Archive pour le Tag 'consommation; croissance'

La consommation des ménages en hausse à cause des dépenses dénergie

La consommation des ménages en  hausse à cause des dépenses dénergie

La consommation des ménages français en biens a progressé de 0,6% en avril, un rebond lié aux dépenses en énergie, a annoncé l’Insee jeudi. Le chiffre de mars a été révisé à -2,6% contre -2,9% annoncé dans un premier temps. Les 17 économistes interrogés attendaient en moyenne une hausse de +0,3% en avril, leurs estimations allant de -1,5% à +2,6%. La consommation des ménages en énergie rebondit nettement en avril (+10,2%), après -11,8% en mars et +11,5% en février, les températures inférieures aux normales saisonnières soutenant les dépenses de chauffage (gaz, électricité, fioul), note l’Insee.

Baisse de 2,9% de la consommation des ménages français en mars, en cause la baisse de l’énergie et de l’alimentation ; il faut s’attendre à une croissance dans le rouge

Baisse de 2,9% de la consommation des ménages français en mars, en cause la baisse de l’énergie et de l’alimentation ; il faut s’attendre à une croissance dans le rouge

 

 Les français se serrent la ceinture, moins de carburant moins de dépenses dans l’alimentation. Les dépenses de consommation des ménages avaient bondi de 2,9% en février sous l’effet de la vague de froid. Sur l’ensemble du premier trimestre, elles augmentent de 0,2%, après avoir progressé de 0,3% au quatrième trimestre 2011, précise l’Insee dans un communiqué. « La baisse des dépenses en mars est en grande partie imputable au recul des dépenses en énergie et, dans une moindre mesure, à celui des dépenses alimentaires », explique l’institut. Ainsi, la consommation en produits alimentaires s’est repliée de 2,3%, après deux mois consécutifs de hausse. Elle a progressé de 1,0% sur l’ensemble du premier trimestre, après un infléchissement de 0,1% au quatrième trimestre 2011. Quant à l’énergie, l’Insee constate un « retour à la +normale+ après la vague de froid en février ». Après un mois de février en nette hausse en raison des dépenses de chauffage liées à la vague de froid, la consommation des ménages en énergie chute par contrecoup en mars (-11,3%) », explique l’Institut. Sur l’ensemble du premier trimestre, elle a augmenté de 4,0%, après avoir reculé de 3,2% au quatrième trimestre 2011. Les dépenses en biens durables ont progressé en mars (+1,5%, après -0,9% en février). Sur l’ensemble du trimestre, elles ont reculé de 3,3% après une hausse de 2,7% au quatrième trimestre 2011. Les dépenses en automobiles se sont nettement ressaisies en mars, gagnant 2,3% après un recul de 0,5% en février mais elles restent en forte baisse sur le premier trimestre (-5,6%, après +4,4%). La consommation d’équipement du logement a augmenté légèrement en mars (+0,2% après -0,6% en février) mais a reculé sur le trimestre (-0,9%, après +1,3%). La consommation de textile-cuir a diminué de 2,5% en mars, après un mois de février « dynamique » du fait de l’effet de la vague de froid sur les achats de vêtements. Elle a reculé de 0,8% sur le premier trimestre (après +1,5%).

Enfin un débat sur la croissance en Europe

Enfin un débat sur la croissance en Europe

Hollande a pris l’initiative d’un débat sur la relance de la croissance en Europe. Peu apprécié au début, il est de plus en plus repris au sein de l’Europe. Reste l’Allemagne toujours persuadée que la rigueur budgétaire et l’harmonisation fiscale suffiront à relancer l’économie. Le débat n’est pas Gange mais il est au mois engagé. Les mauvais indicateurs économiques européens seront d’un argument de poids pour convaincre les sceptiques. Les appels se multiplient en Europe pour définir une stratégie pour la croissance et tourner la page du tout austérité qui a prévalu au plus fort de la crise, mais les responsables politiques peinent à trouver des solutions concrètes pour faire redémarrer l’économie.  A l’origine de ce changement: la prise de conscience que la cure d’austérité imposée en Europe a parfois aggravé les difficultés de certains pays, leur compliquant la tâche pour ensuite réduire leurs déficits.  Une première brèche a été ouverte avec la proposition du candidat socialiste à l’élection présidentielle française, François Hollande, de renégocier le pacte européen, voulu par les Allemands pour renforcer la discipline budgétaire. L’idée est d’ajouter une dimension de croissance dans ce traité.  En faisant cette annonce, le Français a été d’abord décrié et taxé de naïveté, avant de recevoir cette semaine un soutien inattendu du quotidien des affaires, le Financial Times.   »Plus le climat économique devient difficile, plus les chantres de l’austérité sont isolés. Il est encourageant de voir que de plus en plus d’hommes politiques, notamment François Hollande, appellent à une stratégie européenne de croissance », a écrit un éditorialiste du quotidien.  Le socialiste français, favori des sondages au second tour, a déjà fait des émules: l’opposition en Allemagne reproche également au pacte de ne se préoccuper que de rigueur budgétaire et de ne rien contenir qui stimule la croissance en Europe.  Le président portugais Anibal Cavaco Silva a également appelé l’UE à mettre en place une stratégie pour « faire face à la stagnation économique actuelle ».  Problème: ces déclarations ne contiennent bien souvent pas de revendications précises. Même les ambitions de M. Hollande pourraient être revues à la baisse, s’il est élu président. Le pacte budgétaire est déjà en cours de ratification, ce qui complique une éventuelle renégociation.  Or, « un programme (de soutien à la croissance) doit comporter des mesures concrètes qui ont un effet immédiat. L’Europe parle depuis trop longtemps de croissance, en ne faisant pas assez », assène le Financial Times.  Vienne a bien proposé la création au sein de l’UE d’un fonds pour la croissance, qui reposerait sur la restructuration des crédits existants pour promouvoir les petites et moyennes entreprises innovantes. Une idée faisant écho aux propositions de la Commission européenne qui entend mieux distribuer les fonds européens pour soutenir les PME et lutter contre le chômage des jeunes.  Mais rien n’a pris forme, malgré la tenue de deux sommets européens consacrés à la croissance et l’emploi depuis le début de l’année.  Il faut dire que les dirigeants européens sont divisés sur les moyens de stimuler la croissance. Douze pays regroupés autour des chefs de gouvernement britannique, David Cameron, et italien, Mario Monti, militent pour un marché unique renforcé et des réformes du marché du travail.  A l’inverse, le tandem franco-allemand prône lui plus de coordination des politiques fiscales pour faire redémarrer l’économie. Cependant Sarkozy s’est prononcé dimanche pour uen relance de la croissance par la BCE. Pour l’économiste Jean Pisani-Ferry, le problème est que certains pays ne sont pas convaincus que stimuler la croissance est la priorité. « La stratégie allemande est de dire que les ajustements budgétaires sont nécessaires pour permettre un rééquilibrage des comptes », développe le directeur de l’institut européen Bruegel. Et ce, même au prix de sacrifices douloureux.

 

Asie : Croissance ralentie mais qui résiste grâce à la demande interne

Asie : Croissance ralentie mais qui résiste  grâce à la demande interne

La croissance es ralentie en Asie mais résiste cependant grâce à la demande interne ; une demande toutefois freinée par la crainte de l’inflation. Les pays émergents d’Asie, qui connaîtront un léger repli de leur taux de croissance cette année, résistent au ralentissement des économies les plus avancées grâce à la demande intérieure, indique la Banque asiatique de développement (BAsD) dans son rapport 2012 publié mercredi.  La BAsD estime que la région s’est engagée sur « la voie d’une croissance plus durable » soutenue par la dépense intérieure qui permet de contrebalancer le recul des exportations vers l’Europe ou les Etats-Unis.  Le rapport couvre la plupart des économies asiatiques équivalant à 80% de la population régionale, à l’exception de Hong Kong, du Japon, de Singapour, de la Corée du Sud et de Taïwan.  Les pays concernés vont enregistrer en 2012 une croissance moyenne de leur Produit intérieur brut (PIB) de 6,9%, contre 7,2% en 2011. La hausse du taux de croissance devrait repartir en 2013 avec une progression du PIB attendue à 7,3%.   »Malgré une conjoncture mondiale morose, la dynamique de croissance de l’Asie en voie de développement se poursuit (…) La forte demande intérieure a apporté le soutien nécessaire en 2011″, note le rapport.  La diversification des marchés et la faible exposition à la dette europpéenne ont également joué un rôle de pare-feux.  La Chine, deuxième économie mondiale, devrait connaître une croissance de 8,5% cette année et 8,7% en 2013, après 9,2% en 2011. La croissance indienne devrait atteindre 7,6% en 2012-2013 (qui s’achève le 31 mars l’an prochain), après 6,9% en 2011-2012.  La consommation privée reste inférieure à ce qu’elle pourrait être, ces pays souffrant d’une forte inflation et rémunérant confortablement l’épargne. Mais elle n’en est pas moins en hausse comme l’atteste la baisse des excédents des comptes courants, à 2,6% du PIB en moyenne en 2011 contre 4% en 2010.  Toutefois, prévient la BAsD, « cette tendance devra se confirmer eu égard à la faible demande pour les exportations vers les grandes économies industrialisées aux Etats-Unis, dans la zone euro et au Japon ».   »Les incertitudes persistantes en zone euro et un recul supplémentaire des échanges commerciaux dans le monde constituent la plus grande menace pour les perspectives de croissance » de la zone, précise l’économiste en chef de la BAsD, Changyong Rhee.  Et si la hausse des prix s’est ralentie, elle demeure « une menace potentielle » pour la croissance asiatique alors qu’aucune pause durable n’est attendue dans la flambée des cours du pétrole et des prix alimentaires.  Enfin le rapport met en garde contre un creusement de plus en plus net des inégalités sociales et des écarts de revenus, les plus démunis étant exposés au « cercle vicieux » de la pauvreté.  L’essor économique de l’Asie a été largement profitable, mais si les fruits de la croissance avaient été plus équitablement répartis, 240 millions de personnes supplémentaires – soit 6,5% de la population asiatique – auraient quitté la pauvreté entre 1990 et 2010.  La BAsD préconise notamment une hausse des dépenses de santé et d’éducation, et la recherche de nouvelles recettes fiscales.

