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Consommation : pourquoi les Français boudent les vêtements

Consommation : pourquoi les Français boudent les vêtements

Depuis une dizaine d’années le marché des vêtements ne cesse de se tasser. En cause, de raisons principales d’abord l’effet crise  mais aussi un autre rapport à la mode. À noter cependant une croissance constante des produits dits de beauté notamment chez les hommes. Selon l’Insee, on constate une nette baisse de la croissance des achats de vêtements. Entre 1960 et 2000, les volumes de vêtements et chaussures achetés par les ménages ont continué d’augmenter, mais deux fois moins vite que ceux des autres postes de consommation. D’autant que, dans le même temps, il y a eu une limitation de l’évolution des prix, notamment avec les importations en provenance d’Asie. «Avec l’élévation générale du niveau de vie en France, la part budgétaire consacrée aux dépenses de première nécessité diminue: à mesure que leur revenu croît, les ménages n’augmentent pas, à due proportion, leurs achats en articles d’habillement et de chaussures», détaille l’Insee. Du coup pour forcer un peu la vente tente d’accélérer le renouvellement des collections. Le problème aujourd’hui c’est qu’aucune tendance de mode ne s’impose réellement. Plus que le renouvellement de gamme c’est le prix qui semble un élément attractif chez le consommateur qui saisit le plus souvent l’opportunité des promotions sont réalisés 30 à 40 % du chiffre d’affaires des commerçants.

 

Croissance: consommation des ménages en hausse

Croissance:  consommation des ménages en hausse 

Un bon signal pour la croissance, les dépenses de consommation des ménages français en biens ( environ % du PIB) ont rebondi en novembre, augmentant de 2,2% après un recul de 2,1% en octobre, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Ce rebond s’explique par un regain de la consommation en énergie, et en particulier de chauffage « en raison de températures inférieures à la moyenne saisonnière », ainsi que par des achats de textile-habillement et de produits alimentaires dynamiques, explique l’institut statistique.

Consommation des ménages : recul

Consommation des ménages : recul

 

Un recul de près de 2 % des dépenses de consommation des ménages qui forcément viendra peser sur la croissance et sur l’emploi. Une partie de cette baisse serait imputable à la météo qui a fait diminuer  la consommation d’énergie en tout cas c’est ce qui explique l’INSEE par contre on comprend mal pourquoi la consommation de carburant automobile a diminué de 8 %. Il est davantage vraisemblable que les ménages montés contraintes de rentrer ont nécessairement réduit leurs achats et piocher davantage dans leurs économies comme en témoigne d’ailleurs l’évolution du livret d’épargne A Ce recul constitue un retournement de tendance par rapport au mois de septembre, où les dépenses de consommation avaient augmenté de 1%. Il s’explique notamment par les températures relativement élevées enregistrées le mois dernier.  Selon l’Insee, la consommation d’énergie a ainsi reculé de 6,1%, alors qu’elle avait augmenté de 3,3 % en septembre, dans un contexte de contraction des dépenses en gaz et électricité. Ce recul s’explique aussi par une baisse de la consommation de produits raffinés, en particulier d’essence et de gazole, qui a chuté de 8% après une hausse marquée en septembre (+5,3%), précise l’organisme public. Après trois mois de hausse, les achats de biens fabriqués ont quant à eux reculé de 1,7%, avec une nette baisse des dépenses en équipement du logement, mais aussi en habillement.

Consommation d’eau en France (CNRS)

Consommation d’eau en France (CNRS)

 

Les prélèvements totaux en eau dans le milieu naturel, en France, ont été estimés, pour l’année 1995, à 40 milliards de mètres cubes. Sur ce total, les consommations nettes (volumes d’eau non restitués immédiatement dans le milieu aquatique ou évaporés) s’élevaient à 5,6 milliards de mètres cubes, le reste (34,4 milliards de mètres cubes) ayant été restitué au milieu aquatique ou s’étant évaporé.

Sur ces 5,6 milliards de mètres cubes d’eau de consommations nettes :

  • 43 % ont été consommés par l’agriculture, via l’irrigation. Cette consommation agricole connaît un accroissement rapide, les surfaces irriguées ayant pratiquement quadruplé entre 1970 et 1997. Il faut, selon les cultures, de 500 à 4 000 mètres cubes d’eau par hectare en irrigation par aspersion, en année moyenne.
  • 42 % sont liés à la consommation en eau potable par les collectivités locales. On estime, en moyenne, que la consommation française en eau potable est de 150 litres par jour et par habitant.
  • 7 % ont été consommés par les activités industrielles. Les secteurs industriels les plus « gourmands » en eau sont notamment la métallurgie (il faut 300 à 600 litres d’eau pour produire un kilogramme d’acier), la chimie, l’agroalimentaire (il faut 300 à 400 litres d’eau pour produire 1 kilogramme de sucre), les raffineries de pétrole et l’industrie de la pâte à papier (il faut 40 à 500 litres d’eau pour fabriquer 1 kilogramme de papier, mais seulement 1 à 10 litres pour fabriquer 1 kilogramme de papier recyclé).
  • 8 % ont été consommés par la production d’électricité. En réalité, la très grande majorité de l’eau prélevée pour le fonctionnement des centrales électriques est restituée dans le milieu naturel… qu’elle peut perturber par sa température plus élevée.

Les prélèvements en eau représentent en France 24 % de la ressource annuelle disponible : 40 milliards de mètres cube, sur les 170 milliards de mètres cubes disponibles. Ce pourcentage est comparable à celui d’autres grands pays européens : Allemagne (25 %), Espagne (29 %) et Italie (32 %). En revanche, l’Irlande, la Suède et la Norvège ne prélèvent que 2 % de leurs ressources disponibles.

en France, 63 % de l’eau potable provient des eaux souterraines, et 37 % est produite à partir des eaux superficielles (eau des fleuves, des rivières et des lacs). La France compte environ 32 400 captages d’eau potable, dont 96 % sont d’origine souterraine (puits, forages ou sources), et seulement 4 % d’origine superficielle (lacs ou cours d’eau). Mais ce sont ces 4 % de captages superficiels qui produisent 37 % de l’eau d’alimentation française.

Les nouveaux compteurs électriques surestiment la consommation

Les nouveaux  compteurs électriques surestiment la consommation

 

Un article de la Tribune met en cause les nouveaux compteurs électriques dits  intelligents qui  faussent la mesure de la consommation.  Les mesures effectuées par certains compteurs peuvent donner des résultats complètement faussés - près de six fois supérieurs à la consommation réelle -, selon une étude publiée le 3 mars dans la revue scientifique IEEE Electromagnetic Compatibily Magazine. Menée par l’université de Twente (Pays-Bas) en collaboration avec l’université d’Amsterdam des sciences appliquées, l’étude a connecté neuf compteurs intelligents, construits entre 2004 et 2014, à un tableau électrique afin qu’ils mesurent la consommation de différents appareils. Au terme de l’expérimentation, cinq des neufs compteurs testés affichaient des données bien plus élevées que la consommation réelle - un écart allant jusqu’à 582% a été constaté – tandis que deux autres compteurs étaient nettement en deçà de la réalité – environ 30% – , comme le raconte un article publié sur le site de l’université de Twente. La principale raison de cet écart est due aux nouvelles technologies en matière d’éclairage domestique. Les nouvelles ampoules à basse consommation et LED altèrent en effet la forme « parfaite » du courant électrique, qui devient plus difficilement mesurable. Ainsi, les compteurs utilisant l’effet Hall, qui  »produit une tension à l’image exacte du courant sortant », ont sous-estimé la consommation réelle. A contrario, ceux utilisant l’enroulement de Rogowski, qui mesure le courant alternatif, l’ont surestimée. « Les compteurs électriques que nous avons testé répondent à tous les critères légaux et sont certifiés. Cependant, ces critères n’ont pas suffisamment tenu compte des dispositifs de commutation modernes », déplore Frank Leferink, professeur de Compatibilité électromagnétique à l’université de Twente, cité dans l’article. Si ce problème peut sembler technique et lointain, il concerne en fait de très nombreux ménages. En France, les compteurs Linky utilisent le même principe de comptage  - l’effet Hall – que certains des compteurs testés par l’université de Twente et qui avaient, au cours de l’étude, sous-estimé la consommation électrique réelle.

Consommation ménages : petite hausse

Consommation ménages : petite hausse

 

La consommation des ménages qui représente plus de la moitié du PIB est à  observer de près. Surtout quand la croissance est aussi faible. En novembre, elle a progressé de  0,4 % et on prévoit 0,5 % en décembre. Du coup,  on pourra peut-être atteindre 1,3 % de croissance au lieu de 1,2 %. C’est toujours mieux même si la croissance demeure bien molle.-La consommation des ménages français en biens a donc progressé de 0,4% en novembre, tirée par les dépenses en énergie en raison de la baisse des températures et les achats d’automobiles, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’institut national de la statistique a parallèlement revu à la baisse l’évolution d’octobre, qui s’établit désormais à +0,8% contre +0,9% annoncé précédemment. La hausse de novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un recul de 0,1% le mois dernier, est de bon augure pour la croissance globale du quatrième trimestre. Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français. Le dynamisme de la consommation des ménages en début d’année avait alimenté la croissance de 0,6% de l’économie française au premier trimestre, tandis que sa faiblesse a contribué au recul de 0,1% du PIB au deuxième trimestre et au rebond limité (+0,2%) enregistré au troisième. Pour le quatrième trimestre, l’Insee table sur une reprise de cette consommation, attendue en hausse de 0,5%. En novembre, la consommation d’énergie a de nouveau progressé (+1,4%) mais moins vigoureusement qu’en octobre (+3,6%) alors que les températures se sont maintenues en dessous des normales saisonnières. Les dépenses en biens durables (+0,9%) ont augmenté pour le quatrième mois consécutif grâce aux achats d’automobiles (+2,4%), qui enregistrent leur meilleur mois depuis mars 2012. Mais les dépenses d’équipement du logement sont reparties en baisse (-0,9%) en raison notamment de la chute des ventes de téléviseurs après un premier semestre très dynamique, de même que les dépenses en habillement (-0,9%). La consommation de produits alimentaires est restée quasi stable comme les deux mois précédents.

