Archive pour le Tag 'contaminés'

Coronavirus France: 26 896 contaminés en 24 heures nouveau record

Coronavirus France: 26 896 contaminés en 24 heures nouveau record

 

Un nouveau record vient d’être franchi et pourrait bien provoquer des mesures locales très restrictives incluant y compris des formes de confinement pour certaines catégories de population.

 

26.896 contaminés en 24 heures, soit 6.000 que la précédente variation de jeudi à vendredi, qui constituait déjà un record. Au total, 718.873 cas ont été confirmés depuis le début de l’épidémie, sachant que la politique de dépistages massifs a été déployée en mai, après le début de la première vague. Le taux de positivité des tests (proportion des personnes positives sur l’ensemble des personnes testées) atteint pour la première 11%, contre 10,4% la veille.

La hausse du nombre de malades en réanimation s’est poursuivie samedi, selon des chiffres publiés par Santé Publique France. Le nombre de malades du Covid-19 en réanimation a de nouveau légèrement augmenté. Au total 1.456 personnes étaient en réanimation, soit 17 de plus que la veille, au plus haut depuis mai. 928 personnes ont été admises en réanimation ces sept derniers jours.

Le nombre total de malades hospitalisés, qui englobe également des formes moins graves de la maladie, poursuit son augmentation continue, à 7.976 samedi, en hausse de 133 par rapport à la veille. Santé Publique France recense 4.999 nouvelles hospitalisations sur les sept derniers jours. Au total, le nombre total de décès à l’hôpital ou en Ehpad depuis le début de l’épidémie s’élevait au moins à 32.684, avec 54 morts de plus que la veille.

En raison de la dégradation des indicateurs, Lille, Lyon, Grenoble et Saint-Étienne passent samedi en zone d’alerte maximale.

Coronavirus France : 5.084 contaminés en 24 heures, baisse

Coronavirus France : 5.084 contaminés en 24 heures, baisse

 

5.084 nouvelles contaminations lundi dues au coronavirus en 24 heures, soit près de 7.500 de moins que la veille, mais les chiffres du lundi sont souvent inférieurs à ceux du reste de la semaine.

Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s’élève selon elle à 7.294 et, parmi eux, 1.415 ont été admis en réanimation.

Le taux de positivité des tests est passé en 24 heures de 8,2% à 8,6% et 47 nouveaux foyers d’infection ont été dénombrés, ce qui porte le total à 1.340 “clusters”.

Soixante-dix décès supplémentaires ont par ailleurs été recensés, ce qui porte le bilan français à 32.299 morts depuis le début de l’épidémie.

Coronavirus Brésil: plus de deux millions de contaminés

Coronavirus Brésil: plus de deux millions de contaminés

Officiellement deux millions de contaminations au nouveau coronavirus, a annoncé le ministère de la Santé, après avoir enregistré 45.403 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures. Plus de quatre mois après le premier décès dû au Covid-19, le plus grand pays d’Amérique latine comptait officiellement 2.012.151 contaminations et 76.688 morts, des bilans qui font de ce pays celui ou le coronavirus tue le plus au monde, derrière les Etats-Unis. Officieusement, le nombre de contaminés pourrait être trois à cinq fois supérieure.

Ces chiffres sont en effet considérés comme largement inférieurs à la réalité par la communauté scientifique, en raison de l’insuffisance de tests. «Deux millions (de contaminations) c’est un chiffre symbolique, parce que nous n’avons pas de tests de masse», déclare Jean Gorinchteyn, infectiologue à l’Institut Emilio Ribas et à l’hôpital Albert Einstein de Sao Paulo. «Mais le chiffre réel est probablement quatre ou cinq fois plus élevé», a-t-il estimé. Si aucune décélération n’intervient, ce pays de 212 millions d’habitants devrait ainsi franchir le cap des 80.000 morts dans les prochains jours. Le chiffre des décès représente aussi le deuxième pire bilan au monde derrière celui des Etats-Unis, dans ce pays dont le chef de l’Etat, Jair Bolsonaro, a lui aussi été contaminé et se trouve en quarantaine.

Le Brésil déplore 365 morts par million d’habitants, un chiffre inférieur à la majorité des pays ébranlés par la crise sanitaire partie de Chine, mais qui cache de très grandes disparités régionales. Le coronavirus est très actif actuellement dans le Sud, et, dans un Etat sur cinq de l’immense pays, la courbe des contaminations est encore franchement ascendante. La pandémie semble s’éterniser dans un Brésil ayant enregistré sa première contamination le 26 février.

Coronavirus France: 28 morts en 24 heures, reculs des contaminés

Coronavirus France: 28 morts en 24 heures, reculs des  contaminés

 

 

28 morts supplémentaires en 24 heures en France pour un total de 29.575 décès depuis le 1er mars, a annoncé mercredi la direction générale de la Santé qui a aussi fait état d’une poursuite de la baisse du nombre de personnes hospitalisées, notamment en réanimation.

Sur l’ensemble des décès, 19.118 se sont produits dans des hôpitaux. Les chiffres des morts enregistrées dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, seront actualisés mardi prochain.

Le nombre de personnes hospitalisées pour leur contamination au coronavirus a reculé à 10.267, soit 268 de moins que mardi. Les services de réanimation traitaient mercredi 772 patients atteints du COVID-19, soit 48 de moins.

Quant au total de cas diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, il s’élevait mercredi à 158.174 contre 157.716 mardi.

Dans son communiqué, la DGS rappelle que le virus continue à circuler sur le territoire, soulignant qu’il existe de nombreux “clusters” même si aucun d’entre eux “ne témoigne à ce jour d’une transmission communautaire non contrôlée”.

 

Relance européenne : Macron se réveille et veut un accord en juillet

 

Sans doute interpellé par les États généraux de relance lancée immédiatement en Italie, Macron se réveille en retard. Il y a deux jours il a annoncé que son allocution sur le plan de relance français aurait lieu en juillet. D’un seul coup, il accélère le calendrier et demande deux jours avant un conseil la sortie d’un illusoire plan. “On n’aura pas cet accord vendredi”, a dit une source informée.

“L’objectif de la France, et je crois qu’il est partagé avec l’Allemagne, c’est que nous ayons un accord au mois de juillet (…) Il ne serait dans l’intérêt de personne que ces discussions s’enlisent” et soient reportées à la rentrée.

“Il y a des points acquis : tout le monde est d’accord pour avoir un plan de relance significatif et urgent et pour avoir un mécanisme d’emprunt – ce qui n’est pas rien” mais il reste des différences “sur ce qu’on en fait, c’est-à-dire est-ce qu’on en fait des subventions budgétaires ou des prêts”, a ajouté la source à l’Elysée, rappelant la position française en faveur d’un “plan massif de subventions budgétaires”.

La France fait semblant d’ignorer qu’il existe de nombreux différents quand à l’objectif et aux modalités de déblocage des 7 50 milliards d’emprunts qui vont être émis directement par la commission européenne. Un plan en  trois volets un volet de dotation pure, un volet de transferts budgétaires et un plan de prêts. Prêts contestés notamment par les pays du nord  de l’Europe. Ces derniers veulent en effet en contrepartie des exigences en matière de gestion budgétaire ; L’UE propose de débloquer 750 milliards d’euros pour permettre à l’économie du bloc de se remettre de l’épidémie de coronavirus. Au mieux on aura donc une confirmation des annonces déjà faites par Macron et Merkel mais certainement pas un plan susceptible de relancer dès juillet la croissance dont l’Europe a pourtant besoin pour éviter une vague de défaillance et de suppression d’emploi qui l’accompagne.

Ce fonds, financé par des emprunts réalisés par la Commission au nom des Vingt-Sept, serait reversé aux Etats-membres, aux deux tiers par des dotations et transferts budgétaires et, pour le tiers restant, par des prêts classiques remboursables par les Etats bénéficiaires. L’Italie et l’Espagne, les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie, en seraient les principaux bénéficiaires.

Mais ce plan, qui pour entrer en vigueur doit être approuvé à l’unanimité par les Etats membres, se heurte toujours à l’opposition des Pays-Bas, de la Suède, du Danemark et de l’Autriche – connus sous le nom des “frugaux” – tenants d’une ligne dure sur les dépenses budgétaires.

“Il n’y a pas encore d’accord à 27 mais je crois qu’on progresse”, a estimé la source à l’Elysée, évoquant des “nuances entre les pays du groupe dit des frugaux”.

Coronavirus Brésil : plus de 40 000 morts et 800 000 contaminés

Coronavirus Brésil : plus de 40 000 morts et 800 000 contaminés

Plus de 40 000 morts liées au nouveau coronavirus, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du pays. Ce pays de 212 millions d’habitants a enregistré 40 919 décès, dont 1 239 lors des dernières 24 heures. Sao Paulo a dépassé pour la première fois la barre des 10 000 décès (10 115), contre 7 363 pour Rio de Janeiro. Seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont rapporté davantage de décès dus au Covid-19.

Le Brésil a également dépassé les 800 000 cas confirmés de contamination au coronavirus, dont 30 412 au cours des vingt-quatre dernières heures, a rapporté le ministère de la Santé. Il s’agit du plus grand nombre de cas d’infections au monde, encore une fois après les Etats-Unis. Néanmoins, la plupart des spécialistes estiment que les chiffres officiels sont largement sous-estimés faute de tests suffisants.

Coronavirus Russie: 10 000 contaminés en 24 heures !

Coronavirus Russie: 10 000 contaminés en 24 heures !

9623 nouveaux cas de contamination au coronavirus au cours des dernières 24 heures, une progression sans précédent depuis le début de l’épidémie qui porte le bilan total à 124.054 infections.

Le nombre de décès est passé lui à 1222, avec 57 morts supplémentaires sur les dernières 24 heures, précise le Centre de gestion de la crise sanitaire, qui a par ailleurs révisé son bilan de la veille.

Coronavirus France: baisse des contaminés

Coronavirus France:  baisse des contaminés

 

15.369 décès dans les hôpitaux (+125 en 24 heures) et 9.225 (+93) dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lors d’un point de presse.

Le nombre de personnes hospitalisées en raison de leur contamination par le coronavirus a augmenté à 25.887, soit 396 de moins que jeudi, a-t-il précisé. Et sur ce total, 3.878 patients sont traités en réanimation, soit 141 de moins que la veille, le nombre des sorties ayant dépassé celui des nouvelles entrées en réanimation (73).

Le nombre de patients en réanimation avait culminé à 7.148 le 8 avril, dépassant alors largement le nombre de lits de réanimation disponibles dans l’ensemble du système hospitalier avant le début de l’épidémie, soit moins de 5.000. Ce nombre a depuis été porté à 10.000 environ.

Au total, les autorités de santé recensent 130.185 cas confirmés d’infection au SARS-CoV-2, soit 604 de plus en 24 heures.

Coronavirus: Un million et demi de Français contaminés ?

Coronavirus:  Un million et demi de Français contaminés ?

Au moins 1,6 million de Français pourraient avoir contracté le coronavirus depuis le début du confinement. Le syndicat de généralistes MG France a publié ce mardi les résultats d’un sondage effectué auprès de 2.000 médecins de ville, qui ont déclaré avoir pris en charge 56.000 patients présentant des symptômes du covid-19 entre le 17 mars et le 3 avril. En extrapolant ces résultats aux 60.000 généralistes du pays, le syndicat calcule que 1,6 million de patients ont consulté pour des symptômes équivalents. Pendant l’épidémie saisonnière de grippe qui dure généralement six à sept semaines, 2 à 6 millions de personnes se rendent chez leur médecin chaque hiver pour suspicion de grippe, compare MG France.

Ces données de terrain complètent celles du réseau de surveillance en ville Sentinelles , publiées chaque semaine par la Direction générale de la santé depuis quinze jours. Elles font état de 90.600 consultations de généralistes ou de pédiatres en ville pour suspicion de covid du 23 au 29 mars, soit 51.100 consultations de plus que la semaine précédente.

Si les projections de MG France sont justes, cela signifie que 9 % de la population pourrait avoir déjà contracté le virus… sans compter les porteurs sains, dont on ne connaît pas la proportion. Ce sont des informations importantes pour mesurer l’immunité collective. Les scientifiques estiment que 50 % à 70 % de la population devront être immunisés pour que tous les autres soient protégés.

 

Coronavirus: Italie :10.779 morts, près de 100.000 contaminés

Coronavirus: Italie :10.779 morts, près de 100.000 contaminés

 

10.779 morts, soit 756 de plus que la veille. Un petit espoir quand même, il  s’agit de la deuxième baisse consécutive du nombre de morts quotidien après le record de 919 décès signalés vendredi, puis 889 samedi.

Le nombre de personnes contaminées s’établit désormais à 97.689 dans le pays, le plus touché d’Europe, contre 92.472 auparavant. Cela représente la plus faible progression en un jour depuis mercredi.

Sur l’ensemble des personnes contaminées, 13.030 étaient complètement guéries dimanche, contre 12.384 samedi. Quelque 3.906 personnes se trouvent en soins intensifs, contre 3.856 la veille.

Coronavirus : plus de 100.000 contaminés dans le monde

Coronavirus : plus de 100.000 contaminés  dans le monde

Au total 100.002 personnes ont été contaminées et 3.407 sont décédées. La hausse — 2.492 nouvelles contaminations rapportées depuis jeudi à 17h00 — est notamment liée à l’augmentation des cas en Iran, avec 1.234 nouveaux cas.

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao), où l’épidémie s’est déclarée fin décembre, comptait 80.552 cas, dont 3.042 décès. 143 nouvelles contaminations et 30 nouveaux décès y ont été annoncés.

Ailleurs dans le monde, 19.450 cas (2.349 nouveaux) étaient recensés vendredi à 15h00 GMT, dont 365 décès (31 nouveaux).

Les pays les plus touchés après la Chine sont la Corée du Sud (6.284 cas dont 196 nouveaux, 42 décès), l’Iran (4.747 cas dont 1.234 nouveaux, 124 décès), l’Italie (3.858 cas, 148 décès), la France (577 cas dont 200 nouveaux, 9 décès).

Depuis jeudi 17h00 GMT, la Chine, l’Iran, la Corée du Sud, la France, l’Espagne et les Pays-Bas, ont recensé de nouveaux décès. Les autorités palestiniennes, la Serbie, le Vatican, la Slovaquie, le Pérou ou encore le Bhoutan, ont annoncé le diagnostic de premiers cas sur leur sol.

  • L’Asie recensait au total vendredi à 15h00 GMT 88.388 cas (3.101 décès),
  • L’Europe 6.284 cas (165 décès),
  • Le Moyen-Orient 4.993 cas (127 décès),
  • Les États-Unis et le Canada 194 cas (12 décès),
  • L’Océanie 68 cas (2 décès),
  • L’Afrique 41 cas,
  • L’Amérique latine et les Caraïbes 34 cas.

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l’AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Œufs contaminés: un deuxième insecticide

Œufs contaminés: un deuxième insecticide

 

 

 

 

L’amitraze un deuxième insecticide aurait pu contaminer les œufs mais le ministère Francis indique n’être pas au courant.  Des traces d’amitraze, un produit phytosanitaire utilisé comme pesticide, ont été découvertes en Belgique dans des « bidons qui ont été détruits« , a indiqué vendredi l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (Afsca), confirmant des informations en provenance d’Allemagne, mais en soulignant qu’il s’agissait d’infimes quantités.  L’hebdomadaire allemand ‘Der Spiegel’ et ensuite l’Office fédéral de protection du consommateur et de sécurité alimentaire (BVL) ont fait état vendredi de cette découverte. Le Spiegel se fonde sur un message d’alerte diffusé en juin par le biais du RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed, le système d’échange d’informations entre Etats membres lorsqu’un risque pour la santé est constaté dans une denrée alimentaire). L’Afsca a confirmé vendredi après-midi la découverte d’amitraze – pas dans des oeufs, mais dans des « bidons » contenant une substance non précisée et « qui ont été saisis et détruits« , a indiqué son porte-parole, Jean-Sébastien Walhin, à l’agence Belga, en se refusant à tout autre détail en raison de l’instruction judiciaire en cours. Pourtant   Le ministère de l’Agriculture français  a indiqué mercredi n’avoir pas été alerté par les dispositifs de veille de la Commission européenne sur la présence éventuelle d’un autre insecticide, l’amitraze, dans les ovoproduits venant des Pays-Bas et de Belgique. « Les services officiels français n’ont reçu aucune alerte du Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF) qui auraient indiqué l’envoi de produits contenant de l’amitraze vers les autres Etats membres. La Commission européenne n’a émis aucune recommandation non plus à ce sujet », a indiqué une porte-parole du ministère à l’AFP. Le gouvernement néerlandais a révélé mercredi qu’un deuxième insecticide « modérément toxique » avait été utilisé par Chickfriend, le prestataire de services incriminé dans l’affaire du fipronil. Il s’agit de l’amitraz, utilisé dans un seul élevage bovin et avicole pour tuer les mouches, selon une lettre adressée par deux ministres au Parlement néerlandais.

Œufs contaminés et modèle d’élevage industriel : dramatique ! (Antoine Andremont)

Œufs contaminés et modèle d’élevage industriel : dramatique ! (Antoine Andremont)

Le professeur Antoine Andremont, chef du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat à Paris, tire la sonnette d’alarme dans une interview à la Tribune sur les dérives de l’agroalimentaire. Auteur d’un ouvrage sur la question de l’antibiorésistance*, il estime que l’affaire du fipronil amène à repenser un système qui bombarde les animaux d’antibiotiques et favorise ainsi l’apparition de bactéries de plus en plus dangereuses. Le spécialiste souligne d’ailleurs que ces bactéries pourraient être « dramatiques » pour l’homme. « Nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques », alarme-t-il notamment.

Que pensez-vous de la sécurité sanitaire de notre système agroalimentaire?
Ce système est fragile. Si ce scandale avait concerné une bactérie plus pathogène, avec nos modes de distribution à grande échelle, nous aurions pu nous retrouver face à un scénario beaucoup plus grave. Nous devons nous interroger sur les méthodes des grands groupes agroalimentaires. Même si le risque zéro n’existe pas, il n’est pas normal qu’un acte malveillant, comme c’est apparemment le cas dans l’affaire du fipronil, ébranle à lui seul le système. Il faut un débat national sur l’élevage intensif.

Sur la transparence et les moyens de contrôle sanitaire?
Pas seulement ! Car cette affaire est symptomatique de l’état de l’agroalimentaire pour une autre raison, qui mérite qu’on élargisse la focale. Le fipronil, qui est un insecticide, a été utilisé pour lutter contre le pou rouge dans les poulaillers de poules pondeuses. La présence de ce parasite, courante dans les élevages où la densité élevée d’animaux favorise sa propagation, est un vecteur de maladie et de virus, comme la peste aviaire. Pour lutter contre ces infections, les gros producteurs ont également recours aux antibiotiques de manière quasi systématique. Aujourd’hui, dans certains élevages, on injecte même des doses d’antibiotiques in ovo, c’est-à-dire dès l’œuf, en prévention de maladies qui se développent dans ces batteries. Mais, du coup, ces animaux développent des bactéries de plus en plus résistantes pour lesquelles nous n’avons plus d’antibiotiques efficaces.

Avec quel impact pour l’homme?
Les conséquences peuvent être ­dramatiques. Ces « superbactéries » se propagent dans la chaîne alimentaire et finissent par nous atteindre. Aujourd’hui, chez les personnes très vulnérables, des patients sous chimiothérapie ou en attente de greffe d’organe, par exemple, nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques. A terme, c’est toute la médecine moderne qui risque d’être touchée.

Vous semblez nous parler du prochain scandale sanitaire à venir…
En réalité, il est déjà là, même si l’opinion publique n’en a pas conscience. Une étude, publiée en 2013 par quatre laboratoires**, montre que 1.500 décès par infection bactérienne pourraient être imputés à la surconsommation d’antibiotiques dans la filière aviaire européenne. Si, à court terme, les industriels sont capables de garantir une sécurité alimentaire excellente, à long terme, les risques sont catastrophiques si rien ne change. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui, je cite, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale ».

 

Une meilleure sécurité alimentaire passe-t-elle par la fin du modèle d’élevage intensif?
Pas nécessairement. Les circuits courts permettent de garantir une meilleure qualité gustative aux consommateurs, mais les enjeux sanitaires n’y sont pas différents de ceux dans l’industrie. Paradoxalement, les Pays-Bas, d’où est parti le scandale du fipronil, comptent parmi les meilleurs élèves européens en matière de réduction des antibiotiques et de traçabilité des produits! Ce n’est pas pour rien que cet insecticide, présenté frauduleusement comme un traitement naturel, implique initialement une entreprise néerlandaise : la demande d’alternatives biologiques y est plus élevée que dans le reste de l’Europe. Avec comme conséquence certaines dérives… Mais, jusqu’à ce scandale, les Pays-Bas avaient diminué de plus de moitié leur part d’antibiotiques, tout en préservant un modèle industriel satisfaisant sur le plan économique. Simplement, ils ont augmenté les normes hygiéniques dans les élevages, mis fin aux injections systématiques, verbalisé les producteurs ­récalcitrants…

La France est-elle à la traîne?
Elle s’est lancée dans la réduction de la consommation d’antibiotiques, mais ne fait pas aussi bien. Globalement, elle fait mieux que ses voisins du Sud, mais reste loin derrière ceux du Nord. Le scandale du fipronil ne doit pas nous aveugler : le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage. C’est une course contre la montre face aux bactéries. Nous sommes déjà à un seuil limite.

La liste des produits avec des œufs contaminés risque d’être longue

La  liste des produits avec des œufs contaminés risque d’être longue

 

 

La liste des produits contaminés promises par le ministère de l’agriculture risque d’être la liste. Pour les œufs entiers vendus en carton le repérage plus facile. C’est autre chose que d’identifier les produits industriels contenant des ovoproduits. Ces derniers sont des aliments obtenus à partir d’œufs et d’autres produits, sous forme liquide, solide, en poudre ou surgelée. Dans ces usines, les œufs sont traités, les blancs séparés des jaunes, conditionnés dans des bidons ou des cuves, puis distribués aux grandes firmes. Au final (presque) tous les produits des grandes marques de distribution contiennent ces ovoproduits. Il y a maintenant plus de 15 jours que le scandale a éclaté et la France temporise pour fournir la fameuse liste. Entre-temps,  bon nombre de produits auront été consommés. Pour le porte-parole de la Confédération Paysanne, Laurent Pinatel, ce délai de réponse est suspect. « Au vu des normes très strictes de traçabilité que l’on nous impose en France, il est aberrant que nous n’ayons pas encore retrouvé les lots infectés et les produits finis. C’est impensable. Il y a une volonté de ne pas chercher. Le ministère ne veut pas communiquer, peut-être sous pression des industriels », dit-il au HuffPost. « Vous imaginez, les ovoproduits sont utilisés dans la plus part des produits finis commercialisés, cela coûterait beaucoup trop d’argent si l’on devait retirer ces derniers de la vente. Ici, on perd du temps et justement ça joue en leur faveur parce que les produits incriminés sont en train d’être écoulés sur le marché. Ils sont dispersés. » Au début de l’affaire, la France comme d’habitude à estimer qu’elle était peu concernée. Ensuite on a admis que 250 000 œufs avaient été commercialisés en France, puis on a retenu la chiffe de 500 000 et maintenant près de 2 millions. . Qui peut le dire exactement car certains je ovoproduits contaminés  proviennent  de l’étranger. Inversement des aliments contenant des ovoproduits sont commercialisés en dehors de la France.  Le ministre français de l’Agriculture a toutefois annoncé mardi que ses services publieraient « dans les prochains jours » une liste des produits contenant des œufs contaminés par l’insecticide fipronil, au cœur d’un scandale sanitaire. Au moins 14 établissements français de transformation d’œufs ou d’ovoproduits sont touchés par cette contamination liée à des produits venant de Belgique ou des Pays-Bas. Au total, à ce jour, ils ont reçu 1,947 million d’œufs et 109 tonnes d’ovoproduits. La Commission européenne a demandé la tenue d’une réunion au niveau ministériel pour discuter des conséquences de cette crise qui a nécessité le retrait des rayons de millions d’œufs contaminés par l’insecticide potentiellement dangereux dans 15 pays membres de l’UE, ainsi qu’en Suisse et à Hong Kong. Pour assurer le ministère de l’agriculture considère qu’il ne s’agit pas d’un scandale sanitaire et que la consommation d’œuf contaminé ne constitue pas un danger pour la santé. Évidemment personne ne le sait car il faudrait pour le vérifier des études épidémiologiques longues et coûteuses. Intégrant surtout le cocktail de produits chimiques, alimentaires, sanitaires avale régulièrement les poules en élevage industriel




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