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Brexit : les députés britanniques ni pour, ni contre !

Brexit : les députés britanniques ni pour, ni contre !

 

Plus les votes se multiplient et plus la situation s’obscurcit. Lors du dernier épisode du feuilleton,  les députés britanniques se sont prononcés contre un Brexit dur c’est-à-dire sans accord. Mais les jours précédents ils avaient aussi voté contre un Brexit doux  avec l’accord passé entre l’union économique et Theresa May. Autrement dit les parlementaires britanniques pour schématiser ne sont ni pour un Brexit dur, ni pour un Brexit dur !  En fait, ils voudraient renégocier un accord de transition que refuse l’union européenne considérant qu’elle a déjà fait déjà beaucoup de concessions. La date fatidique de rupture avec l’union économique est fixée au 30 mars. On voit mal comment d’ici cette échéance les députés britanniques pourraient se mettre d’accord sur une position cohérente. Du coup il est vraisemblable qu’il risque de se prononcer pour un report de la date du 30 mars. Un report officiellement de quelques mois mais qui pourrait durer compte tenu de l’imbroglio politique au Parlement britannique. Ce mercredi 13 mars dans la soirée, d’extrême justesse, l’option d’un Brexit sans accord. 312 membres de la Chambre des Communes ont voté contre cette possibilité et 308 ont voté pour, soit un écart très serré de 4 votes. S’exprimant devant les parlementaires, Theresa May les a invités à approuver l’accord de sortie de l’Union négocié avec Bruxelles afin de pouvoir obtenir une « courte prolongation technique » de l’article 50, faute de quoi le Brexit pourrait ne pas intervenir avant longtemps. « Une courte extension technique ne sera offerte que si nous avons un accord en place », a dit la Première ministre. Sans accord, « une extension beaucoup plus longue » sera nécessaire tout comme la tenue d’élections européennes au Royaume-Uni, a-t-elle ajouté. Le gouvernement britannique va proposer jeudi de repousser le Brexit au 30 juin à condition que le Parlement approuve d’ici au 20 mars le projet d’accord négocié avec Bruxelles, a annoncé mercredi le président de la Chambre des Communes, John Bercow. Si le texte est adopté d’ici le 20 mars, « le gouvernement s’efforcera d’obtenir un accord avec l’Union européenne afin d’obtenir un report pour une période qui s’achèvera le 30 juin 2019″, a expliqué le président de la Chambre des Communes. De son côté la commission européenne a réitéré son refus de négocier et rappeler qu’il n’existe que deux solutions de sortie de crise, celle qui passe par la conclusion d’un accord et celle qui passe par l’absence d’accord, a rappelé l’exécutif européen. Une petite ouverture qui pourrait ouvrir la porte à des modifications secondaires de l’accord de transition mais peut être suffisant pour Theresa May afin d’obtenir une majorité au Parlement. Bref de la tambouille politique.

Urgence nationale : Le Sénat US contre

Urgence nationale : Le Sénat US contre

Sala temps pour Trump cette fois contesté dans son propre camp au sénat qui déteint la majorité. Le fameux artifice de l’urgence nationale concernant la construction d’un mur entre les États-Unis et le Mexique va en effet être rejeté par le Sénat. Une déconvenue qui s’ajoute en outre à l’enquête lancée par les démocrates concernant les conditions douteuses de la campagne électorale de Trump. Notons aussi l’échec de l’accord avec la Corée du nord. Le président américain et le président coréen ce sont en effet quitté en désaccord sur la question du nucléaire coréen. La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avait la première rejeté le 26 février cette mesure d’exception permettant à Donald Trump de contourner le Congrès pour débloquer des fonds, afin de financer la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique contre l’immigration clandestine.

C’est désormais au tour du Sénat, à majorité républicaine (53 sièges sur 100), de se prononcer dans les prochains jours, à une date encore non fixée. Or quatre sénateurs républicains ont déjà annoncé qu’ils voteraient avec les démocrates contre cette déclaration. Plusieurs autres se sont déclarés gênés par cette procédure exceptionnelle qui outrepasse, à leurs yeux, les pouvoirs de l’exécutif.

Sondage djihadistes : énorme majorité contre leur retour

Sondage  djihadistes : énorme majorité contre  leur retour

 

Selon la dernière étude Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info 82 % des personnes interrogées en France approuvent le jugement des djihadistes français en Irak. Pas question donc, à leurs yeux, de voir revenir ces islamistes radicaux qui ont renié et combattu le pays des droits de l’homme pour que la justice leur serve ensuite de tribune et leur trouve des excuses.

Les sympathisants de La République en marche font ici jeu égal avec ceux du Rassemblement national de Marine Le Pen! Dans ces deux «familles» politiques, 89 % des sondés estiment que le gouvernement a raison de laisser l’Irak juger ces ressortissants français. Les LR sont à peine plus fermes, avec 90 % de soutien à la décision d’Emmanuel Macron. À gauche, même les sympathisants du PS et de La France Insoumise approuvent largement le choix de la fermeté, à 72 % pour les socialistes et à 61 % pour les mélenchonistes.  Restent cependant la question des enfants notamment des orphelins.

 

Loi contre la haine sur Internet, une proposition confuse

Loi  contre la haine sur Internet, une proposition confuse

 

A priori,  la proposition de loi contre la haine sur Internet paraît intéressante pour tenter de mettre fin au dérives notamment racistes. Reste que ce projet va poser de nombreuses interrogations. Il faudra d’abord définir ce qu’on entend par le concept de haine. En effet certaines postures relèvent simplement du débat démocratique quand elles font s’affronter  des stratégies politiques ou des visions différentes sur des problématiques sociales, économiques ou sociétales. La question est aussi de savoir si c’est la forme ou le fond qui sera retenu. Sans doute un peu les deux mais on peut souhaiter bon courage aux juges qui auront à évaluer le caractère haineux de certains propos sur le net ( sauf les propos bêtes et méchants). Un autre problème se pose celui de savoir si l’on peut réguler les propos uniquement sur un support comme Internet. Finalement Internet est un support comme les autres ; il n’est devenu important qu’en raison du nombre de personnes qui utilisent ce média. Pas sûr que la seule régulation sur Internet soit juridiquement acceptable. Si régulation il y a, elle doit concerner tous les supports d’expression. Le texte sera déposé par la députée La République en marche Laetitia Avia et reprendra les propositions de son rapport sur le sujet, a ajouté le chef de l’Etat lors d’un discours au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). “Ce texte portera des dispositions claires imposant les retraits dans les meilleurs délais de tous les contenus appelant à la haine, mettant en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité dans les meilleurs délais et enfin appelant à la responsabilité, y compris sur le plan juridique, les plateformes”, a dit Emmanuel Macron. “Faut-il interdire partout sur Internet l’anonymat ? Je pense que nous pourrions aller par cette voie à quelques égards vers le pire et il faudra donc y réfléchir à deux fois”, a-t-il ajouté.

Un projet de loi contre la haine sur Internet (Macron)

Un projet de loi  contre la haine sur Internet  (Macron)

 

A priori,  la proposition de loi contre la haine sur Internet paraît intéressante pour tenter de mettre fin au dérives notamment racistes. Reste que ce projet va poser de nombreuses interrogations. Il faudra d’abord définir ce qu’on entend par le concept de haine. En effet certaines postures relèvent simplement du débat démocratique quand elles font s’affronter des idéologise, des stratégies politiques ou des visions différentes sur des problématiques sociales, économiques ou sociétales. La question est aussi de savoir si c’est la forme ou le fond qui sera retenu. Sans doute un peu les deux mais on peut souhaiter bon courage aux juges qui auront à évaluer le caractère haineux de certains propos sur le net. Un autre problème se pose celui de savoir si l’on peut réguler les propos uniquement sur un support comme Internet. Finalement Internet est un support comme les autres ; il n’est devenu important qu’en raison du nombre de personnes qui utilisent ce média. Pas sûr que la seule régulation sur Internet soit juridiquement acceptable. Si régulation il y a, elle doit concerner tous les supports d’expression. Le texte sera déposé par la députée La République en marche Laetitia Avia et reprendra les propositions de son rapport sur le sujet, a ajouté le chef de l’Etat lors d’un discours au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). “Ce texte portera des dispositions claires imposant les retraits dans les meilleurs délais de tous les contenus appelant à la haine, mettant en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité dans les meilleurs délais et enfin appelant à la responsabilité, y compris sur le plan juridique, les plateformes”, a dit Emmanuel Macron. “Faut-il interdire partout sur Internet l’anonymat ? Je pense que nous pourrions aller par cette voie à quelques égards vers le pire et il faudra donc y réfléchir à deux fois”, a-t-il ajouté.

Nouvelle action juridique contre les compteurs Linky

Nouvelle action juridique contre les compteurs Linky

Nouvelle action juridique contre les compteurs Linky au tribunal de paris pour protester contre exploitation éhontée des données.  La  CNIL avait  déjà dénoncé aussi l’arnaque des compteurs Linky au motif qu’en réalité les clients ne sont pas réellement informés des conséquences relatives à l’exploitation des données.   Des contrôles ont, en effet, révélé que le consentement demandé aux clients n’était pas « libre, éclairé et spécifique » conformément à l’article 7 de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978. La cour des comptes a critiqué  aussi  les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes. Selon les avocats qui attaquent les compteurs Linky au tribunal de Paris, Enedis utilise des “courants porteurs en ligne” (CPL) générant des radiofréquences situées entre 35 et 95 kHz, qui transforment le circuit électrique des clients en antenne. Or, dans un avis de juin 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande d’étudier la possibilité d’installer des filtres “permettant d’éviter la propagation des signaux CPL” dans les logements et fait état d’”incertitudes sur les effets sanitaires” des fréquences mises en œuvre, font valoir les deux avocats. Ils demandent notamment au tribunal d’enjoindre à Enedis de ne pas installer de compteur Linky chez leurs clients, de leur fournir une électricité exempte de tout courant CPL et de leur communiquer toutes une série d’informations, notamment sur la nature des données collectées par cet appareil.

 

Lutte contre les fake news, le harcèlement et la haine : l’amalgame dangereux

Lutte contre les fake news, le harcèlement et la haine : l’amalgame dangereux

 

Plusieurs responsables politiques réclament désormais des mesures qui seraient destinées à lutter contre les  fake news, le harcèlement et la haine. Une espèce d’amalgame très fumeux même s’il peut exister quelques liens. Par ailleurs chaque type de débordement mérite sans doute un traitement spécifique. Une mesure commune pourrait toutefois être décidée : celle qui consiste à interdire l’anonymat sur Internet. Sur tous les autres supports d’information (bulletin, tracts journaux etc.) le nom de l’éditeur est obligatoire. Pourquoi pas sur Internet. Lorsqu’elle ne comporte pas de nom, l’information sur le net constitue une sorte de lettre numérique anonyme. La levée de l’anonymat faciliterait les poursuites judiciaires qui sont sans doute préférable à une régulation administrative dans une démocratie. Pour le cas particulier des fake, news le débat est particulièrement confus car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication ! Certains avancent l’idée d’une régulation préventive via des algorithmes qui détecteraient et bloqueraient les fausses nouvelles, la haine ou le harcèlement. Une tâche complètement irréaliste, également très dangereuse car ce serait substituer  un pouvoir administratif au pouvoir judiciaire. En clair ce serait le retour de la censure.

Plainte contre Macron qui monopolise les médias

Plainte contre Macron qui monopolise les médias

 

 

Plusieurs responsables de l’opposition ont saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour protester contre la monopolisation des médias par macron. En effet, le chef de l’État profite du grand débat pour chaque semaine apparaître pendant des heures sur les chaînes de télévision très complaisantes notamment les chaînes d’information. En réalité ces déplacements ne sont qu’un prétexte. Le propos du président de la république n’est pas destiné à l’auditoire local mais aux caméras de télévision. Une situation d’autant plus condamnable qu’il ne s’agit pas véritablement d’un débat mais d’un meeting. En effet l’auditoire est d’abord savamment sélectionné, ensuite on autorise quelques questions et de manière très professorale, macron développe pendant 10 minutes ou un quart d’heure le bien-fondé de sa politique. Rien à voir avec un grand débat. “Chacun a pu constater une explosion du temps de parole dévolu au président de la République et aux membres du gouvernement”, écrit le président des Républicains (LR) dans un courrier, que Reuters a pu consulter jeudi. “Aussi, nous souhaitons connaître les mesures prévues par le Conseil supérieur de l’audiovisuel afin de garantir un rattrapage des autres formations politiques et d’assurer la meilleure équité possible à l’approche des élections européennes”, ajoute-t-il.

Sondage Référendum : les sympathisants « en marche contre » !

Sondage Référendum : les sympathisants « en marche contre » !

Selon un sondage de l’IFOP pour le JDD, 73 % des Français seraient favorables à l’organisation d’un référendum dans les prochains mois. Le problème c’est qu’on ne sait pas quel type de questions pourrait contenir ce référendum. Il est donc vraisemblable qu’il y a de nombreuses contradictions chez les partisans de cette consultation. Certains voulant sans doute se limiter à des questions constitutionnelles, d’autre souhaitant  un élargissement aux problèmes économiques et sociaux. Même sur les questions constitutionnelles demeurent vraisemblablement de nombreuses contradictions chez les Français. Finalement sans référence à l’objet de la consultation ce sondage n’a guère de signification. Pas davantage de signification dans le chiffre de 50 % qui voudraient que ce référendum soit couplé avec les villes européennes. Observons cependant que 53 % des partisans d’en marche ne sont pas favorables à ce référendum. Et pour cause ils craignent sans doute que Macron le perde sa légitimité.

 

 

Sondage : 61 % contre la politique économique de Macron

Sondage : 61 % contre la politique économique de Macron

Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune , 61 % des Français condamnent la politique économique de Macron. C’est un peu moins que précédemment mais c’est encore énorme. 29 % seulement approuvent : ce qui est bien insuffisant pour donner une légitimité aux réformes du pouvoir. Des résultats qui ne sont pas surprenants dans la mesure où Macron a échoué sur la croissance, sur l’emploi et sur la gestion des équilibres financiers. Pire la situation déjà dégradée en 2018 ne va pas s’améliorer en 2019. Pour preuve, la Commission européenne a abaissé ses prévisions de croissance pour la France en 2019 selon un communiqué publié ce jeudi. L’institution estime que le PIB de l’économie tricolore ralentirait à 1,3% cette année contre 1,5% en 2018. Il y a encore quelques jours, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire maintenait sa prévision de croissance à 1,7% pour cette année lors de ses voeux aux acteurs de l’économie. Les marges de manoeuvre pourraient encore se réduire pour le gouvernement confronté à un mouvement social inédit depuis maintenant plus de trois mois. Dans sa dernière livraison, la Cour des comptes a mis en doute la solidité des prévisions économiques du gouvernement. L’erreur fondamentale de Macron aura été d’accorder des cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux entreprises pendant qu’il matraquait les ménages. Ce qui a tué la consommation et la croissance. La plus grave erreur aura sans doute été d’assommer le pouvoir d’achat des retraités. Par catégorie, ce sont les employés et les ouvriers (66%) qui restent les plus critiques à l’égard de l’ancien ministre de l’Économie. Le mécontentement est aussi particulièrement visible chez les retraités (66%) et dans les communes inférieures à 20.000 habitants (69%). En dépit des annonces en faveur des retraités modestes le 10 décembre dernier, la colère semble toujours présente. La désindexation des pensions a suscité une vive opposition chez les foyers composés de retraités. Selon une récente étude de l’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE),  la moitié d’entre eux verront  »leur revenu disponible se réduire sous l’effet du quasi gel des pensions de retraite notamment » en 2019.  Pour les couples retraités, la perte est évaluée à 390 euros par an en moyenne alors que pour ceux vivant seuls, elle est estimée à 240 euros.

 (*) Méthode : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet le 06 février 2019. L’échantillon est constitué de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

Soutien gilets jaunes : les pauvres pour, les classes aisées contre

D’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo  et Le Figaro, le soutien au mouvement des gilets jaunes est encore majoritaire à hauteur de 55 % mais cela cache une opposition assez nette entre les catégories pauvres et les classes supérieures. Pour schématiser entre les urbains aisés qui bénéficient de la mondialisation et les Français des zones périphériques faiblement rémunérées, mal formés et de plus en plus privé de services publics. Le mouvement est soutenu par près des deux tiers des ouvriers (64%), à l’inverse, les deux tiers des cadres (66%) souhaitent que le mouvement cesse.

La poursuite du mouvement est appréciée différemment selon le niveau de revenus des personnes interrogées. Près des trois quarts des Français les plus modestes (72%) souhaitent qu’il perdure, alors que près des deux tiers des Français les plus aisés (61%) veulent que le mouvement s’arrête. Même si les Français sont moins nombreux à soutenir les « gilets jaunes », ils continuent de partager une partie de leurs revendications. Ainsi, le pouvoir d’achat est la principale préoccupation des Français pour 2019, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting. Augmenter le pouvoir d’achat est le souhait numéro un de 54% des sondés. La lutte contre le chômage est citée par 32% personnes interrogées.   Ce rapport s’est totalement inversé par rapport à l’enquête Odoxa publiée le 1er janvier 2015. La baisse du chômage était la priorité pour 59% des Français, soit 27 points de plus que cette année. Quant à la préoccupation sur le pouvoir d’achat, elle n’avait la faveur que de 41% des sondés. La lutte contre le chômage, préoccupation majeure des décennies passées, est désormais la quatrième priorité des Français. Les deuxième et troisième attentes citées par les personnes interrogées sont la lutte contre la pauvreté (45% de citations, plus 12 points en quatre ans) et la baisse du niveau des impôts et des taxes (41% de citations, plus un point en quatre ans). Ces préoccupations, mises en exergue depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », supplantent désormais les sujets plus régaliens et sociétaux que sont la sécurité et la délinquance (29%, contre 34% en 2015) et la lutte contre l’immigration clandestine (26%, contre 30% en 2015). À noter enfin que l’amélioration de la protection de l’environnement est citée par 24% des Français. C’est sept points de plus qu’il y a quatre ans (17%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 2 et 3 janvier 2019, sur un échantillon de 1 004 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Gilets jaunes : la révolte des gueux contre les nantis

Gilets jaunes : la révolte des gueux contre les nantis

 

D’une certaine manière, le mouvement de gilets jaunes constitue une sorte de révolte de gueux contemporains. Pas forcément les plus pauvres, car ceux-là sont tellement désespérés qu’il ne compte plus que sur les restos du cœur ou la banque alimentaire pour survivre. La plupart des membres des gilets jaunes, eux, représentent les couches populaires et moyennes. Rappelons que le salaire net en France et 1750 € environ et la pension de 1100 €. Il s’agit de moyenne avec des dispersions évidemment. Le SMIC concerne directement à peu près 10 % de la population. Un SMIC à 1150 € nets et qui influence encore 20% d’autres salaires.  Dans les zones rurales et les petites villes,  il n’est pas rare de faire 50 à 60 km pour se rendre au travail. Soit un coût de 400 € par mois. La dépense la plus importante est celle du logement : de l’ordre 30 % du revenu soit en moyenne autour de 600 €. Avec deux salaires il est encore possible de s’en tirer mais avec un seul salaire, c’est la galère assurée. D’autant que cette catégorie ne peut prétendre à la plupart des allocations sociales. On objectera que le salaire en euros constants  est bien supérieur à ce qu’il était il y a 50 ans avec cette différence que les besoins ont considérablement évolué : les besoins en transport, en logement et aussi en dépenses contraintes (abonnements, assurances, impôts  etc.). Des dépenses contraintes représentent 60 % pour les moins favorisés et 20 % du pouvoir d’achat pour les plus aisés. Pour vivre aujourd’hui presque décemment il faudrait autour de 3000 € par ménage. On est loin du compte d’autant que nombre de familles ne compte qu’un salarié (et/ou un seul chef de famille). Il est clair que la partie de la population la plus aisée à largement profité des mutations économiques, sociales et technologiques. Il n’est donc pas surprenant, que ceux dont les revenus varient par exemple entre 5000 et 20 000 € se montrent très distants vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes considérés un peu comme des gueux, des incultes et des révoltés. Le problème c’est que notre société et notre économie a besoin de ceux qui sont en  en bout de chaîne. Tout est question d’équilibre, les différences de rémunération peuvent se comprendre. Il faut des couches populaires, des couches intermédiaires et les coûts supérieures mais quand le déséquilibre est indécent soit du fait des rémunérations, soit du fait de la fiscalité alors la révolte peut s’expliquer

 

Siemens/Alstom: Les syndicats contre l’ UE

 

 

 

La folie ultralibérale de l’Union économique pourrait bien amputer le nouveau groupe issu de Siemens et Alstom à se couper une partie des bras. En effet l’Europe voudrait que ce groupe se débarrasse de certaines activités en raison de la position dominante qu’il pourrait occuper. La vérité est toute autre ; il n’est même pas certain que ce groupe réussisse tellement la concurrence est rude en particulier en provenance de la Chine, du Canada et d’autres zones. Par ailleurs,  il faut surtout noter que le marché ferroviaire mondial est aujourd’hui assez peu porteur en raison de l’ampleur des investissements que les sociétés d’exploitation ont du mal à financer. Pour résumer l’Union économique se tire d’emblée une balle dans le pied en voulant fusiller une alliance qui n’a même pas encore fait la preuve de sa réussite A la fin du mois d’octobre, les autorités de la concurrence de l’Union européenne ont envoyé une liste de griefs concernant le projet. Bruxelles s’est donné jusqu’au 28 janvier pour rendre son avis. La Commission, qui a ouvert une enquête approfondie sur ce dossier en juillet, a dit craindre que ce mariage, annoncé en septembre 2017, ne réduise la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation.“Nous regardons de près quels produits devront, le cas échéant, être cédés”, déclare Jürgen Kerner, membre à la fois du conseil de surveillance de Siemens et du comité exécutif d’IG Metall, un des plus importants syndicats allemands, dans un communiqué cité par Der Spiegel. Les travailleurs “n’accepteront pas que des futures technologies ou des sites entiers” sortent du périmètre du groupe, ajoute-t-il. En fusionnant leurs activités ferroviaires Siemens et Alstom entendent contrer les visées du groupe public chinois CRRC en Europe. Les concurrents des groupes français et allemand estiment que, s’ils sont autorisés à se rapprocher, il n’y aura plus aucune place pour eux sur le marché européen. “Le fait que des concurrents mondiaux ont pour ainsi dire un pied en Europe” n’est “jamais pris en compte” par la Commission européenne »

Action en justice contre l’Etat pour « inaction climatique »

Action en justice contre l’Etat pour « inaction climatique »

L’écologiste Damien Carême, maire de la ville de Grande-Synthe (Nord), a engagé un recours gracieux auprès de l’Etat, lundi 19 novembre, pour  »inaction en matière de lutte contre le changement climatique ». Jamais un élu local n’avait, avant lui, lancé une telle action.  Le recours a été déposé auprès du ministre de la Transition écologique, mais également du Premier ministre et du chef de l’Etat. L’objectif : forcer la France à agir davantage pour protéger le climat« puisque il y a un non-respect des engagements de l’Etat en matière de lutte contre le changement climatique », défend l’élu de 58 ans. Damien Carême et son avocate, l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, attendent une réponse du gouvernement dans les deux mois. « Soit il ne me répond pas, soit les réponses qu’il me porte ne sont pas satisfaisantes, et à ce moment-là, on mène l’action en justice », explique le maire à franceinfo.  Avec cette action, Damien Carême souhaite alerter l’Etat sur l’urgence de la situation, mais aussi l’interpeller sur les effets du changement climatique qu’il voit déjà, à son échelle. « Ma ville est située sur un territoire de polder, c’est-à-dire un territoire gagné sur la mer par les moines au Moyen Age », relate l’élu. La commune de Grande-Synthe est ainsi menacée par l’élévation du niveau de la mer et par des « inondations par les eaux du territoire ».

« On voit que le climat change, on l’a vu cet été », ajoute Damien Carême. « Cette année, on n’aura jamais connu autant de jours avec de la pollution atmosphérique sur notre territoire, notamment touché par l’ozone », déplore le maire. « L’avenir donc de ma commune peut être menacé, les intérêts de mes habitants aussi. » A Grande-Synthe, Damien Carême voit ses habitants s’engager de plus en plus contre le réchauffement climatique. « L’Etat, par contre, n’est pas au rendez-vous », dénonce-t-il. Lui « attend surtout des actes » et « des décisions fortes et courageuses ». Et ce « dans chacun des domaines », qu’il s’agisse de  »l’efficacité énergétique », des « transports », de  »l’alimentation » ou de  »l’agriculture ». « Je pense que de toute manière, on n’a pas le choix », soutient le maire de Grande-Synthe. « Je trouve ça malheureux de devoir saisir la justice, [mais] il y a urgence. Et l’urgence, si elle doit être décidée par la justice pour contraindre, eh bien ce sera sous la contrainte. » 

 

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Le mécontentement contre l’augmentation du carburant est incontestable, elle est bien sûre alimentée par la hausse des cours du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité qui va croître jusqu’en 2022. Aujourd’hui, le budget carburant (sans parler de celui du fioul) représente une part non négligeable de la dépense des ménages. Environ 2000 € par an. C’est un peu la goutte qui fait déborder le vase du ras-le-bol vis-à-vis de la fiscalité globale. Une fiscalité qui étouffe littéralement les entreprises, les ménages et les investissements. C’est-à-dire les trois ressorts qui soutiennent la croissance puisque malheureusement l’apport des du commerce extérieur  est négatifs (-60 milliards de déficits par an quand l’Allemagne dégage de 100 à 250 milliards d’excédents). Dès lors, il ne faut pas assez ailleurs l’origine du handicap de croissance en France. Une croissance qui en 2018 devra se limiter autour de 1, 5 % quand la zone euro atteindra environ 2 %.  Un retard lié à cette fiscalité qui tue la compétitivité et l’emploi ; et qui de surcroît n’empêche pas la dérive de l’endettement autour de 2000 milliards d’euros soit à peu près 33 000 € par personne ! De ce point de vue la France marche sur la tête et il y a longtemps qu’on ne contrôle plus rien en matière de dépenses pas plus au plan de l’État au plan des collectivités locales. Comment faire croire que l’augmentation brutale carburant servira la cause écologique quand on sait que le problème est complexe et que l’évolution des modes de production et de consommation ne pourra être que progressif. Exemple on ne met pas en place du jour au lendemain de nouveaux transports collectifs de la même manière qu’on ne met pas en quelques jours  sur le marché  une voiture électrique à un prix abordable. La vérité c’est que personne ne sait exactement où va l’impôt. Certes on peut en déceler la répartition par grandes fonctions mais concrètement on est incapable d’évaluer l’intérêt et l’efficacité des dépenses précises. La faute aussi à l’incapacité à assurer une certaine cohérence entre les orientations macro économiques et les réalités micro économiques. Or l’augmentation du carburant va finir de tuer le pouvoir d’achat et la consommation sans pour autant influencer un partage modal qui ne peut évoluer qu’avec le temps et avec des moyens affectés.

 

Les dinosaures des Républicains contre la PMA

Les dinosaures des Républicains contre la PMA

Des dinosaures des  Républicains, tendance cathos réacs,  se prononcent contre la PMA sans père. Une prise de position à la fois archaïque et ridicule. En effet en sait aujourd’hui que cette PMA est pratiquée de façon massive par les Françaises en Europe en particulier en Belgique et en Espagne. Le problème c’est que cette régulation de l’accès à la PMA s’opère par l’argent. En outre, la préparation à cette PMA et le suivi est effectué par les gynécologues français.  La procréation médicalement assistée, ou l’insémination artificielle par don de gamètes anonyme, est aujourd’hui autorisée pour les couples de sexes différents infertiles. La majorité entend l’ouvrir aux couples de même sexe, ainsi qu’aux célibataires, conformément aux engagements de campagne du candidat Macron. Le gouvernement a prévu de présenter avant la fin de l’année un projet de loi qui sera débattu par le Parlement au premier semestre 2019. L’ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) à toutes les femmes « ouvre la voie à des dérives qu’il faut mesurer avec lucidité », estime le président des Républicains, Laurent Wauquiez, dans une tribune parue vendredi dans le Figaro. Le texte, titré « Pourquoi Les Républicains s’opposeront à la PMA sans père », est également signé par Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, son homologue à l’Assemblée, Christian Jacob, le député européen Franck Proust ainsi que Jean Leonetti, président du Conseil national du parti et par ailleurs tête de liste putative aux élections européennes. « Tout ce qui est scientifiquement possible est-il pour autant humainement souhaitable ? La marche du progrès signifie-t-elle la négation des limites ? », interrogent les signataires, qui exhortent à « (bien garder) ces questions en tête lorsque est proposée l’instauration de la PMA sans père ». « Aussi bien intentionné soit-il, ce projet ouvre la voie à des dérives qu’il faut mesurer avec lucidité », ajoutent-ils.

France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 France info se dédouane à bon compte contre Mélenchon

 

Il est clair que France Info (et toute les grands medias) en fait des tonnes pour enfoncer les comptes de campagne présidentielle de Mélenchon. Certes certaines observations ne sont pas sans fondement mais les mêmes critiques pourraient être adressés à à peu près tous les candidats soit  du fait de surfacturation au contraire du fait de sous facturation pour ne pas déplacer dépasser l’enveloppe autorisée. France Info descend dans un niveau de précision qui relève de l’anecdotique voir du ridicule par exemple lorsque la chaîne publique indique que  « Chaque discours de Mélenchon mis en ligne était facturé 250 euros hors taxe. La cellule investigation de franceinfo affirme que cette manipulation prend environ 10 minutes à être effectuée. » Alors que France Info pense que la prestation peut être assurée pour beaucoup moins cher. Il serait peut-être bon de demander à France Info quel est le coût de ses propres prestations attendues qu’en moyenne le personnel touche  des salaires démentiels (autour de 5000 euros) avec des sureffectifs et une productivité très relative. De ce point de vue, si France Info devait effectuer le même travail le prix serait sans doute quatre fois plus cher. Mais quand on est payé par le contribuable on ne compte pas ! Au-delà des chiffres France Info se dédouanent à bon compte de sa ligne électorale traditionnellement à gauche. Pour la rééquilibrer on tape sur une cible facile : Mélenchon qui lui aussi en fait des tonnes et se noie dans son délire verbal contradictoire.

«Appel des Coquelicots» contre les pesticides

«Appel des Coquelicots» contre les pesticides

 

Sympa cet appel des coquelicots destiné à protester contre l’usage des pesticides. Un appel lancé par Fabrice Nicolino le 12 septembre, journaliste de Charlie Hebdo. Au total, plus de 400 manifestations étaient prévues partout en France.  «Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides.», lance Fabrice Nicolino sur Facebook. Un soutien évidemment au marché du bio avec aussi toutes ses contradictions.  . La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros.

Procédure antitrust contre Google et Facebook (Trump)

Procédure antitrust contre Google et Facebook (Trump)

 

Trump pourrait bien régler leurs comptes à Google, Facebook, Twitter et compagnie moins pour des questions d’opposition commerciale dominante que pour des questions d’influence sur l’opinion politique. Trump a toujours considéré en effet que ces plates-formes privilégiaient la pensée de l’opposition. « Les médias sociaux sont totalement discriminatoires contre les voix républicaines, conservatrices », a déclaré Donald Trump sur Twitter en août. « … Nous ne laisserons pas cela se produire. Ils réduisent les opinions de nombreuses personnes à DROITE, tout en ne faisant rien aux autres », a-t-il poursuivi. Des dirigeants de Facebook et Twitter ont également dû s’expliquer longuement début septembre devant le Congrès, notamment sur ce sujet. Google a refusé de participer à ces auditions. Selon un projet de décret, les autorités américaines antitrust sont invitées à « enquêter de manière approfondie sur la question de savoir si une plate-forme en ligne a enfreint les lois antitrust». Si ce décret était signé, il représenterait une escalade significative dans la guerre larvée de Donald Trump contre la Silicon Valley. Le locataire de la Maison Blanche a récemment multiplié les attaques notamment contre Google qu’il accuse de censurer les voix conservatrices et de favoriser les articles provenant de médias classés à gauche dans ses résultats de recherche.
 

 

 

Contre la haine sur internet (Laetitia Avia)

Contre la haine sur internet  (Laetitia Avia)

La député Laetitia Avia  rend compte dans une  interview du JDD de son rapport sur la lutte contre la haine sur internet.

Le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, a dit à propos de votre rapport : c’est « plus de transparence, des sanctions plus élevées et plus de condamnations ». Un bon résumé?
Oui. Il faut mettre fin au sentiment d’impunité qu’on a aujourd’hui sur Internet. Le point de départ de la réflexion a été d’en finir avec ce mythe selon lequel Internet, et en particulier les réseaux sociaux, n’est pas la vraie vie. En réalité, on y passe plus de temps qu’en interaction dite « réelle ». L’objectif est d’y rétablir l’état de droit et du civisme sur Internet.

Dans ce rapport, plusieurs mesures concernent directement les plateformes?
Plusieurs éléments concernent les « grosses plateformes », à savoir celles qui ont une capacité à créer de la viralité. Ce qu’on appelle dans le rapport les « accélérateurs de contenus » : ce sont les gros réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Instagram… Notre approche est bien sûr de viser ces sites, mais cette nouvelle réglementation doit aussi pouvoir concerner des outils qui n’existent pas encore. Ce rapport doit encore pouvoir s’appliquer dans vingt ans. Aujourd’hui, la directive e-commerce a été créée [en 2004, NDLR] à une époque où Facebook n’existait pas encore en France, c’est pour ça qu’elle peut parfois être inadaptée.

Ces « accélérateurs » devront retirer un contenu illicite sous 24 heures…
Nous préconisons une obligation de retrait [d'un contenu raciste] sous 24 heures. Deux possibilités : soit ils suppriment car c’est manifestement illicite ; soit il y a un doute et ils mettent ce contenu dit « gris » sous quarantaine – la publication disparaît et arrête de nuire – dans ce délai de 24 heures. Il revient ensuite à une autorité administrative dédiée d’arbitrer le caractère raciste ou non de ce contenu. Elle devra juger rapidement, en quelques jours. Car si jamais cette publication n’est pas illicite, il ne faut pas non plus qu’elle devienne obsolète.

Et en cas de non-respect, les amendes seront-elles augmentées?
Nous sommes actuellement sur des sommes dérisoires. Nous prônons dans le rapport de les multiplier par 100. Elles s’appliquent à chaque fois que les obligations des plateformes ne sont pas respectées. Et ce, dans deux cas de figure :

  • quand les contenus illicites ne sont pas retirés ;
  • quand les plateformes ne répondent pas à certaines obligations, notamment relatives aux réquisitions judiciaires.

Aujourd’hui, lorsqu’on a des auteurs anonymes, on demande des informations à Facebook, Twitter… pour les identifier ; mais ils ne répondent pas car ils risquent éventuellement 370.000 euros d’amende. Ça coute en réalité bien plus à la justice française d’engager cette procédure que d’obtenir gain de cause. En multipliant par 100 ces amendes, les portant ainsi à 37,5 millions d’euros, nous ne sommes toujours pas au seuil de la loi allemande qui prévoit une amende de 50 millions d’euros.

Que prévoit votre rapport côté utilisateur?
Les plateformes affirment leurs bonnes intentions. Mais il faut voir si elles sont réellement prêtes à évoluer, notamment avec la mise en place d’un mécanisme de signalement uniformisé via un bouton unique. C’est une simplification de l’expérience utilisateur qui pourra se dire : « Je vois ce bouton sur tous les sites Internet et je sais que c’est là qu’on va pouvoir traiter ma demande. » Les mécanismes de signalement actuels parfois décourageants ; il faut parfois aller jusqu’à faire un recommandé… Ce bouton sera contraignant pour les plateformes puisque cela touche à leur architecture, mais c’est mettre des actes sur la bonne volonté affichée.

 

Il ne faut pas non plus qu’il soit pénible lorsqu’on est victime de contenus racistes ou antisémites d’engager des poursuites. Actuellement, le mécanisme de signalement est très lourd et il faut se rendre au commissariat pour déposer plainte. Il faut que les victimes puissent déposer plainte en ligne. Si les choses fonctionnent comme nous le souhaitons, il va y avoir beaucoup plus de plaintes qu’aujourd’hui. Il faudra les traiter avec le recours à l’ordonnance pénale : un juge – sans audience – va traiter plus rapidement les affaires, sachant qu’elles restent bien sûr susceptibles de recours.

On a des mesures. Maintenant, cela reste un rapport. Concrètement, comment fait-on et à partir de quand cela change?
Le Premier ministre a indiqué qu’il souhaitait mettre en œuvre les préconisations du rapport au début de l’année 2019. Le véhicule législatif n’a pas encore été décidé. Mais en tant que parlementaire, j’aimerais beaucoup que ce soit une proposition de loi portée par la majorité. D’ici là, il y a en novembre les Etats généraux du numérique. On a laissé deux éléments sur lesquels il faudra préciser les choses : la définition de « l’accélérateur de contenu » et le montant de l’amende. Nous avons tapé fort avec le x100. C’est un choix que nous assumons. Il faudra voir comment cela sera perçu par les acteurs. En France, il faut que cela change en 2019. A l’échelle européenne, cela sera plus long, mais les positions allemande et française enclencheront des discussions sur ces sujets.

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