 

La Chine : un petit excédent commercial mais des échanges qui se tassent ; signe du ralentissement mondial

La Chine : un petit excédent commercial mais des échanges qui se tassent ; signe du ralentissement mondial

E excédent  à 5,35 milliards de dollars, après un déficit de 31,5 milliards de dollars en février, selon les chiffres publiés mardi par les douanes chinoises.  Les exportations de la deuxième économie mondiale ont progressé de 8,9% sur un an à 165,66 milliards de dollars, tandis que les importations ont atteint 160,31 milliards de dollars, en hausse de 5,3%.   »L’excédent de mars est plutôt faible alors que la détérioration intervenue sur les marchés étrangers depuis l’an dernier a continué à affecter les exportations chinoises », a déclaré à l’AFP Liao Qun, économiste pour la Chine de Citi Bank International.  Ce retour à un excédent constitue une surprise pour les quinze analystes interrogés par l’agence Dow Jones, qui tablaient en moyenne sur un déficit de 3,2 milliards de dollars, avec des exportations en hausse de seulement 7,2% et des importations plus vigoureuses, en augmentation de 9,3%.  Cela veut dire que la demande intérieure continue à ralentir », selon Qu Hongbin, principal économiste pour la Chine de la banque HSBC.  Sur l’ensemble du premier trimestre, la Chine enregistre un léger excédent dans ses échanges, d’un montant de 670 millions de dollars, tandis que le volume de son commerce extérieur a augmenté sur un an de 7,3%.  Ses exportations, qui se sont élevées à 430 milliards de dollars sur la période, sont constituées pour 253 milliards de dollars de machines et de produits électroniques.  En 2012, la croissance prévue du commerce extérieur du premier exportateur de la planète n’est que d’environ 10%, alors que les exportations chinoises avaient encore augmenté l’an dernier de 20,3%, et les importations de 24,9%.  Avec l’UE, les échanges commerciaux ont progressé au premier trimestre de 2,6%, à 126,87 milliards de dollars, tandis qu’ils ont progressé de 9,3% à 106,77 milliards de dollars avec les Etats-Unis.  Le commerce extérieur de la Chine avec les pays d’Asie du Sud-Est a augmenté entre janvier et mars de 9,2% sur un an à 86,78 milliards de dollars, dépassant les échanges avec le Japon, qui ont baissé de 1,6% à 79,44 milliards de dollars.  Le commerce bilatéral avec la Russie est celui qui a connu la plus forte croissance sur la période, avec 33% de hausse sur un an, à 21,49 milliards de dollars.   »D’une manière générale, les exportations chinoises se sont stabilisées, et ne connaîtront pas de rebond d’ampleur avant le deuxième semestre », selon You Hongye, analyste chez Essence Securities à Pékin.   »Mais les importations resteront faibles à cause de la demande intérieure. L’économie chinoise va continuer à ralentir avant de se stabiliser au troisième trimestre », prédit cet analyste.  La Chine doit publier vendredi le chiffre de sa croissance pour le premier trimestre, attendu en baisse. Selon les analystes interrogés par le quotidien économique Diyi Caijing Ribao (China Business News), la hausse du PIB devrait être limitée à 8,4%, contre 8,9% pour le quatrième trimestre 2011 et 9,2% pour l’ensemble de l’an dernier.  Enfin, le ralentissement de la croissance du commerce extérieur n’affecte pas toutes les régions chinoises de la même manière, alors que certaines provinces de l’intérieur commencent à rattraper leur retard sur les provinces côtières, où se concentraient jusqu’ici les entreprises exportatrices.  Alors que les exportations du Guangdong (sud), qui arrive au premier rang des provinces pour ses échanges avec l’étranger, n’ont progressé que de 5,4% au premier trimestre, celles de Chongqing (sud-ouest) et du Henan (centre) ont respectivement bondi de 150% et de 140%, selon les douanes.

 

 

