Archive pour le Tag 'consommation'

L’idole de l’hyper consommation toujours debout

L’idole de l’hyper consommation toujours debout

L’anthropologue Fanny Parise décrypte, dans son dernier ouvrage, comment, à l’heure de l’urgence écologique, l’hyperconsommation en toute bonne conscience gagne la société. ( dans le Monde )

 

Livre.

 

Fanny Parise est une anthropologue française, spécialiste des mondes contemporains et de l’évolution des modes de vie. Elle aime passer ses soirées au bar du Mama Shelter, dans le 20e arrondissement de Paris. Un établissement que la presse a allègrement qualifié d’« hôtel-resto bobo ». Un symbole du cosmopolitisme, mais aussi d’un entre-soi social où les signes du pouvoir et de la violence socioculturelle abondent.

L’anthropologue tend l’oreille. Voilà que la jeune femme de la table d’à côté affirme fièrement avoir plaqué son job de « planeur strat’ » dans une grande agence de conseil pour faire le tour du monde en voilier – « le voilier de papa », sans grande surprise. Faisant profiter tout le restaurant de ses dires, elle clame bien fort qu’elle souhaite ainsi sensibiliser son entourage à la pollution des océans.

Une autre fois, la chercheuse entend un homme faire part de son plan de vie : partir à la retraite à 35 ans grâce à ses placements financiers et immobiliers. Il sera ainsi libre de se consacrer à des projets qui font « vraiment sens ». Il souhaite vivre sobrement, et même devenir frugaliste, se contentant du minimum.

Finalement, le Mama Shelter est un parfait terrain d’observation pour l’anthropologue, ce qui ne va pas de soi. Après tout, l’anthropologie a longtemps étudié des populations lointaines. Le sauvage, c’était l’autre. Mais « nous sommes également des sauvages », affirme Fanny Parise. Forte de cette idée, elle fait paraître un livre, Les Enfants gâtés. Anthropologie du mythe du capitalisme responsable, en grande partie centré sur le genre de spécimens croisés dans son bar fétiche. Un mythe omniprésent de nos jours, réponse factice à l’urgence écologique.


Pour détricoter ce mythe, l’anthropologue propose un voyage en « créatocratie » (« créato » pour création, « cratie » pour pouvoir). Un système – notre système – dans lequel ceux qui dirigent, soit ceux qui ont le pouvoir économique et politique, sont également ceux qui créent et contrôlent la culture.

Or, le système vacille. L’âge d’or de la consommation insouciante des pays occidentaux a fait son temps. Les élites sont en quête de légitimité culturelle. Il faut que la population continue de croire en elles pour justifier et sauver leurs positions sociales et le système capitaliste.

Pour ce faire, la culture créatocratique s’est métamorphosée : elle est désormais celle de la socio-éco-responsabilité, alibi du capitalisme, où règnent les valeurs sociétales et écologiques… en apparence en tout cas. Certes, les pratiques valorisées changent. Mais sous couvert de bonnes intentions, on passe sournoisement d’un « consommer mieux et moins » à un « consommer mieux et plus »… Bref, une hyperconsommation en toute bonne conscience.

Calcul de l’inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

Calcul de l’inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

 

Pour nombre de ménages les charges de prêts à l’acquisition d’un logement représentent et de loin le premier poste de dépenses. Pourtant, cette dépense n’est pas intégrée dans l’indice des prix à la consommation de l’INSEE ! L’indice des prix à la consommation sous-estime donc l’inflation, car son calcul ne prend pas en compte les prix de l’immobilier, l’achat d’un logement étant considéré par l’Insee comme un investissement, et non comme un bien de consommation. Toutefois, la Banque centrale européenne pourrait revoir cette définition.

Depuis des années, nos dirigeants assurent que les prix n’augmentent pas. À peine 1,4% en 2019. Et pourtant, le ressenti des Français est bien différent. Il faut dire qu’un élément capital, essentiel même, n’est pas pris en compte dans le calcul des prix : l’immobilier. Et pourtant, en 20 ans, les prix de l’immobilier ont doublé, voire triplé dans les grandes villes. Soit une augmentation de plus de 200%. C’est ce que l’on appelle une inflation galopante.

L’Insee ne tient pas compte de l’immobilier dans l’indice des prix, parce qu’elle calcule l’indice des prix « à la consommation ». Tout est question de définition. Acheter un appartement ne fait pas partie de la consommation. On ne consomme pas un appartement, il s’agit d’un investissement qui garde toute sa valeur, et que son propriétaire pourra transmettre à ses enfants.

 

L’Insee prend simplement en compte les loyers dans son calcul de l’indice des prix. Et même s’ils augmentent, ils ne pèsent que pour 6% dans cet indice;  Une sous-estimation indiscutable. Et pourtant, le logement est devenu l’un des premiers sujets de préoccupation des Français. Il absorbe plus de 25% du budget des ménages.

 

Conjoncture économique : La consommation … et la croissance en baisse

Conjoncture économique :  La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

Conjoncture: La consommation … et la croissance en baisse

Conjoncture:  La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

 

Inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

Inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

 

Pour nombre de ménages les charges de prêts à l’acquisition d’un logement représentent et de loin le premier poste de dépenses. Pourtant, cette dépense n’est pas intégrée dans l’indice des prix à la consommation de l’INSEE ! L’indice des prix à la consommation sous-estime donc l’inflation, car son calcul ne prend pas en compte les prix de l’immobilier, l’achat d’un logement étant considéré par l’Insee comme un investissement, et non comme un bien de consommation. Toutefois, la Banque centrale européenne pourrait revoir cette définition.

Depuis des années, nos dirigeants assurent que les prix n’augmentent pas. À peine 1,4% en 2019. Et pourtant, le ressenti des Français est bien différent. Il faut dire qu’un élément capital, essentiel même, n’est pas pris en compte dans le calcul des prix : l’immobilier. Et pourtant, en 20 ans, les prix de l’immobilier ont doublé, voire triplé dans les grandes villes. Soit une augmentation de plus de 200%. C’est ce que l’on appelle une inflation galopante.

L’Insee ne tient pas compte de l’immobilier dans l’indice des prix, parce qu’elle calcule l’indice des prix « à la consommation ». Tout est question de définition. Acheter un appartement ne fait pas partie de la consommation. On ne consomme pas un appartement, il s’agit d’un investissement qui garde toute sa valeur, et que son propriétaire pourra transmettre à ses enfants.

 

L’Insee prend simplement en compte les loyers dans son calcul de l’indice des prix. Et même s’ils augmentent, ils ne pèsent que pour 6% dans cet indice;  Une sous-estimation indiscutable. Et pourtant, le logement est devenu l’un des premiers sujets de préoccupation des Français. Il absorbe plus de 25% du budget des ménages.

 

La consommation … et la croissance en baisse

La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

 

Pouvoir d’achat et évolution de la consommation

 

Pouvoir d’achat et  évolution de la consommation

 

L’inflation galope dans la plupart du monde comme en France où son taux a récemment bondi de presque un point en rythme annuel pour passer de 3,6 % à 4,8 % en à peine deux mois. Cette situation grignote le pouvoir d’achat des ménages, un enjeu qui a constitué l’un des grands thèmes de la dernière campagne présidentielle et qui reste au cœur des préoccupations des Français.Par Philippe Mouillot, IAE de Poitiers.

Certes, les dépenses de consommation augmentent régulièrement depuis les années 1970, tout comme leur pouvoir d’achat qui, en 2020 et 2021, a encore enregistré en moyenne des hausses respectivement de 0,4 % et 2,2 %. Cependant, la part des dépenses contraintes (logement, transport, énergie, télécommunications, assurances, etc.) a en parallèle doublé depuis 60 ans dans les budgets, ce qui peut expliquer les inquiétudes, notamment chez les moins aisés. Ces derniers n’ont en effet pas d’autre choix que d’y faire face pour la simple raison que celles-ci leur sont vitales.

