Archive pour le Tag 'contestées'

Le pape François : des orientations contestées

Le pape François : des orientations contestées

Giovanni Maria Vian, vaticaniste : « Les choix du pape François se sont heurtés à de fortes résistances et ont été affaiblis par les limites de sa personnalité ». Giovanni Maria Vian dresse un constat mitigé des douze années de pontificat du pape François, dans une tribune au « Monde », marquées par des décisions autoritaires et inopérantes qui n’ont pas su faire l’unanimité.

Innovant et prometteur dans les premières années, le pontificat de François s’est révélé au fil du temps décevant et pétri de contradictions. Sa gouvernance a laissé à désirer, tout comme celles de ses prédécesseurs, Benoît XVI et Jean Paul II, mais pour des raisons opposées. Les papes allemand et polonais avaient délégué leur pouvoir à des collaborateurs, en majorité des Italiens préoccupés par leurs intérêts propres. En revanche, François, ce jésuite argentin séduit par le péronisme, a gouverné seul, dans un style autocratique.

Hostile à la curie romaine, le souverain pontife a par exemple vidé de son pouvoir et privé de son autonomie financière la secrétairerie d’Etat, pourtant très haut placée dans la hiérarchie vaticane : elle était un élément central de la réforme voulue par Paul VI peu après le concile Vatican II, au début des années 1960.

L’élection de Jorge Mario Bergoglio se prépare dès 2001, lorsque Jean Paul II le crée cardinal. A Buenos Aires, les journalistes lui ont alors demandé « quel devait être, à [son] avis, le profil du nouveau pape », comme l’a raconté le pape François dans le livre-entretien El Pastor [non-traduit, 2023] d’Angela Ambrogetti et Sergio Rubin, confirmant que sa campagne avait commencé à ce moment-là. Et de poursuivre : « Je leur ai répondu avec assurance : un pasteur. A ce moment-là, il était difficile d’imaginer que, douze ans plus tard, ce serait moi ce pasteur. »

Lors du très bref conclave de 2005, le cardinal Bergoglio avait déjà recueilli plusieurs voix malgré l’opposition de son influent confrère jésuite Carlo Maria Martini qui, probablement, a voté pour Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, et l’a fait élire. Le conclave de 2013 fut tout aussi court. Les Italiens s’attendaient à voir élire Angelo Scola, archevêque de Milan. La renonciation de Benoît XVI dévoilait au grand jour la situation de crise dans laquelle se trouvait le gouvernement central de l’Eglise.

Baromètre Ifop/JDD : les réformes de Macron contestées

Baromètre Ifop/JDD : les  réformes de Macron contestées

Une majorité de Français conteste dans le baromètre de l’IFOP JDD l’efficacité de la politique de Macron. . Ils reconnaissent bien volontiers la volonté et le courage du mouvement de réformes engagé. Ils soutiennent la réforme de la SNCF, celle de la moralisation de la vie politique ou le chantier achevé de la transformation du Code du travail. Mais le processus de transformation du pays engagé il y a un an est aujourd’hui confronté à trois grands risques. Le premier est celui d’une transformation qui mettrait à mal la préservation de l’identité de la France. En un an, le réflexe identitaire a progressé de près de 20 points.

Le second risque, c’est celui d’une transformation associée au discrédit actuel de l’Europe. Dans cette quatrième vague du baromètre de la transformation, rien qui ne permette de conclure à un rejet de l’idée européenne mais, en revanche, une volonté claire affichée par trois Français sur quatre de voir la France renforcer son pouvoir au détriment de celui de Bruxelles. Le troisième risque, enfin, n’est pas le moindre : celui d’une transformation qui réserverait ses bénéfices aux catégories les plus favorisées. Pour la première fois, une majorité de Français doutent des conséquences positives de la transformation pour eux-mêmes et leurs proches.

 

Autoroutes : des rentes de situation contestées par les députés

Autoroutes : des rentes de situation contestées par les députés

Avec les autoroutes, la France a bradé ses plus beaux bijoux de famille. Et dans des conditions juridiques scandaleuses qui permettent aux concessionnaires des profits de l’ordre de 20%. En cause aussi les conditions d’allongement des contrats contre l’engagement des concessionnaires à financer de novelles infrastructures. Mais des contrats trop juteux.  C’est ce qui ressort d’un rapport parlementaire dont France Info vous révèle en avant-première les grandes lignes. Les députés refusent des négociations en catimini.  Le rapport d’étape de la mission parlementaire consacrée à la « place des autoroutes dans les infrastructures de transport » va faire du bruit en plein débat sur les bénéfices des sociétés qui les gèrent. On sait  que les sociétés d’autoroutes réalisent des marges considérables, de l’ordre de 20% selon l’autorité de la concurrence, 8% seulement rétorquent les concessionnaires. Mais le constat est là : les tarifs des péages ont augmenté au-delà de l’inflation. Il faut tout remettre à plat selon le député UDI de la Meuse Bertrand Pancher qui préside cette mission. L’occasion est toute trouvée, selon lui, puisque l’Etat renégocie en ce moment les contrats dans le cadre du plan de relance autoroutier qui prévoit 3,2 milliards d’euros d’investissement en échange de l’allongement de la durée des concessions. « Nous ne souhaitons pas découvrir le résultat de négociations en catimini entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes« , explique-t-il, « on va une nouvelle fois augmenter la durée de concession des autoroutes, c’est-à-dire qu’on va permettre à ces sociétés d’engranger un bénéfice futur important« . Une forme de rente selon le député qui demande donc que l’allongement de la durée de concessions soit débattu devant le Parlement. Il a d’ailleurs écrit en ce sens au Premier ministre Manuel Valls. Et si le gouvernement refuse, les rédacteurs de ce rapport n’excluent pas de demander que les contrats qui lient actuellement l’Etat aux sociétés d’autoroutes soient purement et simplement dénoncés.

 




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