Archive pour le Tag 'coopération'

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne 

Emmanuel Sales président de la Financière de la Cité remet en cause l’intérêt d’une coopération qui n’a profité qu’à l’Allemagne dans une tribune de l’Opinion.

L’empressement des élites parisiennes à se fondre avec l’Allemagne, qu’elles connaissent si mal, a toujours eu quelque chose de gênant. Depuis vingt ans, nos Présidents à peine élus vont baiser l’anneau impérial d’Angela Merkel. Qu’ont-ils eu en retour ? En matière de politique énergétique, commerciale, migratoire, monétaire, l’Allemagne n’en fait qu’à sa tête. Nous avons soutenu sa réunification en supportant des taux d’intérêt élevés qui ont coûté un million de chômeurs au pays, nous avons passivement accompagné sa politique mercantiliste en transférant à la Chine nos emplois et nos technologies.

Pour quel bénéfice ? En vingt ans, la part de la France dans le PIB européen a baissé, l’emploi industriel a disparu, un chômage structurel s’est installé. La France était une petite Amérique, caractérisée par une demande intérieure soutenue, une forte tradition d’innovation, une capacité éprouvée à intégrer les populations immigrées, un taux d’investissement public important, tout cela financé par l’inflation et une gestion avisée de la dette.

En vérité, l’alignement sur le « modèle allemand » nous a affaibli. Nous nous sommes privés de leviers essentiels de la politique économique, les inégalités se sont creusées, les politiques de l’offre ont détruit notre capital productif et accru notre dépendance à la demande extérieure. La nature ayant horreur du vide, l’Allemagne a de façon avisée construit une position de force sans éprouver l’appréciation de sa monnaie nationale. Qui peut raisonnablement penser que la gestion catastrophique de la crise financière et migratoire n’ait pas eu son rôle dans la décision anglaise ? L’UE représentait 30 % du PIB mondial en 2000, 18% aujourd’hui.

L’Angleterre a été la gardienne du continent en luttant contre l’hégémonie des grandes puissances, l’Espagne de Charles Quint, la France de Napoléon et des Bourbons, l’Allemagne du Hohenzollern et de Hitler. La Grande Guerre a coûté la vie à plus de 700 000 Britanniques qui reposent en grande partie sur le sol français. Et pour lui faire payer le Brexit, nous l’avons reléguée dans les tribunes lors des cérémonies du centenaire de l’armistice. Le rôle de « bad cop » que la France s’est octroyé, alors que Londres demeure notre premier excédent commercial et notre principal partenaire militaire, est décidément dégradant.

La France-Allemagne est un chemin qui ne mène nulle part. L’Allemagne, s’est construite contre les Lumières et la vieille Europe. Elle s’estime sortie de l’histoire et aspire à donner au monde un message moral incarné par la fade philosophie d’Habermas tout en poursuivant ses intérêts commerciaux. L’idéal européen ne peut être de vendre des Mercedes et des sacs à mains au reste du monde en construisant des pistes cyclables pour la bourgeoisie des centres-villes.

Nous avons fait l’Europe parce que nous avons eu la guerre. Le couple franco-allemand est un mariage forcé. L’Europe est un essaim de peuples. Rien n’est plus éloigné de l’esprit européen que le césaro-papisme des élites. Plutôt que de nous fondre dans un nouvel empire carolingien, nous devrions faire valoir notre propre modèle qui constitue le vrai contrepoids à la politique allemande : soutenir notre demande interne, renforcer nos liens avec l’Italie que nous nous sommes sottement aliénée lors des crises précédentes.

Une vraie amitié disait Emerson est un buisson d’orties. Mieux vaut piquer son ami que de se contenter d’en être l’écho. L’Allemagne n’a pas besoin d’un collaborateur docile mais d’un message de pensée sincère. Alors, pour être vraiment européen, évitons la France-Allemagne.

Politique de santé: pour une coopération public-privé

Politique de santé: pour une coopération public-privé 

Alors que la concurrence entre hôpitaux publics et cliniques privées reste la norme, les économistes Mehdi Farajallah et Gérald Reparate-Retali considèrent, dans une tribune au « Monde », qu’une meilleure coopération des acteurs de santé devrait constituer aujourd’hui une priorité.