 

Comme nous l’avons montré dans notre livre Le comportement du consommateur (éditions Gualino, 2007), les consommateurs passent par deux phases pour compenser les pertes que les mécanismes économiques leur imposent. La première phase consiste à consommer différemment, ce qui a été prégnant avec la récente crise sanitaire. Autrement dit, avant de renoncer à l’achat, ils essayent de trouver des solutions alternatives. En ce sens, face aux poussées inflationnistes, les ménages deviennent plus attentifs aux prix au kilogramme ou au litre. Plutôt que de ne comparer que le montant de l’achat en valeur absolue, ils développent ainsi une très forte sensibilité aux promotions.

 

Le consommateur peut ainsi trouver des alternatives et séquencer ses dépenses, par exemple en optimisant ses déplacements grâce au covoiturage ou aux transports en commun, en attendant les soldes, en choisissant des marques plus modestes ou en explorant le marché de l’occasion, des comportements que nous avons analysés dans une récente recherche.

Cependant, cette première phase s’avère parfois insuffisante ; le consommateur va alors entamer la seconde phase de sa stratégie de gestion de la diminution de ses ressources : le renoncement. Certes, le consommateur ne renonce pas aux fondamentaux de ses besoins, nous l’avions évoqué là aussi dans un article précédent. En revanche, si la pression inflationniste persiste, puisque sa gestion de ses besoins est déjà optimisée, il doit alors sacrifier d’autres postes de dépenses car la baisse de son pouvoir d’achat est une forme de perte de revenu.

Il doit donc impérativement faire des choix de consommation car le capital disponible n’est plus à la hauteur de ses besoins et de ses envies. Lorsque la perte de revenu survient, on observe alors la plupart du temps une répartition des dépenses qui adopte la forme d’une taille de guêpe ou d’un sablier, forme que l’on emprunte d’ailleurs souvent pour expliquer des phénomènes sociaux.

Si l’on imagine cette représentation, on constate la présence de trois grands domaines économiques de possibles dépenses. Le premier concerne les produits essentiels à la vie et au travail, la nourriture, le logement, le chauffage, les assurances, le carburant pour les déplacements, etc. Le deuxième concerne les loisirs, les vacances, les échappées, les moments entre amis, le cinéma, les discothèques, les bars et les restaurants. Et le troisième concerne les produits de luxe, autrement dit les marques dont la valeur traverse le temps en restant stable ou en augmentant. (Précisons qu’il s’agit bien ici de produits de luxe et non pas de services de luxe).

Dans le cas de produits de luxe, une montre par exemple, l’objet cristallise en effet un investissement, donc la possibilité d’une revente avec bénéfice. Car le luxe a deux particularités remarquables : l’occasion peut coûter plus cher que le neuf, on le voit avec de vieux modèles réhabilités ou lorsque l’offre ne parvient pas à satisfaire la demande ; et la valeur de l’objet reste constante là où celle d’une devise peut fortement fluctuer du jour au lendemain, en témoigne la chute rouble depuis le 24 février 2022 et l’invasion de l’Ukraine par les forces russes.

Déjà lors de la première crise ukrainienne en 2014, la dépréciation du rouble avait provoqué l’achat massif de produits de luxe de la part des Russes. En 2020, la pandémie de Covid-19 avait déclenché l’apparition du phénomène dit d’achat « revanche », notamment en Chine où les produits de luxe ont été les premiers à être choisis comme antidote à la frustration de l’enfermement. Aujourd’hui, avec la seconde crise ukrainienne accompagnée de l’interdiction d’exporter des produits de luxe européens en Russie comme l’une des sanctions économiques imposées à Moscou, là encore la demande a fortement augmenté. En effet, l’avenir étant plus qu’incertain pour ces populations, mieux vaut avoir son argent transformé en marque de luxe que déposé en banque.

 

En situation de crise, les premiers postes sacrifiés sont donc les dépenses intermédiaires que l’on pourrait qualifier d’hédonistes ou de socialisantes car elles sont injustifiables à la fois en termes de besoins et en termes de rationalité.

Cinémas, restaurants, glaces sur la plage ou marrons chauds dans la rue sont ainsi abandonnés car ils ne sont pas des besoins mais des envies. En outre, ils représentent des dépenses « sèches », c’est-à-dire sans contrepartie tangible. A contrario, dans le cas du produit de luxe, le consommateur a le sentiment d’un investissement intelligent et rationnel puisqu’il échange une monnaie dont personne ne connaîtra la valeur demain contre un produit dont tout le monde connaîtra la valeur après-demain.

