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Le colonialisme : encore une contrition a bon compte de Macron

Le colonialisme : encore une contrition a bon compte de Macron

 

Les actes de contrition des responsables politiques se multiplient vis-à-vis de la colonisation. Macron a ajouté sa contribution en déclarant que la colonisation était une erreur et une faute. Il n’y a évidemment rien de nouveau dans cette évaluation du passé critiquable de la France vis-à-vis de territoires dans lesquels   elle n’aurait jamais dû mettre les pieds. Ceci étant,  cela ne change pas grand-chose à la situation économique et sociale des pays en développement concernés. Car la véritable faute a surtout été de ne pas être capable d’impulser une dynamique économique et démocratique qui permette à ces pays d’être véritablement indépendants sur le plan économique et réellement démocratiques. Dans nombre de pays en développement en particulier en Afrique, le pouvoir est encore trop confisqué par des affairistes qui se nourrissent de la corruption ( les avoirs à l’étranger des dirigeants et anciens dirigeants de l’Afrique sont après près équivalent à la dette africaine). Le pire, c’est que cette corruption régule les rapports économiques de la plupart des acteurs et que le manque de stabilité dans ce domaine freine la venue des investisseurs. De ce point de vue,  les Chinois se nourrissent aussi de cette corruption pour petit à petit piller l’Afrique.

« Moi j’appartiens à une génération qui n’est pas celle de la colonisation. Le continent africain est un continent jeune. Les 3/4 de votre pays n’ont jamais connu la colonisation », a rappelé le président. »Parfois les jeunes reprochent à la France des troubles, des difficultés qu’ils ont pu vivre auxquelles la France ne peut rien. Alors, je sais, on (la France) est parfois la cible toute désignée, c’est plus simple (…) Quand c’est difficile, on dit ‘c’est la France’ », a-t-il poursuivi.

Emmanuel Macron a conclu en espérant que « cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié (…) beaucoup plus fécond ».
En février 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle, avait déclaré sur une chaîne algérienne que « la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité ». « Il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation », avait-il estimé précisant qu’il « l’a toujours condamnée ». Ses déclarations avaient créé une polémique en France. Le problème c’est que ces actes de contrition répétés  même s’ils sont  indiscutablement justifiés ne change pas grand-chose quant aux perspectives de développement des pays en cause et explique largement les mouvements migratoires vers les pays développés en particulier vers  la France.

Vœux Macron 2018 : trop de « je », 2019 : trop de nous et d’actes de contrition ?

Vœux  Macron 2018 : trop de « je »,  2019 : trop de nous et d’actes de  contrition ?

 

Si on se  souvient bien de l’allocution des vœux 2018, Macron avait déclaré que l’année serait consacrée à la solidarité et à l’unité. Une petite erreur de diagnostic évidemment. On avait  remarqué la longueur de la prestation de Macron lors de ces vœux 2018. Une longueur excessive à telle enseigne que Macron avait  été contraint de faire une deuxième version limitée à deux minutes sur Internet ;  une version par ailleurs nettement plus réussie et plus naturelle. Ce qui avait également caractérisé cette allocution, c’est son manque de chaleur. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer avec ce discours relativement froid. Un discours à la mode des responsables de la république en marche souvent  manquant sérieusement d’humanité, de simplicité et de vraie compassion. Bref des discours technos. Dernier élément assez insupportables : l’emploi du  je à presque toutes les phrases. Une soixantaine de fois lors de ce discours. Cette année le discours risque d’être plus modeste. Sur le mode » je vous ai compris », vous avez raison, une sorte d’acte de contrition et d’excessive empathie pour compenser l’égotisme précédant. Macron sera quand même contraint de réaffirmer l’autorité de l’État bien mis à mal après la démission de plusieurs ministres, les gilets jaunes et le deuxième épisode Benalla. Ce qui devrait marquer cette allocution sera son invitation renouvelée à un grand débat et surtout vite fait et dont on voit mal ce qui pourrait en sortir compte tenu des modalités d’organisation et la volonté réaffirmée de ne pas changer de cap.

 




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