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Coronavirus Grande-Bretagne : risque de transmission généralisée

Coronavirus Grande-Bretagne : risque de transmission généralisée

 

La Grande-Bretagne au moins ne pratique pas la langue de bois en niant les réalités puis que le ministre de la santé a reconnue que le virus récemment introduit en Grande-Bretagne concernait  déjà 50 personnes et que le risque de transmission généralisé  était à craindre. De la même manière, c’est la transparence à l’angle saxonne qui prévaut pour analyser les conséquences économiques. Le gouvernement pense  en effet que 20 % des salariés pourraient au sommet de la crise être contraint de rester chez eux.

 

Des hypothèses qui n’ont jamais été envisagées en France; par exemple, on hésite entre une politique de communication visant à rassurer et une politique de gribouille pour les rassemblements dont certains sont autorisés et d’autres pas. On notera en particulier la protection particulière dans bénéficie le football, véritable opium du peuple auquel on ne peut pas toucher. On peut certes aimer football, le sport en général trop ( le pratiquer c’est bien aussi !) mais être conscient que les les enjeux de santé sont autrement supérieurs à des questions de foot et business. La Grande-Bretagne, elle a choisi la transparence et la pertinence. Elle reconnaît que douze nouveaux cas de la maladie due au coronavirus ont été dénombrés en Grande-Bretagne, ce qui porte le total à 51, a annoncé mardi le ministre de la Santé Matt Hancock.

“A 09h00 du matin, il y avait 51 cas confirmés au Royaume-Uni et il est de plus en plus probable que nous assistions à une transmission généralisée dans ce pays”, a-t-il déclaré au Parlement.

Le gouvernement avait dévoilé un peu plus tôt son “plan de bataille” pour enrayer la propagation du virus. Londres estime qu’un cinquième des salariés pourraient devoir cesser le travail au plus fort de l’épidémie.

Coronavirus: trois plus mortel que la grippe ?

Coronavirus: trois plus mortel que la grippe  ?

 

Il paraît bien prématuré de faire des comparaisons entre le Coron virus et la grippe. Pourtant d’après le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus le Corona virus serait trois fois plus mortel que la grippe mais se transmettrait beaucoup moins facilement. L’OMS a fait des déclarations très contradictoires depuis le début. Au départ, elle s’est complètement alignée sur les chiffres fournis par la Chine considérant même que la situation était sous contrôle. Le problème, c’est que l’OMS  n’en sait strictement rien dans la mesure où  le peu d’experts qui ont pénétré en Chine ont été comme d’habitude très encadrés . On ne connaît même pas le nombre de personnes réellement infectées en Chine. Il se pourrait qu’il soit dix  fois plus nombreux. Même interrogation concernant le nombre de décès. Sur les autres continents,  il n’y a que quelques jours que le Coronavirus a touché la plupart des pays. Là aussi il est bien difficile d’effectuer des statistiques notamment sur le nombre de personnes affectées en raison notamment des cas asymptomatiques.( Porteur mais sans forcément être malades).

D’après l’OMS, la grippe, elle, connaît un taux de mortalité de 1 % tandis que le Coronavirus lui enregistrerait un taux de 3 %. Un taux qui pourra sans doute nettement évolué en fonction de la connaissance réelle des personnes affectées en Chine, des traitements réussis dans les pays développés et surtout de la pénétration du virus dans l’hémisphère sud bien moins équipé médicalement  en général. Une attitude plus responsable de l’OMS serait d’ avouer qu’on ne connaît encore pas grand-chose de ce virus et notamment de son mode et de sa vitesse de propagation. Il faut noter encore l’ambiguïté de l’OMS concernant l’hypothèse d’une annulation des JO de Tokyo. l’OMS comme les autres autorités politiques administratives semblent privilégier l’opium du peuple et le business par rapport à l’objectif de santé. Il est clair en effet que le Coronavirus ne sera pas complètement éradiqué avant  début juillet. Même Macron  a déclaré qu’il  fallait sans doute s’attendre à une épidémie qui s’étale sur plusieurs mois. La question qui se pose pour l’OMS est de savoir s’il s’agit réellement d’un organisme international de prévention de la santé ou d’un organisme diplomatique.

Le directeur de l’OMS a par ailleurs dit avoir évoqué avec Thomas Bach, président du Comité international olympique, la question d’un éventuel report des Jeux de Tokyo, qui doivent s’ouvrir en juillet. “Je pense qu’il serait prématuré de décider maintenant. Il serait bon de surveiller la situation”, a-t-il ajouté.

Coronavirus-Croissance : moins 1 % pour la France (OCDE)

Coronavirus-Croissance  : moins 1 % pour la France (OCDE)

 

Le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, reconnaît lui-même que les conséquences du virus chinois seront beaucoup plus importantes que ceux qu’il avait envisagé au départ quand il pensait que l’épidémie serait confinée à la Chine. Non seulement la France ne connaîtra pas une petite croissance de 1 % mais elle pourrait tomber dans le rouge. Certes on va imputer ce tassement économique au Coronavirus. Le problème, c’est  il y il a déjà plusieurs mois que la tendance générale est nettement à la baisse. En fait, l’épidémie ne va faire qu’accentuer le phénomène et même le révéler. Ce qui est à craindre en plus de la crise économique, c’est La crise financière car le système financier déjà très malade qui a inondé le marché avec la planche à billets pourrait lui-même être déstabilisé avec les faillites d’entreprises très endettées et qui le seront encore davantage avec le ralentissement de l’économie. L’épidémie de Covid-19 va donc mettre un coup de frein à l’économie mondiale, et la France ne va pas y échapper: sa croissance devrait tomber à 0,9% en 2020, selon les prévisions publiées lundi par l’OCDE, première grande institution internationale à évaluer l’impact économique de l’épidémie. C’est 0,3 point de moins que sa dernière prévision fin novembre.

Le gouvernement, qui espérait mettre fin au ralentissement de l’économie française cette année et entamer une baisse du déficit public, va donc devoir patienter.

La semaine dernière déjà, le gouverneur de la Banque de France avait indiqué que l’institut d’émission allait certainement abaisser « légèrement » fin mars sa prévision de croissance pour 2020, attendue jusqu’ici à 1,1%.

Le gouvernement, qui tablait jusqu’ici sur une progression du PIB de 1,3% cette année, se voulait, lui, prudent. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire évoquait encore la semaine dernière un impact de 0,1 point si l’épidémie restait essentiellement cantonnée à la Chine. Mais lundi, il a dû se rendre à l’évidence: l’impact sera « beaucoup plus significatif », a-t-il concédé, sans donner de chiffre précis.

Car en une semaine la situation s’est rapidement détériorée. L’Italie est devenue un des principaux foyers de Covid-19 et une des sources de diffusion de la maladie en Europe, tandis que la France a dépassé la centaine de personnes contaminées.

Ces mesures, qui commencent déjà à peser sur le quotidien des Français, pourraient, si elles se durcissent, altérer aussi la consommation des ménages et l’activité des entreprises. Elle s’ajoutent aux perturbations que subissent déjà certains secteurs du fait de la crise sanitaire en Chine, incontournable dans les circuits industriels mondiaux, notamment dans l’automobile, la pharmacie ou l’électronique.

Pour la première fois en sept mois, l’activité de l’industrie française s’est d’ailleurs contractée en février, selon l’indice de référence publié par le cabinet IHS Markit, les entreprises ayant enregistré une forte baisse de leurs commandes en lien avec le coronavirus. La consommation des ménages s’est aussi affaiblie.

Les secteurs du tourisme et du luxe se voient eux privés de leurs clients chinois, une perte évaluée lundi à 1 milliard d’euros par mois à l’échelle européenne par le commissaire européen Thierry Breton.

« Le coronavirus c’est d’abord un effet sur l’offre, c’est-à-dire sur la capacité de production de la Chine et des entreprises. (…) Plus cet effet sur l’offre se prolonge, plus ça devient aussi un effet sur la demande, c’est-à-dire du côté de la consommation », a prévenu lundi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

 

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

Coronavirus: croissance mondiale divisée par deux ?

 

On est passé à différentes phases de l’évaluation des dégâts du virus chinois. Dans un premier temps,  on s’est efforcé de rassurer tout le monde en affirmant que la situation était sous contrôle et que les conséquences seraient intimes. Dans une deuxième phase, on a commencé à avancer des chiffres mais avec des dégâts très minimes , on parlait en France par exemple d’une diminution de 0,1 % de la croissance. Maintenant l’OCDE prend la mesure de l’impact et imagine que la croissance mondiale pourrait être seulement de 2,4 % voir de 1,5 % au lieu de 3%. De toute manière la baisse de l’activité économique sera mécanique. En effet la Chine, pays le plus touché, voit son économie complètement s’écrouler . Un impact direct sur la croissance mondiale puisque l’économie chinoise représente à peu près 20 % du total. Mais le pire c’est que ce virus envahit aussi maintenant tous les continents et surtout que toutes les chaînes d’approvisionnement et de distribution sont maintenant perturbées. S’ajoutera à cela l’impact de possible du système financier qui va se trouver grandement fragilisé avec encore un accroissement de l’endettement notamment des entreprises.

L’épidémie de coronavirus pénalise l’économie mondiale qui devrait croître cette année à son rythme le plus faible depuis la crise financière il y a plus de dix ans, a prévenu lundi l’OCDE, pressant les gouvernements et les banques centrales d’agir pour éviter un impact encore plus important.

L’économie mondiale devrait progresser de seulement 2,4% en 2020, son taux le plus faible depuis 2009 alors que l’OCDE tablait encore sur une croissance de 2,9% en novembre, a indiqué l’organisation dans ses prévisions actualisées.

L’OCDE estime que l’économie mondiale pourrait renouer avec un taux de croissance de 3,3% en 2021, une prévision basée sur l’hypothèse d’un pic de l’épidémie de coronavirus en Chine au premier trimestre 2020 et d’une propagation contenue dans le reste du monde.

Toutefois, si le nouveau virus s’étendait en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, la croissance mondiale pourrait tomber à 1,5% en 2020, a averti l’OCDE.

“Le principal message de ce scénario baissier est qu’il provoquerait une récession dans beaucoup de pays, c’est pourquoi nous appelons à ce que des mesures soient prises dans les régions touchées aussi rapidement que possible”, a dit à Reuters l’économiste en chef de l’OCDE, Laurence Boone.

Les gouvernements doivent soutenir les systèmes de santé en accordant un supplément de salaire ou un allègement fiscal aux employés qui font des heures supplémentaires et en mettant en place des programmes de chômage partiel pour les entreprises confrontées à une baisse de la demande, a-t-elle ajouté.

Les gouvernements pourraient accorder aux entreprises un allègement financier supplémentaire en réduisant les charges sociales, en suspendant la taxe sur la valeur ajoutée et en accordant des prêts d’urgence aux secteurs particulièrement touchés comme l’industrie du tourisme, a encore dit Laurence Boone.

L’économiste ajoute que les gouvernements ne devraient pas se concentrer sur une réduction des dépenses et laisser les programmes d’assurance-chômage jouer leur rôle pour amortir le coup porté à l’activité économique.

Parallèlement, les banques centrales devraient fournir aux marchés financiers, qui ont connu la semaine dernière leur plus forte baisse depuis 2008, des signaux rassurants sur leur volonté et leur capacité d’assouplissement de leur politique monétaire et à apporter des liquidités aux banques si nécessaire.

Coronavirus et économie : aucune croissance en France en 2020

Coronavirus et économie :  aucune croissance en France en 2020

Ce n’est pas exactement ce que dit le ministre français de l’économie et des finances puisqu’il ne veut avancer aucun chiffre. En fait,  il rappelle qu’au départ il avait indiqué que la perte du virus pourrait atteindre 0,1 point de PIB  en 2020. Il explique maintenant que cette prévision supposait que l’épidémie soit mitée à la Chine. Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire depuis que épidémie s’est installée en France ne veut pas annoncer de nouveaux chiffres. La vérité c’est que la France risque de stagner  voir même de tomber dans le rouge,  d’ailleurs commencent  à l’indiquer les tendances aussi bien de la consommation des ménages que du secteur manufacturier.

“Le seul chiffre que j’ai avancé, c’est 0,1 point de croissance en moins pour la France (en 2020, NDLR) tant que l’épidémie était limitée à la Chine”, a-t-il rappelé sur France 2.

“Maintenant que l’épidémie touche beaucoup plus de pays, notamment la France et d’autres pays européens, l’impact du coronavirus sur la croissance française sera beaucoup plus significatif (…) mais je ne veux pas avancer de chiffre précis”, a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire a par ailleurs annoncé que les ministres des Finances du G7 se concerteraient par téléphone dans la semaine pour coordonner leur réponse aux effets de cette crise mondiale de santé publique.

L’objectif est que “cet impact dont nous savons qu’il sera important pour la croissance soit le moins durable possible”, a indiqué le ministre.

Le ministre de l’Economie et des Finances a par ailleurs répété que le gouvernement se tenait prêt à prendre toutes les mesures de soutien nécessaires pour aider les entreprises à faire face à la crise sanitaire.

“Nous débloquerons ce qu’il faudra”, a-t-il dit, rappelant que les pouvoirs publics avaient accepté des mesures de chômage partiel pour les entreprises, une décision qui a un coût pour les finances publiques.

Promettant une “solidarité totale” à tous les entrepreneurs, le ministre a ajouté que la Banque publique d’investissement (BPI) se porterait garante de tous les prêts de trésorerie dont les PME pourraient avoir besoin “pour passer ce moment difficile”.

Les pouvoirs publics, a-t-il ajouté, sont déterminés à “accompagner et soutenir” tous les secteurs touchés, à commencer par l’hôtellerie, la restauration, le transport aérien et l’événementiel qui sont, a-t-il dit, les plus perturbés par l’épidémie.

Le nombre de cas confirmés de coronavirus en France est désormais de 190 personnes. Il paraît évident que l’ampleur possible de l’épidémie provoquera des conséquences qui ne pourront jamais être atténuées par les mesures du gouvernement car tous les secteurs risquent d’être impactés. L’industrie manufacturière bien sûr du fait du ralentissement de la demande et de la désorganisation des chaînes de production et de distribution. Aussi l’agriculture dont les marchés sont déjà atteints enfin les services notamment qui mettent en contact des personnes.

Coronavirus: le business du sport menacé

Coronavirus: le business du sport menacé

Virgile Caillet, expert en marketing sportif et délégué général de l’Union sport & cycle, souligne les conséquences financières du business du sport suite au Coronavirus dans une interview à France Info. ( Qui expliquent en partie le maintien curieux de certains rassemblements sportifs, NDLR)

 

Quelles sont les conséquences directes auxquelles est confronté le monde du sport aujourd’hui avec l’épidémie du Covid-19 ?

 

Virgile Caillet :  »Quand on s’attache à la filière du sport, il n’y a pas que les événements sportifs qui sont impactés par le coronavirus, mais également le commerce et l’industrie du sport. En ce qui concerne les détenteurs de droits, les sponsors, les organisateurs, il y a évidemment le sujet de l’annulation des compétitions, avec derrière les assurances qui couvrent la plupart des événements. Mais concrètement, cela entraîne des pertes sèches considérables avec par exemple les bénéfices liés à la billetterie qui tombent à l’eau. Mais il y a également la dimension commerciale, avec toute la problématique de la production et de l’approvisionnement. Avec le blocage des usines, qui sont majoritairement en Asie, les mises en quarantaine, on se retrouve avec des pénuries et des situations extrêmement complexes. D’ores et déjà, il y a des conséquences directes et il pourrait y avoir des ruptures de stock dans les magasins. »

 

En raison des pertes sèches liées à l’annulation ou au passage à huis clos d’événements sportifs, pourrait-on assister au report de certaines compétitions ?

 

VC :  »Ça me semble de plus en plus compliqué compte tenu de l’avancée du calendrier. On arrive au printemps et pour les sports collectifs notamment, il va y avoir une densité de compétitions importante. En football par exemple, on assistera rien que dans les prochaines semaines à la finale de la Coupe de la Ligue, aux demi-finales de la Coupe de France, aux huitièmes de finale de la Ligue des champions… Il est donc difficile de reporter les matches, et le huis clos pourrait être privilégié. Mais cela veut dire un manque à gagner considérable en termes de billetterie mais aussi sur les recettes ‘matchday’ avec les consommations autour des stades ou les ventes de produits dérivés. »

 

Pensez-vous que certains intérêts économiques pourraient passer devant le risque que représente le Covid-19 ? Est-ce que le principe de rentabilité pourrait prendre le pas sur le principe de précaution ?

VC :

« Sincèrement, je ne le pense pas. Il y a une telle sensibilisation au plus haut niveau des instances mondiales que je ne vois pas le principe de précaution être battu en brèche par des intérêts économiques. En revanche, ces intérêts économiques sont tellement présents, tellement importants, qu’il faut avoir un maximum d’éléments à disposition avant de prendre une décision sur un événement sportif. Et c’est l’incertitude autour de ces éléments qui rend compliqué la prise de décision. C’est le cas avec les Jeux Olympiques et l’Euro par exemple. A priori, selon les scientifiques, le pic serait atteint en Europe dans le courant du mois d’avril. Mais d’ici au début de l’Euro à la mi-juin, va-t-on pouvoir maîtriser les choses ? Il est peut-être encore un peu tôt pour le dire. »

 

Serait-il envisageable de voir certains sponsors se désengager aujourd’hui, en raison des pertes sèches que ces annulations pourraient engendrer ?

 

VC :  »D’un point de vue de l’image de marque, ce serait très malvenu. Cela donnerait une impression d’opportunisme et de manque de compassion. Ce n’est pas la logique d’un partenariat. La situation est très délicate à gérer, mais un retrait serait très maladroit. »

 

À titre d’exemple, combien pourrait coûter l’annulation pure et simple des Jeux Olympiques de Tokyo ?

 

VC : « Certaines choses concrètes pourront être remboursées. Il y a des clauses d’annulation dans les contrats d’assurance et si le cas d’une épidémie internationale n’est pas exactement stipulée, il s’agit ici d’un cas de force majeure qui remplit certains critères inscrits dans les contrats. En revanche, toute la dimension immatérielle, on ne peut pas l’évaluer et c’est de la perte sèche. Par exemple, les revenus liés au tourisme ne peuvent pas être remboursés. Il est cependant compliqué d’évaluer ces pertes car il y a toujours cette incertitude et ce manque de lisibilité sur ce qui pourrait advenir. On ne sait pas combien de temps cette épidémie va durer. Il faudrait également prendre en compte les conséquences potentielles sur l’emploi avec tous les postes liés à la billetterie, la sécurité, les boutiques, qui ne seraient pas pourvus. Également sur la ville, sur un territoire. C’est valable également en France pour des plus petits événements, et c’est du concret aujourd’hui : si vous annulez les championnats de France d’athlétisme par exemple, c’est toute la collectivité qui est impactée. »

 

A-t-on déjà connu un phénomène de cette ampleur aux conséquences aussi importantes sur l’économie du sport ?

 

VC :  »Objectivement, je n’ai jamais connu ça, une telle incertitude et cette potentialité d’impact, à l’image du fait d’envisager d’annuler les Jeux Olympiques. On a vécu des boycotts par exemple, mais jamais une épidémie mondiale qui pourrait remettre en question de tels événements avec tous les enjeux économiques qui y sont rattachés.« 

Coronavirus : quelle cohérence des mesures ? (Bruno Grandbastien)

Coronavirus : quelle  cohérence des mesures ?  (Bruno Grandbastien)

Le médecin Bruno Grandbastien, président de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H) s’interroge notamment sur la cohérence des mesures décidées par les pouvoirs publics dans une interview à France Info.

 

On a vu le semi-marathon de Paris annulé, mais pas des matches de football qui regroupent des milliers de personnes. Y a-t-il une logique dans l’annulation des événements sportifs en France actuellement ?

Bruno Grandbastien :

 

« Il y a une vraie logique à se poser la question de la pertinence de maintenir le rassemblement d’un grand nombre de personnes, et dans des endroits confinés, comme des salles, où les personnes sont serrées. On sait que le coronavirus se transmet assez facilement par des gouttelettes, lorsque quelqu’un tousse ou éternue. On est dans la volonté de maîtriser la diffusion. »

Pourquoi ne pas annuler toutes les manifestations sportives alors ?


B.G. : « C’est une bonne question. Il y a des manifestations qui vont rassembler moins de personnes, avec une proximité moindre. C’est un élément d’évaluation. En revanche, le semi-marathon de Paris, c’est un nombre extrêmement important de personnes qui gravitent autour. Le risque était très important même en milieu ouvert. »

 

Mais alors quelle différence avec un match de football qui réunit plus 40 000 personnes ?
B.G. :
 « C’est vrai que ça interpelle. Rassembler 45 000 personnes autour d’un match de foot est une situation qui porte un certain risque. L’impact d’annuler un tel match, ça fait partie des éléments qui ont été pris en compte. On est un peu inquiet de la cohérence des ces mesures. Je pense qu’il y a des questions à se poser sur le maintien de matches de foot qui vont réunir un grand nombre de personnes, et l’interdiction du semi-marathon. »

 

Sommes-nous trop en réaction et pas assez en action ?


B.G. : « Il me semble que la position des autorités sanitaires dans la prévention autour des événements sportifs est bien mesurée. On peut s’interroger sur certains maintiens. Mais je ne crois pas que l’on soit en surréaction. On vient de passer un cap dans le contrôle en passant en stade 2. Il y a une vraie volonté de prendre en compte ce risque, on le voit à travers les annulations. Certains restent programmés, peut-être parce que l’annulation serait trop forte symboliquement. On peut s’interroger sur la pertinence scientifique et sanitaire de ne pas les annuler, comme les matches de foot. »

 

Justement, en cas de passage au stade 3 de l’épidémie, cela signifierait l’annulation de tous les événements sportifs sur le territoire ?


B.G. : « Le stade 3 implique la mise en place de mesures assez drastiques sur le regroupement de personnes. Beaucoup de manifestations sportives seraient annulées, ou à minima à huis clos. Ce qui pourrait conduire à annuler les grands événements, c’est une diffusion épidémique plus large. Aujourd’hui, nous avons un nombre de cas certes relativement important, mais on est dans des chaînes de transmission qui sont en grande partie expliquées, comme des voyages en Italie. On sait ce qui s’est passé et qui a été le contact. Sur les événements sportifs, il n’y a pas eu encore de chaîne de transmission identifiée. Si la situation devient plus incontrôlée, il y aura la nécessité d’être plus strict. »

 

Actuellement, des équipes cyclistes sont confinées aux Emirats Arabes Unis. Est-ce qu’une course comme le Paris – Nice (8 au 15 mars) doit être annulée ?
B.G. 
« Il faut regarder ce qui se passe dans les pays ou les régions où se déroulent les manifestations. On sait que la Chine est l’épicentre. Il n’y a pas de message d’alerte inquiétant sur les Emirats Arabes Unis. On peut comprendre que des mesures soient prises au nom de la précaution. Il faut intégrer le lieu et regarder les conditions. Les courses cyclistes sont très ouvertes, le risque de transmission est moins important. C’est certainement un événement qui n’est pas dénué de risques mais qui est moins à risque que le semi-marathon par exemple. Cela me paraissait très cohérent d’annuler le semi. Une course cycliste me gênerait moins à condition de bien gérer les regroupements de personnes à l’arrivée. »

 

Faut-il être inquiet pour la tenue des grands événements sportifs de l’été (Jeux Olympiques, Euro de football) ?


B.G. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas vécu une telle crise sanitaire en Europe. Se projeter dans l’avenir est toujours un pari. Ce que l’on sait, c’est que la transmission de ces coronavirus est assez saisonnière. L’évolution dans les trois à quatre semaines suivantes sera déterminante pour se projeter. Si on parle des Jeux Olympiques, de l’Euro, c’est dans plusieurs mois. Il est difficile d’être devin et de pronostiquer. »

 

 

Coronavirus France : 130 cas confirmés

Coronavirus France : 130 cas confirmés

 

La France compte « 130 cas confirmés, 12 guéris, 2 décédés. 116 sont hospitalisées pour des raisons d’isolement et neuf sont en situation clinique grave », a déclaré Jérôme Salomon, directeur général de la santé. Douze régions ont rapporté des cas, trois d’entre elles en ont plus de 10 : l’Ile-de-France, l’Auvergne Rhône-Alpes et les Hauts-de-France. La Guadeloupe en a rapporté pour la première fois, a-t-il rappelé. Face à cela le gouvernement a décidé d’interdire un certain nombre de rassemblements et autres manifestations.

Les mesures du gouvernement se veulent  un plan pour lutter contre la propagation du Coronavirus;  pour autant elles ménagent le business et l’opium du peuple comme le foot. En effet , on comprend mal qu’on interdise les rassemblements de plus de 5000 personnes en milieu confiné. Pourquoi en effet 5000 et pas 3000 ou 1000 ? Pourquoi seulement aussi en milieu confiné car dans certains cas notamment lors de manifestations sportives  la promiscuité est tout aussi importante sinon davantage. . En fait, on prend surtout des mesures plus draconiennes dans les zones géographiques des foyers déclarés. En gros, on attend alors que des personnes asymptomatiques (sans symptômes, porteuses du virus impossibles à identifier ) soient des vecteurs de développement de l’épidémie. Notons enfin le manque de préparation du pays avec l’interdiction faite aux pharmacies de vendre des masques sans prescription médicale !

En attendant la maladie ce développe samedi matin il y avait 73 cas, ce dimanche il y en a 130. .

“Tous les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu confiné seront annulés”, a annoncé Olivier Véran. “Les préfets recevront des indications pour annuler également en lien avec les maires les rassemblements y compris en milieu ouvert quand ils conduisent à des mélanges de populations issues de zones où le virus circule sensiblement.”

Concernant les grands événements à venir, Olivier Véran a mentionné l’annulation du semi-marathon de Paris, programmé dimanche, de même que la dernière journée du salon de l’Agriculture, également dimanche. A Cannes, le salon international de l’immobilier Mipim, programmé du 10 au 13 mars, a été reporté début juin. Le carnaval d’Annecy, qui devait avoir lieu le week-end prochain, est lui annulé.

Le match de football de Ligue 1 dimanche soir entre Lyon et Saint-Etienne a été  revanche maintenu car “il se situe en dehors des zones de regroupement des cas et des lieux confinés”, a précisé Olivier Véran. Tous les rassemblements collectifs sont également interdits jusqu’à nouvel ordre dans l’Oise et dans le village de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, identifiés comme les deux “clusters” (regroupement de cas) du nouveau virus en France.

Les établissements scolaires de cinq communes de l’Oise plus particulièrement touchées qui comptent des personnes en contact avec le virus seront fermés lundi. Il sera procédé à “une évaluation des élèves pour savoir quels enfants tester”, a ajouté le ministre de la Santé.“En fonction de ces investigations, nous n’hésiterons pas à fermer des établissements si nécessaire. Nous recommandons aux habitants de limiter leurs déplacements, Ils ne doivent pas se rendre à des rassemblements et si possible recourir au télétravail”, a-t-il encore précisé.

Olivier Véran a annoncé vendredi soir que la France était passée au stade 2 – sur une échelle de 3 – de l’épidémie, ce qui signifie que le virus circule en plusieurs points, mais pas encore sur l’ensemble du territoire. Ce qu’on ignore totalement compte tenu de la période d’incubation !

Le nombre de personnes contaminées par le nouveau coronavirus a bondi aussi  en Allemagne dimanche jusqu’à atteindre 129 cas, selon des données officielles. Le nombre de cas a presque été multiplié par deux pendant le week-end. Plus de la moitié d’entre eux proviennent de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’Etat régional de plus peuplé d’Allemagne où un couple infecté avait participé le week-end dernier au carnaval, un événement annuel très populaire. Quatre enfants d’une école maternelle ont été infectés, sans doute par un membre de l’encadrement.

L’Italie, qui reste le premier foyer européen de la maladie, a dépassé le millier de contaminations au nouveau coronavirus et enregistre au total 34 morts. Les trois régions les plus touchées – la Lombardie, l’Emilie-Romagne et la Vénétie – ont demandé au gouvernement de garder leurs établissements scolaires pour une semaine supplémentaire afin de stopper la propagation.

En Chine, où l’épidémie s’approche des 80.000 cas pour 2.870 décès, la commission nationale (ministère) de la Santé a annoncé dimanche un bilan quotidien de 573 nouveaux cas de contamination, soit le total le plus lourd depuis une semaine.

Economie- coronavirus, « le monde va changer »

Economie- coronavirus, « le monde va changer »

Dans une interview, l‘économiste Daniel Cohen livre son analyse sur les conséquences prévisibles de l’épidémie pour l’économie mondiale 

« Le coronavirus est-il plus dangereux pour l’économie que pour les humains? L’expert Daniel Cohen décrypte comment l’onde de choc partie de la Chine va impacter l’activité en Europe. Et remettre en question la nature de la mondialisation. « Ce que le confinement de Wuhan a provoqué en Chine se reproduirait plus près de nous avec une intensité forte si tout devait s’arrêter un à deux mois dans des régions entières », explique-t-il. Il estime aussi que la France « sera moins impactée que l’Allemagne par le ralentissement international ».

Est-ce que le coronavirus peut plonger le monde dans une récession?
C’est encore trop tôt pour le dire. Mais il va certainement provoquer une baisse significative de la croissance mondiale. Le FMI a fait une estimation beaucoup trop optimiste du ralentissement attendu, de 0,1 %, de la croissance. En 2003, le virus du Sras avait entraîné un ralentissement de 0,2%, or il y a toutes les raisons de multiplier ce chiffre par un facteur assez important.

Pourquoi?
D’abord parce que la taille de la Chine a été multipliée par quatre par rapport à 2003. À choc équivalent pour la Chine, les effets sont beaucoup plus significatifs pour les autres pays. Bien que le taux de mortalité du coronavirus soit moindre, le nombre de morts est déjà trois fois supérieur et le nombre de gens contaminés dix fois supérieur à celui du Sras. Or c’est la mise en quarantaine de populations très importantes qui a un impact économique et déclenche une rupture de la croissance.

Les Chinois participent, à un point ou à un autre de la chaîne de valeur, à la fabrication d’un très grand nombre de produits

Quel sera son impact pour l’économie chinoise?
Avec le Sras, elle avait perdu 1 point de PIB. Cette fois, ce sera le double au minimum. Au début des années 2000, la Chine était en phase d’expansion. Elle bénéficiait à plein du fait d’être devenue membre de l’OMC. Il y avait un formidable boom des exportations chinoises. Le Sras était donc apparu comme un caillou sur le chemin d’une forte croissance. Au début de 2020, la Chine était déjà entrée dans une phase de ralentissement. Sous l’effet de la seule guerre commerciale avec Donald Trump, elle était déjà en train de passer sous la barre des 6% de croissance. Elle peut donc tout à fait atterrir sous la barre des 4%, voire des 3%.

Entre-temps nous sommes devenus plus dépendants de la Chine?
Nous sommes en effet « Chine-dépendants ». La grande différence avec le début des années 2000, c’est que l’on a assisté ces deux dernières décennies à ce que les économistes appellent une « désintégration verticale de la chaîne de valeur ». Un produit industriel fait désormais l’objet d’un découpage de sa production aux quatre coins du monde. Les Chinois participent, à un point ou à un autre de la chaîne de valeur, à la fabrication d’un très grand nombre de produits.

Cela augmente-t-il les risques de contagion pour l’économie mondiale?
L’économie mondiale est touchée simultanément du côté de l’offre et du côté de la demande, et c’est nouveau. L’offre est désorganisée, certains secteurs ne peuvent plus produire. C’est le cas pour Apple, qui ne peut plus fabriquer ses iPhone par exemple. Pour ce qui est de la demande, la Chine est devenue un très grand marché dans plusieurs domaines. Elle représente un tiers du marché automobile mondial, ce qui va fortement impacter l’Allemagne par exemple. En France, ce sont les recettes du tourisme qui vont être touchées. Pour les hôtels qui s’étaient habitués à accueillir beaucoup de Chinois, la perte sera réelle.

La France a déjà relâché son effort de consolidation budgétaire depuis la crise des Gilets jaunes. Il faudra certainement faire plus si la crise devait s’intensifier

Quelle peut être l’ampleur de l’impact global sur l’économie européenne?
Par rapport à un choc chinois qui pourrait à lui seul représenter 1 point de croissance en moins pour l’économie mondiale, tout peut être démultiplié si le virus devait frapper toute l’Europe, comme il a commencé à le faire en Italie. Il faut prier pour que cela reste une exception. Ce que le confinement de Wuhan a provoqué en Chine se reproduirait plus près de nous avec une intensité forte si tout devait s’arrêter un à deux mois dans des régions entières.

D’autant que l’Europe part d’une croissance beaucoup plus basse que la Chine…
Comme la Chine, les exportateurs européens ont subi l’année dernière le choc de la guerre commerciale de Trump. La crise chinoise va s’y ajouter. Et nos économies ne sont pas florissantes. Elles allaient elles aussi beaucoup mieux à l’époque du Sras, au début des années 2000. Quand les corps sont fragiles, ils sont plus vulnérables à la maladie. C’est pareil pour les économies.

Que doit-on redouter pour la croissance française?
Elle sera moins impactée que l’Allemagne par le ralentissement international, mais elle sera certainement en deçà de 1%. Ça dépendra de l’impact du virus dans certaines régions françaises.

Si la situation se dégrade, que pourra-t-on faire?
C’est le problème central : on n’a plus de munitions en matière de politique monétaire. Les taux sont déjà négatifs et je ne vois pas ce que Christine Lagarde va pouvoir faire de plus à la tête de la BCE. Ce qui nous ramène à la politique budgétaire. La France a déjà relâché son effort de consolidation budgétaire depuis la crise des Gilets jaunes. Il faudra certainement faire plus si la crise devait s’intensifier. Mais les regards se portent surtout sur l’Allemagne. Elle a été directement touchée par la guerre commerciale de Trump, elle va être la première victime de cette crise chinoise. Son économie est essoufflée et elle va prendre une nouvelle gifle à un an des élections. Or elle a des excédents commerciaux énormes et des excédents budgétaires à ne plus savoir qu’en faire…

La bonne nouvelle, c’est que les taux d’intérêt ne vont pas remonter, c’est désormais certain

Mais l’Allemagne a toujours refusé de relancer l’économie européenne.
Les prêtres de la science économique se tournent vers elle en la suppliant d’agir. Jusqu’à présent elle pouvait dire : pourquoi devrais-je changer de politique alors que ma croissance est bonne et que je n’ai pas de chômage? Pour vous faire plaisir? La situation est différente à présent. Ce serait de son intérêt propre de mener une politique de relance. Si elle devait rester accrochée à son objectif de zéro déficit, ce serait la preuve qu’elle est dans l’obsession idéologique, un très mauvais signal pour une Europe confrontée aux eurosceptiques.

Est-ce que cette crise économique peut déboucher sur un krach?
Le diagnostic de départ selon lequel les actions étaient au début de l’année à des niveaux très élevés est indiscutable. Mais la cause de ce phénomène, ce sont les taux d’intérêt qui sont très, très bas. C’est un théorème simple : quand les taux baissent, le prix des actifs monte car les investisseurs cherchent du rendement. La bonne nouvelle, c’est que les taux d’intérêt ne vont pas remonter, c’est désormais certain. Les taux américains à dix ans flirtaient les 3% il y a deux ans, ils sont redescendus à 1,3 ou 1,4%. Mais l’envers de la situation est qu’ils auront du mal à baisser davantage. C’est en partie pourquoi la Bourse a dévissé cette semaine. Les Banques centrales sont démunies…

Le comportement des acteurs économiques, poussés par la peur, ne risque-t-il pas d’accentuer la crise?
Effectivement, l’incertitude est toujours mauvaise. Par exemple, je ne suis pas sûr que les gens aient envie de faire un grand voyage à l’étranger en ce moment. Mais pour l’instant, dans les pays qui ne sont pas impactés directement, je n’ai pas l’impression que les populations aient fortement modifié leurs intentions d’achat.

Il semble que l’épidémie se propage à toute l’Europe?
Nous sommes en effet peut-être, comme le disait Nassim Nicolas Taleb, l’auteur du livre Le Cygne noir, à la veille d’un processus qui peut se démultiplier. C’est ce qui va se jouer dès cette semaine. Ce que l’on doit redouter, c’est que des foyers s’allument un peu partout, à l’instar de ce qui s’est passé en Italie.

Peut-être sommes-nous en train d’assister aux premières escarmouches d’un immense affrontement, qui va monter en puissance à l’échelle du siècle

Que pensez-vous de la tentation de confiner et de fermer les frontières?
La fermeture des frontières est évidemment un instrument qui doit pouvoir être actionné si c’est nécessaire. Mais ce sont surtout des zones internes à chaque pays qui vont devoir être confinées. Et il faut avoir le culot d’annuler les grands rassemblements humains comme les salons professionnels ou les compétitions sportives. Annuler un match de foot peut avoir plus d’importance que de fermer une frontière.

Nous vivons dans un monde zéro stock et mondialisé. Pourra-t-il redémarrer comme si de rien n’était?
Le monde va sans doute changer. C’est la deuxième crise à laquelle on est exposé après celle provoquée par la guerre commerciale de Trump. Celle-ci a déjà convaincu les Chinois qu’ils devaient acquérir une plus grande autonomie en matière technologique. Ils sont en train d’apprendre à se passer des États-Unis. Ils ont compris qu’il suffit d’un fou à la tête de la Maison-Blanche pour dérégler le fonctionnement de leur économie. Évidemment ça dépendra beaucoup de la réélection ou non du président américain. S’il est reconduit, la démondialisation commencera par la Chine et se propagera à l’Europe. On peut noter à cet égard que l’un des effets de la crise sera de ralentir aussi l’économie américaine, et notamment son secteur industriel. Cela priverait Trump de l’un de ses arguments, une économie florissante, et notamment dans les swing states industriels qu’il avait ravis aux démocrates…

Les entreprises vont-elles renoncer à produire dans des pays pas chers?
On a passé le pic de la mondialisation. Les entreprises vont vouloir raccourcir leur chaîne de valeur. Elles vont maintenant réfléchir à deux fois avant de délocaliser la gestion informatique de leur comptabilité en Inde ou de mettre toutes leurs données dans des clouds gérés par des entreprises étrangères.

Va-t-on devoir se déshabituer de la Chine?
De la Chine peut-être, de l’Asie c’est moins sûr. Il y a de nombreux pays comme le Cambodge ou le Vietnam qui sont prêts à prendre la relève. La Chine va elle-même vouloir se déshabituer des États-Unis. Peut-être sommes-nous en train d’assister aux premières escarmouches d’un immense affrontement, qui va monter en puissance à l’échelle du siècle.

L’Europe devrait-elle en profiter pour relocaliser certaines activités industrielles?
Les pays ne vont pas brutalement devenir autarciques, mais beaucoup de forces poussent vers une moindre mondialisation. La plus importante est qu’il faut urgemment prendre en compte l’empreinte carbone de tous ces échanges. Il va falloir faire cesser ces tours du monde que la chaîne de valeur fait parcourir aux marchandises, dont le coût en termes de carbone est disproportionné par rapport aux économies qu’elles sont censées apporter aux consommateurs.

Coronavirus: pourquoi des rassemblements interdits et pas d’autres ?

Coronavirus: pourquoi des  rassemblements interdits et pas d’autres ?  

 Les mesures du gouvernement se veulent  un plan pour lutter contre la propagation du Coronavirus;  pour autant elles ménagent le business et l’opium du peuple comme le foot. En effet on comprend mal qu’on interdise les rassemblements de plus de 5000 personnes en milieu confiné. Pourquoi en effet 5000 et pas 3000 ou 1000 ? Pourquoi seulement aussi en milieu confiné car dans certains cas notamment lors de manifestations sportives  la promiscuité est tout aussi importante sinon davantage. . En fait, on prend surtout des mesures plus draconiennes dans les zones géographiques des foyers déclarés. En gros, on attend alors que des personnes asymptomatiques (sans symptômes, porteuses du virus impossibles à identifier ) soient des vecteurs de développement de l’épidémie. Notons enfin le manque de préparation du pays avec l’interdiction faite aux pharmacies de vendre des masques sans prescription médicale !

