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Feuilleton de l’Hydroxychloroquine : « pas d’effet bénéfique » contre le Covid-19 selon une « étude » britannique

Feuilleton de l’Hydroxychloroquine : « pas d’effet bénéfique » contre le Covid-19 selon une « étude » britannique

Le feuilleton sur l’efficacité de la chloroquine continue et selon les études, les laboratoires ou les industries pharmaceutiques les avis divergents souvent d’ailleurs pour des motifs financiers. Rien n’indique pour l’instant que la chloroquine est complètement efficace mais le contraire non plus. Ce qui n’empêche pas certains organismes de le condamner sans doute notamment en raison de son coût ridicule. La dernière condamnation est britannique L’hydroxychloroquine est-elle efficace contre le Covid-19 ? La question n’a pas fini de faire polémique. Selon les résultats préliminaires de l’essai clinique britannique, Recovery, ce n’est pas le cas.

« Nous avons examiné les données et conclu qu’il n’y avait aucune preuve d’un effet bénéfique de l’hydroxychloroquine chez les patients hospitalisés » avec le nouveau coronavirus, explique ce vendredi Martin Landray, professeur à l’Université d’Oxford et codirecteur de l’étude. Les chercheurs ont, sur la base de ces premières données, « décidé d’arrêter l’inscription des participants dans le bras hydroxychloroquine de l’essai avec effet immédiat », ajoute-t-il.

Recovery a été lancé en mars comme une étude clinique randomisée « pour tester une gamme de médicaments potentiels contre le Covid-19 », dont le controversé traitement antipaludéen. Il était l’un des seuls essais à ne pas avoir arrêté le recours à l’hydroxychloroquine malgré une étude observationnelle très critiquée de The Lancet - dont trois des auteurs se sont rétractés depuis - pointant du doigt l’inefficacité voire l’effet néfaste de la molécule. Le débat est loin d’être terminé car outre les aspects scientifiques se mêlent des intérêts financiers évidents sans parler des enjeux de prestige.

 

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Sondage : 70 % contre une baisse des salaires contre l’emploi

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro

69%)jugent “inacceptable”, contre 31% d’un avis contraire, que des entreprises en difficulté économique du fait de la crise sanitaire proposent des baisses de salaires pour éviter des licenciements, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro diffusé jeudi.

Cette idée, souligne l’institut de sondage, est majoritairement désapprouvée “quels que soient l’origine sociale, le territoire, l’âge, ou même l’orientation partisane des personnes interrogées”.

“Une seule exception: les sympathisants de La République en Marche (le parti présidentiel) sont, eux, une majorité de 53% contre 47% à l’approuver.”

Le sondage montre par ailleurs qu’un actif sur deux (53%) a repris le chemin du travail en France avec l’entrée en vigueur de la deuxième phase du déconfinement.

Les autres se répartissent entre télétravail (24%) et maintien en chômage partiel (23%).

L’enquête révèle par ailleurs que 41% des actifs interrogés confient avoir peur de perdre leur emploi. Cette proportion est supérieure à 50% parmi les ouvriers et dépasse les 60% chez les travailleurs indépendants.

L’enquête a été réalisée les 3 et 4 juin par internet auprès d’un échantillon de 1.004 Français âgés de 18 ans et plus.

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Hong Kong: grosse manif contre les atteintes aux libertés

Plus gros rassemblement organisé depuis le début du confinement contre l’épidémie de coronavirus avec  des slogans sur la liberté et l’indépendance . Les manifestants protestent contre les intentions de Pékin de resserrer les lois sur la répression et la liberté. En fait il s’agit d’arrêter plus facilement ceux qui sont considérés comme des fauteurs de troubles par Pékin. Une manière aussi pour le régime chinois de détourner l’attention sur les problèmes internes de la Chine caractérisée par un écroulement de la croissance ( proche de zéro) est une montée assez vertigineuse du chômage (20%). Une stratégie classique: désigner un ennemi pour mieux cacher les insuffisances internes. L’ennemi extérieur est désigné : ce sont les États-Unis. L’ennemi intérieur, lui, est Hong Kong. En plus on va profiter des risques du Coronavirus pour interdire tout rassemblement.

Première manifestation donc depuis que Pékin a proposé jeudi ses lois sur la sécurité nationale, elles constituent un nouveau test pour le président chinois Xi Jingping, qui peine à étouffer l’opposition publique au renforcement de la mainmise chinoise sur le hub financier de Hong Kong.

Le gouvernement de la ville a tenté dimanche de rassurer la population et les investisseurs étrangers sur l’impact des nouvelles lois, celles-ci ayant suscité des craintes sur les marchés financiers et une volée de critiques de la part de gouvernements étrangers et d’associations des droits de l’Homme.

Les lois chinoises font aussi craindre pour l’avenir du compromis de 1997, “un pays, deux systèmes”, qui garantissait à Hong Kong d’importantes libertés, notamment pour la presse et le système judiciaire, lors de sa rétrocession à la Chine par la Grande-Bretagne.

Dimanche, la police a mis en garde les manifestants de ne pas braver l’interdiction de se rassembler à plus de huit personnes, toujours en vigueur pour éviter la propagation de l’épidémie.

La nouvelle législation proposée par la Chine pourrait conduire à des sanctions américaines et menacer le statut de hub financier de la ville, a prévenu dimanche le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche Robert O’Brien.

“Il semblerait, avec cette loi sur la sécurité nationale, qu’ils soient partis pour s’emparer de Hong Kong, et s’ils font ça, (…) le secrétaire d’Etat Mike Pompeo sera probablement incapable de certifier que Hong Kong maintien un niveau élevé d’autonomie, et si cela arrive, des sanctions seront imposées sur Hong Kong et sur la Chine”, a-t-il déclaré sur NBC.

Crise sanitaire : les plaintes contre les ministres… pour rien

Crise sanitaire : les plaintes contre les ministres… pour rien

Des dizaines de plaintes contre les membres du gouvernement sont en effet à ce jour déposées auprès de la Cour de justice de la République. Émanant de particuliers, de médecins ou encore de détenus, elles visent notamment le premier ministre, Édouard Philippe, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn mais aussi son successeur, Olivier Véran. Alors que d’autres ministres sont également mis en cause, les plaignants les accusent, selon les cas, de «mise en danger de la vie d’autrui, d’homicide involontaire, de non-assistance à personne en danger» ou de «s’être abstenus de prendre à temps des mesures pour lutter contre l’épidémie».

Un nombre impressionnant de plaintes ont donc été déposé contre des responsables du gouvernement. Il s’agit de plaintes déposées devant la commission de justice de la république. Une procédure qui naguère de chances d’aboutir à une identification claire des responsabilités et encore moins à des sanctions. En effet cette cour de justice comporte neuf élus et trois magistrats qui n’ont jamais condamné personne à des peines sévères se limitant à des sanctions complètement anecdotiques. On ne peut évidemment a priori affirmer la nature et l’ampleur de la responsabilité des responsables du gouvernement mais on peut à l’avance dénoncée une nouvelle fois cette procédure totalement bidon.

«Il y aurait au moins  63 plaintes qui ont été déposées auprès de la CJR», seule instance habilitée à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans leurs fonctions, a déclaré le procureur général près la Cour de cassation. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, est lui irresponsable pénalement des actes réalisés dans l’exercice de ses fonctions.

Ces plaintes, dont les premières ont été déposées fin mars au début du confinement, sont en cours d’examen par la commission des requêtes de la CJR, «qui fait office de filtre et va devoir apprécier toute seule la suite à donner à ces 63 plaintes».

Les plaignants dénoncent, selon les cas, des faits de «mise en danger de la vie d’autrui», «homicide involontaire», «non-assistance à personne en danger» ou abstention de prendre à temps des mesures pour endiguer l’épidémie.

En parallèle, des dizaines de plaintes de particuliers, de collectifs ou d’élus sont en cours d’examen par le pôle santé publique du parquet de Paris, soit contre X soit contre des responsables de l’administration, notamment le directeur général de Santé Jérôme Salomon. Le parquet de Paris doit se prononcer prochainement sur leur classement sans suite ou sur d’éventuelles ouvertures d’enquêtes judiciaires.

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et 66 % mécontents de la gestion de la crise

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et  66 % mécontents de la gestion de la crise

Selon le sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mercredi, 55% des personnes interrogées s’opposent à ce choix de calendrier.

Cette proportion de Français a indiqué se sentir proche de l’affirmation suivante: « Défavorable car il est trop tôt par rapport au risque lié au coronavirus ». Inversement, ils sont 44% à se dire favorables, en arguant que le déconfinement de la population a commencé.

Le premier tour des municipales s’était tenu le 15 mars dernier, deux jours avant le confinement instauré en raison de l’épidémie.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.

Sur une thématique politique également, 66% des personnes interrogées pour les besoins de l’enquête d’opinion ont indiqué estimer que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 avait été mal gérée par l’exécutif, jugeant que des problèmes auraient pu être évités.

33% répondent a contrario que « la crise a été gérée du mieux possible étant donné les circonstances ».

Outre les interrogations à l’égard de l’action d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe pendant la crise, l’opinion plus générale au sujet des deux hommes semble plus favorable au Premier ministre qu’au chef de l’Etat.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.Sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les personnes ont été interrogées par Internet les 19 et 20 mai 2020.

Crise économique: Hétérodoxes contre orthodoxes

Crise économique: Hétérodoxes contre orthodoxes 

Un article de The conversation qui mérite la relecture

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(Auteurs Philippe Delacote, Antoine Leblois et Serge Garcia, chercheurs;  )

 

« Depuis longtemps, certaines approches ou théories, telles que la monétarisation des services fournis par la nature, l’usage des prix comme signal de la rareté, ou le recours au marché comme solution aux problèmes environnementaux et à la gestion des ressources naturelles cristallisent les tensions.

Ainsi, lors de la COP21 qui a débouché sur l’accord de Paris, de vifs débats sur l’opportunité (ou l’irréalisme) d’un prix unique du carbone avaient émergé.

À intervalles plus ou moins réguliers, les orthodoxes et hétérodoxes s’écharpent sur des sujets encore plus divers et variés que cette courte liste le laisse paraître. Les uns considèrent que les autres sont des « scientistes » aveugles et arrogants, les autres affublent les uns de « négationnisme » dangereux face aux évidences chiffrées.

Notre discipline n’a pas besoin de cela car elle souffre déjà d’un grand manque de crédibilité scientifique et sociétale. Cependant une question se pose : qu’est-ce qu’un orthodoxe ? Qu’est-ce qu’un hétérodoxe ?

Méthodologie, idéologie, épistémologie/histoire économique : ces trois critères permettent de mieux appréhender l’hétérogénéité au sein des économistes, mais quand on les regarde de près, ils rendent ces deux familles d’économistes caduques et subjectives.

Hétérodoxes, orthodoxes : difficile de les reconnaître

Trois exemples soulignent cette subjectivité.

Certains économistes, par exemple Thomas Piketty, sont parfois présentés comme hétérodoxes alors que leur carrière est jalonnée de travaux utilisant méthodes quantitatives et modélisation, et ont publié dans les plus grandes revues prétendues orthodoxes.

D’autres spécialistes, à l’instar d’Esther Duflo, ne se risquent même pas à se placer dans un tel débat et se limitent volontairement à des discussions sur les méthodes.

À l’opposé, des « hétérodoxes » prennent comme exemples ou modèles des économistes récompensés par le prix Nobel (A. Deaton, P. Krugman, E. Ostrom, A. Sen, G. Stiglitz…) pour démontrer la vacuité d’hypothèses néo-classiques ou de certaines méthodes expérimentales. La Banque de Suède n’est pourtant pas connue pour son hétérodoxie…

D’autres économistes peut-être plus radicaux dans leurs approches et la remise en question des dogmes, comme Gael Giraud ou Matheus Grasselli (Fields Institute), utilisent des mathématiques beaucoup plus avancées que la plupart des économistes orthodoxes.

De nombreux hétérodoxes ou post-keynésiens peinent toutefois à publier dans des journaux de qualité du fait de l’originalité des approches et de la remise en cause de certains dogmes historiques pourtant reconnus comme faux par de nombreux économistes néo-classiques (forme de la fonction de production, rôle de la monnaie, consistance flux-stocks ou encore phénomène d’émergence pour n’en citer que certains).

Finalement, les méthodes plus discursives ou littéraires n’ont pas moins de légitimité par essence. La principale raison pour laquelle nous estimons que cette opposition entre prétendus orthodoxes et hétérodoxes n’est pas valide repose donc selon nous sur de nombreuses dimensions.

Hétérodoxie mineures, majeures et nouvelles approches

Concernant les méthodologies : économétrie, expérimentation, modélisation théorique et simulations ; par ces approches, les prétendus orthodoxes cherchent à approcher la scientificité des sciences dites dures, suivant l’approche épistémologique des sciences de K. Popper et son rationalisme critique basé sur la réfutabilité des hypothèses par l’expérimentation.

Toutefois, I. Lakatos et T. Kuhn ont approfondi cette approche, distinguant

« dans un paradigme ou programme de recherches un « noyau dur » d’énoncés non soumis à réfutation, une « ceinture protectrice » d’hypothèses auxiliaires soumises à réfutation, et une heuristique positive visant à enrichir le paradigme, mais sans remettre en cause son noyau dur. Il convient donc de distinguer les hétérodoxies mineures compatibles avec le noyau dur de l’orthodoxie et les hétérodoxies majeures ou radicales qui remettent en question ce noyau dur. »

Par définition, toute nouvelle théorie (exemples de la physique classique dominée par la pensée de Galilée et Newton, avant d’être supplantée par celle d’Einstein) est une hétérodoxie et sera validée à condition qu’elle soit cohérente avec le paradigme central fondateur de la science contemporaine. Paul Feyerabend ira encore plus loin en constatant que le savoir scientifique procède souvent davantage de l’accord entre les membres d’une communauté que de faits et de preuves incontestables.

Hypothèses et doxa

Dans cette optique, le chercheur « orthodoxe » se focalise sur des éléments qu’il juge importants, en mettant de côté tout un ensemble de facteurs. Ainsi, comme l’écrit Jean Tirole dans son ouvrage « Économie du bien commun », l’économie adopte une démarche scientifique en partant d’hypothèses explicitées, utilisant une méthode déductive pour obtenir des conclusions qui seront finalement testées par des approches empiriques variées.

Cependant la complexité de la nature humaine les empêche d’atteindre cette scientificité sur le plan des résultats. L’économie n’est pas une science exacte au sens où ses prédictions ne sont pas toujours précises et où aucune loi ne s’avère immuable.

L’économie expérimentale, qui vise à mettre artificiellement les sujets dans des situations comparables à celle de la vie courante, doit garder conscience qu’il est impossible de reconstituer la plupart des environnements complexes au sein desquels les individus prennent des décisions.

De même, l’économétrie moderne permet aujourd’hui une identification très fine des effets, mais les expériences contrôlées aléatoirement (ou dites « randomisées », inspirées des tests de traitements médicaux) et les expériences dites naturelles comportent de nombreuses limites, connus des chercheurs qui les pratiquent (P. Cahuc et A. Zylberberg n’en faisant d’ailleurs pas partie, en tant que théoriciens).

Allers-retours entre simplification et complexité

C’est pourquoi un exercice d’économie quantitative sérieux ne peut se faire sans de constants allers-retours entre la simplification des modèles, la validation empirique des résultats théoriques, et la complexité de la réalité. En parallèle, les travaux qui n’ont pas recours aux méthodes quantitatives de l’économie dite orthodoxe présentent souvent l’intérêt d’une analyse historique et holiste, plus globale, des sujets étudiés.

Ils permettent de prendre un recul que les travaux quantitatifs n’ont pas toujours, et de réfléchir en dehors d’un cadre d’analyse parfois trop rigide. Au total, alors que dans les sciences dites dures, les différents paradigmes se succèdent, voire se chevauchent, ils coexistent en permanence dans les sciences sociales.

Si la complémentarité entre les deux approches semble évidente, pourquoi les opposer ? Si les différentes méthodes sont utilisées par des chercheurs ayant différentes idéologies, cela ne constitue pas un critère discriminant.

Un dialogue constructif entre prétendus orthodoxes et hétérodoxes serait plus utile que des invectives et de futiles batailles de chapelle. Ce constat porte également dans le cadre des enseignements en économie, où une diversification incluant davantage philosophie et histoire de la pensée, et n’abrutissant pas les étudiants en économie trop tôt avec une somme de modèles et d’équations complexes, ne devrait plus faire débat.

Est-ce de l’idéologie ?

Enfin, la question de l’idéologie se pose. En France, les orthodoxes seraient par nature (ultra-)libéraux, et les hétérodoxes en appelleraient plus à l’intervention de l’état et à la régulation. Pour autant, on peut appliquer des méthodes quantitatives pour mettre en avant la manière dont les marchés sont défaillants.

Si l’enseignement de la microéconomie s’est toujours focalisé sur le concept de marchés parfaits, c’est pour mieux souligner par la suite les notions d’imperfections de marché et les moyens de les réguler. Comme le soulignent P. Cahuc et A. Zylberberg, les économistes qui utilisent les méthodologies quantitatives occupent un spectre politique et idéologique assez large.

En revanche, il apparaît naïf de croire que le parti pris idéologique d’un chercheur quel qu’il soit n’a pas d’influence sur son sujet d’intérêt, sur son questionnement scientifique et sur sa manière de traiter ses questions de recherche. La recherche en économie s’éloigne ici de la scientificité qu’elle cherche à approcher et les chercheurs se doivent d’avoir la modestie de réfléchir à la manière dont leurs idéologies impactent leurs travaux et être conscients de la manière dont leurs travaux peuvent être utilisés de manière stratégique par les politiques publiques.

Il est ainsi temps d’accepter qu’historiquement les recherches en économie qui ont légitimé les politiques publiques des années 1980 ont servi l’intérêt de certaines classes. La variété des points de vue idéologiques est probablement nécessaire et rend la discipline vivante et intéressante au regard du grand public, mais les différents protagonistes auraient à gagner d’une plus grande humilité et d’un plus grand respect des critiques des autres écoles pour parvenir à un débat constructif.

En finir avec une distinction artificielle

À la vue de ces différents éléments, il semble artificiel de définir deux familles d’économistes, l’une orthodoxe, l’autre hétérodoxe, homogènes et cohérentes.

En revanche, les incapacités de communication, les rancœurs, le mépris des uns, le dédain des autres, les conflits de méthodes d’évaluation et la compétition pour les postes académiques sont bien réels entre ceux qui se placent dans l’une ou l’autre de ces deux familles. Pourtant, la discipline économique et la société dans son ensemble auraient tout à gagner d’un dialogue plus serein et constructif entre les différentes approches méthodologiques et idéologiques.

Chercheurs en économie de l’environnement, où les travaux interdisciplinaires sont de plus en plus fréquents, où les approches diverses se révèlent souvent complémentaires et permettent d’attaquer de nouveaux fronts de sciences, nous pensons que cette synthèse reste possible. Mais nous sommes encore loin du pluralisme dans notre discipline, qui serait utile face aux défis majeurs auxquels l’humanité fera face au XXIe siècle.

 

Coronavirus : attaque en règle contre l’hydroxychloroquine

Coronavirus : attaque en règle contre l’hydroxychloroquine

Les attaques en règle contre la chloroquine( commercialement souvent diffusé sous le nom de nivaquine) de multiplient de la part d’industrie pharmaceutique mais aussi d’instituts de recherche. Bien entendu, il faudrait une étude approfondie notamment épidémiologique pertinente pour vérifier l’efficacité du traitement. Par personne aujourd’hui ne peut réellement vérifier scientifiquement l’intérêt de ce traitement ou le contraire faut d’échantillon représentatif. Les études sont beaucoup trop partielles. Elles émanent en outre  souvent d’institutions financées par des industries pharmaceutiques qui n’ont pas intérêt à prouver l’efficacité d’une molécule largement disponible et peu chère. L’objectif est d’évidemment de trouver et de commercialiser un traitement( demain voire après-demain un vaccin) d’un coup relativement élevé qui permettra de satisfaire les intérêts financiers des industries pharmaceutiques toutes dans les mains d’intérêts privés. La guerre méthodologique cache aussi une guerre des intérêts financiers d’abord des grandes industries pharmaceutiques mais aussi des institutions financières qui vivent des subventions privées et publiques. Ajoutons à cela les querelles d’ego des mandarins.

Justice : 60 plaintes contre le gouvernement, pour rien !

Justice : 60 plaintes contre le gouvernement, pour rien !

 

Un nombre impressionnant de plaintes ont été déposé contre des responsables du gouvernement. Il s’agit de plaintes déposées devant la commission de justice de la république. Une procédure qui naguère de chances d’aboutir à une identification claire des responsabilités et encore moins à des sanctions. En effet cette cour de justice comporte neuf élus et trois magistrats qui n’ont jamais condamné personne à des peines sévères se limitant à des sanctions complètement anecdotiques. On ne peut évidemment a priori affirmer la nature et l’ampleur de la responsabilité des responsables du gouvernement mais on peut à l’avance dénoncée une nouvelle fois cette procédure totalement bidon.

«Il y a exactement ce soir 63 plaintes qui ont été déposées auprès de la CJR», seule instance habilitée à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans leurs fonctions, a déclaré le procureur général près la Cour de cassation. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, est lui irresponsable pénalement des actes réalisés dans l’exercice de ses fonctions.

Ces plaintes, dont les premières ont été déposées fin mars au début du confinement, sont en cours d’examen par la commission des requêtes de la CJR, «qui fait office de filtre et va devoir apprécier toute seule la suite à donner à ces 63 plaintes».

Les plaignants dénoncent, selon les cas, des faits de «mise en danger de la vie d’autrui», «homicide involontaire», «non-assistance à personne en danger» ou abstention de prendre à temps des mesures pour endiguer l’épidémie.

En parallèle, des dizaines de plaintes de particuliers, de collectifs ou d’élus sont en cours d’examen par le pôle santé publique du parquet de Paris, soit contre X soit contre des responsables de l’administration, notamment le directeur général de Santé Jérôme Salomon. Le parquet de Paris doit se prononcer prochainement sur leur classement sans suite ou sur d’éventuelles ouvertures d’enquêtes judiciaires.

Elections municipales : Ségolène Royal contre un report en automne

Elections municipales : Ségolène Royal contre un report en automne

Ségolène Royal accuse le gouvernement d’espérer un retour en grâce électorale à l’automne pour organiser  le second tour des municipales. Elle critique donc fortement cette perspective et réclame que le deuxième tour s’effectue en juin. Il est certain que le gouvernement est particulièrement embarrassé pour fixer la date du second tour tellement le parti au pouvoir, la république en marche, a subi une telle défaite. Les  sondages sont toujours aussi défavorables au gouvernement d’où sans doute l’espoir que la crise sanitaire s’améliorant ,l’opinion sera moins sévère à l’égard du parti de macro,. Selon Ségolène Royal, l’exécutif réfléchirait pour les municipales «à une date la plus éloignée possible, espérant un retour en grâce électorale et une annulation du premier tour». «On ne veut pas croire à cette rumeur tant elle serait contraire aux intérêts du pays qui a besoin de sécurité et de stabilité de ses élus de première ligne», indique-t-elle. Ségolène Royal espère au moins «que cette fois les maires seront consultés sur la date et les modalités car ils sont les mieux à même de dire si la protection sanitaire des électeurs et des dévoués membres des bureaux de vote, assesseurs et employés municipaux, est garantie.»

L’efficacité du Remdesivir contre le Coronavirus ou la féroce bataille des labos

L’efficacité du Remdesivir contre le Coronavirus ou la féroce bataille des labos

 

Indéniablement les chercheurs sont lancés dans une guerre de recherche à la fois pour traiter le Coronavirus et au-delà trouver un vaccin. Parallèlement,  une guerre est engagée  entre les industries pharmaceutiques qui souhaitent imposer que coûte leur remède y compris en faisant fi des études épidémiologiques et des procédures de validation. Ainsi en est-il du remdesivir produit de l’industrie américaine (Gilead) . Mais ce remède miracle revendiqué par l’industrie américaine ne semble pas plus efficace qu’un placebo.

Pour l’instant, pour les résultats positifs, il faut s’en remettre à un communiqué de Gilead. Les Instituts de santé américains ont indiqué à l’AFP qu’une « annonce » serait faite dans la journée de mercredi, peut-être lors d’un briefing sur le nouveau coronavirus à la Maison Blanche.

« Gilead Sciences a connaissance de données positives émanant de l’étude conduite par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses sur son médicament antiviral remdesivir pour le traitement du Covid-19″, a indiqué la société.

« Positif » signifie que les malades traités se sont rétablis plus vite, selon les objectifs déclarés de l’étude, mais on ignore encore les chiffres.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, s’est montré prudemment optimiste mercredi. Ce n’est pas une victoire par K.-O., a-t-il dit dans le Bureau ovale à côté du président Donald Trump, mais c’est une « importante preuve de concept ».

La mortalité du groupe témoin serait de 11%, contre 8% dans le groupe remdesivir, selon Anthony Fauci.

« C’est très positif », a résumé Donald Trump.

Cet essai clinique américain avait commencé le 21 février et devait inclure 800 malades du Covid-19 aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée par intraveineuse était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux Etats-Unis pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Le remdesivir est l’une des thérapies testées, aux côtés d’autres antiviraux ou encore de l’hydroxychloroquine.

Pour l’instant, seule l’étude chinoise, menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan, a été dûment évaluée et publiée. Ses résultats avaient fuité le 23 avril brièvement sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

237 malades avaient participé, dont deux tiers traités par le remdesivir. Les médecins voulaient plus de 450 participants, mais la pandémie s’est arrêtée à Wuhan avant d’avoir pu atteindre ce nombre.

« Le traitement par remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo », selon un résumé de l’étude, publiée par The Lancet.

« Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n’a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo », a commenté l’auteur principal de l’étude, le professeur Bin Cao, cité dans un communiqué du Lancet.

Pour trouver une thérapie efficace, il faut aussi s’intéresser au dosage.

Gilead a à ce sujet rendu publics mercredi des résultats d’un essai clinique appelé SIMPLE, qui visait à comparer deux différentes doses de remdesivir.

Coronavirus–Fausse information: plainte contre la Chine

 

Une plainte officielle a été déposée par l’État du Missouri contre la Chine pour dissimulation d’information qui ont favorisé le développement de la pandémie du Coronavirus une justifiée si l’on se réfère aux statistiques complètement falsifiées par la Chine qui parle seulement de 4500 décès quand il y en a déjà 10 fois plus aux États-Unis. Notons que ce nombre atteint pour l’instant 100 000 en Europe pour 400 millions d’habitants à comparer évidemment la population chinoise d’un milliard 500 millions. Le plus grave sans doute c’est la dissimulation de la maladie elle-même.

En effet pendant des semaines l’autorité centrale chinoise a contesté l’existence du virus engageant même des poursuites contre les médecins qu’il avait couverts. L’un des deux d’ailleurs contaminés et décédés. Ce retard a été déterminant dans la propagation de la maladie. En n’outre aujourd’hui même une seconde vague de Coronavirus , semble à la et là encore la Chine avoue seulement quelques dizaines de cas et en plus les gens imputent à des voyageurs venus de l’étranger. Le Missouri a porté plainte mardi contre la Chine, accusant Pékin d’avoir dissimulé la gravité de l’épidémie de coronavirus et causé ainsi des «dommages», économiques et humains, «irréparables» dans cet Etat américain et dans le monde.

La plainte au civil, déposée par le procureur de l’Etat Eric Schmitt, vise le gouvernement, le Parti communiste chinois ainsi que d’autres responsables et institutions du pays. Elle les accuse notamment d’avoir «caché des informations cruciales» au tout début de l’épidémie, arrêté des lanceurs d’alerte et nié la nature hautement contagieuse du virus.

Guerre contre la pandémie: le président allemand contredit Macron

Guerre contre la pandémie: le président allemand contredit Macron

 

Alors que le président allemand se fait rare dans les médias, le président français, lu,i chaque jour convoque les médias pour des bavardages sans grand intérêt et souvent peu pertinents comme l’a montré la stratégie française contre le Coron virus. Notons d’ailleurs que le système sanitaire allemand a été beaucoup plus efficace. En effet l’Allemagne a désormais dépassé le cap des 2000 morts contre 12 000 en France, une différence que n’explique pas une contamination intervenue une semaine outre-Rhin après la France. La raison principale est sans doute lié à la discipline des Allemands, au grand nombre de lits disponibles, à la capacité de l’industrie à fournir les équipements sanitaires nécessaires (respirateurs notammenet) aussi au dépistage massif (500 000 en une semaine quand il y en a 60 000 en France . Le président allemand a contredit macro en refusant d’employer une sémantique guerrière qui ne lui paraît pas adaptée.

« Non, cette pandémie n’est pas une guerre. Les nations ne s’opposent pas à d’autres nations, les soldats à d’autres soldats. C’est un test de notre humanité », a-t-il ainsi assuré.

Cette crise « fait ressortir le meilleur et le pire des gens. Montrons aux autres ce qu’il y a de meilleur en nous », a-t-il demandé à ses concitoyens.

« Et s’il vous plaît, montrez-le-nous aussi en Europe ! », a-t-il ajouté, car l’Allemagne ne pourra pas « sortir de la crise forte et saine » si ses voisins « ne deviennent pas eux aussi forts et sains ».

« Nous, Allemands, ne sommes pas seulement appelés à faire preuve de solidarité en Europe, nous sommes obligés de le faire ! », a-t-il estimé, alors que l’Europe commémore cette année les 75 ans de la fin de la Deuxième Guerre mondiale et de la victoire sur la tyrannie du régime nazi.

Le président allemand a lancé un appel à une solidarité mondiale pour trouver un vaccin, pour que « les pays les plus pauvres, qui sont les plus vulnérables, y aient également accès ».

Frank-Walter Steinmeier a également rendu un hommage appuyé aux « piliers invisibles » de la société allemande, notamment les caissières, chauffeurs de bus et routiers, boulangers, paysans ou encore les éboueurs.

« Le danger n’a pas encore été écarté. Mais nous pouvons déjà dire aujourd’hui que chacun d’entre vous a radicalement changé de vie, chacun d’entre vous a sauvé des vies et en sauve de plus en plus chaque jour », a-t-il estimé.

Depuis le début de la crise, l’Allemagne n’applique pas un confinement strict. Avec un nombre de décès officiellement liés au Covid-19 contenus à ce stade à quelque 2500 morts, le pays semble pour le moment mieux faire face à la pandémie que nombre de ses voisins européens.

Coronavirus : Castaner contre les masques obligatoires !

Coronavirus : Castaner contre les masques obligatoires

 

C’est le paradoxe, le ministre de l’intérieur Castaner  veut sanctionner les maires qui ont décidé de rendre obligatoire les masques alors qu’on sait qu’il s’agit de l’une des mesures barrière les plus efficaces. Auditionné ce jeudi matin par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’épidémie de coronavirus, le ministre de l’Intérieur s’est montré ferme à l’égard des édiles prenant de telles décisions. «J’ai demandé aux préfets de prendre langue avec ces maires pour qu’ils retirent leurs arrêtés pendant toute la période du confinement», a recadré Christophe Castaner face aux députés. Interpellé jeudi à ce sujet par la préfecture de Charente-Maritime, le maire (Les Républicains) de Royan, Patrick Marengo, s’est déjà exécuté. La vérité évidemment c’est que le gouvernement est bien dans la capacité d’assurer la fourniture de masques à tous les Français. C’est donc une stratégie de pénurie par scanner avec de très mauvais arguments.

Pour lui, un tel choix «n’est pas cohérent par rapport à l’exigence qu’implique le confinement» : «ça peut laisser penser qu’on peut sortir», a-t-il expliquéEnsuite, cette règle contrevient à «l’égalité territoriale», «parce que certaines communes peuvent avoir les moyens d’équiper l’ensemble de leur population en masques, quand d’autres ne l’auraient pas», a-t-il expliqué. Estimant au passage que l’utilité sanitaire d’un port du masque par tous «n’est pas médicalement démontrée». Encore évidemment une contre- vérité par ailleurs assez dramatique qui démontre le mensonge du gouvernement et son incapacité à gérer de manière efficace la crise sanitaire

« L’intelligence artificielle contre le coronavirus »

« L’intelligence artificielle contre le coronavirus ».

 

L’intelligence artificielle peut-être très utile à la lutte contre le virus chinois d’après Victor Storchan et Erwan Le Noan *.( Chronique dans l’opinio

 

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Dans le roman de Giono, Le hussard sur le toit, Angelo découvre une Provence ravagée par le choléra. Face à l’épidémie, les habitants se confinent dans la peur, alors que les autorités tentent d’organiser, tant bien que mal, un barrage à la propagation de la maladie.

Face à l’urgence d’une crise, les mécanismes d’ajustement d’une société résiliente relèvent à la fois de l’anticipation et de l’improvisation. Anticipation, en se dotant d’un éventail de procédures de réponses coordonnées et d’expertises, qui dessinent les contours de stratégies à déployer quand survient l’imprévu. Improvisation, dans son sens positif où tels des musiciens, les différents acteurs jouent une partition dictée par les aléas de l’événement.

La crise du coronavirus confirme cette dichotomie traditionnelle entre innovation et application de la règle au cœur de la tempête : les plans d’urgence les mieux élaborés sont complétés, dans l’action, par l’initiative humaine. De façon intéressante, les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle (IA) participent pleinement de cette dynamique – révélant que, face aux défis les plus grands, la recherche académique et appliquée permet d’augmenter aussi bien les décisions au plus haut niveau que la pratique la plus concrète.

La publication récente des conclusions des travaux de chercheurs en médecine à l’Université de Wuhan l’illustre parfaitement : en constituant en à peine un mois un jeu de données d’images tomographiques de pneumonies, causées par le Covid-19 d’une part et provenant de pneumonies connues et plus classiques d’autre part, l’équipe a pu construire, grâce à l’IA, un outil d’aide à la décision qui permet aux praticiens d’établir un diagnostic médical avec un gain de temps estimé à 65 %.

Modèles «convolutionnels». L’imagerie médicale et plus généralement la vision assistée par ordinateur comptent parmi les applications les plus robustes de l’intelligence artificielle. Les outils utilisés aujourd’hui fonctionnent en mimant la structure du cortex visuel humain (soit 5 milliards de neurones qui se répartissent en couches successives). Ils ne sont pas nouveaux : le Français Yann LeCun fut, dès les années 1990, un pionnier de cette technique qui s’est diffusée plus largement depuis 2012, grâce à l’utilisation de circuits intégrés modernes. Ces modèles, dits « convolutionnels », sont constitués en couches neuronales qui transmettent successivement l’information en tenant compte de dépendances spatiales dans l’image. Cette méthode permet de détecter des motifs utiles pour la tâche à effectuer.

Cette technique est au cœur du système d’IA conçu à Wuhan pour identifier les pneumonies virales de Covid-19 à partir de plus de 46 000 images tomographiques – collectées en un temps record, reconstituées en mesurant l’absorption des rayons X par les tissus biologiques de 106 patients. Ces couches d’informations ont été assemblées dans une architecture spécialisée dans la segmentation d’images et capable de détecter les traces d’infection pulmonaire, parfois très légères au stade précoce de l’infection (des dixièmes de millimètres).

Les phases d’évaluation ont permis de conclure que l’algorithme fournit une précision comparable à celle des radiologues, sans pour autant s’y substituer : il est utilisé comme outil d’aide à la décision, qui permet de réduire à 40 secondes le temps nécessaire au diagnostic (contre 116 par les meilleurs médecins).

. Cet outil, qui augmente le savoir humain, a donc permis un gain de temps substantiel dans la pratique médicale. C’est essentiel, car la détection précoce de l’infection permet un isolement rapide du patient, alors que l’attente prolongée augmente les risques de surinfection. C’est aussi une espérance de meilleure lutte contre l’épidémie : dans la province chinoise de Hubei, mi-février, plus de 77 000 cas étaient sous observation médicale, dont la plupart nécessitaient un examen radiologique approfondi… alors que moins de 4 500 radiologues exercent dans cette région. La technologie rayonnera au demeurant au-delà : le partage d’une plateforme en libre accès dans le cloud permet aux autres hôpitaux et professionnels de santé de l’utiliser – et aussi de l’auditer.

En médecine, et particulièrement en imagerie médicale, l’utilisation d’algorithmes a une longue histoire. Dans son livre récent – et à succès –, Aurélie Jean explique comment elle les a mobilisés pour de la recherche en biomécanique, dans le but d’évaluer les risques de traumatismes cérébraux lors de chocs. Ces exemples comme les travaux des médecins de Wuhan montrent que, particulièrement dans des moments de crise intense, la recherche académique est un outil puissant de progrès et un éclairage précieux pour augmenter efficacement les décisions humaines, des praticiens aux dirigeants.

* Victor Storchan est spécialiste de machine learning, ancien élève de Stanford. Erwan Le Noan est associé du cabinet Altermind.

L’hydroxychloroquine: espoir contre le coronavirus ( DG de Novartis)

L’hydroxychloroquine:  espoir contre le coronavirus ( DG de Novartis)

 

La molécule est toujours l’objet d’une polémique non seulement française mais mondiale. Il est vrai qu’il n’existe aucun traitement officiellement reconnu contre le virus chinois. Devant le soutien de l’opinion publique, de certains experts la chloroquine a été réhabilitée en France après avoir été condamnée. Le ministre de la santé a autorisé son utilisation. L’industrie pharmaceutique est aussi très attentive aux perspectives crédibles d’un futur traitement. L’hydroxychloroquine est le plus grand espoir de traitement contre le coronavirus, estime pour sa part le directeur général de Novartis Vas Narasimhan dans une interview publiée dimanche par le journal suisse SonntagsZeitung.

Novartis, dont la division de médicaments génériques Sandoz fabrique ce médicament aujourd’hui prescrit contre le paludisme, le lupus ou l’arthrite, s’est engagé à donner 130 millions de doses si les nombreux essais cliniques en cours confirment l’efficacité de ce traitement contre le Covid-19, la pneumonie virale provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 apparu en Chine en décembre dernier.

“Les études précliniques chez l’animal ainsi que les premières données des essais cliniques montrent que l’hydroxychloroquine tue le coronavirus”, déclare Vas Narasimhan au SonntagsZeitung. “Nous travaillons avec les hôpitaux suisses sur de possibles protocoles de traitement pour l’utilisation clinique de ce médicament, mais il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit de définitif.”

Novartis, ajoute-t-il, est en demande d’ingrédients actifs afin de fabriquer davantage de doses au cas où les essais cliniques seraient concluants.

Trois autres médicaments produits par le laboratoire suisse – Jakavi contre le cancer, Gilenya contre la sclérose en plaques et Ilaris contre la fièvre – sont également étudiés pour leurs effets contre le Covid-19, précise le DG de Novartis.

Tous les groupes pharmaceutiques comme Sanofi, Bayer, Teva ou Roche testent actuellement certains de leurs produits contre le coronavirus.

Plainte contre le Premier Ministre à propos du maintien des municipales

Plainte contre le Premier Ministre à propos du maintien des municipales

 

Plusieurs candidats et militants de la liste LR aux municipales dans les 15e et 16e arrondissement de Marseille, dont plusieurs ont contracté le Covid-19, déposent plainte contre le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, lundi, via leur avocat Me Nabil Boudi.

« A l’issue du premier tour et les jours suivants, détaille Me Nabil Boudi dans l’argumentaire de la plainte qui sera déposée auprès de la Cour de justice de la République lundi, un certain nombre de plaignants ont été testés positifs au Covid-19 les 16 et 17 mars, ce qui signifie qu’ils ont probablement été contaminés le 15 mars. » L’avocat porte la plainte de militants et de candidats LR aux municipales dans les 15e et 16e arrondissements de Marseille. Parmi eux, plusieurs étaient assesseurs de bureaux de vote.

L’une des plaignantes, Nadia Bouhezza, 50 ans, testée positive, a été hospitalisée. Elle se trouve depuis chez elle, toujours sous étroite surveillance hospitalière. Pour ceux dont le test s’est révélé négatif, l’avocat invoque un « préjudice d’anxiété ».

Les plaignants reprochent à Edouard Philippe et à Christophe Castaner une « entrave intentionnelle aux mesures d’assistance », en maintenant le premier tour des municipales en dépit de l’épidémie et alors même que les écoles devaient fermer le lendemain.

L’objectif de cette procédure, informe Me Boudi, est d’une part « l’ouverture d’une enquête aux fins de déterminer si le gouvernement a été défaillant ou pas » et d’autre part, « déterminer si le fait d’avoir maintenu cette élection peut être qualifié de faute pénale ».

Coronavirus: commissions d’enquête et plaintes contre le gouvernement

Coronavirus: commissions d’enquête et  plaintes contre le gouvernement

 

 

Face à la faillite de l’État dans la crise sanitaire en particulier concernant le manque dramatique de masques, de tests, d’appareils respiratoires, de lits et de personnel, les commissions d’enquête et les plaintes se multiplient contre le gouvernement. Sans doute la décision du Premier ministre d’organiser un premier tour des élections municipales en pleine pandémie constitue-t-elle une décision de nature criminelle. On découvre d’ailleurs en ce moment que des assesseurs ont été contaminés lors  de ce ridicule premier tour d’élections par ailleurs complètement faussé par le taux d’abstention. La faute du Premier ministre est indéniable , mais c’est surtout l’attentisme et les contradictions du gouvernement qui font l’objet de procédures judiciaires en particulier le fait que l’État a été incapable de protéger le personnel médical. Dernière procédure judiciaire en date, l’annonce par une avocate du barreau de Nîmes du dépôt d’une plainte pénale contre le Premier ministre Édouard Philippe et la Garde des sceaux, Nicole Belloubet au nom de 31 détenus incarcérés dans des prisons du sud de la France.

Me Khadija Aoudia, qui a annoncé avoir saisi la Cour de justice de la République, estime qu’à l’exception de la suspension des parloirs, aucune mesure n’a été mise en place pour protéger les détenus et le personnel face à ce virus qui a contaminé à ce stade dix détenus selon les autorités.

Cette plainte s’ajoute à une poignée d’autres qui, selon plusieurs médias, auraient été reçues par la CJR ces derniers jours et qui ciblent Edouard Philippe, l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran, entre autres pour mise en danger de la vie d’autrui, homicide involontaire, ou non-assistance à personne en danger.

Mise en ligne samedi dernier, une pétition en soutien à une plainte déposée par un collectif de plus de 600 médecins a quant à elle d’ores et déjà recueilli plus de 200.000 signatures.

Les médecins à l’origine de la plainte accusent le Premier ministre et Agnès Buzyn de “mensonge d’Etat” et de ne pas avoir “agi suffisamment tôt ni pris les bonnes mesures, notamment le stockage de masques et la mise en place de tests systématiques”.

RENDRE DES COMPTES

Des accusations relayées par une partie de l’opposition politique à l’image de la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen qui a estimé qu’Agnès Buzyn serait “probablement amenée à donner des explications à la CJR”.Sur proposition de son président Damien Abad, les députés Les Républicains ont de leur côté annoncé leur intention de créer à l’automne une commission d’enquête parlementaire afin de faire la lumière sur d’éventuels dysfonctionnements. Une idée appuyée par Gérard Larcher, le président du Sénat où la droite est majoritaire.

“Il faut tirer les leçons de cette crise et ça passe par une commission d’enquête”, a-t-il dit mercredi sur France Inter.

Coronavirus : plaintes déposées contre Édouard Philippe, Olivier Véran ou Agnès Buzyn

Coronavirus : plaintes déposées contre Édouard Philippe, Olivier Véran ou Agnès Buzyn

Les plaintes ont été déposées par deux associations et trois particuliers pour des faits de mise en danger de la vie d’autrui, ou de non-assistance à personne en danger, ou d’homicide involontaire, ou encore en vertu de l’article 223-7 du code pénal disant que « quiconque s’abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».

Par ailleurs, une sixième plainte pour « entrave aux mesures d’assistance » visant Agnès Buzyn et Edouard Philippe est en route vers la Cour de justice de la République.Notons que les accusés ne risquent pas grand chose puisque la cour très spéciale est composée de 9 politiques et de 3 magistrats ! Jusqu’alors elle n’a prononcé que des sanctions anecdotiques.  Elle a été déposée par un Francilien de 46 ans diagnostiqué positif au covid-19 à la mi-mars, selon son avocat Nabil Boudi.

« S’il y a eu des manquements de la part d’un certain nombre de personnes qui sont au gouvernement, ces manquements doivent être sanctionnés. Face à une crise d’une telle ampleur, on ne peut pas avoir des ministres qui tergiversent », explique l’avocat à franceinfo, « on ne cherche pas à ce qu’il y ait des sanctions, on ne cherche pas à ce qu’il y ait des condamnations, ce n’est pas l’objet de la plainte ».

L’objet de la plainte avant tout c’est l’ouverture d’une enquête pour déterminer qui a failli dans sa mission.Me Nabil Boudià franceinfo

Dans la plainte que franceinfo a pu consulter, son client regrette qu’il « aura ainsi fallu attendre plus d’un mois et demi, depuis l’annonce, le 24 janvier 2020, par Madame Buzyn, alors Ministre de la Santé, des deux premiers cas confirmés sur le sol français et européen pour agir ». Il s’appuie notamment sur les « confessions accablantes » d’Agnès Buzyn dans un entretien publié le 17 mars dans le journal Le Monde, témoignant du « manque de réactivité du gouvernement » malgré ses nombreuses alertes.

En plus de ces plaintes-là, la semaine précédente, un collectif de soignants avait déjà déposé plainte contre le Premier ministre et l’ancienne ministre de la Santé les accusant de s’être  »abstenus » de prendre à temps des mesures pour endiguer l’épidémie de coronavirus.

 

Coronavirus France : 112 décès en plus, 14.459, contre 12.612 infectés supplémentaires

Coronavirus France :  112 décès en plus, 14.459, contre 12.612 infectés supplémentaires

Le pic est doute encore loin d’être atteint d’autant que la France manque de tout: de masques, de tests, de laboratoires et de personnels. La France a enregistré 112 décès supplémentaires en l’espace de 24h00 provoqués par l’épidémie de coronavirus, portant le total à 562, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Le nombre de cas confirmés atteint désormais 14.459, contre 12.612 la veille, précise le communiqué. Sur ce total, 6.172 personnes sont hospitalisées dont 1.525 cas graves en réanimation.

Des mesures drastiques de confinement sont en vigueur depuis mardi midi sur tout le territoire national, pour une durée fixée jusqu’ici à “au moins 15 jours”, et le gouvernement a annoncé vendredi, veille de week-end, un durcissement des contrôles.

Le ministère de la Santé Olivier Véran a annoncé que le conseil scientifique se réunirait à nouveau lundi pour donner son avis sur l’étendue et la durée du confinement.

“Les Français nous interrogent légitimement sur l’étendue actuelle du confinement et notre capacité à le faire respecter”, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. La vérité c’est que les Français sont très interrogatifs sur l’efficacité du plan d’urgence du gouvernement et comprennent difficilement notamment le manque de masques et  de tests.

“Ce n’est pas sur la base d’un dépistage massif que nous mettrons fin au confinement, mais c’est sur la base d’un dépistage massif que nous pourrions être amené à accroître notre surveillance une fois le confinement levé”, a-t-il dit. En fait,  une stratégie  de crise pour masquer le grand sous-équipement de la France en tests  et en laboratoires équipés contrairement par exemple à la Corée du Sud qui a su s’adapter en raison des épidémies précédentes. La carence est à moitié avouée quand le gouvernement déclare qu’il  travaille en ce moment avec les industriels français et à l’étranger pour augmenter cette capacité de dépistage et espère disposer dans les prochaines semaines d’une nouvelle méthode plus simple, plus rapide et plus largement diffusable sur le territoire. La situation est de plus en plus dramatique qui compte le plus de morts au monde du fait du Corona virus- L’Italie a dénombré samedi 793 décès supplémentaires provoqués par le coronavirus, enregistrant de loin la plus forte progression en chiffre absolu depuis le début de l’épidémie il y a un mois.

Le nombre de décès dans le pays, où le nombre de morts a dépassé jeudi celui de la Chine, atteint désormais un total de 4.825, d’après les chiffres communiqués par l’agence de la protection civile.

Le nombre de cas est passé de 47.021 vendredi à 53.578, soit une hausse de 13,9%.

La région la plus touchée, la Lombardie, demeure dans une situation critique avec 3.095 décès et 25.515 cas.

Coronavirus France : 450 morts, 12.612 infectés contre 10.995 en tout

Coronavirus France : 450 morts, 12.612 infectés contre 10.995 en tout

 

 

La contamination s’amplifie et le pic est encore loin d’être atteint, peut-être dans une dizaine de jours.

Le nombre de cas confirmés en France est de 12.612, contre 10.995 la veille, soit une augmentation de 15%, a-t-il précisé.

Sur ce total, 5.226 personnes sont hospitalisées, dont 1.297 sont dans un état grave, en réanimation. La progression des cas graves est de l’ordre de 16% en 24 heures.

La moitié des personnes placées en réanimation ont moins de 60 ans, comme constaté la veille, a ajouté Jérôme Salomon. Concernant les décès, 87% d’entre eux concernent des personnes âgées de plus de 70 ans, a-t-il précisé.

Toutes les régions sont touchées, y compris l’outre-mer, a-t-il dit, citant le Grand Est, la Corse, l’Ile-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine parmi les régions les plus affectées.

“On attend un pic entre cinq et huit jours”, a déclaré Jérôme Salomon » (une dizaine de jours pour d’autres experts. L ‘efficacité des mesures de confinement ne sera pas connue avant 10 à 20 jours..

Des mesures drastiques de confinement sont en vigueur depuis mardi midi sur tout le territoire national, pour une durée fixée jusqu’ici à “au moins 15 jours”, et le gouvernement a annoncé vendredi, veille de week-end, un durcissement des contrôles.

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