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LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

LuxLeaks : le procès du fric des multinationales contre des lanceurs d’alerte

Il est évidemment un peu surréaliste que les lanceurs d’alerte du scandale LuxLeaks se retrouvent sous la menace d’une sanction pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison. Le moins qu’on pouvait espérer après cette énorme affaire d’optimisation fiscale de multinationales au Luxembourg,  c’était la discrétion. Une discrétion qu’on peut d’ailleurs observer dans les grands médias qui rendent compte assez discrètement de cette immense opération de détournement fiscal. Opération fiscale qui se déroulait d’ailleurs notamment lorsque Jean-Claude Juncker dirigeait alors  le gouvernement et qu’alors qu’officiait  également l’actuel commissaire à la concurrence d’origine luxembourgeoise. Une telle inversion de culpabilité se comprend aussi avec le vote récent du Parlement européen pour protéger le secret des affaires. Et plomber aussi les velléités des lanceurs d’alerte. Les eurodéputés français, ont voté dans leur grande majorité la directive sur le secret des affaires.  (55 pour, 10 contre, 3 abstentions). Officiellement cette directive a pour objet de protéger contre l’espionnage industriel qui constitue évidemment un risque indéniable pour les entreprises. Mais le secret concernera tout le reste y compris notamment  les dimensions commerciales et financières. Après l’affaire Panama Papers le calendrier européen tombe bien mal dans la mesure où la directive ne participe guère de la transparence et constitue même un sérieux obstacle pour les lanceurs de d’alerte et les journalistes. Curieux que la plupart des députés européens français se soit retrouvée sur ce concept de secret qui montre sans doute une certaine consanguinité entre la finance et le système politique, sans parler de  certains parlementaires qui ne souhaitent pas particulièrement que les médias mettent le nez  dans la gestion de leur fortune.  Si elle vise à protéger les entreprises contre le vol, la directive définit aussi ce qu’est une divulgation « licite » d’un secret des affaires, telle qu’une découverte indépendante ou par étude ou démontage d’un produit obtenu légalement. « L’idée ce n’est pas de verrouiller et d’empêcher la circulation des connaissances », a assuré Constance Le Grip, eurodéputée Les Républicains et rapporteur du projet de directive, lors d’une conférence de presse. Deux anciens collaborateurs de PricewaterhouseCoopers (PwC) et un journaliste français seront jugés à partir du 26 avril au Luxembourg pour la divulgation des données à l’origine du LuxLeaks (révélation d’accords secrets privilégiés entre le fisc luxembourgeois et des multinationales). Ce procès ne serait, selon Constance Le Grip, plus possible sous le régime de la directive. Une pétition lancée par une cinquantaine d’associations et de syndicats de journalistes jugeant « trop large » la définition du secret des affaires et appelant au rejet de la directive, a recueilli 140.000 signatures mais la Fédération européenne des journalistes a jugé positivement les garanties apportées par la dernière version du texte. « Le vice originel de cette directive, c’est que le secret est la règle, la communication l’exception », a estimé Pascal Durand, eurodéputé Vert, lors d’un point de presse.

 

(Avec Reuters)

 

Les Français contre le BREXIT

Les Français contre le BREXIT

Une majorité de Français se dégage pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’union européenne.  Près de six Français sur dix (58%) souhaitent voir la Grande-Bretagne rester dans l’Union européenne à l’issue du référendum prévu le 23 juin, selon un sondage BVA pour iTELE et Orange paru samedi. D’après cette enquête, 60% des sondés craignent les conséquences négatives d’un Brexit pour la Grande-Bretagne elle-même, 54% pour l’Union européenne, et 43% des personnes interrogées s’inquiètent des répercussions pour la France. Les Français ont en majorité (70%) une bonne image de leur voisin et estiment à 58% qu’il représente un atout pour la construction européenne. En revanche, 40% d’entre eux se disent favorables à une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, un chiffre en recul de deux points par rapport à un précédent sondage du même institut réalisé en février. Les différentes études publiées cette semaine en Grande-Bretagne prêtent une avance de quatre à douze points au camp du maintien dans l’Union, emmené par le Premier ministre, David Cameron.

(Reuters)

Robert Ménard-Béziers : un plan de lutte pour lutter contre le terrorisme des crottes de chien !!!

Robert Ménard-Béziers : un plan de lutte pour lutter contre le terrorisme des crottes de chien !!!

 

 

Robert Ménard champion toute catégorie de l’exhibitionnisme politique à défaut de montrer son cul s’attaque à celui des chiens en voulant ficher leur ADN. Objectif : combattre le terrorisme des crottes de chien. Dans le contexte actuel évidemment une priorité qui devrait même être nationale. Pourquoi pas d’ailleurs un ministère des crottes de chien qui pourrait être dévolu à Robert Ménard après les élections de 2017. On comprend évidemment que les urbains soient particulièrement incommodées par le comportement de certains propriétaires de chiens et qu’il faille de ce point de vue exiger davantage de responsabilité, d’hygiène et tout simplement de respect vis-à-vis des usagers de l’espace Viaire. Pour autant la proposition de Ménard est comme d’habitude exorbitante et ubuesque. Mais c’est précisément son objectif afin de répandre le brouhaha médiatique de l’inénarrable Robert Ménard. Dans un article récent ne nous indiquions que privé de garde nationale par la justice, Ménard allait  devoir trouver encore autre chose pour médiatiser ses outrances exhibitionnistes. Au point de ridicule où il en est il pourrait montrer son cul ou son slip  tricolore.  Le tribunal administratif de Montpellier avait en effet  suspend la création de cette milice, décidée en décembre par délibération du conseil municipal, présidée par Robert Ménard. Cette garde controversée devait regrouper « des citoyens volontaires, dont l’expérience et la qualification (anciens gendarmes, militaires, policiers ou sapeurs-pompiers à la retraite) les amènent à apporter leur aide à la collectivité dans un contexte marqué par l’état d’urgence imposées une carte d’identité avec ADN ce », selon le texte voté en mairie. Le préfet Pierre de Bousquet avait déjà demandé au maire de Béziers de renoncer à cette initiative et déposé deux recours. Votre phobie de Ménard celles visant à interdire les kebabs en centre-ville. Évidemment cette  posture extrémiste est destinée à attirer les médias sur Ménard qui souffre d’une pathologie médiatique chronique. Ménard fait tout, même dans l’ignominie, pour qu’on parle de lui. S’il le fallait il pourrait même montrer son cul pour qu’on voit sa tête à la  une des médias,  les deux parties de son anatomie affichant le même profil intellectuel et moral. L’humour est donc parfois la meilleure réponse aux délires extrémistes. Robert Ménard, le maire d’extrême droite de Béziers, s’est en effet mis en effet  en tête d’empêcher l’installation en centre ville de ces kébabs qui lui donnent des indigestions culturelles». La dernière lubie de Robert Ménard visant à imposer une carte d’identité avec ADN pour chaque chien connaîtra sans doute même succès que les précédentes révolutions proposées. Mais l’essentiel c’est que Robert Ménard ait encore réussi à faire parler de lui !

Le Panama : sanctions contre la France ou le monde à l’envers

 Le Panama : sanctions contre la France ou le monde à l’envers

 

A priori on pourrait s’étonner de la virulence des réactions de Panama suite au scandale  Panama Papers qui consistait à créer des sociétés écrans pour dissimuler les fortunes de riches individus, de politiques ou de sociétés. Mais il faut comprendre que l’économie de Panama repose surtout sur ce trafic de fonds dissimulés (avec les revenus du canal). Les activités de services notamment de services financiers procurent 76 % du PIB ce qui évidemment est complètement disproportionné par rapport à la structure économique du pays. En clair le Panama vit de l’argent dissimulé (et/ou sale)  d’où cette réaction violente contre la France en particulier menacée  maintenant de rétorsion pour avoir réinscrit Panama sur la liste noire des pays non coopératifs en matière fiscale. Alvaro Aleman, secrétaire général de la présidence du Panama, a déclaré mardi que son pays pourrait répondre à l’initiative française par une mesure similaire envers la France et tout pays qui suivrait son exemple. « Dans le cas où la France, ou tout autre pays, placerait le Panama sur une liste grise, le gouvernement national devrait examiner la situation et prendre une série de mesures qui bien sûr pourraient être réciproques », a dit Alvaro Aleman. « Nous n’allons pas laisser le Panama être un bouc émissaire. Chaque pays (concerné) est responsable », a-t-il ajouté, précisant que le président Juan Carlos Varela avait demandé au ministère des Affaires étrangères de contacter les dizaines de pays impliqués. Alvaro Aleman a réaffirmé que le gouvernement panaméen était prêt à coopérer avec toute enquête ouverte dans le cadre des révélations « Panama papers ». Selon lui, aucune preuve n’a été apportée sur des infractions commises par le cabinet de conseil juridique Mossack Fonseca, au centre des révélations. La décision, annoncée par le ministre français des Finances, Michel Sapin, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, fait suite à la publication depuis dimanche de documents montrant comment sur plusieurs dizaines d’années Mossack Fonseca installé à Panama City a organisé la dissimulation d’avoirs et l’évasion fiscale pour des personnalités politiques, des dirigeants d’entreprises ou des sportifs. La France avait retiré le Panama de la liste des paradis fiscaux sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2012, mettant fin aux restrictions financières qui pesaient contre lui depuis un embargo décidé par l’OCDE en 2009.

(Avec Reuters)

Nouvelle loi El Khomri : encore 58% des français contre

Nouvelle loi El Khomri : encore 58% des français contre

 

En dépit des amendements apportés à la loi travail 58 % des Français restent encore opposés au texte de la loi travail En cause surtout le manque de légitimité du gouvernement. Un gouvernement dont la politique économique et condamnée par 90 % des Français. Pourtant une assez nette majorité se dégage pour approuver le principe du référendum dans l’entreprise et pour permettre des adaptations du temps de travail en cas de nécessité. Par contre les mesures relatives aux licenciements économiques sont elles assez contestées même si les avis sont cependant partagés. Le drame pour ce gouvernement c’est qu’il ne dispose plus d’aucune crédibilité auprès de l’opinion publique et que même des velléités de réforme positive seraient condamnées par avance. Deux raisons essentielles d’abord un bilan économique et social catastrophique jusque-là qui discrédite toute autorité gouvernementale. Ensuite le fait que les nouvelles réformes engagées ressemble davantage à une auberge espagnole qu’à une vision globale pertinente. De manière précipitée, mal préparée voire bâclée, on additionne des bouts de réforme dont on a du mal à percevoir la cohérence globale. Une majorité de Français (58%) restent donc opposés au projet de réforme du Code du travail malgré les changements annoncés par le gouvernement, qui a reculé sur plusieurs de ses points sensibles, selon un sondage Viavoice pour Libération à paraître jeudi. Une personne interrogée sur deux (50%) pense que les changements annoncés ne changent pas grand chose et 27% jugent, en écho aux reculades dénoncées par l’opposition de droite, qu’ils ne vont pas dans le bon sens. Et ils sont 54% à soutenir la mobilisation contre le projet de loi qui doit être officiellement présenté jeudi par la ministre du Travail Myriam El Khomri en conseil des ministres. Certaines dispositions du projet recueillent pourtant l’assentiment d’une majorité de Français : 69% pour le référendum interne à l’entreprise en cas de désaccord patronat-syndicat, 58% pour permettre aux entreprises d’augmenter le temps de travail en cas de besoin. Quarante-huit pour cent jugent en outre que le Code du travail est un frein à l’emploi, contre 40% qui pensent le contraire. Pour Viavoice, l’opposition majoritaire des Français au projet de loi El Khomri s’explique par deux phénomènes majeurs : le rejet de la politique économique du gouvernement, 45% des personnes envisageant de se mobiliser le feraient contre cette politique « dans son ensemble, au-delà du seul projet de loi (13%) ; un rejet des mesures visant à faciliter les licenciements économiques qui, pour 48% des Français (contre 40%) ne sont pas de nature à aider l’emploi.

Abdeslam veut porter plainte contre le procureur, pourquoi pas contre les victimes ?

Abdeslam veut porter plainte contre le procureur, pourquoi pas contre les victimes ?

D’après, Sven Mary avocat de Salah Abdeslam, le terroriste va sans doute porter plainte contre le procureur le Procureur de la République française. On sait que l’avocat d’Abdeslam est un redoutable procédurier ; pour autant ; il touche là  à la fois le ridicule et à  l’innommable. Pourquoi aussi ne pas porter plainte également contre les victimes ? Cette plainte contre la justice française est une insulte à la mémoire des victimes et salit la profession même de défenseur. Certes en dépit des crimes commis le terroriste a bien entendu le droit d’être défendu  mais il y a des limites à l’indécence procédurière. Cela d’autant plus que le procureur français n’a révélé aucun scoop. En réalité il s’agit pour cet avocat de gagner du temps et de retarder le plus possible le transfert du terroriste en France. Sans doute y a-t-il aussi chez cet avocat quelque préoccupation existentielle. Une manière pour lui d’occuper la scène médiatique pendant plusieurs semaines. Bien entendu  l’avocat est dans son droit lorsqu’il sollicite de manière aussi outrancière la procédure mais au-delà du droit on peut difficilement tolérer que soit ainsi piétinés la décence et le respect dûs aux victimes. Pour cet avocat exhibitionniste le procureur français aurait violé le secret de l’instruction en divulguant samedi le projet de son client de se faire exploser au Stade de France le 13 novembre dernier. Une information en outre qui n’est pas un scoop. L’avocat de Salah Abdeslam a donc  déclaré dimanche à la radio-télévision belge RTBF qu’il porterait plainte contre le procureur de Paris, François Molins, qu’il accuse d’avoir violé le secret de l’instruction en divulguant samedi le projet de son client de se faire exploser le 13 novembre dernier. S’exprimant au surlendemain de la capture Salah Abdeslam, Sven Mary a déclaré: « La lecture d’une partie de sa conférence de presse est une violation. C’est une faute et je ne peux pas la laisser passer ». François Molins a lu samedi lors d’une conférence de presse une déclaration recueillie par les enquêteurs belges dans laquelle Salah Abdeslam déclarait qu’il avait initialement projeté de se faire exploser au Stade de France et qu’il avait fait « machine arrière ». « Ces premières déclarations qu’il faut prendre avec précaution laissent en suspens toute une série s’interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s’expliquer, en particulier quant à sa présence dans le 18e arrondissement le 13 novembre au soir dès 22h », a ajouté le procureur. Salah Abdeslam, arrêté avec des complices présumés vendredi à Molenbeek dans l’agglomération de Bruxelles par les forces de sécurité belges à l’issue d’une traque de quatre mois, a été incarcéré samedi soir dans une prison à Bruges. Blessé par balle à la jambe lors de son interpellation, il avait été transféré en début de matinée de l’hôpital au siège de la police fédérale belge pour y être entendu par la police et un juge d’instruction. Curieusement le terroriste a déjà beaucoup parlé évoquant notamment d’hypothèses de nouveaux attentats. Une manière pour lui et surtout pour son avocat d’essayer de le faire inculper et donc demeurer en Belgique

Huile de palme : pour ou contre ?

Huile de palme : pour ou contre ?

 

 

Par  Alain Rival, correspondant pour la filière palmier à huile au Cirad.

 

Quelles sont les conséquences de sa consommation sur la santé humaine ?

A. R. : L’huile de palme est naturellement riche en acides gras saturés, c’est ce qui lui donne sa consistance solide sous nos températures tempérées. Le beurre, les produits laitiers, la charcuterie, qui participent aux 60 kg de corps gras que nous consommons annuellement par personne en France, contiennent eux aussi une forte proportion d’acides gras saturés. Pour offrir une consistance plastique intéressante lors de la transformation, une huile naturellement fluide sous nos latitudes – tournesol, colza, soja – doit être hydrogénée industriellement. Or, cette hydrogénation peut accidentellement mener à la production d’acides gras trans (AGT), qui sont extrêmement mauvais pour la santé (Morin, 2013). Quant aux acides gras saturés, l’huile de palme en contient environ 50 %. A titre de comparaison, le beurre de cacao en contient 60 % et l’huile d’olive, 15 %. On les retrouve principalement dans les produits laitiers et la charcuterie. Ces acides gras sont soupçonnés d’être la cause de maladies cardio-vasculaires, bien que les différentes études menées chez l’homme ne soient pas toutes concordantes et qu’il soit difficile de dissocier l’effet de ces seuls produits de ceux de notre régime alimentaire général et de notre style de vie (Lecerf, 2013). Les spécialistes en nutrition lipidique s’accordent à dire que tous les acides gras sont des composés naturels (on les trouve dans le lait maternel) qui ont une fonction biologique utile. Il n’y a pas de « bonne » ou « mauvaise » huile, car aucune n’est naturellement capable de fournir tout le spectre des acides gras essentiels. Cependant, c’est la dose qui fait le poison. Le consommateur doit donc veiller, quand il le peut, à varier les types d’huile végétale dans son alimentation (FFAS, 2012). En outre, les relations entre acides gras et obésité ou acides gras et maladies cardio-vasculaires sont complexes. Les résultats publiés sont souvent antagonistes et très difficilement transférables d’une espèce animale à l’autre.