En attendant la maladie ce développe samedi matin il y avait 73 cas, ce dimanche il y en a une centaine recensée.

“Tous les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu confiné seront annulés”, a annoncé Olivier Véran. “Les préfets recevront des indications pour annuler également en lien avec les maires les rassemblements y compris en milieu ouvert quand ils conduisent à des mélanges de populations issues de zones où le virus circule sensiblement.”

Concernant les grands événements à venir, Olivier Véran a mentionné l’annulation du semi-marathon de Paris, programmé dimanche, de même que la dernière journée du salon de l’Agriculture, également dimanche. A Cannes, le salon international de l’immobilier Mipim, programmé du 10 au 13 mars, a été reporté début juin. Le carnaval d’Annecy, qui devait avoir lieu le week-end prochain, est lui annulé.

Le match de football de Ligue 1 dimanche soir entre Lyon et Saint-Etienne est en revanche maintenu car “il se situe en dehors des zones de regroupement des cas et des lieux confinés”, a précisé Olivier Véran. Tous les rassemblements collectifs sont également interdits jusqu’à nouvel ordre dans l’Oise et dans le village de La Balme-de-Sillingy, en Haute-Savoie, identifiés comme les deux “clusters” (regroupement de cas) du nouveau virus en France.

Les établissements scolaires de cinq communes de l’Oise plus particulièrement touchées qui comptent des personnes en contact avec le virus seront fermés lundi. Il sera procédé à “une évaluation des élèves pour savoir quels enfants tester”, a ajouté le ministre de la Santé.“En fonction de ces investigations, nous n’hésiterons pas à fermer des établissements si nécessaire. Nous recommandons aux habitants de limiter leurs déplacements, Ils ne doivent pas se rendre à des rassemblements et si possible recourir au télétravail”, a-t-il encore précisé.

Olivier Véran a annoncé vendredi soir que la France était passée au stade 2 – sur une échelle de 3 – de l’épidémie, ce qui signifie que le virus circule en plusieurs points, mais pas encore sur l’ensemble du territoire. Ce qu’on ignore totalemenet compte tenu de la période d’incubation !

“Dans ce stade 2, l’objectif des autorités est de limiter la diffusion du virus et d’empêcher ou du moins de retarder aussi longtemps que possible le passage au stade 3, où le virus peut être amené à circuler plus largement dans la population”, a expliqué samedi le ministre de la Santé.

“L’enjeu du stade 2 est de gagner du temps pour mieux de se préparer et aussi si possible de sortir de l’épidémie grippale, – le pic est derrière nous, mais il y a encore beaucoup de personnes malades, y compris dans les hôpitaux – afin que les deux événements ne se télescopent pas”, a-t-il ajouté.

“Nous ne sommes pas sûrs d’y arriver mais nous faisons tout pour réussir”, a poursuivi Olivier Véran.

Le ministre de la Santé a réitéré les recommandations d’hygiène habituelles pour freiner la propagation du nouveau virus mais enjoint aux Français de ne pas se ruer dans les pharmacies pour se procurer un masque de protection, réservé aux personnes malades ou aux professionnels de santé.

“Personne n’a besoin de porter un masque si un médecin ne vous demande pas d’en porter un. Se précipiter sur les pharmacies pour demander un masque peut créer les conditions d’une pénurie. Nous allons donner instruction aux pharmacies de ne pas délivrer de masques sauf sur indication”, a-t-il précisé.

“Ces mesures sont provisoires, nous serons amenés sans doute à les faire évoluer”, a souligné Olivier Véran. “En phase 3, la vie du pays devra continuer”, a-t-il dit, ajoutant qu’à ce stade, aucune restriction n’était nécessaire dans les transports en commun et qu’il n’y avait pas lieu d’envisager l’annulation des élections municipales des 15 et 22 mars.

Le coronavirus menace l’économie mondiale

  Le coronavirus menace   l’économie mondiale

 

 

Jusque là, il y avait  une quasi unanimité des responsables politiques et économiques pour complètement minimiser l’impact du Coronavirus. Pire, certains responsables et grands médias n’ont cessé de caricaturer la gravité de la situation. L’objectif évidemment était de ne pas porter atteinte à une croissance déjà très déficiente. On sait en effet que la croissance dans nombre de pays aura du mal à atteindre 1 %, que la Chine va passer de 6 à 5 % et que les mêmes les États-Unis passeront de 3 à 2 % à peine. Bref, la tendance est très nettement orientée à la baisse. Avec le Coronavirus, qui va peser à la fois sur la consommation des ménages et sur les processus de production et de distribution,  les échanges internationaux seront donc fortement perturbés. Théoriquement on considère que lorsque la Chine perd 1 % de croissance,  la répercussion mondiale sur l’activité est de 0,2 %. Cette fois,  la baisse pourrait  bien se situer bien au-delà au point que beaucoup de pays risquent de tutoyer la stagnation voire la récession. Quelques experts commencent donc à sortir de cette hypocrisie générale par ailleurs complètement contre-productive “Il y aura un impact significatif sur la croissance chinoise au premier trimestre et sur l’activité du secteur manufacturier chinois également”, a déclaré jeudi Mike Biggs, stratégiste macro et gérant spécialisé dans la dette émergente pour la société de gestion.

L’indice PMI manufacturier officiel a effectivement  reculé en février à 35,7, après 50,0 le mois précédent, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), nettement en dessous du seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice PMI de 46,0.

Les indicateurs à venir devraient témoigner en outre du dérèglement des chaînes d’approvisionnement globales entraîné par le virus apparu en Chine, selon l’expert .

“Il faut s’attendre à des mauvais chiffres pendant au minimum deux mois”, a-t-il dit. La propagation du virus hors de Chine ces derniers jours a entraîné de fortes perturbations sur les marchés financiers, qui pourraient durer si le nombre de contaminations continue de grimper, estime le gérant.

Ce risque sanitaire imprévu bouleverse les prévisions des sociétés de gestion, qui misaient en début d’année sur un contexte favorable pour les actifs risqués avec un rebond modéré de la croissance, une inflation contenue et une posture accommodante de la part des grandes banques centrales.

Les instituts d’émission devraient une nouvelle fois faire preuve de réactivité et l’optimisme pourrait revenir sur les marchés, à la condition que l’épidémie ne dure pas trop longtemps, selon Mike Biggs.

“Tout dépendra de l’ampleur de la propagation et de la durée de l’épidémie”, a-t-il dit. “Si c’est juste l’histoire du premier trimestre, ce ne sera pas la fin du monde.” mai tout n’est pas imputable au Coronavirus car les fondamentaux indiqués très nettement une tendance baissière de la croissance dans la plupart des pays et notamment en Europe.

« La croissance européenne était juste au-dessus de la ligne de flottaison. Elle va passer en dessous », résume Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa. « Normalement, il y a une forme de rattrapage après une crise de ce type, mais il ne faudrait pas qu’entre-temps les dommages aient été tels que l’on ne puisse plus faire redémarrer la machine », poursuit-il.

Sondage coronavirus : 82 % des patrons inquiets

Sondage coronavirus : 82 % des patrons inquiets

 

Selon le dernier baromètre réalisé par OpinionWay pour La TribuneLCI et CCI France, 82% des chefs d’entreprise interrogés pensent que l’épidémie du coronavirus va avoir des conséquences sur l’économie mondiale. Dans le détail, 50% estiment que cette crise sanitaire va avoir des conséquences importantes, 32% des répercussions moins importantes, 17% jugent qu’il n’y aura pas d’impact. Près de deux mois après l’apparition du premier cas en Chine, les autorités françaises se préparent à un renforcement de la mobilisation des personnels de santé. À l’issue d’une réunion jeudi avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, des présidents des groupes parlementaires, des chefs de partis et les présidents des associations d’élus, le Premier ministre Édouard Philippe a voulu être rassurant.

« Il y a évidemment, nous le percevons bien, et les élus s’en sont fait l’écho, une inquiétude en France. Nous voulons répondre à cette inquiétude, en utilisant la seule méthode qui vaille face au risque : la mobilisation, le calme et la raison. Aujourd’hui, il y a lieu ni d’avoir peur, ni d’être négligent ».

En outre, les effets de contagion font craindre un ralentissement important de l’activité économique. Bien que la deuxième puissance mondiale a déjà prévu un vaste plan de soutien pour les entreprises en difficulté et que la banque centrale chinoise a assoupli sa politique monétaire, le choc d’offre provoqué par cette crise pourrait entraîner un sérieux coup de frein du PIB mondial et mettre un coup d’arrêt à la reprise.Avec la propagation du virus à l’échelle de la planète, les dirigeants semblent bien plus pessimistes pour l’avenir. Concernant les perspectives pour l’économie mondiale, 27% déclarent qu’ils sont confiants en février, c’est 11 points de moins qu’en janvier. La part des dirigeants optimistes pour les perspectives relatives à leurs entreprises est également en baisse entre janvier (81%) et février (78%). En revanche, la proportion des chefs d’entreprise ayant confiance dans l’économie française est restée stable à 42%.

« Pour la première fois depuis septembre 2017, le jugement le plus répandu sur la période actuelle parmi les chefs d’entreprise est que « c’était mieux hier » (40,5 points), les dirigeants d’entreprise se montrant moins satisfaits de la période actuelle (35,10 points). Une partie des dirigeants choisit cependant de placer leur espoir dans l’avenir (25,5 points) », signale OpinionWay.

 

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

Coronavirus : Un risque très élevé de propagation mondiale (OMS)

 

La communication de l’organisation mondiale de la santé évolue entre paroles rassurantes et perspectives inquiétantes. Pour rassurer l’OMS s’appuie surtout sur les propos des autorités chinoises considérant  que la situation là-bas est sous contrôle alors qu’on n’en sait strictement rien. Mais pour respecter son objet social, l’OMS évoque maintenant la  possibilité de danger mondial.  Bref, l’organisation mondiale de la santé financée par les grandes puissances et notamment par la Chine souffle  le chaud et le froid. La vérité, c’est que l’organisation mondiale de la santé pas plus que des responsables politiques et même des responsables  sanitaires ne connaissent grand-chose encore du virus. “Nous n’avons pour l’instant pas la preuve que le virus circule désormais librement. Tant que cela ne sera pas le cas, nous aurons encore une possibilité de contenir ce virus”, a-t-il ajouté. Autant dire qu’on ne sait pas trop quoi faire.

 

“Nous ne sous-estimons pas le risque, c’est pourquoi nous avons dit aujourd’hui que le risque mondial était très élevé. Nous sommes passé d’élevé à très élevé”, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en se félicitant de la baisse du nombre de nouveaux cas en Chine, qui est son niveau le plus bas depuis plus d’un mois. Ce que l’intéressé ignore totalement mais ça demande ça ne mange pas de pain de plaisir à la Chine est aussi à l’opinion publique.

A ses côtés, le directeur des programmes d’urgence de l’OMS, le Dr Mike Ryan, a souligné que l’OMS était à son plus haut niveau d’alerte. “Pour autant, a-t-il ajouté, il ne s’agit pas de provoquer la panique. Il faut à présent accepter la réalité et comprendre qu’une approche partagé par tous les gouvernements et toute la société est requise.”

Coronavirus: encore 19 nouveaux cas vendredi

Coronavirus: encore  19 nouveaux cas vendredi

Un nouveau cap franchi avec les 19 cas supplémentaires recensés vendredi, soit pour l’instant 57 cas totalisés depuis le début de la crise . Ce qui est inquiétant, ce n’est pas encore le nombre de personnes infectées mais le rythme de programme propagation de la maladie et les inconnues quant au mode de contamination sans parler même des symptômes. Notons  danger particulier que représente les porteurs asymptomatiques.

Un porteur asymptomatique, ou porteur sain, est une personne qui héberge un agent infectieux sans que celui-ci provoque de symptômes visibles. La cause peut être soit parce que le microbe est peu virulent, soit parce que les défenses de l’organisme sont très efficaces

“Nous avons ce soir 57 cas de coronavirus sur notre territoire, soit 19 cas de plus qu’hier à la même heure. Aucun nouveau décès n’est à déplorer”, a-t-il déclaré au terme d’un déplacement dans le département de l’Oise, où un regroupement de cas (cluster) préoccupe particulièrement les autorités.

Le ministre a précisé que la France avait “franchi une nouvelle étape” dans l’épidémie.

“Nous passons désormais au stade 2, c’est-à-dire que le virus circule sur notre territoire et nous devons freiner sa diffusion”, a-t-il dit, appelant la population à respecter les règles de protection “plus indispensables que jamais” (se laver les mains toutes les heures, éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, etc.).

Il a recommandé au passage d’”éviter la poignée de main”.

“Chacun doit participer à sa protection et à celle de ses proches”, a-t-il dit, insistant: “Ce sont les petits gestes qui font les grandes protections”, et rappelant: “Notre meilleure barrière, c’est le civisme.”

Dans l’Oise, où vivait le premier Français décédé après son transfert dans l’hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière, le bilan est passé en vingt-quatre heures de douze à dix-huit cas, a-t-il détaillé.

On recense aussi six cas concernant un même “cluster” à Annecy, en Haute-Savoie, et six cas sur un groupe de voyageurs rentrés d’un séjour en Egypte, a-t-il énuméré, parlant également de deux cas à Montpellier et de douze cas “isolés et en cours d’investigation”.

L’Elysée a par ailleurs annoncé en début de soirée qu’un conseil restreint de défense et de sécurité aurait lieu samedi à 10h00, suivi d’un conseil des ministres consacrés à la crise sanitaire.

Il s’agit, a précisé Olivier Véran, de “faire un point de situation et prendre toutes les décisions qui s’imposent toujours dans le but d’anticiper et de s’adapter”.

La ministre des Armées, Florence Parly, a parallèlement annoncé sur Twitter qu’elle avait réuni les autorités pour un point de situation sur le coronavirus, en particulier après la détection de plusieurs cas sur la base militaire de Creil, dans l’Oise.

“Des mesures ont été immédiatement prises sur la base de Creil pour limiter les risques de transmission : annulation des activités collectives et suspension des déplacements professionnels depuis ou à destination de la base”, précise-t-elle.

Des mesures de précaution ont été prises dans l’ensemble des régiments et des bases militaires.

Le ministre de la Santé a par ailleurs réuni les directeurs des Agences régionales de santé (ARS) vendredi après-midi au ministère. “Nous devons et nous garantirons un niveau de préparation et de réactivité exemplaire à nos concitoyens”, s’est-il engagé.

Coronavirus: le Coca pourrait manquer, une catastrophe mondiale !

Coronavirus: le Coca pourrait manquer, une catastrophe mondiale !

Curieusement certains médias font état du manque possible de Coca-cola  en raison de substances produites en Chine. Une véritable catastrophe internationale évidemment. Il y aurait sans doute beaucoup plus à dire sur d’autres ruptures de chaînes de production et d’approvisionnement qui sont autrement plus  importantes sur le plan économique et nécessaires au consommateur. Le problème c’est que les grands médias sont dans le potage le plus complet pour aborder les conséquences de rupture des chaînes d’approvisionnement et de distribution internationaux. Jusque-là la distribution aux consommateurs n’a pas trop souffert car la crise qui a commencé officiellement depuis un mois et les derniers bateaux sont arrivés dans les pays développés et ailleurs. C’est à partir des jours prochains que les insuffisances vont se manifester dans beaucoup de filières puisque la Chine produit nombre de produits de base, de pièces détachées ou de produits finis. Ce qui conduira sans doute à une vague restructuration en matière de de localisation future . Du coup, la crise du Coca apparaît bien assez anecdotique . Dans les grands médias on indique que  l’entreprise américaine spécialisée dans les sodas s’inquiète des possibles conséquences du Covid-19, sur son activité. Les boissons allégées, type Coca light ou Coca zéro, seraient les plus impactées, si l’épidémie de coronavirus venait à perdurer.

Coca-Cola a en effet évoqué des «retards dans la production et l’exportation» d’édulcorants à zéro calories en provenance de chine. «Notre chaîne d’approvisionnement pour les édulcorants non nutritifs et certains autres ingrédients de nos produits comprend des fournisseurs en Chine», a ainsi détaillé l’entreprise dans son rapport.

Le groupe s’appuie sur des sociétés aux États-Unis et en Chine pour une «matière première critique», la sucralose, plus connue sous le nom de marque Splenda. En plus de la sucralose, d’autres édulcorants tels que l’aspartame, l’acésulfame de potassium ou encore la saccharine, sont utilisés pour fabriquer le Coca zéro mais aussi d’autres boissons comme le Powerade zéro, breuvage énergétique privilégié par les sportifs. Coca n’a toutefois pas précisé quels ingrédients étaient achetés en Chine.

Coca-Cola anticipe également «un impact négatif sur les résultats financiers du premier trimestre 2020».

Coronavirus : la BCE préoccupée mais immobile

Coronavirus : la BCE préoccupée mais immobile

 

À part des banalités,  il n’y a pas grand-chose à retenir des déclarations des membres de l’institution monétaire qui se contente d’évidences : “Nous sommes tous très préoccupés par ce qui se passe actuellement en ce qui concerne la propagation du coronavirus”, a dit Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, lors d’un discours à Londres. On aurait aimé par exemple que la banque centrale européenne réagisse aussi vite que la banque centrale chinoise qui rapidement a injecté des liquidités pour sauver une croissance très menacée. Bien entendu, on ne pouvait pas s’attendre à des décisions fermes mais au moins à un message clair montrant que tous les moyens monétaires seront utilisés pour tenter de gérer une crise qui tout simplement risque d’annuler toute croissance en Europe au lieu de ces propos d’une banalité désarmante.

“Nous savons que cela crée vraiment des incertitudes de grande ampleur, pour les perspectives de croissance mondiale mais aussi bien sûr pour les perspectives pour la zone euro”, a-t-elle ajouté.

“Mais ce que nous avons vraiment besoin de comprendre quand on élabore une politique monétaire, c’est quelles sont les implications potentielles à moyen terme et pour le moment c’est flou.” L’épidémie de coronavirus, apparu en décembre en Chine, devrait avoir un impact sur l’économie mondiale plus important que celle du Sras, qui était aussi partie de Chine fin 2002, a prévenu pour sa part Klaas Knot dans un discours à Amsterdam.

“S’il est trop tôt pour mesurer précisément l’impact de cette pandémie, on peut dire sans hésiter que l’effet sur l’économie mondiale sera plus important”, a déclaré le président de la banque centrale néerlandaise, perçu comme un “faucon” au sein du conseil des gouverneurs de la BCE.

“Le Sras a eu des répercussions sur l’économie mondiale, en effaçant 40 milliards de dollars des marchés boursiers mondiaux. Mais depuis l’apparition du Sras, la Chine est passée de la sixième à la deuxième place économique mondiale”, a ajouté Klaas Knot, Le nouveau coronavirus s’est répandu dans plusieurs pays d’Europe, notamment en Italie, faisant craindre un ralentissement voire une paralysie de certains secteurs économiques en raison des mesures prises pour tenter d’endiguer l’épidémie.

Les marchés monétaires ont commencé à intégrer dans leurs cours la probabilité d’une nouvelle baisse de 10 points de base, d’ici la fin de l’année, du taux de dépôt de la BCE, déjà négatif à -0,5%.

Le niveau à partir duquel les réductions de taux d’intérêt pourraient commencer à faire plus de mal que de bien à l’économie n’est toujours pas clair dans la zone euro, a déclaré jeudi Isabel Schnabel.

La BCE a abaissé son taux de dépôt à -0,5 % en septembre dernier et certains économistes affirment qu’il est maintenant proche d’un point d’inversion où les réductions n’ont plus d’impact bénéfique sur l’économie.

“Le concept de taux d’inversion est utile et nous montre si nos outils nuisent au mécanisme de transmission”, a déclaré Isabel Schnabel.

“Le taux d’inversion n’est pas un chiffre (…) Il bouge tout le temps”, a-t-elle déclaré, ajoutant que la récente décision de la BCE d’instaurer un taux de dépôt à paliers avait créé une marge de manoeuvre supplémentaire.