Dans « Les origines du totalitarisme - Eichmann à Jérusalem » (éditions Quarto Gallimard), la philosophe allemande naturalisée américaine Hannah Arendt l’écrivait en 1951 :

« La richesse sans fonction apparente est beaucoup plus intolérable parce que personne ne comprend pourquoi on devrait la tolérer. »

Dans le cas d’une perte de revenu, la richesse a incontestablement une fonction, celle de permettre un investissement de protection économique.

Quant aux ménages plus modestes, pour peu que leurs membres aient la culture de la valeur dans le luxe, ils adopteront le même comportement en choisissant l’investissement dans le haut de gamme tout en conservant les dépenses pour leurs besoins de vie. Mais ils renonceront à « tout le reste », quitte à limiter leurs interactions sociales et les « petits plaisirs de tous les jours » donnant ainsi du sens à leur taille de guêpe dans toutes ses acceptions à renoncer à une partie de leur consommation.

______

Par Philippe Mouillot, Maître de Conférences HDR en Sciences de Gestion, IAE de Poitiers.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Energies-Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

Energies-Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

 

Face à l’augmentation des risques pour la sécurité énergétique, les gouvernements européens doivent cesser de subventionner le pétrole et le gaz et demander aux citoyens de consommer moins, estime, dans une tribune au « Monde », l’économiste Simone Tagliapietra.

 

La décision de la Russie de couper l’approvisionnement en gaz naturel de la Pologne et de la Bulgarie marque une escalade sérieuse dans la tentative russe de se servir de l’énergie comme arme contre l’Europe. D’autres interruptions pourraient bientôt avoir lieu, transformant en réalité ce qui, jusqu’à présent, n’était qu’un scénario catastrophe théorique pour l’Europe.

Face à cette situation qui se détériore rapidement, les gouvernements européens doivent enfin prendre au sérieux la réduction de la demande de pétrole et de gaz et prendre deux mesures : cesser de subventionner le pétrole et le gaz de manière universelle et demander aux gens de consommer moins. Bien que politiquement difficiles, ces deux mesures sont désormais nécessaires de toute urgence, tant du point de vue de la sécurité énergétique que des finances publiques, et ne peuvent plus être reportées.

Car l’Europe doit s’atteler sérieusement à réduire sa consommation de pétrole et de gaz. Depuis le début de la crise énergétique en Europe à l’été 2021, les gouvernements européens ont fortement subventionné la consommation de pétrole et de gaz, par le biais d’une grande variété d’interventions allant des subventions directes aux réductions d’impôts. Initialement conçues pour apporter une solution rapide à ce qui était censé n’être qu’un problème temporaire de prix élevés de l’énergie, ces mesures sont désormais devenues structurelles et beaucoup plus importantes.

 

Depuis septembre 2021, de grands pays européens comme l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne ont dépensé chacun environ 20 à 30 milliards d’euros pour faire baisser artificiellement les factures de gaz et d’électricité, ainsi que les prix de l’essence et du diesel. D’aussi importantes subventions du pétrole et du gaz ne sont pas seulement insoutenables du point de vue des finances publiques. Elles sont également préjudiciables du point de vue de la géopolitique et de la sécurité énergétique, sans parler de l’environnement.

Comme l’Europe importe 40 % de son gaz et 25 % de son pétrole de Russie, il s’agit essentiellement de subventions à M. Poutine.

Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

Gaz et pétrole : réduire drastiquement la consommation en Europe

 

Face à l’augmentation des risques pour la sécurité énergétique, les gouvernements européens doivent cesser de subventionner le pétrole et le gaz et demander aux citoyens de consommer moins, estime, dans une tribune au « Monde », l’économiste Simone Tagliapietra.

 

La décision de la Russie de couper l’approvisionnement en gaz naturel de la Pologne et de la Bulgarie marque une escalade sérieuse dans la tentative russe de se servir de l’énergie comme arme contre l’Europe. D’autres interruptions pourraient bientôt avoir lieu, transformant en réalité ce qui, jusqu’à présent, n’était qu’un scénario catastrophe théorique pour l’Europe.

Face à cette situation qui se détériore rapidement, les gouvernements européens doivent enfin prendre au sérieux la réduction de la demande de pétrole et de gaz et prendre deux mesures : cesser de subventionner le pétrole et le gaz de manière universelle et demander aux gens de consommer moins. Bien que politiquement difficiles, ces deux mesures sont désormais nécessaires de toute urgence, tant du point de vue de la sécurité énergétique que des finances publiques, et ne peuvent plus être reportées.

Car l’Europe doit s’atteler sérieusement à réduire sa consommation de pétrole et de gaz. Depuis le début de la crise énergétique en Europe à l’été 2021, les gouvernements européens ont fortement subventionné la consommation de pétrole et de gaz, par le biais d’une grande variété d’interventions allant des subventions directes aux réductions d’impôts. Initialement conçues pour apporter une solution rapide à ce qui était censé n’être qu’un problème temporaire de prix élevés de l’énergie, ces mesures sont désormais devenues structurelles et beaucoup plus importantes.

 

Depuis septembre 2021, de grands pays européens comme l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne ont dépensé chacun environ 20 à 30 milliards d’euros pour faire baisser artificiellement les factures de gaz et d’électricité, ainsi que les prix de l’essence et du diesel. D’aussi importantes subventions du pétrole et du gaz ne sont pas seulement insoutenables du point de vue des finances publiques. Elles sont également préjudiciables du point de vue de la géopolitique et de la sécurité énergétique, sans parler de l’environnement.

Comme l’Europe importe 40 % de son gaz et 25 % de son pétrole de Russie, il s’agit essentiellement de subventions à M. Poutine.

Inflation aussi sur la grande consommation

Après l’énergie, l’inflation frappe les produits de grande consommation

 

Le record d’inflation annoncé par Eurostat en février, de 5,8% en un an, concerne aussi les produits de grande consommation vendus dans les grandes surfaces françaises.  C’est ce que concluent les dernières études du cabinet d’analyse NielsenIQ, qui se penche régulièrement sur l’évolution des prix de ces produits.

68% des catégories alimentaires sont notamment touchées par l’inflation, selon sa dernière analyse du 1er mars. Sur l’ensemble des produits alimentaires, cette inflation a atteint +0,52% en février 2022 par rapport au même mois de l’année précédente.

 

Consommation bio en baisse

Consommation bio en baisse

 

En 2021, pour la première fois après des années de croissance à deux chiffres, le marché des produits bio a fléchi, avec une baisse des ventes de 3,1% en valeur par rapport à 2020, selon l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), cité par l’AFP.

Un recul du bio assez net est sans doute lié à la crise sanitaire mais aussi à une modification des comportements. Il y a sans doute d’abord la crise du pouvoir d’achat que provoque l’inflation et qui réduit les marges de manœuvre des ménages pour des produits bio en général plus chers.

Il y a enfin le maquis des labels qui découragent les consommateurs.
Des interrogations aussi sur le caractère réellement bio de certains produits dont on sait que plus de la moitié provient de l’étranger sans nécessairement les mêmes garanties que celles imposées en France. Un autre phénomène serait celui de la préférence des produits locaux pas forcément référés bio par rapport à des produits bio dont on connaît mal l’origine.

La baisse et parfois très importante importante pour certains produits: -18% pour la farine, -12% pour le beurre, -7% pour le lait et -6% pour les œufs, précise la même source, alors que le chiffre d’affaires global de la grande consommation alimentaire n’a perdu que 0,3% par rapport à l’année précédente, selon le groupe Nielsen.

L’écroulement des prix remet évidemment en est en cause l’équilibre économique des filières.Du coup certains producteurs risquent de revenir au conventionnel ou tout simplement de disparaître.

 

«Partygate»: consommation d’alcool excessive chez Boris Johnson

«Partygate»: consommation d’alcool excessive chez Boris Johnson

 

L ‘enquête interne sur les dérives des services du Premier ministre démontre une surconsommation d’alcool pour agrémenter les nombreuses fêtes organisées en totale contradiction avec les mesures d’hygiène contre la Covid. Bref, ça picole sec chez Boris Johnson qui lui-même ne s’est pas privé de participer à la fête. On peut se demander si cela n’a pas conduit à certains états éthyliques qui expliqueraient alors les positions incohérentes du Premier ministre tant vis-à-vis de la crise sanitaire que vis-à-vis du brexit. Deux sujets qui font l’objet d’une critique désormais assez majoritaire dans l’opinion britannique. Le document d’enquête parle de comportements «difficiles à justifier» et de rassemblements qui «n’auraient pas dû se tenir». Il dénonce notamment une «consommation excessive d’alcool pas appropriée dans un cadre professionnel». Sue Gray estime que des «leçons» doivent être tirées de ces événements par le gouvernement, sans attendre les résultats de l’enquête de police.

Consommation et pub : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

Consommation et pub  : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

 

 

Un joli coup de pub pour Leclerc à propos de la baguette à 0,29 €.

Juridiquement il n’est pas possible de proposer des produits gratuitement au consommateur. Pourtant économiquement, l’offre commerciale pourrait être rentable dans les grands centres commerciaux. L’affaire de la baguette à 0,30 € chez Leclerc a fait l’objet d’une polémique en France. Leclerc et d’autres marques de distributeurs comme récemment LiDL, affirment qu’ils vendent à prix coûtant cette baguette symbole de la consommation française. Le problème c’est que dans cette affaire le prix importe peu. L’objectif est d’attirer le client avec des prix d’appel qui seront vite compensés par les profits sur d’autres achats  . Pour les produits de consommation courante, le panier moyen de la ménagère se situe entre 140 et 150 € ;  De quoi se rattraper largement sur les autres produits. L’objectif est évidemment d’attirer le maximum de clientèles non seulement pour permettre d’acheter les produits de consommation courante prévus mais aussi bien d’autres marchandises pas toujours très utiles et qui finalement annulent  souvent l’économie qu’on pense  réaliser dans les grandes surfaces.

Société– Consommation: Uniformisation par le bas de l’alimentation

Société– Consommation: Uniformisation par le bas de l’alimentation 

Auteur d’une enquête sur les aliments menacés d’extinction, le journaliste britannique Dan Saladino revient dans le Monde , dans un entretien, sur la nécessité de reconquérir plus de diversité agricole.

 

Parmi les facteurs explicatifs de l’uniformisation, le marché qui impose quelques semences seulement quand il en existe des centaines voire des milliers. La disparition aussi régulière d’espèces aujourd’hui rares. Les grandes industries et les grandes marques qui formatent de manière de plus en plus uniforme le goût des consommateurs. NDLR 

Journaliste à la BBC spécialisé dans l’agriculture et l’alimentation, l’auteur britannique Dan Saladino a publié, à l’automne, un essai remarqué sur la perte d’agrobiodiversité, Eating to Extinction. The World’s Rarest Foods, and Why We Need to Save Them (« manger jusqu’à l’extinction », Jonathan Cape, non traduit), dans lequel il part à la rencontre des paysans, de militants et des peuples à travers le monde qui préservent des variétés agricoles rares, à rebours d’une tendance mondiale à l’uniformisation. 

Que sait-on de la perte de diversité agricole, un phénomène moins connu que l’extinction des espèces de faune et de flore ?

La perte d’agrobiodiversité est moins connue parce qu’elle est plus récente et rapide, mais aussi parce que le processus qui l’a entraînée a été en partie perçu, au XXe siècle, comme un succès. L’idée d’abondance et d’uniformisation, véhiculée par la « révolution verte » [le développement, à partir des années 1950, de techniques agricoles d’intensification et de hausse des rendements dans les pays en développement], était vue comme une nécessité après la guerre. Nous prenons seulement maintenant conscience des effets qu’a eus cette politique agricole, sur une période de temps très courte, sur la santé de la planète et notre propre santé.