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

Les Français préfèrent l’épargne à la consommation et au risque

 

Un nouveau record pourrait être atteint en matière d’épargne en France. En cause sans doute le manque général de confiance aussi les incertitudes concernant l’évolution économique et sociale du pays. Traditionnellement la France est un pays d’épargnants mais depuis quelques années la tendance se renforce. La très grande faiblesse de la croissance, le taux de chômage aussi la fiscalité pèsent  évidemment sur le choix des Français. La croissance insignifiante de l’activité ( 1,2 % en 2016 et 1 % sans doute en 2017) interroge évidemment sur la compétitivité du pays et sur ses perspectives de développement. La désindustrialisation qu’on ne parvient pas à stopper illustre bien l’insuffisance française. La conséquence directe de la faiblesse économique génère évidemment un très fort taux de chômage, taux de chômage qui explique la fébrilité et l’attentisme des ménages en matière de consommation ; une consommation qui représente plus de la moitié du PIB. Bref la France est engagée dans un processus relativement pervers : le manque d’activité rend les consommateurs frileux et le manque de consommation alimente la faiblesse de la croissance. Le très haut niveau de prélèvements obligatoires contraints aussi nombre de Français à faire de l’épargne de précaution pour assumer leurs charges fiscales. Cela d’autant plus que le dispositif fiscal se caractérise par une grande instabilité avec des réformes qui s’ajoutent aux réformes mais sans vision sur le long terme. Les Français mettent dans leur argent de côté sur le livret à pour les moins riches ou même tout simplement en laissant dormir l’argent sur les comptes courants compte tenu d’un taux de rémunération insignifiant sur le livret A. Selon des données compilées par BPCE, les Français ont ainsi mis de côté 43 milliards d’euros entre janvier et septembre (+10 % sur un an) hors titres (actions, obligations et OPCVM). Sur cette période de neuf mois, il faut remonter à 2008 pour trouver un montant de collecte supérieur. Les chiffres de la Banque de France - qui incluent les titres - suggèrent que, comme en 2015, la barre des 100 milliards d’euros mis de côté pourraient une nouvelle fois être atteinte. Au total, les Français restent, avec les Allemands, les plus grands épargnants en Europe. Conséquence logique, la machine à dépenser ne décolle pas. La consommation n’a pas connu de rebond spectaculaire en 2016, et a même stagné entre avril et décembre. Plus largement, pourquoi les ménages français se montrent-ils si insensibles à la politique monétaire de la BCE ? Loin des préoccupations pour le rendement de l’épargne, « ils se comportent d’une façon parfaitement rationnelle. Ils ont bien intégré les enjeux liés à l’allongement de la durée de vie : comme ils anticipent une baisse du niveau de protection sociale face à des enjeux multiples - qu’il s’agisse de dépendance, de retraite ou d’aide aux proches - ils privilégient une logique patrimoniale. Cela explique pour partie que le taux d’épargne reste si élevé dans la durée en France, autour de 14,5 % », reprend Alain Tourdjman.

Croissance – consommation : hausse en octobre

Croissance – consommation : hausse en octobre

Enfin une bonne nouvelle pour la croissance avec cette augmentation de la consommation en octobre de 0.9%. , En effet la consommation des ménages représente environ 55 % du PIB. Cette hausse cependant est à  relativiser  car elle fait p suite à un recul. En outre la hausse de la consommation a été limitée à 0,2 % au troisième trimestre.  Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont rebondi de 0,9% en octobre après avoir reculé de 0,4% en septembre, a annoncé mardi l’Insee dans un communiqué. Cette hausse s’explique en particulier par la reprise des dépenses en énergie, ainsi que des achats en équipement du logement et en habillement, explique l’institut statistique. L’Insee a par ailleurs révisé l’évolution des dépenses de consommation pour le mois de septembre, à -0,4% contre -0,2% annoncés auparavant. En octobre, la consommation d’énergie a nettement rebondi, de 3,6% après avoir baissé de 1,8% le mois précédent, du fait « de températures relativement fraîches pour un mois d’octobre, après un climat doux pour la saison en septembre ».Les achats en biens fabriqués se sont de leur côté repris, enregistrant une hausse de 0,7% après -0,3% en septembre. Parmi eux, ceux d’équipement du logement ont rebondi de 2,5% « après trois mois consécutifs de baisse ».  Les dépenses en habillement ont aussi enregistré une hausse, de 2,1% après -1,8% en septembre. Les achats d’automobiles ont en revanche reculé de 1%, après avoir connu une progression de 0,3% le mois précédent. La consommation de produits alimentaires est pour sa part restée quasi stable (-0,1% après +0,2%).

La consommation des ménages : baisse en septembre

La consommation des ménages : baisse  en septembre

Pas étonnant que la croissance se soit tassée au troisième trimestre avec seulement 0,2 % car la consommation des ménages a été en recul notamment en septembre. Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont reculé de 0,2% en septembre après avoir progressé de 0,8% en août, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Sur l’ensemble du troisième trimestre, la consommation des ménages a diminué de 0,5%, ajoute l’Insee, qui attribue ce repli à une baisse des dépenses en équipement du logement et des dépenses en énergie. Pour le quatrième trimestre s’est également mal parti puisque l’indicateur Markit prévoit un ralentissement de l’activité privée dés le mois d’octobre.  L’expansion de l’activité du secteur privé en France a légèrement ralenti en octobre, la croissance dans le secteur manufacturier ne parvenant pas à compenser le ralentissement dans celui des services, selon l’indice PMI publié lundi par le cabinet Markit. L’indice flash composite de l’ensemble de l’activité s’établit à 52,2 points, contre 52,7 points en septembre, indique Markit dans un communiqué. L’activité est considérée en expansion lorsque l’indice se situe au-dessus de la barre des 50 points, et en contraction lorsqu’il est en dessous.

PSA Peugeot Citroën : la vraie consommation, plus 1.8 litres

PSA Peugeot Citroën : la vraie consommation, plus 1.8 litres

 

Pas vraiment une découverte, la consommation réelle des véhicules est supérieur d’environ 2 l par rapport aux consommations annoncées. Autant dire que l’évaluation des démissions polluantes est complètement faussée. PSA a décidé de mener lui même ses propres essais, en collaboration avec des ONG comme France Nature Environnement.  PSA est le premier groupe automobile à publier des tests de consommations et de rejets de CO2 en conditions réelles d’utilisation. Résultat: « les voitures consomment en moyenne 1,8 litre de plus que lors des tests d’homologation », explique Gilles Le Borgne, directeur de la recherche-développement de PSA, avec des écarts allant de 1,2 litre (Peugeot 208 Blue HDi 100) jusqu’à 2,7 litres (Peugeot 3008 1,2 Pure Tech). La 208 diesel consomme 4,7 litres en conduite dite réelle, contre une homologation à 3,5 litres. Sur le monospace 3008 à essence, 7,6 litres réels ont été relevés, contre 4,9 litres en homologation. Ces tests sont cruciaux puisque les émissions de CO2 sont exactement corrélées aux consommations. « 170 tests ont été réalisés sur 16.000 kilomètres », précise Gilles Le Borgne. Huit personnes de PSA travaillent à temps plein sur la question et trois… de Bureau Veritas. Car, pour être crédible, PSA a défini un protocole d’essais avec des organisations non gouvernementales comme Transport & Environment (T&E) et France Nature Environnement (FNE), le tout audité par Bureau Veritas. 30 modèles ont ainsi été testés à ce jour. Ces tests suivent un protocole censé refléter le comportement exact du client moyen, conduisant en ville (25,5 kilomètres), sur route (35,7 km) et autoroute (31,1 km). Et ce n’est pas fini. Pour mesurer cette consommation, les voitures roulent sur une quarantaine de kilomètre, sur autoroutes, nationales, départementales ou en plein centre-ville. PSA prend aussi en compte le nombre de passagers, les bagages et l’utilisation de la climatisation par exemple. Et c’est le grand écart avec les tests en laboratoire, c’est à dire ce qui font office d’homologation en Europe.

(Avec Challenges)

Croissance : la consommation se tasse en Europe

Croissance : la consommation se tasse en Europe

La faiblesse de la croissance en Europe provient notamment du  tassement mondial de l’activité qui freine les exportations. Du coup la relève doit être prise par la consommation d’autant que les investissements demeurent relativement atones. Malheureusement cette consommation a tendance à stagner en Europe. Du coup il ne faut pas s’étonner de la mollesse de la croissance. Selon l’institut Nielsen, qui a rendu mercredi les résultats pour le deuxième trimestre 2016, les ventes en volume ont stagné à + 0,1 % sur une année glissante, avec de fortes disparités selon les pays. Ainsi, elles grimpent de 2,1 % en Italie et de 1,7 % en Espagne. Mais, en France, elles ne s’élèvent que de + 0,3 %, et elles régressent même de 0,6 % en Allemagne et de 1,1 % au Royaume-Uni. «Deux facteurs peuvent expliquer cette mauvaise performance historique en Europe», détaille Jean Jacques Vandenheede, directeur du secteur de la distribution chez Nielsen Europe. Tout d’abord le décalage de la date de Pâques: cette période qui se traduit par un pic dans la distribution alimentaire a été comptabilisée dès le premier trimestre cette année alors qu’il comptait au deuxième l’an dernier. «Surtout, de façon plus significative, il résulte de l’impact de la très faible croissance en France et en Allemagne Cependant, sous l’effet d’une hausse des prix de 0,7 % en moyenne sur une année en Europe, le chiffre d’affaires total à la sortie des caisses de magasins progresse tout de même de + 0,8 %. Inflation et conjoncture obligent, les prix ont évolué différemment en valeur. Ainsi, en Turquie, la consommation en valeur a grimpé de 8,9 %. Dans une moindre mesure, en Suède et en Norvège, le chiffre d’affaires a progressé de 3,5 % et 3,2 %. Au Royaume-Uni, où la guerre des prix entre les enseignes de distribution fait rage entre le géant Tesco et ses agressifs concurrents, la baisse des prix de 0,5 % n’a pas suffi à stimuler les ventes en volume (- 1,1 %), victimes de l’attentisme du Brexit. Quant à la France, elle affiche sur l’année une timide croissance des ventes, volume et valeur combinés, de 0,5 %. Pas de quoi relancer la tant attendue croissance économique.

(Avec AFP)

 

Automobiles : une consommation réelle supérieure de près de 2 l

Automobiles : une consommation réelle supérieure de près de 2 l

 

Opération vérité pour PSA qui a décidé d’avouer d’après ses propres essais que  la consommation moyenne de ses véhicules était en réalité supérieure en moyenne de 1,8 l par rapport à la consommation annoncée dans les brochures commerciales. Une révélation qui évidemment ne concerne pas seulement PSA. En moyenne la plupart des véhicules de toutes les marques consomment  en effet autour de 2 l en plus que prévu compte tenu des conditions réelles de circulation. Du coup avec cette révélation officielle il conviendra sans doute de revoir aussi la quantification des émissions polluantes. PSA Peugeot Citroën joue donc la transparence sur la consommation en carburant de ses véhicules. Fini les essais dans des conditions complètement déconnectées de la réalité, en laboratoire, avec des vitesses de pointe d’escargot. Le constructeur français a décidé de mener lui même ses propres essais, en collaboration avec des ONG comme France Nature Environnement.
Pour mesurer cette consommation, les voitures roulent sur une quarantaine de kilomètre, sur autoroutes, nationales, départementales ou en plein centre-ville. PSA prend aussi en compte le nombre de passagers, les bagages et l’utilisation de la climatisation par exemple. Et c’est le grand écart avec les tests en laboratoire, c’est à dire ce qui font office d’homologation en Europe. En moyenne, la différence entre la consommation homologuée avec le test actuel est de 1,8 litre aux 100. La palme plus petit écart revient à la Peugeot 208 diesel qui consomme 4,7 litres en réel. Soit un 1,2 litre de différences. La plus grande différence est de 2,7 litres sur une 3008 essence. Alors le constructeur va tester une vingtaine d’autres modèles d’ici à la fin de l’année. Et va ensuite analyser les émissions d’oxyde d’azote dès l’an prochain. Légalement PSA ne peut pas afficher les résultats de ces tests à côté de ses modèles en concession ; seule la norme actuelle est légale et officielle. Néanmoins, le constructeur va divulguer ses infos sur internet.

 

RTL

Prix à la consommation en hausse : plutôt un bon signe ?

Prix à la consommation en hausse : plutôt un bon signe ?

En apparence la croissance des prix à la consommation en France en mai pourrait constituer le signe d’une certaine reprise de la consommation. Cependant cette inflation provient surtout de l’augmentation des prix de l’alimentation. Or ce sont surtout les prix des légumes et des fruits liés au climat qui ont permis cette croissance des prix. À volume égal l’augmentation des prix des légumes et des fruits apporterait une contribution positive à la croissance. Reste à savoir si la consommation de ces produits s’est maintenue. Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,4% au mois de mai par rapport à avril, en raison notamment du « rebond des prix de l’alimentation », selon les chiffres définitifs de l’Insee publiés mercredi.  Les prix à la consommation sur une période de douze mois sont toutefois restés stables (0%). Dans ses estimations provisoires du 31 mai, l’Insee tablait sur une légère baisse de 0,1%.

Consommation des ménages : léger recul en avril

Consommation des ménages : léger recul en avril

 

 

Ce léger recul de la consommation des ménages en avril pourrait préfigurer un tassement de la croissance, une croissance en France essentiellement portée  par cette consommation. Une tendance qui après les chiffres très satisfaisants de la croissance pour le premier trimestre qui pourrait annoncer un tassement pour le second surtout avec les conséquences des conflits et autres blocages dus aux protestations contre la loi travail. Un recul de 0,1% sur un mois, sous l’effet d’un net ralentissement des dépenses en énergie et des achats de biens durables ainsi que d’un fort recul de la consommation alimentaire, selon les données publiées lundi par l’Insee. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,1% de ces dépenses le mois dernier. L’Insee a revu en nette hausse l’évolution de mars, qui s’établit désormais à +1,1% contre +0,2% précédemment. La progression des dépenses de consommation des ménages en biens sur l’ensemble du premier trimestre a en revanche été abaissée, avec un rebond de 1,4% contre 1,7% précédemment. L’Insee précise que « l’ampleur de ces révisions est habituelle à ce moment de l’année », du fait d’un calage avec les comptes annuels provisoires de l’année précédente ainsi que de la mise à jour des coefficients utilisés pour ajuster les calculs (CVS et CJO, notamment). En avril, les dépenses en énergie se sont inscrites en hausse pour un quatrième mois consécutif mais elles ont nettement ralenti, affichant une hausse de 0,9% contre 4,4% en mars. La consommation de biens durables a elle aussi nettement décéléré le mois dernier, avec une progression de 0,4% après deux mois de nette hausse (+1,4% en février, +2,1% en mars). Ce ralentissement résulte principalement du recul des achats d’automobiles (−0,8% après +1,1%), alors que les dépenses en équipement du logement sont restées dynamiques (+2,3% après +4,0%). Les dépenses d’habillement ont renoué avec une légère croissance en avril (+0,2% après −0,3% en mars), sous l’effet notamment d’un rebond des achats de chaussures. La consommation de produits alimentaires a nettement reculé le mois dernier, avec une baisse de 1,2% après la quasi-stabilité de mars (-0,1%). L’Insee impute principalement ce recul à une nouvelle baisse de la consommation de viande et à un repli des dépenses en boissons et tabac. Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français.

(Avec Reuters)

Croissance Etats-Unis : tassement de la consommation

Croissance Etats-Unis : tassement de la consommation

 

La croissance aux Etats-Unis repose à 70% sur la consommation ce qui la met un peu à labri des fluctuations internationales. Pour autant longtemps protégée la croissance américaine commence à subir le tassement mondial : 0.5% seulement pour le PIB au premier trimestre. (Avec un recul des ventes au détail de 0.3% en mars). Depuis ces ventes se sont redressée en avril mais des inquiétudes demeurent pour l’avenir. Cela en raison des évolutions des emplois certes toujours dynamiques mais plus vulnérables en particulier du fait de l’uberisation d’une partie de l’économie et d’emplois plus précaires ; Malgré une hausse des ventes de détail au mois d’avril aux États-Unis, plusieurs signaux inquiétants à plus long terme commencent à émerger du côté des entreprises américaines. Le consommateur américain, un des moteurs principaux de l’économie globale, est-il en train de caler? C’est la question que se posent de plus en plus d’économistes, alors que les statistiques en la matière restent pourtant relativement bien orientées, pour l’instant. Même si, comme beaucoup de chiffres officiels américains, la consommation des ménages est volatile d’un mois sur l’autre, elle reste sur une tendance positive. Après un recul de 0,3% en mars, les ventes de détail ont même signé un bond significatif, +1,3%. Un plus haut d’un an. Mais malgré tout, plusieurs alertes font dire aux observateurs de marché que sur le terrain, quelque chose cloche. Et les signaux viennent des entreprises elles-mêmes. Le mois de mai a commencé avec les mauvais résultats et perspectives de Macy’s, la fameuse chaîne d’habillement new-yorkaise, la 2ème du pays avec un chiffre d’affaires de 24 milliards de dollars par an. Avec cinq trimestres consécutifs de baisse des ventes, et des bénéfices en baisse de 40%, le signal était jugé comme très mauvais par les analystes et économistes, qui y voient l’effet d’un dollar trop fort, et de la baisse d’achats touristiques.  enseigne, très regardée elle aussi, Gap. 47% de recul sur un an pour les résultats, et des prévisions de résultats qui ne seront tenues qu’avec la fermeture de 75 magasins à travers le monde. Le groupe doit subir les mêmes déconvenues, mais la situation est rendue difficile par une base de coûts fixes très importante, notamment des achats immobiliers de surface en propre, et une perte de vitesse constante de la marque, une gamme de prix jugée désormais peu compétitive au regard de la qualité. Mais le coup de froid est venu d’un autre grand nom du textile aux États-Unis, Aéropostale. Peu connue à l’étranger, la marque constitue justement un baromètre intéressant de la consommation intérieure dans le pays. Une économie américaine certes robuste, avec un marché de l’emploi sur un rythme de croissance élevé, mais qui s’alimente de plus en plus d’emplois beaucoup moins stables qu’auparavant. En clair, l’ »Uberisation » du marché américain de l’emploi commence à peser sur les données de consommation.

(Bfm)

Les prix à la consommation : stables….. En théorie

Les prix à la consommation : stables….. En théorie

D’après l’INSEE les prix à la consommation, ont très légèrement augmenté (+0,1%) au mois d’avril par rapport à mars. Une évaluation évidemment très approximative dans la mesure où les dépenses contraintes sont notoirement sous-estimées par rapport aux dépenses ajustables. En raison de la crise et des incertitudes concernant l’avenir, la structure de consommation subit une évolution ;  la part des dépenses contraintes, elle en augmentation, ne cesse d’augmenter tandis que les dépenses ajustables diminuent. Ainsi les prix des produits manufacturés diminueraient, en tout cas les tarifs, mais ces produits représentent une part moins importante que précédemment dans le panier des ménages. Du coup cet indice des prix très théorique permet de justifier le blocage des salaires et des pensions. D’après l’INSEE, les prix à la consommation sur une période de douze mois sont en baisse, de 0,2%, la hausse des prix en ce début d’année étant plus faible que celle enregistrée début 2015, a également confirmé l’Insee. La légère hausse d’avril est attribuée « pour l’essentiel » aux services et, « dans une moindre mesure », à « une nouvelle hausse des prix des produits pétroliers ». En revanche, les prix des produits manufacturés ont légèrement baissé en raison de promotions. Quant aux prix des produits alimentaires, ils sont restés « globalement stables». Hors tabac, les prix au cours du mois écoulé, ont aussi diminué de 0,4% en variation annuelle et progressé de 0,1% en variation mensuelle. L’inflation sous-jacente, c’est-à-dire corrigée des variations saisonnières et débarrassée des phénomènes conjoncturels tels que la volatilité des prix de l’énergie, a de son côté progressé de 0,1% sur un mois et de 0,6% sur un an, comme en mars. Dans le détail, les prix des produits manufacturés ont reculé de 0,2% sur un mois. Sur un an, leur recul s’amplifie (-0,6% après -0,2% en mars), en raison de nombreuses promotions notamment pour les meubles et les articles d’ameublement, ainsi que les automobiles neuves. Les prix des services ont à nouveau légèrement augmenté (+0,2% en avril). Sur un an, ils « accélèrent un peu », avec une hausse qui s’établit à +1% après +0,9% en mars et +0,8% en février. Les prix de l’énergie augmentent de nouveau en avril (+0,3% après +0,9% en mars), mais restent cependant « très inférieurs » à leur niveau de l’an passé (-6,8% après -6,9% en mars).

(Avec AFP)

General Motors : consommation sous-évaluée, ah bon ?

General Motors : consommation sous-évaluée, ah bon ?

 

Curieux cette décision de General Motors de retirer de la vente des véhicules dont  la consommation affichée était sous-évaluée. L’erreur serait d’un ou deux miles  de distance parcourue avec un gallon (3,8 l). Une erreur elle-même sans doute très largement sous-évaluée car il est clair que chez General Motors comme chez la plupart des conducteurs la différence entre les consommations affichées et les consommations réelles est bien plus conséquente. La différence pouvant atteindre entre 10 et 30 pour cent. D’une manière générale en moyenne dans des conditions réelles de circulation il faut compter 1 à 2 l de plus qu’affiché, voire davantage. General Motors a annoncé vendredi la suspension temporaire de la vente d’environ 60.000 véhicules dont les documents de présentation exagèrent les performances en terme de consommation de carburant. Un porte-parole du premier constructeur américain a déclaré qu’une « erreur involontaire » avait été découverte concernant les versions 2016 du GMC Acadia, de la Buick Enclave et du Chevrolet Traverse, cette erreur se traduisant par l’affichage d’une distance parcourue par gallon d’essence surestimée d’un à deux miles. La vente de ces véhicules est suspendue jusqu’à ce que leur étiquetage ait été modifié, a précisé le groupe. Une porte-parole de l’EPA, l’agence fédérale de protection de l’environnement, a déclaré que celle-ci avait été informée par GM et qu’elle lui avait demandé de lui fournir toute information pertinente sur le dossier. Certains constructeurs ont dans le passé indemnisé des propriétaires de véhicules dont les performances en matière de consommation ne correspondaient pas à celles affichées. Interrogé sur ce point vendredi, Tom Wilkinson, porte-parole de GM, a déclaré que le groupe allait contacter les propriétaires des modèles concernés.

(Avec Reuters)

Prix à la consommation : baisse de 1,0% en janvier

Prix à la consommation : baisse  de 1,0% en janvier

Les prix à la consommation ont diminué de 1,0% en janvier en France sous l’impact des soldes d’hiver et d’un nouveau recul des prix des produits pétroliers, a annoncé jeudi l’Insee, confirmant une première estimation publiée en fin de mois. Sur un an, ils affichent une hausse de 0,2%, un rythme analogue à celui de décembre. L’indice des prix harmonisé IPCH, qui permet des comparaisons avec les autres pays de la zone euro, a lui baissé de 1,1% sur le mois de janvier, alors que l’Insee avait annoncé précédemment un recul de 1,0%. Sur un an, il est en progression de 0,3%, là encore au même rythme qu’en décembre. L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a de son côté progressé de 0,1% au mois de janvier et affiche une hausse de 0,9% sur un an, comme en décembre. En janvier, les prix des produits manufacturés ont reculé de 3,0% sous l’effet des soldes, ceux de la branche habillement-chaussures baissant de 16,7%. Les prix des services se sont repliés de 0,1%, les reculs dans l’hébergement, les transports et le tourisme, traditionnels après les vacances de fin d’année, compensant les hausses de tarifs du 1er janvier (assurance, banques et timbre). Les prix des services ont continué leur repli (-1,2%) avec celui des cours du pétrole, même s’il a été limité par une hausse de la fiscalité. Les prix de l’alimentation ont diminué de 0,1%.

Croissance novembre : consommation des ménages en recul

Croissance novembre : consommation des ménages en recul

Un nouveau recul de la consommation des ménages qui augure mal de la solidité de la reprise économique en France. Au total, la croissance française pourrait être limitée à environ 1 % en 2015 contre 1,5 % pour l’ensemble de la zone euro. Une différence qui explique aussi celle de l’évolution du chômage. Du coup,  pour le quatrième trimestre la croissance pourrait être limitée à 0,2 % au lieu des 0,4 % prévus. Il s’agit de la plus forte contraction enregistrée depuis janvier 2014. En novembre, la consommation des ménages en biens s’est repliée de 1,1%, a annoncé mercredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette baisse est principalement due à « la chute de la consommation d’énergie » et au « recul des dépenses d’habillement », explique l’Insee qui attribue ce repli principalement aux températures clémentes de l’automne plutôt qu’aux attentats.  Dans le détail de ces chiffres (qui ne prennent pas en compte la consommation de services), la baisse des dépenses en énergie a atteint en novembre 5,6%, soit le plus fort recul depuis juin 2013. « Les températures moyennes de novembre ayant été particulièrement douces après un mois d’octobre un peu frais, les dépenses de chauffage » se sont amoindries, explique l’Insee. Les dépenses en textile, habillement et cuir ont, quant à elles, reculé de 4,7%, après avoir déjà baissé de 1,2% en octobre et 0,6% en septembre. Ce repli est là encore « probablement du fait de températures clémentes », selon l’institut. Les dépenses en biens durables ont en revanche légèrement rebondi (+0,5% après -2,0% en octobre), les achats d’automobiles s’étant stabilisés après la forte baisse du mois précédent (+0,1% après -3,5%). La consommation alimentaire a, elle, aussi progressé (+0,6%), pour la première fois depuis juin 2015, du fait notamment d’une « consommation accrue de produits agroalimentaires ». Pour octobre, l’Institut national de la statistique et des études économiques a révisé à la hausse son estimation, à -0,2% contre -0,7% annoncé auparavant, en raison notamment de nouvelles informations sur la consommation d’énergie. La consommation des ménages est traditionnellement un moteur important de la croissance en France. Selon l’Insee, cette dernière devrait fléchir au quatrième trimestre, essentiellement sous l’effet des attentats, pour s’établir à 0,2% du PIB contre 0,4% prévu jusqu’alors. Cette baisse n’aura toutefois pas d’impact sur la croissance pour l’ensemble de l’année, estimée par l’Insee à 1,1%, un « niveau inédit depuis quatre ans » mais qui reste inférieur à celui de la zone euro (1,5%).

La croissance plombée par la consommation

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Un formidable démenti pour l’optimisme béat du gouvernement mais aussi pour tous les lobbyistes et autres experts adeptes de la méthode Coué. Avec un petit 0,3 % au troisième trimestre ont pensait  être sortis de la croissance molle. C’était d’abord une erreur car cela n’aurait de toute façon permis que d’atteindre de leurs 1 % d’augmentation du PIB pour 2015. Un objectif encore possible mais bien insuffisant pour influer de manière positive sur la situation du chômage. Le recul de la consommation en octobre porte un coup sérieux aux perspectives de redressement de l’économie. En effet la croissance française repose essentiellement sur cette demande interne puisque les exportations sont plombées par le ralentissement de la croissance mondiale. Deux facteurs explicatifs à cette baisse. D’abord le blocage des salaires et pensions ensuite le manque de lisibilité qui nourrit l’absence de confiance. La consommation des ménages français en biens a donc  reculé de 0,7% en octobre sous l’effet d’un net repli des achats de biens durables, plus particulièrement d’automobiles, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Cette baisse, la première depuis le mois de mars, fait suite à une hausse de 0,1% en septembre, l’Insee ayant révisé en hausse sa première estimation (0,0%) pour ce mois. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une baisse de 0,1% en octobre. Le mois dernier, la consommation a été pénalisée par les achats de biens durables, en baisse de 1,8% après une hausse de 1,6% un mois plus tôt. Ceux d’automobiles, en recul de 3,4%, ont enregistré leur plus mauvais mois depuis février, mais ils sont néanmoins supérieurs de 1,2% à leur niveau d’octobre 2014. Les dépenses de textile-habillement ont diminué de 1,0% mais celles des « autres biens fabriqués » (+0,2%) ont connu leur troisième mois consécutif de hausse grâce notamment aux parfums et médicaments. La consommation de produits alimentaires s’est stabilisée après trois mois de baisse et les dépenses en énergie se sont repliées de 1,1% malgré un rebond des achats de diesel. Par rapport à octobre 2014, les dépenses des ménages en biens sont en hausse de 2,1%. Sur les trois mois à fin octobre, leur évolution est également positive (+0,3%) par rapport aux trois mois précédents.

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