Archive pour le Tag 'contradiction'

«Le projet de PAC contradiction avec le Green deal» ?

 «Le projet de PAC contradiction avec le Green deal» ?

 

 

Yves Madre est président du think tank européen Farm Europe, Collaborateur de l’ex-commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos, s’inquiète dans l’Opinion de la renationalisation de la politique agricole.

 

Avec la pandémie, les discussions sur la prochaine PAC, qui devait être prête en 2021, ont pris du retard. Où en est-on ?

Le Conseil des ministres de l’Agriculture et le Parlement doivent chacun, ces prochains jours, acter des positions d’entrée en négociation, en vue des discussions qui se dérouleront entre novembre et mars-avril. Ils doivent étudier la proposition de la Commission qui date de 2018. Elle a deux ans dans la vue et surtout, elle date d’avant le Green deal européen promu par la commission Von der Leyen ! Ses objectifs sont, par conséquent, en décalage. Il faudra un gros effort de mise en cohérence : soit la PAC continue sa vie telle quelle, en parallèle du Green deal, soit il faut la reprendre afin qu’elle soit la traduction des ambitions de ce pacte vert pour l’agriculture.

Quels sont les points à retravailler pour mettre en conformité de la PAC avec les engagements écologiques européens ?

D’abord, la portée. Le Green deal a une ambition européenne. La proposition de 2018 de la Commission acte une renationalisation de la PAC, en fait un outil de gestion administratif. Chaque Etat serait libre de faire ce qu’il entend, en fonction de sa stratégie nationale. Et ce n’est plus l’Europe qui vérifiera ou sanctionnera : les citoyens européens qu’ils ne sauront plus pour quoi et à qui ils paient. L’idée de la commission Junker portait en germe une disparition de la PAC à terme, l’agriculture – seule politique commune de l’UE – devenant régie par les simples règles de la concurrence, comme les aides d’Etat. Ensuite, la finalité. Les transitions écologiques, pour être efficaces, doivent se faire en même temps. Ce n’est pas ce que propose la future PAC, en l’état. Le volet « ecoschemes » est supposé financer la transition écologique. Mais le projet se borne à dire à chaque Etat : « Faites de l’écologie comme vous l’entendez». On voit bien les distorsions qui vont apparaître dans un marché commun : certains pays laveront plus vert que vert, d’autres passeront un coup de peinture de la même couleur et d’autres ne feront rien. On ne pourra rien évaluer ou démontrer à l’échelle du continent. L’émiettement est le même pour la sécurité alimentaire.

Comment la situation peut-elle évoluer ?

Le Parlement a énormément travaillé. Il semblerait que les groupes PPE et ECR (droite), les socialistes, et une partie de Renew (libéraux) s’apprêtent à voter en faveur d’un projet différent de celui de la Commission. Une PAC européenne, non renationalisée, avec des minima à atteindre en matière d’écologie, des règles communes. La nécessité de ne pas trop s’écarter de l’idée originelle de la PAC – une politique investissant dans l’avenir de l’Europe – a visiblement été comprise. La suite se jouera dans les discussions tripartites. La Commission pourrait se rapprocher du Parlement. Le Conseil des ministres est, lui, en pleine cacophonie.

Et la France ?

Elle s’est focalisée sur les négociations budgétaires jusqu’à récemment. Le Conseil n’a pas traité du fond des options politiques à décider. Le nouveau ministre, Julien Denormandie, semble arriver avec des convictions, mais il débarque tard dans la négociation et ne peut pas jouer au chamboule tout. L’espoir est que les avancées que l’on attend au Parlement puissent rouvrir un espace de négociation.

 

Conjoncture croissance : les indicateurs de l’INSEE en contradiction avec ceux de l’Europe

Conjoncture croissance : les indicateurs de l’INSEE en contradiction avec ceux de l’Europe

 

curieusement les indicateurs de l’INSEE montreraient une amélioration du climat des affaires en septembre. Ce que contredisent les indicateurs mesurés par l’institut IHS Markit. Une différence qui pourrait s’expliquer par le recours un peu excessif des pouvoirs publics et des institutions officielles à la méthode Coué. De toute manière les évolutions constatées en hausse par l’INSEE sont très marginales. Notons ensuite qu’il s’agit de mesurer un climat et non une évolution réelle de l’économie.

Pour l’INSEE Le climat des affaires en France s’est amélioré en septembre en dépit de la hausse des nouvelles infections au coronavirus qui a obligé le gouvernement à prendre de nouvelles mesures de restriction.

Son indice le mesurant a progressé à 92 contre 90 en août, son plus haut niveau depuis février, avant que la France n’entre dans une période de confinement généralisé de deux mois pour tenter de contenir l’épidémie de COVID-19.

L’indice mesurant le degré de confiance dans l’industrie manufacturière a progressé à 96, contre 92 le mois dernier et 95 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters.

L’indice pour le secteur plus important des services s’est lui aussi amélioré, à 95 contre 93. Au contraire l’indice Markit observe une nette détérioration en France des services ce qui peut se comprendre avec les mesures de plus en plus restrictives concernant certaines activités.