Consommation : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

Consommation : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

 

 

Juridiquement il n’est pas possible de proposer des produits gratuitement au consommateur. Pourtant économiquement, l’offre commerciale pourrait être rentable dans les grands centres commerciaux. L’affaire de la baguette à 0,30 € chez Leclerc a fait l’objet d’une polémique en France. Leclerc et d’autres marques de distributeurs affirment qu’ils vendent à prix coûtant cette baguette symbole de la consommation française. Le problème c’est que dans cette affaire le prix importe peu. L’objectif est d’attirer le client avec des prix d’appel qui seront vite compensés par les profits sur d’autres achats  . Pour les produits de consommation courante, le panier moyen de la ménagère se situe entre 140 et 150 € -or la rentabilité nette de Leclerc est proche de 2%. D’où un profit net en moyenne de trois euros qui amortit largement le rabais sur la baguette. L’objectif est évidemment d’attirer le maximum de clientèles non seulement pour permettre d’acheter les produits de consommation courante prévus mais aussi bien d’autres marchandises pas toujours très utiles et qui finalement annulent  souvent l’économie qu’on pense  réaliser dans les grandes surfaces.

Consommation- Uniformisation par le bas de l’alimentation

Consommation- Uniformisation par le bas de l’alimentation 

Auteur d’une enquête sur les aliments menacés d’extinction, le journaliste britannique Dan Saladino revient dans le Monde , dans un entretien, sur la nécessité de reconquérir plus de diversité agricole.

 

Parmi les facteurs explicatifs de l’uniformisation, le marché qui impose quelques semences seulement quand il en existe des centaines voire des milliers. La disparition aussi régulière d’espèces aujourd’hui rares. Les grandes industries et les grandes marques qui formatent de manière de plus en plus uniforme le goût des consommateurs. NDLR 

Journaliste à la BBC spécialisé dans l’agriculture et l’alimentation, l’auteur britannique Dan Saladino a publié, à l’automne, un essai remarqué sur la perte d’agrobiodiversité, Eating to Extinction. The World’s Rarest Foods, and Why We Need to Save Them (« manger jusqu’à l’extinction », Jonathan Cape, non traduit), dans lequel il part à la rencontre des paysans, de militants et des peuples à travers le monde qui préservent des variétés agricoles rares, à rebours d’une tendance mondiale à l’uniformisation. 

Que sait-on de la perte de diversité agricole, un phénomène moins connu que l’extinction des espèces de faune et de flore ?

La perte d’agrobiodiversité est moins connue parce qu’elle est plus récente et rapide, mais aussi parce que le processus qui l’a entraînée a été en partie perçu, au XXe siècle, comme un succès. L’idée d’abondance et d’uniformisation, véhiculée par la « révolution verte » [le développement, à partir des années 1950, de techniques agricoles d’intensification et de hausse des rendements dans les pays en développement], était vue comme une nécessité après la guerre. Nous prenons seulement maintenant conscience des effets qu’a eus cette politique agricole, sur une période de temps très courte, sur la santé de la planète et notre propre santé.

Consommation : augmentation du prix des consommation courante

Consommation :  augmentation du prix des consommations courantes

Les consommateurs ont évidemment constaté l’augmentation importante du carburant mais plus généralement de l’énergie. Ceci vaut aussi pour d’autres consommations courantes comme les produits alimentaires la plupart des produits alimentaires ont augmenté. Si on prend par exemple le prix des pâtes, certaines marques – particulièrement les marques des distributeurs – affichent une hausse de 10% par rapport à avant l’été. Mais cette forte hausse ne concerne pas tous les produits. D’ailleurs, si on regarde sur l’ensemble des produits alimentaires, l’inflation n’est que de 1% depuis le 1er janvier. « Il faut s’attendre à une augmentation du panier » d’ici la fin de l’année, confirme le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers. Il faudrait aussi ajouter les augmentations discrètes mais réelles des autres dépenses contraintes qui plombent de plus en plus les ménages moyens

Et d’ajouter : « Dès lors que vous avez des matières premières aussi importantes que des céréales ou du café pour ce qui est du contenu, et des matières premières aussi importantes que le carton ou le plastique, pour ce qui est du contenant, c’est impossible de passer à travers les gouttes. » Aucun doute pour le spécialiste, « nous paierons bien évidemment plus cher nos produits alimentaires en grande distribution ».Autre facteur qui pourrait venir impacter les prix : les négociations commerciales entre les producteurs, les industriels et les distributeurs. Elles viennent tout juste de démarrer et s’achèveront le 1er mars prochain. Au ministère de l’Agriculture, on affirme surveiller de près la situation, pour limiter la flambée des prix.

