Archive pour le Tag 'coup'

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

 

Il  n’y a pas vraiment de changement extraordinaire dans ce ;  on reprend surtout les anciens avec quelques nouveautés pour donner l’impression que ça bouge. La nomination de Gérald Darmanin à l’intérieur n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé lui-même visait  depuis longtemps ce poste stratégique dans une carrière politique t. La surprise vient surtout de la nomination au gouvernement d’Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste spécialiste des causes difficiles, dont les Français connaissent le visage et la voix via les médias et des prises de position parfois détonantes.

D’une certaine manière, il y a même une provocation d’avoir choisi un avocat populiste et radical,  spécialiste des critiques de l’appareil judiciaire. Encore dernièrement, il venait de prendre l’initiative de déposer une plainte dans le cas de l’affaire du paquet  national financier pour avoir sans doute été écouté. Dupond Moretti n’a pas manifesté un grand état d’âme en retirant sa plainte si tôt sa nomination comme ministre de la justice.

Des convictions fortes mais qui évoluent selon les circonstances et les causes. La défense de la veuve ou du truand chaque fois que cela peut servir la réputation médiatique même si c’est complètement contradictoire. Il faudra prévoir des heurts avec l’appareil judiciaire qui voit venir en quelque sorte un étranger qui avance plutôt avec des gros sabots qu’avec des chaussons de danse classique.  On sera en particulier très attentif à la manière dont le parquet pourra plus ou moins enterrer  tel ou tel dossier politiquement sensible et il n’en manque pas.

OL -Foot Nouveau coup médiatique d’Aulas

OL -Foot Nouveau coup médiatique d’Aulas

 

Dans une interview publiée ce vendredi sur le site de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas a annoncé que son club allait intenter deux recours suite à la décision de la LFP d’arrêter la saison 2019-2020. L’OL se dirige d’abord vers le Tribunal Administratif de Paris pour proposer une reprise à court terme du championnat. Aussi, le club rhodanien se questionne sur la légitimité des modalités d’arrêt de la compétition. Pour rappel, l’Olympique Lyonnais était classé 8e à l’issue de la 28e journée. Une place qui priverait l’équipe de Coupe d’Europe l’année prochaine.

Ecologie-Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

Ecologie-Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

 

Comme la question écolo risque de dominer l’enjeu  des élections municipales, le  gouvernement propose un coup de peinture verte sur les villes. Cependant on ne posera pas la question de la problématique de la sur-urbanisation qui va conduire à concentrer à terme 90 % de la population dans des métropoles ingérables. Le plus savoureux est cette perspective la  création de ferme urbaine.  D’ici à l’été prochain, 30 premiers quartiers seront sélectionnés, avec un financement dédié de 21 millions d’euros pour la création de fermes urbaines.

 

Plus sérieux, 22 quartiers volontaires expérimenteront des projets d’énergie positive et à faible impact carbone. « Une enveloppe d’aide à l’ingénierie » sera débloquée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), assure le ministère de la Ville et du Logement. Enfin 14 établissements publics d’aménagement devront intégrer au moins 50% de matériaux biosourcés ou géosourcés, . Et pour couronner le tout on va créer aussi un super machin administratif : France ville durable.

Cet organisme s’accompagnera de 50 « ateliers des territoires », budgétés à hauteur de 500.000 euros, d’une « plateforme d’open-innovation » nourrie par les entreprises et d’un outil Internet « Aides territoires » recensant les aides financières disponibles. 

 

 Bref des mesures très anecdotiques pour ne pas dire parfois ridicules pour cacher la stratégie de concentration urbaine.

Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

 

Comme la question écolo risque de dominer l’enjeu  des élections municipales, le  gouvernement propose un coup de peinture verte sur les villes. Cependant on ne posera pas la question de la problématique de la sur-urbanisation qui va conduire à concentrer à terme 90 % de la population dans des métropoles ingérables. Le plus savoureux est cette perspective la  création de ferme urbaine.  D’ici à l’été prochain, 30 premiers quartiers seront sélectionnés, avec un financement dédié de 21 millions d’euros pour la création de fermes urbaines.

 

Plus sérieux, 22 quartiers volontaires expérimenteront des projets d’énergie positive et à faible impact carbone. « Une enveloppe d’aide à l’ingénierie » sera débloquée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), assure le ministère de la Ville et du Logement. Enfin 14 établissements publics d’aménagement devront intégrer au moins 50% de matériaux biosourcés ou géosourcés, . Et pour couronner le tout on va créer aussi un super machin administratif : France ville durable.

Cet organisme s’accompagnera de 50 « ateliers des territoires », budgétés à hauteur de 500.000 euros, d’une « plateforme d’open-innovation » nourrie par les entreprises et d’un outil Internet « Aides territoires » recensant les aides financières disponibles. 

 

 Bref des mesures très anecdotiques pour ne pas dire parfois ridicules pour cacher la stratégie de concentration urbaine.

Marchés : S’attendre à un coup de mou sur les marchés

Marchés : S’attendre à un coup de mou sur les marchés

 

Il faut sans doute s’attendre cette semaine à un coup de mou sur les marchés financiers avec aussi des mouvements de yo-yo qui témoignent des incertitudes concernant en particulier l’année 2020. En cause, le très net tassement de la croissance mondiale illustré par le ralentissement de la croissance économique en Chine au troisième trimestre, tombée à un plus de bas de près de 30 ans, dans le contexte du conflit commercial avec les Etats-Unis qui pèse de plus en plus sur la deuxième économie du monde. En France, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) tablait sur une croissance de 1,5% en France en 2019. Elle devrait finalement s’élever à 1,3% cette année et la prévision en 2019 est aussi de 1.3 (sans doute déjà un peu optimiste compte tenu de l’environnement international).  

 

Pour l’année en cours, la croissance française devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année).  Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019.

Les inquiétudes sur le Brexit nourrissent le pessimisme surtout après l’échec de Johnson devant la chambre des communes de samedi.

En effet, cet accord a encore de grandes chances d’être retoqué par le Parlement britannique.

Autre facteur négatif pour la tendance: les résultats d’entreprises. Plusieurs grands noms européens ont lancé des avertissements sur leurs résultats à commencer par Renault, qui a fini lors de la dernière cotation en queue de peloton du Stoxx 600 (-11,48%). Le constructeur français a annoncé que ses ventes annuelles allaient se contracter et que sa marge serait plus basse que prévu dans l’automobile en raison de difficultés sur certains marchés dans un contexte général défavorable pour le secteur.

Dans son sillage, l’indice Stoxx de l’automobile a perdu 1,71%, la plus forte baisse sectorielle en Europe. Le géant français de l’agroalimentaire Danone a lâché 8,42% après des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et une révision des prévisions de croissance du chiffre d’affaires pour 2019. Thales a souffert aussi (-5,44%) après avoir abaissé son objectif de croissance organique 2019 et Fnac Darty a chuté de 14,02% au lendemain de la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes.

Les cours pétroliers repartent à la baisse, pénalisés par les inquiétudes sur la croissance économique en Chine, le plus important pays importateur de brut. Le Brent de mer du Nord perd 0,47% à 59,63 dollars et le brut léger américain (WTI) recule sous 54 dollars.

Créations d’entreprises : coup de frein

Créations d’entreprises : coup de frein

Il aurait été surprenant que la création d’entreprise continue de redresser avec une croissance assez insignifiante de 1,2 %. Mécaniquement le nombre  de créations d’entreprise a donc tendance à stagner

Initialement annoncé à +3,0%, l’évolution du nombre total de créations d’entreprises en juin a été revue en légère baisse, à +2,9%, en raison d’une révision des données brutes et de l’actualisation annuelle du modèle auquel recourt l’institut pour effectuer la correction des variations saisonnières et des jours ouvrables.

En excluant les micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs), les créations d’entreprises classiques ont enregistré une hausse de 0,3% sur le mois de juillet, à 35.637. Les seules immatriculations de micro-entrepreneurs se sont quant à elles légèrement repliées le mois dernier, affichant un recul de 0,4% après avoir augmenté de 2,5% en juin, à 32.180.

Sur les trois mois à fin juillet, en données brutes, le nombre cumulé de créations d’entreprises a nettement augmenté par rapport à la même période un an plus tôt (+15,9%), avec une progression qui s’est manifestée quel que soit le type d’entreprises considéré, qu’il s’agisse des micro-entreprises (+25,2%), des entreprises individuelles classiques (+9,2%) ou des sociétés (+8,6%). Selon l’Insee, le soutien aux entreprises est le secteur qui contribue le plus à l’amélioration générale, avec 7.400 créations supplémentaires, soit une contribution de 4,4 points sur les trois mois à fin juillet par rapport à la même période un an plus tôt.

Sur un an, en données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées a bondi de 16,3% en juillet, alimenté par le dynamisme des immatriculations de micro-entrepreneurs (+27,0%) ainsi que par des progressions moins franches mais malgré tout conséquentes des créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+10,0%) et de sociétés (+6,8%). En juillet, 47% des créations enregistrées au cours des douze mois précédents étaient des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs.

Italie : le coup de force de Matteo Salvini rejeté

Italie : le coup de force de Matteo Salvini rejeté

 

Le coup de force du représentant de la ligue a échoué. Pourtant Matteo Salvini, ministre de l’intérieur, s’était efforcé d’apparaître comme le vrai chef de gouvernement afin le moment venu d’imposer totalement son parti. C’est pourquoi il a demandé soudainement des élections législatives qu’il pensait remporter afin de gouverner seul et de renvoyer le mouvement cinq étoiles dans l’opposition. Finalement c’est l’inverse qui va se produire Salvini risque de rejoindre l’opposition puisque le Sénat s’est opposé à des élections législatives qui sans doute auraient été mortifères pour le pays eu égard à la situation économique et à l’endettement. La porte semble ouverte maintenant à une alliance entre le mouvement  cinq étoiles, ancien allié de Salvini, et le parti démocrate de Renzi.

Le leader de l’extrême droite italienne a perdu une première manche, mardi. Le Sénat italien a repoussé la motion de censure contre le gouvernement de Giuseppe Conte, qui reposait depuis 14 mois sur une alliance entre la Ligue de Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Luigi Di Maio. Le ministre de l’Intérieur, qui avait fait exploser la coalition la semaine dernière, appelait au vote de ce texte au plus vite pour retourner aux urnes, alors que les sondages lui sont favorables.

Au lieu de cela, les sénateurs ont demandé à Giuseppe Conte de venir s’exprimer au Parlement mardi prochain, pour tenter de dénouer la crise. Pour faire barrage à Salvini, c’est-à-dire en refusant la défiance contre l’exécutif, le M5S a reçu le soutien du Parti démocrate, de centre-gauche, emmené par l’ancien Premier ministre Matteo Renzi et contre l’avis du chef actuel de cette formation, Nicola Zingaretti, qui souhaitait également des élections au plus vite.

Les observateurs ont ainsi vu dans ce scrutin une première étape à la constitution d’une majorité alternative à celle qui a gouverné le pays jusqu’à présent. Sans la Ligue, donc, mais avec une association entre les sociaux-démocrates et les populistes.

A l’inverse, Matteo Salvini avait de son côté renoué avec ses vieux alliés de la droite traditionnelle, Forza Italia de l’ancien leader Silvio Berlusconi et les néo-fascistes de Frères d’Italie. Mais cela restait insuffisant pour disposer d’une majorité au Sénat.  D’ici au 20 août, le jeu reste donc très ouvert. Une alliance PD-M5S pourrait déboucher sur un nouveau gouvernement de courte durée, formé de techniciens pour adopter le budget et préparer de nouvelles élections, ou sur un exécutif remanié, formé de ministres M5S, appuyé par le PD et d’autres formations. Mais en l’absence d’une majorité solide, des élections redeviendraient inéluctables.

 

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

 

 

Les parlementaires de l’opposition sont en passe de réussir un véritable coup politique en réclamant l’organisation d’un référendum d’initiative partagée prévu par les institutions sur la question de la privatisation de l’aéroport de  Paris. Il faudra cependant que ce référendum soit maintenant soutenu par 10 % au moins du corps électoral, soit 4,5 millions d’électeurs dans le délai de neuf mois. Cependant précisément cette nécessité va ouvrir un large débat sur une question très controversée puisque l’opposition considère que la privatisation d’aéroports de Paris est un véritable cadeau financier pour Vinci et autres investisseurs. Une opération du même type que celle des autoroutes qui rapportaient  pourtant beaucoup à l’Etat. Bref la vente de bijoux de famille pourtant très lucratifs. En fait,  ce référendum pourrait bien se transformer en consultation anti macro, car il se pourrait bien qu’une majorité de Français ne soit pas très favorables  à la privatisation d’un équipement aussi stratégique. En outre ce référendum d’initiative partagée pourrait bien faire concurrence au référendum envisagé par  Emmanuel Macron sans doute sur des modifications d’ordre constitutionnel. Bref l’opposition vient de jeter un sérieux pavé dans la mare de l’agenda présidentiel. Transmise mardi en fin de journée au bureau de l’Assemblée, la proposition de loi référendaire ne contient qu’un article, visant à faire de «l’aménagement, de l’exploitation et du développement» des aérodromes parisiens un «service public national» incessible. «Il s’agit de demander aux Françaises et aux Français s’ils sont d’accord» pour que l’aménagement et la gestion de ces plateformes aériennes «revêtent le caractère de service public national» et reste donc sous la férule de l’État, a précisé l’opposition.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité Entré en vigueur en 2015, le référendum d’initiative partagée est lancé par une proposition de loi référendaire signée par un cinquième des parlementaires – députés comme sénateurs -, soit 185 élus au total. Celle-ci ne peut porter que sur certains domaines spécifiques, dont «l’organisation des pouvoirs publics» ou les «réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent». Le projet doit ensuite être validé par le Conseil constitutionnel. En cas d’approbation, il doit par la suite être signé par 10% du corps électoral, soit 4,5 millions de personnes, en neuf mois tout au plus, via internet ou par des «points d’accès» disséminés sur le territoire français. Une fois toutes ces étapes franchies, si le Parlement n’a pas examiné de texte sur le même sujet dans les six mois, le président de la République doit convoquer un référendum sur la proposition de loi.

 

Le 737 MAX interdit aussi aux Etats-Unis : le coup dur pour Boeing

Le 737 MAX interdit aussi aux Etats-Unis : le coup dur pour Boeing

Après l’Inde et l’Europe, les Etats-Unis ont également décidé d’interdire pour le moment les vols de 737 Max.  L’affaire des 737 est évidemment d’abord un drame après les deux catastrophes successives. C’est aussi un sale coup commercial pour l’avionneur américain. Il y a les effets  immédiats ; à savoir ; la perte boursière de l’ordre  de 14 % soit autour de 30  milliards d’euros. Il y a plus grave à savoir le doute qui peut  s’installer dans certaines compagnies quant à la fiabilité de l’appareil. Or le 737 Max est l’avion le plus vendu au monde. (Autour de 5000 commandes).  Un avion très récent qui par ailleurs fait l’objet de commandes dont certaines seront nécessairement reportées tant que des clarifications n’auront pas été apportées sur les origines des accidents. Certaines commandes seront décalées, d’autres vont se reporter sur Airbus notamment. La décision de l’Europe de suspendre l’exploitation des 737 Max ajoutée à celle de l’Inde porte un sérieux coup à l’image de marque de Boeing. La décision des régulateurs européens constitue le revers le plus sérieux pour Boeing après le crash de dimanche et met la pression sur les régulateurs américains, très discrets, cinq mois après la chute d’un autre 737 MAX 8 ayant tué 189 personnes en Indonésie, ne sont pas encore connues. L’enquête sur l’accident du Boeing de Lion Air en octobre dernier n’a pas encore livré ses conclusions mais l’attention s’est portée sur le rôle des systèmes informatiques à bord ainsi que sur la formation des pilotes et la maintenance. Boeing a annoncé son intention d’actualiser ses logiciels dans les prochaines semaines. Rien ne permet à ce stade d’établir un lien entre les deux accidents, même si l’un et l’autre se sont produits peu après le décollage. Sans faire explicitement référence aux événements, Donald Trump s’est lamenté mardi de la complexité du pilotage des avions modernes. “Je ne sais comment c’est pour vous, mais je ne veux pas d’Albert Einstein comme pilote. Je veux des grands professionnels de l’aviation qui soient capables de prendre facilement et rapidement le contrôle d’un avion !”, a tweeté le président américain de façon peut-être un peu naïve mais avec une certaine pertinence quant à la critique de la complexité des systèmes automatisés de conduite.

Le 737 MAX interdit en Europe : un sale coup pour Boeing

Le 737 MAX interdit en Europe : un sale coup pour Boeing

 

L’affaire des 737 est évidemment d’abord un drame après les deux catastrophes successives. C’est aussi un sale coup commercial pour l’avionneur américain. Il y a les effefts  immédiats ; à savoir ; la perte boursière de l’ordre  de 12 % soit autour de 25 milliards d’euros. Il y a plus grave à savoir le doute  s’installer dans certaines compagnies quant à la fiabilité de l’appareil. Or le 737 Max est l’avion le plus vendu au monde.(autour de 5000 commandes).  Un avion très récent qui par ailleurs fait l’objet de très nombreuses commandes dont certaines seront nécessairement reportées tant que des clarifications n’auront pas été apportées sur les origines des accidents. Certaines commandes seront décaléeés, , dautres vont se reporter sur Airbus notamment. La décision de l’Europe de suspendre l’exploitation des 737 Max ajouter à celle de l’Inde porte un sérieux coup à l’image de marque de Boeing. La décision des régulateurs européens constitue le revers le plus sérieux pour Boeing après le crash de dimanche et met la pression sur les régulateurs américains, très discrets, cinq mois après la chute d’un autre 737 MAX 8 ayant tué 189 personnes en Indonésie, ne sont pas encore connues.L’enquête sur l’accident du Boeing de Lion Air en octobre dernier n’a pas encore livré ses conclusions mais l’attention s’est portée sur le rôle des systèmes informatiques à bord ainsi que sur la formation des pilotes et la maintenance.Boeing a annoncé son intention d’actualiser ses logiciels dans les prochaines semaines.Rien ne permet à ce stade d’établir un lien entre les deux accidents, même si l’un et l’autre se sont produits peu après le décollage.

Sans faire explicitement référence aux événements, Donald Trump s’est lamenté mardi de la complexité du pilotage des avions modernes. “Je ne sais comment c’est pour vous, mais je ne veux pas d’Albert Einstein comme pilote. Je veux des grands professionnels de l’aviation qui soient capables de prendre facilement et rapidement le contrôle d’un avion !”, a tweeté le président américain de façon peut-être un peu naïve mais avec une certaine pertinence quant à la critique de la complexité des systèmes automatisés de conduite.

