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Transition énergétique: Intégrer la contrainte du temps

 Transition énergétique: Intégrer la contrainte du temps

 

L’historien Jean-Baptiste Fressoz , chercheur au CNRS, rappelle, dans une chronique au Monde, que les promesses de « l’économie hydrogène » étaient déjà brandies il y a cinquante ans.

 

Chronique.

« Mr. Hydrogen » : c’est le surnom, mi-narquois, mi-admiratif, dont Cesare Marchetti avait été affublé à l’International Institute for Applied Systems Analysis (Iiasa), cet important institut de prospective situé non loin de Vienne que le savant atomiste italien rejoint en 1974, porteur d’une vision, sa vision : celle d’une « économie hydrogène ».

M. Marchetti, aujourd’hui âgé de 94 ans, est surtout connu pour un projet technologique grandiose, celui des « îles énergétiques » : bâtir les centrales atomiques au milieu des océans afin d’approvisionner le monde en hydrogène. Ce projet partait du constat suivant : le nucléaire devait conquérir d’autres marchés que celui de l’électricité et donc produire un carburant liquide pouvant se substituer au pétrole.

Les coûts importaient peu. Dans les années 1970, beaucoup pensent que le pétrole est en phase terminale : le nucléaire deviendrait par la force des choses compétitif, et même indispensable, fournissant une énergie inépuisable grâce aux surgénérateurs.

 

Cesare Marchetti ne cessera de défendre ce projet. D’abord au sein du programme Euratom, où il occupe des postes importants, auprès de la multinationale américaine General Electric, qu’il conseille en matière de prospective, et surtout à travers de nombreux articles et conférences. En 1974, quand se tient à Miami le premier colloque international sur l’économie hydrogène, il fait figure de père fondateur. Un Journal of Hydrogen Energy est créé dans la foulée, dont Cesare Marchetti publie le manifeste.

Les premiers volumes de cette revue sont fascinants tant on y retrouve les promesses actuelles de l’économie hydrogène, la fin des fossiles, la pile à combustible, les électrolyseurs, les pipelines, l’hydrogène comme vecteur énergétique du futur, etc. On discute par exemple beaucoup d’avions à hydrogène, dont les ingénieurs de Lockheed dessinent les élégants fuselages. Après le choc pétrolier, M. Marchetti fait figure de prophète. Le président du Japan Atomic Energy Research Institute l’invite à présenter ses projets au plus haut niveau.

Les perspectives sont grandioses : des centrales atomiques construites sur des atolls du Pacifique produiraient de l’hydrogène par craquage thermique de l’eau (plus efficace que l’électrolyse) ; l’hydrogène serait exporté par une flotte de cryotankers ; le Japon deviendrait l’Arabie saoudite du XXIe siècle. Quant aux déchets radioactifs, en attendant la fusion, on s’en débarrasserait par auto-enfouissement : par leur propre chaleur, ils s’enfonceraient dans le socle basaltique des atolls…

Crise sanitaire : la responsabilité à la place de la contrainte

Crise  sanitaire : la responsabilité à la place de la contrainte

La politique sanitaire mise en place est responsable de dégâts collatéraux inquiétants, soulignent une vingtaine de professionnels de santé, qui plaident pour alléger les contraintes chez l’enfant et le jeune adulte et renforcer la protection des personnes à risque. (Tribune dans le monde)

Tribune.

 

Voilà maintenant un an que la vie des Français a été bouleversée par la crise sanitaire et la mise en place de mesures aussi fortes qu’inédites, toutes prises au nom de la santé de nos concitoyens. Cet anniversaire doit être pour nous l’occasion d’en dresser le bilan.

Au début de l’épidémie, à la lumière des premières données qui laissaient alors craindre une mortalité très élevée, et dans l’attente d’un traitement efficace et de lits d’hospitalisation en nombre suffisant pour soigner les malades, il était alors acceptable pour chacun d’entre nous de se trouver transitoirement confiné puis de se voir imposer un certain nombre de gestes barrières « pour se protéger et protéger les autres ». Or, aujourd’hui, les termes de ce contrat social ont beaucoup évolué.

Après un an de recul, la maladie est mieux connue. Les statistiques de décès montrent qu’elle n’est pas aussi mortelle que ce que l’on avait initialement craint. La population à risque de formes graves est assez clairement identifiée et est principalement constituée des personnes très âgées et/ou atteintes de comorbidités particulières. Par ailleurs, la prise en charge médicale des formes sévères s’est considérablement améliorée et a permis de diminuer notablement la mortalité.

Le caractère transitoire des mesures sanitaires instaurées est par ailleurs remis en question devant l’émergence de multiples variants, car l’infection préalable par le virus semble ne pas protéger de ceux-ci. De ce fait, une sortie de crise à court ou moyen terme par l’immunité collective, passive ou vaccinale, apparaît compromise.

Les contraintes sanitaires ont été présentées à la population, et acceptées par celle-ci, comme une nécessité transitoire dans le but de ne pas déborder la capacité d’accueil hospitalière. Pourtant, après un an, le nombre de lits d’hospitalisation et de réanimation n’a toujours pas été revu à la hausse, ni le nombre de personnels paramédicaux et médicaux spécialisés.

La politique sanitaire mise en place est responsable de dégâts collatéraux inquiétants. Ainsi, la sédentarisation de la population, et notamment celle des enfants (rapport de l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité, décembre 2020) confrontés au confinement, à la fermeture des salles de sport, aux contraintes sanitaires pesant sur les activités sportives à l’école, entre autres, entraîne une prise de poids d’une partie importante de la population qui risque d’avoir des conséquences sur leur santé à long terme, ainsi qu’une consommation de temps d’écran toujours plus importante, notamment pour ce qui concerne les enfants et adolescents.

La mobilité contrainte de certains automobilistes

La mobilité contrainte de certains automobilistes

 

Le chercheur Jean Coldefy dénonce, dans une tribune au « Monde », l’inefficacité et l’injustice des zones à faibles émissions et autres mesures interdisant l’usage de la voiture dans les agglomérations françaises.

Tribune. Plusieurs grandes agglomérations annoncent la mise en place de zones à faibles émissions, visant à faire disparaître en quelques années des centres-villes les voitures de plus de dix ans ainsi que les diesels, soit près de 70 % du parc actuel. La cause semble entendue : supprimer les diesels, voire la voiture, fera disparaître la pollution dans les villes.

Pourtant, les organismes techniques officiels tels que Airparif ou Citepa, qui rendent compte régulièrement de la qualité de l’air en zone urbaine, l’affirment : l’air des villes n’a jamais été aussi pur. En trente ans, les concentrations d’oxydes d’azote (NOx) et de particules fines ont été divisées par trois ; des polluants comme le dioxyde de soufre ont quasiment disparu. Selon ces mêmes organismes, la voiture est responsable de 25 % des émissions de NOx (provenant essentiellement des diesels) et de 10 % des particules.

Il ne faut en effet pas oublier les camions, le chauffage (la moitié des émissions de particules), l’industrie et l’agriculture. Les exigences européennes sur les émissions des voitures vont renforcer l’amélioration constatée, avec, depuis 1990, une division par 30 des normes d’émissions de particules et par 20 de NOx, et les mêmes obligations entre diesels et essence.

Cela n’est étonnamment pas repris par les médias, qui ont diffusé, en imputant la cause exclusive à la voiture, l’étude de Santé publique France qui concluait à 48 000 morts du fait des émissions de particules. Cette étude prend une valeur cible de microparticules de 5 µg/m3, 5 fois inférieure à celle de l’Union européenne, valeur ne se rencontrant, comme elle l’indique, que dans les communes de montagne. Avec ces hypothèses, le modèle concluait à une fourchette de 17 000 à 74 000 morts prématurées, et de 11 avec les normes de l’UE !

Une étude plus récente, réalisée par un consortium d’ONG et elle aussi médiatisée, chiffre à plus de 1 600 euros par habitant et par an le coût de la pollution de la voiture à Paris. A la lecture, on constate que 80 % de ces coûts proviennent de particules… dont la voiture n’est responsable qu’à hauteur de 10 %. L’étude devrait plutôt proposer de bannir les vieux poêles à bois !