Inflation-Hausse des prix de la consommation courante : autour de 5 % ?

Inflation-Hausse des prix de la consommation courante : autour de 5 % ?

Nielsen ,  groupe qui épluche les tickets en sortie de caisse, a ainsi chiffré la hausse théorique du panier moyen des Français, si la flambée actuelle des matières premières (huile, sucre, blé, acier, carton, transports…) était intégralement répercutée sur les prix des produits en contenant. Et ce pour un panier de 11 produits de base: 500g de spaghetti, 1 litre d’huile d’olive, 500g de café, 12 rouleaux de papier hygiénique….

une moyenne de près de 5 %

La hausse théorique atteindrait 4,7% en moyenne, soit 1,80 euro sur un panier d’environ 50 euros. En ne choisissant que des grandes marques, le client limiterait l’inflation à 3,2%. Mais en optant pour des références en marques de distributeurs (MDD), la facture atteindrait 7,2%. Et 11% pour les MDD premiers prix.

«Alors que la part des matières premières dans le prix de vente consommateur varie selon le type de marque, et que les matières premières ne subissent pas toutes la même hausse, les inflations théoriques atteindraient 2% à 23% selon les catégories. Le café et le papier hygiénique étant parmi les catégories les plus inflationnistes», précise Nielsen.

Hausse des prix de la consommation courante : autour de 5 % ?

Hausse des prix de la consommation courante : autour de 5 % ?

Nielsen ,  groupe qui épluche les tickets en sortie de caisse, a ainsi chiffré la hausse théorique du panier moyen des Français, si la flambée actuelle des matières premières (huile, sucre, blé, acier, carton, transports…) était intégralement répercutée sur les prix des produits en contenant. Et ce pour un panier de 11 produits de base: 500g de spaghetti, 1 litre d’huile d’olive, 500g de café, 12 rouleaux de papier hygiénique….

une moyenne de près de 5 %

La hausse théorique atteindrait 4,7% en moyenne, soit 1,80 euro sur un panier d’environ 50 euros. En ne choisissant que des grandes marques, le client limiterait l’inflation à 3,2%. Mais en optant pour des références en marques de distributeurs (MDD), la facture atteindrait 7,2%. Et 11% pour les MDD premiers prix.

«Alors que la part des matières premières dans le prix de vente consommateur varie selon le type de marque, et que les matières premières ne subissent pas toutes la même hausse, les inflations théoriques atteindraient 2% à 23% selon les catégories. Le café et le papier hygiénique étant parmi les catégories les plus inflationnistes», précise Nielsen.

Croissance Japon: baisse de la consommation

Croissance Japon: baisse de la consommation

L’ampleur de la baisse de consommation a surpris au Japon . Une baisse assez conjoncturelle liée surtout à la pandémie . Aussi au tassement aussi constaté en Chine. La consommation des ménages nippons a diminué de 3% en août sur un an, Les dépenses des foyers nippons de deux personnes ou plus ont plongé en août dans l’habillement et l’ameublement et les équipements pour la maison, et baissé également dans la culture et les loisirs.

En variation sur un mois, la consommation des ménages a par ailleurs reculé pour le quatrième mois consécutif en août, à -3,9%.

 

La consommation des ménages avait augmenté de 0,9% au deuxième trimestre, selon la dernière estimation des chiffres du PIB publiée début septembre, permettant au Japon d’éviter de tomber en récession. Mais la Banque du Japon a noté fin septembre que la reprise de la consommation était «freinée» par les précautions sanitaires,

Le nouveau premier ministre japonais Fumio Kishida, élu lundi par le Parlement et qui a fait campagne sur la redistribution des richesses, a par ailleurs répété jeudi son engagement à faire passer un massif plan de relance de l’économie de plusieurs centaines de milliards d’euros. Un plan de relance japonais à comparer aux modestes plans français de 30 à 50 milliards sur 10 ans !

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