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Convention climat : tout sauf citoyenne

Convention climat : tout sauf citoyenne

Un journaliste d’un grand quotidien l’affirme, la  convention sur le climat va « fabriquer de la citoyenneté ». Une jolie formule , dune éditorialiste sur le retour qui cherche à plaire au pouvoir en place , surtout une expression complètement vide de sens. Le tirage au sort de 150 citoyens pour représenter la France constitue en effet une énorme arnaque démocratique dans la mesure où la plupart des participants vont débattre de sujets dont ils ignorent à peu près tout. Evidemment, il sont très entourées par des garants, des élus et des experts. ils n’auront qu’à lever la main quand il s’agira de voter. Cette forme de représentation est une injure à la démocratie car devant la complexité des problématiques , on ne peut revendiquer d’être représentatif en quelques semaines et en plus compétents. On a bien vu que les Gilets jaunes  ont bien été incapable de dégager bout d’un an des leaders responsables. Comment pourrait-il en être autrement dans un cénacle de 150 personnes qui se réuniront quelques semaines. La vérité c’est que cette forme de démocratie qui se prive de l’intermédiation des organisations compétentes ressemble de plus en plus un régime populiste qui veut s’adresser directement aux citoyens de base évidemment en les manipulant.. Devant les 150 citoyens tirés au sort, le Premier ministre  a vanté une forme de démocratie participative inédite. Le  gouvernement a donc lancé son  projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes,  exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations qualifiées  sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

Les citoyens ont jusqu’à janvier pour se pencher sur une épineuse question : comment réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ?

Heureusement, les citoyens tirés au sort n’ont pas caché leurs craintes et leurs doutes notamment sur la promesse d’Emmanuel Macron d’examiner toutes leurs propositions sans filtre. Edouard Philippe a d’ailleurs joué la prudence :  »Je ne peux pas vous promettre que toutes vos propositions vont être appliquées. Par contre on sait c’est que le gouvernement cherche surtout un appui sert de nouveau émerger l’inefficace et injuste taxe carbone.

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

 

 

Il se confirme que la fameuse convention citoyenne de 150 personnes tirées au sort pourrait être une belle manipulation pour faire avaler l’augmentation de la fiscalité et notamment la taxe carbone !

Le  gouvernement vient de lancer  son projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui est composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Mais le premier ministre a déjà prévenu : pas question de reprendre n’importe quelle proposition de la convention dont d’ailleurs presque personne ne parle tellement ceste histoire de pseudo démocratie est marginale.

Lancement de la Convention citoyenne pour le climat : du pipeau !

Lancement de la Convention citoyenne pour le climat : du pipeau !

Devant les 150 citoyens tirés au sort, le Premier ministre  a vanté une forme de démocratie participative inédite. Le  gouvernement a donc lancé son  projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macon relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

Les citoyens ont jusqu’à janvier pour se pencher sur une épineuse question : comment réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ?

Heureusement, les citoyens tirés au sort n’ont pas caché leurs craintes et leurs doutes notamment sur la promesse d’Emmanuel Macron d’examiner toutes leurs propositions sans filtre. Edouard Philippe a d’ailleurs joué la prudence :  »Je ne peux pas vous promettre que toutes vos propositions vont être appliquées.

«Convention de la droite»: discours du philosophe, Raphaël Enthoven

 «Convention de la droite» : discours du philosophe, Raphaël Enthoven 

Invité à la Convention de la droite, le philosophe Raphaël Enthoven publie dans Le Figaro son intervention.  Il détaille les raisons pour lesquelles, selon lui, l’union des droites est vouée à l’échec.


Raphaël Enthoven est philosophe et animateur de radio. Dernier essai paru: Nouvelles morales provisoires (éd. de l’Observatoire, 2019).


Mesdames et Messieurs,

D’abord, je vous remercie de cette invitation.

Même si, à cause de vous, j’ai perdu plein d’amis sans en gagner un seul.

Et même si je suis bien conscient que vous avez tout à gagner à ma présence, alors que moi j’ai tout à perdre à venir chez vous.

Cela dit, ç’aurait pu être pire. J’aurais pu rester chez moi.

J’aurais pu vous attaquer de loin, envoyer des tweets et dormir tranquille.

Mais j’ai préféré essayer quelque chose.

Quelque chose de coûteux pour moi et de déplaisant pour vous.

J’ai préféré, en acceptant cette invitation, rompre avec des habitudes confortables pour vous dire enfin ce qu’ordinairement je dis de vous.

Je suis venu parce qu’il est trop facile d’avoir peur de vous et d’élever des digues à distance en espérant que ça tienne.

Je suis venu parce que la diabolisation a le triple effet de vous rendre service, de vous faire trop d’honneur et de donner bonne conscience à celui qui diabolise. «Nous imaginons parfois, dit Albert Camus dans ses lettres à un ami Allemand, quelque heureuse barbarie, où la vérité serait sans effort.»

C’est exactement cela que font les gens qui vous diabolisent.

Je ne suis là ni pour cautionner votre démarche ni pour vous convaincre – encore moins pour vous faire la morale – mais, plus modestement, pour vous déconstruire

Et qui, en le faisant, vous permettent de penser que s’ils le font, c’est qu’ils sont incapables de vous réfuter. Or, pardonnez-moi, mais vous êtes aisément réfutables.

D’ailleurs, je ne suis là ni pour cautionner votre démarche ni pour vous convaincre – encore moins pour vous faire la morale – mais, plus modestement, pour vous déconstruire. Et vous dire, en tout cas, les quelques raisons pour lesquelles, à mon avis, ce que vous entreprenez, ce que vous esquissez aujourd’hui, ne marchera pas.

Attention: Je ne parle pas de la tentative d’OPA sur «La Droite». Ça, ça peut marcher.

Les Républicains achèvent de mourir sur les questions sociétales ; quant au Rassemblement National sous la forme qu’on lui connaît, c’est un vieux parti corrompu dont chacun sait que la patronne est une adversaire idéale pour le pouvoir en place… Il n’est donc pas impossible que, faute de concurrents, vous emportiez le morceau. Mais à droite. Et à droite seulement.

Ce qui ne marchera pas en revanche – et j’en prends l’avenir à témoin – c’est la tentative d’arriver au pouvoir et de «construire une alternative au progressisme» (sic) en passant par la droite. Et, qui plus est, la droite dure.

Et c’est à ceux qui pensent qu’une telle chose est possible (et je les sais nombreux dans cette assemblée) que je m’adresse ici, d’abord.

Ce qu’ils espèrent, ce que vous espérez, ne marchera pas.

Pour des raisons à la fois idéologiques, stratégiques et métaphysiques.

La première raison pour laquelle ça ne marchera pas, c’est ce que les pédants appellent la «caducité du paradigme droite-gauche.»

Ceux d’entre vous qui, comme moi, ont vécu (probablement dans le camp d’en face) la campagne de 1992 sur le Traité de Maastricht se souviennent peut-être qu’on a vu surgir à ce moment-là, autour de la question européenne, des couples idéologiques dont on n’avait pas l’habitude: Pasqua et Chevènement du côté du non. Fabius et Juppé du côté du oui, etc.

Je sais qu’il y a des gens dans cette salle pour penser que Pasqua, Juppé, Fabius, Chevènement, tout ça, c’était du pareil au même, c’était «l’UMPS»: le problème de cette analyse simpliste, c’est qu’en amalgamant l’UMP et le PS dans un gloubi-boulga libéralo-mondialisé, l’extrême-droite de l’époque a manqué le sens véritable de ces causes communes entre gens antagonistes. Et la leçon qu’il fallait en tirer.

Quelle était cette leçon?

Que lentement, à pas comptés, après la chute du mur, les démocraties occidentales sont passées du diptyque droite / gauche au diptyque que moi, j’appellerais «libéral contre souverainiste» et que, peut-être, vous préférerez nommer «mondialistes contre patriotes». Peu importe le nom qu’on donne à ce nouveau duo.

Ce qu’il est essentiel de comprendre, c’est que le clivage libéral / souverainiste, apparu en 1992, s’est affermi en 2005, et s’est définitivement installé dans le pays en 2017, avec la victoire d’Emmanuel Macron – qui n’est pas une victoire de la gauche, mais une victoire du libéralisme.

Pour le dire simplement: la question aujourd’hui – l’alternative – n’est plus «suis-je de gauche ou suis-je de droite?» mais «ai-je intérêt à m’ouvrir au monde ou bien à me replier sur mon pré carré?» (et dans cette nouvelle répartition, on trouve des deux côtés de l’alternative autant de gens de gauche, que de gens de droite).

Vous avez autant de chance d’arriver au pouvoir en passant par la droite qu’Olivier Faure, en passant par la gauche. Ce qui est peu dire.

Dès lors, en vous appelant «La Droite», en essayant de capter les déçus de la droite et en leur laissant entendre qu’avec vous ils ne seront pas déçus et trouveront un «avenir commun», vous vous engouffrez dans une impasse.

C’est une large impasse, trompeuse parce qu’elle est pleine de gens, mais c’est une impasse quand même. Dans la longue liste des scénarios possibles d’ici 2022, voire 2027, il n’y en a aucun où la droite l’emporte par la résurrection de son identité.

En somme, vous avez autant de chance d’arriver au pouvoir en passant par la droite qu’Olivier Faure, en passant par la gauche. Ce qui est peu dire.

Ou bien d’atteindre la Lune en montant sur une échelle.

Je sais bien que certaines d’entre vous, tout en reconnaissant ce nouveau clivage, persistent à le tenir pour «politiquement inopérant». En cela, vous avez exactement le même discours que le PS. A quoi tient cette étrange communauté d’analyse? Comment expliquer que la gauche et la droite pensent toutes les deux que l’affrontement de demain, c’est la gauche contre la droite? Non parce que c’est une analyse (tous les chiffres la démentent et pas seulement les sondages) mais parce que c’est une question de survie. Et une façon de présenter comme un diagnostic la certitude qui vous arrange l’un et l’autre.

En vous agrippant à la droite comme le PS s’agrippe à la gauche, vous vous condamnez au parasitisme politique (et à l’indécision sur la question européenne).

Aussi n’aurai-je qu’un mot à dire à cet égard: ne changez pas d’avis, car vous avez tort.

La deuxième raison pour laquelle, selon moi, «l’alternative au progressisme par la droite» n’a aucune chance de fonctionner, c’est que, à moins d’être en 1815 et de sortir d’une révolution mondiale puis d’un empire géant, la nostalgie ne fait pas un projet.

Le retour en arrière ne fait pas un avenir.

La restauration n’est pas un plat de résistance.

Le sentiment que tout s’est perdu, l’exhumation idéale de valeurs égarées dans le tourbillon de nos mœurs décadentes… Tout cela ne rassemble que des craintifs. Qui sont nombreux. Mais qui le sont de moins en moins. Et qui vieillissent.

La «défense de la vie» ou de «l’ordre naturel» dans un univers d’IVG, de PMA pour toutes, de GPA possible, de mariage gay, de légalisation du cannabis voire de la prostitution (on peut toujours rêver) ne sert qu’à consoler les gens qui ont le sentiment de s’y noyer.

Il ne faut pas s’y tromper: ce que vous êtes en train de construire n’est pas un paquebot. Du tout. C’est le radeau de la méduse! Ou l’arche de Noé si vous voulez, peu importe. Ce que je veux dire, c’est que c’est un bateau sans moteur.

Et que c’est une opération de survie.

Pas une opération de reconquête.

Le désir «d’ancrer dans un avenir commun des gens issus de toutes les sensibilités de la droite» (sic) ne recouvre, en réalité, que des retrouvailles entre militants innombrables qui communient dans la déploration – ce qui est très agréable, mais politiquement stérile.

Vous avez peut-être vocation à représenter la minorité qui ne retrouve plus ses petits dans la France mondialisée du XXI siècle, mais avec un tel cahier des charges, vous n’avez pas vocation à devenir majoritaires. C’est impossible. Arithmétiquement.

(Les personnes – tout à fait aimables – qui m’ont invité à cette convention ont pris soin de préciser que «ce n’était qu’une convention» et «en aucun cas, la naissance d’un mouvement.» Eh bien, on ne saurait mieux dire: il n’y a aucun mouvement dans ce que vous faites. Juste une addition de fixations.)

Bref. Parce que le paradigme a changé, et parce que la nostalgie ne fait pas un projet, vous avez seulement l’avenir politique d’une force d’appoint. Et à ceux d’entre vous qui espèrent davantage, je recommanderais, comme Descartes, de «changer {leurs} désirs plutôt que l’ordre du monde.»

Attention: je ne présume pas de la qualité des valeurs qui sont les vôtres.

Chacun croit ce qu’il veut et il n’est écrit nulle part que je serais plus que vous le détenteur de la morale.

Mais je parle de l’efficacité de vos valeurs dans un pays qui, majoritairement, leur tourne le dos. Car (et c’est la troisième raison pour laquelle, à mon avis, ce que vous faites ne marchera pas) la société elle-même est incurablement libérale.

On ne revient pas sur une liberté supplémentaire.

Comme elle est majoritairement attachée au droit de disposer de son corps.

Je n’entre pas ici dans le débat sur ces questions. Si vous me réinvitez un jour, on parlera ensemble de la PMA, de la GPA, de la peine de mort, du mariage pour tous, de l’IVG, de l’euthanasie, du porno, du cannabis… De ce que vous voulez.

Mais ça n’est pas mon sujet aujourd’hui.

Ce que je veux vous dire, c’est que ces mouvements-là sont irréversibles.

Pour une raison simple (qui dépasse nos opinions respectives, au-dessus desquelles je vous supplie de vous élever un instant, le temps d’entendre l’évidence transpartisane que je vous donne maintenant): on ne revient pas sur une liberté supplémentaire.

On ne retire pas aux gens le droit de se marier.

On n’empêchera plus jamais, en France, les femmes d’avorter si elles le souhaitent.

Et plus aucun assassin, jamais, n’y sera condamné à mort. «Grâce à vous, dit Robert Badinter, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises…»

A moins d’un changement de régime.

Si demain, les Hongkongais perdent l’ensemble de leurs droits, c’est parce qu’ils auront été mangés par une dictature.

Si demain – ce que je souhaite – après avoir autorisé la PMA pour toutes, la France autorise l’euthanasie, alors on ne reviendra jamais dessus, comme on ne reviendra jamais sur le mariage pour tous, ni sur l’IVG.

Ce qui m’autorise à être si sûr de moi, ce ne sont pas mes convictions. (A titre personnel, vous imaginez bien que je suis favorable à chacun de ses droits. Le «progressisme», c’est ça.) Ce qui me rend si certain de ma prédiction, c’est la nature humaine en personne!

Revenir sur l’IVG ? La PMA ? La GPA (si elle entre dans la loi) ? La peine de mort ? C’est aussi improbable que de retrouver un œuf intact en détournant une mayonnaise.

Ainsi faite que si vous lui donnez une liberté qu’elle n’avait pas auparavant, elle considèrera qu’en la lui retirant, vous l’amputez d’une partie d’elle-même.

C’est la raison pour laquelle on peut parfaitement appliquer la seconde loi de la thermodynamique au cas des libertés supplémentaires: aucun retour en arrière n’est possible!

Vous pouvez le souhaiter tant que vous voulez. Et même vous satisfaire de le souhaiter. Faites-vous plaisir! Mais revenir sur l’IVG? La PMA? La GPA (si elle entre dans la loi)? La peine de mort? C’est aussi improbable que de retrouver un œuf intact en détournant une mayonnaise.

Et pour cette raison, paradoxalement, votre conservatisme est, à mes yeux, une bénédiction… Ne commencez pas à devenir progressistes, s’il vous plaît! Continuez de croire qu’on peut prendre le pouvoir en France au XXI siècle en estimant que les enfants sans père ne devraient pas exister ou (pour certains d’entre vous) que l’IVG est un assassinat. Continuez de penser – si c’est le cas – que le mariage pour tous n’est pas un vrai mariage. Chaque jour, d’honnêtes citoyens (et peut-être parmi vous, je les salue) vous donnent tort. Et s’en trouvent bien heureux.

En vérité, je vous le dis (et je ne vous le dis que parce que je ne crains pas de vous faire changer d’avis en vous le disant): vous êtes beaucoup trop réacs pour gagner quoi que ce soit! Vous préférez le Bien (c’est-à-dire l’idée que vous en avez) à la liberté collective. Et – ce qui est plus grave que tout – vous brandissez des valeurs sans jamais questionner la valeur de ces valeurs.

Par exemple, je sais que beaucoup d’entre vous défendent l’idée d’une famille traditionnelle – comme si c’était un rempart contre le vice. Je sais que beaucoup (souvent les mêmes) considèrent également que la nature commande de faire les enfants et de les élever d’une certaine manière (parce qu’au commencement, c’est plutôt comme ça qu’on faisait).

Or, la nature s’en fout! La nature n’est pas une norme. Son fonctionnement n’est pas une intention. J’en veux pour preuve qu’on trouve la même proportion de crapules, d’incestes et de toxicomanes chez les enfants issus de familles dites «traditionnelles» que chez les enfants de couples homosexuels…

Si la famille traditionnelle protégeait de quoi que ce soit, ce serait parfait. Mais vous n’en faites un rempart que parce que vous en faites une valeur absolue, et qu’à ce titre vous déniez aux autres un mode de vie qui, en lui-même, ne produit pas plus de vices que le vôtre (pas moins non plus).

En un mot, votre conservatisme, si éloigné de ce que le monde est devenu, et tellement inadapté à l’obtention de libertés irréversibles, sera pour vous ce que ses propres atermoiements sur l’Europe ou bien sa nullité en débat ont été pour Marine le Pen. Votre fossoyeur. Alors, encore une fois: ne changez rien! Conservez votre conservatisme. C’est l’assurance-vie du camp d’en face.

Conservez également, s’il vous plaît, la façon que vous avez d’être patriotes. En tout cas pour certaines d’entre vous. Conservez l’illusion qu’on aime son pays quand on veut penser qu’il n’a rien fait de mal. Continuez de voir un exercice de masochisme (et non de lucidité) dans le fait d’assumer les «crimes contre l’humanité» qui ont été commis par la France.

Car en cela, vous donnez à la francité tous les attributs d’un communautarisme.

La façon dont vous êtes fiers d’être Français donne le sentiment qu’être Français est une valeur en soi. Or, l’être-français n’est pas un dispensateur magique de vertu. Et la France, dans l’histoire, s’est souvent conduite comme le féal et le collaborateur de ses conquérants.

Et on en vient à une question fondamentale, et (peut-être) une divergence majeure entre nous.

Dans ses Lettres à un ami Allemand, Camus écrit à un nazi : « Je voudrais pouvoir aimer mon pays tout en aimant la justice. Je ne veux pas pour lui de n’importe quelle grandeur »

Qui aime le mieux son pays?

Celui qui en accepte les zones d’ombre (et les pages sombres) ou celui qui les nie?

Qui, en France, est vraiment patriote?

Celui qui reconnaît que l’État français a profité de l’esclavage et de ses colonies, a organisé des rafles, et ordonné, entre autres, la torture en Algérie? Ou bien celui qui voit dans le rappel de ces faits (tous avérés) les accents de «l’anti-France» et la tyrannie de la pénitence? «Reconnaître les fautes du passé et les fautes commises par l’État, ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité.» disait Jacques Chirac le 16 juillet 1995, dans le discours magnifique où il a reconnu la responsabilité de la France dans la déportation de juifs.

Mais changeons de pays, un instant:

Qui aime le mieux la Turquie? Celui qui reconnaît le génocide arménien? Ou celui qui brûle des kiosques en France parce qu’il n’aime pas la Une du Point?

Qui aime le mieux la Russie? Celui qui réhabilite le stalinisme ou celui qui en détaille les crimes?

Et la Serbie? Celui qui reconnaît le génocide bosniaque ou celui qui nie l’existence des charniers? Et qui aime le mieux la Syrie? Celui qui reconnaît l’assassinat de sa population par un tyran, ou celui qui se couche devant les Russes?

Vous connaissez peut-être la belle nuance de Romain Gary selon qui le patriotisme est «l’amour des siens» et le nationalisme «la haine des autres.» A cela, j’ajouterais que le patriotisme est un amour exigeant qui regarde en face les crimes de son pays… Alors que le nationalisme – ce communautarisme étendu à la nation dont soudain tout est bien parce que c’est mien – relève, en vérité, de la haine de soi qui, pour ne pas assumer ses crimes, trafique la grande Histoire et jette un voile pudique sur des infamies.

La France n’est pas une vertu en soi.

La France n’est pas seulement un territoire, ou des traditions.

La France n’est pas un ego-trip. Un citoyen n’est pas un supporter.

La France est une histoire tragique et souvent honteuse, mais la France est aussi une ambition qui va plus loin qu’elle-même, ou qui dépérit, à l’inverse, quand elle se cache ses propres crimes et qu’elle cherche dans le confort de son terroir un refuge à sa mauvaise foi.

Dans ses Lettres à un ami Allemand, Camus écrit à un nazi: «Je voudrais pouvoir aimer mon pays tout en aimant la justice. Je ne veux pas pour lui de n’importe quelle grandeur, fût-ce celle du sang ou du mensonge.» Et le nazi lui répond: «allons, vous n’aimez point votre pays.» Mais c’est lui qui se trompe.

L’erreur de l’Allemand (du nazi) est de confondre l’amour de son pays avec l’amour du territoire qu’on nomme ainsi. C’est la même erreur que font tous ceux qui croient défendre la France en se contentant de défendre ses frontières ou d’embellir son histoire. En matière de patriotisme, la vérité qui dérange est de meilleure compagnie que l’omission qui réconforte.

Que les choses soient claires : je ne vous ferai jamais l’offense de penser que vous approuvez les gens qui considèrent qu’à Strasbourg on doit manger de la choucroute.

Pour l’anecdote: l’idée qu’un nationalisme étroit n’est en réalité qu’un communautarisme élargi m’est apparue lors du fameux «couscougate» de Florian Philippot. Vous vous souvenez, bien sûr, de cette affaire et de ces militants absurdes qui étaient tombés sur le pauvre Philippot parce qu’il avait organisé une couscous party à Strasbourg…

Que les choses soient claires: je ne vous ferai jamais l’offense de penser que vous approuvez les gens qui considèrent qu’à Strasbourg on doit manger de la choucroute (ou bien du cassoulet dans le Périgord). C’est trop bête.

Mais si je reviens sur cette histoire, c’est parce que les ennemis de Philippot, en la circonstance, sont des caricatures de ce que j’essaie de vous dire.

En dénigrant le couscous non pour son goût mais pour son origine, en réduisant l’identité au respect d’un folklore ou d’un menu obligatoire, et la France à des rites dont le Français devrait être le militant, ces crétins patriotes ont mis le Français sur le même plan que le noir, le juif, l’homosexuel ou le musulman, c’est-à-dire le plan communautaire. En faisant de «l’être-Français» une qualité en soi, on fait des Français eux-mêmes une minorité parmi d’autres: le patriotisme de la bouffe est un communautarisme!

D’ailleurs, comme par hasard, de l’autre coté de l’échiquier, les indigènes de la République se sont eux-mêmes indignés que Philippot mangeât du couscous, mais eux parce qu’ils y voyaient un symbole criant d’ «appropriation culturelle».

J’aimerais tellement trouver les mots pour attirer votre attention sur le fait que, même si le discours de l’extrême-droite et le discours des Indigènes semblent s’opposer frontalement, ils se ressemblent plus qu’ils ne s’opposent.

Quelle différence entre les adversaires de l’appropriation culturelle qui interprètent la consommation d’un couscous par un blanc comme une survivance de l’ère coloniale, et la droite de l’extrême droite qui choisit d’y voir un signe de décadence?

Quelle différence entre le communautarisme qui interdit au Blanc de manger du couscous, et l’identitarisme qui s’en indigne? L’un dénonce l’impérialisme Français, l’autre redoute «le grand remplacement», mais dans un cas comme dans l’autre, on racialise le débat, on communautarise le débat et, de part et d’autre, on vénère des souches. Or, la souche, c’est le prototype d’une fausse valeur! C’est le modèle de tout ce qu’on aime non parce que c’est aimable mais parce que c’est soi-même. Une souche, c’est un arbre sans tête. Comment peut-on se vanter d’être un truc pareil?

Le sentiment d’avoir une identité, et de se distinguer des autres par l’identité qu’on a, est une double illusion

De façon générale, c’est la notion même d’identité qui marche sur la tête.

Et puisque vous avez invité un prof de philo, on va faire un peu de métaphysique pour finir.

A titre individuel comme à l’échelle collective, l’idée d’identité n’a aucun sens.

A titre individuel, ce que nous appelons le «moi» n’est jamais qu’une addition de souvenirs et de qualités que la mémoire et l’ADN ont cousus ensemble pour nous donner l’illusion qu’en amont de toutes ces qualités, il y aurait un sujet. Mais quand on cherche le sujet lui-même, le sujet tout nu, séparément de toutes ses qualités, on ne trouve rien. Le moi, c’est comme le cœur de l’oignon.

A l’échelle collective, ce que nous appelons l’identitarisme (ou la pensée identitaire, qu’on retrouve indifféremment à la droite de la droite et chez les Indigènes de la république) n’est jamais que la sanctification arbitraire de coutumes ou de couleurs de peau dont on a décrété, un jour, qu’elles étaient un but en soi. Ou une valeur en soi.

Seulement, c’est la même erreur.

Qu’on additionne des qualités ou qu’on sacralise les rites d’un terroir, c’est le vide qu’on recouvre dans les deux cas.

Le sentiment d’avoir une identité, et de se distinguer des autres par l’identité qu’on a, est une double illusion:

1) nous n’avons pas d’identité (autre que nos souvenirs, nos habitudes et les particularités d’un ADN) et ce qu’on se représente comme une souche n’est qu’un tas de feuilles mortes.

2) Pour cette raison, la passion de l’identité n’est pas une passion de la singularité, mais au contraire une passion grégaire, une passion du troupeau. Pour croire à la fiction de son identité, il faut être nombreux (de même qu’il suffit à une sottise en ligne d’être likée 10 000 fois pour devenir une «vérité»).

Pour le dire simplement: c’est à l’illusion de se protéger quand il se replie qu’on reconnaît le tempérament de l’esclave. Ou plutôt: c’est au sentiment d’avoir une identité, d’être l’identité qu’il a, et d’avoir à défendre son identité contre d’autres identités que la sienne, qu’on reconnaît le mouton.

Voilà ce que, loyalement, je pouvais vous dire aujourd’hui, dans le temps qu’on m’a donné.

Et je suis heureux que vous l’ayez entendu.

Parce que vos credo sont désuets, parce que votre projet n’est qu’un rejet, parce que votre patriotisme est un communautarisme, que vos principes sont des fictions et parce que vous auriez l’impression de vous perdre si vous changiez d’avis, ce que vous espérez ne marchera pas… Et je suis bien obligé de reconnaître que, contrairement à ce que j’ai dit d’abord pour justifier ma participation à cette convention, votre projet politique ne m’inquiète pas du tout, car il se prive lui-même, tout seul, de l’ensemble des moyens d’action nécessaires à la conquête du pouvoir.

Merci de votre attention.

Convention citoyenne pour le climat ? Du pipeau

Convention citoyenne pour le climat ? Du pipeau

Le tirage au sort des 150 citoyens qui doivent constituer la convention citoyenne pour le climat vient d’être effectué. On attend que ces 150 citoyens  proposent pour le début de l’année une nouvelle politique environnementale. Évidemment une vaste fumisterie. Cette  convention citoyenne sera composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

 

 

CONVENTION CITOYENNE SUR LE CLIMAT : du pipeau

Le  gouvernement tente de réanimer son projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui sera composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macon relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

Pas question pour autant de tomber dans le travers du débat permanent, souligne-t-on à l’Elysée, où l’on précise qu’à l’heure actuelle aucune concertation citoyenne ou grand débat n’est prévu sur la délicate question de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA), mesure contenue dans le projet de loi bioéthique qui sera examiné à partir du 24 septembre à l’Assemblée nationale.

Convention de l’Onu pour les litiges commerciaux ?

Convention de l’Onu pour  les litiges commerciaux ?

Le projet d’une convention pour régler les litiges commerciaux internationaux peut participer de la simplification des procédures. Il s’agirait de trouver des méthodes de médiation qui évitent  le recours  juridique classique. Ceci pourrait présenter un davantage ; par contre,  il y aurait peut-être des risques de remettre en cause la souveraineté des Etats dans la mesure les règles juridiques ne s’appliqueraient plus. Tout dépendra des conditions de désignation de la médiation et des principes sur lesquels ils s’appuieront.- Quarante-six pays membres des Nations unies, parmi lesquels les Etats-Unis et la Chine, ont signé mercredi à Singapour une convention sur la médiation dont l’Onu espère qu’elle permettra de faciliter le règlement de différends commerciaux transfrontaliers et de stabiliser les relations commerciales.

L’objectif du texte est de définir un cadre mondial en lequel les entreprises pourront avoir confiance pour régler des conflits commerciaux à l’échelle internationale par la médiation plutôt que par des actions en justice, lesquelles peuvent donner lieu à des procédures longues et coûteuses.

“Cela va contribuer à faire progresser le commerce et l’investissement internationaux”, a déclaré le Premier ministre singapourien, Lee Hsien, lors de la cérémonie de signature.

La médiation, dont les vertus ne sont pas reconnues partout à travers le monde, est déjà utilisée dans certains pays comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour régler des différends commerciaux transfrontaliers. La convention signée mercredi vise à rendre un tel processus plus crédible aux yeux de tous.

“L’incertitude entourant la mise en application des accords à l’amiable a été le principal obstacle à un recours plus large à la médiation”, a déclaré le secrétaire-général adjoint aux Affaires juridiques de l’Onu, Stephen Mathias.

La « convention citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

La « convention   citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

 

 

 

 En matière d’ingénierie fiscale comme en matière de pseudo démocratie, la France détient évidemment le pompon. Ainsi l’inutile Prune Poirson  parachutée secrétaire d’État à l’écologie a-t-elle déclaré hier que la taxe carbone avait fait la preuve de son efficacité et que son principe de remise à l’ordre du jour (elle avait été annulée par le mouvement des gilets jaunes) serait décidé par cet ovni démocratique que constitue la convention citoyenne sur le climat. Un machin composé de 150 citoyens tirés au hasard et qui vont bien entendu mener un débat de très haut niveau sur le sujet et même décidé du principe du retour de cette taxe carbone. Première interrogation, d’où sort  cette franco américaine qu’on dirait fraîchement émoulue d’une école de bonnes sœurs. Nourrie  au lait d’un institut de sciences politique comme nombre des députés en marche, elle débite les âneries de ces écoles qui n’apprennent rien. Deuxième interrogation, sur quel fondement théorique s’appuie l’apprenti ministre pour déclarer que la taxe carbone est efficace.  troisième interrogation par quel miracle institutionnel peut-on confier à 150 poilus – tirés- au hasard le soin de décider d’une politique dont la responsabilité incombe au gouvernement et au Parlement. La pseudo ministre semble avoir bien des difficultés à se convaincre elle-même de ses propres propos. Il faut dire que son propre ministre de tutelle lui-même ne croit pas en grand chose, une qualité essentielle pour remplacer un Nicolas Hulot trop turbulent. On se demande vraiment où Macron a été chercher certains de ses ministres (la plupart sont inconnus). Sans doute comme les députés au hasard, sur CV, après délibération de quelques convives lors d’un dîner mondain. La plupart n’ont aucune expérience politique, aucune légitimité sociale. Beaucoup font preuve d’une nullité confondante. Sans rire,  - Brune Poirson a déclaré qu’il il reviendra à la “convention citoyenne sur le climat” annoncée par Emmanuel Macron de se prononcer sur l’avenir de la taxe carbone, a déclaré jeudi Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Sur cette question très sensible socialement, la balle est dans le camp de la convention citoyenne sur le climat annoncée le 25 avril dernier par Emmanuel Macron dans le cadre des mesures issues du “Grand débat national”, a déclaré Brune Poirson sur BFMTV. “Ce n’est pas nous qui allons décider, c’est la convention citoyenne (…). Effectivement, la taxe carbone, c’est-à-dire mettre un prix sur la pollution, on sait que c’est un outil qui est très efficace”, a-t-elle dit. “On sait que c’est un bon outil. Pour le moment et pour l’instant, le Premier ministre l’a dit, ce n’est pas dans nos objectifs à court terme. En revanche, ça peut faire partie tout à fait de cette convention citoyenne qui va être lancée. C’est 150 citoyens tirés au sort qui vont devoir (…) faire des propositions très concrètes pour engager la France encore plus résolument dans la transition écologique.” Priée de dire si la taxe carbone serait de nouveau à l’ordre du jour si la convention citoyenne le proposait, la secrétaire d’Etat a répondu: “C’est ce sur quoi s’est engagé le Premier ministre, soit par référendum, soit devant l’Assemblée nationale, effectivement.” D’un coup, la pseudo ministre s’est souvenu de l’existence du parlement.

L’assurance chômage ; la nouvelle convention annulée provisoirement

L’assurance chômage ; la convention annulée provisoirement

 

Juridiquement la nouvelle convention de l’assurance chômage est annulée par le Conseil d’État. En fait elle est seulement suspendue en attendant que des négociations interviennent sur quelques points contestés par le Conseil d’État. Il s’agit surtout du différé d’indemnisation qui était fonction des indemnités perçues. Comme souvent en France, les  positions syndicales  en présence sont assez divergentes. Celle des syndicats réformistes qui avaient signé la nouvelle convention et qui vont proposer quelques modifications pour rendre applicable la nouvelle convention avant le 1er mars 2016. Celle des  syndicats  « révolutionnaires » qui veulent renégocier la totalité de la convention. Une nouvelle renégociation mettrait en péril le régime de l’ASSEDIC qui bon an mal fait apparaître un déficit de 3 à 4 milliards par an avec un déficit cumulé autour de 25 milliards fis 2015. Des propositions seront rapidement faites par les syndicats réformistes pour répondre aux objections du Conseil d’État. Le Conseil d’Etat juge en effet  illégale la possibilité, prévue par cette convention âprement négociée par les partenaires sociaux, de décaler dans le temps le versement des allocations aux salariés licenciés s’ils bénéficient d’indemnités de rupture de contrat de travail supérieures à ce qui est prévu par la loi. Le calcul de ce « différé d’indemnisation » est fonction du montant des indemnités perçues et du motif du licenciement. Il est plafonné à 180 jours (75 en cas de licenciement économique). Le Conseil d’Etat donne raison aux organisations et associations de salariés comme Sud Culture Solidaires ou la coordination des intermittents et précaires, qui contestent ce dispositif censé optimiser l’allocation des ressources de l’Unedic, organisme gestionnaire de l’assurance chômage. « Un tel dispositif est possible dans son principe mais les modalités prévues par la convention pouvaient aboutir à priver certains salariés licenciés illégalement de toute indemnisation des préjudices autres que la perte de revenus », explique-t-il. Il a aussi pour résultat de limiter le montant perçu par le chômeur s’il retrouve du travail avant expiration de ses droits. Le Conseil d’Etat considère que ce dispositif étant un des éléments clés retenus par les partenaires sociaux pour assurer l’équilibre de l’assurance chômage, l’illégalité des modalités du différé d’indemnisation remet en cause toute la convention. Pour garantir la continuité du système d’assurance chômage, il reporte cependant au 1er mars 2016 l’annulation de l’arrêté qui rend obligatoire son application, sauf en ce qui concerne la récupération des prestations versées à tort. Dans un communiqué commun, les syndicats signataires de la convention (CFDT, CFTC et Force ouvrière) jugent « mineurs » les correctifs à apporter: « Ils ne remettent pas en cause l’équilibre général de l’accord (conclu par les partenaires sociaux) ni le reste de la convention. » Ces trois organisations promettent de proposer rapidement une solution technique répondant aux objections du Conseil d’Etat, afin que la convention puisse de nouveau faire l’objet d’un agrément de l’Etat avant le 1er mars 2016. A contrario, pour la CGT, qui avait refusé de signer la convention, le Conseil d’Etat « confirme le besoin d’une autre négociation sur l’assurance chômage ».




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