Archive pour le Tag 'contamination'

«Contamination» radioactive à Saumur ?

«Contamination» radioactive à Saumur ?

 

 

L’éventuelle présence d’éléments radioactifs dans les eaux de la Loire n’est guère surprenante. En cause le niveau exceptionnellement bas du lit de la Loire dont les bancs de sable émergent d partout en raison du manque d’eau depuis l’automne et l’hiver. La Loire du mois de mai et de juin ressemble à celle du mois d’août et forcément les éléments radioactifs ont davantage de difficultés à se diluer. La présence de tritium (hydrogène radioactif) y «est quasi systématique aussi bien dans le fleuve que dans les eaux de consommation. En janvier 2019, la concentration dans l’eau de la Loire a atteint 310 Bq/L», alerte le laboratoire basé à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen dans un communiqué commun avec le Réseau Sortir du nucléaire. «Est-ce dû à un incident ? Le collectif Loire Vienne Zéro Nucléaire et l’ACRO alertent les autorités et demandent une enquête pour déterminer l’origine de cette valeur exceptionnelle», ajoutent les associations.

Sur la Loire, «le tritium est présent sur près de 400 km, entre Dampierre-en-Burly et Nantes», ajoute l’ACRO dans son rapport d’analyse de prélèvements effectués de décembre 2017 à mai 2019. A Châtellerault, «sur la Vienne les eaux de la rivière et de consommation sont contaminées en tritium à chaque prélèvement mensuel depuis décembre dernier, jusqu’à 50 becquerels par litre (Bq/L). La centrale nucléaire de Civaux en est à l’origine», affirment-elles.

Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), «le code de la santé publique fixe une référence de qualité de 100 Bq/L pour le tritium, qui ne représente pas une limite sanitaire mais un seuil qui, lorsqu’il est dépassé, entraîne une investigation complémentaire pour caractériser la radioactivité de l’eau». Et l’Organisation Mondiale de la Santé recommande «une valeur guide de 10.000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson, à considérer en cas de consommation permanente de l’eau».

Selon l’Institut, bras technique du gendarme du nucléaire, les niveaux de tritium «habituellement observés» dans les eaux de surface sont, en dehors de toute source d’émission de tritium, de 1 Bq/L à quelques Bq/L. Cela monte à «de quelques Bq/L à plusieurs dizaines de Bq/L en aval des centrales nucléaires», et «de quelques dizaines à quelques centaines de Bq/L autour des certaines installations (centres CEA de Marcoule et Valduc, site Orano de la Hague)».

Interrogé par l’AFP sur l’étude de l’ACRO, le service de communication de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a répondu que le gendarme du nucléaire «mènera des investigations pour trouver l’origine de ce taux détecté» à Saumur et qu’il «réexaminera les registres mensuels des rejets des centrales de la région concernée». Mais «il n’y a pas de risque pour l’environnement ni pour le public», a assuré l’ASN.

Dans un rapport demandé par l’Association nationale des commissions locales d’information nucléaire, un scientifique du CNRS concluait en 2010 à une «sous-estimation» par «les instances de radioprotection» de «la toxicité» du tritium, seul radioélément dont les rejets autorisés augmentent en France. Par ailleurs «le manque de données» sur des «effets cancérogènes du tritium (…) est flagrant», selon ce rapport.

 

Contamination œufs : Michel-Édouard Leclerc dénonce les industriels

Contamination œufs : Michel-Édouard Leclerc dénonce les industriels

Michel Édouard Leclerc n’a sans doute pas tort  de dénoncer les industriels de la filière alimentaire dont la traçabilité des produits est pour le moins douteuse comme l’a démontré l’affaire des œufs contaminés en provenance des Pays-Bas. Michel Édouard Leclerc réclame les mêmes normes de traçabilité de transparence imposée à la grande distribution pour la filière industrielle. En réalité,  chacun tente de s’exonérer de sa responsabilité car il est clair que Leclerc et les autres distributeurs ne sont pas innocents en matière de risques santé. C’est en effet la politique systématique du prix le plus bas qui amène les producteurs à s’engager dans des méthodes intensives qui font fi des conséquences sur la santé. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de traçabilité mais d’une philosophie qui pousse les industriels et les producteurs agricoles vers des méthodes productivistes qui franchissent les limites des critères sanitaires. Sans parler évidemment de la qualité des produits.  Pour  Michel-Édouard Leclerc, président du groupement des centres E. Leclerc «On  est face à un vrai problème qui est celui de la difficulté incompréhensible qu’ont certains industriels à tracer correctement et facilement leurs approvisionnements «Un système assez opaque est ainsi pointé du doigt, que les lobbies industriels ont réussi à masquer jusqu’à présent en obtenant des politiques une exigence de transparence bien moins stricte que celle imposée aux distributeurs», poursuit-il. Mais Michel-Édouard Leclerc a cependant indiqué qu’il ne se «plaint pas de ces normes de traçabilité et de transparence» qui leur sont imposées, mais demande que ces «mêmes règles» concernent distributeurs et industriels. Des propos qui sont mal passés auprès de Richard Girardot, le PDG de Nestlé France. Il a tenu à répondre sur son blog, quelques heures après les propos du distributeur des magasins Leclerc. Pour lui, Michel-Édouard Leclerc cherche à s’«exonérer de toute responsabilité» afin de détourner «les soupçons vers l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire et son association professionnelle, relativisant ainsi les problèmes de ses marques Repère ou Eco+». Selon le PDG de Nestlé, «les distributeurs se retrouvent à faire face aux mêmes difficultés et responsabilités que les marques nationales». «Cette forme de leçon est des plus malvenues de la part d’un distributeur qui, pour acheter toujours moins cher, pousse ses fournisseurs à la faute en s’exonérant lui-même des contraintes du droit français», écrit Richard Girardot. Ce vendredi, le président des centres Leclerc a répondu aux propos du président de Nestlé France. «Mazette, le patron de Nestlé France s’est étranglé avec son KitKat en lisant mon blog. Sa virulence n’a d’égale que sa mauvaise foi», a-t-il écrit en introduisant un nouveau billet de blog. «Si le président de Nestlé avait lu mon papier avec plus d’attention, il aurait noté que je ne mettais pas en cause la qualité de ses produits, mais que je regrettais que l’association [l’Ania (Association Nationale des Industriels Alimentaires), ndlr] qu’il défend aujourd’hui ne se soit pas impliquée dans cette affaire du fipronil dès le début.» Il pointe notamment le manque d’informations de la part de l’association auprès des magasins des distributeurs qui doivent retirer des produits concernés par la contamination au fipronil. Pour Michel-Édouard Leclerc, «l’Ania n’est qu’un lobby économique au service de la seule rentabilité de ses membres», souligne le distributeur breton.

Ebola : contamination au Mali

Ebola : contamination  au Mali

 

Comme c’était prévisible le virus Ebola s’étend dans l’Afrique de l’ouest. La situation est loin d’être sous contrôle puisque 75% des contaminés décèdent ; encore s’agit-il des contaminés officiellement répertoriés or il est vraisemblable que la plupart des cas ne le sont pas comme c’est le cas avec le palu qui fait 700 000 morts en Afrique par an. Un premier cas de fièvre Ebola a été confirmé au Mali, a annoncé jeudi le ministre malien de la Santé, Ousmane Koné. Il a précisé à la télévision que la malade était une petite fille de deux ans de la région de Kayes, arrivée récemment de Guinée. Près de 5.000 personnes sont mortes après avoir contracté la maladie, selon le dernier bilan en date de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Liberia est le pays le plus affecté par la maladie avec 4.665 cas recensés et 2.705 morts, suivi par la Sierra Leone, 3.706 cas et 1.259 décès et la Guinée, berceau de l’épidémie, 1.540 cas et 904 morts.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol