Archive pour le Tag 'consommation'

Viandes: Modification de la consommation

Si les quantités consommées par personne sont relativement stables sur le long terme, les habitudes de consommation ont, elles, évolué. La viande bovine connaît ainsi un léger recul, au profit de celle de volaille, dont la consommation a fortement augmenté. 

 

En 2000, la France consommait 5 290 milliers de tonnes équivalent-carcasse (TEC), une unité qui permet de prendre en compte le poids de viande des animaux abattus et des produits transformés contenant de la viande. En 2023, ce chiffre a atteint 5 672 milliers de tonnes, soit une augmentation d’environ 7%. La  consommation de viande par habitant s’est, elle, stabilisée autour de 84 kgec (kilogrammes équivalent-carcasse) depuis 2010. L’année 2023 marque toutefois une légère baisse. « Pour la première fois depuis longtemps, on est repassé sous la barre des 84 kgec », note Lucile Rogissart, chercheuse à l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), spécialiste de la transition agricole et alimentaire.Parmi les facteurs évoqués pour expliquer ce léger recul de la consommation en 2023 : l’inflation, mais aussi les questions de bien-être animal et de  l’environnement Si les quantités consommées par personne sont relativement stables sur le long terme, les habitudes de consommation ont, elles, évolué. La viande bovine connaît ainsi un léger recul, au profit de celle de volaille, dont la consommation a fortement augmenté.

Social- Pouvoir d’achat : Baisse de la consommation en volume

Social- Pouvoir d’achat : Baisse de la consommation en volume

En 2023, les dépenses de consommation ont diminué de 1,9% en volume, d’après la Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (FACT). Une évolution conjoncturelle liée à l’envol de l’inflation mais également une évolution structurelle du faite de la modification du comportement des consommateurs en matière d’achat. Avec une tendance générale des ménages à descendre de gamme pour ne pas augmenter la facture. Aussi à réduire des dépenses jugées superflues.

Toujours du fait de la remontée des prix, les dépenses de consommation ont, logiquement, diminué de 1,9% en volume.

Les chiffres ne sont pas bons depuis le second semestre
Pourtant, même dans les centres commerciaux où le chiffre d’affaires a progressé de 3,3%, les chiffres ne sont pas bons, et ce, depuis le second semestre. Entre janvier et juillet 2023 inclus, la fréquentation a été plus forte que sur la même période en 2022, tandis qu’officiellement, elle « se stabilise » depuis août.

La fréquentation de petits centres comptant au moins 20 magasins a décliné de 0,1%, à l’inverse des grands centres (recensant 40 enseignes, +1,6%), des centres régionaux (comptant 80 magasins, +3,5%) et des centres super-régionaux (150 magasins, +4,5%).

« Plus le centre est grand, plus sa performance en trafic est élevée. Plus l’offre est diversifiée – loisirs, restauration… -, plus l’attractivité est grande », a décrypté Christophe Noël.

Pouvoir d’achat : Baisse de la consommation en volume

Pouvoir d’achat : Baisse de la consommation en volume

En 2023, les dépenses de consommation ont diminué de 1,9% en volume, d’après la Fédération des acteurs du commerce dans les territoires (FACT). Une évolution conjoncturelle liée à l’envol de l’inflation mais également une évolution structurelle du faite de la modification du comportement des consommateurs en matière d’achat. Avec une tendance générale des ménages à descendre de gamme pour ne pas augmenter la facture. Aussi à réduire des dépenses jugées superflues.

Toujours du fait de la remontée des prix, les dépenses de consommation ont, logiquement, diminué de 1,9% en volume.

Les chiffres ne sont pas bons depuis le second semestre
Pourtant, même dans les centres commerciaux où le chiffre d’affaires a progressé de 3,3%, les chiffres ne sont pas bons, et ce, depuis le second semestre. Entre janvier et juillet 2023 inclus, la fréquentation a été plus forte que sur la même période en 2022, tandis qu’officiellement, elle « se stabilise » depuis août.

La fréquentation de petits centres comptant au moins 20 magasins a décliné de 0,1%, à l’inverse des grands centres (recensant 40 enseignes, +1,6%), des centres régionaux (comptant 80 magasins, +3,5%) et des centres super-régionaux (150 magasins, +4,5%).

« Plus le centre est grand, plus sa performance en trafic est élevée. Plus l’offre est diversifiée – loisirs, restauration… -, plus l’attractivité est grande », a décrypté Christophe Noël.

Consommation-Alcool : les Français picolent moins !

Consommation-Alcool : les Français picolent moins !
Signe peut-être d’une certaine déprime sociétale, les Français sont parmi ceux au monde qui consomment  le plus d’antidépresseurs mais aussi qui boivent même si cette consommation d’alcool diminue.

 

Les Français consomment de moins en moins d’alcool, mais les autorités sanitaires continuent de préconiser « des actions de prévention ». Ce mardi 23 janvier, Santé publique France (Spf) a révélé son nouveau baromètre présentant un panorama de la consommation d’alcool en France hexagonale en 2021.

« Les tendances de long terme révèlent une baisse des consommations quotidienne et hebdomadaire au cours des dernières décennies, faisant écho aux baisses des volumes de vente », a commenté SpF.
D’après l’étude, 39% des 18-75 ans consommaient de l’alcool chaque semaine en 2021, contre 40% en 2017, 49% en 2014 ou 62,6% en 2000. Au quotidien, seuls 8% des Français boivent de l’alcool, loin des 22,6% en 1995 ou des 10,9% en 2010.

 

Les hommes continuent, comme depuis plusieurs décennies, de boire plus d’alcool que les femmes. 77,8% des hommes de 18-75 ans buvaient de l’alcool chaque semaine en 2000 contre 48,1% des femmes. En 2021, l’écart restait important avec 50,5% des hommes et 28,1% des femmes. 12,6% des hommes buvaient chaque jour en 2021 contre 3,8% des femmes.

 

Inflation : près de 60% réduisent leur consommation

Inflation : près de 60% réduisent leur consommation

Confirmation du changement de comportement des ménages avec l’inflation. Un changement qui se caractérise d’une part par une réduction du volume de consommation face à l’augmentation des prix et à une descente de gammes. Cela notamment aussi pour compenser l’impossibilité de réduire les dépenses contraintes. D’après une enquête effectuer par la Banque de France et le Credoc, les Français ont compensé les effets de l’inflation par une baisse de consommation particulièrement notable chez les moins favorisés et mettant même en cause la santé.
« Il y a un un contexte général anxiogène et un sentiment accru de difficultés. 38% des personnes ont dit qu’ils avaient été dans le rouge au cours des douze derniers mois »,  a déclaré Mark Béguery, directeur des particuliers de la Banque de France lors d’un point presse lundi.

 

Sans surprise, les plus modestes sont les plus exposés à l’envolée des prix à la consommation. Ainsi, « 48% d’entre eux ont déclaré avoir été dans le rouge au cours des douze derniers mois ». Soit 10 points de plus que la moyenne des Français. Pour mener leur enquête, la Banque de France et le Credoc ont pris en compte les trois premiers déciles de la population, c’est-à-dire ceux qui gagnent moins de 1.347 euros. A l’intérieur de cette catégorie, il peut exister de fortes disparités entre ceux qui gagnent peu ou prou le salaire minimum (1.398 euros) et ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé à 1.158 euros par mois.

« Les Français ont fait moins d’arbitrages sur des dépenses contraintes, comme les factures de chauffage ou d’électricité. En revanche, les Français ont davantage acheté des marques de distributeurs pour les courses alimentaires et ont eu davantage recours à de l’aide alimentaire », a résumé Mark Béguery.

Autre signal inquiétant : 20% des ménages ont repoussé ou renoncé à des soins médicaux l’année dernière. Cette proportion atteint même 30% chez les plus modestes, et ce, alors qu’ils sont particulièrement exposés aux maladies.

 

Consommation : Forte augmentation du prix des abonnements télécom

Consommation : Forte augmentation du prix des abonnements télécom

Comme la plupart des services par abonnement les tarifs discrètement mais sûrement s’envolent du fait de l’inflation générale mais aussi pour des motifs non justifiés par la nature de l’activité fournie aux clients même si les opérateurs justifient les investissements concernant la 5G ou la fibre.

Pour preuve que les hausses sont pas toutes justifiées, les opérateurs télécoms voient leurs revenus progresser de manière significative. Au troisième trimestre 2023, ceux-ci se sont élevés à 9,4 milliards d’euros, en progression de 2,4% sur un an. Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free profitent de l’envie des Français pour la fibre optique. « Le nombre de nouveaux abonnés nets à la fibre reste élevé, même s’il ralenti légèrement depuis près de deux ans », précise l’Arcep.

Au troisième trimestre, 3,4 millions de Français se sont convertis à cette technologie. Aujourd’hui, 20,6 millions de clients utilisent cette technologie, ce qui représente 64% du total des abonnements à haut et très haut débit.

La 5G, elle aussi, continue de séduire les Français. « Le nombre d’utilisateurs actifs progresse de plus d’un million par trimestre depuis le lancement commercial de la 5G en 2021 », constate l’Arcep. Au total, la France compte désormais 12,4 millions d’utilisateurs de cette nouvelle technologie mais dont les abonnements sont plus chers.

Consommation-Carrefour et Netflix : un abonnement piège à cons ?

Consommation-Carrefour et Netflix : un abonnement piège à cons ?

On sait que le pouvoir d’achat des Français est largement plombé par l’environnement inflationniste et surtout par les dépenses contraintes. En effet pour nombre de ménages, près de 80 % des dépenses sont incontournables par exemple les dépenses de logement, de transport, de chauffage, d’énergie, de santé en général sans parler des abonnements de tout genre aux différents services. Du coup on peut se demander si les consommateurs en adhérant à un abonnement couplé entre Netflix et Carrefour ne s’engagent pas aussi dans un piège infernal.

En outre on peut se demander comment Carrefour qui se plaint comme tous les distributeurs de la hausse des prix alimentaires et autres industriels peut offrir curieusement une réduction de 10 % ?

«Pour 5,99 euros par mois ( pour commencer ! NDLR) et sans engagement, les clients bénéficient simultanément d’une réduction de 10% sur tous les produits des marques Carrefour», soit plus de 6000 références, «et d’un abonnement Netflix Standard avec publicité», ont annoncé les deux mastodontes dans un communiqué lundi.

Les abonnés auraient en outre accès à «la gratuité de la livraison à domicile dès 60 euros d’achat», gratuité de livraison aujourd’hui accessible à partir de 150 euros d’achats, selon le site de Carrefour. Un peu plus d’une centaine de magasins sont intégrés à l’opération, qui fait office de test avant un éventuel élargissement à l’ensemble du territoire.

La consommation de vin rouge dégringole en France

La consommation de vin rouge dégringole en France


La consommation de vin en France a encore baissé cette dernière décennie d’après la revue des vins de France . Ce constat général cache cependant des différences radicales entre les générations, qui n’ont ni les mêmes habitudes de consommation ni les mêmes goûts. Deux études récentes confirment que les jeunes et leurs ainés n’abordent pas le vin de la même manière, marquant un clivage générationnel sur les habitudes et les mentalités de consommation.

Selon l’étude de Kantar pour RTL, les individus entre 18 et 35 ans s’intéressent moins au vin que leurs aînés puisque leur consommation a baissé de 7% entre 2011 et 2021, contre seulement 1% pour les seniors. Une autre étude, menée par Wine Intelligence au printemps 2022, définit avec précision la répartition des consommateurs et confirme le clivage générationnel :

47% des vins sont consommés par des individus de plus de 55 ans,
25% des vins sont consommés par les 40-54 ans,
21% par les 25-39 ans,
7% seulement des vins sont consommés par les 18-24 ans.
Pourquoi les jeunes boudent-ils le vin ?
Selon Wine Intelligence, la génération Z (18-24 ans) préfère à 42% consommer une autre boisson que le vin. Plus surprenant encore, seulement 29% d’entre eux déclarent aimer le goût du vin. On pourrait avancer, pour expliquer ces chiffres, que l’appétence pour le vin se développe généralement avec le temps. Pourtant, le manque d’intérêt, en apparence, cache en réalité des habitudes différentes de consommation entre les générations.

La notion de « consommer moins mais mieux » des jeunes, déjà révélée en 2016 lors de la parution d’une étude de l’Organisation internationale du vin (OIV), se confirme. Les plus de 55 ans sont plus nombreux à effectuer des achats routiniers de vin, dans le cadre d’une consommation à table lors d’un repas « ordinaire », alors que leurs cadets consomment davantage de vin lors d’évènements extraordinaires, comme une fête ou un bon repas dominical. A contrario, les jeunes sont prêts à débourser une somme plus importante pour l’achat de vin servis lors de repas quotidiens, quand leurs aînés mettent davantage la main au portefeuille lors d’évènements spéciaux.

Aussi, toujours selon Wine Intelligence, les jeunes sont bien plus enclins à consommer du vin au restaurant (49% pour la génération Z) que les « baby-boomers » (15%).

On observe également une différence de consommation de couleur de vin selon les générations. Le vin rouge représente 54% de la consommation des seniors, alors que cette couleur est boudée par les plus jeunes.

Les résultats de l’étude Kantar mettent en avant une chute vertigineuse de 32% de la consommation de vin rouge depuis 2011, tous âges confondus. Cela pourrait s’expliquer encore par un changement des habitudes de consommation et des mentalités. Le vin rouge est avant tout associé à la table et à la viande rouge, alors que le contexte révèle que les jeunes consomment moins de vin à table. Dans le même temps, la consommation de viande a baissé de 12 % en France au cours de la décennie 2008 – 2018, selon une étude du Crédoc parue en septembre 2018.

Aussi, on assiste à un changement des goûts des jeunes générations, qui plébiscitent les vins légers. Les vins rouges tanniques, alcooleux, boisés, mûrs à l’excès des années 1990 sont démodés. Les consommateurs s’orientent maintenant davantage vers des vins blancs, rosés ou rouges légers en alcool et aux goûts plus fruités, digestes, aux tanins fins et intégrés.

Consommation mondiale de charbon : encore en hausse

Consommation mondiale de charbon : encore en hausse

En matière d’environnement , il y a évidemment les discours mais aussi la pratique et entre les deux, le fossé d’hypocrisie. Alors que va commencer cette semaine COP 28 à Dubaï, les dernières statistiques montrent que la consommation de charbon atteint encore des records. À noter en particulier le discours ambigu en Allemagne avec des références permanentes aux énergies alternatives alors que dans la pratique une quinzaine de centrales électriques au charbon ont été mise en service pour réduire la dépendance au gaz russe.

Gordon Brown, ancien premier ministre britannique espère mes doutes du succès de la COP28 :

Il y a quatorze ans, lors du sommet de Londres, en avril 2009, les dirigeants du G20 avaient relevé le défi de la crise financière mondiale, en engageant 1 000 milliards de dollars (917 milliards d’euros) de fonds supplémentaires pour contrer la grande récession qui avait éclaté l’année précédente. Aujourd’hui, pour faire face à une crise climatique qui s’aggrave et qui devient de plus en plus une menace existentielle, la communauté internationale doit mobiliser des montants plus élevés encore : 1 000 milliards de dollars par an de flux publics et privés en direction du Sud global pour financer sa transition écologique, selon Mari Elka Pangestu, l’ancienne directrice générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats.

Aucune avancée ne pourra cependant avoir lieu sans un accord entre pays développés sur la question de savoir qui en supportera les coûts. Le doute règne d’ores et déjà quant à la capacité des Etats-Unis à respecter leur contribution au fonds climatique de 100 milliards de dollars, convenue durant la COP15 de Copenhague en 2009, bien que le pays ait réaffirmé son engagement cet été à Paris.

Par ailleurs, les appels en faveur du transfert de 100 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux inutilisés (l’actif de réserve du Fonds monétaire international) par les pays à revenu élevé en direction des pays les plus vulnérables face au climat – un élément-clé de l’Agenda de Bridgetown de la première ministre de la Barbade, Mia Mottley – sont pour l’essentiel restés sans réponse. Quant au fonds « pertes et dommages » créé en 2022 lors de la COP27 en Egypte, il ne mobilise pas encore de grands donateurs à ce jour.

Consommation et Baisse des prix : les mensonges du ministre de l’économie

Consommation et Baisse des prix : les mensonges du ministre de l’économie

Le ministre de l’économie est un peu comme la grenouille qui voudrait se faire plus grosse que le bœuf. Il y a des mois, il avait annoncé la baisse des prix pour le début de l’été; Puis reportée à la fin de l’été et maintenant qui serait réel depuis octobre. La vérité est différente. Certes en octobre l’inflation a reflué à 4 % sur un an soit effectivement un recul par rapport à septembre qui affichait plus 4,9 %. Mais contrairement à ce qu’affirme le ministre de l’économie les prix ne baissent nullement. Au contraire il continue d’augmenter car l’inflation de 4 % en octobre se cumule avec les inflations précédentes et les prix atteignent des sommets jamais atteints.

Les chiffres provisoires de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) situent la hausse des prix à 4% au mois d’octobre, marquant une baisse significative par rapport aux chiffres du mois de septembre (4,9%) mais cela ne provoque pas pour autant au contraire une diminution des prix. À noter par ailleurs que l’inflation diminue davantage en Europe qu’en France en moyenne.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, Par ailleurs candidat à la candidature pour les présidentielles de 2027, s’est d’ailleurs encore montré très optimiste mardi matin, en réaction aux chiffres de la hausse des prix du mois d’octobre. «Nous sommes en train de sortir de la crise inflationniste», a-t-il déclaré. Il y a un an presque jour pour jour, le même Bruno Le Maire pariait en outre sur un rétablissement du thermomètre des prix autour de la barre des 2% «courant 2024».Mais il ne s’agit nullement d’un thermomètre des prix mais d’un thermomètre de l’inflation !

Consommation: un changement durable ?

Consommation: un changement durable ?

Du fait de la réduction du pouvoir d’achat, les ménages ont été contraints de réduire leur consommation en volume. Mais cette évolution pourrait être structurelle, c’est-à-dire s’inscrire dans le temps. Les consommateurs modifient en effet non seulement la quantité des achats mais aussi leur nature et leurs marques. Ce que confirme le président de Leclerc dans une interview au Figaro. Une évolution qui va dans le bon sens d’un point de vue écologique mais qui peut aussi affecter la santé quand on est contraint d’acheter des produits de médiocre qualité.

Les prix alimentaires ont commencé à reculer. Cela peut-il ralentir la chute des ventes?

Michel-Édouard LECLERC. – Non, j’en ai peur, car la très légère baisse des prix d’un mois sur l’autre (0,5 %) n’est pas perceptible par nos clients, qui savent que les prix restent 20 % plus élevés qu’il y a deux ans. Face à l’inflation, ils ont réduit leur consommation. Mais à cela s’est ajoutée une suspicion sur le niveau des prix, qui n’est pas levée.

La vente de carburant à prix coûtant a-t-elle un impact sur la fréquentation des hypermarchés?

Ces opérations font un carton mais n’ont pas d’impacts majeurs sur nos ventes en rayon. Nos volumes de carburant augmentent de 20 % à 30 % quand nous le vendons à prix coûtant. Les clients accueillent ces quelques centimes de rabais au litre comme un acte de bienveillance, comme avec la baguette à 29 centimes, le prix des masques et des autotests pendant le Covid.

Ménages et Consommation: un changement durable

Ménages et Consommation: un changement durable

Du fait de la réduction du pouvoir d’achat, les ménages ont été contraints de réduire leur consommation en volume. Mais cette évolution pourrait être structurelle, c’est-à-dire s’inscrire dans le temps. Les consommateurs modifient en effet non seulement la quantité des achats mais aussi leur nature et leurs marque. Ce que confirme le président de Leclerc dans une interview au Figaro. Une évolution qui va dans le bon sens d’un point de vue écologique mais qui peut aussi affecter la santé quand on est contraint d’acheter des produits de médiocre qualité.

Les prix alimentaires ont commencé à reculer. Cela peut-il ralentir la chute des ventes?

Michel-Édouard LECLERC. – Non, j’en ai peur, car la très légère baisse des prix d’un mois sur l’autre (0,5 %) n’est pas perceptible par nos clients, qui savent que les prix restent 20 % plus élevés qu’il y a deux ans. Face à l’inflation, ils ont réduit leur consommation. Mais à cela s’est ajoutée une suspicion sur le niveau des prix, qui n’est pas levée.

La vente de carburant à prix coûtant a-t-elle un impact sur la fréquentation des hypermarchés?

Ces opérations font un carton mais n’ont pas d’impacts majeurs sur nos ventes en rayon. Nos volumes de carburant augmentent de 20 % à 30 % quand nous le vendons à prix coûtant. Les clients accueillent ces quelques centimes de rabais au litre comme un acte de bienveillance, comme avec la baguette à 29 centimes, le prix des masques et des autotests pendant le Covid.

Consommation: Le prix est devenu critère majeur

Consommation: Le prix est devenu critère majeur

Face à l’inflation en particulier dans le domaine alimentaire le prix est devenu le critère central pour les consommateurs estime le président d’Intermarché. Interview dans la Tribune.

Le prix reste-t-il déterminant, même si l’inflation a diminué de 0,5 % en septembre ?

Il demeure sans discussion le critère absolu pour les consommateurs. Un signe parmi d’autres : les clients se rendaient en moyenne dans 4,2 enseignes distinctes en 2013. Ce chiffre est monté à 8 dix ans plus tard. Les consommateurs sont plus que jamais à l’affût des meilleures offres, quel que soit le type de magasin.

Face à l’inflation, comment le comportement des consommateurs a-t-il évolué ?

Ils font leurs courses plus souvent. Et diminuent leurs achats d’environ 5 %. Certaines familles de produits sont plus touchées, comme le poisson, en baisse de 10 à 15 %, ou la viande, qui diminue de 5 %. Les produits d’hygiène, dont le shampoing ou le dentifrice, accusent entre 4 % et 8 % de baisse.

Le fossé se creuse-t-il entre les différents acteurs de la grande distribution ?

Les indépendants – Leclerc, Système U, Intermarché – restent très proches les uns des autres, avec des écarts sur les étiquettes de 0 à 4 %. Les groupes intégrés sont généralement 10 % à 20 % plus chers.

Le coût du carburant est un sujet majeur pour les Français. Où en êtes-vous après l’échec de la vente à perte suggérée par le gouvernement ?

Cette idée n’était pas économiquement viable. Le poids du carburant dans le chiffre d’affaires des enseignes du secteur est trop important. Il représente, selon les supermarchés du groupement, de 30 % à 50 % des ventes. Et de 10 % à 15 % pour un hyper. Nous avons 1 642 stations-service, soit une tous les 17 kilomètres.

Nous vendons 6 milliards de litres de carburant par an, pour 11,5 milliards d’euros. Proposer de vendre le carburant à prix coûtant ponctuellement était plus responsable. Les Français font en moyenne un plein tous les quinze jours. Nous nous sommes alignés sur cette fréquence. Le pouvoir d’achat et l’inflation sont des sujets qui doivent être partagés par tous, acteurs économiques et pouvoirs publics. Or les pétroliers nous vendent le carburant en encaissant une marge de 15 %. Cette dernière doit être une variable d’ajustement.

Les Mousquetaires sont aussi producteurs. Baissez-vous vos prix sur vos produits ?

Notre outil industriel, avec 56 usines en France, nous le permet. Nous proposons de la viande ou du poisson de qualité à moins de 10 euros. Ce que les grandes multinationales n’ont pas voulu consentir comme effort, nous l’avons fait. Avec succès. Nous avons gagné 500 000 nouveaux clients depuis le début de l’année. C’est énorme.

Les multinationales continuent-elles d’augmenter leurs prix ?

Les PME jouent le jeu. Pas les multinationales. Au contraire : elles ont déjà augmenté leurs prix de 20 % à 25 %. Et annoncent des hausses supplémentaires de 10 % !

Comment réagissez-vous ?

On dit stop. On sélectionne les assortiments et on diminue le nombre de références des marques qui ne jouent pas le jeu. C’est le seul moyen de baisser le coût du panier du consommateur. Kellogg’s ou Unilever sont les champions de l’augmentation des prix. Seules leurs marges comptent, même s’ils mettent en avant leurs coûts de production. Comme Les Mousquetaires ont des usines en France, nous les connaissons aussi bien qu’eux. Le poids des dépenses alimentaires dans le budget des Français a bondi de 12 % à 16 % en trois ans. S’il ne redescend pas à 13 % ou 14 %, de multiples filières agricoles souffriront des conséquences. Notre mission collective doit être de limiter ces hausses pour préserver le pouvoir d’achat des Français.

Les Restos du Cœur annoncent devoir pour la première fois refuser du monde. Allez-vous les aider ?

Les Mousquetaires ont une responsabilité sociétale, avec 150 000 salariés et 3 000 chefs d’entreprise. Nous avons donné 1 million d’euros de produits aux Restos du Cœur, nos partenaires depuis trente ans. Si tous les industriels et acteurs économiques s’y mettent, la précarité sera vaincue. Et les Restos auront les millions d’euros qui leur manquent. Il faut une « union sacrée ». ■

Société et Consommation: un changement durable

Société et Consommation: un changement durable

Du fait de la réduction du pouvoir d’achat, les ménages ont été contraints de réduire leur consommation en volume. Mais cette évolution pourrait être structurelle, c’est-à-dire s’inscrire dans le temps. Les consommateurs modifient en effet non seulement la quantité des achats mais aussi leur nature et leurs marque. Ce que confirme le président de Leclerc dans une interview au Figaro. Une évolution qui va dans le bon sens d’un point de vue écologique mais qui peut aussi affecter la santé quand on est contraint d’acheter des produits de médiocre qualité.

Les prix alimentaires ont commencé à reculer. Cela peut-il ralentir la chute des ventes?

Michel-Édouard LECLERC. – Non, j’en ai peur, car la très légère baisse des prix d’un mois sur l’autre (0,5 %) n’est pas perceptible par nos clients, qui savent que les prix restent 20 % plus élevés qu’il y a deux ans. Face à l’inflation, ils ont réduit leur consommation. Mais à cela s’est ajoutée une suspicion sur le niveau des prix, qui n’est pas levée.

La vente de carburant à prix coûtant a-t-elle un impact sur la fréquentation des hypermarchés?

Ces opérations font un carton mais n’ont pas d’impacts majeurs sur nos ventes en rayon. Nos volumes de carburant augmentent de 20 % à 30 % quand nous le vendons à prix coûtant. Les clients accueillent ces quelques centimes de rabais au litre comme un acte de bienveillance, comme avec la baguette à 29 centimes, le prix des masques et des autotests pendant le Covid.

Consommation: un changement durable

Consommation: un changement durable

Du fait de la réduction du pouvoir d’achat, les ménages ont été contraints de réduire leur consommation en volume. Mais cette évolution pourrait être structurelle, c’est-à-dire s’inscrire dans le temps. Les consommateurs modifient en effet non seulement la quantité des achats mais aussi leur nature et leurs marque. Ce que confirme le président de Leclerc dans une interview au Figaro. Une évolution qui va dans le bon sens d’un point de vue écologique mais qui peut aussi affecter la santé.

Les prix alimentaires ont commencé à reculer. Cela peut-il ralentir la chute des ventes?

Michel-Édouard LECLERC. – Non, j’en ai peur, car la très légère baisse des prix d’un mois sur l’autre (0,5 %) n’est pas perceptible par nos clients, qui savent que les prix restent 20 % plus élevés qu’il y a deux ans. Face à l’inflation, ils ont réduit leur consommation. Mais à cela s’est ajoutée une suspicion sur le niveau des prix, qui n’est pas levée.

La vente de carburant à prix coûtant a-t-elle un impact sur la fréquentation des hypermarchés?

Ces opérations font un carton mais n’ont pas d’impacts majeurs sur nos ventes en rayon. Nos volumes de carburant augmentent de 20 % à 30 % quand nous le vendons à prix coûtant. Les clients accueillent ces quelques centimes de rabais au litre comme un acte de bienveillance, comme avec la baguette à 29 centimes, le prix des masques et des autotests pendant le Covid.

12345...16



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol