Archive pour le Tag 'continue'

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Notre Dames des Landes : la résistance continue dans la boue

Notre Dames des Landes : la résistance continue dans la boue

 

En dépit du climat, la résistance continue contre cet « Ayraultport » qui est en réalité une opération immobilière et un projet d’infrastructure inutile. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées samedi, dans une ambiance bon enfant en dépit de la boue et des difficultés d’organisation, sur la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour assister au «FestiZad» – des concerts rap, reggae et punk organisés jusqu’à dimanche en soutien aux opposants au projet. Les gendarmes ont estimé à environ 8.000 le nombre de personnes présentes sur le site depuis vendredi soir, tandis que la préfecture de Loire-Atlantique en comptait au moins 5.000. Les forces de l’ordre, qui ont assuré «un service de régulation de la circulation» autour du rassemblement, n’ont pas signalé «de tensions particulières», a indiqué dans un communiqué la préfecture, tout en pointant «l’absence de déclaration préalable» de la manifestation «et la volonté revendiquée par les organisateurs de tenir cachée jusqu’au dernier moment sa localisation précise». Jusqu’à 5-6 kilomètres autour du festival, des centaines, voire des milliers, de véhicules de toutes sortes – caravanes, camping-cars, voitures, camionnettes où ont dormi des festivaliers dans la nuit de vendredi à samedi – étaient stationnées sur les routes menant à la Zad (zone d’aménagement différée, rebaptisée zone à défendre par les opposants). Sur place, certains festivaliers, pourtant équipés pour parcourir le bocage détrempé par les pluies et une bruine persistante, se trouvaient englués dans la boue, prisonniers parfois jusqu’aux genoux et en perdant leurs bottes. Des concerts ont dû être reportés en fin d’après-midi, le temps notamment que les participants à la manifestation puissent nettoyer les scènes. Un appel au public a également été lancé pour aller chercher des branches dans les forêts alentours afin de pouvoir disposer du bois sur le sol piétiné pour tenter de le rendre un peu plus praticable. Mais malgré la boue, les concerts retardés, un groupe électrogène vacillant et une buvette en rupture de stock, l’atmosphère restait bon enfant sur le site où le public – une foule hétéroclite mêlant familles avec enfants, groupes accompagnés de chiens et retraités – déambulait dans la bonne humeur. Les organisateurs du festival, qui reconnaissaient les difficultés, se sont également dits satisfaits, à ce stade, du déroulement du festival «malgré la déception de ne pas avoir pu monter tout ce qu’on avait prévu», a affirmé Camille, un des zadistes, insistant sur l’atmosphère «détendue» du rassemblement. Si quatre chapiteaux – sur sept prévus – ont été dressés en dépit de l’interdiction de la préfecture, «il nous manque les yourtes, les tipis et les habitats légers et écologiques qui auraient du servir de sensibilisation à ce type d’habitat et abriter des expositions et des stands d’information», a-t-il regretté. Un arrêté préfectoral a interdit du 3 au 6 janvier le transport et l’installation sur la zone de «chapiteaux, tentes et autres structures itinérantes de plein air». Toutefois, «c’est beaucoup mieux que ce qu’on imaginait après les deux jours» derniers, où la polémique avec la préfecture avait enflé, a-t-il dit. La gendarmerie avait installé des barrages vendredi sur les principales voies d’accès au site, «pour garantir l’accès des secours» avait expliqué le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique, Patrick Lapouze. Mais les organisateurs du festival avaient accusé la préfecture de mettre «en danger des milliers de personnes». «Tout est bloqué aux entrées de la ZAD. Que ce soit de la nourriture, des structures, du matériel médical et même les toiles de tente des manifestants», avaient dénoncé les opposants à l’aéroport, estimant que «la sécurité sanitaire des participants» s’en trouvait «fortement impactée»: plus d’abris ni de tentes pour dormir au chaud la nuit, plus de matériel médical de premier secours et une tension évidente ne pouvant conduire qu’à des affrontements. La préfecture, de son côté, a souligné samedi qu’«à défaut de postes secouristes médicalisés organisés au sein de la zone comme c’est l’usage pour ce genre d’événement, les autorités ont prévus des moyens de secours et d’aide médicale urgente à proximité».

 

Notre-Dame-des-Landes: la chasse aux lapins écolos continue

Notre-Dame-des-Landes: la chasse aux lapins écolos continue

Une situation surréaliste, 500 gendarmes qui chassent les écolos dans les bois de Notre Dame des Landes où les travaux n’ont pas  commencé. En fait ces travaux ne commenceront pas avant 2014, sils se font car ce projet, comme beaucoup d’autres du même type, est inutile et couteux (voir articles). Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est resté ferme dimanche tout en jouant « l’apaisement » face aux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui ont appelé à une nouvelle mobilisation sur place lundi dès 05H00 matin.   »Il ne s’agit aucunement de revenir sur le projet d’aéroport », a martelé sur Radio J, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem alors que le Premier ministre a annoncé samedi soir la création d’une « commission du dialogue ». En revanche, Mme Vallaud-Belkacem a ajouté qu’il est « pris acte qu’il y a des divergences d’interprétation sur l’impact de ce projet sur l’environnement ».  Dans un communiqué dimanche soir, l’Acipa – la principale association d’opposants au projet d’aéroport – a appelé les opposants à occuper les lieux « dès 5H00 du matin (…) les cabanes réoccupées et les 40 tracteurs arrivés sur les lieux et enchaînés autour ».  Les opposants se sont montrés déterminés dimanche à obtenir le « retrait » des forces de l’ordre avant toutes négociations.  Plusieurs élus du CeDpa (Comité des élus opposés à l’aéroport) sont allés jusqu’à s’enchaîner aux grilles de la préfecture à Nantes dimanche après-midi pour demander le retrait des gendarmes mobiles du site.  Le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Laverné, a reçu une délégation de ces élus. « Nous lui avons demandé de faire remonter au ministre de l’Intérieur qu’il était absolument impossible de parler de dialogue tant que les forces de l’ordre ne seraient pas retirées de la zone », a dit à l’AFP après la rencontre Françoise Verchère porte-parole du CeDpa . « Quand il n’y en avait pas il n’y avait pas de guerre! », a-t-elle ajouté.  Plus tôt dans la journée, Dominique Fresneau, coprésident de l’Acipa –visiblement excédé face à la poursuite des affrontements entre manifestants et gendarmes mobiles dans la nuit de samedi à dimanche– a exprimé la même exigence au sujet des forces de l’ordre. « Il va falloir que l’apaisement soit réel », a-t-il dit lors d’un point presse dimanche à Notre-Dame-des-Landes.

 

Grèce : le feuilleton continue

Grèce : le feuilleton continue

 

A nouveau désaccord sur la Grèce, le feuilleton continue ; L’Europe semble aimer la tragédie grecque  ; pas sûr que les marchés apprécient cette valse hésitante. L’Allemagne a fait état mercredi de la persistance de désaccords profonds sur le dossier grec entre ministres des Finances de la zone euro et représentants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), tout en disant espérer un accord lundi. Les représentants des différentes composantes de la « troïka » des créanciers d’Athènes se sont séparés mercredi matin sans avoir trouvé d’accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour réduire la dette grecque à un niveau soutenable de 120% du produit intérieur brut (PIB). Après près de douze heures de négociations, ils ont dû se résoudre à prévoir une nouvelle réunion, la troisième du mois, lundi prochain, afin d’obtenir le consensus nécessaire au versement d’une nouvelle tranche d’aide à la Grèce. « Il n’y a pas de désaccord politique majeur », a affirmé à l’issue de la réunion Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe. « Nous sommes près d’un accord, mais des vérifications techniques doivent être menées, des calculs financiers doivent être effectués. » Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a appuyé ces propos sur Europe 1 : « Nous sommes à un cheveu d’un accord, je suis très confiant que nous y parviendrons lundi ». Si la chancelière allemande Angela Merkel a jugé un tel accord « possible » devant la presse, son ministre des Finances Wolfgang Schäuble s’est montré plus prudent lors d’une intervention à huis clos devant les députés. Selon une source qui a assisté à cette réunion, le ministre a expliqué que les principaux différends portaient sur les moyens à mettre en oeuvre pour fournir à Athènes un financement supplémentaire de 14 milliards d’euros en 2014 et pour rendre la dette grecque soutenable – dont un éventuel report de 2020 à 2022 de l’objectif de réduction du déficit à 120% du PIB.

 

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