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Attaque de drones houthis contre la marine française

Attaque de drones houthis contre la marine française


Alors que l’opinion surtout mais même celle des responsables politiques se désintéressent depuis des années des années de la politique de défense, un avertissement vient d’être donné avec l’attaque de drones houthis . Et la défense aérienne française a dû répondre. La conséquence de la contagion du conflit à Gaza et la main de l’Iran derrière. Cela pose la question du dimensionnement du système de défense français trop miniaturisé. Seule une défense européenne pourrait être à la hauteur des enjeux. Mais dans un saine récent sondage paru dans le Figaro de l’ordre 30 % seulement de l’opinion soutiennent l’intérêt de cette stratégie alors que la menace russe s’approche progressivement des pays de l’union européenne.

Le problème est que cette réplique Il surdimensionné écoute particulièrement cher aux finances publiques. Ce qui pose la question de l’insuffisance des types d’armement en fonction de la menace.

Ce sont bien des missiles antiaériens « Aster 15 (qui) ont été tirés en légitime défense afin de protéger le navire et l’équipage », a annoncé lundi Sébastien Lecornu lors de l’examen des crédits de la mission Défense du projet de loi de finances pour 2024.

cela pose problème dans un contexte budgétaire qui reste encore très contraint : utiliser un missile hyper technologique au prix unitaire de 1,5 millions d’euros environ contre un drone rudimentaire, probablement un Shahed-136 de fabrication iranienne dont la valeur ne dépasse pas les 20.000 dollars. Le missile Aster 15 est en principe utilisé pour des menaces considérées dans le haut du spectre.

Les frégates de premier rang auraient certainement besoin de missiles de courte portée de plus de 6 km Mistral (environ 130.000 euros l’unité), voire de VL-Mica. Car face à une attaque saturante de drones, certaines Fremm, si elles tirent leurs 16 missiles Aster 15, devront s’en remettre à l’efficacité de la tourelle de 76 mm de Leonardo (environ 4 à 5 km de portée).

Par ailleurs, la Marine nationale, si elle ne l’a pas déjà fait encore, doit absolument étudier l’approvisionnement rapide des missiles à bord des frégates qui naviguent en eaux troubles. C’est le cas aujourd’hui en mer Rouge et dans l’océan indien au large des côtes iraniennes. Les forces armées françaises disposent de deux bases dans la région, l’une aux Émirats arabes Unis (Abu Dhabi) et l’autre à Djibouti (Héron), pour pouvoir approvisionner rapidement en lot de missiles les frégates ayant besoin de nouveaux missiles.

Les frégates Fremm ont été pensées au début des années 2000, puis lancées en 2005, dans un monde beaucoup plus pacifié qu’il ne l’est aujourd’hui. Par ailleurs, le ministère de la Défense a été à cette époque mis à la diète budgétaire. Les budgets des armées servaient très souvent de variable d’ajustement au budget de l’État. Résultat, l’armement des Fremm (contrairement aux frégates Horizon dotées de 32 Aster 30 et 16 Aster 15) a fait l’objet de sacrifices par la Marine nationale. En outre, de 17 navires initialement prévus, le programme Fremm est passé à 11 frégates sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, puis à huit sous celui de François Hollande. Sous armée et dotée d’un format d’un autre temps, la Marine nationale doit pouvoir se déployer sur tous les océans du monde en restant la plus dissuasive possible face à ses compétiteurs de plus en plus désinhibés.

Immonde attaque de Mélenchon contre une journaliste

Immonde attaque de Mélenchon contre une journaliste

Les mots ont un sens. Quand Jean-Luc Mélenchon a accusé Ruth Elkrief, dimanche 3 décembre, sur le réseau social X (anciennement Twitter) d’être une « fanatique » et de mépriser les musulmans, le leader de La France insoumise (LFI) savait très bien à quoi il exposait la journaliste de LCI : un déchaînement de haine sur les réseaux sociaux d’autant plus dangereux que le conflit israélo-palestinien exacerbe les tensions entre communautés et avive l’antisémitisme. Lundi 4 décembre, la journaliste a été placée sous protection policière à la demande du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, indigné qu’on mette « une cible dans le dos de Mme Elkrief ». (édito du Monde)

Coutumier des invectives et des provocations, Jean-Luc Mélenchon n’a pas l’excuse du dérapage incontrôlé. Il n’était pas présent sur le plateau de télévision mais réagissait à un échange tendu entre la journaliste et l’un de ses fidèles lieutenants, Manuel Bompard, à propos de la situation au Proche-Orient. « Ruth Elkrief. Manipulatrice. Si on n’injurie pas les musulmans, cette fanatique s’indigne », a-t-il écrit.

Les mots ont un bien un sens. Dans une période de vive tension où les coups partent très vite, ceux-ci ont été choisis à dessein pour transformer la journaliste en sorcière à brûler. Le leader de LFI, qui se rêvait naguère en héritier de François Mitterrand, est prêt à rompre toutes les digues et il le fait en toute connaissance de cause.

Son offensive s’inscrit dans une séquence politique soigneusement balisée. Jeudi 30 novembre, lors d’une réunion publique à Rochefort (Charente-Maritime), Jean-Luc Mélenchon a acté la fin de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), cette aventure commune avec le reste de la gauche qu’il avait lancée en 2022 et qui n’a pas tenu en raison de ses excès et du peu de considération dans lequel il tenait ses partenaires. Depuis, il creuse son sillon en narguant le Parti communiste, le Parti socialiste, les écologistes et une partie de ses troupes, qui ont vécu comme la goutte d’eau de trop son refus de qualifier le Hamas d’organisation terroriste, au lendemain de l’attaque du 7 octobre contre Israël.

A 72 ans, Jean-Luc Mélenchon est prêt à jouer le pire pour se maintenir à flot. Son but est de fidéliser l’électorat des quartiers, qui constitue sa base populaire, et si possible de l’élargir à la faveur du conflit. Il joue pour cela sur le quadruple registre des tensions entre les communautés, de l’antisémitisme, du rejet du système médiatique et de la haine des élites. « Nous allons faire l’union populaire avec ceux qui veulent. Ceux qui ne veulent pas font ce qu’ils veulent. Les Français trancheront », a-t-il déclaré jeudi.

La vision sur laquelle s’appuie sa stratégie est celle d’un pays qui se défait et dont il convient d’activer le délitement de toutes les façons possibles, pour parvenir à faire le vide et à créer les conditions de l’affrontement final entre lui-même et Marine Le Pen en 2027. Le pari est d’autant plus périlleux que c’est l’extrême droite qui a aujourd’hui le vent en poupe.

Ce faisant, le reste de la gauche est placé devant ses responsabilités. Il ne lui suffit pas d’être enfin dessillé, après des mois de complaisance envers celui qui l’a sauvée du naufrage législatif en 2022. Il lui faut s’atteler sérieusement à la construction d’une union populaire alternative qui ne soit pas fondée sur la haine mais sur l’espoir, qui ne rejette pas les principes républicains mais les conforte. Au-delà de l’imagination et de la persévérance, cette entreprise parallèle requiert, par les temps qui courent, un sens aigu des responsabilités.

Guerre contre le Hamas : 62 % des Français approuvent Israël

Guerre contre le Hamas : 62 % des Français approuvent Israël

Selon un sondage paru dans le Figaro, 62% des sondés jugent que l’objectif d’Israël d’éliminer le Hamas de Gaza est justifié – ils étaient 65% en octobre et 58% en novembre.Un sondage qui confirme l’écart d’opinion entre certaines élites pacifistes et l’avis général.

Politiquement, moins d’un Français sur deux (46%) est satisfait des prises de position et de «l’attitude» d’Emmanuel Macron, un résultat en baisse de deux points par rapport à la dernière étude. Ses récentes prises de position floues ont pu lui porter préjudice, même s’il reste l’homme politique dont les positions sont les plus saluées par les sondés. Marine Le Pen obtient en effet 44% de satisfecit, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin 42% et la première ministre Élisabeth Borne 41%.

Gérald Darmanin, qui ne cache pas son intérêt pour l’élection présidentielle, récolte aussi bien de larges soutiens des sympathisants du parti présidentiel, Renaissance, que des sympathisants Les Républicains (74%). C’est autant que le soutien accordé à Éric Ciotti, le président du parti, par ses sympathisants.

Procès de favoritisme contre le ministre du travail

Procès de favoritisme contre le ministre du travail

Le ministre du travail Olivier Dussopt est poursuivi en faveur du groupe de fourniture et de traitement de l’eau Saur. Affaire finalement assez classique qui consiste à privilégier un fournisseur avec un retour d’ascenseur.

Olivier Dussopt, élu maire PS d’Annonay (Ardèche) en 2008, avait fin à la délégation de service public attribuée à cette entreprise depuis les années 1960, pour passer la gestion de l’eau en régie publique. Mais En réalité l’exploitation de l’eau potable et l’assainissement sont immédiatement sous-traités notamment à Saur.

Cest donc le procès d’un autre membre du gouvernement en exercice qui s’est ouvert lundi 27 novembre : celui d’Olivier Dussopt, qui a protesté de sa «bonne foi» face aux soupçons de favoritisme lors d’un marché public passé en 2009.

«Je souhaite que cette audience me permette d’établir ma bonne foi», a déclaré le ministre du Travail, 45 ans, devant le tribunal correctionnel de Paris, dans une déclaration calquée sur ses précédentes expressions publiques au sujet de ce procès.

Enquête ouverte en 2020
Il a ainsi répété sa satisfaction que sur les cinq griefs initialement visés par l’enquête préliminaire, ouverte en mai 2020 après un article de Mediapart, «le parquet (ait) fait le choix de classer quatre d’entre eux». «C’est un point très important pour moi, car ça signifie qu’il a écarté» toute notion «de corruption, d’enrichissement personnel», a insisté Olivier Dussopt, débit de mitraillette et mains jointes dans le dos.

Le ministre du travail Olivier Dussopt est poursuivi en faveur du groupe de fourniture et de traitement de l’eau Saur.

Élu maire PS d’Annonay (Ardèche) en 2008, il avait fin à la délégation de service public attribuée à cette entreprise depuis les années 1960, pour passer la gestion de l’eau en régie publique. Mais En réalité l’exploitation de l’eau potable et l’assainissement sont immédiatement sous-traités notamment à Saur.

Saur, troisième grande entreprise de l’eau en France, est poursuivie pour recel de favoritisme.

Ils contestent également les faits. La commune d’Annonay n’a pas souhaité se constituer partie civile dans ce dossier. Ce procès devrait s’achever mercredi.

Succès l’extrême droite aux Pays-Bas : une victoire surtout contre le laxisme

Succès l’extrême droite aux Pays-Bas : une victoire surtout contre le laxisme

Un véritable choc que cette victoire surprise de l’extrême droite aux législatives aux Pays-Bas. le populiste Geert Wilders pourrait devenir le prochain premier ministre. Cependant encore une victoire par défaut pour condamner l’immobilisme de la classe politique habituelle au pouvoir depuis si longtemps. Pour les néerlandais le thème de l’immigration a été déterminant.

La lutte contre ce qu’il nomme une «invasion islamique» de l’Occident constitue l’ADN De l’extrême droite qui a gagné les élections. En témoigne le programme du PVV : «Nous voulons moins d’islam aux Pays-Bas et nous y parviendrons grâce à moins d’immigration non occidentale et un arrêt général de l’asile». «Pas d’écoles musulmanes, de Corans et de mosquées, précise le document, qui prévoit l’interdiction de porter le foulard islamique dans les bâtiments gouvernementaux.»

Le PVV propose un «gel de l’asile» et «une politique d’immigration généralement plus restrictive», ainsi qu’une dérogation aux règles européennes en matière d’asile et de migration. Le parti souhaite rétablir les contrôles aux frontières néerlandaises, en refoulant les demandeurs d’asile qui tentent d’entrer aux Pays-Bas en provenance de «pays voisins sûrs». Les immigrants illégaux seront arrêtés et expulsés, les Syriens titulaires de permis d’asile temporaires se verront retirer leur permis car «certaines parties de la Syrie sont désormais sûres». Les réfugiés titulaires d’un permis de séjour le perdront «s’ils partent en vacances dans leur pays d’origine». Les ressortissants de l’UE auront besoin d’un permis de travail et le nombre d’étudiants étrangers sera réduit, promet le manifeste.

En matière de politique étrangère, le PVV affirme d’emblée que «notre propre pays passe avant tout». Pour le reste, le document souligne son amitié pour Israël, «la seule véritable démocratie du Moyen-Orient».

Sur les questions de climat et d’énergie, le PVV affirme qu’il ne faut pas craindre le réchauffement et bâtir un mix énergétique fondé à la fois sur les énergies fossiles et le nucléaire. «Cela fait des décennies qu’on nous fait craindre le changement climatique (…) Nous devons arrêter d’avoir peur», déclare le manifeste du parti. Le document balaie la question de la montée du niveau de la mer et appelle à davantage d’extraction de pétrole et de gaz de la mer du Nord et au maintien des centrales électriques au charbon et au gaz ouvertes. «Le PVV est également favorable à la construction rapide de nouvelles centrales nucléaires.»

Rencontres de Saint-Denis de Macron: : 61% de Français contre

Rencontres de Saint-Denis de Macron: : 61% de Français contre

Les Français ne sont pas dupes sur cette fameuse réunion de Saint-Denis dite initiative politique politiquesi de grande ampleur par macron. lon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, Ils sont 60 % à considérer il s’agit d’une opération de communication inutile. Le paradoxe c’est que cette réunion doit envisager l’élargissement du champ du référendum
. Une proposition à laquelle 81% de la population est favorable. Sur le référendum d’initiative partagée (RIP), 72% de l’opinion souhaite l’assouplissement de sa mise en œuvre.C’est donc surtout une méfiance vis-à-vis de Macron qu’expriment les sondés
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Seuls trois chefs d’opposition tiendront feront au chef de l’État : l’écologiste Marine Tondelier, le communiste Fabien Roussel et le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella.

Le rendez-vous présidentiel, dédaigné par une partie de la classe politique, ne convainc pas davantage les Français. Ils sont 61% à le percevoir comme «une opération de communication inutile qui n’apportera rien de concret». Soit 8 points de plus qu’à la première rencontre de Saint-Denis. Seuls les sympathisants de Renaissance y voient une opportunité de faire émerger des solutions tangibles (79%). Ils sont suivis par 52% des partisans des Républicains (LR), quoique nettement plus réservés. Mais à l’exception de ces deux partis, le scepticisme prévaut. Principaux opposants à la réunion, les électeurs du RN sont seulement 30% à y déceler un quelconque intérêt. C’est moins que les Insoumis, qui les secondent avec 36%.

Une courte majorité (51%) réprouve la non-présence d’une partie de l’opposition tandis que 48% de la population soutient ce choix.

D’après le sondage en matière de confiance, le RN, l’un des trois seuls partis d’opposition présents, est par ailleurs la formation qui obtient la plus grande confiance des Français. 30% de l’opinion publique croit en la capacité du parti à la flamme de «proposer des solutions efficaces pour le pays». À l’inverse, LFI se voit créditer de seulement 18% de confiance, légèrement moins que le PCF (19%). Une situation qui s’explique davantage par le discrédit dont pâtit l’ensemble des formations politiques que par un assentiment total des Français aux propositions du RN. Ainsi, 68% des Français ne font aucune confiance au parti frontiste.

Malgré un soutien des Français pour les référendums général, les Français restent 60% à penser qu’Emmanuel Macron ne mettra pas en place cette réforme constitutionnelle, en gestation depuis 2019, avant la fin de son mandat. Un chiffre qui révèle toute la méfiance de la population face à une opération politique perçue comme un simple coup de communication.

Contrairement à Macron, Olaf Scholz contre un cessez-le-feu «immédiat»

Contrairement à Macron, Olaf Scholz contre un cessez-le-feu «immédiat»


L’Allemagne a sans doute encore été surprise par les changements brutaux de stratégie diplomatique de Macron. Ce dernier a évolué entre des positions extrêmes. Il a d’abord voulu une alliance internationale contre le Hamas, alliance de guerre nécessairement. Progressivement devant les protestations tant dans les pays occidentaux que dans les pays musulmans, il a changé de position pour vendredi se prononcer dans la presse britannique pour un cessez-le-feu immédiat. Sur la tendance Macron pourrait bien se rallier au retrait des troupes d’Israël à Gaza.

Ces changements de direction politique ont encore surpris en Europe et particulièrement en Allemagne. Et pour contrebalancer la curieuse prise de position de Macron, le chancelier allemand a pris le risque, lui, de s’opposer à ce cessez-le-feu immédiat tout en soutenant la proposition de couloirs et de poses humanitaires.

Le chancelier allemand s’est donc dit dimanche opposé à un cessez-le-feu «immédiat» dans la bande de Gaza, alors que les appels en ce sens se multiplient dans le monde à la suite des bombardements de l’armée israélienne.

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«J’admets volontiers que je ne pense pas que les appels à un cessez-le-feu immédiat ou à une longue pause – ce qui reviendrait quasiment au même – soient justes, car cela signifierait au bout du compte qu’Israël laisse au Hamas la possibilité de récupérer et de se procurer de nouveaux missiles», a déclaré Olaf Scholz lors d’un débat organisé par un quotidien régional allemand, Heilbronner Stimme. Il a en revanche plaidé pour des «pauses humanitaires».

Le chancelier allemand prend le contrepied de nombreux pays arabes et du président turc, qu’il doit recevoir la semaine prochaine à Berlin.

Recep Tayyip Erdogan a jugé dimanche «vital pour nous d’obtenir un cessez-le-feu» et exhorté «l’Occident» à faire pression en ce sens sur Israël. Olaf Scholz se démarque aussi d’Emmanuel Macron, qui a exhorté vendredi Israël à mettre fin à ses bombardements pour épargner les civils à Gaza et qui entend «œuvrer» en vue d’un cessez-le-feu pour «protéger tous les civils qui n’ont rien à voir avec les terroristes».

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Manif contre l’antisémitisme : le bon sens de la marche

Manif contre l’antisémitisme : le bon sens de la marche

Bruno Jeudy, directeur de la rédaction de la Tribune souligne la cohérence et la recherche d’unité de la marche initiée par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et son homologue du Sénat, Gérard Larcher.

C’est donc grâce à ce tandem d’élus des Yvelines que tout sépare (l’une est macroniste issue de la gauche, l’autre gaullo-chiraquien) que la classe politique semble avoir retrouvé sa boussole.

Leur salutaire appel solennel à marcher « pour la République et contre l’antisémitisme » relève à la fois de l’évidence et de l’urgence. Depuis trois semaines, les Français voient exploser avec effroi les actes antijuifs. L’invitation à se rassembler à titre « individuel, civique et républicain » aurait dû déclencher un vaste élan national. Un peu comme en janvier 2015 lorsque le couple Hollande-Valls organisa le rassemblement en réaction aux tueries de l’Hyper Cacher et de Charlie. Au lieu de ça, la classe politique a sombré. Bien sûr, la présence du Rassemblement national, parti héritier du FN fondé par l’antisémite notoire Jean-Marie Le Pen, embarrasse tout le monde. Mais que de temps perdu à savoir s’il faut ou non marcher alors que la communauté juive a peur. L’absence du chef de l’État, même représenté par Élisabeth Borne et de la quasi-totalité du gouvernement, interroge aussi. Emmanuel Macron est devenu au fil des semaines illisible tant est discordante sa parole sur le conflit israélo-palestinien et ses conséquences dans le pays.

Il y a quelques jours, le comédien Philippe Torreton s’interrogeait sur l’absence de grandes voix depuis les massacres commis par le Hamas contre Israël et l’enlèvement de 239 personnes. « Je cherche, je cherche et je ne vois rien [...]. Je vois le cynisme et le clientélisme politique. » Dans La Tribune Dimanche, dix personnalités – écrivains, humoristes, sportif, médecin ou acteur – brisent le silence. Tous ne sont pas juifs mais comprennent que l’enjeu dépasse cette question. Leurs messages peuvent sembler une goutte d’eau dans l’océan de haine qui nous entoure. Ils ne gomment pas les étoiles pochées sur les murs de Paris. Ils ne font pas oublier les « Allah akbar » entendus dans les rassemblements pro-Hamas à Paris. Et n’effacent pas les horreurs proférées par les élus Insoumis Obono, Portes, Guiraud dans la foulée des intolérables tweets de Mélenchon. Mais ces messages indiquent le bon sens de la marche « pour la République et contre l’antisémitisme

Manif dimanche contre l’antisémitisme : la CFDT présente mais pas la CGT

Manif dimanche contre l’antisémitisme : la CFDT présente mais pas la CGT


Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, appelle à la marche citoyenne du 12 novembre, contrairement à Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.

Dans une tribune parue dans Le Figaro le 7 novembre, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher appellent à une « grande marche civique » contre l’antisémitisme reliant le Palais Bourbon au Palais du Luxembourg ce dimanche. Les chefs de file de l’extrême droite, dont Marine Le Pen, Jordan Bardella et Eric Zemmour, n’ont pas tardé à annoncer leur participation, tandis que Jean-Luc Mélenchon refuse de défiler à leurs côtés.

Participera, participera pas ? Pris dans le tourbillon de la controverse liée à la marche contre l’antisémitisme prévue ce dimanche, les syndicats ont diffusé au compte-gouttes, ce mercredi, leurs mots d’ordre. Sans concertation préalable en intersyndicale, ce bloc soudé contre la réforme des retraites au début de l’année ne l’est plus : la CFDT et l’Unsa ont annoncé y participer, mais pas la CGT ni Force ouvrière.

Contrairement à Mélenchon, Ruffin participera à la marche contre l’antisémitisme

Contrairement à Mélenchon, Ruffin participera à la marche contre l’antisémitisme

Alors que la France insoumise a annoncé mercredi qu’elle ne participera pas à la marche contre l’antisémitisme de ce dimanche, le député insoumis François Ruffin a affirmé ce jeudi 9 novembre qu’il prendra part à celle de Strasbourg.

« Dimanche, je marcherai contre l’antisémitisme, contre tous les racismes à Strasbourg, ville de naissance de mon ‘héros’ Maurice Kriegel-Valrimont, résistant communiste face au nazisme », a-t-il écrit sur X (ex-Twitter). Le député LFI Alexis Corbière se rendra aussi à la marche de Strasbourg.

Cette dernière est organisée par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) du Bas-Rhin.

Au niveau national, la Licra a appelé à participer aux marches organisées à travers la France.

Face à la recrudescence des actes hostiles aux juifs en France, le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ont appelé mardi « tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de notre République » à participer dimanche à une « grande marche civique » contre l’antisémitisme. L’initiative a été immédiatement saluée par la majorité, mais aussi par la droite et l’extrême droite.

Marche contre l’antisémitisme: Mélenchon dérape encore

Marche contre l’antisémitisme: Mélenchon dérape encore

À propos de la marche contre l’antisémitisme dimanche, Mélenchon dérape encore complètement considérant qu’il s’agit d’un « rendez-vous » des « amis du soutien inconditionnel au massacre » à Gaza.

Face à la recrudescence des actes hostiles aux Juifs en France, le président du Sénat, Gérard Larcher, et la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, ont appelé mardi « tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de notre République » à participer dimanche à une « grande marche civique » contre l’antisémitisme.

L’initiative a été immédiatement saluée par la majorité, mais aussi par la droite et l’extrême droite. Le parti socialiste soutient également cette initiative.

Après l’annonce d’une « grande marche » contre l’antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un « rendez-vous » des « amis du soutien inconditionnel au massacre » à Gaza.

Manif contre l’antisémitisme dimanche

Manif contre l’antisémitisme

Le Parti socialiste appelle aussi à participer dimanche à la marche contre l’antisémitisme lancée par le président du Sénat Gérard Larcher et la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.

« Nous appelons tous les Français, quelle que soit leur position sur la guerre au Proche-Orient, à se joindre à la manifestation organisée le 12 novembre », explique le PS dans un communiqué, à l’issue d’un bureau national mardi soir.

Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Yonathan Arfi, a apporté son « plein soutien à l’appel ».

« La République est en danger; ses fondements mêmes sont attaqués », s’alarment les présidents des deux chambres du Parlement, respectivement deuxième et quatrième personnages de l’Etat, dans une tribune publiée par Le Figaro.

« Depuis l’attaque terroriste perpétrée en Israël par le Hamas, le 7 octobre, un massacre d’une ignominie jamais égalée depuis la Shoah, qui a causé la mort de 40 de nos compatriotes, les actes antisémites se multiplient dangereusement dans notre pays. En quatre semaines à peine, plus de 1.000 faits ont été enregistrés, soit deux fois plus qu’au cours de toute l’année 2022″, poursuivent-ils.

Ils évoquent une marche « entre le Palais Bourbon et le Palais du Luxembourg », sièges de leurs assemblées, « unissant tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de notre République ».

Contre le massacre de la langue avec l’écriture inclusive

Contre le massacre de la langue avec l’écriture inclusive

On peut évidemment se féliciter que les pouvoirs publics décident enfin de s’attaquer à l’arme de destruction massive que constitue l’écriture dite « Inclusive » qui vise à détruire la langue. Le problème est que le président de la république lui-même n’est pas complètement innocent moins pour des questions d’écriture inclusive que pour avoir inclus nombre d’expressions anglaises un peu ridicules ou pour avoir employé de curieux néologismes. Histoire de faire moderne et businessman international. Eu égard au niveau lamentable de la moyenne des élèves en français, mieux vaut ne pas compliquer encore à dessein une langue déjà difficile.

Emmanuel Macron a profité de l’inauguration de la Cité internationale de la langue française, lundi 30 octobre à Villers-Cotterêts (Aisne), pour dénoncer l’écriture inclusive, qui vise entre autres à rendre le féminin plus visible dans notre langue. La langue française « forge la nation », a affirmé le chef de l’Etat lors de son discours, appelant à « ne pas céder aux airs du temps ».

« Dans cette langue, le masculin fait le neutre. On n’a pas besoin d’y ajouter des points au milieu des mots, ou des tirets ou des choses pour la rendre lisible », a déclaré le président de la République.

En 2021, Brigitte Macron avait désapprouvé implicitement l’ajout du pronom non genré « iel » dans la version en ligne du prestigieux dictionnaire français Le Robert. Il y a « deux pronoms, il et elle », avait-elle notamment martelé.

La déclaration du président de la République intervient au moment où une proposition de loi pour interdire l’écriture inclusive est à l’ordre du jour au Sénat. Le texte de la sénatrice Les Républicains Pascale Gruny entend « proscrire l’usage de l’écriture inclusive dès lors que le droit exige l’usage du français ». Les auteurs de la proposition de loi jugent qu’elle « constitue un frein à la lecture et à la compréhension de l’écrit ».

L ’Iran à la manœuvre internationale contre Israël

l’Iran à la manœuvre internationale contre Israël


L’Iran rechigne à entrer directement en guerre contre Israël, mais mobilise volontiers les Houthis du Yémen et les milices chiites d’Irak, ainsi que le Hezbollah libanais. L’attaque dévastatrice du Hamas le 7 octobre a changé la donne au Moyen-Orient. Le dossier israélo-palestinien, relégué au second plan depuis au moins une dizaine d’années, est brutalement revenu au cœur de la géopolitique régionale. Alors que la guerre en cours entre le Hamas et Israël enhardit les mandataires de l’Iran dans la région, tous les acteurs impliqués (étatiques ou non étatiques) manœuvrent dans un jeu de pouvoir très complexe qui peut conduire à une guerre régionale à part entière ; mais un tel scénario peut être évité par une fin négociée. Nous sommes entrés en territoire inconnu, car les objectifs politiques et militaires israéliens n’ont pas été définis de façon claire, ce qui rend cette guerre de vengeance différente de toutes les opérations israéliennes précédentes contre le Hamas, que ce soit en termes de durée, d’objectifs ou de nombre de victimes des deux côtés.

Par Hussein Abou Saleh, Sciences Po
Hussein Abou Saleh

Le 7 octobre, au moment où le Hamas déclenchait son opération sans précédent, Mohammed Deif, le commandant militaire de sa branche armée a appelé tous les Arabes et musulmans et, spécialement, l’Iran et les États et organisations qu’il domine, à se lancer dans une guerre totale contre Israël. Il a cité, dans cet ordre, le Hezbollah libanais, l’Iran, le Yémen, les milices chiites irakiennes et la Syrie. Il a proclamé ce jour comme « celui où votre résistance contre Israël converge avec la nôtre », dans ce que l’on appelle « l’unité des fronts », qui est une stratégie de dissuasion initiée par le Hezbollah.

Cette stratégie de dissuasion consiste à coordonner, politiquement et militairement, les réponses de toutes les milices mandataires de l’Iran dans la région et à se rassembler pour se soutenir mutuellement si l’une d’entre elles est attaquée. La multiplicité des fronts dominés par les milices par procuration de l’Iran peut dissuader les adversaires de Téhéran de passer à l’action… ou au contraire accélérer la descente de la région dans un chaos total.

Après le 7 octobre, la situation sécuritaire s’est rapidement détériorée à la frontière libanaise d’Israël, du fait d’escarmouches de plus en plus intenses entre Tsahal et le Hezbollah.

De plus, deux nouveaux éléments intéressants sont apparus sur le front libanais. Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile, nous avons assisté à la réémergence « temporaire » des forces Al-Fajr, la branche militaire de la Jamaa Islamiya. Cette milice libanaise islamiste sunnite, qui a été dissoute en 1990, a annoncé qu’elle participait aux hostilités au-delà des frontières libanaises israéliennes « en défense de la souveraineté libanaise, de la mosquée Al Aqsa et en solidarité avec Gaza et la Palestine ». Le 29 octobre, elle a lancé des missiles depuis le Liban vers Kiryat Shmona, dans le nord d’Israël. Cette milice combat de façon quasi-indépendante du Hezbollah (même s’il existe une coordination militaire entre les deux organisations).

En outre, le Hamas et le Jihad islamique palestinien au Liban ont publié des communiqués assumant l’entière responsabilité de plusieurs attaques contre Israël. Ils ont lancé ces attaques depuis les territoires libanais, rappelant les années où le sud du Liban était dominé par les activités militaires de l’OLP palestinienne (à partir de 1969), au point d’être surnommé « Fatah Land ».

Leur participation aux hostilités est encore limitée, mais elle est importante en termes symbolique. Il est clair que le Hezbollah coordonne les activités de toutes les milices opérant à la frontière libanaise pour envoyer un message clair : la zone est ouverte à toutes les factions islamistes et non islamistes, invitées à se joindre, même symboliquement, à la lutte contre Israël dans le but d’exprimer leur solidarité avec Gaza. En d’autres termes, le Hezbollah déclare que ce combat n’est pas sectaire, mais qu’il unit les musulmans et concerne tous les Arabes et les musulmans.

Ce message d’unité musulmane contre Israël intervient après des années de sectarisation du Moyen-Orient. Le Hezbollah n’a mené que des attaques limitées contre Israël depuis la fin de la guerre israélo-libanaise de 2006, et est intervenu militairement en Syrie pour appuyer le régime de Damas, combattant alors dans le camp opposé au Hamas, lequel s’était porté au soutien du camp anti-Assad.

Cette prise de position avait valu au Hezbollah de devenir très impopulaire aux yeux des populations sunnites de la région. En se joignant à la lutte contre Israël, le Hezbollah se réaffirme aux yeux de l’ensemble des Arabes de la région non pas en tant qu’acteur sectaire, mais plutôt en tant que groupe révolutionnaire islamique qui vise à mettre fin à l’arrogance israélienne.

Ce recadrage correspond à l’image qu’il se faisait de lui-même. Le Hezbollah se considère en effet comme un modèle pour le Hamas et d’autres forces islamiques qui luttent contre Israël. Malgré leurs divergences sur la guerre en Syrie, ils ont restauré leurs relations en août 2007 et les hauts commandants du Hamas, comme Ismaël Haniyeh (le chef du bureau politique du Hamas) et Yahia Sinwar (chef du bureau politique du Hamas à Gaza), ont publiquement remercié l’Iran pour son aide précieuse en matière de financement, de logistique et d’approvisionnement en armes.

L’attaque du Hamas est survenue à un moment au Moyen-Orient où les États-Unis ont tenté d’étendre les accords de paix d’Abraham (qui ont permis ces dernières années, un rapprochement entre Israël et plusieurs États arabes, sous la férule de Washington) à l’Arabie saoudite.

Ces accords, qui visent à établir les bases d’une nouvelle architecture de sécurité au Moyen-Orient afin d’assurer une meilleure sécurité régionale aux alliés des États-Unis, sont désormais menacés, et la normalisation entre Israël et Riyad semble à présent une perspective fort improbable.

L’échec annoncé de ce réchauffement est d’autant plus dommageable pour Washington que les Chinois ont, il y a quelques mois, enregistré un succès diplomatique majeur en négociant une détente entre l’Arabie saoudite et l’Iran, après de longues années de soutien de Téhéran aux milices yéménites houthies qui combattaient l’Arabie saoudite au Yémen. Dans le cadre de ce rapprochement entre Riyad et Téhéran, des pourparlers se sont tenus entre les houthis et les Saoudiens pour soutenir le processus de paix au Yémen.

Les Houthis sont une autre partie de l’axe iranien dans la région. Leur ascension en tant qu’acteur politique et militaire yéménite les a enhardis. Ils ont déclaré qu’ils étaient prêts à se joindre au Hamas dans une guerre totale contre Israël pour défendre Gaza et la mosquée Al-Aqsa. En guise de démonstration de force, ils ont lancé le 19 octobre trois missiles de croisière et des drones qui ont été interceptés par un destroyer américain en mer Rouge. Selon les États-Unis, ces missiles se dirigeaient « potentiellement vers Israël ». L’attaque est en soi symbolique, mais elle envoie un message politique fort qui réaffirme la primauté stratégique des liens des Houthis avec « l’Axe de la résistance » soutenu par l’Iran et signale la volonté de la milice de s’engager militairement dans des guerres ou des tensions régionalisées ou internationalisées.

Cela a été clairement défini dans le discours de leur chef. Les Houthis disposent d’un formidable arsenal de missiles à longue portée qui seraient capables de frapper Israël. Tous ont été soit saisis à l’État yéménite en 2014, soit acheminés par l’Iran.

Les attaques de missiles lancées par les Houthis ont coïncidé avec d’autres attaques menées par des milices chiites soutenues par l’Iran, visant des bases américaines et des garnisons accueillant des soldats américains en Irak et en Syrie. L’Iran a stratégiquement externalisé le risque de confrontation directe avec les États-Unis et Israël via son Axe de la Résistance : quand de telles attaques ont lieu, sa responsabilité n’est pas directement engagée. Ce positionnement accroît son influence dans les négociations directes et indirectes ainsi que son influence régionale.

Pour conclure, tous les acteurs semblent marcher sur une corde suspendue au-dessus du cratère d’un volcan. Ils attendent tous d’en savoir plus sur les objectifs politiques et militaires de la guerre israélienne à Gaza et de pouvoir évaluer les capacités de résistance du Hamas à l’attaque dont il fait l’objet.

Si l’armée israélienne enregistre des pertes importantes, la position stratégique de l’axe soutenu par l’Iran s’améliorera, sans frais pour Téhéran mais à un coût terrible pour la population de Gaza et à Hamas.

Mais que se passerait-il si Israël menaçait l’existence même du Hamas après une invasion terrestre ? Les intenses escarmouches aux frontières libanaises d’Israël se transformeraient-elles alors en une guerre à part entière ? L’Iran se joindrait-il aux hostilités ? Et si Israël se sentait renforcé par le soutien inconditionnel de l’Occident à son droit à se défendre et considérait cette solidarité comme un blanc-seing pour frapper l’Iran, dont l’ambition nucléaire effraie les responsables de l’État hébreu ? Dans un tel cas de figure, et face à la riposte de Téhéran, les États-Unis utiliseront-ils leurs destroyers dans la région de la Méditerranée orientale pour attaquer l’Iran et défendre Israël ?

À ce stade, impossible d’apporter de réponse tranchée à toutes ces questions. Nous pouvons seulement constater que la région semble se diriger vers une nouvelle phase où la sectarisation des politiques étrangères des acteurs régionaux sera reléguée au second plan, la détente entre l’Iran et l’Arabie saoudite se consolidera, la question palestinienne s’imposera pour longtemps au premier plan, et les milices mandataires iraniennes s’affirmeront de plus en plus.

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Par Hussein Abou Saleh, Docteur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI), Sciences Po

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Société-Macron qui a souvent massacré la langue contre l’écriture inclusive

Société-Macron qui a souvent massacré la langue contre l’écriture inclusive

On peut évidemment se féliciter que les pouvoirs publics décident enfin de s’attaquer à l’arme de destruction massive que constitue l’écriture dite Inclusive qui vise à détruire la langue. Le problème est que le président de la république lui-même n’est pas complètement innocent moins pour des questions d’écriture inclusive que pour avoir inclus nombre d’expressions anglaises un peu ridicules ou pour avoir employé de curieux néologismes. Histoire de faire moderne et businessman international. Eu égard au niveau lamentable de la moyenne des élèves en français, mieux vaut ne pas compliquer encore à dessein une langue déjà difficile.

Emmanuel Macron a profité de l’inauguration de la Cité internationale de la langue française, lundi 30 octobre à Villers-Cotterêts (Aisne), pour dénoncer l’écriture inclusive, qui vise entre autres à rendre le féminin plus visible dans notre langue. La langue française « forge la nation », a affirmé le chef de l’Etat lors de son discours, appelant à « ne pas céder aux airs du temps ».

« Dans cette langue, le masculin fait le neutre. On n’a pas besoin d’y ajouter des points au milieu des mots, ou des tirets ou des choses pour la rendre lisible », a déclaré le président de la République.

En 2021, Brigitte Macron avait désapprouvé implicitement l’ajout du pronom non genré « iel » dans la version en ligne du prestigieux dictionnaire français Le Robert. Il y a « deux pronoms, il et elle », avait-elle notamment martelé.

La déclaration du président de la République intervient au moment où une proposition de loi pour interdire l’écriture inclusive est à l’ordre du jour au Sénat. Le texte de la sénatrice Les Républicains Pascale Gruny entend « proscrire l’usage de l’écriture inclusive dès lors que le droit exige l’usage du français ». Les auteurs de la proposition de loi jugent qu’elle « constitue un frein à la lecture et à la compréhension de l’écrit ».

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