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Selon trois sources au fait du dossier, les investigations du groupe japonais sur des malversations présumées de son président se sont en effet élargies pour inclure la structure néerlandaise Renault-Nissan BV, qui supervise les activités de l’alliance, signe que Nissan pourrait chercher de nouveau à réduire l’influence de son actionnaire français sur leur partenariat automobile. En clair,  Nissan cherche à se libérer de Renault voire même à racheter l’entreprise française qui l’a sauvée de la faillite.  Les grands médias se sont contentés au départ de superficiel pour expliquer l’arrestation de Carlos Ghosn  au Japon. Certes la fraude fiscale et l’abus de biens sociaux sont sans doute avérés mais il y a derrière cette affaire bien d’autres enjeux. En effet, s’il fallait arrêter tous les dirigeants français étrangers responsables « d’évitement » fiscal et d’abus de biens sociaux, les prisons seraient pleines. Il y a autre chose derrière cette affaire En effet il y a longtemps que Nissan, sauvé en son temps par Renault veut reprendre son indépendance. Par ailleurs l’État français lui-même (et Macron particulier)  n’est pas mécontent sans doute d’enfoncer  ce  président de Renault jugé trop puissant .Renault avec Carlos Ghosn a sauvé Nissan de la faillite mais aujourd’hui Nissan est en bonne santé financière et la marque japonaise et même plus puissante que Renault. D’où ses velléités de quitter la maison mère. L’Alliance entre Nissan, Renault et Mitsubishi -, a permis au groupe de devenir le premier acteur  Mais la prise de contrôle de Nissan par un constructeur français en 1999 a été vécue comme une véritable humiliation», nous raconte un ancien collaborateur de Carlos Ghosn. « Nissan rêve de reprendre son indépendance », confirme un ancien de Renault très au fait du contexte dans lequel a été fondée l’Alliance en 1999. Certains estiment m^me que Nissan pourrait racheter Renault. Il est pour le moins curieux que ce soit le directeur japonais de Nissan qui dénoncé son président. Comme par hasard Mitsubishi demande aussi la même chose. Malheureusement pour lui Carlos Ghosn s’est fait de nombreux ennemis en France aussi, à cause de son salaire, des tricheries sur les émissions polluantes mais surtout en raison de son pouvoir quasi monarchique sur le groupe. Du coup, on risque d’avoir une convergence d’intérêts contradictoires pour abattre Carlos Ghosn y compris en France où les stratégies industrielles un peu de mal à être comprise y compris dans le gouvernement de Macron. Certes Carlos Ghosn a dirigé son groupe de manières presque tyranniques mais il a fait de Renault, entreprise menacée dans son existence lors de sa prise de fonction, le premier groupe mondial. On peut contester les méthodes de l’intéressé mais force est de reconnaître que c’est un exceptionnel capitaine d’industrie et qu’on doit réfléchir à deux fois avant de l’enfoncer car c’est Renault et la France même qui risquent d’être les dindons de la farce.

 

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut montrer jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par compte des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement.

 

Croissance : sérieux coup de frein

Croissance : sérieux coup de frein   

Avec une croissance à peu près atone, seulement une progression de 0,2 % pour chacun des premiers trimestres, mécaniquement le chômage reprend de sa vigueur. Il faut comparer ce 0,2 % par trimestre à 0,7 % pour les  cinq trimestres précédents. Pour l’année 2018 la croissance ce limitera autour de 1,5 % au lieu des 2,3 % espérés et réalisés en 2017. C’est donc une rupture brutale, plus importante encore que celle de la moyenne européenne est très loin de celle de l’Allemagne qui caracole en tête avec une augmentation du PIB de l’ordre de 2,3 % encore cette année. Au-delà des affaires qui n’arrangent pas le climat ambiant, la désillusion est immense chez une très grande majorité des Français. En effet, après l’échec sur la croissance, et forcément sur le chômage,  c’est aussi l’échec sur les équilibres financiers. Du coup le gouvernement se trouve en posture très délicate. Il ne bénéficie plus de la dynamique économique pour justifier des réformes difficiles et doit se réfugier dans une politique traditionnelle des coups de rabot sur les dépenses. Deux éléments pèsent de façon négative sur le tassement de l’activité. D’une part la balance commerciale est toujours déséquilibrée et agit de manière négative sur le PIB,  d’autre part la consommation des ménages est atone. En cause la baisse du pouvoir d’achat d’environ 0, 6 %. L’erreur fondamentale du gouvernement est sans doute d’avoir privilégié une politique de l’offre sans doute nécessaire mais non équilibrée par politique de la demande. La croissance repose essentiellement sur la demande et notamment sur la consommation des ménages. Facteur aggravant l’inflation reprend avec un rythme annuel de 2,3 % en juillet, tout le contraire d’un cercle vertueux. Une seule satisfaction toutefois   l’investissement des entreprises qui a accéléré (+1,3% après +0,1% au premier trimestre), quand celui des ménages s’est tassé (−0,1% après +0,3%).

Assurance chômage : le coup de rabot sur les indemnités ?

Assurance chômage : le coup de rabot sir les indemnités ?

 

Il n’y a pas de révolution à attendre la réforme du régime de chômage. Au final, le résultat est connu, on pratiquera la politique du rabot avec une dégressivité encore plus importante des indemnités. Bref d’une certaine manière tous les chômeurs seront punis alors que l’objectif initial visait surtout à encourager la réinsertion aussi à punir seulement certains qui peuvent abuser du système. La grande réforme de Macron qui voulait étatiser le régime est renvoyé sans doute aux calendes grecques. De la même manière, que l’indemnisation systématique des démissionnaires et des travailleurs indépendants. Certes pour faire semblant de tenir les objectifs il y  bien quelques aménagements marginaux concernant les deux catégories évoquées mais fondamentalement le régime ne changera pas. L’Unedic est en effet un système d’assurance et non un système de prestations sociales soumises à condition. Par ailleurs, il n’est pas certain du tout que l’étatisation du régime chômage permette une gestion plus rigoureuse qu’actuellement. Enfin la question fondamentale, celle de l’équilibre financier du régime, dépend de l’enjeu central de la croissance. Comme pour les retraites, c’est le rapport entre actifs et inactifs indemnisés qui fait la différence. Or si le régime d’assurance chômage est en difficulté supplémentaire, il le doit essentiellement à l’échec de la politique économique de Macron-.

Prestations sociales : coup de rabot

Prestations sociales : coup de rabot  

Le gouvernemenet n’innove pas beaucoup par rapport aux anciennes méthodes. Comme on reconnaît le net recul de la croissance, pour compenser la baisse des recettes fiscales on va procéder comme d’habitude à un coup de rabot sur les dépenses notamment sociales.

“La prévision de croissance sur laquelle nous bâtirons ce budget (2019) sera de 1,7 %”, déclare le Premier ministre. Jusqu’ici l’exécutif tablait sur une croissance de 1,9% de l’économie française en 2019, alors que la Commission européenne, le FMI et la Banque de France avaient déjà revu en baisse leurs prévisions à 1,7% au début de l’été. Cette moindre croissance et la diminution des recettes fiscales qui en découle auront “forcément un impact” sur le déficit public, qui sera aussi affecté par la transformation du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en baisse de charges pérenne, avec un impact d’environ 20 milliards d’euros sur les finances publiques. Conséquence: alors que le gouvernement prévoyait pour 2019 un déficit stable par rapport à celui attendu en 2018, à 2,3% du PIB (contre 2,6% en 2017), “il va y avoir, en 2019, un rebond du déficit”, prévient Edouard Philippe, sans donner de chiffre.“Mais ça ne nous empêchera pas d’être dans la ligne de nos engagements, sur la baisse des prélèvements obligatoires comme sur la maîtrise de la dépense publique et de la dette”, dit-il. Une déclaration qui est inexacte dans la mesure où déjà en 2018 le déficit annoncé devait être de 80 3 milliards pour 76 milliards en 2017. En réalité on dépassera et de loin les 2,6 % de déficit annoncé en 2018 et en 2019. À nouveau la France devrait tutoyer les 3 % de déséquilibre par rapport au PIB. Contrairement à ce qu’affirme le premier ministre il n’y a pas de maîtrise de la dépense publique, ni de la dette.

«Dieselgate» : Le patron de Volkswagen était dans le coup

«Dieselgate» : Le patron de Volkswagen était dans le coup

 

Pour tenter d’étouffer l’affaire des tricheries relatives aux émissions polluantes, Volkswagen- comme d’autres marques d’ailleurs- a accepté de payer de très lourdes amendes notamment aux États-Unis et a fait porter le chapeau à des boucs émissaires. La réalité c’est que la hiérarchie de Volkswagen comme celle des autres marques était au courant des procédés qui permettaient pendant les opérations de contrôle de diminuer les émissions polluantes. Chez Volkswagen, l’affaire est en train de remonter au plus haut niveau c’est-à-dire jusqu’à Herbert Diess, actuel patron du constructeur allemand ; ce dernier aurait été avait été prévenu deux mois avant que le scandale éclate, en septembre 2015, révèle Der Spiegel. Un scandale dont le coût est estimé à 27 milliards de dollars en pénalité et amendes.

Une nouvelle qui va créer des remous. L’actuel patron de Volkswagen, Herbert Diess, a été prévenu de l’existence d’un logiciel fraudeur pour minimiser les résultats des tests d’émissions polluantes sur les véhicules de l’entreprise deux mois avant que le scandale éclate en 2015, rapporte le magazine allemand Der Spiegel. Le journal a eu accès à des documents inédits du parquet de Braunschweig qui posent la question de savoir si VW a informé dans les temps ses investisseurs de l’ampleur financière du scandale dont le coût dépasse 27 milliards de dollars en pénalités et amendes. Le scandale a été mis au jour le 18 septembre 2015 après une série de tests effectués aux Etats-Unis sur des véhicules diesel européens par l’université de Virginie-Occidentale à la demande de l’ONG International Council on Clean Transportation. Selon les documents du parquet du Braunschweig, Der Spiegel note que Herbert Diess, ancien de BMW alors en charge de la marque VW, était présent lors d’une réunion tenue le 27 juillet 2015 présidée par le patron de l’époque Martin Winterkorn.

 

Droits de douane américains : un sale coup pour l’économie turque

Droits de douane américains : un sale coup pour l’économie turque

 

L’augmentation des droits de douane sur l’aluminium et l’acier constitue un sale coup pour l’économie turque déjà chancelante. Ces droits, seront désormais de 20% sur l’aluminium et de 50% sur l’acier. La descente aux enfers s’accélère en Turquie où la monnaie a déjà perdu 40 % de sa valeur depuis le début de l’année. Ce vendredi après-midi, au moment même où le ministre turc de l’Économie dévoilait en direct son nouveau «modèle économique», un tweet de Donald Trump annonçant le doublement des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium provoquait un nouvel effondrement de la livre turque. En l’espace de quelques minutes, la monnaie a ainsi de nouveau chuté de 6,66 livres pour un dollar à 6,99. Ainsi il faut prévoir : une limitation de la croissance du PIB entre 3 % et 4 % en 2019, contre 5,5 % prévus cette année par le gouvernement ; une réduction du déficit courant à 4 % – soit deux points de moins que le niveau attendu pour 2018 ; et enfin une réduction de l’inflation sous les 10 % aussi rapidement que possible. Cette dernière a atteint près de 16 % en juillet en rythme annuel. Les causes de la débandade économique sont en fait bien plus profondes. «La plupart des économistes ne sont pas surpris par cette crise monétaire. À dire vrai, cela faisait des années que nous mettions en garde le gouvernement. Depuis 2013, le modèle économique du parti au pouvoir, l’AKP (basé sur les crédits à la consommation et les grands projets d’infrastructure) ne fonctionne plus», estime Ozlem Albayrak. Ces derniers mois, les experts n’ont cessé d’appeler de leurs vœux une hausse des taux d’intérêt de la banque centrale pour enrayer l’inflation. Mais ils font face à l’opposition du président Erdogan, un «ennemi» autoproclamé des taux d’intérêt. Vendredi soir, un inhabituel vent d’inquiétude planait sur la place Taksim, au cœur d’Istanbul. «C’est la panique», concède Birben. Assise derrière la vitre d’un bureau de change, l’employée jonglait avec la chute infernale de la livre turque. «Ça change toutes les minutes, parfois toutes les secondes. En toile de fond la détérioration très nette des relations diplomatiques entre 30 et Erdogan. Les relations entre Ankara et Washington se sont tendues ces derniers jours avec le placement en résidence surveillée d’un pasteur évangéliste américain, Andrew Brunson, soupçonné de terrorisme par les autorités turques.

Japon: rebond après le coup de mou

Japon: rebond après le coup de mou

Une reprise en avril juin mais surtout à signaler le ralentissement des exportations qui témoigne du tassement de l’économie mondiale. Sur la période d’avril à juin, le PIB du Japon a progressé de 0,5% par rapport au trimestre précédent, tiré par la consommation des ménages (+0,7%), selon des données préliminaires publiées vendredi par le gouvernement nippon. Les économistes interrogés par l’agence Bloomberg s’attendaient à une hausse de 0,3%. La consommation, qui s’était contractée entre janvier et mars, a retrouvé un peu de vigueur mais les économistes restent sceptiques pour les mois à venir. Le commerce extérieur a joué de façon négative en raison d’un ralentissement des exportations, traditionnel moteur principal de la croissance japonaise. Les produits japonais (automobiles en premier lieu) sont sous la menace de hausse de taxes par le président américain Donald Trump qui a pris un virage protectionniste.
Des discussions se sont ouvertes jeudi à Washington entre le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le ministre japonais de l’Economie, Toshimitsu Motegi. Tokyo espère dissuader son allié de le sanctionner. En rythme annualisé, c’est-à-dire si l’évolution du deuxième trimestre se poursuivait sur une année entière, le PIB ressort en augmentation de 1,9%.
La troisième économie du monde est dans une phase plutôt positive même si elle n’a pas retrouvé la vigueur espérée par le Premier ministre Shinzo Abe, au pouvoir

Droits US automobiles : coup dur pour les constructeurs

Droits US automobiles : coup dur pour les constructeurs

Si l’affaire des droits de douane sur l’acier et aluminium avait créé des incertitudes, l’impact cependant était marginal pour l’ensemble de l’économie. Il en va différemment pour le projet de taxes de 25% envisagés par Trump pour les importations d’automobiles y compris  en provenance d’Europe. Le Etats-Unis importent en effet 4 fois plus de véhicules qu’ils n’en exportent. Et les échanges totaux de ce secteur portent sur de l’ordre de 250 milliards.  Les Etats-Unis ont importé 8,3 millions de véhicules en 2017, pour une valeur totale de 192 milliards de dollars (environ 165 milliards d’euros). Dans le détail, 2,4 millions ont été importés du Mexique, 1,8 million du Canada, 1,7 million du Japon, 930.000 de Corée du Sud et 500.000 d’Allemagne, selon les statistiques officielles américaines. Dans le même temps, les Etats-Unis ont exporté deux millions de véhicules pour une valeur totale de 57 milliards de dollars (49 milliards d’euros).L’impact serait important pour l-surtout pour l’Allemagne mais encore plus considérable pour le Japon et la Corée.  Les gouvernements japonais, chinois et sud-coréen ont déclaré qu’ils suivaient la situation avec attention, et Pékin, qui voit de plus en plus dans les Etats-Unis un marché automobile à conquérir, a fait savoir qu’il défendrait ses propres intérêts.

Baisse du budget de la PAC : un coup dur pour la France

Baisse du budget de la PAC : un coup dur pour la France

La proposition de  la commission européenne de baisser la PAC de % constitue un coup dur pour a France surtout à un moment où déjà le secteur connait uen grave crise puisqu’environ 30% des agriculteurs sont en situation de grande précarité. En cause évidemment la baisse des recettes européennes avec le départ du Royaume Uni, aussi le désir de diminuer les aides agricoles.  La France a donc  jugé mercredi “inacceptable” la proposition de la Commission européenne de baisser de 5% le budget de la Politique agricole commune (PAC) sur la période 2021-2027 et a averti qu’elle se battrait pour modifier les équilibres.  Travert, ministre de l’agriculture : «  une proposition qui entraînerait une baisse “drastique, massive et aveugle” des subventions agricoles européennes est “inenvisageable”. “Si nous voulons répondre aux attentes des consommateurs et plus largement des citoyens, il nous faut préserver le revenu des agriculteurs et donc maintenir un budget de la PAC à la hauteur de cette ambition”, déclare-t-il, fidèle à la politique traditionnelle de la France en la matière. Pour Paris, ajoute-t-il, ces propositions ne constituent que le point de départ des négociations qui vont s’engager. Exprimant sur RTL sa “très forte déception”, la présidente de la FNSEA, syndicat majoritaire dans la profession agricole en France, en a appelé au chef de l’Etat. La France a indiqué qu’elle était prête à accepter une augmentation du budget européen et qu’elle y prendrait sa part à condition, notamment, que l’on modernise les politiques et que l’on supprime tous les rabais accordés à différents pays. Pour les députés européens Les Républicains Michel Dantin et Angélique Delahaye, il s’agit d’un “hold up” sur le budget agricole européen et d’une bombe à retardement. Ils estiment dans un communiqué qu’avec une réduction de 3,6 milliards euros dès la première année, le budget passant à 40,5 milliards d’euros en 2021 contre 44,1 milliards d’euros en 2020, “la Pac sera amputée de plus de 100% de sa part liée au coût du Brexit (estimée à 2,7 milliards d’euros)”. La Commission se défend en présentant la réduction budgétaire comme “modérée” et assure que la politique d’aide aux régions les plus pauvres de l’UE subira la même baisse. “Ces politiques seront modernisées afin de garantir qu’elles puissent rester efficaces avec moins de ressources et même appuyer de nouvelles priorités”, ajoute l’exécutif européen dans sa proposition, évoquant notamment l’environnement. Avec 365 millions d’euros sur un total de 1.135 milliards d’euros prévus pour la période 2021-2027, la PAC resterait en outre la principale bénéficiaire, ajoute-t-elle. Les aides directes seraient préservées mais plafonnées ou rendues dégressives en fonction de la production afin de privilégier les petites et moyennes exploitations. Leur versement serait en outre conditionné au respect de stricts critères de respect de l’environnement. Les Etats membres seront par ailleurs mis à contribution pour “cofinancer” et cogérer les aides au développement rural.

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