Tribune. Et si on jouait la coopération plutôt que la concurrence ? Pour faire face à la fronde des soignants, Olivier Véran, ministre de la santé et des solidarités, a multiplié les annonces mardi 21 juillet. Mais il n’a rien dit sur un point central : la manière dont le système de santé français est piloté. Or, le curseur est aujourd’hui mal placé : les indicateurs favorisent trop la concurrence entre les professionnels de santé au détriment de leur coopération. Avec des conséquences très problématiques.

Depuis 2017, un indicateur de gestion des hôpitaux acte précisément cette mise en concurrence des établissements. Il s’agit de la « part de marché » de chacun, calculée régulièrement par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation. Cet indicateur incite « naturellement » les directions des établissements à augmenter leur attractivité par rapport à l’offre médicale concurrente. Cela implique de choisir des spécialisations porteuses, permettant de multiplier les actes et donc d’augmenter les rentrées d’argent.

A ce petit jeu, les hôpitaux publics sont bien entendu souvent perdants, car forcés d’accepter l’ensemble des patients y compris des cas lourds, alors que les cliniques privées sont libres de multiplier les opérations rapides et bien rémunérées. Le choix d’un indicateur tel que cette « part de marché » évacue le patient des centres d’intérêt des responsables d’établissement. Ils sont amenés, non pas à se centrer sur l’état de santé du patient et son amélioration, ce qui est au cœur de leur mission, mais à maximiser l’efficacité de leur structure face à d’autres structures concurrentes.

Attirer des patients éloignés est jugé à cette aune comme souhaitable, alors même que la course générale à l’attractivité aboutit au final à une augmentation des inégalités sociales de santé. Les plus favorisés, plus mobiles et/ou mieux informés, se rendent dans les centres hospitaliers les plus prestigieux, tandis que les plus modestes, moins mobiles et/ou moins informés, doivent se contenter de l’offre de proximité. Un système d’incitations qui interroge quand on sait que la France est l’un des pays d’Europe occidentale où les écarts d’espérance de vie entre les milieux sociaux sont les plus forts.

La planification: une prospective et une coopération des secteurs clés

La planification: une prospective et une coopération des secteurs clés 

L’historien Patrick Weil dresse un parallèle, dans une tribune au « Monde », entre la France de la première guerre mondiale et celle de la pandémie, montrant ce que la Grande Guerre a à nous apprendre aujourd’hui.

Tribune. La lutte contre le coronavirus n’est pas une « guerre », mais la comparaison faite avec la première guerre mondiale n’en est pas moins instructive. Comme en 1914, face au danger de défaite ou de mort, la vie de l’ensemble des citoyens est immédiatement bouleversée, ainsi que la production et l’économie des Etats engagés dans le conflit.

 

Surtout, comme aujourd’hui, les dirigeants politiques de la France n’étaient pas prêts quand l’épreuve survint. Ils avaient pensé à une guerre, mais de courte durée. Dès septembre 1914, malgré le sursaut de la Marne, la France est au bord du gouffre. Le général Joffre, chef de l’armée, fait savoir qu’il sera à court de munitions d’ici cinq semaines. De Bordeaux, où le gouvernement s‘est replié, Alexandre Millerand, le ministre de la guerre, lance alors une coopération avec l’industrie privée, afin de multiplier par dix la production d’obus pour le canon de 75. Renault et Citroën transforment leur production. Albert Thomas, chargé d’organiser la production d’armement, parcourt la France à la recherche de projets locaux. Dans tout le pays, les ateliers, les usines et les ouvriers sont mobilisés pour la fabrication d’obus ou de produits nécessaires à la guerre. Mais l’occupation par les troupes allemandes de dix départements du Nord-est prive vite la France d’une grande partie de ses matières premières (fer, acier et charbon). Le blé manque aussi pour nourrir la population. 

