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Sondage- gel des pensions : révolte, 69% contre

Sondage- gel des pensions : révolte, 69% contre  

Les Français approuvent globalement les mesures d’économies annoncées la semaine dernière par le Premier ministre pour financer le pacte de responsabilité et celui de solidarité. C’est ce qui ressort du moins du sondage BVA publié ce samedi 19 avril par Le Parisien/Aujourd’hui en France.  Un Français sur deux dit d’abord avoir été convaincu par le Premier ministre lors de son passage au journal de 20 heures de France 2, le 16 avril, après ses annonces faites à la sortie du conseil des ministres. 59% des sondés affirment ensuite approuver la baisse des dépenses d’assurance maladie, 57% le gel du point d’indice servant de base de calcul du traitement des fonctionnaires, et 51% le gel des autres prestations sociales, hors minima. La réduction du nombre de fonctionnaires est, elle, approuvée par 73% des sondés contre 24%.  En revanche, une mesure focalise la grogne des Français: le gel des pensions de retraite de base : 69% y sont hostiles contre 29% seulement qui acceptent la mesure.  Une partie du PS annonce d’ailleurs qu’il refusera de voter une telle disposition venant après le gel des retraites complémentaires. L’Assemblée nationale doit se prononcer le 29 avril sur l’ensemble de ces mesures. Ce qui constituera un second vote de confiance pour le gouvernement Valls.

 

Sondage- Mini SMIC : 80% contre

Sondage- Mini SMIC : 80% contre

Près de huit Français sur dix estiment que pouvoir payer un salarié en dessous du Smic ne serait pas efficace pour l’emploi, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay. Alors que le président du Medef Pierre Gattaz a lancé le débat sur un salaire « transitoire » qui serait inférieur au Smic, 78% des personnes interrogées considèrent que « ce ne serait pas une bonne chose pour faciliter les embauches en France ». À l’inverse, 21% des Français estiment qu’instaurer un salaire inférieur au Smic « serait une bonne chose pour faciliter les embauches ». 1% se déclare sans opinion. Interrogés sur le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015, annoncé mercredi par le Premier ministre Manuel Valls, 51% des Français l’approuvent, 48% s’y disent opposés. Plus d’une personne interrogée sur deux (56%) juge « justifié » le maintien du gel du point d’indice des fonctionnaires. 43% pensent le contraire. Le sondage a été effectué en ligne (système Cawi) les 16 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1.003 personnes majeures (méthode des quotas).

 

Bank of America : abandon des poursuites contre 9,3 milliards

Bank of America : abandon des poursuites contre  9,3 milliards

L’accord officialisé lundi met fin à quatre enquêtes judiciaires lancées en 2011 par l’agence fédérale du financement du logement (FHFA), Cet accord prévoit que la banque versera 5,83 milliards de dollars en numéraire aux agences de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.  Les 3,5 milliards de dollars restants seront consacrés à des rachats par Bank of America d’actifs toxiques encore détenus par les deux organismes parapublics.  Ce compromis va affecter fortement les bénéfices trimestriels, a immédiatement signalé la banque, qui doit publier ses résultats du premier trimestre le 16 avril.  L’établissement de Charlotte (Caroline du nord) va devoir ainsi inscrire une charge de 3,7 milliards de dollars avant impôts dans ses comptes du trimestre.  Malgré cet élément exceptionnel, Bank of America assure qu’elle disposera de suffisamment de fonds propres pour remplir les critères de Bâle imposées aux banques représentant un risque pour le système financier mondial.  L’accord officialisé lundi met fin à quatre enquêtes judiciaires lancées en 2011 par l’agence fédérale du financement du logement (FHFA), le régulateur du secteur et superviseur de « Fannie » et « Freddie ».  Elles visaient Bank of America elle même ainsi que ses filiales Countrywide et Merrill Lynch, rachetées au plus fort de la crise financière.  La FHFA leur reprochait d’avoir délibérément vendu 57,5 milliards de dollars de prêts immobiliers pourris aux deux organismes parapublics entre 2005 et 2007.   »La FHFA a agi selon son mandat pour recouvrer les pertes essuyées par les deux organismes et les contribuables américains et conclut que cet accord représente un compromis raisonnable », indique-t-elle dans son communiqué.  En conséquence, le régulateur va abandonner ses poursuites contre Bank of America, conclut pour sa part la banque dans un communiqué séparé.

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

La Redoute: des salariés demandent le soutien des Français contre l’avis des syndicats

 

Les salariés de la Redoute ne veulent pas voir leur entreprise disparaître. Plusieurs centaines d’entre-eux viennent de créer le collectif « Signez pour la Redoute », favorable à la signature du protocole d’accord sur le plan social. Ils appellent au soutien des Français.   Une « lettre ouverte aux Français qui se sentent concernés par La Redoute » a été publiée samedi 22 mars sur le compte Twitter @AvenirLaRedoute, pour recevoir des témoignages de soutien. « Aujourd’hui l’existence de La Redoute est menacée », explique le collectif, qui affirme représenter « la majorité des salariés de La Redoute tous statuts confondus, sites de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos, en faveur d’une signature en l’état ».  Vendredi « a été une journée émouvante pour tout le monde. On a été vraiment sous le choc à la constatation qu’à 14H00 la signature n’avait pas eu lieu », explique un porte-parole. La direction de La Redoute a remis vendredi le sort de l’entreprise entre les mains du tribunal de commerce après un nouveau refus de la CGT, de SUD et de la CFDT de signer le protocole d’accord sur le plan social. Selon le collectif, le tribunal de commerce informé devrait réagir d’ici lundi soir. D’ici là, les salariés sont mobilisés. « On va essayer d’actionner un maximum de leviers pour dire que ce n’est pas possible, d’essayer de comprendre pourquoi il n’y a pas eu de signature et pourquoi il y a 3.400 personnes qui sont sans doute, même s’il reste un infime espoir, sur le carreau », a ajouté ce salarié. La décision divise les salariés. Depuis plusieurs semaines, des manifestations de soutien aux syndicats contre la signature du protocole ont réuni plusieurs centaines de personnes. Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.

 

Espagne : énorme manif contre l’austérité

Espagne : énorme manif contre l’austérité

Des  dizaines de milliers de manifestants venus des quatre coins de l’Espagne, souvent à pied, se sont d’abord réunis à la gare d’Atocha, avant de défiler le long des grandes artères du centre de la capitale espagnole. Dans le cortège, jeunes, chômeurs, précaires, mal logés, ainsi que des dizaines d’associations et de collectifs citoyens, dans la mouvance des « indignés« , scandaient des slogans contre la précarité et le chômage record de 26%. Des syndicats et des collectifs professionnels des secteurs les plus touchés par les coupes budgétaires, comme l’éducation ou la santé publique, participaient aussi à la mobilisation… Tout comme une centaine d’autobus et quelques trains, affrétés exceptionnellement pour l’occasion. « L’idée, c’est d’unir toutes les forces autour d’un objectif : soit le gouvernement répond à nos revendications, soit il doit faire ses valises« , déclarait Diego Cañamero, porte-parole du syndicat andalou des travailleurs, l’une des 300 organisations participantes. L’objectif des « marcheurs » est le même que celui des « indignés » il y a quelques mois : obtenir la démission du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, en place depuis décembre 2011, qui impose depuis le début de la crise des plans d’austérité à répétition. Des incidents ont eu lieu en fin de cortège, entre jeunes manifestants et policiers. 27 personnes ont été blessées, dont 20 policiers, et 17 manifestants interpellés.

Russie : des Sanctions économiques molles contre Moscou

Russie : des Sanctions économiques molles contre Moscou

Des paroles fortes mais des actions molles contre la Russie de la part de l’Europe. Une Europe très divisée sur le degré  de ces sanctions compte tenu de l’interpénétration des économies. Sans doute la Russie aurait-elle davantage à perdre mais l’Europe compte tenu de la crise actuelle ne serait pas non plus épargnée. D’où vraisemblablement des sanctions assez molles. Le président français François Hollande a réagi en appelant à « une réponse européenne forte et coordonnée à la nouvelle étape qui vient d’être franchie » lors du sommet européen des 20 et 21 mars.  De son côté, le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a annoncé que son pays suspendait « toute coopération militaire » avec la Russie, précisant que la mesure s’appliquait aux licences d’exportation.  Son homologue français, Laurent Fabius, avait envisagé peu avant le rattachement de la Crimée « la suspension » de la vente de deux navires militaires Mistral à la Russie pour 1,2 milliard d’euros, tout en admettant un dilemme.   »Nous ne pouvons pas envisager de livrer en permanence des armements compte tenu de ce comportement (russe), de l’autre côté il y a la réalité de l’emploi et de l’économie », a-t-il relevé.  Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine n’a pas tardé à mettre en garde le gouvernement français. « La France commence à trahir la confiance qu’on place en elle comme fournisseur fiable », a-t-il écrit sur son compte Twitter.  La Chambre de commerce franco-russe a fait connaître dès la semaine dernière son « extrême préoccupation ».   »Les milieux d’affaires et syndicaux allemands sont vent debout contre les sanctions », assure François Heisbourg, de la Fondation pour la recherche stratégique, basée à Paris.  Mais « les Russes sont beaucoup plus vulnérables que les Européens à la prise des sanctions: la Russie représente un peu plus de 1% du commerce extérieur de l’Union européenne et l’UE c’est 50% du commerce extérieur de la Russie », a-t-il dit à l’AFP.  Pour lui, même si l’UE importe encore 30% de son gaz en provenance de Russie, « au moins à court terme, on sort d’un hiver qui a été très doux et les stocks sont pleins ».   »On va souffrir, mais on part de l’idée que la Russie souffrira davantage encore sur un plan économique », explique à l’AFP Dominique Moïsi, de l’Institut français des relations internationales.  L’Allemagne, troisième partenaire commercial mondial de la Russie et premier en Europe, avec 6.000 entreprises sur le sol russe, est le pays « qui a le plus à perdre », fait valoir à Berlin Stefan Meister, expert du Conseil européen des relations extérieures, un groupe de réflexion.   »Même aujourd’hui, pendant qu’on discute des sanctions, l’Allemagne signe des contrats avec la Russie », dit à l’AFP Gian Maria Fara, président de l’Institut Eurispes à Rome.  Mais la chancelière allemande Angela Merkel semble reconnaître que les sanctions sont désormais inévitables.   »Nous y avons des intérêts, mais eux aussi ont des intérêts », a-t-elle dit vendredi devant les fédérations patronales à Munich (sud). « Nous devons exiger que le droit international soit respecté et nous ne pouvons pas rester sans rien faire quand il est bafoué ».  Pour François Heisbourg, « la façon dont la chancelière est passée tout au long de la semaine dernière du discours allemand traditionnel, très proche des intérêts des Russes, à un discours beaucoup moins lénifiant, montre qu’il n’y a pas de brèche » face au président russe Vladimir Poutine.  L’UE et les Etats-Unis ont déjà sanctionné lundi de hauts responsables russes ou pro-russes ukrainiens. Mais envisagent maintenant des sanctions économiques.   »Les Européens ont appris avec la crise iranienne comment mettre en place et gérer de façon assez fine et plutôt efficace des sanctions économiques et financières », relève François Heisbourg.  Vladimir Poutine « se trompe quand il surestime ses forces », analyse Dominique Moïsi. « On sent bien que le pouvoir économique, la bourse de Moscou, sont nerveux devant cet isolement croissant de la Russie ».  Surtout, face à la menace russe, « il y a un rapprochement américano-européen », explique François Heisbourg.  Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden a prévenu mardi que la Russie verrait « de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l’UE ».   »Le Congrès américain va appliquer des sanctions allant très loin, y compris vis-à-vis des pays tiers qui continueraient à travailler avec la Russie », a poursuivi François Heisbourg. « Les Européens seront obligés de réagir ».

 

Crimée : sanctions très symboliques contre la Russie

Crimée : sanctions très symboliques contre la Russie

Pour l’instant on reste dans le symbole avec des sanctions pour l’affichage. Compte tenu des autres dossiers sensibles (Iran, Syrie notamment) il n’est pas certain que la communauté internationale puisse aller très loin pour contrer Poutine. D’autant que l’Allemagne tient au commerce avec la Russie. Les autorités de Crimée ont demandé officiellement lundi le rattachement de la presqu’île, ukrainienne depuis 1954, à la Russie, au lendemain d’un vote massif des Criméens en ce sens, tandis que les Etats-Unis et l’Union européenne décidaient de sanctions largement symboliques contre Moscou. Les votants en Crimée se sont prononcés dimanche à 96,77% pour une séparation de la Crimée d’avec le reste de l’Ukraine et son rattachement à la Fédération de Russie, 60 ans après le don de la presqu’île à l’Ukraine par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev. Le taux de participation a été de 83%. A l’issue de cette consultation en forme de plébiscite, les autorités régionales de Crimée ont officiellement demandé dès lundi matin le rattachement de la péninsule à la Fédération de Russie, tandis que les Etats-Unis et l’Union européenne, qui avaient fait savoir qu’ils n’en reconnaîtraient pas les résultats, ont annoncé des gels d’avoirs et des interdictions de déplacements à l’encontre d’un certain nombre de personnalités russes et ukrainiennes. Le président russe Vladimir Poutine, soupçonné par l’Occident de vouloir peu à peu reconstituer l’ancien empire soviétique, ne figure pas sur la liste des sanctionnés. Toutefois, l’Union européenne a annoncé lundi que l’Ukraine signerait vendredi le volet politique d’un accord d’association, sans attendre la signature d’un accord commercial de portée plus large. Le Conseil suprême de Crimée « a adressé à la Fédération de Russie une proposition d’admission de la République de Crimée comme nouveau sujet (de la Russie) avec le statut d’une république », selon un communiqué mis en ligne sur le site du conseil.

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Corruption : demande de levée d’immunité contre le Maire de Cannes (UMP)

Corruption : demande de levée d’immunité contre le Maire de Cannes (UMP)

« Cette demande de levée d’immunité, déposée cette semaine auprès du parquet de Grasse, est en cours d’instruction » après avoir été transmise au parquet général d’Aix-en-Provence, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, confirmant des informations du site www.liberation.fr.  Charge désormais au parquet général de la transmettre à la Chancellerie qui peut alors l’adresser au président de l’Assemblée nationale. C’est le bureau de l’Assemblée qui tranche in fine.  Si la demande était acceptée, Bernard Brochand pourrait alors être entendu sous différents régimes possibles (par exemple garde à vue ou mise en examen) par le juge d’instruction de Grasse Jean-Pierre Murciano.  Six personnes ont jusque-là été mises en examen par le juge Murciano dans le proche entourage du maire de Cannes pour « corruption passive et active », « prise illégale d’intérêts » ou encore « soustraction de fonds publics ».  Les enquêteurs de la gendarmerie cherchent notamment à savoir si des fonds récoltés par l’association des Amis de Cannes (qui soutient le député-maire) ont pu servir à financer des événements liés à des campagnes électorales en 2012.  Deux co-listiers de Philippe Tabarot, élu UMP d’opposition et candidat aux municipales, avaient demandé plus tôt dans la journée à M. Brochand et à son premier adjoint David Lisnard, également candidat à la mairie, de s’expliquer sur ces « affaires cannoises » qui défraient la chronique depuis plusieurs mois.  Me Francis Szpiner, ténor du barreau de Paris, et Josy-Danielle Olini, magistrate en retraite et ancien vice-procureur de la République, ont fait part lors d’une conférence de presse de leur « inquiétude » et de leur « indignation », se disant « consternés par l’image donnée aujourd’hui de Cannes ».   »Une partie des faits, semble-t-il, a été reconnu », a souligné Me Szpiner, faisant allusion à des articles de presse dans lesquels des proches du maire de Cannes mettent l’édile en cause. « Dans ces conditions, le silence de M. Brochand est inacceptable », a asséné l’avocat.   »Quelle crédibilité accorder aux propos de (…) Me Szpiner, rémunéré par la famille Tabarot, pour défendre ses intérêts? Comment un avocat dont le rôle est de défendre, avant toute chose, la présomption d’innocence peut-il bafouer, pour des basses raisons électoralistes, ce principe intangible attaché aux droits de la défense? », avait réagi dans l’après-midi la majorité municipale dans un communiqué.   »Si des gens ont fauté, qu’ils soient punis, si les gens sont innocents, qu’ils soient innocentés », a rétorqué de son côté David Lisnard, dauphin adoubé par M. Brochand pour les municipales.  L’édile sortant ne se représente pas comme tête de liste, mais comme simple co-listier (en 17e position) de M. Lisnard. Celui-ci est donné jusque là vainqueur potentiel du second tour des municipales par les sondages.  Pour le premier tour, l’UMP n’a donné son investiture ni au filloniste David Lisnard, ni au copéiste Philippe Tabarot (frère de Michèle Tabarot, bras droit du patron de l’UMP

 

Scandale taux LIBOR ; plainte contre 16 banques

Scandale taux LIBOR ;  plainte contre 16 banques

L’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires aux Etats-Unis (FDIC), a annoncé vendredi avoir porté plainte contre 16 banques, accusant ces dernières d’avoir lésé des dizaines d’autres établissements, aujourd’hui disparus, via la manipulation du taux interbancaire Libor. Selon la FDIC, ces institutions financières ont rompu certains contrats qu’elles avaient noués avec les banques aujourd’hui fermées en faussant le taux Libor auxquels ces contrats étaient liés. Certaines des banques citées dans la plainte – dont UBS, Rabobank, Royal Bank of Scotland (RBS) et Barclays – se sont déjà acquittées d’amendes représentant au total plusieurs milliards de dollars auprès des autorités américaines et britanniques pour leur rôle dans le scandale de manipulation du Libor. Début décembre, la Commission européenne a infligé des amendes d’un montant total de 1,712 milliard d’euros à six banques pour entente illicite sur le marché des produits dérivés financiers, dont Citigroup, Deutsche Bank, RBS, JPMorgan, Société générale et le courtier RP Martin. Les établissements financiers visés sont accusés d’avoir artificiellement manipulé le Libor entre 2005 et 2010 en communiquant des informations trompeuses sur les taux d’intérêt auxquels elles se finançaient sur le marché interbancaire. Le taux Libor (London Interbank Offered Rate) sert de référence pour des milliers de milliards de dollars de produits financiers, qu’il s’agisse de crédit à la consommation, de prêts immobiliers ou étudiant ou encore d’obligations à taux variable. Les agissements des institutions financières incriminés par la FDIC ont entraîné des « pertes substantielles » pour les 38 banques qui avaient été placées sous son administration, dont Washington Mutual Bank et IndyMac Bank. Le régulateur n’a pas quantifié ces pertes. Et la plainte ne précise pas non plus les dommages réclamés par la FDIC. En plus d’UBS, de Rabobank, de RBS et de Barclays, les banques citées par cette plainte sont Bank of America, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, JPMorgan, Lloyds Banking Group, Société générale, Norinchukin Bank, Royal Bank of Canada, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ et WestLB.

 

Sondage aéroport Notre-Dame-des-Landes : les Français contre

Sondage aéroport Notre-Dame-des-Landes : les  Français contre

C’est cuit ou presque pour l’aéroport de Notre Dame des landes. Une majorité de français n’en veulent pas ; En dépit de l’entêtement d’Ayrault, le projet risque d’être enterré. Ayrault n’a plus que quelques mois à demeurer Premier ministre. Son successeur ne voudra pas s’encombrer de ce dossier contesté  peu pertinent qui ressemble davantage à une opération immobilière qu’à un vrai besoin transport. Réalisé pour le compte d’Agir pour l’environnement, Attac et l’Acipa (association locale), un  sondage est publié ce samedi 22 février, jour de mobilisation des opposants au projet. 24% des sondés se déclarent favorables au projet et 20% ne se prononcent pas. L’enquête a consisté en une seule question : « en considérant les incidences économiques, écologiques et climatiques d’une tel projet, estimez-vous que la construction du nouvel aéroport Notre-Dames-des-Landes doit être maintenue ou non? » Si 20% ont répondu ne pas savoir, 8% ont dit « oui certainement », 16% « oui probablement », tandis que 21% ont dit « non probablement pas » et 35% « non certainement pas ». Commentant dans un communiqué le résultat du sondage, Julien Durand, porte-parole de l’Acipa, a appelé le gouvernement « à entendre l’opposition qui s’exprime depuis plusieurs années à l’encontre de ce projet et à l’abandonner définitivement ». Stéphen Kerchkove, d’Agir pour l’environnement, estime qu’à « l’inutilité intrinsèque d’un tel projet, s’ajoute une véritable impopularité ». Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes organisent samedi à Nantes une manifestation, deux mois après la publication des arrêtés autorisant la reprise des premiers travaux (défrichage, transfert d’espèces protégées, diagnostic archélogique), qui n’ont toutefois pas encore démarré.

 

Sondage pôle emploi ; seulement 10% ont confiance en 2014 contre 67% il y a 40 ans

Sondage pôle emploi ; seulement 10% ont confiance en 2014 contre 67% il y a 40 ans

Confirmation, Pôle emploi ne sert à rien ou pas grand-chose. À peine 10% des Français font confiance à Pôle Emploi pour leur trouver du travail, une perte de confiance spectaculaire comparé à il y a 40 ans, quand les deux tiers avaient foi en l’ANPE. Une enquête menée par l’IFOP, à paraître à paraître le 16 février dans Sud Ouest Dimanche, établit qu’à la question « Auriez ou avez vous confiance dans Pôle Emploi pour vous procurer un travail ? », 10% des sondés répondent « oui », 77% « non », et 13% « ne savent pas ». Un sondage similaire réalisé en 1975, deux ans après le premier choc pétrolier, montrait que 67% des Français faisaient alors confiance à l’ANPE (Agence nationale pour l’Emploi) pour leur procurer un travail, soit 57 points de plus qu’actuellement. Par ailleurs, un tiers des Français accordent du crédit à Pôle Emploi dans son aptitude à « les informer sur les possibilités d’emploi ». Mais là encore, le recul est important, comparé aux 78% qui faisaient confiance à l’ANPE en 1975 sur cette mission d’information. Le faible niveau de confiance exprimé par les Français sur l’ensemble des missions de Pôle Emploi, est assez unanime, quel que soit l’âge, l’activité ou le lieu de résidence, relève l’IFOP. Mais les chômeurs, « les plus susceptibles d’avoir besoin de Pôle Emploi, se montrent les plus défiants ». Seuls 6% d’entre eux déclarent avoir confiance en Pôle Emploi pour leur trouver un travail (contre 12% des salariés du privé).

 

Tombola contre la fraude fiscale au Portugal

Tombola contre la fraude fiscale au Portugal

Intéressante initiative du Portugal avec sa tombola contre la fraude fiscale. En France avec le matraquage fiscal, on pourrait s’en inspirer car les baisse de rentrées  de TVA ne sont pas dues qu’à l’absence de croissance mais aussi au dessous de table, au travail au noir, voire aux fausses factures ; alors  Comment lutter contre la fraude fiscale ? Le Portugal a trouvé une nouvelle méthode qui a de quoi surprendre. Le gouvernement va lancer une tombola avec une voiture à gagner chaque semaine. Et pour participer au tirage, pas besoin d’acheter un ticket, il suffit de faire preuve de civisme fiscal ! Tous les moyens sont bons pour pousser les commerçants portugais à faire des factures, en bonne et due forme. Les consommateurs qui auront exigé un reçu au moment de payer leurs courses, leur coiffeur ou leur petit café au bar, seront automatiquement inscrits à la tombola hebdomadaire organisée par le fisc.  A chaque facture une chance de plus de participer au tirage au sort. Le gouvernement a débloqué un budget de 10 millions d’euros pour l’opération. Il espère évidemment que le montant sera compensé par des recettes fiscales supplémentaires. Les contribuables portugais pourront même cumuler la tombola, avec un autre avantage, celui de déduire de leur impôt sur le revenu une partie de la TVA acquittée au moment du paiement des factures chez les petits commerçants. Des incitations spectaculaires pour lutter contre l’économie souterraine, qui représenterait un quart du PIB du Portugal. En France, cette économie souterraine représenterait de l’ordre de 15%., elle va se développer avec le matraquage fiscal.

Discrimination positive : les français contre

Discrimination positive : les français contre

 

 

L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions mais aussi d’illusions. Pour faire « gauche » sur le plan sociétal, le gouvernement accumule les propositions. De quoi masquer son échec total  dans le domaine économique et social ; Il propose maintenant la discrimination positive pour permettre aux étrangers accéder à la fonction publique. Sil est nécessaire, indispensable même,  de favoriser l’intégration, one ne saurait en effet soutenir une telle proposition sans remettre en cause le principe même d’égalité (et du statut de la fonction publique).une fois de plus le gouvernement est à coté de ses baskets en voulant privilégier de reformes sociétales et en dédaignant les réformes économiques. Une vraie discrimination positive celle-là. !  Le sociétal avant économique pour faire avaler la pilule amère de l’échec de la gouvernance.  Cette  discrimination positive «ne serait pas une bonne chose» pour une grande majorité de Français. Trois jours avant une réunion interministérielle pour établir la feuille de route du gouvernement sur l’intégration des immigrés, le sondage BVA pour I>télé-CQFD-Le Parisien/Aujourd’hui en France de ce samedi risque de faire quelques vagues à la tête de l’Etat. Alors que Matignon «envisage de faciliter l’accès des immigrés à la fonction publique» selon le Parisien, 67% des personnes interrogées estiment que la discrimination positive ne serait pas une bonne chose contre 29% qui croient le contraire. Chez les sympathisants de gauche les avis sont partagés, 48% pour et 49% contre. A droite en revanche, la majorité est contre (83%), seuls 14% pensent que la discrimination positive est une bonne idée. D’autre part, 21% des sondés se sentent plus proches de l’idée que «c’est avant tout la société française qui doit donner les moyens aux personnes d’origine étrangère de s’intégrer». Ils sont 77% à penser plutôt que «ce sont avant tout les personnes étrangères qui doivent se donner les moyens de s’intégrer». Depuis la création du ministère de l’Identité nationale en 2007, puis sa fusion dans celui de l’Intérieur, une partie des politiques d’intégration ont été rattachées à la place Beauvau. La réunion interministérielle de mardi à Matignon devrait redistribuer les cartes. La politique d’intégration sera bâtie autour de deux piliers, «l’accueil des primo-arrivants» et la «lutte contre les discriminations» envers les étrangers et leurs enfants, selon Matignon. Outre la question de la gouvernance, la réunion de mardi devrait être l’occasion de présenter des propositions concrètes.

 

OMT : l’Allemagne porte plainte contre la BCE

OMT : l’Allemagne porte plainte contre la BCE

L’Allemagne ne manque pas une occasion de nourrir l’euroscepticisme des autres pays en contestant la pratique trop laxiste de la BCE. La Cour constitutionnelle allemande a annoncé vendredi qu’elle transmettrait à la Cour de justice de l’Union européenne une plainte déposée contre la Banque centrale européenne (BCE) au sujet de son programme de rachats obligataires (OMT), s’abstenant ainsi de la sanctionner elle-même. La cour de Karlsruhe estime qu’il y a d’importantes raisons donnant lieu de supposer que le programme « va au-delà du mandat de politique monétaire de la BCE et est ainsi en infraction vis-à-vis des prérogatives des Etats membres et de l’interdiction d’un financement monétaire du budget ». Toutefois, elle « juge également possible qu’une interprétation restreinte de la décision OMT » la rende conforme à la loi. L’instance allemande devait fournir sa propre interprétation du dossier avant de le transmettre à la juridiction européenne, laquelle prendra cette interprétation pour base de son propre jugement. Le programme des « opérations monétaires sur titres » (OMT) annoncé le 12 septembre 2012 par le président de la BCE, Mario Draghi , au cœur de la crise de la dette souveraine, passe pour avoir stabilisé l’euro, alors même qu’il n’a jamais été mis en œuvre à ce jour. Toute décision de justice susceptible d’en restreindre l’usage -ces opérations étant de nature « illimitée »- risquerait de déstabiliser durablement les investisseurs. La Cour européenne de justice est connue pour ses verdicts ayant des penchants fédéralistes, fondés sur une interprétation élargie des pouvoirs des institutions européennes. De ce fait, la décision de la Cour constitutionnelle allemande de s’en remettre à la justice européenne peut être vue comme une défaite pour la Bundesbank, dont le président Jens Weidmann, tenant d’une stricte orthodoxie monétaire, avait mis en cause la légalité du programme OMT.

Nouvelle demande de levée d’immunité contre Dassault

Nouvelle demande de levée d’immunité contre Dassault

 

Le Sénat qui s’est ridiculisé en refusant la première demande d’immunité vont devoir à nouveau trancher ; pas sûr qu’ils  lèvent  l’immunité car en protègent Dassault, ils se protègent eux mêmes. Les juges en charge de l’enquête sur des achats présumés de voix dans la ville de Corbeil-Essonnes (Essonne) ont formulé une nouvelle demande de levée de l’immunité parlementaire de Serge Dassault, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Cette demande, nourrie par de nouveaux éléments apparus dans le dossier, a été adressée au parquet de Paris le 27 janvier dernier et celui-ci a donné depuis un avis favorable, a-t-on précisé de même source. Cette demande remontera donc au ministère de la Justice avant de retourner au bureau du Sénat. Ce dernier avait refusé le 8 janvier dernier de lever l’immunité de Serge Dassault malgré un avis favorable du parquet, suscitant de vives critiques de la part de responsables de la majorité, des sénateurs de gauche ayant mêlé leurs voix à celles de la droite. Pour éviter que l’incident ne se reproduise, le groupe communiste, républicain et citoyen a annoncé qu’il demanderait que le vote s’effectue à main levée. « C’est en effet l’opacité de la procédure du vote à bulletin secret rétablie en 2009, qui avait permis les errements du vote du 8 janvier dernier », écrit-il dans un communiqué. L’immunité parlementaire dont bénéficie le sénateur UMP, par ailleurs propriétaire du groupe aéronautique Dassault Aviation et d’un groupe de presse, n’empêche pas les magistrats d’effectuer des perquisitions, comme ils l’ont d’ailleurs fait au printemps dernier, mais ne leur permet pas de le placer en garde à vue. Face au flot de réactions indignées, les avocats de Serge Dassault, Jean Veil et Pierre Haïk, avaient dénoncé « une inquiétante remise en cause d’une décision rendue souverainement dans le respect des institutions de la Ve République. » Serge Dassault, qui est âgé de 88 ans, fut maire de Corbeil-Essonnes de juin 1995 à juin 2009. C’est un de ses proches collaborateurs, Jean-Pierre Bechter, qui est actuellement maire de cette commune de la grande banlieue parisienne.  

 

Hollande : rupture avec la lutte contre le chômage

Hollande : rupture avec la lutte contre le chômage

 

Rupture avec Trierweilller annoncée par Hollande lui-même à  l’AFP, une procédure du meilleur goût ! Pour continuer dans la tartufferie il aurait pu aussi passer le message suivant : » J’ai décidé de mettre fin à la lutte contre le chômage » ; Quid en effet de l’inversion de la courbe du chômage avec lequel il a soulé la France toute l’année 2013. Rien plus rien, disparu des discours et des écrans la fameuse promesse. Pire, non seulement le chômage a augmenté et sur des chiffres poudrant tripotés par Pôle emploi (on raye à tout de bras des chômeurs pour non actualisation et pour motifs administratifs et souvent sans raison) mais en plus Environ 500 000 personnes sont tombés dans la précarité la plus totale et se sont  désinscrits de Pôle emploi. C’est évidemment la pire trahison de Hollande bien plus dramatique que celle de Trierweilller. Il y encore quelques mois, Hollande haranguait les salariés de Aulnay, Florange, chez Continental et dans d’autres usines symboliques de la désindustrialisation, aujourd’hui ce sont les CRS qui doivent le   protéger des mêmes salariés justement révoltés par les honteuses promesses de Hollande.

Medef : un million d’emplois contre la baisse des charges ? Un chiffrage aléatoire

Medef : un million d’emplois contre la baisse des charges ? Un chiffrage aléatoire

En fait c’est un pari du Medef, il veut 100 milliards de charges en moins sur 5 ans et promet en échange 1 million d’emplois en plus. Cela en réponse au pacte de responsabilité de Hollande (qui en fait a repris les propositions patronales). Reste que ce chiffrage est aléatoire. Dans le passé nombre de promesse de ce type n’ont pas été tenues. Chiffrer  reste  toujours difficile car la baisse des charges ira en priorité à la production, c’est-à-dire à la restauration des marges et à l’investissement. A terme évidemment la production plus compétitive reprenant, les effectifs pourront être ajustés à la hausse et réduire ainsi le chômage. Mais l’articulation charges-emplois n’est pas aussi automatique et aussi spontanées. En attendant, il faudra toutefois amortir les sureffectifs actuels qui résultent du fait que globalement la production stagne depuis longtemps. Il est clair cependant que cela permettrait quand de retrouver, même avec un décalage temporal, un cercle vertueux.  Le Medef mobilise donc ses troupes, ce lundi 13 janvier à Lille, autour de son opération « 1 million d’emplois créés » contre une baisse massive des charges ». C’est le pacte de confiance que le patronat avait proposé au mois d’octobre au gouvernement et que François Hollande a repris, dans le principe en tous cas, avec son pacte de responsabilité. Mais l’idée d’une transformation mécanique entre baisse du coût du travail et création d’emplois n’est pas si simple, notamment parce que les entreprises françaises ont globalement trop de salariés.  Les entreprises sont ainsi en sureffectif. 250.000 emplois en France auraient dû être détruits depuis 2008. C’est en tout cas ce qu’ont calculé les économistes de l’OFCE. En fait, la baisse de production provoquée par la crise n’a pas été suivie en France d’une baisse proportionnelle des effectifs. Les entreprises n’ont pas ajusté le nombre de leurs salariés. Pour un grand nombre de sociétés, il est parfois plus simple de garder ses équipes, de continuer à les former en attendant la reprise. Selon un économiste, il n’est pas si évident qu’une baisse des charges, même importante, entraîne automatiquement une vague d’embauches. D’abord parce que leur priorité est de restaurer leurs marges et ensuite parce qu’elles sont donc aujourd’hui en capacité de produire plus à effectifs constants. La CGPME s’est d’ailleurs montrée très sceptique à l’égard de l’engagement du Medef de pouvoir créer un million d’emplois. Mais pour l’organisation de Pierre Gattaz le chiffre est certes ambitieux mais possible à atteindre s’il s’accompagne, précise le Medef, d’un environnement règlementaire pro-entreprises.

Plainte contre Serge Dassault pour association de malfaiteurs

Plainte contre Serge Dassault pour association de malfaiteurs

 

Une plainte pour association de malfaiteurs a été déposée contre Serge Dassault par un homme qui accuse le sénateur UMP d’avoir voulu le faire arrêter au Maroc, a annoncé lundi l’avocate du plaignant. Cet homme a été victime début 2013 d’une tentative d’assassinat à Corbeil-Essonnes, ville de la banlieue Sud de Paris dont Serge Dassault a été le maire. Selon France Inter, qui a révélé l’information, l’actuel maire, Jean-Pierre Bechter, est également visé par la plainte, ainsi que le directeur des Sports de la ville et un diplomate marocain en poste à Paris. « La plainte est rédigée depuis trois semaines », a dit l’avocate du plaignant, Marie Dosé, sur BFM TV. « Nous attendions la fin des fêtes, parce que Fatah Hou et sa famille voulaient être tranquilles, avant de déposer notre plainte. » Le Sénat doit examiner mercredi la levée de l’immunité parlementaire de Serge Dassault, également propriétaire du groupe aéronautique Dassault Aviation, demandée par des juges qui enquêtent sur un système d’achat de votes à Corbeil-Essonnes.

Grève SNCF contre la réforme : le grand oubli

Grève SNCF contre la réforme : la grande confusion

 

Officiellement la grève vise à s’opposer au projet de reforme de la SNCF qui serait éclatée en trois société distincte (une sorte de holding, une société d’exploitation des activités, une société de gestion des infrastructures). En réalité il ne s’agit pas d’un éclatement mais d’un regroupement puisque actuellement les infrastructures dépendent d’une société RFF sans lien juridique avec la SNCF. En fait ce que craignent surtout certains syndicats c’est l’ouverture à la concurrence qui doit concerner l’activité voyageurs aussi bien sur les grandes lignes, les trains intercités ou encore les TER. Pour les TER, les régions demandent avec insistance cette ouverture à la concurrence considérant que la facture SNCF est trop élevée (et trop opaque). Le regroupement de toutes les activités au sein de la SNCF risque de freiner cette ouverture à la concurrence. L’opposition au projet de réforme de la SNCF est donc assez incompréhensible pour nombre d’observateurs. Non pas que cette réforme soit très claire car elle ménage tout le monde et en définitive entretient la confusion des rôles. Un grand oubli dans cette réforme, l’apurement de la dette historique : autour de 40 milliards. Un véritable boulet qui hypothèque le développement mais aussi tout simplement l’entretien. Au cours des décennies passées l’Etat a décidé de grands projets certes très novateurs comme les nouvelles lignes TGV mais sans jamais se préoccuper vraiment de l’aggravation de l’endettement. Or tant que cette question ne sera pas traitée et sans une nouvelle politique globale des transports,  il sera vain de parler de vraie réforme du rail.

Alitalia: 300 millions de recapitalisation contre la suppression de 1.900 emplois

Alitalia: 300 millions de recapitalisation contre la suppression de 1.900 emplois

C »était la demande d’Air France (actionnaire d’Alitalia), recapitaliser Alitalia mais contre la suppression d’emplois. La recapitalisation de 300 millions sera donc réalisée mais contre en quelque sorte la suppression de 1900 emplois. Sur 295 millions d’euros d’économies, 128 millions seront réalisées sur le coût du travail : suppression de l’équivalent de 1.900 postes et de certaines primes, notamment d’ancienneté, instauration d’une « contribution de solidarité » pour les salaires supérieurs à 40.000 euros bruts. En revanche, aucun « licenciement sec » n’est prévu.   »Nous ne voulons laisser à la maison ou renvoyer personne », a déclaré aux syndicats le PDG d’Alitalia, Gabriele del Torchio, selon lequel un plan « d’optimisation des coûts » est « absolument incontournable » pour la compagnie, au bord de l’asphyxie financière.  Un redimensionnement de la flotte est également prévu, avec l’abandon de 11 appareils A320.  Par ailleurs, le PDG a indiqué aux syndicats que son projet d?augmentation de capital était « pratiquement atteint ».  Alitalia, chroniquement déficitaire et dont la dette s’élève à 1,2 milliard d’euros, avait validé le mois dernier le principe d’une augmentation de capital jusqu’à 300 millions d’euros.  Une première période d’adhésion à l’opération ne lui avait permis de lever que 173 millions d’euros. Le deuxième tour doit s’achever mardi soir.  Le seuil de 225 millions d’euros de promesses d’achat de nouveaux titres devrait être atteint, ce qui devrait permettre au groupe public Poste Italiane de débloquer à son tour 75 millions et donc de parvenir aux 300 millions d’euros prévus.  Mais la compagnie italienne est toujours à la recherche d’un partenaire, a indiqué le PDG aux syndicats.  Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, qui détient actuellement 25% de la compagnie italienne, avait refusé de souscrire à cette augmentation de capital, jugeant que « les indispensables mesures de restructuration financières n’étaient pas réunies ».  Mardi, la compagnie allemande Lufthansa ainsi que l’espagnole Vueling ont confirmé qu’ils n’étaient pas intéressés.   »C’est un plan de coupes budgétaires sans partenaire et sans prospective industrielle », a commenté le responsable de la fédération Transports du principal syndicat italien Cgil, Franco Nasso. Celui-ci a déploré « l’absence du gouvernement » dans ce dossier, jugeant que son implication est « indispensable pour que la négociation puisse s’ouvrir ».   »Le plan ne nous convainc pas, tant sur les recettes que sur le coût du travail », a ajouté son homologue de l’UIL, Claudio Tarlazzi, selon lequel la direction « doit accepter de le revoir et de le modifier sur les propositions des syndicats ».  Quant au responsable du troisième syndicat représenté, la CISL, il a jugé le plan « décevant » et réclamé de « la clarté sur le partenaire industriel ainsi que sur les mesures d’accompagnement social ».  Chroniquement déficitaire, Alitalia, qui compte 14.000 salariés, subit de plein fouet la concurrence des compagnies à bas coûts et du train.

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