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Nucléaire et Macron: Le contraire de la sobriété (Jadot)

 Nucléaire et Macron: Le contraire de la sobriété (Jadot)

Dans une tribune au « Monde », le candidat écologiste à la présidentielle réagit sans nuance  aux annonces du 10 février d’Emmanuel Macron sur le nucléaire. Pour lui, la  France doit faire le choix des énergies renouvelables et de la sobriété. Il évoque même le concept « d’ébriété énergétique ».

 

Tribune.  

Le déni dans lequel s’agite Emmanuel Macron montre que le dogmatisme a pris le pas, chez lui, sur le pragmatisme qu’il prétendait incarner. L’écologie devient le seul choix de la raison.

Aucune leçon n’a été tirée du fiasco de Flamanville – qui nous coûte collectivement l’équivalent de deux fois le budget de la justice avec ses dix ans de retard, des incidents de l’EPR de Chine, de l’enlisement financier d’EDF et de Framatome, ou encore des incidents récents à Penly, à Cattenom, à Chooz, à Civaux, à Chinon et au Bugey qui ont obligé la France à importer de l’énergie et contribué à l’explosion des prix de l’électricité. Construire six nouveaux réacteurs de type EPR [comme l’a annoncé le président le 10 février à Belfort], ce serait le budget de l’hôpital public.

Personne au sein du gouvernement n’a eu à rendre de compte du retard dans la rénovation des logements et dans le développement des énergies renouvelables, alors que nous sommes le seul pays de l’Union européenne à ne pas avoir respecté nos engagements en la matière.

Le président de la République outrepasse son mandat en planifiant un vaste projet énergétique sans aucune certitude sur son coût global, sans aucune solution pour sortir de l’impasse dans laquelle nous sommes sur la gestion des déchets, sans aucune garantie sur les délais de mise en route alors que l’urgence climatique exige que nous agissions vite. Il fait un pari irrationnel qui nous engage à très long terme.

Toutes ces années de tâtonnement, tous ces milliards dépensés dans une gabegie, pourquoi ne pas les mettre dès aujourd’hui dans des solutions connues, matures, certaines ? Pourquoi s’entêter dans une énergie nucléaire totalement dépendante à l’importation de matières premières, sensible aux stress hydriques, aujourd’hui incapable de répondre aux exigences de sécurité ? Pourquoi s’être mis à dos nos partenaires européens en obtenant que le nucléaire soit reconnu comme une énergie prétendument verte et assurer ainsi son financement ? Pourquoi nier le travail minutieux des experts sur la faisabilité d’un scénario 100 % renouvelable ? Pourquoi prévoir une hausse de 60 % de la production d’électricité quand toutes les lois, les rapports, les scientifiques et les instituts les plus sérieux estiment que, sans sobriété, nous n’arriverons jamais à respecter nos engagements climatiques… si ce n’est par dogmatisme ?

Emmanuel Macron joue à l’illusionniste parce qu’il est en campagne électorale. Plutôt que de parier sur la sobriété et le renouvelable, il condamne la France à l’ébriété énergétique et à la hausse des factures d’énergie.

 

Inclusivité du vocabulaire contraire aux règles grammaticales

Inclusivité du vocabulaire contraire aux règles grammaticales 

 

Le recours au masculin comme « catégorie lexicale supérieure englobante » est le résultat d’un processus historique, rappelle, dans une tribune au « Monde », le linguiste Patrick Charaudeau, qui précise que la langue n’est pas sexiste mais que les individus peuvent l’être.

 

Tribune.

 

 Comme il le fait chaque année, le dictionnaire Le Robert a décidé d’introduire dans son édition de 2021 des mots nouveaux (« corona », « vaccinodrome », « distanciel », « antivax »), mots qui circulent en abondance dans l’espace public, diffusés par les médias et les réseaux sociaux, et qui sont largement employés par toutes les catégories de la population française, pandémie oblige. La grande surprise a été de voir arriver le pronom « iel ». Que peut-on en dire raisonnablement du point de vue linguistique ?

Tout d’abord, il faut savoir que, contrairement à ce que l’on dit dans les jeux télévisés, le dictionnaire n’est pas une autorité. Il n’édicte pas de règles. Il rend compte des mots qui circulent entre les membres d’une communauté linguistique et définit leur sens selon l’usage le plus répandu. De la grammaire, en revanche, on peut dire qu’elle fait autorité, en ce qu’elle décrit le fonctionnement de la langue comme condition d’entendement : elle dit la norme et édicte des règles. Le dictionnaire est en charge, principalement, des mots du lexique. Et lorsqu’il intègre des mots grammaticaux, c’est en se référant à ce qu’en disent les grammaires.

On n’a jamais vu, dans l’histoire des dictionnaires, l’intrusion de mots grammaticaux qui ne soient conformes à la grammaire. Or, que l’on sache, jusqu’à présent, les grammaires françaises n’ont pas enregistré un pronom ayant la forme « iel », dont on sait qu’il n’est employé que par quelques sujets écrivant dans le monde circonscrit de l’université.

Ensuite, on peut être étonné de ce choix. Pourquoi cette forme de pronom en particulier parmi l’ensemble des propositions de l’écriture inclusive ? Pourquoi ne pas intégrer également « illes », pour « ils/elles » ; « ul », « ol », « al », pour « il/elle »  ; « ceuses », « celleux » pour « ceux/celles » ? Le regretté Alain Rey, qui dirigea longtemps Le Robert, préconisait d’enregistrer les usages les plus insolites, mais il s’agissait des mots du lexique, ce qui n’est pas ici le cas.

Quant à ce que pourrait être l’usage du pronom « iel », amalgame de « il » et « elle », on remarquera la contradiction inhérente à son emploi : le genre grammatical désigne des êtres de langage alors que le genre sexué désigne des personnes. En témoignent les pronoms dits impersonnels, comme dans les expressions « il pleut » ou « il est évident que ».

Le fond du problème réside dans le fait que l’écriture inclusive fait fi d’un phénomène qui caractérise toutes les langues à travers leur usage, à savoir le phénomène de neutralisation : neutralisation dans les systèmes phonétique, morphologique, syntaxique et sémantique. S’agissant de la reprise de substantifs par des pronoms, il est deux cas où s’exerce la neutralisation : les énoncés au pluriel et les énoncés à valeur de généralisation. Dire « les universitaires ont un double statut » neutralise l’opposition des genres en une entité globale qui les inclut. L’antécédent peut donc être repris par « ils sont enseignants et chercheurs », sans qu’il y ait discrimination d’un genre ou de l’autre.

 

Energie-Réacteurs Nucléaires: plus de suppression mais au contraire construction d’une quinzaine

Energie-Réacteurs Nucléaires: plus de suppression mais au contraire construction d’une quinzaine

 

 

 

Le scénario de sortie du nucléaire à l’horizon 2050 – enterré par Emmanuel Macron – va sans doute se traduire par le maintien d’environ 15 réacteurs qui devaient être supprimés et la construction de 14 EPR. Bref un changement total de stratégie.

Comme c’était prévisible , les réacteurs actuel verront leur durée de vie augmenter d’au moins 20 ans notamment grâce aux mesures de sécurité découlant du grand carénage.

.Les acteurs de la filière, EDF en tête, proposent la construction de six EPR améliorés - dits EPR2. Une première paire serait mise en service au plus tôt en 2035, la seconde en 2040 et la troisième en 2045, pour une puissance totale de 10 GW.

Pour respecter les besoins de son scénario N1, qui suppose de disposer de 13 GW de puissance nucléaire nouvelle en 2050, RTE envisage la mise en service d’une quatrième paire dans les cinq ans avant l’échéance. Il propose également une poursuite du programme avec la mise en service de quatre autres réacteurs entre 2050 et 2060. Bref au lieu de supprimer 14 réacteurs anciens, on va prolonger leur vie de 20 à 30 ans et on va construire 14 EPR surtout si l’électrification de l’économie se montre toujours aussi gourmande en énergie.

 

Pour autant, quel que soit le scénario, le développement du nucléaire ne pourra se faire sans celui, accéléré, des énergies renouvelables, rappelle le gestionnaire. Et l’énergie thermique ne disparaîtra pas totalement non plus, les centrales au gaz actuelles – converties à terme aux combustibles décarbonés – apportant de la flexibilité. En conclusion la part du nucléaire n’est pas prête de diminuer en France.

Nucléaire: plus de suppression de réacteurs mais au contraire construction d’une quinzaine

Nucléaire: plus de suppression de réacteurs mais au contraire construction d’une quinzaine

 

 

 

Le scénario de sortie du nucléaire à l’horizon 2050 – enterré par Emmanuel Macron – va sans doute ce traduire par le maintien d’environ 15 réacteurs qui devaient être supprimés et la construction de 14 EPR. Bref un changement total de stratégie.

Comme c’était prévisible , les réacteurs actuel sverront leur durée de vie augmenter d’au moins 20 ans notamment grâce aux mesures de sécurité découlant du grand carénage.

.Les acteurs de la filière, EDF en tête, proposent la construction de six EPR améliorés - dits EPR2. Une première paire serait mise en service au plus tôt en 2035, la seconde en 2040 et la troisième en 2045, pour une puissance totale de 10 GW.

Pour respecter les besoins de son scénario N1, qui suppose de disposer de 13 GW de puissance nucléaire nouvelle en 2050, RTE envisage la mise en service d’une quatrième paire dans les cinq ans avant l’échéance. Il propose également une poursuite du programme avec la mise en service de quatre autres réacteurs entre 2050 et 2060. Bref au lieu de supprimer 14 réacteurs anciens, on va prolonger leur vie de 20 à 30 ans et on va construire 14 EPR surtout si l’électrification de l’économie se montre toujours aussi gourmande en énergie.

 

Pour autant, quel que soit le scénario, le développement du nucléaire ne pourra se faire sans celui, accéléré, des énergies renouvelables, rappelle le gestionnaire. Et l’énergie thermique ne disparaîtra pas totalement non plus, les centrales au gaz actuelles – converties à terme aux combustibles décarbonés – apportant de la flexibilité. En conclusion la part du nucléaire n’est pas prête de diminuer en France.

Transition écologique : un cout financier ou au contraire une opportunité ?

Transition écologique : un cout financier ou au contraire une opportunité ?

 

Bertrand Piccard conteste la peur que font naître les énormes financements de la transition écologique qui pour lui n’est pas un cout financier mais une opportunité

 

Bertrand Piccard, président de la Fondation Solar Impulse, psychiatre et explorateur, auteur du premier tour du monde en ballon (1999) puis en avion solaire (2015-2016), tiendra durant cette quinzaine une chronique quotidienne des succès et des déceptions de ce rendez-vous crucial pour l’avenir de notre planète. Une exclusivité pour La Tribune et le quotidien suisse Le Temps.

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On a parlé gros sous à Glasgow hier. Avec des chiffres à donner le vertige: la secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Janet Yellen, a ainsi estimé que la transition mondiale vers la neutralité carbone coûterait entre 100 et 150 mille milliards de dollars («150 trillions» en anglais, soit un nombre à 15 chiffres). On a par ailleurs évoqué à longueur de sessions le «Green Premium» c’est-à-dire le différentiel de prix entre solutions propres et techniques polluantes actuelles . On présente ainsi la transition vers un monde durable comme compliquée, coûteuse et financièrement risquée.

Je vois les choses de manière diamétralement opposée.

Il existe actuellement sur le marché des solutions pour développer l’efficience, valoriser les déchets ou produire de l’énergie verte, qui sont déjà rentables et compétitives. Il est donc absurde de parler de risque économique et de «Green Premium». Tout comme il est absurde de répéter que la transition énergétique représente un coût (autrement dit de l’argent que l’on perd) alors qu’il s’agit d’un investissement (de l’argent qui rapporte).

 

D’ailleurs, d’autres acteurs du marché l’ont très bien compris, et le monde financier commence à se passionner pour cette transition écologique, comme en témoigne la multitude de colloques organisés sur ce thème à Glasgow. Lorsque l’on évoque des trillions comme s’il s’agissait de vider les caisses, on se trompe. Car les trillions sont déjà là, disponibles sur les marchés, notamment investis dans les énergies fossiles. Il s’agit seulement de les sortir des industries qui n’ont aucun avenir pour les réorienter vers des opportunités plus prometteuses et durables.

«La plus grande opportunité économique de notre époque»

Cela ne concerne pas seulement l’argent des banques et des investisseurs privés. Au lieu d’investir dans l’immobilier – et d’en faire grimper sans cesse les prix au risque d’alimenter une bulle spéculative – , ou de se rabattre sur des obligations au rendement décevant, les caisses de pension auront tout avantage à investir dans le futur énergétique. Prétendre que ces investissements sont risqués est une mauvaise excuse. Il y a certes un risque à investir dans la capture du carbone ou la fusion nucléaire, qui ne sont pas encore des techniques abouties, mais il n’y en a aucun avec la production d’énergies renouvelables, l’efficience énergétique et la valorisation des déchets, qui sont déjà des secteurs rentables aujourd’hui.

D’ailleurs, plus loin dans son propos sur les trillions de dollars de la transition, la Secrétaire au Trésor a quand même reconnu que la lutte contre le changement climatique est «la plus grande opportunité économique de notre époque». Voilà selon moi la partie qu’il faut retenir de son discours, pour créer une émulation encourageante et réaliste.

Politique énergétique : tout et son contraire

 Politique énergétique : tout et son contraire

 

«  Financer les énergies renouvelables coûte très cher aux consommateurs et c’est le plus souvent de l’argent jeté par les fenêtres. Alors, si le Président pense réellement, comme nous, que “le nucléaire est une chance”, il doit changer sa politique, devenir cohérent dans les mots et dans les actes et stopper tout de suite le plan pluriannuel de démantèlement de nos centrales nucléaires  » estiment David Lisnard et Yves d’Amécourt .

 

Tribune Dans l’opinion (extrait)

Décidément, rien n’est clair dans la politique énergétique de la France.

Le 21 avril 2020, la feuille de route énergétique à l’horizon 2028 était adoptée par décret gouvernemental. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028 affichait une volonté de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité, et de développer sur notre territoire les énergies renouvelables, tout particulièrement l’éolien.

La France compte actuellement 8 000 éoliennes sur son territoire. En 2028, selon cette feuille de route, elles seraient près de 20 000, la PPE prévoyant la multiplication par 2,25 de la puissance installée de l’éolien terrestre. Pour accélérer l’installation des éoliennes, l’Etat a nationalisé le processus de décision de l’implantation de champs d’éoliennes, retirant aux communes l’instruction des permis de construire pour les confier aux Préfets.

C’est dire à quel point l’État a manifesté son volontarisme pour les éoliennes ces derniers mois. C’était sans compter sur le « en même temps » présidentiel.

En effet, ce jeudi, dans un entretien à France Info depuis la Polynésie française, après avoir expliqué qu’il « fallait un cap clair », Emmanuel Macron a pris le contre-pied de sa propre politique énergétique et défendu le nucléaire, en parlant de notre « chance » et prônant le « cas par cas » pour l’éolien !

Le lendemain, sur BFM Business, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, expliquait qu’en 2035 « on aura besoin de quatre fois plus d’énergie qu’aujourd’hui, 18 fois en 2050 ».

Ni clair, ni sérieux. Du Président de la République à ses ministres, rien n’est décidément clair ni très sérieux dans cet exécutif. Il s’agit pourtant de l’avenir de la France.

Oui, la demande en électricité va augmenter. En 2019, l’électricité représentait 25 % de l’énergie consommée en France. En remplaçant les énergies fossiles par de l’électricité à chaque fois que c’est possible (chauffage, véhicules…) la demande va évidemment augmenter. Il est fort probable qu’elle sera de 900 TWh en 2050, contre 470 TWh aujourd’hui. C’est-à-dire qu’elle va doubler. Il convient de s’y préparer.

On ne pourra pas fournir cette énergie en 2050 en fermant des réacteurs nucléaires aujourd’hui. C’est pourtant le projet du gouvernement qui a déjà fermé Fessenheim et confirmait en 2020 l’objectif de fermer 14 réacteurs d’ici à 2035. Ce « en même temps » devient la politique du « tout et son contraire » !

Si le Président de la République veut que l’installation d’éoliennes fasse l’objet de plus de concertation locale, il existe une solution très simple : soumettre l’installation d’éoliennes au code de l’urbanisme comme n’importe quelle autre installation industrielle.

Si le Président veut des projets éoliens qui participent réellement à la production d’énergie décarbonée, il y a un chemin très simple : cesser de racheter l’électricité que produisent les éoliennes au-dessus des conditions du marché. Ainsi ne verront le jour que les projets qui ont un sens économique et un réel intérêt énergétique, ceux qui répondent à un réel besoin de consommation : en quantité, en qualité, au bon moment et au bon endroit. Aujourd’hui, la bonne moitié des projets éoliens produisent surtout des subventions ! L’autre moitié produit effectivement de l’électricité mais pas forcément au bon moment, et pas forcément au bon endroit… Or, l’électricité ne se stocke pas.

Financer les énergies « renouvelables » (1) coûte très cher aux consommateurs et c’est le plus souvent de l’argent jeté par les fenêtres.

Alors, si le Président pense réellement, comme nous, que « le nucléaire est une chance », il doit changer sa politique, devenir cohérent dans les mots et dans les actes et stopper tout de suite le plan pluriannuel de démantèlement de nos centrales nucléaires :

- Prolonger la durée de vie des réacteurs jusqu’à 60 ans grâce à des investissements de maintenance et de sûreté, et engager une première série de construction de six EPR (réacteur pressurisé européen) de nouvelle génération

- Déployer les mini-réacteurs nucléaires (Small modular reactor – SMR) pour le renouvellement du parc de 1re génération

- Accélérer la R & D sur la 4e génération de réacteur nucléaire et de la fusion nucléaire pour anticiper les futurs renouvellements à moyen et long terme.

- Continuer la R & D sur le sujet du traitement des déchets, notamment grâce au laser, un savoir-faire Français

La production d’électricité en France est notre dernière source de compétitivité, il convient de la préserver et la développer.

Histoire française. L’énergie nucléaire est une histoire Française, de la découverte de la radioactivité par Henri Becquerel, celle du radium et du polonium par Pierre et Marie Curie, à la création du commissariat à l’énergie atomique en 1945 avec à sa tête Frédéric Joliot et Raoul Dautry ; de la définition du premier programme français de centrales nucléaires à uranium naturel par Pierre Ailleret, à la décision du Général de Gaulle en 1958 de construire à Pierrelatte une usine d’enrichissement d’uranium, et puis La Hague, Marcoule, Chinon, Saint Laurent, Bugey, Cadarache ; de la décision en 1969 par le Président Georges Pompidou d’investir dans des réacteurs à eau légère pressurisée à Fessenheim, à la première centrale à eau légère de Chooz en 1970 ; de la création à l’initiative de la France de la Société européenne Eurodif au plan Messmer (1974-1986), la création d’AREVA en 2001, etc.

Le nucléaire est chez lui en France. Oui, le nucléaire est une chance !

Grâce à l’énergie nucléaire, les émissions de CO2 en France (2) sont de 4,56 tonnes par habitant et par an, devant le Royaume-Uni (5,43), bien loin de la Chine (6,68), de l’Allemagne (8,70), du Japon (8,94), des Etats-Unis (14,61) u Canada (14,99), ou de l’Arabie saoudite (16,16) …

Grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité, le secteur de l’électricité en France est aussi un contributeur à l’équilibre de la balance commerciale. La France était le dixième producteur mondial d’électricité en 2018 et le premier pays exportateur au monde ; En 2020, sa production nette s’est élevée à 500,1 TWh, elle était le premier pays exportateur d’Europe, avec un solde exportateur de 43,2 TWh.

Ne gâchons pas nos talents.

David Lisnard est maire de Cannes et président de Nouvelle Energie

Yves d’Amécourt est l’ancien Maire de Sauveterre-de-Guyenne, Porte-Parole du Mouvement de la Ruralité

Social : « Les deux 

Sommet alimentaire : Le contraire d’une évolution sociale et écologique

Sommet  alimentaire : Le contraire d’une évolution sociale et écologique

A quatre mois du prochain sommet des Nations unies, six syndicats et organisations de la société civile française dénoncent dans une tribune au « Monde » une rencontre qui fait fi du multilatéralisme et de l’environnement, et demandent officiellement au gouvernement français de se retirer.

 

Tribune.

 

 Le nouveau Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires qui se tiendra en septembre 2021 aurait pu être porteur d’avancées cruciales et grandement nécessaires dans le contexte sanitaire, économique et environnemental actuel. Pourtant, de nombreuses et profondes inquiétudes assombrissent cette initiative.

Annoncé en 2019, ce sommet est le fruit d’une nouvelle collaboration entre le Forum économique mondial et le secrétaire général des Nations unies. Les Etats membres des Nations unies, traditionnels garants de ce type d’initiative, n’ont jamais vraiment été consultés et l’Assemblée générale de l’ONU n’a même pas eu à se prononcer sur le sujet. C’est pourtant son rôle : c’est elle qui a validé par le passé la tenue des sommets alimentaires mondiaux de 1996 et de 2009.

 

Dès son annonce, ce sommet a donc fait fi d’un multilatéralisme pourtant indispensable et a progressivement marginalisé l’ensemble des acteurs souhaitant une réelle transformation sociale et écologique des systèmes agricoles et alimentaires. Un grand nombre d’Etats, de chercheurs et d’organisations de la société civile se sont ainsi retrouvés exclus des mécanismes de gouvernance du sommet ou n’ont été impliqués qu’a minima dans un faux-semblant de consultation.

En parallèle, les organisateurs ont déroulé le tapis rouge aux principaux promoteurs d’une « révolution verte agricole » – OGM, digitalisation de l’agriculture, utilisation massive de pesticides et d’engrais de synthèse – dont on connaît les impacts dévastateurs partout dans le monde. Ces « solutions technologiques » seules capables, selon les organisateurs du sommet, de « changer la donne », renforcent toutes le système agro-industriel dominant et se font au détriment d’une vraie transformation agroécologique.

Pourtant, l’impératif d’assurer la souveraineté alimentaire et le droit à l’alimentation des populations, et l’urgence de répondre aux crises climatiques environnementales nécessitent au contraire de repenser nos pratiques agricoles et alimentaires, de renforcer un tissu dense de fermes à dimension humaine, et de permettre aux agricultrices et aux agriculteurs de vivre dignement, partout dans le monde.




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