 

A Bordeaux, une rencontre décisive a lieu entre Jean Monnet, devenu affréteur maritime de 26 ans, et René Viviani, président du Conseil. Monnet trouvait étrange que Français et Britanniques, qui font la guerre ensemble, achètent séparément, et donc en concurrence, les biens nécessaires à leurs armées et aux civils. Il rencontre Viviani et le convainc, puis part pour Londres et y négocie avec une société privée, la Hudson Bay Company, un gigantesque contrat d’approvisionnement de la France en blé, métaux, fil de fer barbelé et bateaux. A partir de 1915, il est l’envoyé à Londres d’Etienne Clémentel, ministre du commerce, qui, à la fin de la guerre, sera chargé de tout le ravitaillement du pays. La coopération franco-britannique se renforce au point qu’en 1917, l’ensemble des navires des deux alliés sont mis en commun, de même que l’achat des produits de première nécessité, du blé à l’acier. Quand l’Amérique rejoint la guerre, en 1917, les navires ainsi libérés peuvent transporter vers la France les soldats qui contribueront à la victoire. 

 

 

 

 

Technologie automobile : enfin une coopération entre le Japon et la France !

  • Technologie automobile : enfin une coopération entre le Japon et la France !

 

 

Il semblerait bien que le Japon ait  compris qu’il valait mieux une coopération technologique avec la France qu’une guerre ouverte à travers Nissan La voiture électrique bien sûre mais aussi l’hydrogène

)  La France de son côté a besoin de se renforcer sur les technologies- La France et le Japon ont donc convenu de partager des informations et d’explorer une coopération plus étroite sur les technologies automobiles des prochaines générations, une démarche pouvant aussi aider à réparer les liens entre Renault et Nissan. Ni le Japon, ni la France ne dispose à un seul des moyens nécessaires pour investir à la hauteur des enjeux dans la voiture de demain. Il y a pourtant urgence car le marché automobile est entré dans une phase baissière inquiétante précisément aussi du fait des interrogations des usagers sur les voitures futures

. Dans un communiqué commun, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire et son homologue japonais Hiroshige Seko disent avoir “réaffirmé le ferme soutien des gouvernements français et japonais à l’alliance Renault et Nissan et ont encouragé les deux entreprises à renforcer la compétitivité de l’alliance”.

Cette alliance a été sérieusement ébranlée par le scandale lié au départ de l’ancien PDG Carlos Ghosn à la fin de l’an dernier. Les deux constructeurs, comme l’ensemble du secteur automobile, sont en outre confrontés à la fois au ralentissement du marché et à la nécessité d’investir massivement dans de nouvelles formes de mobilité.

Les deux ministres, qui ont échangé par téléphone plus tôt dans la journée, ont décidé d’engager des discussions sur une possible coopération renforcée dans les secteurs de la conduite autonome, des batteries électriques, des véhicules électrifiés ou encore des véhicules à hydrogène, technologies au cœur des ruptures à l’œuvre dans l’industrie automobile aujourd’hui.

“Depuis juin, les deux ministères travaillent ensemble à l’organisation de cette coopération industrielle. L’accord de coopération correspondant a été acté ce matin. Il définit le cadre de travail entre les deux parties”, poursuit le communiqué commun.

Coopération économique franco allemande : chacun pour soi !

Coopération économique franco allemande : chacun pour soi !

 

En dépit de la signature d’un traité de convergence franco-allemand, à Aix-la-Chapelle, la coopération entre la France et l’Allemagne sur le plan économique n’a jamais été aussi mauvaise. En cause peut-être, d’abord la situation particulièrement fragile de Merkel mais aussi de Macron qui leur interdit de prendre des initiatives significatives. La seconde raison est liée à la divergence qu’il y a en matière de politiques macro-économique dans chacun des pays. L’Allemagne a choisi depuis longtemps et de manière délibérée de soutenir son industrie tandis que la France a confiée l’avenir industriel au marché. Résultat l’industrie française s’est complètement écroulée. La différence la plus fondamentale tient à la compétitivité de l’Allemagne qui se vérifie avec l’État de la balance commerciale. Le solde des échanges commerciaux rapporte bon an mal an 250 milliards à l’Allemagne tandis que la France enregistre un bilan négatif avec de leur de 50 milliards par un. Autre point fondamental la gestion budgétaire ; l’Allemagne parvient pratiquement à l’équilibre tandis que les finances de la France ne cessent de dériver faisant gonfler la dette jusqu’à presque 100 % du PIB. Dernière différence, l’attachement des Allemands à la défense de leurs propres intérêts par aux autres pays de l’Europe. Un seul exemple, la  réticence allemande pour taxer les GAFA pro  crainte de représailles américaines concernant les exportations d’automobiles. Macron au début de son mandat entendait engager une réforme assez fondamentale de l’union européenne et surtout de la zone euro avec un budget, un ministre de ce budget, une enveloppe significative d’investissement aussi un processus de mutualisation des dettes. Autant de mesures totalement rejetées par l’Allemagne qui considère que la France parle beaucoup mais agit peut. Macron en est réduit à espérer une amélioration des relations peu probable pour le court terme surtout avec le ralentissement économique international qui touche aussi l’Allemagne. “On doit réussir à mieux articuler nos politiques macroéconomiques. Ça, ça va être très difficile, mais c’est un vrai débat qu’on doit avoir parce que nos politiques macroéconomiques ont en fait été très divergentes”, a dit le président français au côté de la chancelière, Angela Merkel, lors d’un débat avec des citoyens, à Aix-la-Chapelle.“Il va nous falloir construire le consensus entre nos deux pays dans le rapport à ce qu’est la dépense publique, le bon niveau de dépense publique et la bonne stratégie macroéconomique”, a-t-il ajouté. En schématisant les choses, a poursuivi Emmanuel Macron, “sans doute la France a-t-elle eu un goût immodéré pour l’augmentation de la dépense publique et une très faible sensibilité à la notion de déficit public”. “De l’autre côté, l’Allemagne a un goût immodéré pour la consolidation budgétaire et une faible sensibilité à la relance par la dépense.”

“Si on se coordonne mieux, on peut beaucoup plus lisser nos cycles économiques et faire des choses qui sont intelligentes pour nous deux (…). C’est absolument pertinent au sein d’une zone monétaire et ça fait partie de ce qu’on veut mettre en place”, a encore déclaré Emmanuel Macron.

Coopération militaire : l’Allemagne choisit Israël contre la France

Coopération militaire : l’Allemagne choisit Israël contre la France

Pour l’équipement de l l’hélicoptère de combat Tigre l’Allemagne va sans doute choisir le  missile israélien Spike, qui n’équipe même pas les hélicoptères de Tsahal, qui lui préfère le missile américain Hellfire pour ses AH-64 Apache. C’est évidemment un camouflet pour la France et une sérieuse menace sur la coopération militaire franco allemande. La feuille de route franco-allemande arrêtée le 13 juillet 2017 prévoyait l’étude du missile franco-allemand, l’Espagne pouvant ultérieurement se joindre à ce programme. Berlin s’était engagé après avoir pourtant déjà longuement hésité. Ce conseil, qui avait notamment validé le principe de lancer le programme de système de combat aérien du futur (SCAF), avait été qualifié d’historique dans le domaine de la coopération franco-allemande en matière d’armement. La France et l’Allemagne avaient convenu en juillet 2017 « de mettre en place un cadre de coopération pour le prochain standard de l’hélicoptère Tigre, ainsi que pour un programme commun de missiles tactiques air-sol », avait expliqué l’Elysée à l’issue du Conseil franco-allemand. Si Berlin actait le 19 juin son refus de participer à ce programme, ce serait un véritable camouflet pour la France. Si cette décision était confirmée, cette défection mettrait en péril le programme lui-même en réduisant mécaniquement la cible de missiles.

 

Défense : coopération renforcée entre Paris et Berlin

Défense : coopération renforcée entre Paris et Berlin

 

Sans doute pour convaincre l’Allemagne de faire un effort un peu plus substantiel en matière de défense de l’union européenne, Macron a proposé à Angela Merkel un plan de coopération pour le choix et la construction de matériel militaire. Un argument sans doute autrement convaincant que l’appel à la générosité de l’Allemagne pour les dépenses de défense de la France. En clair il s’agit de faire dans le domaine militaire ce qui a été fait dans le domaine civil par exemple avec Airbus. La France et l’Allemagne ont donné jeudi un grand coup d’accélérateur à leur coopération dans le domaine de la Défense en convenant de se doter des mêmes avions de combat de prochaine génération, chars, hélicoptères et autres matériels. Lors d’un conseil des ministres conjoint à l’Elysée, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont également annoncé un plan d’action pour les entreprises de haute technologie et mis l’accent sur les convergences, notamment fiscale. « Nous sommes prêts à donner un nouvel élan à la coopération franco-allemande », a déclaré la chancelière allemande lors d’une conférence de presse avec le président français. Paris et Berlin ont affirmé leur volonté de développer une politique européenne de Défense commune et noué une série d’accords ouverts aux autres pays de l’Union qui le souhaitent. Les deux pays ont exprimé leur intention de concevoir ensemble un futur avion de combat, le prochain modèle d’hélicoptère Tigre, des chars, des systèmes d’artillerie, des drones et de lancer un programme commun de missiles air-sol. Une impulsion inédite qui tranche avec l’inertie de ces dernières années en la matière. Un avion commun, « c’est une révolution profonde mais nous n’avons pas peur des révolutions quand elles sont menées de manière pacifique, construite et dans la durée », a plaidé Emmanuel Macron en écho aux premières inquiétudes des industriels. Des industriels comme Dassault un peu trop shootés par les commandes françaises de matériel de défense depuis des dizaines d’années La France et l’Allemagne appellent également de leurs voeux une solution européenne pour de nouveaux systèmes de patrouille maritime et coopération structurée entre leurs commandements cyber. Les deux pays veulent s’appuyer sur les deux avancées actées lors du dernier Conseil européen – le lancement de la coopération structurée permanente par laquelle des pays pourront coopérer davantage et la création d’un fonds pour la défense. Outre les futurs matériels, ils désigneront dans ce cadre « des missions à entreprendre » ensemble, a dit Angela Merkel.

Migrants Calais : coopération franco-britannique avec davantage de flics

Migrants Calais : coopération franco-britannique avec davantage de flics

 

Un nouvel accord entre la France et la Grande-Bretagne,  avec quelques aspects humanitaires qui ne sont pas à négliger,  mais qui ce résume surtout à une présence plus importante de flics à Calais. Des policiers français mais aussi britanniques. Pas vraiment de quoi résoudre la crise car si les migrants sont empêchés de partir en Angleterre ils resteront tout simplement en France. Une sorte de déplacement géographique du problème qui reste en l’état en attendant que l’Europe comprenne la nature et l’enjeu de cette immigration. Dans le cadre de la lutte contre l’immigration illégale, les ministres de l’Intérieur français et britannique signent ce jeudi à Calais (Pas-de-Calais) un accord de coopération, ciblant particulièrement les filières et les passeurs. Un centre va gérer cette lutte côté anglais et côté français, avec un commandement « unifié ». Un autre volet du plan concerne aussi l’arrivée de policiers d’outre-manche dans la région de Calais.  L’accord prévoit notamment un centre de commandement et de contrôle en commun près de Calais à Coquelles ainsi qu’à Folkestone, côté anglais. Il sera chargé de recenser les renseignements sur les passeurs. Ce sont ces réseaux qui poussent les candidats à l’immigration à se rendre à Calais et à prendre de gros risques pour passer en Angleterre. Le travail des enquêteurs sur le repérage de ces filières sera supervisé par deux responsables français et britannique. L’objectif étant de mener des actions conjointes plus cohérentes en partageant les informations.   Selon Bernard Cazeneuve, « 19 filières opérant depuis la France vers le Royaume-Uni, ont été démantelées » ces sept derniers mois. Le ministre de l’Intérieur a aussi déclaré que depuis janvier que « 514 trafiquants ont été interpellés, soit 18% de plus, qu’en 2014, à période égale« . L’objectif franco-britannique, a dit le ministre, est de « lutter contre de véritables organisations de traite des êtres humains ». D’où le nouveau maillage policier mis en place, avec un commandement « unifié ». Par ailleurs, l’accord signé jeudi prévoit de protéger les 3.000 migrants présents actuellement à Calais. Le site du tunnel sous la Manche va être davantage sécurisé. L’accueil des femmes et des enfants « vulnérables » et à la merci des passeurs. Pour ce qui concerne les migrants qui ne sont pas susceptibles de prétendre à l’asile, « le gouvernement souhaite aussi faciliter les recours volontaires vers les pays d’origine à travers les programmes d’aide en collaboration avec les ONG françaises et britanniques » a précisé Bernard Cazeneuve.Il a été question aussi d’améliorer les conditions de vie de « ceux qui souhaitent bénéficier d’une protection humanitaire », les loger par exemple en dehors de Calais. Toutes ces mesures vont être notamment financées par l’apport de cinq millions d’euros sur deux ans décidé par le gouvernement britannique.




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