Le principal défaut de l’huile de palme reste son côté un peu monolithique, car elle apporte un acide gras saturé majoritaire : l’acide palmitique. L’acide palmitique est la forme de stockage de l’énergie la plus élaborée, il a constitué un avantage évolutif considérable pour bon nombre d’espèces animales, mais c’est aussi une molécule-carrefour qui va s’accumuler dès que l’alimentation est déséquilibrée, y compris en sucres. Et l’homme moderne du Nord a conservé, malgré son mode de vie sédentaire et son alimentation trop riche, sa capacité à stocker l’énergie en prévision des mauvais jours, héritage de ses ancêtres chasseurs-cueilleurs.

La position des acides gras sur le glycérol semble aussi jouer un rôle dans leur digestibilité, même si ces résultats demandent à être confirmés chez l’homme adulte : dans l’huile de palme, les acides gras saturés ne se trouveraient pas en position digestible. Rappelons pour finir que l’huile de palme brute est le produit le plus riche que l’on connaisse en carotènes (précurseurs de la vitamine A) et en tocophérols, un antioxydant, d’où notamment l’intérêt de son utilisation en Afrique comme source naturelle de Vitamine A.

 

 

Les coupes de forêt primaire sont-elles directement liées aux plantations de palmiers à huile ?

 

Alain Rival : En Indonésie, ce sont les plantations d’essences forestières à croissance rapide (fast wood) qui sont les premiers moteurs de la déforestation, l’exploitation minière joue également un rôle considérable (Abood et al, 2015). Sur les 21 millions d’hectares de forêt primaire qui ont disparu en Indonésie entre 1990 et 2005, seulement 3 millions correspondent à la création de palmeraies. Lorsqu’elles ne sont pas replantées, les surfaces déforestées sont laissées en friche jusqu’à ce qu’elles deviennent des savanes dégradées qui seront, ou non, reconverties pour des activités agricoles. Au cours des dernières années, la déforestation s’est accélérée et concentrée sur des foyers de biodiversité comme Bornéo, l’Amazonie ou le bassin du Congo, qui demandent aujourd’hui une vigilance accrue des gouvernements, des ONG et des sociétés de plantation.

 

Comment éviter de détruire de précieux réservoirs de biodiversité ?

A. R. : Si une forêt primaire est transformée en palmeraie, la perte de biodiversité s’élève à 85 %, comme pour toute monoculture intensive, sous les tropiques comme ailleurs. Pour éviter les extensions de palmeraies dans les zones limitrophes de forêt primaire, dites à haut stock de carbone ou à haute valeur de conservation, il convient de fournir un revenu équivalent à celui issu de la coupe du bois et de déplacer le projet de création de palmeraie vers une savane dégradée ou une zone agricole à reconvertir. Des projets existent, mais ils se heurtent le plus souvent à des problèmes de droit foncier : absence de cadastre, de droits de propriété, antagonismes entre droit coutumier et droit civil, etc. D’après R.H.V. Corley (2009), si on mettait en culture toutes les terres dégradées recensées à ce jour, uniquement en Indonésie, on pourrait satisfaire les besoins en corps gras de la totalité de la population mondiale jusqu’en 2050. Il n’est donc pas inéluctable de couper de la forêt primaire pour répondre aux besoins croissants en corps gras de la population mondiale.

Il existe en outre des initiatives comme la Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) qui visent la certification des plantations durables de palmier à huile. Il s’agit d’une démarche consensuelle liant les principaux acteurs de la filière décidés volontairement à s’entendre sur un socle de principes et critères partagés, régulièrement redéfinis en fonction des demandes des membres de la Table ronde. Au-delà de la RSPO, plusieurs groupes d’acteurs (ONG, plantations, institutions de recherche) s’associent désormais pour protéger ces forêts. Plusieurs compagnies de plantation se sont d’ailleurs engagées dans une démarche « zéro déforestation ». La filière réagit et s’organise, même si ces efforts peuvent être jugés insuffisants et trop lents par rapport à l’urgence à protéger les dernières forêts tropicales. Les gouvernements impliqués doivent eux aussi prendre leur part de responsabilité, notamment dans l’établissement d’un cadastre à jour et indiscuté et dans l’application sévère des lois (Rival & Levang, 2013).

 

Quelles sont les solutions concrètes pour concilier la préservation de la biodiversité et un développement agricole indispensable aux populations du Sud ?

 

A. R. : Tout d’abord, la planification du paysage qui consiste à identifier des forêts à « haute valeur de conservation » ou à stock élevé de carbone et à les entourer de zones tampons. Dans ces zones, des agroforêts, installées à côté des plantations, permettent une activité humaine raisonnée : cultures vivrières, fruitiers, caoutchouc, plantes médicinales ou même écotourisme. Cette pratique permet d’éviter une réduction drastique de la biodiversité consécutive à l’ouverture d’espaces agricoles en limite directe de forêt primaire. La culture du palmier à huile est alors intégrée à une planification du paysage en concertation avec les populations locales (Koh et al, 2009).

Par ailleurs, dans les zones dédiées à la monoculture du palmier à huile, il s’agit aujourd’hui de produire plus et mieux sur la base des caractéristiques naturelles exceptionnelles du palmier à huile, tout en limitant les recours aux intrants et aux pratiques non durables. Cette intensification écologique passe par la mise à disposition de tous les planteurs, familiaux ou industriels, de matériel végétal amélioré issu des programmes de sélection, par l’optimisation de l’utilisation des engrais par la valorisation de la biomasse et le recyclage des effluents d’huileries et de plantation (Rival, 2013).

Enfin, dans chaque pays producteur, les petits planteurs constituent une mosaïque hétérogène d’acteurs plus ou moins organisés. Il convient de comprendre puis d’anticiper leurs trajectoires et de les associer aux efforts en cours de certification de la durabilité de la filière. Pour cela, il s’agit de mieux connaître les systèmes de production qu’ils adoptent, leurs relations avec les pouvoirs publics, les plantations industrielles avoisinantes et les usiniers.

 

Le palmier à huile apparaît comme une culture à 100 % industrielle qui profite aux multinationales occidentales. Quelle place occupent les petits planteurs ?

A. R. : Les multinationales agroalimentaires du Nord ne contrôlent pas directement le secteur des plantations. Ce dernier est occupé soit par des sociétés nationales ou transnationales, publiques ou privées, soit par des petits planteurs, groupés ou non en coopératives. Ceux-ci fournissent près de la moitié de la production mondiale.

Les petits planteurs représentent aujourd’hui plus de 40 % de la production mondiale d’huile de palme. Ils vendent leurs fruits à des usiniers qui assurent l’extraction de l’huile. Suite aux privatisations de la filière palmier décidées dans les années 1980-1990, notamment en Afrique de l’Ouest, les petits planteurs ne sont plus encadrés par de grands programmes nationaux et les rapports entre usiniers et producteurs se sont modifiés. Le secteur villageois exploite aujourd’hui une multiplicité étonnante d’agro systèmes à base de palmier à huile.

En Indonésie, ce sont 1 000 à 2 000 dollars par an et par hectare qui sont générés par la culture du palmier à huile, un revenu qui a contribué significativement, selon McCarthy (2010) à la régression de la pauvreté et à l’émergence d’une classe moyenne rurale. Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes en Indonésie dépendent directement de la culture du palmier à huile.

 

Quelles sont les conséquences de la culture du palmier à huile sur l’environnement ?

A. R. : Le palmier à huile est la plante oléagineuse la plus productrice, avec des rendements moyens de l’ordre de 6 tonnes d’huile/hectare/an dans de bonnes conditions écologiques (jusqu’à 12 T/ha dans les meilleurs essais génétiques actuels). La productivité moyenne mondiale d’huile de palme est de 3,8 T/an. Pour que s’exprime le potentiel des meilleures semences, l’utilisation de fertilisants est indispensable. Il y a donc un risque réel de pollution, notamment des nappes phréatiques, lorsque ces intrants sont utilisés en excès et/ou au mauvais moment. Les engrais constituent aujourd’hui 60 % des coûts d’exploitation d’une plantation et sont de plus en plus remplacés par des apports de compost issu du recyclage des effluents, qui permettent d’économiser jusqu’à 15% de la facture globale de fertilisants.

Le Cirad et ses partenaires travaillent sur la fertilisation raisonnée des palmeraies depuis plus de 50 ans. Il s’agit d’optimiser les apports d’engrais afin qu’ils profitent au mieux à la plante au travers d’applications fractionnées et raisonnées, évitant ainsi que les résidus se retrouvent dans les nappes ou les eaux de surface. Ces besoins sont évalués au travers de prélèvements réguliers de sols et de feuilles dans les plantations. Leur analyse permet de donner des limites à l’utilisation d’engrais en fonction de la saison, de la physiologie de la plante, de la nature du sol ou de l’âge de la plantation. Cette gestion raisonnée n’est pas un concept nouveau, mais elle prend de l’ampleur depuis quelques années avec la prise de conscience que les hauts rendements doivent aller de pair avec la protection de l’environnement. De même, très tôt, le Cirad a travaillé sur le compostage des résidus d’usine afin de recycler les effluents solides et liquides issus des huileries.

Côté pesticides, en revanche, le palmier à l’huile joue la carte de la chance : il n’y a, à ce jour, pas de parasite ou ravageur majeur du palmier qui n’ait pas de solution biologique. La fusariose en Afrique a été éradiquée grâce à des semences résistantes issues de programmes de sélection variétale classique. Les recherches concernant les attaques de Ganoderma en Asie du Sud-Est suivent la même voie, avec la mise à disposition récente de semences tolérantes. Des expérimentations sont également en cours pour identifier les agents responsables de la Pourriture du Cœur en Amérique latine, en utilisant les résistances génétiques naturelles apportées par l’espèce amazonienne Elaeis oleifera. Trois continents, trois maladies qui pour l’instant restent confinées dans leur contexte d’origine. La mondialisation des échanges de semences, de pollen, appelle à la plus haute vigilance. Il ne faut pas oublier que près de 90 % de l’huile de palme mondiale est produite dans la même région du monde : l’Asie du Sud-Est.

Enfin, l’extraction de l’huile de palme à partir des fruits s’effectue en outre par pression, sans ajout d’adjuvant chimique ou de solvant, de même que pour l’huile d’olive.

 

Quelle est à l’heure actuelle la part d’huile de palme utilisée pour faire des agrocarburants ?

  1. A.   R. : Aujourd’hui, environ 5 % de la production mondiale d’huile de palme est utilisée comme agrocarburant, directement utilisé ou transformé en diester. Au Sud, plus de 90 % des utilisations de cette huile sont alimentaires. Il n’y a donc pas de concurrence directe entre les utilisations énergétiques et alimentaires. Toutefois, les possibilités d’utilisation des huiles végétales comme biocarburants ont installé une tension durable sur les cours mondiaux. En Europe (EU27), ils consomment environ 20 % des 5.4 millions de tonnes d’huile de palme importées chaque année. En outre, les cours des huiles végétales dépendent plus directement des cours du pétrole que des aléas climatiques, malgré l’interchangeabilité totale des huiles végétales (James Fry, in Corley) : une tendance qui se confirme depuis ces dernières années.

 

 

(Cirad)

 

Loi travail : les républicains voteront contre

Loi travail : les républicains voteront contre

Les Républicains ont annoncé mardi qu’ils voteraient contre la nouvelle mouture du projet de loi de réforme du Code du travail mais les centristes de l’UDI, dont le vote pourrait être crucial, préfèrent attendre avant de se prononcer. Le groupe socialiste, qui s’est une nouvelle fois réuni mardi, s’est quant à lui déclaré satisfait des changements proposés par le Premier ministre Manuel Valls, dont le projet réécrit a été bien accueilli par les syndicats réformistes mais vivement critiqué par le patronat. « Tout ce qui pouvait aller dans le bon sens a sauté », a déclaré mardi Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale. « On a désormais une vraie loi anti-PME. » Pour le « patron » du groupe LR, aucun de ses députés ne peut voter un tel texte. « C’est un texte invraisemblable. On ne voit pas quelqu’un de droite normalement constitué le voter. » Même position d’hostilité à la réforme au groupe Front de gauche mais pour des raisons inverses. « Ce sont des modifications à la marge qui ne changent rien fondamentalement. C’est un texte qui reste foncièrement régressif », a dit André Chassaigne (PC), le président du groupe. Du côté du groupe UDI, on fait preuve de prudence. « On pourrait dire ‘circulez, il n’y a rien à voir’. Mais nous allons une fois de plus être fidèles à notre façon de fonctionner en faisant des contre-propositions », a dit Philippe Vigier, le président du groupe. Il a ainsi confirmé que son groupe déposerait des amendements afin d’améliorer le texte. Si le groupe des radicaux de gauche est majoritairement favorable à la réforme dans sa nouvelle version, les écologistes sont divisés entre aile réformiste et aile gauche. « La loi aura une portée moindre, mais il faut en accepter le principe », a dit à Reuters François de Rugy, chef de file de la première école. « Je préfère une réforme de moindre ampleur mais qui permet de réformer que de rester droit dans mes bottes pour ensuite finir par tout abandonner. » Le groupe socialiste, qui s’est réuni mardi une nouvelle fois en présence de Manuel Valls et de sa ministre du Travail, Myriam El Khomri, au lendemain d’un séminaire à huis clos déjà consacré à cette réforme, est globalement satisfait à l’exception de quelques « frondeurs ».

Transports Dentressangle : Peine maximale requise contre les ex patrons

Transports  Dentressangle : Peine maximale requise contre les ex patrons

 

Lourdes sanctions pour  les ex-cadres de Norbert Dentressangle jugés à Valence pour prêt illicite de main-d’œuvre, travail dissimulé et délit de marchandage. Le parquet a requis la peine maximale pour les six dirigeants de SAS ND Silo, SAS TND Volume et SAS TND : trois ans de prison avec sursis et 45 000 euros d’amende chacun, assortis de la publication de leur nom sur le site du ministère du Travail, la fameuse « black-list Macron ». Pour les trois sociétés, une amende  de 225 000 euros a été demandée. Malgré l’impossibilité d’utiliser des preuves frappées de nullité l’année dernière, le procès qui s’est ouvert lundi dernier a porté sur le fond de l’affaire. La défense de ND maintient pour sa part la régularité du fonctionnement de son activité de transport international, dans le respect du droit qui le régit et des normes en vigueur en matière de sous-traitance. « Un porte-parole d’XPO confirme que le lien de subordination des salariés polonais, roumains et portugais avec les filiales établies dans ces pays est un point central du procès et que celles-ci exercent bien leurs prérogatives d’employeur. La CFTC donne une toute autre version en s’appuyant sur les témoignages des parties civiles abondant dans le sens d’un lien de subordination direct avec les entreprises françaises et non pas avec les filiales des pays de l’Est. Le syndicat insiste aussi sur les moindres salaires touchés par rapport aux collègues français. D’où la demande de réparation de la part de 350 parties civiles. Le procès est ajourné au 26 mai, date fixée pour le jugement.

(Transport info)

Côte d’Ivoire : des attentats manqués contre la France

Côte d’Ivoire : des attentats manqués contre la France

 

Il est clair que les attentats de Grand Bassam en Côte d’Ivoire visaient surtout la France et sa politique de lutte contre le terrorisme en Afrique. Ces attentats meurtriers qui ont fait une quinzaine de victimes ont en fait surtout touché  la population locale. Sans doute la preuve de l’amateurisme de ces terroristes. À la fois amateurs, abrutis  et sans doute étrangers,  ces terroristes n’ont pas fait preuve d’un grand professionnalisme. Sans doute ne connaissait-il pas beaucoup le terrain. Grand Bassam est en effet surtout une station balnéaire populaire même s’il existe quelques rares hôtels avec présence de quelques européens. Pour l’essentiel le mobilier urbain de Grand Bassam se compose de paillotes tout au long de la plage, des paillotes surtout fréquentées par les milieux populaires et des jeunes venus d’Abidjan. Cet attentat auraien t pu se conclure par massacre de plusieurs centaines de personnes. Faute de connaissances du terrain, aussi d’équipements, les conséquences ont pu être limitées même si elles demeurent cependant dramatiques. En outre les assaillants ont sans doute négligé le fait qu’il n’existe qu’une seule route (avec un seul pont) pour desservir cette plage, ce qui limite considérablement les possibilités de fuite des terroristes. Du coup, ces terroristes ont pu facilement être encerclés par les forces de leur local. Du faît du brassage de population, du climat général de tolérance,  la Côte d’Ivoire n’est pas un territoire privilégié pour le terrorisme. Il s’agit plus vraisemblablement d’une réponse politique à la présence de la France dans d’autres pays notamment au Mali. De ce point de vue on peut penser que la tentative de déstabilisation politique et économique relève d’une action isolée sans grandes chances de succès pour l’avenir. Des hommes armés ont donc  attaqué dimanche trois hôtels de Grand-Bassam, près d’Abidjan en Côte d’Ivoire, tuant 14 civils et deux membres des forces spéciales, rapportent les autorités ivoiriennes. Un ressortissant français au moins figure au nombre des personnes tuées, a-t-on appris auprès du ministère français des Affaires étrangères à Paris. D’après un officier des forces de sécurité ivoiriennes, au moins quatre Européens ont été tués. « Trois hôtels situés à Grand-Bassam ont été attaqués ce dimanche par des hommes armés. Les forces de défense et de sécurité sont intervenues immédiatement et ont pu neutraliser six terroristes. Les ratissages sont en cours », a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko. A Paris, le président François Hollande a confirmé dans un communiqué qu’ »au moins un Français » avait été tué par des assaillants armés, dénonçant un « lâche attentat ». « La France apporte son soutien logistique et de renseignement à la Côte d’Ivoire pour retrouver les agresseurs. Elle poursuivra et intensifiera sa coopération avec ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme », a ajouté le chef de l’Etat.

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

 

Près de 3 millions de personnes ont manifesté au Brésil pour protester contre la politique du gouvernement et en particulier contre la présidente Dilma Rousseff, engluée à la fois dans une crise économique et la corruption. Même l’ancien président Lula est impliqué.  Dans la seule ville de Sao Paulo, la plus grande ville du Brésil, 1,4 million de personnes ont défilé aux cris de « Dilma dehors », selon un chiffre du secrétariat à la Sécurité publique qui a évalué le nombre de participants à 1,8 million dans l’Etat de la capitale économique.   Avant cette estimation, le nombre total de manifestants dans le reste du géant d’Amérique latine était estimé à 1,4 million, selon des données de la police, ville par ville, compilées par le site d’informations G1. Et ce sans compter la grande manifestation de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques en août prochain. Des centaines de milliers de Cariocas (au moins 700.000 selon les organisateurs) y ont défilé le long de la célèbre plage de Copacabana. D’importantes manifestations ont également eu lieu dans la capitale Brasilia (100.000 participants, Curitiba (200.000), Recife (120.000), etc. Ce raz-de-marée est un très sérieux coup de semonce pour la présidente Dilma Rouseff, qui est sous la menace d’une procédure parlementaire et voit sa coalition voler en éclats. Le Brésil est paralysé depuis plus d’un an par une crise politique majeure, envenimée par les révélations continues du méga-scandale de corruption autour du géant étatique pétrolier Petrobras, sur fond de profonde récession économique.

 

Sondage : les moins de 35 ans sont contre la loi travail mais cependant plus optimistes que leurs aînés

Sondage : les moins de 35 ans sont contre la loi travail mais cependant plus optimistes que leurs aînés

 

Un sondage assez contradictoire sur l’idée que se font les jeunes de 35 ans d’eux-mêmes  même et de la loi travail.  Sondage aussi tout au soleil contrasté de l’image qu’ont les Français de la jeunesse. Les Français de moins de 35 ans sont plus nombreux que leurs aînés à se déclarer « opposés » à la loi Travail, selon un sondage du Parisien. Si l’ensemble des Français se déclarent à 71% « plutôt opposés à la loi El Khomri et 28% « plutôt favorables » (1% ne se prononcent pas), les 18-34 ans se disent à 78% « plutôt opposés », selon cette enquête Odoxa.  Les moins de 35 ans sont 54% à se dire « optimistes » pour leur avenir et 45% « pessimistes », contre respectivement 46 et 53% pour l’ensemble des tranches d’âge, selon ce sondage consacré à la jeunesse. Les Français dans leur ensemble disent avoir une bonne image des jeunes, à 71%. Les plus nombreux à porter un regard positif sont les sympathisants de gauche (79%) tandis que les plus sévères sont ceux du Front national (seulement 56% à avoir une bonne image). Il n’en reste pas moins que le regard des personnes interrogées –y compris les personnes de moins de 35 ans– est assez critique: elles jugent certes les jeunes « créatifs » (73%) et « enthousiastes » (61%). Mais 67% des Français les qualifient également d’ »individualistes », « coupés des réalités » (60%), « immatures » (59%), et ni « courageux ou faisant des efforts » (55%) ni « respectueux » (68%). Des pourcentages en augmentation par rapport à un sondage similaire réalisée il y a cinq ans. Et les jeunes eux-mêmes ne sont qu’à peine plus cléments que leurs aînés dans le regard qu’ils portent sur eux-mêmes, précise Le Parisien.

Tsipras contre la loi Travail de Hollande

Tsipras contre  la loi Travail de Hollande

Le Premier ministre grec et Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, ont choisi de faire front commun pour parler d’Europe mais aussi de leur opposition au principe de la loi travail en France. Sous le slogan « L’Europe doit changer! », les deux hommes ont tenu une conférence, aux côtés de l’eurodéputée allemande Ska Keller (écologiste), de son homologue portugaise Marias Matias (bloc de gauche) et de Cayo Lara, le coordinateur de la gauche unie espagnole.  « L’Europe est fermée à la misère et ouverte à la rigueur », a dénoncé Alexis Tsipras, qui a parlé, comme Pierre Laurent, d’un « moment critique » pour une Union européenne « à la croisée des chemins ». « L’heure n’est pas à ériger des murs, des frontières, mais à une politique ambitieuse de paix et d’accueil », a complété le communiste français, dénonçant une nouvelle fois les récents propos – « indignes d’un pays comme la France » – de Manuel Valls en Allemagne. Concernant la loi travail. « A chaque fois qu’on a mis plus de flexibilité dans le marché du travail, nous avons vu un échec patent de cette politique », a dénoncé Alexis Tsipras. « En aucun cas, la flexibilité ne renforce la compétitivité de nos économies », a fait valoir le leader de Syriza. Et à ceux qui choisissent les thèses néolibérales, comme François Hollande, il lance une mise en garde : « Ils doivent réfléchir et étudier le cas grec. » « Notre mission est de créer une Union sociale, pas un simple marché », a estimé Ska Keller. « Ces politiques ont nourri un monstre, celui de l’extrême droite, du fascisme, qui grandit près de nous », a complété Alexis Tsipras.   »Même si aujourd’hui, nous sommes désespérés devant la politique menée,  nous continuerons à lutter à l’intérieur de l’Europe, pas en la quittant« , a lancé Alexis Tsipras, qui veut « sonner l’alarme ».  « Changer d’Europe n’a rien d’impossible, mais il nous faut trouver des majorités politiques », a résumé Ska Keller. « Un pays seul ne peut pas changer le cours » des choses, a également plaidé Cayo Lara, qui a apporté son soutien, comme tous les intervenants, à ceux qui, en France, s’opposent en ce moment à la loi Travail. « Il faut se battre pour préserver nos acquis. »

Loi travail Sondage : 78% des jeunes contre

Loi travail Sondage : 78% des jeunes contre

D’après un sondage Odoxa pour «Le Parisien» et «Aujourd’hui en France» les jeunes sont encore plus nombreux que l’ensemble des Français à se déclarer opposés à la loi El Khomri. L’opinion des jeunes est déjà bien tranchée sur le projet de loi El Khomri pour réformer le droit du travail, alors qu’une manifestation à l’appel du syndicat étudiant Unef est prévue ce jeudi. Les 18-34 ans sont 78 % à y être opposés*.  «C’est dommage pour une loi présentée comme voulant favoriser leur entrée dans le monde du travail et surtout très inquiétant pour un gouvernement qui craint plus que tout une explosion de la jeunesse», souligne-t-on à Odoxa. Le président de l’institut de sondage, Gaël Sliman, affirme que les jeunes sont notamment vent debout contre l’assouplissement des motifs de licenciement économique. 
 «Ils ne sont pas opposés à l’esprit de la loi qui consiste à ce que le salarié s’adapte davantage à son entreprise, mais ils ont du mal à comprendre que licencier plus facilement favorise in fine la création d’emplois», souligne-t-il.  «En diminuant leurs droits, cette loi ne fait que renforcer chez les jeunes un sentiment d’instabilité alors qu’ils cumulent déjà les emplois précaires et auront l’impression demain, s’ils sont engagés en CDI, de l’être pendant plusieurs mois… en période d’essai», souligne le sociologue du travail Guy Friedmann.
 Le sondage Odoxa montre que la coupure avec les 18-34 ans est consommée : «Non seulement les jeunes sont aussi nombreux que leurs aînés à juger que François Hollande est un mauvais président de la République (80 %), constate Odoxa, mais ils sont plus nombreux que l’ensemble des Français à se déclarer opposés à la loi El Khomri.»

(Le Parisien)

Medef : chantage contre la CGC pour la loi travail

Medef : chantage contre la CGC pour la loi travail

 

 

Comme d’habitude le président du Medef Pierre Gattaz ne fait pas dans la dentelle et menace la CGC pourtant pas un syndicat très gauchiste mais qui souhaite cependant des améliorations au projet de loi travail. Une attitude qui témoigne de la nature de la concertation en France. Pour simplifier, pour le Medef ou bien la CGC approuve la loi travail en l’état ou bien le Medef supprime les négociations relatives au statut des cadres. Donc   Pierre Gattaz, a sommé cette semaine la présidente de la CFE-CGC de ne pas faire obstacle au projet de réforme du Code de travail, sous peine de cesser de soutenir son « combat pour les cadres », a appris Reuters vendredi auprès de la direction du syndicat de l’encadrement. La CFE-CGC est, avec la CFDT, la CFTC et l’UNSA, un des syndicats réformistes qui exigent des modifications importantes de ce projet de loi, salué par le Medef mais contesté jusqu’au sein du Parti socialiste au pouvoir. La CFE-CGC menace de manifester contre ce texte, comme la CGT et Force ouvrière, qui en demandent la « suspension » ou le retrait pur et simple, si le gouvernement n’obtempère pas. Cette position agace manifestement la première organisation patronale française, à en juger par des SMS envoyés cette semaine à la présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert. Dans ces messages, dont Reuters a eu connaissance, Pierre Gattaz juge « incompréhensible et nuisible » l’attitude « cégétiste » de la CFE-CGC, l’accuse d’avoir déjà « planté » les négociations entre les partenaires sociaux sur la modernisation du dialogue social et menace de ne plus la soutenir dans les discussions sur le statut des cadres si elle persiste. Patronat et syndicats n’étaient pas parvenus en janvier 2015 à s’entendre sur une réforme des instances représentatives du personnel et du dialogue social dans les entreprises, obligeant le gouvernement à reprendre la main sur ce dossier. Ils ont en revanche conclu l’automne dernier un accord sur les retraites complémentaires des salariés du secteur privé, qui prévoyait l’ouverture de négociations sur le statut des cadres, une revendication de la CFE-CGC.

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