 

Surmonter la contradiction entre logique de groupe et logique républicaine

Surmonter la contradiction entre logique de groupe et logique républicaine

Pour sortir du conflit qui les oppose, le camp antiraciste doit accepter qu’il agit au nom de valeurs universelles et le camp républicain reconnaître l’existence d’appartenances culturelles vitales pour la construction de l’individu, estime Aymeric Patricot, essayiste et romancier, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Deux camps s’affrontent aujourd’hui sur le thème des discriminations : certains dénoncent la persistance de dérives au sein du monde occidental, allant parfois jusqu’à pointer du doigt l’existence d’un système raciste ; d’autres, qui se réclament du républicanisme, persistent à considérer qu’il ne faut pas « racialiser les rapports sociaux » et qu’il existe des valeurs universelles.

Le problème est que ces républicains doivent se sentir bien seuls en ce moment. La lame de fond de l’affaire Floyd, réveillant un antiracisme légitime, n’est pas seule en cause : elle ne fait que mettre un point d’orgue à l’incroyable pression contre l’idée même de droits individuels. Ces derniers fondent la notion de mérite, mais on les accuse de masquer des phénomènes délétères plus profonds.

La première de ces pressions, celle qu’on dénonce le plus volontiers, est exercée par la culture (musique, cinéma…), dont le tropisme est flagrant : les plates-formes sont américaines, la force des images est américaine. Or, cette culture est marquée par la question raciale. C’est de cette culture qu’émanent les slogans nous familiarisant avec l’idée que les logiques de groupes sont décisives. En somme, l’actualité force le peuple français à ouvrir les yeux sur les réalités raciales, lui dont le surmoi républicain exige pourtant qu’il reste « color blind ».

La deuxième pression se fait plus discrète, mais pas moins efficace : elle vient du monde économique dont la grande éthique, outre l’écologie, se rapporte à la fameuse diversité, dont la logique vient concurrencer celle du mérite. Qu’on ne s’y trompe pas : les entreprises ne peuvent pas être foncièrement morales. Si elles singent les principes du moment, c’est avant tout parce qu’il leur est nécessaire de s’adapter au contexte. On sait que le libéralisme s’accommode très bien des valeurs multiculturelles et transnationales.

La troisième, c’est le monde politique, tout d’abord en France, en partie désireux de s’inscrire dans la tendance de l’époque. Soulignons que la fracture ne partage pas la droite et la gauche, mais traverse chacun des partis, de même qu’elle recoupe souvent un fossé générationnel, comme en témoigne la récente anicroche entre Marion Maréchal et Marine Le Pen.

 

Aides d’État aux sociétés qui licencient : une contradiction ?

Aides d’État aux sociétés qui licencient : une contradiction ?

Les aides de l’État ne sont pas dessinées à financer des postes menacées de licenciement mais à sortir les entreprises de l’impasse notamment pour payer notamment  les emplois maintenus. C’est la doctrine du gouvernement qui cependant fait passer le message que l’importance des suppressions de postes notamment dans le secteur aérien doit être contrôlée ….. minimisée. Du coup après les annonces de suppressions de postes aussi bien dans la construction aérienne que chez Air France, c’est le gouvernement  qui veut donner l’impression qu’il souhaite des plans sociaux moins rigoureux. Bref une sorte de dialectique plus ou moins bidon. La situation catastrophique des entreprises du secteur nécessite en effet des plans d’ajustement pour ne pas disparaître, ce qui sous-tend aussi certains plans sociaux malheureusement. Or l’aide aux entreprises est à distinguer de l’aide chômage. L’aide aux entreprises visent à redonner du volume à la trésorerie pour faire face aux obligations de fonctionnement. L’autre aide de l’État vise le financement du chômage partiel dont précisément le secteur aéronautique demande une prolongation au-delà 2 ans .

 

Le gouvernement, qui a présenté le 9 juin un plan de soutien de 8 milliards à l’industrie aéronautique, a manifesté son courroux dès l’annonce par Airbus, mardi, de son projet de supprimer 15.000 postes, dont 5000 en France«Le chiffre est excessif, a tonné l’entourage du ministre de l’Économie. Nous attendons qu’Airbus réduise le nombre de suppressions d’emplois.» Bruno Le Maire pourrait être entendu et les suppressions de postes dans l’Hexagone réduites à 3500…

Du côté d’Airbus comme de Bercy, on assure qu’il ne s’agit pas d’un jeu de rôles élaboré pour réduire la facture sociale et donner du grain à moudre à l’opinion. «De toute façon, le chiffre que celle-ci retient, c’est toujours le premier annoncé», confie-t-on à Bercy, où l’on aurait tout de même préféré qu’Airbus ne chiffre pas les suppressions en France. Bref dans le cadre de la crise économique qui suit la crise sanitaire la question est de savoir qui va porter le chapeau des plans d’ajustement des effectifs !

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 

.Il faut accroître la participation des travailleurs et faire reconnaître le rôle sociétal joué par les grandes entreprises :Virgile Chassagnon, économiste dans une interview à la Tribune. :

 

: Pourquoi avoir choisi de travailler spécifiquement sur les entreprises ?

Virgile Chassagnon : Mon projet de faire de la recherche m’est venu, d’abord au collège où je pensais devenir chercheur en biologie, puis au lycée, quand j’ai découvert les sciences économiques et sociales. Ce qui me plaisait était d’avoir une discipline en lien direct avec la société et de faire quelque chose d’utile. Je suis arrivé à l’Université Grenoble Alpes (UGA) après mon agrégation en 2014, séduit par le projet académique de l’établissement et notamment son programme en économie des organisations.

J’étais d’abord parti pour faire de la recherche en macro-économie, en m’intéressant par exemple au calcul de l’impact des taux de prélèvements obligatoires sur le chômage. Je me suis penché sur la question des alliances stratégiques dans le domaine de l’automobile.

C’est ainsi que je suis remonté à la notion même d’entreprise et constaté qu’il existait beaucoup de débats au niveau international afin de définir ce qu’est une entreprise et à quoi elle sert. Mon idée était donc de proposer une nouvelle théorie afin de définir son rôle sociétal.

Dans vos travaux, vous évoquez la théorie de l’entreprise comme « une entité fondée sur le pouvoir » ?

L’objectif de cette thèse était avant tout de composer une théorie et de l’appliquer aux enjeux modernes de la gouvernance. Je voulais montrer une entreprise n’est pas uniquement le résultat du fonctionnement de son dirigeant, mais de l’ensemble des personnes qui contribuent à sa réussite. L’entreprise est en réalité un bien commun privé, au service de la société et de l’intérêt général. Pour cela, il a fallu passer par une approche pluridisciplinaire avec d’autres matières telles que les relations de pouvoir qui ont toujours été l’un des grands bannis des sciences économiques. Car en intégrant la question du pouvoir, les modèles mathématiques ne tiennent plus.

Le prix que vous venez de recevoir récompense le caractère appliqué des travaux soumis. Vous avez vous-même proposé vos travaux comme support à certaines réflexions politiques ?

La théorie a été utile pour comprendre ce que l’on essaye de réguler depuis huit ans, et m’a même permis d’avoir l’occasion d’appliquer ensuite cette recherche au sein de la société en éclairant les politiques, et notamment le contenu de certaines lois.

Réouverture des écoles : le conseil scientifique en complète contradiction avec la position du chef de l’État

Réouverture des écoles : le conseil scientifique en complète contradiction avec la position du chef de l’État 

 

 

On sait que le conseil scientifique constitué pour une grande part de chapeaux à plumes est surtout une institution instrumentalisée par le gouvernement pour justifier sa politique. Ainsi ce conseil scientifique a-t-il dans une note du 20 avril fortement déconseillé la réouverture des écoles et autres lycées avant le 1er septembre. Or le gouvernement s’appuie sur ce conseil scientifique pour donner une légitimité à la reprise des cours  en mai.

Aujourd’hui le conseil scientifique acte la décision du gouvernement et mange son chapeau. Mais dans une note  , qui n’avait donc pas été rendu public jusqu’ici, le conseil scientifique constate que « le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrière particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes ». Et « propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre ».

En complète contradiction avec la position du chef de l’État qui, le 13 avril, avait surpris tout le monde en annonçant la réouverture des établissements. Le conseil scientifique avait été installé par Macron lui-même, le 12 mars, pour servir de support scientifique à la décision politique. Ce jour-là, le chef de l’État avait annoncé la fermeture des établissements scolaires, suivant les recommandations, précisément, dudit conseil.

Retraites fonction publiques : le gouvernement en pleine contradiction

Retraites fonction publiques : le gouvernement en pleine contradiction

Comment comprendre que le gouvernement manifeste son intention d’ouvrir la négociation sur la pénibilité alors que dans le même temps il vient  de décider que cette notion pour les catégories actives, c’est-à-dire celles soumises à des conditions de travail ici, serait supprimée.

À noter cependant que cette discussion est conduite par deux seconds couteaux d’une part le petite oligarques Olivier Dussopt , opportuniste élu sur la liste PS comme député contre un candidat de la république en marche et qui quelques jours après a rejoint le camp de Macon. L’autre interlocuteur à savoir Laurent Pietraszewski – supposé remplaçait Delevoye ne fait évidemment pas le poids politique. On objectera évidemment que raisonner de manière globale par statut est un peu ridicule , surtout quand il s’agit des fonctionnaires. Concrètement, certains fonctionnaires sont effectivement soumis à des conditions de travail difficile mais d’autres connaissent des rythmes et des conditions de travail plus que confortable pour ne pas dire davantage. Tout le monde paye cette confusion. Résultat -attendu- la  CGT, la CFE-CGC et la FSU, opposées à la réforme des retraites, ont claqué mercredi la porte de la réunion sur la pénibilité dans la fonction publique organisée par les secrétaires d’État Olivier Dussopt et Laurent Pietraszewski, a-t-on appris auprès de leurs responsables.

Selon ces syndicats, Olivier Dussopt a annoncé «la fin des catégories actives» qui permettaient aux agents ayant un métier particulièrement pénible de partir à la retraite anticipée 5 ou 10 ans avant l’échéance. FO et Solidaires avaient décidé dès mardi de boycotter cette réunion.

 «Cette suppression des catégories actives va conduire des centaines de milliers d’agents à ne pas être reconnus dans la pénibilité», a indiqué à la sortie de la réunion à Bercy Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique. «Entre 200.000 et 300.000 agents n’auront plus rien. Alors qu’aujourd’hui ils sont dans la catégorie active, ils ne le seront plus à l’avenir sur la base des six critères établis par le gouvernement, qui ne veut pas en débattre», souligne-t-il, estimant que 700.000 agents publics bénéficient aujourd’hui de ces droits dans le cadre des catégories actives.

«Le gouvernement n’entend rien concerter, la seule solution face au blocage que seul le pouvoir politique entretient c’est le rapport de force», a ajouté Jean-Marc Canon, appelant à la grève le 9, le 10 et le 11. Pour Benoît Teste de la FSU, premier syndicat chez les enseignants, «aucune condition du dialogue n’est réunie, on a même l’impression que les positions du gouvernement se raidissent alors même que des enjeux énormes sont sur la table».

 «Olivier Dussopt nous dit qu’on va supprimer les catégories actives, c’est une harmonisation par le bas, cela signifie une restriction drastique des droits des agents. La porte est totalement fermée à la discussion sur les critères de pénibilité», ajoute M. Teste. Il déplore qu’«à toutes les questions posées sur la future réforme des retraites aucune réponse n’ait été apportée par le gouvernement alors que le projet de loi est déjà déposé au Conseil d’Etat».

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

Séniors : la contradiction entre l’âge de la retraite et l’emploi

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

 

Paradoxalement les cours du pétrole sont au plus bas depuis un an et les prix du carburant suivent même si c’est avec retard. Pourtant c’est l’augmentation des taxes sur le carburant qui est à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Des taxes qui ensuite ont été annulées par le gouvernement. La preuve d’une gestion très approximative. On aurait pu en effet mettre en œuvre la TICPE (ancienne TIPP)) flottante qui avait déjà été appliquée sous Jospin. Cette taxe qui augmente quand les cours sont bas, qui diminue quand les cours sont élevés et qui permet donc de lisser l’évolution des prix du carburant auprès du consommateur ; avec ce dispositif l’augmentation fiscale ne se serait pas (ou moins) fait sentir. Certes les prix peuvent repartir à la hausse et le risque pour Bercy était de voir diminuer les recettes. Mais cette hausse n’est pas certaine dans la mesure où on constate un assez net ralentissement de la croissance mondiale. La preuve qu’il y a encore de sérieux progrès à faire en matière de gestion économique et en particulier dans le domaine énergétique. Les cours du pétrole peinaient en effet à rebondir mercredi en Asie dans un climat d’incertitudes sur l’économie américaine et l’excès d’offre mondiale. Vers 4h30, le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février, prenait 24 cents à 42,77 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en février, perdait 12 cents à 50,35 dollars. Les cours ont perdu plus de 6% lundi, à leurs plus bas niveaux depuis plus d’un an et à l’unisson d’un plongeon à Wall Street.

« Les craintes de ralentissement de la croissance mondiale et les incertitudes politiques en provenance de la Maison Blanche concernant le commerce et sa politique aux frontières sont facteur de risques », a commenté Margaret Yang Yan, analyste chez CMC Markets. Le marché du brut est miné par la surabondance de l’offre, l’affaiblissement de la demande du aux perspectives de ralentissement économique mondial, Etats-Unis en tête. Les cours pourraient encore descendre malgré les efforts de l’Opep et de ses partenaires pour les soutenir par des coupes dans leur production. Le cartel et ses alliés menés par la Russie ont décidé d’une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois mais les analystes doutent que cela suffira à retourner la situation.  »Sauf à ce que l’OPEP sorte un lapin de son chapeau et rassure les marchés sur la viabilité de ses coupes, y compris en en imposant de plus importantes comme l’ont suggéré certains membres, les craintes macroéconomiques vont continuer de peser comme une enclume au cou des marchés », a déclaré Stephen Innes, analyste chez Oanda. Lundi, à la veille de Noël, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI a abandonné 3,06 dollars ou 6,7% pour finir à 42,53 dollars, son plus bas niveau depuis juin 2017. Le Brent a perdu 3,35 dollars ou 6,2% pour terminer à 50,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, un niveau plus vu depuis août 2017.

 

Ecologie et politique : une contradiction fondamentale

Ecologie et politique : une contradiction fondamentale

 

Il n’est guère étonnant que les écologistes éprouvent un peu partout une insatisfaction lorsqu’ils exercent des responsabilités gouvernementales. En effet l’écologie ne saurait être une activité sans lien avec les aspects économiques sociaux et sociétaux. Mais  la plupart des l écolos se comportent comme des fondamentalistes qui isolent l’écologie des autres problématiques. Or un parti politique à vocation à intégrer et à articuler toute les problématiques concernant la société,  environnement compris. Un parti écologiste n’a pas plus de raison d’exister qu’un parti qui se spécialiserait par exemple dans la culture ou la santé. Une autre faiblesse des écologistes est sa sociologie. Ces mouvements sont très majoritairement composés de citadins appartenant à des classes moyennes et aisées et qui ne sont donc pas représentatifs de l’ensemble de la population. On objectera que beaucoup de partis traditionnels ne sont pas non plus très représentatifs.  Les écologistes cependant socialement et politiquement utiles mais en tant que lanceurs d’alerte et non en tant que prétendants à la gestion des intérêts de la collectivité.  Le véritable enjeu de l’écologie c’est qu’il soit intégré partout dans toutes les formations. Dernière faiblesse concernant Hulot, son versant écologie business qui lui a permis d’accumuler uen belle fortune et qui autorise des interrogations sur la pureté des ses convictions écolos.

 

Le « Green deal «de Hulot : l’anglais pour cacher les contradictions

Le « Green deal «de Hulot : l’anglais pour cacher les contradictions

 

Moderne dans la forme, « très IN »,  mais très pauvre sur le fond, ce futur plan  vert énergétique de Nicolas Hulot prévu début 2018. Pourquoi l’annonce de ce plan énergétique «  dans la première moitié de 2018 » ? sans doute pour répondre aux critiques de plus en plus nombreuses concernant l’utilité de Nicolas Hulot au gouvernement. Lui-même s’interroge de plus en plus. Régulièrement battu lors  des arbitrages du gouvernement,  il se demande s’il n’est pas simplement qu’un alibi écologique pour Macron. Le ministre de l’écologie a d’abord menacé de quitter le gouvernement si la décision de construire le nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes était prise. Finalement,  il s’accorde à nouveau un délai d’un an pour faire son propre bilan et décider ou non de partir. Le problème en matière énergétique c’est que  objectif de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d‘ici à 2025 est complètement ingérable. On voit mal comment la France pourrait en quelques années substituer à la fermeture de centrales nucléaires des énergies alternatives suffisantes alors qu’au mieux elles n’atteindront que de l’ordre de  20 % de la production d’électricité d’ici une quinzaine d’années et que les éoliennes par exemple feront au mieux quatre ou 5 %. Fermer environ 17 à 20 réacteurs nucléaires en quelques années est tout simplement irréaliste. De toute manière,  ce n’est certainement pas Hulot qui décidera sur un aspect aussi stratégique. De la même manière qu’il ne gérera pas des nouvelles filières industrielles. Pourtant c’est ce qu’il affirme : “Je prépare un ‘Green Deal’ sur la transition énergétique, l‘efficacité énergétique, le développement des renouvelables, les nouvelles filières industrielles, que je présenterai dans la première partie de 2018”, déclare Nicolas Hulot au quotidien. “Pour réduire à 50% la part du nucléaire, il va falloir fermer un certain nombre de réacteurs, et je préciserai le nombre et les étapes au moment de la programmation pluriannuelle de l’énergie fin 2018”, ajoute-t-il. Bien entendu les énergies renouvelables sont utiles voir nécessaires mais jamais elles ne pourront compenser la fermeture du nombre de réacteurs nécessaires pour permettre de ramener la part du nucléaire à 50 % d’ici 2025. En faite Hulot tente de se refaire une popularité atteinte par les nombreuses couleuvres qu’il a dues avaler. Ce pourrait aussi qu’ils se servent de son plan irréalisable pour justifier un départ très médiatisé. En tout cas ces déclarations relèvent de la naïveté et ou de l’incompétence notamment quand il affirme  “Si nous voulons réduire la part du nucléaire, il faut que les Français acceptent la présence des énergies renouvelables sur leur territoire”, dit Nicolas Hulot. Pour ce faire, ajoute le ministre, les Français devront accepter l‘idée de projets éoliens offshore ou terrestres !

 

Rafle Vel d’Hiv : Mélenchon en pleine contradiction

Rafle Vel d’Hiv : Mélenchon en pleine contradiction

  • Tout est bon dans le cochon , c’est comme en politique tout est bon pour discréditer même en se contredisant complètement En avril Mélenchon condamner le révisionnisme du FN qui ne voulait pas reconnaître la responsabilité de la France dans la rafle du Vel’ d’Hiv’.  Réagissant aux propos de Marine Le Pen, il avait estimé que ce qu’elle avait dit « déclench[ait] des polémiques absolument inutiles. L’Histoire de France a fait que les présidents successifs ont fait évolué la question et le regard que l’on portait dessus. »  »Pourquoi rallume-t-elle cette querelle? Pour blesser? », se demandait alors Jean-Luc Mélenchon. « Le président Chirac a dit une fois une chose. Tâchons de nous tenir à une continuité dans notre regard sur l’histoire. »"La République française n’est pas coupable mais la France l’est », notait-il. Changement de ton juillet après les propos du président de la république reconnaissant la responsabilité de l’État français.  Jean-Luc Mélenchon a condamné les propos de macro «  qui constitue un franchissement de seuil d’une intensité maximale », estime le leader de la France insoumise. « La France n’est rien d’autre que sa République. À cette époque, la République avait été abolie par la révolution nationale du maréchal Pétain.[...] Par sa résistance, ses combats contre l’envahisseur et par le rétablissement de la République dès que celui-ci a été chassé du territoire, le peuple français a prouvé de quel côté il était réellement. Il n’est pas au pouvoir de Monsieur Macron d’assigner tous les Français à une identité de bourreau qui n’est pas la leur! ». À peu près la même position que le front national dont il ce rapproche de plus en plus dans sa posture de numéro un de l’opposition.

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Emmanuelle Cosse, avait  prédit  la fermeture de la centrale de Fessenheim 2016. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », avait  martelé Emmanuelle Cosse. « Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année », avait  estimé l’ex ministre du Logement en évoquant notamment l’ancienneté de cette centrale, sa position non loin des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, ainsi que les « pannes à répétition, quasiment chaque semaine » qui y surviennent. Une prise de position qui traduit les contradictions du gouvernement sur ce sujet. De son côté,  l’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 2017, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et a mis  en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française était  un engagement Hollande. . Mais  Ségolène Royal a décidé  d’autoriser la prolongation des centrales pour 10 ans à 20 ans. Ce qui de fait a remis  en cause l’engagement de campagne de l’ancien  chef de l’Etat.  Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 à 20 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc pourra aller jusqu’à  50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux. Sans parler du scandale de électricité tirée des éolienne que EDF est contrainte d’acheter au double du prix du marché à des promoteurs très sulfureux qui profitent de l’aubaine. Tout cela pour faire plaisir aux écolos politisés et poursuivre la production nucléaire. Une vraie politique de gribouille. 

Ferroviaire : hausse des péages , une contradiction de plus

Ferroviaire : hausse des péages , une contradiction de plus

Difficile de comprendre la cohérence de la politique concernant l’avenir du ferroviaire et plus généralement la cohérence de la politique des transports. En effet,  en quelques jours on vient d’annoncer une commande de TGV pour sauver Alstom Belfort (TGV qui circuleront sur des voies à vitesse limitée), que de nouvelles lignes à grande vitesse ne seront pas construites avant une trentaine d’années, que SNCF réseau ne devra plus financer d’éventuelles lignes nouvelles, que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens, enfin cerise sur le gâteau on vient de décider une hausse des péages pour le fret ferroviaire. Une dernière mesure qui va plomber encore un peu plus une activité en voie de disparition. Le transport ferroviaire n’est déjà pas compétitif et ce n’est sans doute pas l’augmentation des péages qui risque d’améliorer encore la situation. Le gouvernement a présenté son plan de relance du fret ferroviaire, incluant notamment un « rattrapage » des péages. « Les tarifs payés en France sont très largement inférieurs à la moyenne européenne. Nous sommes obligés d’avoir un rattrapage, puisque l’Europe exige qu’il y ait un prix qui corresponde à ce que ça coûte », a expliqué le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, lors d’une conférence de presse.  Les péages du fret ferroviaire augmenteront donc chaque année entre 2018 et 2027, « de l’ordre de 4,6% par an au-delà de l’inflation » dans le secteur ferroviaire, précise le gouvernement dans son « plan d’action pour la relance du fret ferroviaire ». Cette hausse sera toutefois conditionnée aux trois quarts (soit 3,45% hors inflation) à l’amélioration des services rendus par SNCF Réseau, gestionnaire des voies ferrées françaises et percepteur des péages facturés aux opérateurs de fret – SNCF Mobilités et ses concurrents privés.

Brexit: Hollande en contradiction avec Merkel

Brexit: Hollande en contradiction avec Merkel

 

Une nouvelle fois François Hollande slalome entre les contradictions de la France et de l’Allemagne sur les conditions d’une nouvelle négociation entre l’union économique européenne et le Royaume-Uni. Alors que Hollande avait déclaré qu’il souhaitait une rupture rapide et nette avec la Grande-Bretagne Merkel au contraire a déclaré qu’il convenait de donner du temps au temps. La France comprend que le Royaume-Uni ait besoin de temps avant de notifier sa décision de quitter l’Union européenne mais plus tôt il le fera, mieux ce sera pour toutes les parties concernées, a déclaré jeudi François Hollande au côté de Theresa May. A l’issue d’un entretien à l’Elysée avec la nouvelle Première ministre britannique, le président français a répété que le Royaume-Uni ne pourrait prétendre conserver l’accès au marché unique européen que s’il continuait à respecter les quatre libertés de circulation européennes : capitaux, biens, services et mouvement des personnes. Theresa May a souligné que le peuple britannique avait fait parvenir dans son vote pour la sortie de l’Union « un message très clair, à savoir que nous devons introduire des contrôles quant au mouvement des personnes venant de l’Union européenne vers le Royaume-Uni ». « Le gouvernement doit assurer cela pour le peuple britannique », a-t-elle ajouté. « C’est le point le plus crucial, c’est celui là même qui va être l’objet de la négociation », a ajouté François Hollande. Pour la France, le Royaume-Uni doit notifier l’article 50 « dans les meilleurs délais », a dit François Hollande. « Il ne peut y avoir de discussion ou de pré-négociation avant la négociation mais il peut y avoir la préparation de cette négociation et nous pouvons comprendre que votre gouvernement, qui vient de se constituer, ait besoin de ce temps mais je le répète le plus tôt sera le mieux dans l’intérêt commun », a-t-il ajouté. Theresa May a quant à elle répété que cette notification n’interviendrait pas avant la fin de l’année. La réponse du président français, qui a été depuis le référendum un des plus pressants des partenaires européens du Royaume-Uni, correspond à celle faite la veille par Angela Merkel, qui a reçu Theresa May à Berlin. « On peut parfaitement comprendre que le Royaume-Uni a(it) besoin de temps », avait déclaré la chancelière allemande, tout en soulignant que « personne ne souhaite une longue période d’incertitude. Ni le peuple britannique, ni les pays membres de l’UE ».

(Avec Reuters)

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du logement, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI a prédit  la fermeture de la centrale de Fessenheim pour cette année. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », a martelé Emmanuelle Cosse. « Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année », a estimé la ministre du Logement en évoquant notamment l’ancienneté de cette centrale, sa position non loin des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, ainsi que les « pannes à répétition, quasiment chaque semaine » qui y surviennent. Une prise de position qui traduit les contradictions du gouvernement sur ce sujet. De son côté,  l’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 207, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et maintenant met en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. De toute manière comme la droite sera revenue au pouvoir, il y a de grandes chances que Fessenheim ne soit pas fermée ! Pour respecter le plafond de capacité de production nucléaire fixé dans la loi sur la transition énergétique, EDF s’engage «à étudier l’unique hypothèse de la fermeture des deux réacteurs 900 MW (mégawatts) de Fessenheim» (Haut-Rhin), excluant d’examiner d’autres éventuelles fermetures. «Il conviendra que le dépôt effectif de cette demande ne dépasse pas l’échéance de la fin du mois de juin 2016», répond Ségolène Royal, confirmant ainsi sa volonté de voir le processus de fermeture engagé l’an prochain pour une fermeture «effective en 2018». La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française est un engagement du président de la République. La prise de position des manuels cosses intervient précisément au moment où Ségolène Royal vient de décider d’autoriser la prolongation des centrales pour 10 ans au moins. Ce qui de fait remet en cause l’engagement de campagne du chef de l’Etat.  Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc jusqu’à 50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux.

 

Diesel : Ségolène Royal en pleine contradiction.

Diesel : Ségolène  Royal en pleine contradiction.

‘L’inénarrable Ségolène est encore prise en pleine contradiction. D’un coté elle ne souhaite pas qu’on avantage le diesel, par la fiscalité évidemment, d’un autre, elle ne veut pas non plus d’une évolution de cette fiscalité sur le carburant et ne veut pas envisager même dans dix ans le diesel au nom des intérêts franaçis. On ne peut nier que le diesel notamment chez PSA représente uen activité significative et concoure à l’emploi pour autant li seraiat temps de concilier intérêts environnementaux et intérêts industriels. En 15 ou 20 ans (le temps d’amortir le parc diesel existant), on peut facilement prévoir la suppression du diesel et prévoir la reconversion industrielle. Ne pas prévoir déchéance c’est s’exposer aux normes extérieures au pays. Voir par exemple l’affaire Volkswagen qui avait mis en place uen tricherie pour échapper aux normes américaines plus contraignantes. L’appel d’Europe Ecologie-Les Verts à interdire le diesel d’ici dix ans, en plein scandale provoqué par le scandale Volkswagen, n’est « pas sérieux », a estimé vendredi la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, qui juge plus pertinent d’aider les véhicules propres. Lors de son premier meeting de campagne pour les régionales en Ile-de-France, mercredi, la secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, a appelé à supprimer les aides au diesel en cinq ans et à l’interdire « dans l’ensemble du pays d’ici 2025″. Le diesel est régulièrement combattu par les écologistes mais ces propos ont trouvé une résonance particulière après la révélation d’une manipulation des tests sur les émissions polluantes des véhicules du groupe Volkswagen. Des tests aléatoire seront menés sur une centaine de véhicules en France afin d’apporter des garanties aux acheteurs et commenceront la semaine prochaine.  Invitée à réagir à la proposition des écologistes, Ségolène Royal a répondu : « Ce n’est pas sérieux ».  En utilisant sa dialectique approximative habituelle «On ne peut pas traiter des problèmes de cette gravité-là en lançant des slogans idéologiques au dépens des intérêts français », a-t-elle ajouté sur Europe 1, rappelant que le diesel comptait pour plus de la moitié des ventes en France. « Ce qu’il faut, c’est ne plus avantager le diesel, ça c’est évident », a-t-elle ajouté. Alors que les écologistes réclament la suppression de la « niche diesel », référence au taux réduit de la taxe intérieure sur la consommation dont il bénéficie, Ségolène Royal avait prévenu durant l’été qu’elle ne souhaitait pas d’alignement à court terme de la fiscalité de l’essence et du diesel. Elle avait dit exclure l’idée soumise par des parlementaires d’un alignement progressif d’ici 2020. Un débat est en cours sur le sujet au sein du gouvernement, comme l’a dit sur RMC le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, mais il n’est « pas nouveau » et fait plutôt l’objet d’une discussion qu’il n’est une option pour l’heure.

Fiscalité locale : les Français aussi en pleine contradiction

Fiscalité locale : les Français aussi en pleine contradiction

Curieusement une majorité de Français se dégage pour considérer que le mécontentement des maires à l’égard de la baisse de la dotation globale et justifiée. On regrette sans doute la perspective inévitable sur la tendance actuelle d’une forte hausse de la fiscalité locale. Mais se pose la question des leurs de savoir comment concilier une baisse de la fiscalité incontournable pour améliorer la compétitivité de l’économie et la baisse des dépenses publiques locales. Là où les Français sont un peu plus cohérent c’est lorsque une courte majorité considère qu’il est possible de gérer la baisse de la dotation globale sans avoir à augmenter les impôts locaux. Selon un sondage Odoxa (réalisé auprès de 1.009 personnes) pour Les Echos, FTI consulting, Radio classique : plus de 60% des Français considèrent « justifiée » la journée d’action des maires de France pour dénoncer la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales. A la question « personnellement estimez-vous que ce mouvement des maires est justifié ou pas ? », 62% des personnes interrogées répondent par l’affirmative, contre 37% qui ne le jugent « pas justifié » (1% sans opinion). Si 70% des sympathisants de droite estiment le mouvement « justifié », c’est aussi le cas de 54% des sympathisants de gauche. Une courte majorité des personnes interrogées, 52%, estiment cependant que les communes pourraient faire face à ces baisses de dotations « sans avoir à augmenter leurs tarifs ou leurs impôts, en faisant des économies ». 46% sont d’un avis contraire. Elles sont également 79%, contre 20%, à penser que les communes « font trop de dépenses inutiles ». C’est d’ailleurs également la position du ministre des Finances Michel Sapin qui estiment que les collectivités locales en général et les communes en particulier doivent pouvoir parvenir à des économies dans leurs dépenses de fonctionnement.  Les maires, eux,  sont en colère contre la baisse des dotations de l’Etat décidée dans le cadre du plan de réduction de 50 milliards d’euros des dépenses publiques. La quasi totalité des associations d’élus du bloc communal appelle d’ailleurs samedi 19 septembre les citoyens à se regrouper devant les mairies pour interpeller l’Etat. Les élus veulent ainsi peser sur les choix du gouvernement et rappellent que la baisse programmée de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) représente une perte cumulée de 28 milliards d’euros pour les collectivités d’ici 2017, dont 15,8 milliards pour les communes et intercommunalités. Actuellement, le budget total des communes de France dépasse les 100 milliards d’euros Selon eux, la baisse des crédits de l’Etat a déjà entraîné en 2014 une baisse de l’investissement des communes de 12,4%.

 

Dotations de l’Etat : les maires en pleine contradiction

Dotations de l’Etat : les maires en pleine contradiction

D’un côté les maires se plaignent de la baisse de la dotation de l’État, d’un autre il regrette le manque de compétitivité de l’économie dans leur région et la baisse de l’emploi. Il s’agit pourtant bien d’un seul et même problème. Problème qui malheureusement n’a pas été anticipé par les élus dont beaucoup ont au contraire favorisé les dérives financières locales. Certes la baisse des dotations aux communes est réelle  (de l’ordre de 15 milliards sur quatre ans pour les 36 000 communes)  pour autant comment améliorer la compétitivité de l’économie sans réduire la fiscalité ? On voit bien de ce point de vue que les stratégies de gouvernance des élus  locaux sont assez différentes puisque certains choisissent de réduire les dépenses de fonctionnement quand d’autres se contentent simplement d’augmenter la fiscalité. Une fiscalité qui globalement va progresser au plan local en moyenne d’environ 2 % mais avec des écarts importants. Le pire est cependant à venir en effet plus de la moitié des collectivités sur la tendance risque de se trouver dans le rouge à partir de 2017. À moins évidemment d’une hausse très substantielle de la pression fiscale locale ce qui est vraisemblable compte tenu de l’inertie de certaines dépenses. Or on sait que pour l’ensemble des Français la fiscalité locale représente le principal impôt (de l’ordre  de 2000 € en moyenne). Davantage de fiscalité locale c’est  de pouvoir d’achat, moins de consommation moins de dynamisme de l’économie locale, donc moins d’emplois aussi davantage de dépenses à caractère social. . Un rapport sénatorial sur l’évolution des finances locales, publié le 9 juillet, note que près de la moitié des collectivités territoriales ont choisi de diminuer leurs investissements dans leur budget 2015 pour compenser la baisse de leurs ressources. Un tiers a ainsi choisi de réduire les dépenses de fonctionnement, alors que 13% ont opté pour une hausse de la fiscalité. A l’instar de Toulouse, Bordeaux, Clermont-Ferrand ou encore Lille, comme le note le Figaro ce samedi 19 septembre. Le journal précise que plus d’un tiers des grandes villes françaises ont augmenté leurs impôts en 2015, en moyenne de 1,8%, selon une étude du Forum de gestion des villes et des collectivités territoriales. Les rapporteurs, eux, ne remettent pas en cause la nécessité de réduire la dépense publique, mais s’inquiètent de « l’absence de visibilité » des élus locaux.   »Les deux tiers des collectivités locales vont se trouver structurellement dans le mur en 2017« , résumait  alors le sénateur, Philippe Dallier (Les Républicains), à l’origine du rapport.

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol