Archive pour le Tag 'contestée'

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Elections Portugal : l’austérité un peu contestée

Portugal : l’austérité un peu contestée

La coalition conservatrice au pouvoir au Portugal arrive en tête ce dimanche 4 octobre lors des élections générales, mais ne parvient pas à remporter la majorité absolue. L’alliance « Portugal à Frente » (PàF) du premier ministre Pedro Passos Coleho, qui regroupe les deux partis au pouvoir de centre-droit, le parti social-démocrate (PSD) et le centre démocrate social (CDS-PP), a obtenu 38,55 % des voix sur 99,23 % des voix décomptées. En sièges, alors qu’il reste 4 députés à élire sur 230, PàF obtient 104 députés à l’Assemblée de la République, le parlement unicaméral du Portugal, soit 12 sièges de moins que la majorité absolue. C’est un très bon score compte tenu de la politique d’austérité menée depuis 2011 par le gouvernement portugais, mais il convient de se souvenir que cette alliance électorale perd près 11,7 points et 22 députés par rapport à 2011 où elle avait été majoritaire dans le pays avec 50,4 % des voix et 132 sièges. La gauche, elle, cumule, tous partis confondus, 52,18 % des voix. C’est d’autant plus vrai si l’on ajoute les petits partis de gauche sans représentation parlementaires ( PCTP maoïste ou Livre, avec près de 1,9 % des voix ensemble). La gauche obtiendrait aussi la majorité des sièges (122 sur 230). Mais elle est très divisée et ceci lui aura coûté beaucoup de sièges. Le parti socialiste (PS), le principal parti d’opposition du pays, n’est pas parvenu, avec son leader Antonio Costa, à s’imposer comme une vraie alternative. Il obtient 32,38 % des voix et 85 députés, ce qui est nettement plus qu’en 2011, lorsqu’il avait glané 28,1 % des voix et 74 sièges. Si ce n’est pas suffisant pour dépasser PàF, c’est une nette progression. La gauche radicale progresse également en passant de 13,1 % à 18,5 % des voix, mais elle est divisée. Le Bloc des Gauches, gauche radicale non communiste, est le grand vainqueur de la soirée en passant de 5,2 % et 8 députés en 2011 à 10,2 % et 19 députés en 2015. Parallèlement la CDU, l’alliance menée par les verts et le parti communiste, progresse aussi de 7,9 % et 16 députés à 8,3 % et 17 sièges. S’il n’a aucune mesure avec la réaction de certains autres pays, le Portugal a connu une poussée anti-austérité non négligeable (+ 5 points), si l’on prend en compte le fait que la gauche radicale était déjà en 2011 une des plus fortes d’Europe. A noter qu’un autre parti de gauche, le parti animaliste (PAN) obtient un siège et 1,4 % des voix. Il n’y a donc pas réellement de « victoire » de la droite ce dimanche, mais une division de la gauche. Cette « victoire » du premier ministre sortant doit d’autant plus être relativisée que les Portugais se sont montrés particulièrement déçus par l’action politique elle-même. Cette désillusion se constate dans la progression de l’abstention qui passe de 42 % à 44 %, un record historique, tandis que les blancs et nuls restent à un niveau très élevé (3,75 % contre 4 % en 2011). En tout, la coalition au pouvoir a perdu 650.000 voix en quatre ans (sur 99,23 % des bulletins décomptés). L’alliance PSD-CDS-PP ne parvient pas même à conserver les voix du seul PSD en 2011. Il ne peut donc être question de victoire. Du reste, la principale déception du premier ministre sortant sera de manquer la majorité absolue, malgré la constitution d’une coalition électorale bâtie pour cet objectif et un système électoral qui offre une nette prime au parti arrivé en tête. Là encore, ceci doit permettre de relativiser la victoire de la droite portugaise. La constitution du prochain gouvernement sera cependant une gageure. La gauche est majoritaire au parlement, mais sera-t-elle capable de constituer un gouvernement ? Sans doute pas. Le PS aura du mal à construire avec la gauche radicale une majorité alternative. Le BE et la CDU s’étaient dits ouverts à une telle alliance, mais avec des conditions qui risquent d’être difficiles à accepter pour le PS, notamment sur la dette et la trajectoire budgétaire. Ces deux thèmes risquent de heurter la sensibilité « européenne » du centre-gauche portugais. Et Pedro Passos Coelho sera appelé à tenter sa chance en premier. Faudra-t-il alors que le PS s’allie avec la droite pour « adoucir » la politique gouvernementale dans une « grande coalition » ? Mais comment s’allier avec un Pedro Passos Coelho qui s’est fait le champion de l’austérité ?

Sondage école : réforme contestée par 66% des Français

Sondage    école  :  réforme  contestée  par  66% des Français

 

D’après un sondage IFOP pour Atlantico les Français désapprouve la vision du gouvernement et de Belkacem en matière d’école. 66%des Français pensent que la ministre n’a pas de vision pour l’école. L’image de la ministre est très clivée. Si elle bénéficie d’un très large soutien à gauche, elle est strictement rejetée et critiquée à droite. Il y a cependant un consensus sur un certain nombre de points comme le fait qu’elle incarne le camp de la gauche : 56% de Français sont d’accord à ce propos. Ce n’est d’ailleurs probablement pas un hasard si François Hollande a donné comme consigne de faire bloc autour d’elle, tout comme on a pu le voir avec Christiane Taubira lors du débat sur le « Mariage pour tous » où elle est devenue une figure iconique de la gauche. Qui plus est, la même proportion de Français la trouve sympathique (51%), comme sur la question de sa pensée sectaire (45%). Mais dans le détail, le clivage se retrouve bel et bien. Elle incarne les valeurs et les idées de la gauche, elle est un symbole, une image polarisée avec un soutien massif de la part des socialistes et un rejet de la part de l’UMP. Ainsi, si 80% des sympathisants socialistes la trouvent « sympathique », ils ne sont plus que 33% à l’UMP. L’écart est donc considérable, et démontre un certain manichéisme à son égard. Sur l’item « sectaire », alors qu’ils sont 63% à lui accoler cette étiquette à l’UMP, ce chiffre retombe à 26% chez les sympathisants socialistes.

 

Sondage –Sarkozy : autorité contestée pour 68%

Sondage –Sarkozy : autorité contestée pour 68%

Si Sarkozy demeure le vrai favori  de l’UMP pour 2017, son autorité a été sérieusement secouée cette semaine estiment les Français. D’abord et surtout par sa position ambigüe concernant la législative du Doubs. Ensuite aussi sans doute par ses escapades  rémunérées dans les pays du Golfe. Certains se demandent même si Sarkozy est vraiment un président à plein temps de l’UMP. Un parti qui par ailleurs ressemble de plus en plus à un conglomérat d’écuries présidentielles (NKM, Lemaire et autres quadras) et de courants (souverainistes, européens, libéraux etc.).  Un sondage Odoxa pour iTélé et Le Parisien révèle en effet que, pour deux sondés sur trois (68%), son autorité a été remise en cause par les événements de la semaine. « L’absence du patron de l’UMP pour soutenir son candidat a été très remarquée. A cela s’est ajoutée la division, avec une cacophonie invraisemblable sur la ligne à suivre« , détaille l’institut Odoxa. Les sympathisants de droite sont eux aussi une majorité à le penser (54%), et les sympathisants de l’UMP sont même près d’un sur deux (47%) à lui en faire le reproche. L’enquête, réalisée sur un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, montre cependant que l’ex-chef de l’Etat reste néanmoins le grand favori de la primaire UMP. Il est toujours numéro 1, dominant de 6 points son rival Alain Juppé, avec 35% d’intentions de vote contre 29%. Il est d’ailleurs probable que cette avance soit encore plus nette car ce n’est pas toute cette population qui votera mais une partie des 13% de Français se déclarant « certains » de participer à la primaire. Auprès d’eux, Nicolas Sarkozy compte 37 points d’avance sur Alain Juppé avec 57% d’intentions de vote contre 20%.

 

Taxe sur le Net contestée… en Hongrie (et en France ?)

Taxe sur le Net contestée…  en Hongrie et (et en France ?)
On le sait la France envisage de créer une taxe sur tous les objets connectés à internet (on vient d’échapper à une taxe sir l’encre !), on devrait pourtant tenir compte de la réaction violente des Hongrois auxquels on veut infliger la même punition. Plus de 10.000 Hongrois ont manifesté dimanche à Budapest pour exiger le retrait On projet du gouvernement du Premier ministre Viktor Orban de taxer l’utilisation d’internet, une mesure destinée à renflouer les caisses de l’Etat que ses détracteurs considèrent comme antidémocratique. « Si la taxe n’est pas retirée dans les 48 heures, nous reviendrons », a déclaré à la foule l’un des organisateurs, Balazs Gulyas.  Rassemblée devant le ministère de l’Economie, la foule a brandi des pancartes avec les inscriptions: « Wifi libre!, internet libre!, Hongrie libre! ». Le projet de taxe annoncé mardi dernier par le ministre de l’Economie prévoit un prélèvement de 150 forints (0,50 euro) par gigaoctet transféré. Le ministre a affirmé que cette taxe était nécessaire pour combler les trous dans le budget 2015 de la Hongrie, l’un des pays membres de l’Union européenne les plus endettés. Il a également affirmé que cette taxe était juste car elle compensait le basculement des consommateurs vers internet au détriment des lignes de téléphone traditionnelles. Les organisateurs ont déclaré que selon eux cette taxe visait en réalité à restreindre les critiques contre le gouvernement de M. Orban – souvent accusé d’autoritarisme – qui s’expriment principalement dans les medias en ligne. Les détracteurs de cette taxe craignent aussi ses effets négatifs pour les petits entrepreneurs et l’accès à l’information et à l’éducation dans les régions pauvres. « C’est une idée rétrograde, quand la majorité des pays s’efforcent de faciliter l’accès de la population à internet », a déclaré à l’AFP Judit Nagy-Korsa, 55 ans. Le projet de taxe a été critiqué à Bruxelles: Neelie Kroes, la commissaire européenne responsable des nouvelles technologies, a estimé, dans un tweet, que cette taxe était « une honte pour les utilisateurs et une honte pour le gouvernement hongrois ».

 

Allemagne : l’Union bancaire européenne contestée

Allemagne : l’Union bancaire européenne contestée

L’union bancaire sera jugée par la cour constitutionnelle allemande, c’est la principale réponse apportée par l’Union européenne à la crise financière des années 2008-2010. En vertu de ce projet, la Banque centrale européenne (BCE) deviendra le gendarme du secteur bancaire de la zone euro et aura la possibilité de fermer des établissements qu’elle jugera trop faibles pour survivre. « L’union bancaire ne repose sur aucune base légale dans les traités européens et représente une violation de la loi fondamentale », estime l’avocat berlinois Markus Kerber, professeur de finances publiques et d’économie, cité par le Welt am Sonntag. « L’union bancaire européenne ne pouvait être mise en place qu’après une modification des traités européens », ajoute Kerber, estimant que ce mécanisme représentera à terme une nouvelle charge pour le contribuable allemand, charge liée à des banques qui ne seront plus sous la supervision directe des autorités nationales. Une porte-parole du ministère des Finances s’est abstenue de tout commentaire direct dans la mesure où aucune plainte n’a été reçue. « Le ministère des Finances a étudié avec soin les bases de l’union bancaire avec le département responsable des questions constitutionnelles. Nous considérons que l’union bancaire est constitutionnelle », a-t-elle dit dans un communiqué. Personne n’était disponible pour commenter cette information auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le gouvernement allemand a adopté une série de projets de loi sur l’union bancaire ce mois-ci. Pour minimiser l’impact sur les finances publiques de la faillite éventuelle d’une banque, l’Union européenne a rédigé une série de textes prévoyant que les actionnaires, les créanciers et même les gros déposants soient mis à contribution dans un tel cas.  La Cour constitutionnelle a par le passé retardé, sans les bloquer, des traités européens, le temps de vérifier leur compatibilité avec le droit allemand. Ses magistrats ont à plusieurs reprises imposé la condition que le parlement allemand devait être consulté en bonne et due forme.

 

Taxation épargne : la rétroactivité contestée

Taxation épargne : la rétroactivité contestée

Le matraquage fiscal continue, cette fois notamment sur les détenteurs de compte épargne logement qui ne sont pas à proprement parler les riches que voulait taxer Hollande.  L’uniformisation à 15,5% le taux des prélèvements sociaux sur les produits de placement exonérés d’impôt suscite des remous à l’Assemblée, où l’opposition dénonce une mesure rétroactive, tout comme les associations d’épargnants. Les députés ont adopté mercredi, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en 2014, une mesure qui fixe à 15,5% le taux de ces prélèvements sociaux. Cette mesure supprime les taux dits « historiques » concernant les produits issus des plans d’épargne en actions (PEA) de plus de cinq ans, les primes versées avant le 26 novembre 1997 sur les contrats d’assurance vie multi-supports, de l’épargne salariale, des primes versées dans le cadre des comptes et plans d’épargne logement (CEL et PEL) et des intérêts acquis sur ces plans d’épargne logement (PEL) de moins de 10 ans souscrits avant le 1er mars 2011. Pour ces produits, le gain n’est jusqu’ici pas intégralement imposé au taux de 15,5% mais à des taux plus faibles qui varient de 0 à 9,5%. Le groupe UMP de l’Assemblée a dénoncé cette mesure. « Les épargnants se sont réveillés ce matin avec une fiscalisation rétroactive à 15,5% de leurs produits d’assurance-vie, de leurs PEA, et de leur épargne logement », a déclaré son président, Christian Jacob, dans un communiqué. »Cette mesure scélérate porte un nouveau coup dur au pacte de confiance entre l’Etat et les contribuables qui subissent de plein fouet l’iniquité et l’instabilité de la politique fiscale de François Hollande », a-t-il ajouté en annonçant que son groupe saisirait le Conseil constitutionnel.Le sénateur UMP Pierre Charon a annoncé de son côté que son groupe déposerait lui aussi un recours auprès du Conseil constitutionnel.Dans un communiqué le sénateur de Paris juge ce texte « déloyal » et dénonce « la rétroactivité fiscale qui pose un problème d’égalité entre les contribuables ».A gauche, des interrogations se font aussi jour.Le député socialiste Jean-Marie Le Guen demande sur son blog d’exclure le PEL « de l’harmonisation de la fiscalité sociale sur l’épargne ».Les associations d’épargnants et l’Association française des usagers des banques dénoncent cette harmonisation, cette dernière espérant que le Conseil constitutionnel soit saisi « au titre de la rétroactivité et de l’iniquité » de la mesure. »On n’attaque pas l’épargne des Français. C’est une mesure d’harmonisation », a répliqué jeudi sur France Info Alain Vidalies, le ministre chargé des relations avec le Parlement. »Il paraît naturel que l’ensemble des revenus supporte le même taux pour le financement de la Sécurité sociale », a-t-il ajouté en soulignant que le taux à 15,5% s’appliquera lorsque l’épargnant réalisera son gain.Les députés se prononceront mardi 29 octobre par un vote solennel sur l’ensemble de le PLFSS que le Sénat examinera à son tour à compter du 12 novembre.C’est après le vote définitif prévu pour la mi-décembre que le groupe UMP pourra alors saisir le Conseil constitutionnel.

RSA : la lutte contre la fraude contestée !

RSA : la lutte contre la fraude contestée !

La Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) indiquait en septembre dernier qu’elle allait intensifier la lutte contre les fraudes. Dans le viseur de l’établissement public figuraient notamment le Revenu de Solidarité Active (RSA) et les aides au logement, les allocations les plus couramment fraudées par les allocataires. En Alsace, le Conseil général du Bas-Rhin a ainsi lancé une grande campagne de lutte contre les fraudeurs du RSA. Les agents du département sont priés d’aller voir les maires des communes pour vérifier que les versements du revenu de solidarité active sont bien justifiés. Une technique qui a montré son efficacité, mais dont la légalité est contestée par la CGT. Dans les faits, les agents du Conseil général disposent d’une liste nominative de tous les allocataires du RSA de la commune. Cette liste est dévoilée au maire qui vérifie si les trains de vie et la situation familiale correspondent bien aux déclarations de chaque allocataire. Un flicage scandaleux pour Marielle Jourdain de la CGT du Conseil général. Ce dernier a porté plainte pour atteinte au secret professionnel et à la vie privée des allocataires. « Il y a un secret professionnel qui est lié à la mission RSA. Donc aucune information ne doit circuler au delà du Conseil général. Pour nous, il y a manifestement violation du secret professionnel et c’est un délit pénal », a assuré la syndicaliste à RTL.De son côté le Conseil général assume totalement la démarche, légale selon lui. Cette surveillance accrue des administrés a permis de débusquer beaucoup plus de fraudeurs que les contrôles classiques, explique Emmanuel Bastian, directeur de l’insertion et de l’action sociale au Conseil général du Bas-Rhin. « L’an passé nous étions à un chiffre de 1% à 1.5% de fraudeurs. Là, les derniers chiffres laissent penser que nous sommes plus proche de 10% à 13% de fraudes avérées« , a-t-il expliqué.La justice doit désormais se prononcer pour établir si ce système très efficace est bel et bien légal.

 

Europe : l’austérité contestée

Europe : l’austérité contestée

 

Le président de la Commission européenne a reconnu que « les politiques actuelles ont atteint leurs limites à bien des égards ». « Il doit y avoir un minimum de soutien politique et social », avait-t-il ajouté. Des propos qui ont provoqué l’ire de Berlin. Quelques heures plus tard, le ministère allemand des Finances a appelé à poursuivre « avec cohérence sur la ligne de la consolidation budgétaire et du renforcement de la croissance par des réformes ». Ce mercredi 24 avril, Pierre Moscovici a ainsi taclé Berlin, en affirmant que « l’Allemagne ne peut ignorer qu’elle a intérêt à avoir une zone euro qui soit en croissance ». Peu après, le nouveau président du Conseil italien, Enrico Letta lui a emboîté le pas, en déclarant qu‘ »en Europe les politiques d’austérité ne suffisent plus ».Le climat se tend donc dans l’union monétaire, alors que les pays vont transmettre, le 30 avril, leurs programme de stabilité à la Commission européenne. Fin mai, elle livrera ses traditionnelles recommandations aux Etats-membres. A ce moment, elle décidera d’accorder ou refuser des délais aux six pays qui souhaitent obtenir une rallonge pour assainir leurs finances. C’est le cas, notamment de Paris, Rome et Amsterdam, qui commencent à prendre leurs distances avec l’austérité. Comme la France, les Pays-Bas ont renoncé à atteindre un déficit de 3% pour cette année, et vont tâcher d’obtenir de Bruxelles un délai pour 2014. Plus surprenant, ce pays, considéré jusque-là comme un des bons élèves de la zone euro, a décidé d’infléchir clairement le cap de l’austérité. Le Premier ministre, Mark Rutte, a suspendu un effort de 4,3 milliards d’euros d’économies prévu pour 2014. Le gouvernement décidera en septembre prochain si ce coup de rabot doit être appliqué ou non. Les Pays-Bas ont ainsi décidé de rompre avec la discipline budgétaire, pour donner un peu d’oxygène à leur économie, qui devrait connaître un nouveau recul de son PIB à cette année, à -0,5%.  Enrico Letta, ne s’y trompe pas lorsqu’il invoque l’urgence pour l’Europe d’en finir avec l’austérité seule. Le nouveau président du Conseil italien sait combien l’opinion publique transalpine est lasse des efforts budgétaires.  Son prédécesseur, Mario Monti, loué par l’Allemagne et les marchés pour sa politique rigoriste, l’a appris à ses dépens. Lors des élections législatives italiennes de février dernier, sa liste n’était arrivée qu’en quatrième position, derrière celles des candidats anti-austérité, l’humoristes Beppe Grillo Silvio Berlusconi.  Cela a été l’un des premiers grands chocs anti-austérité. La Cour constitutionnelle a rejeté, le 6 avril dernier, une partie des mesures d’austérité entreprises par le pays, touchant aux rémunérations des salariés et les pensions des retraités. Ce qui a mis dans l’embarras le Premier ministre Pedro Passos Coelho face à Bruxelles, qui réclame à Lisbonne 4 milliards d’euros de coupes dans les dépenses publiques d’ici à 2015, en contrepartie de l’aide internationale de 78 milliards d’euros.   Enfin, dans l’Hexagone, la contestation monte. Au prix d’un recadrage en règle par François Hollande, Benoît Hamon et, surtout Arnaud Montebourg, ont tous deux fait entendre leurs voix pour appeler à changer de politique en France, comme en Europe. « Le sérieux budgétaire n’est pas sérieux », déclarait, par exemple, Arnaud Montebourg au Monde, le 9 avril. En parallèle, l’aile gauche du Parti socialiste a présenté, lundi, un programme qui propose de « s’affranchir d’une certaine orthodoxie libérale et budgétariste ». Pour le moment, François Hollande entretient le flou sur sa politique économique, qui permet de retrouver « la croissance, à condition du sérieux », mais « qui n’est pas l’austérité », expliquait-il le 10 avril dernier. 

 

Croissance: l’austérité contestée par des chercheurs

Croissance: l’austérité contestée par des chercheurs

La lutte acharnée contre les déficits publics ne serait finalement peut être pas aussi efficace que le laissait penser une étude présentée en 2008 par Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, deux économistes de Harvard de premier plan. Dans ces travaux de référence, qui ont contribué à pousser les gouvernements occidentaux à comprimer les dépenses publiques et ont été cités par des responsables politiques aux Etats-Unis et en Europe comme justificatif du besoin de réduire les déficits, il est stipulé que la croissance d’un pays commence à ralentir une fois que son endettement représente plus de 90% de son produit intérieur brut (PIB). Or, des chercheurs à l’Université du Massachussets d’Amherst, disent dans une autre étude que le taux de croissance moyen réel de pays présentant un ratio d’endettement de plus de 90% du PIB «est en réalité de 2,2% et non pas de -0,1% comme il a été dit par Reinhart et Rogoff». «Des erreurs de codage, la non prise en compte de certaines données (…) ont conduit à d’importantes erreurs qui donnent une représentation inexacte du lien entre la dette publique et la croissance du PIB de vingt pays développés depuis l’après-guerre», estiment les auteurs de cette autre étude, Thomas Herndon, Michael Ash et Robert Pollin. Carmen Reinhart et Kenneth Rogogg, qui disent avoir tout juste pris connaissance de cette étude, s’en sont tenus à leurs propres conclusions. «Bien sûr, d’autres travaux de recherche sont nécessaires puisque que les données que nous avons développées et qui sont utilisées dans ces études sont nouvelles», écrivent les deux économistes dans une réponse commune envoyée par courrier électronique. «Il n’en demeure pas moins que, à ce jour, les données sont conformes à notre première interprétation.» Robert Pollin a dit à Reuters que le but des travaux menés avec Thomas Herndon et Michael Ash n’était pas de prouver que le niveau d’endettement d’un pays n’avait aucune importance. Il s’agit plutôt de contrer l’idée qu’il y a une sorte de règle générale – le seuil des 90% de Reinhart et Rogoff – «qui nous ferait tomber dans l’abîme si jamais il était franchi.

UMP : la victoire de Copé contestée : 1304 voix « oubliées »

UMP : la victoire de Copé contestée : 1304 voix «  oubliées »

Et non, le psychodrame n’est pas encore terminé. L’équipe de François Fillon a annoncé que 1.304 voix ont été oubliées. Elle conteste la victoire de Jean-François Copé. François Fillon demande à Alain Juppé d’assurer la direction de l’UMP de façon transitoire. Jean-François Copé a opposé une fin de non-recevoir à la demande de François Fillon.  Après Alain Juppé pour sortir de cette impasse, certains députés en appellent à … Nicolas Sarkozy. Le député UMP, proche d filloniste Xavier Bertrand, déclare, « devant le dramatique spectacle offert pas certains des dirigeants de notre mouvement, j’en appelle à des mesures exceptionnelles prévues par nos statuts, c’est-à-dire la réunion de la commission des Sages (article 36), qui comprend notamment les anciens présidents et secrétaires généraux« .

 

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