Gentrification accélérée

De telles approximations ne sont pas le signe d’une grande rigueur, mais plutôt d’un militantisme se parant d’attraits scientifiques. Ces raccourcis simplistes trompent la population et les responsables politiques sur l’ampleur et la cause des problèmes, ainsi que sur les solutions pour les résoudre.

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

Iran: contrainte de négocier avec les États-Unis

 

Hamid Enayat, analyste iranien basé à Paris estime dans la tribune que l’Iran n’a pas d’autre solution que de négocier avec les États-Unis compte tenue de la situation catastrophique de son économie.

 

 

Ces deux dernières années, le ciel du régime iranien s’est assombri. La chute spectaculaire du rial (la monnaie iranienne, ndlr) a considérablement accru la pauvreté. L’inflation et les prix élevés s’envolent au quotidien. Il est certain que plus des deux tiers de la population iranienne vivent en deçà du seuil de pauvreté. Le chômage s’est intensifié avec la pandémie du coronavirus. L’économie a fait faillite. Et plus important encore, ces deux dernières années, le soulèvement de novembre a ébranlé les fondements du pouvoir. Les journaux officiels ont à plusieurs reprises mis en garde contre l’imminence d’un nouveau soulèvement. La raison en est que le régime a procédé à des exécutions hâtives en dépit de la pression internationale et au prix d’un isolement supplémentaire. Il est donc très clair que cette situation ne peut continuer.

Elle n’est plus supportable car l’armée des chômeurs et des affamés s’est tournée vers les Moudjahidine du peuple (OMPI), l’ennemi juré et de longue date du régime iranien, et ils ont démontré un leadership efficace dans les protestations et soulèvements.

Selon les responsables en Iran, les politiques actuelles de la Maison Blanche, du Sénat et de la Chambre des Représentants sont fortement influencées par l’OMPI.

« Il suffit d’examiner le sommet virtuel que ce groupe a tenu, juste un jour avant la mise en œuvre du snapback américain, écrit le très officiel Mardom Salari en Iran. Une réunion transatlantique à laquelle ont participé 9 sénateurs et 20 membres de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, ainsi que Rudy Giuliani et une dizaine d’autres figures anti-iraniennes. Sénateurs, représentants et personnalités du parti républicain de Trump et du parti démocrate de Biden ! Même le sénateur Menendez, l’un des démocrates de plus haut rang qui fait tout pour empêcher la réélection de Trump, s’est rangé du côté de sénateurs néoconservateurs comme Ted Cruz et Marco Rubio. En plus de soutenir la pression maximale et de sanctionner l’Iran, il soutient Maryam Radjavi, la dirigeante de l’OMPI. »

La situation est-elle la même qu’en 2013, où la stratégie et la priorité d’Obama était le retrait des troupes américaines d’Irak ? Il avait alors pour ligne de conduite de geler les autres conflits, y compris avec l’Iran, un processus qui avait conduit au JCPOA, l’accord nucléaire.

Sans l’ombre d’un doute, si Biden veut retourner au JCPOA, il visera la capacité de missiles ainsi que les politiques belligérantes du régime iranien dans la région. Et dans ce cas, certainement, il aura l’Europe à ses côtés. Il en résultera le retour contraint du régime iranien à l’intérieur de ses frontières, ce qui signifiera sa mort annoncée. La théocratie repose sur deux piliers, le premier étant l’exportation du terrorisme et l’intervention dans la région, et le second étant la répression à l’intérieur. Si l’un de ces piliers vient à être supprimé, cela entraînera son effondrement. L’administration Trump dit la même chose et vise la destruction des manettes de l’ingérence de Téhéran dans la région.

Option 1 – Quels changements pour Téhéran ?

Tout d’abord, la victoire des démocrates aux élections américaines de 2020 et une négociation avec Joe Biden. Il est clair que, depuis le retrait des États-Unis du JCPOA, Téhéran attend le résultat des élections américaines de 2020, il espère que les démocrates l’emporteront et qu’ensuite, les États-Unis retourneront au JCPOA. Certes, Téhéran y met beaucoup d’espoir et y voit non pas une bulle d’oxygène, mais une autoroute vers le désenclavement économique et politique.

Pour Téhéran, la victoire des démocrates peut avoir deux conséquences. Tout d’abord, les sanctions seraient levées, et ensuite les entreprises qui étaient prêtes à investir en Iran viendraient sur le terrain. Cependant, une victoire des démocrates et un retour américain au JCPOA pourraient également rendre la situation un peu plus difficile.

En effet, l’influence de l’Iran en Syrie, au Liban et en Irak a diminué. L’arrivée des démocrates ne rendra pas au régime iranien la domination qu’il avait sur la région. Les démocrates en sont conscients. Ainsi, il est peu probable que ces derniers soient disposés à emprunter le même chemin face à l’expansionnisme et l’ingérence de Téhéran.

Par conséquent, si les démocrates gagnent, cela impliquera inévitablement un changement dans la région, car ils poursuivent aussi leurs intérêts nationaux et régionaux. Ils contraindront la théocratie à abandonner ses programmes de missiles et ses interventions militaires au Liban, en Irak et au Yémen ; deux lignes rouges du régime iranien.

Option 2 - La poursuite de la présidence de Donald Trump

Si Trump l’emporte à nouveau, les négociations ne sont pas interdites. Trump a déclaré qu’il entamerait des négociations avec l’Iran s’il était élu. Mais si les Républicains gagnent, compte tenu de tous les problèmes qu’ils ont créés au régime iranien jusqu’à présent les décisions qu’ils prendront renforceront la pression et auront donc des conséquences irréparables pour Téhéran. D’autre part, certains pays de la région, comme l’Arabie saoudite et Israël, soutiennent la politique iranienne de Trump. En cas de victoire électorale, Trump dispose de suffisamment de temps pour tenir ses promesses et gérer le jeu de sorte à obtenir le plus grand nombre de points dans les négociations.

Option 3 - Négocier avec Donald Trump avant l’élection de 2020

Dans cette option, Trump ne peut évidemment pas avoir une main plus forte qu’après la victoire. Mais une bonne entente avec le régime iranien est pour lui le meilleur résultat des élections. Le régime semble donc avoir mis tous ses œufs de politique étrangère dans ce panier.

La conclusion est que, compte tenu des trois options mentionnées, la troisième, celle d’un accord avec l’administration Trump avant les élections de 2020, est certainement la meilleure pour le régime iranien. En revanche, les deux premières qui consistent à négocier avec les vainqueurs des élections américaines auront sûrement des résultats préjudiciables pour Téhéran.

Choisir entre le mal et le pire

Khamenei lui-même avait déclaré que les négociations avec les États-Unis étaient empoisonnées. L’option de négocier avec Washington, qui semble inévitable, est un choix en désespoir de cause.

Le régime iranien a toujours rassemblé et maintenu ses forces réactionnaires dans la société et dans la région avec le slogan de « A bas l’Amérique ». C’est avec ce slogan, qu’il a pu éliminer de nombreuses forces jusqu’à ce jour. Un responsable du renseignement avait déclaré pendant la guerre Iran-Irak que « le ministère du Renseignement ne nous a pas apporté autant que le slogan de ‘A bas l’Amérique’ ». C’est pourquoi les menaces creuses du commandant des gardiens de la révolution et de vengeance pour la mort de Soleimani sont devenues une forme de routine pour permettre au régime de maintenir le moral de ses forces.

Sans l’ombre d’un doute, dans les trois options, le régime iranien devra renoncer à ses politiques belligérantes dans la région et, par conséquent, à l’étape suivante, il devra abandonner le corps des pasdarans (le corps des Gardiens de la révolution islamique, ndlr), la milice du Bassij et sa pléthore de milices étrangères qui lui servent d’outils politiques. Ce faisant, il sciera la branche sur laquelle il est assis.

Mais le plus important est encore la présence d’une alternative en Iran, face à laquelle la théocratie a été contraint de choisir entre le mal et le pire. À l’heure actuelle, la dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, avec son plan en dix points basé sur l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, un Iran non nucléaire et l’abolition de la peine de mort, a une forte influence sur les femmes et la jeunesse iraniennes. En conséquence, le régime est contraint de choisir entre le marteau des sanctions et la forte présence d’une alternative politique à la tête des protestations. Face à cette donne-là, l’Europe et le résultat des élections américaines ne lui seront d’aucun secours.

Déserts médicaux : la contrainte pour l’installation de médecins ?

Déserts médicaux : la contrainte pour l’installation de médecins ?

 

 

Lors des Assises annuelles des petites villes de France, il a été envisagé de contraindre les médecins libéraux à s’installer dans des territoires qui constituent des déserts médicaux. Les pouvoirs publics ne semblent toutefois pas très décidés à soutenir cette proposition en particulier le Premier ministre. Édouard Philippe, pour contrer cette obligation, propose le développement des maisons de santé. Le problème, c’est que les maisons de santé ne constituent que du béton et que cela n’augmente pas la démographie du personnel médical en particulier des médecins généralistes. En outre, les internes s’opposent même à la perspective  d’un stage de six mois dans les déserts médicaux. Un mouvement de type corporatiste et presque poujadiste ;  un peu de la même nature que celui qui entendait protester contre le retour du service militaire habillé en service national. La jeunesse n’a plus les moyens ni le temps de se consacrer en partie à l’intérêt général. Même quelques jours pour le ridicule service national universel. Alors six mois pour les médecins à consacrer aux bouseux, c’est l’enfer. Pourtant c’est sans doute un très bon moyen de parfaire sa formation en médecine générale. On pourrait y  approfondir le rapport avec la pathologie mais aussi avec le malade avec ses différentes formes de souffrance et de détresse. À juste titre sans doute les internes craignent l’insuffisance de maitres  de stage pour valider leur diplôme. On peut cependant imaginer que des formations seront délivrées aux praticiens actuels qui formeront ses étudiants. Cette réaction des syndicats d’internes est assez révélatrice de la crise que vit la société qui considère la concentration urbaine comme le Graal de toutes les activités humaines. Pas étonnant que l’aménagement du territoire soit aussi incohérent puisque sur une grande partie du pays sont supprimés les activités économiques, les services publics et les services tout court. Un aménagement totalement incohérent avec la lutte contre le réchauffement climatique, la pollution et tout simplement avec des conditions de vie harmonieuses.

Automobile Etats –Unis : Trump supprime les contraintes d’émission polluantes

Automobile Etats –Unis : Trump supprime les contrainte d’émissions polluantes

 

Le président américain a décidé d’alléger les normes environnementales imposées au secteur automobile par l’administration Obama. Il souhaite les remplacer par d’autres normes moins exigeantes qui restent à préciser d’ici à leur entrée en vigueur à l’automne prochain. La proposition  législative vise à geler jusqu’en 2026 les normes d’émissions des véhicules au niveau de 2020, alors que le principe d’un durcissement après 2020 avait été accepté en 2012 par les constructeurs automobiles, prêts à investir 200 milliards de dollars pour respecter les nouvelles normes. La règle prévoyait des augmentations progressives de l’efficacité des moteurs se traduisant par une autonomie accrue des véhicules. L’objectif était d’atteindre en 2025 54,5 miles pour un gallon, l’équivalent d’une consommation de 4,32 litres d’essence aux 100 km parcourus.

Macron–Le Pen le choix entre la contrainte de la complexité ou la facilité du simplisme

Macron–Le Pen le choix entre la contrainte de la complexité ou la facilité du simplisme

 

 

Il est clair qu’en France où la formation économique est indigente (la France figure en dernière position dans un classement européen sur cette thématique)  la problématique de la complexité ne constitue pas un argument très vendeur sur le plan électoral. Du coup, les formules simplistes de Marine Le Pen parviennent à persuader les électeurs les plus perdus intellectuellement et économiquement. On passe d’ailleurs facilement du simplisme au caricatural en proposant une sorte de mur fiscal pour imposer tout ce qui vient de l’étranger en s’inspirant au passage d’une taxe à 35 % qui existerait aux États-Unis, ce qui est totalement faux et pas même inscrit dans le projet fiscal de Trump. Comme s’il n’y avait pas de mesures de rétorsion à attendre pour les produits exportés. C’est évidemment ne rien comprendre à l’évolution des processus de production et d’échange. Si la France présente un déficit de croissance et d’emploi elle doit surtout à son manque de compétitivité et de productivité. Bien entendu promettre de travailler moins, de gagner plus sans se préoccuper des équilibres financiers publics et privés est plus facile que d’expliquer la complexité des mutations en cours et la nécessité d’engager des réformes structurelles pour redresser le pays. Le programme de Marine Le Pen se réduit essentiellement à des slogans : « Il faut, il faut, il faut….. » Sans autre explication que des arguments invraisemblables comme le retour au franc, la sortie de l’Europe, la fermeture des frontières ou l’interdiction des importations. Marine Le  Pen  instrumentalise la misère sociale et l’ignorance. Une recette politique qui a toujours réussi aux apprentis sorciers mais pas au progrès et à la paix.

COP 21 : la contrainte molle de Hollande !

COP 21 : la contrainte molle de Hollande !

 

 

François Hollande a vivement réagi aux propos du secrétaire d’État américain John Kerry en affirmant que la COP 21   serait contraignante ou ne serait pas. En réalité,  il s’agit d’une contrainte molle typique d’ailleurs des consensus qu’obtient le président de la république   »Si l’accord n’est pas juridiquement contraignant, il n’y a pas d’accord parce que ça voudra dire qu’il n’est pas possible de vérifier ou de contrôler les engagements qui seront pris », a dit François Hollande à la presse en marge d’un sommet sur les migrations à La Valette (Malte). En fait le secrétaire d’État américain a raison il n’y aura pas de contrainte juridique concernant COP 21. Cette rencontre internationale prévue à Paris se terminera avec une déclaration d’intention où chaque pays aura déterminé lui-même l’ampleur des efforts à faire pour réduire les émissions polluantes, les objectifs et les moyens. La seule contrainte introduite, et qui n’en est pas vraiment une, consiste en une clause de révision pour observer si dans la pratique chaque pays atteint les objectifs qu’il a lui-même défini. Il s’agit donc bien comme le dit le secrétaire d’État américain John Kerry d’une absence de réelle contrainte juridique. D’ailleurs en l’état actuel des contributions de chaque pays il ne sera pas possible de limiter l’augmentation de la température à 2° mais entre 2,7 et 4° selon les experts. Observons aussi au passage qu’il n’y a pas d’accord sémantique pour qualifier la fin de la négociation (traité ? Simple déclaration ? Passion résolution ? Accord international etc.) De toute manière il faut bien prendre conscience que  COP 21est hypothéqué  par le souci de donner  une légitimité à la  candidature de Hollande aux élections françaises de 2017. Pour faire bonne figure le président français a dit comprendre les difficultés de l’exécutif américain, confronté aux réticences du Congrès majoritairement républicain.   »Je sais combien c’est difficile, mais nous devons donner à l’accord de Paris, si accord il y a, un caractère contraignant au sens où les engagements qui auront été pris devront être tenus et respectés », a-t-il insisté.  La « clause de révision », dont les modalités sont en cours de négociation, permettra aux contributions déposées par chaque pays d’être « régulièrement revues pour arriver à cette trajectoire : pas plus de 2°C de réchauffement climatique », a aussi expliqué le président. « Ce ne sera certainement pas un traité », a estimé John Kerry dans les colonnes du Financial Times. « Il n’y aura pas d’objectifs de réduction juridiquement contraignants comme cela avait été le cas à Kyoto ». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, également présent à Malte, a dit s’être entretenu mercredi de cette question avec son homologue américain.   »Il faut que les choses soient bien claires, on peut discuter, les juristes le feront, de la nature juridique de l’accord : est-ce que ça doit être un traité, un accord international, etc. » « En revanche, le fait qu’un certain nombre de dispositions doivent avoir un effet pratique, être juridiquement contraignantes, c’est une évidence », a-t-il ajouté. Prisanat même de manière confuse : »Ne confondons pas – c’est peut-être ce qu’a fait M. Kerry – la nature juridique de l’accord et puis le fait qu’il faut évidemment que les dispositions sur lesquelles nous allons nous mettre d’accord se traduisent dans les faits. Ce n’est pas une discussion politique en l’air, c’est un accord réel dont il s’agit ».




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