Archive pour le Tag 'contre'

Page 5 sur 31

Coronavirus France : 450 morts, 12.612 infectés contre 10.995 en tout

Coronavirus France : 450 morts, 12.612 infectés contre 10.995 en tout

 

 

La contamination s’amplifie et le pic est encore loin d’être atteint, peut-être dans une dizaine de jours.

Le nombre de cas confirmés en France est de 12.612, contre 10.995 la veille, soit une augmentation de 15%, a-t-il précisé.

Sur ce total, 5.226 personnes sont hospitalisées, dont 1.297 sont dans un état grave, en réanimation. La progression des cas graves est de l’ordre de 16% en 24 heures.

La moitié des personnes placées en réanimation ont moins de 60 ans, comme constaté la veille, a ajouté Jérôme Salomon. Concernant les décès, 87% d’entre eux concernent des personnes âgées de plus de 70 ans, a-t-il précisé.

Toutes les régions sont touchées, y compris l’outre-mer, a-t-il dit, citant le Grand Est, la Corse, l’Ile-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine parmi les régions les plus affectées.

“On attend un pic entre cinq et huit jours”, a déclaré Jérôme Salomon » (une dizaine de jours pour d’autres experts. L ‘efficacité des mesures de confinement ne sera pas connue avant 10 à 20 jours..

Des mesures drastiques de confinement sont en vigueur depuis mardi midi sur tout le territoire national, pour une durée fixée jusqu’ici à “au moins 15 jours”, et le gouvernement a annoncé vendredi, veille de week-end, un durcissement des contrôles.

La chloroquine comme traitement contre le Covid-19 utilisée aux Etats-Unis

La chloroquine comme traitement contre le Covid-19 utilisée aux  Etats-Unis

 

Plusieurs pays notamment les États-Unis ont décidé de recourir à chloroquine comme moyen de traitement du Coronavirus.

Dès le début de la crise en France, Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée, un des meilleurs experts mondiaux en matière de maladies transmissibles regrettait le parisianisme des experts médicaux. Il n’avait sans doute pas tort  car si beaucoup d’experts de terrain et de spécialistes se sont exprimés avec pertinence beaucoup ont aussi raconté des bêtises simplement parce qu’ils avaient un micro sous le nez. Faute de connaissances suffisantes, beaucoup auraient dû reconnaître avec modestie les champs d’ignorance relative au Coronavirus aussi bien concernant sa nature, que son processus de propagation et son traitement.

Didier Raoult a avancé l’idée qu’on pourrait utiliser comme traitement y compris préventif un antipaludéen (chloroquine, nivaquine nom commerciale notamment nivaquine. ). On sait que les chercheurs ne se font pas de beaucoup de cadeaux entre eux et la course à la concurrence en matière de recherche est souvent redoutable mais aussi parfois détestable. Ainsi Didier Raoult a été ridiculisé par certains experts. Or ses études récents démontrent que l’utilisation de l’antipaludéen a des effets relativement bénéfiques. D’après une étude chinoise ce traitement par un antipaludéen réduirait à quatre jours le temps de portage du virus, contre 14 à 20 jours sans traitement. Mais faute d’une cohorte suffisamment large et d’une analyse poussée des effets secondaires, cette étude a été décriée par certains chercheurs et la nouvelle a même été présentée comme une fake news par des médias français et, pendant plusieurs heures, par le site du ministère de la Santé.

Un nouvel essai clinique effectué cette fois Marseille incluant 24 patients, avec des doses administrées plus faibles que l’essai chinois : 600 mg par jour contre deux fois 500 mg en Chine. Et les résultats sont très encourageants. Au bout de six jours de traitement par Plaquenil – un des noms commerciaux de l’hydroxychloroquine -, seuls 25 % des patients sont porteurs du virus, contre 90 % dans le groupe témoin. Mieux, lorsque l’on associe à l’hydroxyhloroquine de l’azythromycine, un antibiotique connu pour ses effets antiviraux, ce chiffre est presque nul. « Or, tous ceux qui meurent, meurent avec le virus. Ne plus avoir le virus change le pronostic ». Et ce délai de portage raccourci a bien sûr un impact sur le risque de contagion. La bonne nouvelle est aussi que ce traitement est peu coûteux et facile à produire. Quant aux effets secondaires, ils existent mais sont relativement connus et maîtrisés selon les posologies adoptées, assure le professeur.

Chaque jour, l’IHU réalise 1100 diagnostics du virus. Didier Raoult fait également partie du conseil scientifique chargé de conseiller le gouvernement sur l’épidémie, ce qui ne l’empêche pas d’interroger la stratégie mise en l’œuvre actuellement, et en particulier l’absence de recours systématique au test. « Si quelqu’un est malade, est-ce qu’il fait ce qu’on lui dit, à savoir rester chez lui en attendant que cela passe, jusqu’à ce qu’il ait une détresse respiratoire ou bien est-ce qu’il se fait tester et traiter ? C’est une vraie question ». A l’inverse, il cite l’exemple de la Corée du Sud qui a systématisé le diagnostic, se plaçant deuxième en nombre de tests par habitant, loin devant la France qui occupe la vingtième place. Et d’en appeler à rattraper ce retard pour endiguer au plus vite l’épidémie. Il ajoute que le frein au test généralisé n’est pas technologique mais avant tout logistique. « C’est un test PCR banal que tout le monde fait. Il faut prendre des mesures pragmatiques« . Quitte à envisager, pourquoi pas, l’auto-prélèvement.

 

Coronavirus : poursuites judiciaires contre Agnès Buzyn ou Édouard Philippe ?

Coronavirus : poursuites judiciaires contre Agnès Buzyn ou Édouard Philippe ?

Après les propos d’Agnès Buzyn,  ancienne ministre de la santé, affirmant dans le Monde que le gouvernement savait que l’organisation des élections municipales constituait un danger majeur pour la santé, par ailleurs que ces élections seraient une mascarade en prévision notamment des abstentions, certains médias posent la question de la responsabilité d’Agnès Buzyn, du gouvernement et surtout du premier ministre. Agnès Buzyn affirme  qu’elle a notamment informé dès janvier le gouvernement de la catastrophe sanitaire qui se préparait mais que ces recommandations n’ont pas été intégrées par le gouvernement. Du coup,  s’il devait y avoir une information judiciaire, elle devrait sans doute davantage viser Édouard Philippe qu’ Agnès Buzyn. En effet, c’est bien le Premier ministre qui en toute irresponsabilité a décidé d’inviter les électeurs à se rendre dans les bureaux de vote au risque d’une plus grande contamination et qui dans le même discours, le même jour, a recommandé le confinement. Nul doute que nombre de personnes supplémentaires du être infectées  à l’occasion de ces élections et le premier ministre et le responsable de cette situation. D’une manière générale, il est responsable d’une politique sanitaire complètement contradictoire qui a alterné entre la minimisation des risques et les propos inutilement inquiétants. Le tout alimentant largement encore davantage la panique. Il est aussi largement responsable de l’insuffisance scandaleuse des moyens sanitaires en équipements et en personnel. La France manque de tout, de lits en soin intente intensifs, de matériel respiratoire, de tests et même de masques. Le changement de ton et de politique est intervenu seulement après le du président de la république qui a décrété l’état de guerre. Le seul problème c’est que le gouvernement ne prend toujours pas les moyens découlant de ce discours guerrier.

Il faut rappeler les paroles rassurantes mais irresponsables du premier ministre.

« On a posé la question hier au comité scientifique. On leur a demandé, ‘est-ce que le fait d’aller dans un bureau de vote, parfois d’attendre un peu, ensuite de voter puis de repartir, est-ce que ça présente un risque pour les personnes les plus fragiles?’ », a-t-il rapporté.

Selon lui, ledit comité a répondu au gouvernement qu’il n’y avait aucune raison scientifique de penser que le déplacement pour voter aux municipales serait plus dangereux « que d’aller faire ses courses ». À condition de respecter une distance minimale. Le ministère de l’Intérieur préconise un marquage au sol afin de maintenir environ un mètre entre chaque électeur à chaque étape du vote. Il faut regretter c’est le caractère complètement contradictoire et irresponsable de la part du gouvernement en plus cautionné par certains scientifiques très complaisants qui devraient quand même comprendre que les bureaux de vote vont se transformer en espace d’incubation impossible à désinfecter après le passage de chaque électeur.

« La vérité, c’est que les maires (…) ont parfaitement compris l’enjeu, pour faire en sorte, par exemple, que quand une personne fragile arrive au bureau de vote, dans toute la mesure du possible, ce ne soit pas elle qui fasse la queue, (…) qu’elle puisse passer plus rapidement dans l’isoloir et ensuite devant l’urne pour pouvoir, là encore, limiter les risques », a-t-il développé.

 

 

Et le Premier ministre de rappeler qu’on peut aller voter « avec son stylo » et que du matériel sanitaire ( ! ) sera mis à disposition des électeurs dans les bureaux de vote. Ses déclarations irresponsables justifient effectivement un information judiciaire.

 

Contre le réchauffement climatique, il faut un changement radical d’approche

Contre le réchauffement climatique, il faut un changement radical d’approche

 

 

Pierre Calame, Polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées, président honoraire de la Fondation Charles Léopold Mayer, critique par avance les travaux anecdotiques de la fameuse convention citoyenne ( 150 personnes choisies au hasard) du fait des méthodologies douteuses et prône un changement radical d’approche.

Tribune.

 

« Avertissement de la communauté scientifique ; émoi public ; engagement des pouvoirs publics à agir ; constat que rien n’a vraiment changé ; nouvel avertissement des scientifiques, etc. Comme un pas de danse bien rodé, le rituel se répète depuis 1979 date du premier avertissement scientifique, lors de la Conférence mondiale sur le climat. Jusqu’à quand ? Progressivement, le ballet se transforme en danse macabre, entraînant riches et pauvres dans la même ruine.

La récente tribune « Face à la crise écologique la rébellion est nécessaire » signée par près de 1 000 scientifiques et présentée en Une du Monde du 21 février, souligne, après des dizaines d’avertissements du même tonneau, que « depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique ». Elle en appelle à une action des citoyens eux-mêmes. On découvrira demain, bien sûr, que ces actions sont tout aussi impuissantes à engager la transformation structurelle indispensable.

Les scientifiques se prennent à espérer que les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat, dont la sixième session (sur sept) se termine le dimanche 8 mars, seront enfin à la hauteur du défi. C’est beaucoup d’illusions si l’on regarde le mandat donné à la Convention, qui invite les citoyens à lister des actions classées dans cinq domaines (se loger, se déplacer, travailler et produire, se nourrir, consommer), le faible temps laissé à des citoyens qui pour la plupart ne peuvent consacrer que leurs week-ends à la réflexion sur un sujet aussi vaste et la méthodologie de travail qui les met dans une moulinette qu’ils n’ont pas choisie.

Les mêmes causes produiront les mêmes effets. On découvrira dans deux ou trois ans que les mesures adoptées étaient malheureusement « anecdotiques », pour reprendre les critiques portées par certaines ONG à l’encontre du président de la République après sa visite le 13 février au massif du Mont-Blanc. Que dirait-on d’un médecin qui recommanderait pendant plusieurs décennies le même traitement sans résultat ? On envisagerait de changer l’un et l’autre. Mais non, dans une affaire qui concerne notre avenir à tous, on continue, on prend les mêmes et on recommence.

Encore un tour de valse : avertissement, émoi, mesures nouvelles, constat que rien n’a changé. Seuls les musiciens semblent infatigables. Où est le loup ? Il est bien visible, pas besoin d’aller le chercher dans les bois. La démarche est toujours identique. On montre par des scénarios techniques qu’il serait possible de réduire notre empreinte carbone totale, incluant l’énergie grise (celle qui a servi à fabriquer et transporter les biens et services importés). Puis on met en place des obligations de moyens pour faire advenir ces scénarios, tout en veillant à ne pas mettre en péril notre industrie, notre croissance, notre niveau de vie. Et, bien entendu, si ces moyens n’ont pas obtenu le résultat escompté, personne n’en est responsable. »

« Contre l’ultralibéralisme pour le climat »

« contre l’ultralibéralisme  pour le climat »

Une réponse d’un collectif de professeurs de collège, de lycée et de l’université à une récente tribune signée par des étudiants et des lycéens appelant leurs enseignants à ne pas s’engager seulement contre la réforme des retraites, mais aussi contre le réchauffement climatique.

« La conclusion inhérente à toute pensée écologique, c’est que l’économie actuelle est néfaste pour la planète, car une économie mondiale de la croissance continue exige l’équivalent des ressources de quatre planètes, et que nous n’en avons qu’une à notre disposition. »

Tribune.

Chères étudiantes, chers étudiants, nous avons lu votre tribune (« Chers professeurs, pourquoi ne faites-vous pas massivement grève pour le climat ? »Le Monde du 12 février) et entendu votre cri de colère, qui est aussi un cri de ralliement : vous appelez toute une génération, la nôtre, à s’engager dans la lutte contre le dérèglement climatique avec la même détermination que celle dont nous faisons preuve aujourd’hui dans notre lutte contre la réforme des retraites.

Vous avez raison de nous rappeler à la nécessité du combat contre le dérèglement climatique. Ne laissons cependant pas s’installer l’idée d’une guerre des perspectives ou celle, stérile, d’une guerre des générations. Joignons au contraire nos forces et œuvrons à la convergence des générations. Car en luttant contre les réformes ultralibérales, nous luttons pour la même chose que vous.

Il n’y a ni cécité, comme vous le supposez, ni déni de réalité dans la génération qui vous précède. Nous sommes déjà, pour bon nombre d’entre nous, présents dans les marches pour le climat et engagés dans les luttes écologiques.

Bien sûr, notre génération a découvert tardivement la réalité du réchauffement climatique et a dû progressivement s’éveiller à la conscience du processus de destruction de la biosphère ; vous êtes nés avec et votre conscience du monde s’est structurée d’emblée de manière écologique ; vous faites maintenant le chemin vers les causes politiques de la destruction. Notre conscience générationnelle s’est structurée de manière essentiellement politique et notre cheminement de pensée va des causes politiques aux effets écologiques.

Nous avons grandi pendant les décennies où la mondialisation ultralibérale déferlait sur la planète. Nous avons progressivement pris conscience que la mondialisation, qu’on nous présentait comme un bienfait pour l’humanité, signifiait en réalité la mondialisation d’un régime de croissance économique continue, nourri par la surproduction, et reposant sur la surexploitation des êtres humains comme des ressources naturelles de la planète. Nous avons vu se produire la subversion mondiale des Etats par le marché, nous avons vu des Etats mis au pas et sommés de servir d’outil à la libéralisation, autorisant la dérégulation généralisée des services – santé, justice, transports, éducation, énergie.

Ne laissons donc pas les points de vue générationnels se heurter. Nous disons et nous voulons la même chose. Faisons un pas les uns en direction des autres

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux  fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Deux jours seulement après son acquittement très politique par le congrès, Trump  règle ses comptes avec deux fonctionnaires qui s’apprêtaient à témoigner contre lui. Encore une affaire qui démonte le surdimensionnement l’ego du président américain et sa brutalité.

Gordon Sondland, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne, a publié un communiqué indiquant qu’il allait être révoqué, quelques heures après que l’avocat d’Alexander Vindman, principal conseiller sur l’Ukraine de la Maison blanche, a annoncé que son client avait été révoqué de son poste au Conseil national de sécurité (NSC).

Vindman, citoyen américain né en Ukraine et vétéran de l’armée qui a combattu en Irak, a été escorté hors de la Maison blanche vendredi, a annoncé David Pressman, ajoutant qu’il s’agissait d’une vengeance suite au témoignage de son client dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre des représentants sur l’”affaire ukrainienne”.

“Il n’y a aucun doute dans l’esprit des Américains” sur les raisons pour lesquelles Vindman a perdu son poste, a dit l’avocat dans un communiqué. “On a demandé au colonel Vindman de partir pour avoir dit la vérité”.

En novembre dernier, durant les auditions menées par les commissions de la Chambre où les démocrates sont majoritaires, Alexander Vindman a dit avoir alerté un avocat du NSC sur une demande “inappropriée” faite par Donald Trump lors d’une conversation avec son homologue ukrainien Volodimir Zelenski.

Gordon Sondland, entendu à plusieurs reprises par les commissions de la Chambre, à huis clos puis lors d’auditions télévisées, a déclaré que Donald Trump avait conditionné le déblocage d’une aide financière à l’Ukraine à l’ouverture par Kiev d’enquêtes anticorruption qu’il réclamait.

L’entretien téléphonique de juillet dernier entre Trump et Zelenski fut au coeur de la procédure de destitution (“impeachment”) lancée en septembre dernier par la Chambre, qui a voté en décembre en séance plénière la mise en accusation du président républicain, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès.

Un porte-parole de l’US Army a déclaré qu’Alexander Vindman ainsi que son frère Yevgeny, colonel qui travaillait lui aussi pour le NSC, ont été réaffectés dans l’armée, sans donner davantage de précisions “par respect pour leur vie privée”.

Le représentant démocrate Eliot Engel, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Chambre – l’une des commissions ayant mené l’enquête dans l’impeachment -, a déclaré que la décision de révoquer Vindman était “honteuse”. “Le président pense que la seule loyauté qui compte est une loyauté envers sa personne”, a-t-il dit par écrit.

Interrogé plus tôt vendredi sur des informations de presse rapportant qu’il pourrait révoquer le colonel, Donald Trump a répondu qu’il n’était “pas content” de Vindman.

 

La taxe carbone contre le Royaume-Uni ?

La taxe carbone contre le Royaume-Uni ?

 

Réponse du berger à la bergère, l’Union économique pourrait prendre des mesures coercitives à l’égard des échanges commerciaux en provenance  de la Grande-Bretagne. Boris Johnson vient en effet d’indiquer qu’il  pourrait éventuellement rétablir des contrôles sur la totalité des échanges entre l’union économique et la Grande-Bretagne. De son côté Pascal Canfin,  responsable de la commission de l’environnement du  Parlement pense que l’union économique pourrait appliquer une taxe carbone sur les produits d’origine britannique.

Le Royaume-Uni fait actuellement partie du système européen d’échange de quotas d’émission (SCEQE), mais le gouvernement prévoit de sortir du dispositif de l’UE et de mettre en place son propre système de tarification du carbone. Pascal Canfin a déclaré à la presse que « les marchés devr[aient] afficher les mêmes prix ».

« Pour l’industrie de l’UE, il est inacceptable que le Royaume-Uni bénéficie d’un accès complet » au marché unique de l’Union, alors qu’un prix du carbone plus bas est proposé de l’autre côté de la Manche, a-t-il insisté.

Des documents du gouvernement britannique datant de 2018 suggèrent que  le prix du carbone s’élèverait à environ 35 euros par tonne, alors que le tarif actuellement en vigueur au sein du SCEQE est de 25 euros  environ. Le prix devrait cependant augmenter à mesure que de nouvelles politiques vertes seront ratifiées et mises en œuvre.

La perspective de cette taxe ne va pas toutefois de soi, elle pose la problématique générale de la fiscalité européenne vis-à-vis des importations et évidemment d’éventuelles mesures de rétorsion de pays victimes de la hausse des taxes; sans parler de la pertinence même de cette fiscalité.

Wilbur Ross, le secrétaire américain au commerce, a indiqué la semaine dernière au Financial Times que Washington surveillait de près la Commission.

« Notre réaction dépendra de la forme que prendra la taxe. Si elle est essentiellement protectionniste, comme les taxes numériques, nous prendrons des mesures », a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien.

« Je ne crois pas que nous sachions comment fixer le prix de ces choses », a pour sa part déclaré son collègue Steve Mnuchin,  le secrétaire américain au Trésor, lors d’une réunion au Forum économique mondial de Davos.

« Et si vous voulez mettre une taxe sur les gens, allez-y, instaurez une taxe carbone, ce n’est rien d’autre qu’une taxe sur les gens qui travaillent dur », a-t-il fait valoir auprès de la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

Une proposition visant à lancer une forme de taxe carbone aux États-Unis est cependant en cours d’élaboration : l’Energy Innovation and Carbon Dividend Act. Issue d’un groupe bipartite de la Chambre des représentants des États-Unis, celle-ci n’a toutefois pas encore obtenu le soutien d’un nombre suffisant de parlementaires.

Mobilisation contre réforme des retraites : tassement

Mobilisation contre réforme des retraites : tassement

 

L’écart de participation constatée d’une part par le ministère de l’intérieur repart par la CGT n’a jamais été important. : Selon le ministère de l’Intérieur, 108.400 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 13.000 à Paris-; l a CGT annonce 180 000 personnes. Globalement, la participation semble bien enregistrer un sérieux tassement. Sans doute compréhensible compte tenu d’une part du très faible nombre de grévistes actuellement dans les transports aussi de la fatigue des protestataires dont la principale revendication à savoir le retrait total de la réforme apparaît assez inatteignable.

Le 24 janvier, lors de la précédente journée d’action, la ministère de l’Intérieur avait recensé 249.000 manifestants dans le pays dont 31.000 à Paris; la CGT en avait compté 1,3 million.

L’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse – la CFE-CGC, qui en fait partie, avait décidé d’une “pause” – marque sa détermination à obtenir le retrait des projets de loi dont l’examen parlementaire débute la semaine prochaine et réfléchit à diversifier le mouvement dont le coût financier est lourd pour de nombreux grévistes.

“L’opinion publique continue à nous soutenir. Nous sommes plus que jamais déterminés à continuer le temps qu’il faudra”, a déclaré la numéro deux de la CGT, Catherine Perret, dans le cortège parisien.

Les partenaires sociaux s’attellent jeudi au volet financier de la future réforme des retraites avec l’objectif à court terme d’un retour à l’équilibre du système en 2027, une mission dont les conclusions, attendues fin avril, sont loin d’être acquises tant les positions divergent.

Politique monétaire de la BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

Politique monétaire de la BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

 

 

Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité dénonce cette phobie de l’inflation qui a tué emploi et investissement. ( tribune au « Monde »,)

 

Tribune.

 

« Vingt ans après la naissance de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête, en ce mois de janvier et sous l’impulsion de sa présidente, Christine Lagarde, à démarrer le chantier de sa « revue stratégique » de politique monétaire. Un processus inédit depuis 2003, et dont le potentiel est la remise en cause – au moins partielle – du dogme économique le plus puissant de ces quarante dernières années : la stabilité des prix, héritière européenne de la politique, française, du « franc fort ».

Cette politique est née, en effet, du tournant de la rigueur de mars 1983 (et plus exactement de juin 1982), qui correspondait alors à la nécessité de lutter contre une inflation galopante. Fin 1986, le combat est remporté et l’inflation est ramenée sous le seuil de 3 %, soit 10 points de moins que son chiffre de 1980. C’est à ce moment de l’histoire économique française que cette politique s’est faite idéologie. Non pas sous la seule influence d’une Allemagne acquise à ce principe, pas plus que par la seule volonté de créer la monnaie unique, mais d’abord par une ambition toute française de rigueur monétaire.

Le 10 avril 1992, Jean-Claude Trichet – alors directeur du Trésor – écrivait dans une note destinée au ministre des finances : « Notre grand objectif est de poursuivre une politique de maîtrise de l’inflation avec les objectifs – ambitieux mais qui sont les seuls que notre pays puisse se donner aujourd’hui – (…) de maintenir en France une inflation inférieure à l’allemande ». Une phrase que les auteurs de La Guerre de sept ans. Histoire secrète du franc fort, 1989-1996 (Calmann Lévy, 1996), Eric Aeschimann et Pascal Riché analysent en ces termes : « En clair, il n’est plus question d’un franc fort, mais d’un franc plus fort que le mark ». Classe politique et haute administration agissent alors avec la ferveur du converti. De Pierre Bérégovoy à Edouard Balladur en passant par Michel Sapin, leurs successeurs et leurs administrations, l’austérité monétaire devient une marque de fabrique « made in France ».

Ce soutien apporté au franc va voir la croissance nominale (non ajustée de l’inflation) du pays chuter de façon vertigineuse au cours de ces premières années de la décennie 1990. De 8 % en 1989, elle tombe à 1 % en 1993 (sur la même période, les Etats-Unis passent de 8 % à 5 %) dont le seul équivalent est la chute de la croissance nominale observée entre 2007 et 2009, pendant la grande crise mondiale. Du côté du chômage, le choix du « franc fort » va s’avérer dramatique. Si une décrue s’était amorcée au lendemain de la lutte – utile – contre l’inflation pour atteindre 8 % à la fin de l’année 1989, le taux de chômage bat un nouveau record au deuxième trimestre 1994, à 10,8 %. Sur l’ensemble de la décennie, un taux de chômage moyen de 9,7 % est à mettre en face d’une inflation moyenne de 1,45 %, marquant la dérive de ce qui est pourtant considéré comme une politique de  raison ».

BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité dénonce cette phobie de l’inflation qui a tué emploi et investissement. ( tribune au « Monde »,)

 

Tribune.

 

« Vingt ans après la naissance de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête, en ce mois de janvier et sous l’impulsion de sa présidente, Christine Lagarde, à démarrer le chantier de sa « revue stratégique » de politique monétaire. Un processus inédit depuis 2003, et dont le potentiel est la remise en cause – au moins partielle – du dogme économique le plus puissant de ces quarante dernières années : la stabilité des prix, héritière européenne de la politique, française, du « franc fort ».

Cette politique est née, en effet, du tournant de la rigueur de mars 1983 (et plus exactement de juin 1982), qui correspondait alors à la nécessité de lutter contre une inflation galopante. Fin 1986, le combat est remporté et l’inflation est ramenée sous le seuil de 3 %, soit 10 points de moins que son chiffre de 1980. C’est à ce moment de l’histoire économique française que cette politique s’est faite idéologie. Non pas sous la seule influence d’une Allemagne acquise à ce principe, pas plus que par la seule volonté de créer la monnaie unique, mais d’abord par une ambition toute française de rigueur monétaire.

Le 10 avril 1992, Jean-Claude Trichet – alors directeur du Trésor – écrivait dans une note destinée au ministre des finances : « Notre grand objectif est de poursuivre une politique de maîtrise de l’inflation avec les objectifs – ambitieux mais qui sont les seuls que notre pays puisse se donner aujourd’hui – (…) de maintenir en France une inflation inférieure à l’allemande ». Une phrase que les auteurs de La Guerre de sept ans. Histoire secrète du franc fort, 1989-1996 (Calmann Lévy, 1996), Eric Aeschimann et Pascal Riché analysent en ces termes : « En clair, il n’est plus question d’un franc fort, mais d’un franc plus fort que le mark ». Classe politique et haute administration agissent alors avec la ferveur du converti. De Pierre Bérégovoy à Edouard Balladur en passant par Michel Sapin, leurs successeurs et leurs administrations, l’austérité monétaire devient une marque de fabrique « made in France ».

Ce soutien apporté au franc va voir la croissance nominale (non ajustée de l’inflation) du pays chuter de façon vertigineuse au cours de ces premières années de la décennie 1990. De 8 % en 1989, elle tombe à 1 % en 1993 (sur la même période, les Etats-Unis passent de 8 % à 5 %) dont le seul équivalent est la chute de la croissance nominale observée entre 2007 et 2009, pendant la grande crise mondiale. Du côté du chômage, le choix du « franc fort » va s’avérer dramatique. Si une décrue s’était amorcée au lendemain de la lutte – utile – contre l’inflation pour atteindre 8 % à la fin de l’année 1989, le taux de chômage bat un nouveau record au deuxième trimestre 1994, à 10,8 %. Sur l’ensemble de la décennie, un taux de chômage moyen de 9,7 % est à mettre en face d’une inflation moyenne de 1,45 %, marquant la dérive de ce qui est pourtant considéré comme une politique de  raison ».

 

La justice contre Ségolène Royal….. et pour Macron dans l’affaire Alstom ?

La justice contre  Ségolène Royal….. et pour Macron dans l’affaire Alstom ?

 

 

Il est pour le moins curieux que le parquet national financier ait mis autant de précipitations à se mobiliser pour lancer une enquête sur les conditions d’utilisation de trois collaborateurs de Ségolène Royal dans sa fonction d’ambassadrice des pôles. En fait, une utilisation insignifiante voire nulle quand des dérives d’autres responsables concernent  des enjeux financiers et économiques autrement plus importants . On se demande par exemple où en est l’enquête  visant Emmanuel Macon très impliqué dans la vente scandaleuse des turbines d’Alstom aux Américains. Emmanuel Macron a donné le feu vert au deal, le 5 novembre 2014, alors qu’il était ministre de l’Économie. Le député LR Olivier Marleix a même soupçonné un « pacte de corruption » qui aurait pu, dans cette affaire, bénéficier à l’actuel locataire de l’Élysée. Une enquête est aujourd’hui menée par le Parquet national financier (PNF), qui doit lever le voile sur le rôle d’Emmanuel Macron. En outre, le ministère de la Justice américaine (DoJ) est soupçonné d’avoir mené une enquête pour corruption à l’encontre d’Alstom (qui s’est soldée par une amende de 772 millions de dollars) pour favoriser la prise de contrôle de l’entreprise. Notons au passage que pour favoriser l’opération avocat et banquiers d’affaires ont empoché 300 millions de dollars! Un véritable affaire de corruption et de détournement de biens sociaux. C’est ce que soutient Frédéric Pierucci, un ancien dirigeant du groupe, qui a passé deux ans en prison aux États-Unis dans le cadre de cette affaire. « Ce n’est pas une conjecture, les preuves matérielles sont là », canardait-il en janvier 2019 dans un entretien à Marianne.

 

Ségolène Royal n’est certes pas sans reproche vis à vis de ses  prises de position. On peut à juste titre la critiquer de ce point de vue. Elle a en effet souvent changé de d’orientations  et n’a jamais produit de projet politique très clair et très cohérent. Pour autant attaquer Ségolène Royal à propos de l’utilisation de trois collaborateurs constitue une attaque assez minable. S’il fallait en effet mettre en accusation tous les gaspillages dans l’appareil d’État dont beaucoup profitent aux politiques, la liste serait trop longue à énumérer. Ce sont des centaines et des milliers de postes qui ne servent pas à grand-chose, à rien parfois ou qui sont au service   des responsables politiques à temps plein ou à temps partiel. Il y a quelque chose de détestable dans la justice à attaquer des personnalités quand elles sont dans l’opposition.

Allemagne : La 5G chinoise contre des voitures allemandes ?

Allemagne : La 5G chinoise contre des voitures allemandes ?

Il se joue actuellement en Allemagne une bataille assez sulfureuse concernant l’utilisation de la technologie chinoise 5G de Huawei. En fait,  si certains en Allemagne se montrent favorables au développement de cette technologie, c’est officiellement pour  que le pays ne prenne pas de retard quant au développement de la dernière norme de communication par mobile. Une norme qui permettra de nombreuses applications. On sait que les États-Unis ont mis en demeure l’Europe de refuser cette technologie chinoise  pernicieuse  qui permet notamment de récupérer de précieuses informations d’ordre commercial mais aussi personnel. Ce que craint surtout l’Allemagne qui sait que l’opposition au développement de la technologie chinoise entraînera  des représailles sur ses ventes d’automobiles déjà fortement atteintes par le ralentissement de la puissance asiatique. L’Europe s’efforce de trouver un compromis et de  surmonter les contradictions de l’Allemagne voire  d’autres, cela avec  des critères de sécurité très contraignants qui permettent  de mettre en concurrence l’opérateur Huawei avec d’autres notamment européens.

Dans un discours qu’il prononcera dimanche après-midi à Munich, dans le cadre de la conférence DLD (Digital Life Design), l’ancien ministre français des Finances soulignera que la mise en place de réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération exigera des normes de sécurité plus sévères que pour les précédentes générations.

“La mise en place de conditions de sécurité plus strictes n’engendrera pas de retards dans le développement de la 5G en Europe”, dira Thierry Breton, selon le texte du discours que Reuters a pu consulter par avance. “L’Europe, y compris l’Allemagne bien sûr, est sur les rails. Nous ne sommes pas en retard en Europe dans le déploiement de la 5G”, fera-t-il valoir.

Ces propos de Thierry Breton interviennent en plein débat sur le rôle que doit jouer l’équipementier chinois Huawei dans le développement de la 5G et contredisent ceux du ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer, qui a estimé cette semaine que la mise à l’écart de Huawei retarderait de cinq à dix ans l’installation de la 5G en Allemagne.

“Je ne vois pas comment nous pourrons mettre en place la 5G en Allemagne sans la participation de Huawei”, a déclaré Seehofer dans les colonnes du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Thierry Breton, qui est à la tête d’un vaste portefeuille à la Commission (marché intérieur, politique industrielle, numérique, défense, espace), invite au contraire l’Europe à préserver sa “souveraineté technologique” en développant des solutions alternatives à la Chine ou aux Etats-Unis dans les domaines stratégiques.

A Munich, le commissaire au Marché intérieur n’appellera pas à l’exclusion de Huawei: “Toute entreprise, européenne ou non, sera la bienvenue tant qu’elle respecte les règles européennes. Nous ne construirons pas une forteresse européenne.” Mais sa défense des intérêts européens devrait sonner agréablement à l’oreille des concurrents européens de Huawei tels que Nokia ou Ericsson.

Les conservateurs allemands se divisent actuellement sur une proposition des sociaux-démocrates, leurs partenaires de coalition, qui reviendrait à bannir Huawei du développement de la 5G en Allemagne. L’ambassadeur de Chine à Berlin, Ken Wu, a en outre laissé entendre le mois dernier que Pékin pourrait se livrer à des représailles en cas d’exclusion de Huawei, en visant notamment les millions d’automobiles vendus en Chine par les constructeurs allemands.

Dans un entretien récent à l’hebdomadaire « The Economist », Emmanuel Macron a notamment indiqué que la France et l’Europe ne devaient pas perdre la main sur les réseaux télécoms en offrant un boulevard aux technologies chinoises : « Pendant des années, on a délégué aux opérateurs de télécommunications des choix souverains, des sujets d’intérêt qui ne peuvent être gérés par des entreprises ». Sans le citer, le chef de l’État fait ici référence au géant chinois Huawei, qui a pris, ces dernières années, une place importante dans les réseaux mondiaux.

 

Epargne- Baisse taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

Epargne- Baisse  taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau de la rémunération du livret A témoigne à  l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. L’objectif est bien évidemment d’orienter l’épargne vers les produits risqués  des banques et des assurances afin d’alimenter encore un peu plus la spéculation des marchés financiers devenus fous. Une spéculation complètement déconnectée du niveau de l’activité et des profits réels. En tout cas pour les petits épargnants , c’est une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne.

Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 300 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nuls). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. Son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera donc abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire qui ne manque pas de culot ! . “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie, pour preuve l’État a déjà pompé 1,5 milliards sur les ressources des HLM.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre. Tous les plans d’épargne populaire sont visés par la baisse de rémunération.

Baisse taux du Livret A: nouvelle lamentable attaque contre les petits épargnants

Baisse  taux du Livret A: nouvelle lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau déjà lamentable de la rémunération du livret à témoigne à l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. Bref, une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne. Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 200 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nul). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire. “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre.

Manifestation contre la réforme des retraites: 149.000 manifestants ?

Manifestation contre la réforme des retraites: 149.000 manifestants  ?

 

 

 

Bataille de chiffres comme d’habitude pour la dernière manifestation de samedi. La participation était encore importante même si elle était sans doute un peu en retrait par rapport aux précédentes 149.000 personnes dans toute la France selon le décompte du ministère de l’Intérieur. Pour la CGT, ils étaient 500.000 manifestants à travers le pays.

« Au moins 163 manifestations ont rassemblé près d’un demi-million de manifestants », a précisé le syndicat dans un communiqué, affirmant que « la mobilisation ne faiblit pas » après la précédente journée d’action « qui avait rassemblé 1,7 million de manifestants ».

Pour la seule capitale, la CGT a pour sa part dénombré 150.000 manifestants ayant répondu à l’appel d’une intersyndicale. Du côté des autorités, ce chiffre baisse à 21.000.

Jeudi, le ministère avait dénombré environ 452.000 manifestants, dont 56.000 à Paris.

Il est clair que le ministère de l’intérieur refait le coup des gilets jaunes pour afficher une participation en baisse.  De toute manière les évaluations sont approximatives  et très politiques. Pour preuve, la précision illusoire au millier près ( pour les gilets jaunes c’était même à la dizaine près!)  pour des manifestations qui ont regroupé 300 à 600 000 personnes. Pour le jeudi 9 janvier 2020 , 452.000 personnes auraient manifesté jeudi contre la réforme des retraites dans toute la France, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur et samedi seulement 149 000.

En comparaison, 615.000 manifestants avaient été recensés par le ministère de l’Intérieur en France le 17 décembre dernier, lors de la précédente journée de mobilisation contre la réforme. 76.000 personnes avaient été comptabilisées à Paris, 21 000 ce samedi.

 

 

SONDAGE: une majorité contre les réformes de Macron

SONDAGE: une majorité contre les réformes de Macron

Pour une majorité, non seulement Macron n’a pas réussi les réformes passées mais on ne croit pas aux réformes futures. La capacité réformatrice du pouvoir en place est gravement remise en cause tant sur les aspects économiques, sociaux que sociétaux.

Selon les résultats du Tableau de bord No Com-Ifop-JDD, un tiers seulement des Français considèrent que le pays « s’est transformé » depuis le début du quinquennat (33%) et un peu moins en ressentent « des effets positifs » pour eux-mêmes (29%, - 4 par rapport à la vague précédente, en juin 2019) et seuls 43 % en attendent pour l’avenir (- 5). À la question : « Croyez-vous que la France va réussir à se transformer dans les prochaines années? », la réponse n’est d’ailleurs positive que pour 39 % de nos concitoyens, alors que l’optimisme était majoritaire en mai 2017 (53%).

Signe que le désenchantement l’emporte : tous les indicateurs relevés par l’Ifop virent de nouveau au rouge, après une amélioration sensible l’été dernier qui laissait envisager une sortie par le haut de la crise des Gilets jaunes. Ainsi, l’orientation de la politique ­actuelle n’est approuvée en matière de sécurité qu’à 42% (- 11), pour baisser les impôts qu’à 38% (- 12), pour la qualité de l’école qu’à 38% aussi (- 20), sur le pouvoir d’achat qu’à 31% (- 13), contre l’islamisme radical qu’à 30% (- 11).

 

Enquête Ifop pour No Com menée par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 18 décembre 2019 auprès d’un échantillon de 2.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

 

SONDAGE. Retraites : 63% des Français contre l’âge pivo

SONDAGE. Retraites : 63% des  Français contre  l’âge pivot

65 % des Français sont contre la création d’un âge d’équilibre à 64 ans assorti d’un système de bonus-malus, que le gouvernement a décidé in extremis samedi de retirer des projets de loi sur les retraites. Selon un sondage IFOP6JDD, réalisé vendredi avant cette annonce de l’exécutif, ce dispositif est même désapprouvé par une majorité des sympathisants Les Républicains (55%), pourtant partisans d’une réforme des retraites, ainsi que par 71% de ceux du ­Rassemblement national, 84% de ceux du Parti socialiste et 89% de La France insoumise. Il n’est majoritairement soutenu, à 64%, que par les sympathisants de La République en marche.

 

Divisés en deux blocs équivalents sur la mise en place d’un système par points, les Français approuvent en revanche massivement, à 63%, la suppression des régimes spéciaux. La mesure est plébiscitée dans toutes les catégories de population, hormis les partisans de La France insoumise.

Alors que les grèves contre la réforme des retraites entrent dans leur 39e jour, 30% des ­Français soutiennent le mouvement, un chiffre en forte augmentation, de cinq points en une semaine. Ils sont 19% à exprimer aussi de la « sympathie » pour les grévistes, quand 19% s’y déclarent « opposés » (+1 point) et 15% « hostiles » (- 4 points).  »La situation reste bloquée dans l’opinion publique », juge Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Une fois passé l’agacement suscité par les perturbations dans les transports au moment des fêtes de fin d’année, « on retrouve des niveaux de soutien équivalents à ce qu’ils étaient avant les vacances ; le gouvernement n’a pas perdu la bataille de l’opinion, mais la poursuite du conflit le ­fragilise », note-t‑il.

Le souhait que le gouvernement aille au bout de sa réforme reste minoritaire chez les Français, à 43%, en léger recul de deux points par rapport à il y a une semaine. Pour autant, l’opinion demeure convaincue, à 72%, de la détermination du gouvernement à mener à bien son projet, sans céder aux mobilisations et grèves.

 

Enquête Ifop pour Le Journal du Dimanche menée par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 10 janvier 2020 auprès d’un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur de ce sondage est de + ou – 1,4 point pour les résultats de 5% ou 95%, + ou – 1,8 point pour ceux de 10% ou 90%, + ou – 2,5 points pour ceux de 20% ou 80%, + ou – 2,8 points pour ceux de 30% ou 70%, + ou – 3 points pour ceux à 40 ou 60% et + ou – 3,1 points pour ceux à 50%.

 

Iran: un pouvoir aux abois contre un président en campagne

Iran: un pouvoir aux abois contre un président en campagne

 

 

On peut nourrir des inquiétudes sérieuses quant à l’évolution du conflit entre l’Iran et les États-Unis. En effet le pouvoir iranien est très contesté au plan intérieur notamment à propos de la manière dont il a réprimé les dernières manifestations contre l’augmentation des prix et notamment du carburant. Cette répression a fait des centaines de morts. Du coup, on a ressorti le thème de l’unité nationale en allant attaquer l’ambassade des États-Unis en Irak sans parler d’autres provocations. L’Iran a été accusé en 2019 d’avoir miné des pétroliers au large de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, puis d’avoir attaqué ou saisi d’autres navires près du détroit d’Ormuz, un passage d’importance cruciale. Il est soupçonné d’être à l’origine d’une spectaculaire attaque en septembre contre les installations pétrolières saoudiennes d’Abqaik et de Khurais.  De son côté Trump est en  campagne électoral. Il veut aussi montrer sa fermeté. C’est pourquoi il assume pleinement la responsabilité de l’attaque mortelle contre le général Soléimanie, le numéro trois du régime, chef des gardiens de la révolution et des opérations extérieures. De part et d’autre il s’agit surtout de sauver une crédibilité intérieure très menacée. Du coup, l’irresponsabilité pourrait l’emporter. L’engrenage sanction contre sanction, attentat contre attentat pourrait s’étendre dans un champ géographique plus large et prendre une autre intensité qui menacerait à la laper dans la région considérée voir au-delà.

L’Irak , complètement noyautée par l’Iran devrait être au cœur des premières réponses de Téhéran, via ses milices, supplétifs et nombreux sympathisants politiques. « L’Irak va devenir le premier champ de bataille désormais », estime Alex Vatanka, expert de l’Iran au Middle East Institute de Washington. La pression augmentera sur la présence des 5.000 militaires américains dans le pays.

A Bagdad, les commandants des factions pro-Iran ont déjà appelé leurs combattants à se « tenir prêts ». Le leader chiite Moqtada Sadr a, de son côté, réactivé l’Armée du Mehdi, sa milice dissoute depuis une décennie après avoir harcelé l’occupant américain en Irak. Des actions anti-américaines sont aussi possibles au Liban, éventuellement au Yémen, voire en Syrie, où l’Iran est actif via ses supplétifs, comme les Houthis yéménites ou le Hezbollah libanais.

Affrontement Berger Macron: duel du paritarisme contre la théocratie

Affrontement   Berger  Macron: duel du paritarisme  contre  la théocratie

 

Officiellement il y a confrontation entre le premier ministre et Laurent Berger de la CFDT sur les questions centrales de la réforme des retraites, en particulier concernant sa justice et son efficacité. Il y a aussi une opposition totale sur les conditions de la gouvernance du risque retraite. Une gouvernance parfaitement assumée par les partenaires sociaux pour l’Agirc-Arrco (  caisses complémentaires).Mais il s’agit  là d’un affrontement plus fondamental entre deux conceptions du progressisme. Macron se revendique de cette idéologie mais ne conçoit sa mise en œuvre que de manière théocratique. Pour parler simple, tout doit être centralisé, voire étatisé et lui seul doit décider des orientations. À l’inverse, la CFDT a toujours milité en faveur d’un progressisme qui privilégie le paritarisme. Or toute la droite française, le Medef et  la technocratie méprisent en fait le paritarisme et réduisent le rôle des syndicats à la gestion de quelques activités sociales comme l’arbre de Noël ou les colonies de vacances. En France, l’ancien régime a évidemment disparu mais on a gardé le contenu monarchique des processus de décision. C’est évidemment un véritable  drame pour le pays qui se caractérise par le plus fort taux de conflictualité au monde. Régulièrement, la France est agitée par des mouvements sociaux ingérables parce qu’il n’y a pas la volonté d’aboutir de la part du pouvoir et que souvent il n’y a pas non plus l’envie,  la capacité et les compétences de parvenir à un compromis du côté de certains syndicats radicaux.

De sorte que nombre de syndicats se complaisent  dans des postures uniquement de protestation avec des revendications irréalisables justement pour n’avoir pas à s’inscrire dans la construction d’un compromis. Bref des centrales  plus proches d’organisation politique que d’une organisation syndicale . Progressivement, les choses évoluent et la CFDT est devenue le premier syndicat de France justement du fait de ce qui le caractérise à savoir: le progressisme via le  paritarisme. Les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec la CFDT bien sûr mais aussi l’UNSA, la CFTC et la CGC. Reste que dans la rue,  les syndicats radicaux tiennent sans discussion le pavé mais dans les entreprises ce sont les syndicats réformistes qui dominent.

Le problème des syndicats réformistes, c’est que Macron ne leur facilite pas la tâche en adoptant une posture d’indifférence totale vis-à-vis des corps intermédiaires y compris les syndicats quand ce n’est pas une attitude méprisante. La CFDT a ainsi été humiliée à plusieurs reprises. Ainsi lors du mouvement des gilets jaunes Laurent Berger avait proposé rapidement une table ronde sociale pour que le pouvoir trouve des interlocuteurs susceptibles de mettre fin  à ce mouvement très contradictoire de nature gauchiste, corporatiste et anarchiste. Macron n’a jamais répondu à cette proposition de médiation. Il en a payé le prix fort en acceptant de satisfaire des revendications d’un cout de près de 15 milliards. Le second sujet de conflit entre Macron et Berger est venu des ASSEDIC;  là le gouvernement à posé de telles conditions qu’il était impossible d’aboutir dans les délais à une réforme partagée par les partenaires sociaux. Du coup, le gouvernement a tranché à la hache contre notamment l’avis  de la CFDT. C’est donc avec les retraites, le troisième sujet d’affrontement avec Macron. Macron qui n’a déjà pas beaucoup de respect pour  les corps intermédiaires, y compris le Parlement voire même ses collaborateurs entretient évidemment des relations assez ésotériques avec les syndicats. Si le chef de l’État ne parvient pas à surmonter son opposition aux revendications de la CFDT et plus généralement des syndicats réformistes, il en paiera le prix politique car les voix qu’il grappille régulièrement à droite ne compenseront pas les voies de gauche qui ont permis son élection. Le plus grave dans l’affaire, c’est que le chef de l’État favorise la chienlit sociale dont  les conséquences ne seront pas sans effets sur une activité économique déjà chancelante puisqu’on prévoit pour  l’année 2020 une toute petite croissance de 1 %, et encore sans éclatement de bulle financière.

Duel Berger (CFDT)- Macron: l’affrontement du paritarisme contre la théocratie

Duel  Berger  (CFDT)-Macron: l’affrontement du paritarisme contre  la théocratie

 

Officiellement il y a confrontation entre le premier ministre et Laurent Berger de la CFDT sur les questions centrales de la réforme des retraites, en particulier concernant sa justice et son efficacité. Il y a aussi une opposition totale sur les conditions de la gouvernance du risque retraite. Une gouvernance parfaitement assumée par les partenaires sociaux pour l’Agirc-Arrco (  caisses complémentaires).Mais il s’agit  là d’un affrontement plus fondamental entre deux conceptions du progressisme. Macron se revendique de cette idéologie mais ne conçoit sa mise en œuvre que de manière théocratique. Pour parler simple, tout doit être centralisé, voire étatisé et lui seul doit décider des orientations. À l’inverse, la CFDT a toujours milité en faveur d’un progressisme qui privilégie le paritarisme. Or toute la droite française, le Medef et  la technocratie méprisent en fait le paritarisme et réduisent le rôle des syndicats à la gestion de quelques activités sociales comme l’arbre de Noël ou les colonies de vacances. En France, l’ancien régime a évidemment disparu mais on a gardé le contenu monarchique des processus de décision. C’est évidemment un véritable  drame pour le pays qui se caractérise par le plus fort taux de conflictualité au monde. Régulièrement, la France est agitée par des mouvements sociaux ingérables parce qu’il n’y a pas la volonté d’aboutir de la part du pouvoir et que souvent il n’y a pas non plus l’envie,  la capacité et les compétences de parvenir à un compromis du côté de certains syndicats radicaux.

De sorte que nombre de syndicats se complaisent  dans des postures uniquement de protestation avec des revendications irréalisables justement pour n’avoir pas à s’inscrire dans la construction d’un compromis. Bref des centrales  plus proches d’organisation politique que d’une organisation syndicale . Progressivement, les choses évoluent et la CFDT est devenue le premier syndicat de France justement du fait de ce qui le caractérise à savoir: le progressisme via le  paritarisme. Les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec la CFDT bien sûr mais aussi l’UNSA, la CFTC et la CGC. Reste que dans la rue,  les syndicats radicaux tiennent sans discussion le pavé mais dans les entreprises ce sont les syndicats réformistes qui dominent.

Le problème des syndicats réformistes, c’est que Macron ne leur facilite pas la tâche en adoptant une posture d’indifférence totale vis-à-vis des corps intermédiaires y compris les syndicats quand ce n’est pas une attitude méprisante. La CFDT a ainsi été humiliée à plusieurs reprises. Ainsi lors du mouvement des gilets jaunes Laurent Berger avait proposé rapidement une table ronde sociale pour que le pouvoir trouve des interlocuteurs susceptibles de mettre fin  à ce mouvement très contradictoire de nature gauchiste, corporatiste et anarchiste. Macron n’a jamais répondu à cette proposition de médiation. Il en a payé le prix fort en acceptant de satisfaire des revendications d’un cout de près de 15 milliards. Le second sujet de conflit entre Macron et Berger est venu des ASSEDIC;  là le gouvernement à posé de telles conditions qu’il était impossible d’aboutir dans les délais à une réforme partagée par les partenaires sociaux. Du coup, le gouvernement a tranché à la hache contre notamment l’avis  de la CFDT. C’est donc avec les retraites, le troisième sujet d’affrontement avec Macron. Macron qui n’a déjà pas beaucoup de respect pour  les corps intermédiaires, y compris le Parlement voire même ses collaborateurs entretient évidemment des relations assez ésotériques avec les syndicats. Si le chef de l’État ne parvient pas à surmonter son opposition aux revendications de la CFDT et plus généralement des syndicats réformistes, il en paiera le prix politique car les voix qu’il grappille régulièrement à droite ne compenseront pas les voies de gauche qui ont permis son élection. Le plus grave dans l’affaire, c’est que le chef de l’État favorise la chienlit sociale dont  les conséquences ne seront pas sans effets sur une activité économique déjà chancelante puisqu’on prévoit pour  l’année 2020 une toute petite croissance de 1 %, et encore sans éclatement de bulle financière.

1...34567...31



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol