qui se confirme pourtant. Selon la première estimation publiée ce vendredi par l’Insee, le PIB affiche en effet une hausse de 0,3% entre janvier et mars. Loin du rythme atteint lors du dernier trimestre 2017 (0,7%), c’est aussi sa plus faible augmentation depuis l’automne 2016.  La hausse de la CSG, entrée en vigueur en début d’année, pourrait expliquer, en partie, la perte de dynamisme observée de la consommation des ménages – les mesures en faveur du pouvoir d’achat, comme la suppression de la taxe d’habitation, n’intervenant qu’en fin d’année. Les  dépenses des ménages, n’ont augmenté que de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, soit le même rythme qu’au dernier trimestre 2017, malgré un rebond marqué de la consommation en énergie lié à la baisse des températures en février et mars (+1,4% après −0,6%). Le ralentissement s’explique également par de moindres investissements, tant au niveau des entreprises (+0,5% après +1,6% fin 2017) que des ménages (+0,5% après +0,6%), ajoute l’organisme public. Les exportations sont quasi stables au premier trimestre 2018 après le fort dynamisme observé au quatrième trimestre (−0,1 % après +2,5 %), notamment en matériels de transport. Dans le même temps, les importations sont stables (0,0 % après +0,4 %). Au total, les échanges extérieurs ne contribuent pas à la croissance, après une contribution de +0,6 point au trimestre précédent. Dans ce contexte, la production totale de biens et services a nettement ralenti, avec une croissance de 0,3% contre +0,9% au trimestre précédent, avec un repli marqué dans le secteur manufacturier (−1,1 % après +1,5%). Le problème c’est que le second trimestre sera affecté par les grèves SNCF et qu’il ne fait pas espérer uen compensation pour les trois mois en cours.

 

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité , deux économistes font le bilan

Les 35 heures : le coup final au manque de compétitivité ,  deux économistes font le bilan

 

Deux économistes Éric Meyer keynésiens plutôt de gauche et Nicolas Bouzou économiste libéral font le bilan des 35 heures dans un échange sur le Figaro. Pour l’homme de gauche le bilan lui semble « partagé » (nuance sémantique pour indiquer quand même que les 35 heures ne sont pas parvenues à créer l’emploi espéré), à l’inverse Nicolas Bouzou ou considère que cette mesure a constitué le dernier fatal porté au manque de compétitivité. Les deux experts pensent cependant que d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Un détail cependant, l’économiste Eric Meyer reprend à son compte la conséquence immédiate de 300 à 400 000 emplois mais ne parle pas des emplois ensuite supprimés du fait des 35 heures( autour d’un million)

Les 35 heures ont-elles été positives pour l’économie française? Ont-elles créé des emplois?

 

Eric Heyer - Il faut d’abord faire une précision. Quand on parle des 35 heures, on parle des lois Aubry I et II, c’est-à-dire de la baisse de la durée légale du temps de travail mais aussi – en contrepartie – de l’annualisation du temps de travail, de la baisse des cotisations sociales pour les entreprises, du forfait jours et de la réorganisation de la production. Dire «les 35 heures», c’est réducteur, car la France n’a pas fait que baisser la durée du temps de travail. Pour moi les lois Aubry – si on se base sur les bilans officiels de l’Insee et de la Dares (le service statistiques du ministère du Travail, NLDR) – ont créé entre 300.000 et 400.000 emplois. Ça a créé des emplois mais ça n’a pas permis de faire baisser durablement le chômage. Le bilan des 35 heures est mitigé, ce n’est ni la catastrophe comme le disent certains mais ça n’a pas non plus créé 2 millions d’emplois comme d’autres l’espéraient. En revanche, il est vrai que les 35 heures ont dégradé les finances publiques: il restait un surcoût car les baisses de cotisations n’ont pas été financées par le surplus de croissance attendu.

 

Nicolas Bouzou - Économiquement, les 35 heures n’ont pas permis de créer d’emplois. Certains se basent sur des études, notamment de l’Insee, mais ils les lisent mal. Ce que disent ces études, c’est que ce sont les mesures d’accompagnement et d’allégement de charges qui ont créé des emplois. Mais les 35 heures en elles-mêmes n’ont pas eu d’impact positif avéré sur l’emploi. Je pense que globalement, on tend à exagérer l’impact des 35 heures, qui sont avant tout une mesure politique. La gauche pense que c’est une mesure emblématique qu’il ne faut surtout pas attaquer pendant que la droite dit que c’est un drame.

 

Certains disent que les 35 heures ont dégradé la compétitivité de la France, êtes-vous d’accord?

 

Eric Heyer - Non, c’est faux. Les chiffres montrent que les parts de marché françaises ont commencé à diminuer à partir de 2001 et 2002. Certains disent que c’est à cause des 35 heures mais en 2001 les économies européennes ont connu plusieurs chocs, notamment l’entrée de la Chine dans l’OMC (Organisation mondiale du commerce, NLDR) et la forte appréciation de l’euro par rapport au dollar. Le troisième choc, c’est que l’Allemagne a mis en place l’agenda Schröder de baisse du coût du travail quand la France a mis en œuvre les 35 heures. Avec tout cela, la France a perdu en compétitivité et a perdu des parts de marché, tout comme d’autres pays européens tels que l’Espagne ou l’Italie. Si on regarde l’évolution des coûts salariaux unitaires en France entre 1997 et 2002, ils ont d’ailleurs progressé dans la moyenne et n’ont pas augmenté plus que la moyenne de la zone euro.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ne sont pas responsables du manque de compétitivité de la France, qui date de la fin des années 1990. Lorsque les 35 heures ont été mises en œuvre, il y a eu une accélération de la baisse de nos parts de marché à l’international et une accélération de la désindustrialisation. Mais c’est surtout lié à la montée en puissance de pays émergents, comme la Chine, et au fait que l’Allemagne ait renforcé sa compétitivité. Les 35 heures n’ont pas été positives pour l’économie française mais ce n’est pas un drame, comme certains le disent. Ça a un peu contribué à dégrader notre compétitivité mais ce n’est pas le seul élément: on n’a pas assez investi dans l’innovation, notre industrie n’a pas réussi à monter en gamme et la grille salariale a beaucoup augmenté dans l’industrie car on revalorisait le Smic tous les ans.

 

Dans quels secteurs ont été appliquées les 35 heures et quel a été leur impact? Certains observateurs évoquent une forte hausse de la productivité…

 

Eric Heyer - Les grandes entreprises industrielles y ont gagné mais les petites boîtes moins, car pour être gagnant il fallait pouvoir se réorganiser et avoir beaucoup de salariés au niveau du Smic. Certains secteurs ont aussi été complètement désorganisés. La loi Aubry I était facultative mais est devenue une réalité en 2000. On a dit aux entreprises «vous avez 2 ans et demi pour vous préparer à ce choc» mais l’administration ne s’est pas préparée. L’hôpital a par exemple été complètement désorganisé: manque d’infirmières, heures supplémentaires gigantesques non payées…. Ça été très mal géré, il a même fallu aller chercher des infirmières en Espagne. Selon les secteurs, la baisse du temps de travail n’a pas eu la même incidence. Dans l’industrie on est passé au travail en 3×8: on a augmenté le temps de travail des machines et on a augmenté la durée d’utilisation des équipements. Les 35 heures, c’était surtout pour l’industrie. Il faut aussi noter que les 35 heures payées 39 ont été compensées par une hausse de la productivité horaire. Les cadres, qui étaient au forfait jours, ont vu une hausse de leurs jours de congé. Ils sont passés de 220 jours à 210 jours de travail par an mais avec une réaffirmation de la durée journalière de travail de 13 heures. Globalement, on a dit aux cadres «tu as 10 jours de repos en plus mais tu dois faire la même tâche qu’avant». Pour un cadre, la réduction du temps de travail a été difficilement compréhensible.

 

Nicolas Bouzou - Les 35 heures ont surtout été appliquées dans certains secteurs, comme dans les industries à faible et moyenne valeur ajoutée. Avec la diminution du temps de travail, le coût horaire du travail dans l’industrie a augmenté malgré les allégements de charges. La mise en place a été catastrophique dans la fonction publique hospitalière, les gens ont fait des heures supplémentaires qu’on ne pouvait plus leur payer. Au niveau de la productivité ça n’a pas été bon car ça a contraint les gens à faire beaucoup de travail dans un temps diminué. Or il faut aujourd’hui des modes de travail plus flexibles, avec la possibilité de travailler un peu chez soi ou le week-end. Finalement, les 35 heures ont conduit à «charger la barque». Sans s’avancer, on peut imaginer que ça a eu une responsabilité dans l’augmentation des burn-out.

 

Vingt ans après, que reste-t-il des 35 heures?

 

Eric Heyer - Les 35 heures n’ont en réalité duré que de 1998 à 2002. Elles ont été progressivement détricotées dès janvier 2003: les lois Fillon de 2003 ont donné des baisses de cotisations à tout le monde et augmenté le contingent d’heures supplémentaires qui était jusqu’alors de 130 heures par an et par salarié. Ce qu’il reste, c’est la durée légale de 35 heures, c’est-à-dire qu’à partir de 35 heures, on fait des heures supplémentaires. Il y a aussi de plus en plus de salariés qui sont au forfait annuel de 1607 heures. Il reste aussi un peu les baisses de cotisations puisque Martine Aubry avait rajouté 12 milliards de baisses de cotisations pour les entreprises qui font les 35 heures. On peut aussi dire que ça a changé le rapport des Français au travail car ça les a incités à travailler moins.

Nicolas Bouzou - Ce qu’il reste des 35 heures, c’est un cadre rigide en matière de temps de travail: soit vous êtes au forfait, soit on comptabilise le nombre d’heures que vous faites et vous devez pointer le matin et le soir. C’est un management d’outre-tombe. Le management doit aujourd’hui être plus flexible, notamment dans les entreprises de services, il faut valoriser l’intelligence et laisser les gens travailler de chez eux, dans les transports… Plutôt que de garder les gens enfermés dans l’entreprise. Il reste aussi des choses qui n’étaient pas stupides dans les lois Aubry comme l’annualisation du temps de travail. Les 35 heures ont été assouplies et contournées ces dernières années car les négociations de branches et d’entreprises ont permis d’avoir plus de latitude mais il y a un aspect symbolique qui reste: cet aspect est très fort vis-à-vis des investisseurs étrangers. Les 35 heures ont aussi participé à valider dans le débat public l’idée selon laquelle la baisse du temps de travail était bonne pour l’économie, dans la lignée du livre de Jeremy Rifkin en 1996 sur la «Fin du travail». Sa grande théorie était de dire que la technologie baissait le nombre d’emplois et qu’il fallait partager le travail. Pour ma part, je pense que plus on travaille, plus il y a de travail.

Serait-il souhaitable de mettre fin aux 35 heures? Les entreprises le veulent-elles?

 

Eric Heyer - On est resté à une durée légale à 35 heures car beaucoup d’accords ont été signés durant cette période. Personne ne veut revenir à la situation de 1997 – en réaugmentant la durée légale sans compensation – car aujourd’hui il y a la baisse des cotisations, l’annualisation du temps de travail et la possibilité de réorganiser la production. Les lois Aubry, c’est un tout.

Nicolas Bouzou - Je ne suis pas sûr que les entreprises veuillent sortir du cadre des 35 heures. Ce serait stupide de passer à 39 heures, tout comme ce serait stupide de passer à 32 heures. Le vrai enjeu, c’est d’appréhender autrement le temps de travail car nous sommes dans une économie servicielle. Le débat devrait notamment porter sur le télétravail. Aujourd’hui, la technologie fait que le temps de travail est très difficile à appréhender.

Congrès PS : coup d’État» (Batho) ; populiste répond Lienemann

Congrès PS : coup d’État» (Batho) ;  populiste répond  Lienemann

Comme d’habitude ça vole bas au parti socialiste quand il s’agit de prendre le pouvoir de l’organisation. Le pire c’est quand deux oligarques comme Delphine Batho et Noël Lienemann s’interpellent. L’une comme l’autre n’ont pratiquement jamais travaillé et ont suivi le cursus classique organisation d’étudiante socialisante puis conseiller politique puis élu et membre de la direction du PS. L’une comme l’autre connaissent toutes les arcanes du fonctionnement du parti d’élus que constitue l’PS où ce n’est pas la démocratie qui domine. Delphine Batho considère que la direction du PS est une sorte de petite mafia qui veut lui interdire la candidature comme première secrétaire. Elle menace même de demander l’arbitrage de la justice. Ce à  quoi Lienemann qui soutient un autre candidat répond qu’il s’agit d’un déni de démocratie de la part de Batho qui en outre n’en fout pas la rame au bureau national. On se demande ce que peut bien faire Noël Lienemann aussi bien au bureau national qu’au Sénat. Usée par les travaux guerriers des tendances, elle n’est pas même capable de prononcer une seule phrase un peu structurée mais ses gazouillis demeurent toujours radicaux. Justement le populisme qu’elle reproche à Delphine Batho. En réalité elle a beaucoup évolué passant des rocardiens à la gauche du PS puis chez les frondeurs. Un slalom qui lui a permis d’exister politiquement pendant toute sa carrière politique avec tous les avantages qui sont liés. On peut être révolutionnaire savoir compter ses sous ! Renouveler comme sénatrice elle est assurée dans l’emploi jusqu’à près de 75 ans. On a les révolutions qu’on peut au parti socialiste. Et ces joutes entre oligarques témoignent de l’état de décomposition d’un parti de professionnels qui hormis leur discours entretiennent des relations approximatives avec les réalités économiques et sociales.

Foot-FC Nantes-PSG: l ‘arbitre donne un coup de pied et un carton rouge !!!

Foot-FC Nantes-PSG: l ‘arbitre donne un coup de pied et un carton rouge !!!

On sait depuis longtemps que l’arbitrage français n’est guère brillant, pour preuve leurs prestations chaque week-end leur des matchs de foot pro et le fait qu’ils sont rarement sollicités dans les grandes confrontations internationales. Mais cette fois ,c’est Tony Chapron, un des « meilleurs » arbitres, tombé sur le terrain, qui donne coup de pied à un joueur nantais et en plus le gratifie d’un carton. Une situation tellement ubuesque que la vidéo a fait le tour du monde. Certes Tony Chapron ne semble pas respirer l’intelligence mais après sa maladresse aurait pu au moins éviter d’une part de se venger sur un joueur en le frappant d’abord et en lui donnant un carton rouge ensuite. De toute évidence,  il y a un vrai problème d’arbitrage en France que n’a pas résolue la professionnalisation. Pas étonnant si ces arbitres sont aussi peu respectés (ce  qui est également lamentable). Il est clair que le football professionnel a fondamentalement changé en quelques dizaines d’années, il est devenu beaucoup plus technique et surtout plus rapide et la plupart des arbitres ont bien du mal à suivre le rythme. Il y a sans doute aussi une question de recrutement, de formation et d’évaluation dans le corps arbitral. Un corps arbitral trop refermé sur lui-même et qui tente de masquer ses faiblesses par un corporatisme désuet. Il serait temps de mettre en place une commission composée des différents acteurs pour réfléchir à l’évolution de l’arbitrage et notamment s’interroger sur sa faiblesse actuelle par rapport aux autres pays majeurs du football.

 

Elections Européennes 2019 : Retour aux listes nationales pour éviter un nouveau coup de pied au cul

Elections Européennes 2019 : Retour aux listes nationales pour éviter un nouveau coup de pied au cul

 

Retour aux listes nationales pour éviter un nouveau coup de pied au cul du parti au pouvoir. Un coup de pied au cul  qui se traduit en général par une abstention massive et surtout un vote d’opposition. Considéré comme sans enjeu politique majeur, les élections européennes servent ainsi de défouloir, témoin les résultats de 2014.  14% pour le PS, 25% pour le FN, 20% pour l’UMP, 14% pour le PS, 10% pour les verts et le Modem, 6% pour le front de gauche, de résultats encore plus catastrophiques qu’attendus pour Hollande et le PS ; En cause évidemment un rejet de cette Europe technocratique et ultra libérale, paralysée devant la crise et qui s’est montrée incapable de relancer l’économie. Une Europe qui au contraire à travers l’austérité n’a fait qu’aggraver le chômage. C’était un coup de pied au cul sans précédent pour Hollande qui ne s’en remettra pas. .Du coup Macron rétablit les listes nationales. .Des responsables du parti d‘opposition Les Républicains ont dénoncé ce choix, qui vise selon eux à masquer la faible implantation locale du parti du président de la République, La République en marche (LREM). Selon le Premier ministre, “ce modèle, largement majoritaire dans l‘Union européenne, permettra de renforcer l‘intelligibilité du scrutin et la lisibilité des enjeux de l’élection du Parlement européen. Il a fait l’objet d’un large consensus auprès des formations politiques consultées ”Edouard Philippe précise qu‘un projet de loi en ce sens, déposé début 2018, comprendra également une disposition ouvrant la voie à la mise en place, à titre complémentaire, de listes transnationales, “dans l‘hypothèse où les textes européens seraient modifiés en ce sens». Après sa rencontre avec Edouard Philippe, le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, a déploré la volonté “regrettable” de l‘exécutif de revenir à des listes nationales. “Nous dénonçons les motivations évidentes de cette manipulation électorale : il s’agit d’abord et avant tout de favoriser les candidats d’Emmanuel Macron avec la constitution d’une liste fourre-tout abritant des candidats LREM dépourvus d’attache territoriale et des partis sous tutelle d’En Marche”, a-t-il ensuite expliqué dans un communiqué.

La fin des parcs éoliens allemands avec le coup d’arrêt aux subventions

La fin des parcs éoliens allemands avec le coup d’arrêt aux subventions

L’énergie éolienne est l’élément le plus important de la transition énergétique verte de l’Allemagne. La fin des subventions pour les éoliennes pour les plus anciennes menace d’innombrables parcs éoliens. En 2023, plus d’un quart des parcs éoliens terrestres allemands auront disparu. Plusieurs milliers d’éoliennes en Allemagne devraient être fermées au cours de la prochaine décennie car elles ne recevront plus de subventions.  »Si les prix de l’électricité n’augmentent pas au cours de la prochaine décennie, seules quelques usines survivront sur le marché sans subventions », indique une analyse du cabinet de conseil basé à Berlin, Energy Brainpool. Cette évaluation est partagée par la plupart des professionnels.  »En tout cas, d’ici 2020, la fermeture des installations existantes est plus ou moins prévisible », conclut un article de plusieurs économistes du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale à Leipzig. Le point d’achoppement est le prix de l’électricité de 2021, que personne ne connaît aujourd’hui. Les anciennes éoliennes qui fonctionnent depuis 20 ans ou plus perdront leurs subventions en vertu de la loi sur les énergies renouvelables (EEG), mais pas leur permis d’exploitation. Elles pourraient continuer à produire de l’électricité si elles étaient rentables. Comme toutes les anciennes technologies, après 20 ans d’usure, les éoliennes sont sujettes aux réparations et demandent plus d’entretien que les nouveaux produits. Les coûts d’exploitation sont également plus élevés. Le prix actuel de l’électricité d’environ trois cents le kilowattheure ne suffirait pas à faire fonctionner les parcs éoliens – avec peut-être quelques exceptions dans des endroits particulièrement bien situés. En 2021 seulement, 5 700 éoliennes d’une capacité de 4 500 mégawatts seront fermées. Dans les années suivantes, de 2 000 à 3 000 mégawatts seront déclassés par an. L’Association allemande de l’énergie éolienne estime que d’ici 2023 environ 14 000 mégawatts de capacité installée auront disparu. Ce serait plus d’un quart de la capacité actuelle d’énergie éolienne terrestre qui serait éliminée. Le plan d’expansion prévu pour l’énergie éolienne terrestre prévoit l’installation de 2 900 mégawatts d’énergie en 2020 et les années suivantes. Mais c’est du brut, pas du net. Les installations déclassées et démantelées ne sont pas prises en compte. À la lumière de la situation actuelle, il y aura plus de capacité éolienne qui sera déclassée que de nouvelle capacité ajoutée. L’énergie éolienne terrestre diminuerait et ne croîtrait pas.

via The Global Warming Policy Forum (GWPF)

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October 31, 2017 at 05:48AM

 

Coup de « blues » sur les Bourses

Coup de « blues » sur les Bourses

 

Il y a sans doute des éléments objectifs qui peuvent expliquer la baisse de la bourse en particulier les incertitudes relatives à la future politique fiscale des États-Unis et les interrogations sur les taux bien que les banques centrales aient  décidées de se montrer très prudentes sur ce sujet. D’autres éléments sont plus subjectifs comme cette déclaration de Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui a indiqué que les marchés financiers européens n’étaient pas assez développés pour que la banque centrale puisse recourir indéfiniment à l‘assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE). Benoît Coeuré aurait sans doute mieux fait de se taire car la BCE a décidé de prolonger sa politique accommodante en réduisant progressivement son volume d’achat d’actifs. Mais pas question pour l’instant de relèvement des taux.  Sans doute Benoît Coeuré a-t-il voulu se placer pour un éventuel remplacement de Draghi, l’actuel président de la BCE. Pour cela il faut évidemment plaire à l’Allemagne et sa déclaration au demeurant inutile flatte l’orthodoxie monétaire défendue outre-Rhin. Mais  l’hebdomadaire allemand Spiegel laissait entendre que Berlin soutiendrait plutôt la candidature de Jens Weidmann pour succéder à Mario Draghi à la tête de la BCE, dont le mandat arrive à échéance l’an prochain. Président de la Bundesbank, la banque centrale allemande, et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Jens Weidmann est un partisan d’une politique de resserrement monétaire la  déclaration de benoit Coeuré est  donc bien mal venue, elle  a contribué à faire baisser les marchés Les propos de Benoît Coeuré ont eu pour effet de faire grimper l‘euro de 0,3% face au dollar et de faire monter les rendements des emprunts d‘Etat de la zone euro, celui du Bund allemand à 10 ans prenant près de 4 points avant de se stabiliser. “Le marché est en train de se dire que la BCE sera peut-être moins accommodante qu‘anticipé”, a indiqué Alexandre Baradez, analyste marchés chez IG.

Plan logement Macron : un coup à gauche

Plan logement Macron : un coup à gauche

 

Peut être pour équilibrer le coté assez libéral de sa réforme du code du travail, Macron donne un à gauche en  évoquant quelques perspectives de sa politique logement. Il souhaite porter à 40 000 par an dès 2018 la construction de logements neufs dans le parc que social. Un objectif possible à atteindre mais qui devra être soutenu par l’État compte tenu des capacités de financement  des bailleurs sociaux. Des bailleurs qui doivent à la fois promouvoir la construction de logements neufs mais aussi mettre aux normes notamment d’isolation thermique une  grande partie du parc actuel. Ce développement de parc social constitue sans doute l’outil le plus efficace pour faire baisser les loyers. 7O % des français remplissent les conditions pour accéder aux logements sociaux mais les demandes ne sont satisfaites qu’à hauteur de 20 %. Du coup ce déséquilibre offre demande pousse les loyers du privé à la hausse. Macron veut donc veut accroître la construction de logements neufs dans le parc social en portant à 40 000 par an, dès 2018 et « sur tout le quinquennat », la construction de logements « très sociaux ». Il a aussi souhaité « faire tourner davantage le parc social en faisant entrer beaucoup plus de monde et activer un politique de baisses des prix » des logements sociaux. Troisième volet, Emmanuel Macron veut « libérer » la construction dans le parc libre grâce à « une réduction des exigences des normes environnementales et sociales » pour obtenir « une production massive » de logements neufs en quelques années. « Notre pays en construit trop peu, car notre système est bloqué par la surréglementation », a-t-il estimé. Il faut « diminuer cette réglementation pour la rendre plus pragmatique, y compris sur des normes qui relèvent de très bons sentiments, quelquefois environnementales et sociales ». « Il y aura énormément de (gens) qui s’élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde »: « On me dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c’est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il estimé. Par ailleurs Macron a détaillé un nouveau dispositif de prise en charge des plus défavorisés, baptisé Logement d’abord, Il s’agit de remplacer les logements d’urgence et les nuitées d’hôtel par des solutions de logements plus pérennes. Ainsi, 50 000 places supplémentaires pérennes doivent être créées, dont 10 000 dans des pensions de famille et 40 000 dans le parc locatif. Elles doivent remplacer des nuitées d’hôtel, qu’il juge inadaptées et « très coûteuses ». Ce volet fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée dans 15 territoires volontaires a expliqué le président.

 

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

Les fonctionnaires insoumis dénoncent un « coup d’Etat social »

 

Hier sur LCI Adrien Quatennens a repris à son compte les slogans de Mélenchon : le coup d’Etat social, le coup d’Etat démocratique, le mouvement social qui va paralyser la France, la dénonciation de la réforme du code du travail, la condamnation des réformes.  Comme Mélenchon,  le jeune député a du bagout, de la prestance, il ne doute de rien. Les médias à la recherche de nouveaux profils ont souligné la virulence de se propos à l’assemblée. D’après lui tout est à rejeter chez Macron et il faut organiser le troisième tour social. Ce qu’avait dit Mélenchon à Marseille.  “Le 23 septembre, il faut que le peuple déferle à Paris contre le coup d’Etat social, contre le coup d’Etat anti-démocratique qui s’organise contre lui”, a affirmé dimanche le leader de La France insoumise en clôture des premières universités d’été du mouvement qu’il a initié. “Assez de bavardages, assez de discussions, plus d’action: c’est vôtre tâche à vous autres les Insoumis”, a-t-il ajouté devant plus de 2.000 personnes. “Pas de blabla, du combat”, a-t-il résumé. “C’est à nous de marcher devant, nous devons agir en pleine responsabilité de notre nouvelle situation. C’est à dire être prêt à gouverner à tous instants. S’il le fallait, demain matin, nous saurions quoi faire et avec qui le faire”, a-t-il assuré. « La vague dégagiste qui est passée sur le pays va reprendre et s’amplifier. Elle a rendez-vous le 23 septembre. C’est le moment d’exprimer dans la démocratie de la rue la leçon des élections que vous portiez avec vos bulletins de vote et avec vos abstentions aussi », a-t-il lancé.des termes repris presque intégralement par le jeune député Adrien Quatennens sur LCI. Aussi bien sûr par les autres députés insoumis. Dommage quand même que l’analyse émane pour l’essentiel d’anciens fonctionnaires ou assimilés du secteur public et nationalisé. Car le je jeune révolutionnaire, ancien gauchiste,  cache bien ses origines comme s’il en avait honte. Comme d’ailleurs les autres députés insoumis. En fait le jeune député se présente comme un conseiller en énergie auprès des entreprises. Mais plus précisément,  c’est un ancien employé EDF. Forcément qui comme les autres anciens fonctionnaires insoumis n’ont qu’une notion assez approximative des réalités socioéconomiques du privé mais qui condamnent  quand même la réforme du code du travail. Franchement quand on a travaillé à EDF est-ce qu’on peut prétendre être sérieux quand on parle d’économie du privé ?  Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

 

Agent EDF

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Aide-soignante

Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

Attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris
  • Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Technicien de recherche

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

Réforme du code du travail Mélenchon : contre le coup d’Etat social !!!!

Réforme du code du travail  Mélenchon : contre le coup d’Etat social !!!!

Après la mobilisation complètement ratée de Mélenchon le 12 juillet contre la réforme du code du travail, le leader des insoumis lance une nouvelle manifestation le 23 septembre contre ce qu’il intitule le « coup d’état social » d’Emmanuel Macron. Une manifestation en plus qui fait double emploi avec celle organisée par la CGT, prévue le 12 septembre à Paris. Malheureusement pour Mélenchon la mobilisation du 12 juillet a été complètement anecdotique de l’ordre de 1000 manifestants pour toute la France. Il pourrait en être de même le 23 septembre car les propos de Mélenchon sont complètement outranciers et décalés des réalités du marché du travail dont en fait il ne connaît pas grand-chose comme d’ailleurs la plupart des députés du groupe insoumis qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires donc non concernés par la réforme du code du travail qui lui surtout le privé. Qui sont en effet les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires ou assimilés ! Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de la profession  des députés révolutionnaires de la France insoumise. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

 

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

Attaché d’administration du ministère de l’intérieur

 

 Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

 

Aide-soignante

 

  • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

Professeur d’histoire

 

 Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

 

A 56 ans, cette attachée territoriale

 

Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

 

Président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale

 

Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

 

Diplômée en relations internationales à Sciences Po

 

Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

 

Technicien de recherche

 

Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège

Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Formateur, président d’un festival de théâtre,

 

Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

 

Assistante de direction à la Direction régionale du Service médical

Coup d’arrêt pour les contrats aidés

Coup d’arrêt pour  les contrats aidés 

Ce ne sera peut-être pas un arrêt brutal mais en tout cas sérieux coup de frein sur les contrats aidés d’après le ministre du budget. Le nombre  pourrait être diminué presque par 2. En cause, le dérapage du nombre de ces contrats aidés aussi leur efficacité. La question se pose en effet de savoir s’il ne constitue pas un effet d’aubaine remplaçant ainsi des emplois qui de toute façon auraient été créés. Ces contrats qui peuvent faciliter une insertion pour certains paraissent cependant trop nombreux et globalement trop coûteux. Un coût qui est aussi une source de dérapage budgétaire importante. Dans le budget 2016, le précédent gouvernement avait ainsi tablé sur un chiffre de 295.000 contrats aidés, pariant alors sur une nette chute (le chiffre était de 463.181 en 2015) due à la reprise de l’activité économique. Il n’en a rien été. Le chiffre final a été de 456.723 contrats, soit 55% de plus et surtout un surcoût de 875 millions d’euros. Dans son rapport sur la situation des finances publiques publié fin juin, la Cour des comptes signalait un dépassement budgétaire « probable » de 300 à 600 millions d’euros sur le coût de ces contrats.

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Au-delà des équilibres voulus par le président de la république, le dernier remaniement remet sérieusement à leur place les ministres afin de leur signifier qu’ils sont là pour mettre en œuvre les orientations d’Emmanuel Macon. Certes le président de la république a conservé quelques rares politiques mais pour l’essentiel la plupart des ministres sont à peu près des inconnus en tout cas pas des personnalités dont les egos et les ambitions ne peuvent pour l’ instant se mettre en travers des orientations présidentielles. Macron a surtout choisi des professionnels et des techniciens, en général des ministres très pointus dans leur domaine respectif mais dans le poids politique est très faible. Bien entendu on a respecté les dosages et les équilibres à savoir le nombre de femmes par rapport au nombre d’hommes, les sensibilités politiques entre personnalités de droite de gauche et du centre, les soutiens « d’en marche » de la première heure et les autres. Mais le plus important n’est pas là. L’éviction de gros calibres surtout de Bayrou signifie que les ministres doivent rester à leur place, se concentrer uniquement sur la mise en œuvre efficace des orientations du président de la république et surtout se montrer humbles, très discrets et solidaires. Une exigence de Macron tout autant que du Premier ministre. C’est aussi sans doute un avertissement à Hulot (auquel on a collé un secrétaire d’Etat), personnalité atypique et relativement incontrôlable qui forcément se trouvera en contradiction avec les orientations  réelles de la transition énergétique qui sont en totale opposition avec ce qu’a décidé sur le papier Ségolène Royal. La nouvelle composition du gouvernement confirme que le vrai patron est le président de la république et que ce dernier attend des résultats du travail de ses ministres et non des effets de manches médiatiques. En choisissant surtout des techniciens et les personnalités presque inconnues Macron s’assurent par avance de leur fidélité et réunit les conditions pour éviter des dérapages politiques.

« Coup d’Etat social » Mélenchon, le Guevara français

« Coup d’Etat social » Mélenchon,  le Guevara français

Avec son sens de la nuance habituelle, Mélenchon se veut de plus en plus le Guevara français pour s’opposer à la dictature macronnienne. Celui qui avait plutôt réussi la première partie de sa campagne électorale n’en finit pas de retomber dans l’excès, la fureur et le bruit ; après le costume de présidentiable, il reprend  sa tenue de révolutionnaire façon Guevara. Le tribun, qui n’est pas sans culture pourtant,  renoue avec le populisme et la caricature. Bref, il transforme de plus en plus les » insoumis » en front national de gauche. Et  Jean-Luc Mélenchon d’appeler  vendredi les Français à contrer le risque d’un « coup d’Etat social » qui pourrait se produire selon lui si Emmanuel Macron obtient après les législatives une majorité qui lui donnerait les « pleins pouvoirs». Mélenchon porté par ses talents d’orateur, par le succès de ses one man show se voyait déjà au second tour des présidentielles face à Le Pen. Malheureusement le leader de La France insoumise est arrivé en quatrième position au premier tour de la présidentielle, avec près de 20% des voix, pire son mouvement pourrait avoir du mal à constituer un groupe parlementaire de 15 députés minimum, selon les sondages. Du coup il se reconvertit au gauchisme et à se lubies. Comme il avait faiat en septembre 2013 en déclarant Chavez c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste de la révolution ! Depuis Chavez et se successeurs ont tué l’économie de leur pays notamment en se répartissant les richesses du pays, leur légitimité démocratique est même contestée dans la rue, une rue condamnée à la misère. L’enflure du discours reprend et cache mal la rancœur de Mélenchon après se défaite électorale. « L’enjeu de l’élection législative a changé de nature ces dernières heures », écrit-t-il dans une lettre où il cherche à mobiliser ses « insoumis » et estime que « tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause ». Le député européen vise deux projets de loi mis à l’agenda par le gouvernement : la réforme du Code du travail et la transposition dans le droit commun certaines dispositions de l’état d’urgence. « Peut-être n’est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame », avertit Jean-Luc Mélenchon. Au sujet du volet social, que le chef de l’Etat souhaite réformer dès cet été par ordonnances, Jean-Luc Mélenchon estime qu’il « s’agit d’un coup d’Etat social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances ». Pour ce qui est de la loi sur la sécurité, « toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause », ajoute le candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Bref il faut un Guevara pour lutter contre la dictature macronienne et ce Che, c’est Mélenchon. Il  serait temps que les « insoumis » s’appliquent  la philosophie du dégagisme et conseillent à Mélenchon de prendre sa retraite !

Réforme du code du travail: « le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

Réforme du code du travail: «  le coup d’Etat social de Macron » (Mélenchon)

 

 

Comme d’habitude, Mélenchon ne fait pas dans la dentelle pour dénoncer les réformes sociales envisagées par Macron qu’il considère comme un coup d’État social. Mélenchon de plus en plus radical, de plus en plus simpliste et même de plus en plus agressif qui finalement est en train de transformer les « insoumis » en une sorte de front national de gauche en utilisant la caricature, l’invective et l’outrance. Il faut dire que Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas remis de sa déception aux présidentielles. En outre les sondages ne lui promettent que 10 à 20 députés. Un peu court pour organiser un troisième tour social même s’il peut compter sur quelques organisations syndicales gauchistes. Jean-Luc Mélenchon s’est en effet  inquiété aujourd’hui que « beaucoup de gens » soutiennent « de manière aveugle » Emmanuel Macron « alors qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social » avec la réforme du code du travail.   »Il est incontestable que beaucoup de gens se vouent d’une manière un peu aveuglée au chef de l’Etat alors même qu’il est en train de procéder à un coup d’Etat social », a affirmé sur TF1 le chef de la France insoumise, présentant sa formation comme « la seule dans une opposition humaniste et républicaine » à M. Macron.  « Mon rôle est d’alerter: ne vous laissez pas endormir. Depuis trois semaines, il y a un concert de louanges pour le chef de l’Etat, c’est pas bon! Ne lui donnez pas le pouvoir absolu, ne lui donnez pas les pleins pouvoirs! », a demandé celui qui est candidat aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. « Equilibrez l’Assemblée, faites en sorte qu’on entende la voix du camp du travail, de l’humanisme et de l’écologie (…) et qu’elle soit forte », a-t-il encore plaidé.  Pour lui, avec la réforme proposée par le gouvernement, c’est un « code de la route par rue »: « le salaire, la durée du travail, le délai de prévenance, le CDI qui va disparaître dans l’opération, le droit d’alerte, le droit de retraite, le traitement des jeunes qui ont moins de 16 ans au travail… Tout ça va se discuter entreprise par entreprise… » Alors que les enquêtes d’opinion prédisent une large majorité pour La République en Marche, le mouvement du chef de l’Etat, M. Mélenchon a dit « espérer toujours gagner » les législatives. PS et « Républicains » ont d’après lui « fait leur temps, voilà tout. La partie se joue maintenant entre M. Macron, Mme Le Pen et la France insoumise », a-t-il estimé.

 

 

Appel des Républicains pour Macron : un coup de poignard dans le dos

Appel des Républicains pour  Macron : un coup de poignard dans le dos

« L’appel de responsables LR UDI est un coup de poignard dans le dos de nos 577 candidats aux législatives », a dénoncé Eric Woerth pendant le bureau politique. Du coup les républicains ont lancé un contre-appel qui sera soumis aux candidats investis par l’alliance pour les législatives des 11 et 18 juin, les invite à s’engager « à défendre résolument les valeurs et le projet politique de la droite et du centre ». « Ce projet n’est évidemment pas celui des candidats En Marche », poursuit le texte. Seuls deux membres du bureau politique, le maire de Nice Christian Estrosi et la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, tous deux signataires de l’appel lancé lundi, ont soutenu cette démarche devant l’instance dirigeante du parti. En revanche, plusieurs proches d’Alain Juppé ont apporté leur soutien au « contre-appel ». « Juppéiste ne rimera pas avec opportuniste », a déclaré Virginie Calmels, proche du maire de Bordeaux, dont les propos étaient également rapportés. Cependant ce contre-appel risque d’être en grande partie inaudible pour les électeurs puisque certains responsables du parti des Républicains se sont prononcés pour Macron et participeront même aux nouveaux gouvernements sans pour autant être formellement exclus ni de LR, ni de l’UDI. Une manière pour ces deux organisations de se préparer à  coopérer avec Macron pour le cas aucune majorité ne se dégagerait clairement aux  Législatives. 

Entretien Macron et Estrosi : coup de pied de l’âne à Fillon à Marseille

Entretien Macron et Estrosi : coup de pied de l’âne à Fillon à Marseille

 

 

Le président de la région Paca, sifflé lors du meeting du candidat LR, vendredi soir à Toulon a  accepté de rencontré Macron Samedi. Une rencontre qui va faire parler d’elle chez les Républicains et qui constitue en quelque sorte un coup de pied de l’âne à Fillon. Une rencontre finalement pas si étonnante que cela. D’abord parce que Estrosi a été élu président de la région avec les voix de la gauche et qu’il  pourrait avoir besoin demain du soutien explicite ou implicite de Macron. Ce soutien avait à l’époque était assez critiqué chez certains caciques des républicains. Seconde raison le fait qu’Estrosi ait  été un des premiers à envisager une   candidature de substitution à Fillon. En effet dès le 5 mars, Estrosi avait souhaité que François Fillon retire sa candidature. Une attitude commune de la plupart des grands responsables du parti républicain qui ont ensuite à nouveau mangé leur chapeau. Depuis, la plupart de ces responsables soutiennent Fillon comme la corde soutient le pendu. La garde rapprochée de François Fillon ne comprend que des seconds couteaux qui espèrent décrocher un portefeuille en cas de victoire de leurs favoris. Tous les autres leaders du parti se tiennent à distance. La faiblesse de Fillon, en plus évidemment de ses dérives politiques ou financières, réside dans son incapacité à vraiment réunir et mobiliser son parti. Globalement les sarkozystes sont en situation d’observation hormis Baroin qui vise la place de premier ministre et les juppéistes soutiennent officieusement Macron. En laissant siffler Estrosi lors  de son meeting de Toulon, Fillon ne s’est pas montré très habile, il n’a fait qu’accentuer les failles au sein de son parti. Il le paiera. Une rencontre sans doute pour des motifs républicains car il se pourrait que l’union de toutes les forces politiques soit nécessaire pour battre Marine Le Pen au deuxième tour. Une rencontre aussi pour privilégier les intérêts de la région en cas de victoire de macro, une victoire de plus en plus probable. Cette rencontre entre les deux hommes consacre en effet  la position de leader de Macron face à Le Pen et enfonce un peu plus François Fillon. L’ancien premier ministre aurait dû réfléchir à deux fois avant de laisser ses partisans très réacs siffler Estrosi. On   ne gagne pas une élection présidentielle en s’appuyant seulement sur les soutiens les plus sectaires (un raisonnement valable pour Hamon !).

Air France : le coup de l’augmentation de capital !

Air France : le coup de  l’augmentation de capital !

En général il faut-se mieux fait méfier du coup de l’augmentation de capital dans une entreprise où l’État possède encore une part importante. Il s’agit tout simplement de boucher un trou du fait de manque de rentabilité chronique. Une rentabilité structurellement insignifiante depuis des années du fait en particulier du poids de la masse salariale. La vérité c’est que cette insignifiante rentabilité n’a été obtenue que grâce à quelques artifices comptables. Le patron de la compagnie reconnaît lui-même le manque de compétitivité d’Air France. « Nous sommes parmi les grandes compagnies celle dont la rentabilité est la plus faible : la moitié de celle de Lufthansa, le tiers de celle de British Airways et le quart de celle de Delta ou d’easyJet », a-t-il martelé. Le PDG d’Air France-KLM a également souligné les autres faiblesses du groupe. Sa valorisation boursière est ainsi « ridiculement basse », de l’ordre de 1,5 milliard d’euros, « quatre fois inférieure à celle de Lufthansa et dix fois moindre que celle de Ryanair, soit la valeur de dix avions long-courriers alors que nous en avons 160 ». Quant au niveau d’endettement, il est encore trop élevé (5,6 milliards d’euros), « ce qui fait qu’aujourd’hui, les capitaux propres d’Air France sont négatifs ». Air France fait partie des compagnies les plus endettées (4,2 milliards d’euros) et les moins capitalisées. L’an passé, elle a échappé de peu à une recapitalisation grâce à la vente de 49,9% de sa filiale de restauration Servair et sa part dans Amadeus pour un total de 440 millions d’euros. Mais cela ne suffira pas. Entre 600 et 800 millions pourraient être nécessaires, estiment plusieurs sources. Contactée, la direction d’Air France KLM n’a pas souhaité commenter. L’État, actionnaire à 17,6%, s’inquiète pourtant de cette situation. « Emmanuel Macron disait qu’Air France était le prochain Areva » confie un proche de l’ancien ministre de l’Économie. Lors de l’arrivée du PDG Jean-Marc Janaillac l’été dernier, Bercy a insisté sur la nécessité d’améliorer la compétitivité de l’entreprise grâce à un accord social fort. « Mais acheter des avions coûte cher et la solidité du bilan compte » reconnaît un ancien cadre du ministère. À partir du 1er janvier 2019, une nouvelle norme comptable va en effet obliger Air France à intégrer à son bilan les loyers de leasing de ses avions. Une mauvaise nouvelle pour le groupe qui loue 40% de ses appareils contre seulement 20% pour la plupart de ses concurrents. Sa dette comptable augmentera ainsi de 7 milliards d’euros et deviendra insoutenable.

Avec Trump gros coup de tabac sur les marchés financiers

Avec Trump gros coup de tabac sur  les marchés financiers

Conséquences directe de l’élection de Trump, les marchés financiers seront très bousculés pendant plusieurs jours au moins. Les marchés financiers craignent en effet un bouleversement de la régulation des échanges internationaux caractérisée notamment par le protectionnisme américain et l’augmentation de droits de douane susceptibles de freiner de manière significative le commerce international. Les bourses asiatiques chutent de 3% mercredi, le dollar recule dans les mêmes proportions face au yen et le peso mexicain plongeait de plus de 12% au vu de premiers résultats de l’élection présidentielle américaine montrant une réelle chance de victoire pour le candidat républicain Donald Trump. De leur côté, les futures sur indices new-yorkais plongeaient de 4% tandis que des valeurs refuge telles que l’or et les emprunts du Trésor américain à 10 ans prenaient respectivement 3,5% et 1,2%. Les intervenants de marché pensent qu’une victoire de Donald Trump pourrait provoquer des incertitudes économiques et mondiales d’une telle ampleur que cela pourrait conduire la Réserve fédérale américaine à s’abstenir de relever ses taux d’intérêt en décembre, comme c’était largement anticipé jusqu’ici. Vers 04h10 GMT, l’indice Nikkei perdait 4,4% et l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonnait pour sa part quelque 3,1% En chutant de quelque 12% face au dollar, le peso mexicain, considéré comme le « thermomètre Trump », est tombé à un plus bas historique face au billet vert. « C’est la panique sur le marché, où les intervenants n’avaient certainement pas anticipé un tel résultat », a déclaré Juan Carlos Alderete, chargé de la stratégie chez Banorte-IXE. Les craintes de voir Donald Trump rentrer dans la Maison blanche pèsent depuis des mois sur la devise mexicaine en raison notamment des menaces du candidat républicain de remettre en cause un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Mexique.

(Avec Reuters)

Clinton : le coup bas du FBI

Clinton : le coup bas du FBI

 

De toute évidence l’enquête relançait par le FBI concernant les Emails de Clinton constitue un coup bas dans cette campagne très nauséabonde. Coup Bas par rapport à la date car on peut s’interroger à propos du calendrier choisi par le républicain du FBI. Un coup d’autant plus bas que le complément d’enquête demandée sur les e-mails de Clinton ne dit strictement rien de son caractère délictueux ou même important. En outre on sait que ce type d’enquête va durer des semaines et des mois et de ce point de vue l’annonce du FBI en tant que telle va peser plus lourdement que les éventuels résultats des investigations qui seront menées. Bref une belle opération de déstabilisation d’Hillary Clinton dans les sondages sont par ailleurs en baisse. Ce rebondissement, aussitôt exploité par Donald Trump, a provoqué un resserrement des courbes d’intentions de vote. La dernière moyenne réalisée par le site Real Clear Politics ne crédite plus Clinton que de 2,2 points d’avance, à 47,5% des intentions de vote contre 45,3. Invité mardi sur CNN, le directeur de campagne de Clinton, Robby Mook, s’est demandé pourquoi le directeur du FBI n’avait communiqué aucune information relative à l’enquête que mène l’agence fédérale sur le rôle présumé de la Russie dans la campagne ou sur ses liens avec Trump et ses proches conseillers. »Si vous vous mettez à diffuser des informations sur des enquêtes concernant des candidats à la présidence, alors vous devez publier tout ce que vous avez sur Donald Trump. Diffusez vos informations sur ses connexions avec les Russes », lui a-t-il enjoint. « Tout ceci est ahurissant, et le directeur Comey doit apporter une réponse », a poursuivi Mook. (Avec Reuters)

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