Les conséquences économiques graves du coronavirus

Les conséquences économiques graves  du coronavirus

 

Jusque là, il y avait  une quasi unanimité des responsables politiques et économiques pour complètement minimiser l’impact du Coronavirus. Pire certain responsable et grand média n’ont cessé de caricaturer la gravité de la situation. L’objectif évidemment était de ne pas porter atteinte à une croissance déjà très déficiente. On sait en effet que la croissance dans nombre de pays qui auront du mal à atteindre 1 %, que la Chine va passer de 6 à 5 % et que les mêmes les États-Unis passeront de 3 à 2 % à peine. Bref, la tendance est très nettement orientée à la baisse. Avec le Coronavirus qui va peser à la fois sur la consommation des ménages et sur les processus de production et de distribution,  les échanges internationaux seront donc fortement perturbés. Théoriquement on considère que lorsque la Chine perd 1 % de croissance la répercussion mondiale sur l’activité et de 0,2 %. Cette fois il pourrait bien se situer bien au-delà au point que beaucoup de pays risquent de tutoyer l’installation voir la récession. Quelques experts commencent donc à sortir de cette hypocrisie générale par ailleurs complètement contre-productive “Il y aura un impact significatif sur la croissance chinoise au premier trimestre et sur l’activité du secteur manufacturier chinois également”, a déclaré jeudi Mike Biggs, stratégiste macro et gérant spécialisé dans la dette émergente pour la société de gestion.

Les indices PMI officiels chinois, attendus pour samedi, devraient le confirmer avec un indice manufacturier pour le mois de février attendu à 38, soit en très forte contraction, a-t-il dit lors d’un point de presse à Paris.

En janvier, le PMI manufacturier chinois est ressorti à 50, juste à la limite entre expansion et contraction de l’activité. Les indicateurs à venir devraient témoigner en outre du dérèglement des chaînes d’approvisionnement globales entraîné par le virus apparu en Chine, selon lui.

“Il faut s’attendre à des mauvais chiffres pendant au minimum deux mois”, a-t-il dit. La propagation du virus hors de Chine ces derniers jours a entraîné de fortes perturbations sur les marchés financiers, qui pourraient durer si le nombre de contaminations continue de grimper, estime le gérant.

Ce risque sanitaire imprévu bouleverse les prévisions des sociétés de gestion, qui misaient en début d’année sur un contexte favorable pour les actifs risqués avec un rebond modéré de la croissance, une inflation contenue et une posture accommodante de la part des grandes banques centrales.

Les instituts d’émission devraient une nouvelle fois faire preuve de réactivité et l’optimisme pourrait revenir sur les marchés, à la condition que l’épidémie ne dure pas trop longtemps, selon Mike Biggs.

“Tout dépendra de l’ampleur de la propagation et de la durée de l’épidémie”, a-t-il dit. “Si c’est juste l’histoire du premier trimestre, ce ne sera pas la fin du monde.”

Coronavirus: un bond de 20 nouveaux cas en France

Coronavirus: un bond de 20 nouveaux cas en France

Évidemment cette annonce de 20 nouveaux cas hier en France qui porte à 38 le nombre de personnes infectées dans le pays fait apparaître les contradictions du ministre de la santé. Ces derniers affirmait  il y a encore deux jours qu’il n’ y avait plus aucun affecté en France, que la crise était complètement sous contrôle. Des déclarations pour le moins prématurées et même irresponsables comme celles de la plupart des responsables politiques voire des autorités sanitaires à la botte du pouvoir.  Il aurait pourtant été prudent d’indiquer la trop grande ignorance actuelle concernant ce virus pour rassurer l’opinion publique. Trop d’ignorance concernant l’origine du vaccin, les conditions de sa transmission, la durée d’incubation et même ses symptômes. Dernier aspect,  il est une fois de plus  démontré qu’ une catastrophe naturelle de dimension internationale, une pandémie ne peuvent s’arrêter aux frontières de la France.

Sur ce total de 20 qu’à nouveau, 12 cas ont été diagnostiqués dans l’Oise, où deux patients avaient déjà été identifiés, a précisé le ministre, qui avait fait état mercredi de 18 cas au total.

Un enseignant de l’Oise atteint du coronavirus est décédé dans la nuit de mardi à mercredi après son transfert à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière et un autre habitant du département, également infecté, est hospitalisé.

“Nous avons identifié un regroupement de 12 cas reliés au malade identifié dans l’Oise qui semble liés entre eux par une chaîne de contamination. Parmi ces personnes, trois ont été diagnostiquées sur une base militaire. La recherche et le diagnostique des personnes-contact se poursuit”.

“Une équipe se rend sur place dès demain, composée d’infectiologues, d’urgentistes, d’hygiénistes, d’épidémiologistes, afin de renforcer toutes les investigations nécessaires. J’ai demandé aux préfets et aux directeurs des agences de régionales de santé de se réunir dès demain pour une parfaite cohérence de la réponse de l’Etat”, a poursuivi Olivier Véran.

“Outre ce regroupement de malades dans l’Oise, cette hausse du nombre de cas identifiés s’explique pour part par la détection de personnes-contact des cas déjà confirmés. C’est le cas à Annecy au sein de la famille et d’un proche du patient hospitalisé depuis hier et dont l’état n’est pas inquiétant”, a-t-il précisé.

Le ministre a par ailleurs annoncé que deux malades qui faisaient partie d’un groupe de 20 personnes qui s’est rendu en Egypte dans le cadre d’un voyage organisé avaient été hospitalisées dans un état grave.

“Là aussi les investigations se poursuivent auprès de l’ensemble des voyageurs et des personnes-contact. Enfin le renforcement de la détection chez les patients déjà hospitalisés pour troubles respiratoires graves que j’avais demandé a permis d’identifier plusieurs nouveaux malades”, a-t-il expliqué.

“Je veux assurer nos concitoyens que notre système de santé est prêt. Nous avons et nous garderons un temps d’avance”, a assuré Oliver Véran.

Sur les 38 cas identifiés, 12 patients ont guéris, deux sont décédés et 24 restent hospitalisés, dont deux sont dans un état grave, a quant à lui précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

L’Agence régionale de Santé des Hauts-de-France annonce pour sa part qu’une consultation médicale sera proposée aux élèves et aux membre du personnel du collège de Crépy-en-Valois (Oise) où exerçait l’enseignant décédé.

“Par précaution, une consultation médicale sera proposée aux élèves et aux personnels qui ont été en contact avec cet enseignant alors qu’il pouvait être contagieux, c’est-à-dire les lundi 10 et mardi 11 février 2020. Pour mémoire, cet enseignant n’a plus fréquenté l’établissement à compter du mardi 11 février au soir”, dit-elle dans un communiqué.

Coronavirus : un remède pour traiter,  » la nivaquine » (chloroquine)?

Coronavirus : un remède pour traiter, «  la nivaquine » (chloroquine)?

 

La nivaquine est bien connue des grands voyageurs internationaux puisque  ils l’utilisent  quotidiennement pour se prémunir du paludisme. D’après un des  grands spécialistes des maladies infectieuses de Marseille,  la nivaquine ( nom commercial de la chloroquine ) serait efficace pour le traitement du virus chinois. Ce qu’il explique dans une interview aux Échos Selon le site américain expertscape , Didier Raoult, qui exerce à Marseille, est le premier expert au monde en matière de maladies infectieuses.

 

Vous avez évoqué la solution offerte par la chloroquine avec le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran. Comment a-t-il réagi ?

De façon très positive, car c’est un homme intelligent. Je pense qu’il a pris les mesures nécessaires pour faire descendre l’information à la direction générale de la santé afin que celle-ci se penche enfin sur la question. Cependant, le ministre m’a dit que personne avant moi ne lui avait encore parlé de la chloroquine, ce qui montre qu’il y a un problème, en France – en tout cas à Paris -, sur la  façon dont sont abordées les maladies infectieuses …

Vous-même, vous connaissez ce médicament depuis longtemps ?

Très longtemps ! Avec mon équipe à Marseille, nous avons été les premiers, dans les années 1990, à utiliser la chloroquine contre d’autres maladies infectieuses que le paludisme. En particulier, j’ai traité avec elle 4.000 patients atteints de deux infections par bactéries intracellulaires contre lesquelles nous ne disposions pas d’autres traitements : la fièvre Q et la maladie de Whipple.

Par ailleurs, nous savons que la chloroquine peut être efficace contre  différents coronavirus . Cette efficacité avait déjà été montrée sur trois d’entre eux, ce qui a naturellement induit les chercheurs chinois à la tester contre Covid-19, d’où la première étude de synthèse parue en ligne le 19 février dans leur revue « Bioscience Trends ».

Que dit cette étude ?

Au moment de sa parution, les Chinois avaient déjà engagé une quinzaine d’essais thérapeutiques sur la chloroquine appliquée à Covid-19. Et ce ne sont pas de simples tests in vitro, comme cela a été dit un peu légèrement par quelques étourdis qui n’y connaissent rien ! La publication dans « Bioscience Trends » s’appuie au total sur plus de 100 patients. Les résultats montrent l’efficacité de la chloroquine pour contenir l’évolution de la pneumonie provoquée par le coronavirus, pour améliorer l’état des poumons des malades et pour leur permettre de redevenir négatifs au virus. La chloroquine est la meilleure réponse à l’épidémie. Il n’y a plus qu’à l’appliquer.

 

N’a-t-elle pas des effets secondaires ? On évoque parfois à son sujet des atteintes rétiniennes…

La chloroquine est l’un des médicaments les plus sûrs qui existent. C’est d’ailleurs aussi, sous son nom commercial de Nivaquine, l’un des plus prescrits au monde avec l’aspirine : des milliards de gens en ont absorbé quotidiennement dans les pays tropicaux dans le cadre de la prévention contre le paludisme. Quant aux atteintes rétiniennes que vous évoquez, je ne les ai moi-même jamais constatées, alors même qu’il m’est arrivé de prescrire de fortes doses sur de longues durées, 600 milligrammes par jour pendant 2 ans, par exemple.

Quelle serait la dose efficace dans le cas de Covid-19 ?

Les Chinois, dans leur étude, parlent de 500 milligrammes deux fois par jour, pendant dix jours. Ce qui est une dose assez conséquente. A Marseille, où nous avons toute l’expertise nécessaire pour ce faire, nous sommes en train de réfléchir à la dose la plus adéquate.

 

Comment agit la chloroquine dans le cas du coronavirus ?

Le virus se loge dans un petit sac à l’intérieur de la cellule que l’on nomme la vacuole. L’organisme se défend alors en augmentant l’acidité à l’intérieur de cette vacuole, mais les virus pathogènes, loin d’en être affectés, en tirent bénéfice. La chloroquine, elle, fait diminuer ce niveau d’acidité : le pH remonte d’un point. Cette alcalinisation – l’alcalinité est le contraire de l’acidité – fait que le virus n’arrive plus à activer son système enzymatique et donc à sortir de la vacuole pour infecter la cellule.

Si l’efficacité de la chloroquine est aussi patente que vous le dites, on a du mal à comprendre le relatif silence qui a entouré la publication chinoise… Cela aurait-il été différent si cette étude était sortie dans une grande revue internationale comme « Nature » ou « Science » ?

Les Chinois ont voulu sortir leurs résultats le plus vite possible, raison pour laquelle ils ont privilégié la publication en ligne dans l’une de leurs « revues maison » plutôt que de passer sous les fourches caudines des grandes revues internationales, ce qui prend un temps fou. Cette volonté d’aller vite répond à une exigence éthique, alors même que l’épidémie s’étend et provoque toujours plus de morts.

Cela dit, je suis bien d’accord avec vous pour dire qu’il y a un problème dans notre façon de penser et de gérer les maladies infectieuses. Il faut – comme le ministre actuel le fait – s’appuyer sur les compétences de tout le pays, compétences qui ne sont pas automatiquement localisées à Paris.

 echosPSA va verser des primes de plus de 4.000 euros à tous ses salariés

Tous les employés du groupe vont recevoir au moins 4.100 euros de primes, notamment grâce au bénéfice net record enregistré en 2019. L’annonce, faite par Carlos Tavares ce mercredi, a été saluée par plusieurs syndicats.

Le coronavirus atteint maintenant tous les continents

Le coronavirus  atteint maintenant tous les continents

Alors que des autorités publiques ou sanitaires ne cessent de produire des discours d’une irresponsabilité coupable, la propagation du Coronavirus continue et a maintenant touché tous les continents. Même en Chine contrairement à ce que raconte l’OMS,  le virus est loin d’être maîtrisé. Au contraire puisque Pekin a annoncé mercredi 406 nouveaux cas confirmés de contamination, contre 508 la veille. Notons qu’il y a environ 15 jours le rythme de propagation était de 200 nouveaux cas par jour.

En Europe, l’Italie reste en première ligne avec 374 cas de contamination recensés et un 12e décès annoncé mercredi. Des Italiens ou des personnes ayant voyagé dans le pays ont été testés positifs en Algérie, en Autriche, en Croatie, en Roumanie, en Espagne et en Suisse.

En Amérique latine, un premier cas de contamination au coronavirus a été identifié au Brésil sur un patient ayant récemment voyagé en Italie.

En France, trois nouveaux cas ont été recensés, dont un mortel, un homme de 60 ans décédé à Paris. Le bilan en France est désormais de 17 personnes infectées, dont deux sont mortes.

Un touriste originaire de Hong Kong est mort dans la nuit de mardi à mercredi dans un hôtel à Beaune (Côte d’Or) et les autorités cherchent à déterminer s’il a été victime du coronavirus apparu en décembre en Chine.

Durement touchée par l’épidémie, la Corée du Sud a rapporté mercredi 169 nouveaux cas de contamination au coronavirus, parmi lesquels un soldat américain stationné dans le pays.

Le pays se prépare en outre à pratiquer des tests pour plus de 200.000 membres d’une secte soupçonnée d’être à l’origine de la flambée de l’épidémie dans la ville de Daegu. Le bilan des contaminations au coronavirus devrait donc encore s’alourdir dans le pays où 1.146 personnes ont déjà été infectées.

Au Japon, le Premier ministre Shinzo Abe a demandé à ce que les événements sportifs et culturels soient suspendus ou reportés de deux semaines afin de contrer la propagation du virus dans le pays, à quelques mois de l’ouverture des Jeux olympiques prévue en juillet.

L’archipel dénombre 170 personnes contaminées, auxquelles s’ajoutent 691 cas recensés sur le bateau de croisière Diamond Princess mis en quarantaine en début de mois. Six personnes sont décédées au Japon, dont quatre passagers du navire.

En Iran, le dernier bilan de la flambée épidémique s’établit à 139 cas de contamination et 19 décès, ce qui en fait le pays dans lequel le nombre de décès imputés à ce virus est le plus élevé hors de Chine.

De son côté, le Koweït dénombrait mercredi 25 personnes contaminées par le coronavirus après la confirmation de 13 nouveaux cas tous liés à des personnes ayant voyagé en Iran.

Bahreïn a annoncé trois nouveaux cas issus d’un vol en provenance d’Iran, ce qui porte à 26 le nombre total de personnes contaminées dans le pays.

Aux Etats-Unis, les inquiétudes sont montées d’un cran alors que le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a recommandé aux Américains de commencer à se préparer à une propagation du coronavirus.

Même si le risque immédiat aux Etats-Unis reste faible, la situation globale suggère qu’une pandémie est probable. “Il ne s’agit plus de savoir si, mais quand et combien de personnes seront contaminées”, a souligné mardi le Dr Anne Schuchat, directrice adjointe du CDC.

Les Etats-Unis ont dénombré 57 cas de contamination au coronavirus.

Face à la propagation rapide du virus hors de Chine, les marchés financiers tremblent, les investisseurs s’inquiétant de l’impact de cette crise sanitaire sur l’économie mondiale.

Les marchés d’actions mondiaux évoluent en repli pour une cinquième séance consécutive tandis que les actifs jugés les plus sûrs sont recherchés : l’or a touché un pic de sept ans et les rendements des emprunts d’Etat américains à long terme sont tombés à des plus bas record.

Les Bourses mondiales ont vu leur capitalisation cumulée fondre de 3.330 milliards de dollars sur les quatre dernières séances, selon l’indice MSCI all-country, qui regroupe 23 marchés développés et 26 émergents.

 

Alors que des autorités publiques ou sanitaires ne cessent de produire des discours d’une irresponsabilité coupable, la propagation du Coronavirus continue et a maintenant touché tous les continents. Même en Chine contrairement à ce que raconte l’OMS,  le virus est loin d’être maîtrisé. Au contraire puisque Pekin a annoncé mercredi 406 nouveaux cas confirmés de contamination, contre 508 la veille. Notons qu’il y a environ 15 jours le rythme de propagation était de 200 nouveaux cas par jour.

En Europe, l’Italie reste en première ligne avec 374 cas de contamination recensés et un 12e décès annoncé mercredi. Des Italiens ou des personnes ayant voyagé dans le pays ont été testés positifs en Algérie, en Autriche, en Croatie, en Roumanie, en Espagne et en Suisse.

En Amérique latine, un premier cas de contamination au coronavirus a été identifié au Brésil sur un patient ayant récemment voyagé en Italie.

En France, trois nouveaux cas ont été recensés, dont un mortel, un homme de 60 ans décédé à Paris. Le bilan en France est désormais de 17 personnes infectées, dont deux sont mortes.

Un touriste originaire de Hong Kong est mort dans la nuit de mardi à mercredi dans un hôtel à Beaune (Côte d’Or) et les autorités cherchent à déterminer s’il a été victime du coronavirus apparu en décembre en Chine.

Durement touchée par l’épidémie, la Corée du Sud a rapporté mercredi 169 nouveaux cas de contamination au coronavirus, parmi lesquels un soldat américain stationné dans le pays.

Le pays se prépare en outre à pratiquer des tests pour plus de 200.000 membres d’une secte soupçonnée d’être à l’origine de la flambée de l’épidémie dans la ville de Daegu. Le bilan des contaminations au coronavirus devrait donc encore s’alourdir dans le pays où 1.146 personnes ont déjà été infectées.

Au Japon, le Premier ministre Shinzo Abe a demandé à ce que les événements sportifs et culturels soient suspendus ou reportés de deux semaines afin de contrer la propagation du virus dans le pays, à quelques mois de l’ouverture des Jeux olympiques prévue en juillet.

L’archipel dénombre 170 personnes contaminées, auxquelles s’ajoutent 691 cas recensés sur le bateau de croisière Diamond Princess mis en quarantaine en début de mois. Six personnes sont décédées au Japon, dont quatre passagers du navire.

En Iran, le dernier bilan de la flambée épidémique s’établit à 139 cas de contamination et 19 décès, ce qui en fait le pays dans lequel le nombre de décès imputés à ce virus est le plus élevé hors de Chine.

De son côté, le Koweït dénombrait mercredi 25 personnes contaminées par le coronavirus après la confirmation de 13 nouveaux cas tous liés à des personnes ayant voyagé en Iran.

Bahreïn a annoncé trois nouveaux cas issus d’un vol en provenance d’Iran, ce qui porte à 26 le nombre total de personnes contaminées dans le pays.

Aux Etats-Unis, les inquiétudes sont montées d’un cran alors que le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a recommandé aux Américains de commencer à se préparer à une propagation du coronavirus.

Même si le risque immédiat aux Etats-Unis reste faible, la situation globale suggère qu’une pandémie est probable. “Il ne s’agit plus de savoir si, mais quand et combien de personnes seront contaminées”, a souligné mardi le Dr Anne Schuchat, directrice adjointe du CDC.

Les Etats-Unis ont dénombré 57 cas de contamination au coronavirus.

Face à la propagation rapide du virus hors de Chine, les marchés financiers tremblent, les investisseurs s’inquiétant de l’impact de cette crise sanitaire sur l’économie mondiale.

Les marchés d’actions mondiaux évoluent en repli pour une cinquième séance consécutive tandis que les actifs jugés les plus sûrs sont recherchés : l’or a touché un pic de sept ans et les rendements des emprunts d’Etat américains à long terme sont tombés à des plus bas record.

Les Bourses mondiales ont vu leur capitalisation cumulée fondre de 3.330 milliards de dollars sur les quatre dernières séances, selon l’indice MSCI all-country, qui regroupe 23 marchés développés et 26 émergents.

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