Les entreprises moroses vont moins investir en 2012

Les entreprises moroses vont moins investir en 2012

Faute de demande surtout en matière de consommation, les entreprises réduisent la voilure des investissements. Alors que l’Allemagne a retrouvé son niveau d’investissement d’avant la crise de 2008, les chefs d’entreprise français demeurent sur la défensive. Selon une étude réalisée par l’assureur-crédit Euler Hermes auprès de 1 684 entreprises sur les périodes mai 2011-septembre 2011 et novembre 2011-janvier 2012, un tiers des entreprises ont stoppé leurs investissements au second semestre 2011. Les petites sociétés réalisant moins de 4 millions d’eu­ros, notamment dans le commerce de détail, sont particulièrement touchées. L’absence de visibilité en est la principale raison. «Un effet brouillard a entraîné un net repli des décisions d’investissements et la qualité de l’investissement se détériore», explique Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. Tous les secteurs n’ont pas réagi de la même manière. «45 % des entreprises de services ont décidé de stopper leurs investissements quelle que soit leur taille. À l’inverse, les industries agroalimentaires - notamment de taille importante - ont su tirer leur épingle de jeu: + 8 % de taux d’investissement par rapport à la moyenne des autres secteurs. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’elles exportent davantage», observe Ludovic Subran.  La morosité a aussi dicté l’attitude des deux tiers des entreprises qui ont augmenté leurs dépenses d’investissement l’année dernière par rapport à 2010. Elles l’ont fait parce qu’elles avaient investi au premier semestre et ne pouvaient donc plus geler leurs dépenses au second semestre. La tendance reste la même pour cette année. Seulement un quart des entreprises françaises prévoit une augmentation de leurs dépenses d’investissement. Attentistes, elles n’investissent pas pour conquérir de nouveaux marchés ou améliorer leur recherche, mais pour renouveler leurs équipements ou les mettre aux normes. «Les entreprises sont très inquiètes», résume Ludovic Sénécaut, responsable région France d’Euler Hermes. Il est vrai que les perspectives d’activités ne sont pas encourageantes. Euler Hermes prévoit une croissance de 0,4 % cette année. Les incertitudes sur l’évolution de la fiscalité au lendemain de l’élection présidentielle sont grandes. «Notre croissance va pâtir des plans d’austérité des autres pays ainsi que des records historiques en termes d’épargne et de chômage impactant la consommation», conclut Ludovic Senécaut. L’assureur-crédit table sur une hausse de 4 % des défaillances d’entreprise qui devrait toucher 63.500 entreprises.

 

L’industrie française dans le rouge en février

L’industrie française dans le rouge en février

L’industrie manufacturière française est à la peine en ce début d’année. Sa production recule de -1,2% en février, après avoir quasiment stagné en janvier (révisé en baisse à -0,1%), rapporte l’Insee ce mardi. L’industrie dans son ensemble, c’est-à-dire production énergétique inclue, a progressé de +0,3% sur le mois. «La consommation de gaz et d’électricité a crû fortement avec la vague de froid» (+10,2%), décrypte l’Insee.  Une partie de la baisse de la production manufacturière est à mettre sur le dos du grand froid ayant balayé la France en février. Ainsi, La production de caoutchouc et de plastique a chuté de 6,7% à cause des intempéries, explique l’Insee. Au-delà des aléas climatiques, la tendance n’est pas bonne. Sur les trois derniers mois, la production manufacturière a perdu 1,1%. Résultat, elle est aujourd’hui «inférieure de 1,6% au niveau atteint l’année précédente», fait remarquer l’Insee.  La faiblesse de la demande intérieure semble être en cause. «Depuis ses derniers six mois, les commandes issues du tissu industriel français n’ont fait que très peu de progrès, si ce n’est aucun», notent les économistes de BNP Paribas dans une note publiée vendredi. «Les exportations n’ont que faiblement progressé, ce qui n’est pas suffisant pour tirer l’activité.»  En février, la production de produits électroniques et informatiques a par exemple baissé de -1,8%. Selon BNP Paribas, il s’agit d’un effet de correction après le rebond observé en janvier (+2,7%). La chimie et le textile reculent respectivement de -1,7% et -1,5%. L’automobile résiste faiblement (+0,1% sur le mois, après -2,5% en janvier), probablement grâce au lancement de nouveaux modèles, notent les économistes de la banque.  Le mois de mars s’annonce tout aussi gris pour l’industrie française. L’indice PMI, qui permet de déceler les tendances avant la publication des chiffres officiels de l’Insee, prédit que le ralentissement de l’activité devrait continuer. La Banque de France a confirmé, ce mardi également, qu’elle anticipait une croissance nulle au premier trimestre.

 

La BDF confirme une croissance nulle au 1er trimestre, en clair on sera en récession

La BDF confirme une croissance nulle au 1er trimestre, en clair on sera en récession

 La BDF, toujours un peu optimiste confirme une croissance nulle au premier trimestre. Aunant dire qu’en fait nous serons en récession. La croissance économique devrait être nulle en France au premier trimestre 2012, confirme la Banque de France dans sa troisième estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture publiée mardi. L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie est stable en mars à 95. Dans les services, l’indicateur est stable d’un mois sur l’autre à 93. « D’après les chefs d’entreprises interrogés, l’activité industrielle s’est redressée en mars », écrit la Banque de France, ajoutant que « les prévisions laissent augurer un maintien de l’activité à court terme ». En mars, le taux d’utilisation des capacités de production est resté stable, en-deçà de son niveau moyen de longue période, les carnets de commandes sont à un niveau jugé normal et les stocks de produits finis sont légèrement supérieurs au niveau souhaité. Les prix des produits finis sont restés orientés à la hausse mais à un rythme inférieur à la moyenne de long terme. « L’activité dans les services a accéléré sa progression, tirée notamment par les transports et les activités d’ingénierie », poursuit la Banque de France, ajoutant que « les prévisions tablent sur une stabilité de l’activité pour les prochains mois ». La croissance des effectifs s’est accélérée et la hausse des prix est restée très modérée. Le gouvernement vient de relever sa prévision de croissance pour l’ensemble de l’année 2012 à 0,7%. Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, favori des sondages, table sur une progression de 0,5% du produit intérieur brut cette année.

 

Au cours des trois derniers mois, la production de l’ensemble de l’industrie s’inscrit en baisse de 0,5%.

Au cours des trois derniers mois, la production de l’ensemble de l’industrie s’inscrit en baisse de 0,5%.

 

Au cours des trois derniers mois, la production de l’ensemble de l’industrie s’inscrit en baisse de 0,5%. La production industrielle de la France a augmenté de 0,3% en février, après une hausse de 0,2% en janvier, selon des données publiées mardi par l’Insee. La production de l’industrie manufacturière a toutefois diminué de 1,2% après un recul de 0,1% un mois plus tôt. Les 17 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une hausse de 0,2% de la production industrielle, leurs estimations s’échelonnant de -0,6% à +0,8%. Les chiffres de la production manufacturière de janvier ont été révisés, l’Insee ayant annoncé +0,2% dans un premier temps. Au cours des trois derniers mois, la production manufacturière recule de 1,1%. La production de l’ensemble de l’industrie s’inscrit en baisse de 0,5%.

 

Le modèle suédois contre la contre la crise pourrait inspirer la France

Le modèle suédois contre la contre la crise pourrait inspirer la France

Forte de la thérapie des années 1990 et de son insolente santé financière, la Suède n’hésite pas aujourd’hui à donner des leçons à ses voisins de la zone euro. Au moment où Mariano Rajoy inflige à l’Espagne «le budget le plus sévère de la démocratie», Bo Lundgren, ancien secrétaire d’État aux Finances suédois, l’homme de la restructuration bancaire et financière entre 1992 et 1994, critique vertement «l’austérité, appliquée trop fort et trop vite». «Cela prolongera la récession, c’est un cercle vicieux, insiste l’actuel directeur du Bureau de la dette nationale. La difficulté est de trouver le bon dosage pour ne pas casser la croissance. La Grande-Bretagne par exemple va certainement trop loin.» Retour vingt ans plus tôt: la Suède traverse une crise majeure. Éclatement de la bulle immobilière, banques en faillite, finances publiques dans le rouge, compétitivité en berne, récession… Une situation qui ressemble à celle de l’Espagne aujourd’hui. Le déficit public grimpe jusqu’à 12 % du PIB en 1993 et la dette publique culmine à 80 % en 1995! Entre coupes des dépenses, hausse de taxes et réformes, Stockholm se lance à marche forcée dans le redressement du pays. Au total, le pays s’infligera une cure d’austérité équivalant à 11 % du PIB sur sept ans. «Nous ne l’avons pas fait les deux premières années de récession», précise Bo Lundgren, qui fustige aussi le manque de «leadership» politique européen et le manque de réformes structurelles. C’est grâce à un large consensus politique et à une forte cohésion sociale que la Suède a réformé ses retraites dès 1990, dérégulé les services (transports, énergie, télécommunications…) et surtout instauré des règles strictes sur les finances publiques en imposant 1% d’excédent budgétaire. «C’est l’une de nos grandes réussites dont devraient s’inspirer les pays en difficultés», suggère Tomas Pousette, chef économiste de la banque SBAB. Au-delà du satisfecit, économistes et politiques reconnaissent le contexte favorable de l’époque. Il n’y avait pas de crise généralisée en Europe, pas de pression aussi forte des marchés et la Suède avait sa souveraineté monétaire. La petite économie nordique a dévalué sa monnaie, la couronne, de 25 % pour regagner de la compétitivité. Surtout, les gouvernements successifs - de droite comme de gauche - ont rogné le fameux État-providence, sans le dénaturer. «Nous avons pu le faire car notre modèle social était, à l’époque, encore très généreux», reconnaît l’économiste Anders Forslund. Au pouvoir depuis 2006, les conservateurs ont accéléré le mouvement, ciblant les assurances chômage et santé. «Les conditions d’accès ont été considérablement durcies. La stratégie est de pousser les gens à chercher un emploi», analyse Willem Adema, spécialiste des questions sociales à l’OCDE. En Suède, certains jugent que la libéralisation a été trop brutale. «Il y a des cas aberrants de personnes gravement malades privées d’assurance», explique Stefan Ackerby, de l’Association suédoise des autorités locales. À l’image d’Ove Erikssson, victime d’un accident du travail en juin dernier et toujours dans l’incapacité de travailler après douze opérations chirurgicales. «Je ne sais pas ce que je vais devenir. On va me couper l’assurance-maladie. Et je n’ai pas droit à l’allocation de base car j’ai une voiture et un appartement», se plaint le père de famille. L’OCDE confirme une baisse des dépenses sociales, désormais moins élevées qu’en France. «Le système est moins généreux mais fournit encore des services publics de qualité», relève Willem Adema, qui pointe un net creusement des inégalités depuis cinq ans. Mais avec un budget à l’équilibre et une dette publique à 32 %, la Suède a largement les moyens de soutenir son économie et de préserver son modèle social.

 

La production manufacturière britannique recule fortement

La production manufacturière britannique recule fortement

 

La production manufacturière britannique a accusé sa plus forte baisse en près d’un an en février, prenant les prévisionnistes à contre-pied et jetant un doute sur le scénario d’une hausse modeste de l’activité au premier trimestre qui permettrait au pays d’échapper à la récession. L’Office national de la statistique a annoncé jeudi une baisse de 1,0% de la production manufacturière en février après un recul de 0,3% (révisé) en janvier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 0,1%. Il s’agit de la plus forte baisse de la production manufacturière sur un mois depuis avril 2011. La production industrielle a en revanche progressé de 0,4%, conformément aux anticipations des économistes qui attendaient +0,3%. Un mois de février rigoureux après des mois de décembre et de janvier cléments s’est traduit par une consommation plus élevée d’énergie. Plusieurs enquêtes récentes laissaient espérer un redressement de l’activité au Royaume-Uni au premier trimestre après la contraction des trois derniers mois de 2011. Le sterling a reculé contre le dollar après l’annonce de ces chiffres, tout comme le rendement des gilts.

 

 

La production manufacturière britannique a accusé sa plus forte baisse en près d’un an en février, prenant les prévisionnistes à contre-pied et jetant un doute sur le scénario d’une hausse modeste de l’activité au premier trimestre qui permettrait au pays d’échapper à la récession. L’Office national de la statistique a annoncé jeudi une baisse de 1,0% de la production manufacturière en février après un recul de 0,3% (révisé) en janvier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 0,1%. Il s’agit de la plus forte baisse de la production manufacturière sur un mois depuis avril 2011. La production industrielle a en revanche progressé de 0,4%, conformément aux anticipations des économistes qui attendaient +0,3%. Un mois de février rigoureux après des mois de décembre et de janvier cléments s’est traduit par une consommation plus élevée d’énergie. Plusieurs enquêtes récentes laissaient espérer un redressement de l’activité au Royaume-Uni au premier trimestre après la contraction des trois derniers mois de 2011. Le sterling a reculé contre le dollar après l’annonce de ces chiffres, tout comme le rendement des gilts.

 

Pour S&P l’Europe devrait sortir de la récession fin 2012 ! Ou en 2020 ?

Pour S&P l’Europe devrait sortir de la récession fin 2012 ! Ou en 2020 ?

 

Comme on ne sait rien, ce n’est pas une raison pour se taire ; surtout s’il faut redonner confiance dans la croissance ; SP admet donc que ce sera la récession en 2012 et annonce la reprise au-delà. Pourquoi, comment ? On ne sait pas. C’est du marc de café. La récession que traverse actuellement l’Europe se prolongera probablement jusqu’au troisième trimestre, mais l’économie de la région pourrait légèrement rebondir à la fin de l’année et en 2013, estime Standard & Poor’s. L’agence de notation a dévoilé mercredi un rapport intitulé « Pas de voie rapide pour sortir de la récession en Europe ». « L’Allemagne et d’autres pays clés du nord de la zone euro devraient connaître une croissance atone de leur produit intérieur brut (PIB) cette année, tandis que leurs voisins du sud – l’Italie, l’Espagne et le Portugal – devraient connaître une franche récession », déclare Jean-Michel Six, chef économiste de S&P pour l’Europe et le Moyen-Orient. S&P note qu’une croissance progressive de la demande des marchés émergents devrait constituer un facteur de soutien, au vu de l’assouplissement continu des politiques monétaires de la plupart de ces pays. L’agence de notation souligne par ailleurs que les ménages pourraient puiser dans leur épargne et ainsi soutenir la consommation dans les pays du cœur de la zone euro, notamment en France et en Allemagne. S&P salue enfin l’impact des deux injections de liquidité à trois ans et à taux réduit de la Banque centrale européenne (BCE) opérées depuis décembre, notant que celles-ci « semblent avoir fait stimulé la confiance des investisseurs, comme l’atteste le récent resserrement des écarts de rendements des obligations souveraines de la région ».

 

Une stagnation des services en mars qui annonce une récession

 

Une stagnation des services en mars qui annonce une récession

Comme le secteur industriel doit reculer avec la stagnation des services en mars, il faut s’attendre à uen résession.L’activité dans le secteur des services en France a quasiment stagné en mars, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats publiés mercredi. L’indice PMI sectoriel s’est inscrit à 50,1, à comparer à 50,0 en février, seuil qui distingue croissance de contraction. Une première estimation, il y a deux semaines, l’avait donné à 50,0. L’enquête montre également une décélération dans les « nouvelles affaires », l’indice sectoriel s’établissant à 50,0, contre 51,2 en février. L’indice sectoriel des perspectives d’activité augmente toutefois à 66,0 contre 61,1 un mois plus tôt. L’indice PMI composite recule pour sa part à 48,7 contre 49,0 en première estimation et 50,2 en février. « L’incertitude continue de régner dans le secteur des services français. L’activité reste en effet stable pour le deuxième mois consécutif en mars, tendance reflétant une nouvelle stagnation des nouvelles affaires. La faiblesse de la demande, observée ces derniers mois entraîne un maintien des excédents de capacité dans les entreprises et compromet les créations d’emploi », observe Jack Kennedy, économiste auprès de Markit. « Les prestataires de services français parviennent toutefois à augmenter leurs tarifs en mars, atténuant ainsi les pressions sur leurs marges bénéficiaires. En outre, le regain d’optimisme se confirme au cours de la dernière période d’enquête, après les faibles perspectives d’activité enregistrées ces derniers mois », ajoute-t-il.

Immatriculations automobiles : hausse en Allemagne et écroulement en France

Immatriculations automobiles : hausse  en Allemagne et écroulement en France

Baisse de l’ordre de 25% en France mais  +3.5% en Allemagne pour les immatriculations automobiles. Toute la différence d’uen part entre les consommations,  d’autre part entre les industries ; L’Allemagne augmente ses salaires, en France on les baisse. L’Allemagne réduit chômage et dette, en France les deux augmentent. Les immatriculations de voitures neuves en Allemagne ont augmenté de 3,5% en mars sur un an, à 339.000 unités, a annoncé mardi l’association des constructeurs automobiles VDIK. Cette hausse porte la progression depuis le début de l’année à 1,4%, avec plus de 773.000 immatriculations, précise VDIK dans un communiqué. Ces chiffres contrastent avec la baisse enregistrée en mars en France. « Le marché allemand se porte bien », a commenté le président de la fédération allemande des constructeurs VDA, Matthias Wissman, tout en mettant en garde contre l’impact de la hausse des prix de l’essence sur les ventes de voitures neuves dans les prochains mois. L’indice GfK qui mesure la confiance des consommateurs allemands a baissé en mars, pour la première fois en sept mois. Les constructeurs étrangers, comme PSA Peugeot Citroën et Toyota Motor, détenaient environ 38% du marché allemand le mois dernier, un chiffre globalement inchangé sur un an.

 

Le déficit public remboursé par l’impôt qui tue la compétitivité et la consommation

Le  déficit public remboursé  par l’impôt qui tue la compétitivité et la consommation

La France qui déteint déjà le record du monde des prélèvements obligatoires a encore augmenté ses impôts pour diminuer le déficit budgétaire. L’inconvénient c’est qu’en même temps ce taux d’impôt tue la compétitivité et la consommation sur lesquels reposent la croissance et l’emploi. Bref un vrai cercle vicieux. En France, la tradition veut qu’on réduise le déficit public à coup d’impôts supplémentaires. C’est ce qu’a fait l’exécutif sous la houlette de Nicolas Sarkozy, en 2011, comme ses prédécesseurs… Il a procédé à la plus importante hausse des prélèvements obligatoires (+1,3 point) depuis un certain Alain Juppé (en 1996). Compte tenu d’allègements fiscaux consentis en début de mandat, le quinquennat devrait se solder par une hausse des impôts, taxes et cotisations, de 0,7 point de PIB (si l’on compare la situation de 2006 à ce que devrait être 2012). Le candidat Sarkozy avait promis, début 2007, une baisse de 4 points de ce taux de prélèvements obligatoires. Bien sûr, il y a eu la crise. Mais elle n’explique pas tout . Force est de constater que le déficit des administrations a reculé sensiblement, l’an dernier, de 1,9 point de PIB, à 5,2% de la richesse nationale, selon les données communiquées par l’Insee. La plus forte baisse jamais enregistrée par l’Institut de la statistique, qui a calculé les déficits depuis 1959. Il est vrai qu’il est peut être plus facile de diminuer le déficit après un plan de relance, puisque certains dispositifs de soutien à l’activité, conçus comme provisoires, prennent fin simultanément, et spontanément. En tout état de cause, en 2011, la diminution du déficit tient pour 60% à la hausse des prélèvements obligatoires, et 40% au ralentissement des dépenses publiques, dont le poids a baissé dans le PIB. Les prélèvements sont passés de 42,5% à 43,8% du PIB, tandis que la dépenses publique reculait, de 56,6% à 55,9% de la richesse nationale.  La hausse des prélèvements est quasiment conforme aux prévisions. Et Nicolas Sarkozy prévoit de continuer sur cette voie, si l’on en croit les documents officiels. Par rapport à leur niveau de 2012, les impôts taxes et autres cotisations de toute nature continueraient de progresser, en proportion du PIB, de 1,2 point, pour atteindre 44,8% du PIB, selon le rapport officiel du gouvernement, publié fin 2011, que la prochaine programmation des finances publiques, adoptée en conseil des ministres le 11 avril, devrait confirmer. Cette progression correspond à près de 25 milliards d’euros de recettes en plus. L’exécutif minimise ce chiffre, faisant l’hypothèse que plus de la moitié de cette somme viendrait de rentrées fiscales spontanément fortes, en matière d’impôt sur les bénéfices des sociétés notamment. Les impôts rentreraient tellement bien dans les caisses de l’Etat que leur croissance dépasserait celle du PIB, d’où cette hausse du taux de prélèvements. Une hausse sans douleur, donc, sans que les Français soient mis à contribution, tel est le message… Sauf que cette hypothèse d’importantes rentrées fiscales spontanée peut être discutée. Surtout, elle repose sur le pari d’une croissance relativement forte, supérieure à 2% à partir de 2014. Si celle-ci n’est pas atteinte, il faudra bien augmenter, vraiment, les impôts. Ou tailler vraiment dans les dépenses. La seule solution serait alors de s’attaquer aux dépenses sociales, qui représentent plus de la moitié de la dépense publique. A nouveau évoquée par la ministre du Budget, Valérie Pécresse, dans une interview au Monde, la baisse du nombre de fonctionnaires, au rythme du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, ne serait assurément pas suffisante. Ni le simple fait de ralentir les dotations aux collectivités locales.  Si Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment touché à la sphère sociale pendant son quinquennat, au grand dam des plus libéraux des experts et observateurs, c’est parce que les Français sont plus qu’attachés à leur modèle. On se souvient du tollé provoqué par la seule évocation d’une prise en charge plus rigoureuse des dépenses d’assurance maladie correspondant aux affections de longue durée (ALD, lesquelles expliquent une très grande part de la croissance des dépenses de santé). Le gouvernement n’avait pas dépassé, alors, le stade du ballon d’essai. François Hollande, qui n’envisage pas vraiment de couper dans les crédits publics, prévoit d’accroître les prélèvements jusqu’à 46,9% du PIB en 2017. Son programme, est, d’une certaine façon, plus prudent que celui de Nicolas Sarkozy, puisqu’il ne s’attend pas à une hausse importante et spontanée des prélèvements. D’où la rafale de hausses d’impôts prévue (29 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 15 milliards pour financer les dépenses nouvelles).

France: la hausse de la consommation en février, un phénomène éphémère

France: la hausse de la consommation en février, un phénomène éphémère

La hausse de 3,0% par rapport à celle de janvier aura un effet positif sur la croissance au premier trimestre mais reste éphémère car due essentiellement à la consommation d’énergie pendant la période de froid ;    »Le net rebond est pour les deux tiers imputable à la forte hausse des dépenses en énergie. Les températures très basses de la première quinzaine ont en effet soutenu les dépenses de chauffage (électricité, gaz, fioul) », a toutefois expliqué d’emblée l’Insee.  Les dépenses d’énergie ont bondi de 11,7% par rapport à celles du mois précédent, après avoir progressé de 2,3% en janvier.  Le cuir et le textile ont aussi profité du froid mordant, venu surprendre les Français après un début d’hiver doux. La consommation de ces produits a rebondi, gagnant 5,7%, après deux mois de recul consécutifs (-2,5% en janvier et -1,5% en décembre). « La vague de froid aurait dynamisé les achats de vêtements d’hiver », a expliqué l’Insee.  La consommation en produits alimentaires a, elle, poursuivi sa hausse (+1,3% après +1,6%). En revanche, les dépenses en biens durables ont reculé de 0,7%, après une chute de 4,7% en janvier, en raison notamment d’une nouvelle baisse des achats d’automobiles (-0,8% en février, après -8,3%).  L’Insee avait récemment annoncé une nette embellie du moral des ménages en mars, soutenu par un regain d’optimisme sur leur situation financière future, ainsi qu’une amélioration de celui des industriels. Il avait aussi estimé que la France échapperait à la récession au premier semestre.  L’institut a également publié vendredi les chiffres du déficit public de 2011, moins élevé que prévu à 5,2% du PIB.   »Sur le front de la consommation, il est utile de rappeler que la flambée de février s’explique principalement par la vague de froid », souligne Marc Touati d’Assya Compagnie financière. Pour lui, « le moteur de la consommation tourne toujours au ralenti et devrait subir une nouvelle décélération dès le mois de mars ».   »Il est sûr que la consommation va baisser en mars », renchérit Michel Martinez, économiste en chef pour la France de la Société Générale, mais la hausse de février aura « mécaniquement un effet sur la croissance qui devrait être de 0,2% à 0,3% au premier trimestre » au lieu de la croissance nulle récemment prévue par l’Insee.   »En soi, ce n’est pas satisfaisant et ces taux de croissance sont trop modérés pour que le chômage puisse commencer à baisser », admet-il. Mais « il faut tenir compte du contexte économique de l’ensemble de la zone euro » pour constater que « l’économie française est plutôt résistante ».  De toute façon, « pour de nombreuses années » la consommation, moteur traditionnel de l’expansion économique française, va croître « à un rythme bien moindre que par le passé ». La réduction du déficit public à laquelle la France s’est engagée implique des hausses d’impôts et des baisses de transferts fiscaux et sociaux, ce qui freine la consommation.   »Il va falloir que les Français et les gouvernants français s’habituent à un autre modèle de croissance. Pour élever le potentiel de croissance de la France, il va falloir aller chercher du ressort ailleurs: du côté des exportations, des investissements, bref du côté des entreprises », estime Michel Martinez.

 




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