Archive pour le Tag 'consommateurs'

Consommateurs: un déluge de 1200 publicités par jour

Consommateurs: un déluge de 1200 publicités par jour

 «Pour  Dorothée Rieu. Docteur en neurosciences et spécialiste de la mémoire, la connaissance du fonctionnement du cerveau humain est une arme de choix pour orienter les décisions du consommateur.

 

Les marques doivent capter l’attention du consommateur, qui est hypersollicité: il voit 1200 publicités par jour en moyenne! «Pour ressortir dans ce brouhaha, l’heure de passage d’une publicité, ses aspects auditifs, visuels, l’impact des messages qui la précèdent et la suivent, le support choisi pour la passer, l’emplacement, etc., tout peut être testé en changeant une seule variable à la fois – tout le reste étant égal par ailleurs – jusqu’à trouver la formule la plus pertinente», explique Dorothée Rieu

Démantèlement des GAFA: Quelles conséquences sur les consommateurs ?

Démantèlement des GAFA: Quelles conséquences sur les consommateurs ?

Scinder les activités de Facebook, Apple, Amazon et Google pourrait favoriser la concurrence et l’innovation estimeChristopher Mims Dans le Wall Street Journal entre parenthèses (extrait)

Les entreprises, leurs lobbyistes et leurs alliés s’opposent déjà avec force à ces législations et à la nouvelle directrice de la Commission fédérale du commerce (FTC), Lina Khan, une opposante aux géants de la tech. La décision d’un juge fédéral, la semaine dernière, de rejeter les poursuites antitrust contre Facebook au motif qu’elles étaient « juridiquement insuffisantes » laisse penser que la mise en œuvre de règles plus strictes ne sera pas chose aisée.

Il existe peu de précédents permettant de se faire une idée claire de ce que serait la situation pour les utilisateurs en cas de démantèlement majeur d’Amazon, ou si Apple était contraint de se défaire de son App Store

Mais il y a de plus en plus de chances que les dispositions de ces projets de loi deviennent les règles auxquelles les grandes entreprises technologiques auront à se conformer. Cela pourrait passer par le biais d’une législation du Congrès, de lois à l’échelon des Etats, de procès, d’une nouvelle génération de régulateurs comme Mme Khan ou d’une volonté politique bipartisane de lutter contre le secteur de la tech.

Il  est intéressant d’imaginer comment les choses pourraient se passer. Après avoir parlé avec des spécialistes de l’histoire des batailles antitrust, de l’impact de la concentration du marché sur la concurrence et des effets de la réglementation sur les entreprises en position dominante, ainsi qu’avec des sociétés elles-mêmes, voici quelques pistes.

Amazon

Tous les projets de loi proposés par la Chambre semblent viser Amazon d’une manière ou d’une autre. Mais le plus important d’entre eux, le Ending Platform Monopolies Act, permettrait à la FTC de démanteler les géants de la tech si elle estime que leurs produits et services sont susceptibles de concurrencer ceux vendus par d’autres entreprises sur les plateformes de ces mastodontes.

Si cela semble couvrir de nombreuses activités de ces plateformes et que nous considérons comme normales — des applications préinstallées sur l’iPhone aux produits de marques distributeurs comme Kindle et Amazon Basics sur Amazon — c’est parce que le projet de loi est rédigé en des termes très généraux.

 

Dans le passé, les spécialistes de la lutte antitrust ont proposé de scinder Amazon en au moins quatre sociétés, en séparant les éléments qui constituent les piliers de sa domination : son activité principale de vente au détail, sa marketplace où des vendeurs tiers opèrent, sa division extrêmement rentable de services de cloud et ses services de traitement de commandes et de logistique.

Même si le géant de Seattle ne devait se séparer que de sa marketplace, les effets pourraient être perceptibles pour les consommateurs. Amazon a déclaré le mois dernier que les projets de loi pourraient l’amener à interdire aux vendeurs tiers l’accès à sa plateforme, alors qu’ils y proposent la majorité des articles. Ce serait comme si Amazon était scindé en deux, avec d’un côté une division de vente au détail fonctionnant comme Walmart — avec ses marques distributeur et les articles d’autres sociétés qu’il propose directement — et, de l’autre, une marketplace distincte comme eBay.

Dans ce même communiqué, Amazon indique que tout cela « aurait des effets négatifs importants sur les centaines de milliers de petites et moyennes entreprises américaines qui commercialisent leurs produits dans notre magasin, et sur les dizaines de millions de consommateurs qui les achètent sur Amazon ».

Il est difficile d’évaluer l’impact potentiel d’un tel démantèlement et téméraire de professer des certitudes à ce sujet — l’Amérique n’a rien vu de tel depuis la scission de Bell System. Amazon affirme que cela signifierait la fin de prestations comme la livraison gratuite. Mais les programmes de la société destinés à proposer aux vendeurs tiers le même service de livraison gratuite que Prime sans l’aide des départements logistiques d’Amazon, laissent penser que l’entreprise pourrait, malgré tout, trouver un moyen de poursuivre ses activités.

Apple

Une autre proposition de loi, l’American Choice and Innovation Online Act, poursuit un objectif similaire. Elle vise à empêcher les entreprises qui possèdent de grandes plateformes dominant le marché de donner à leurs propres services et produits qui y sont vendus un avantage injustifié sur leurs concurrents. L’App Store, via lequel Apple contrôle 100 % du marché des applications pour iPhone, pourrait ainsi être ciblé. C’est un marché lucratif. Un expert, sollicité comme témoin par Epic Games dans son récent litige judiciaire avec la firme à la pomme, a estimé que les marges d’exploitation de l’App Store pouvaient atteindre 80 %.

Dans une lettre au Congrès et un rapport qu’elle a publié sur la sécurité, Apple explique que les attaques contre sa situation de monopole sur la distribution des applications pour ces appareils menacent sa capacité à assurer leur sécurité

Apple conteste qu’elles soient aussi élevées, mais a refusé de communiquer un chiffre. Le géant de Cupertino a déclaré au cours du procès que sa marge globale en 2020 avait été de 20,9 % et que sa boutique d’applications ne devrait pas être examinée séparément de ses pertes et profits totaux.

Le système d’exploitation mobile d’Apple est utilisé sur six appareils mobiles sur dix aux Etats-Unis.

Dans une lettre au Congrès et un rapport qu’elle a publié sur la sécurité, Apple explique que les attaques contre sa situation de monopole sur la distribution des applications pour ces appareils menacent sa capacité à assurer leur sécurité.

L’impact potentiel pourrait être plus important, à la fois pour Apple et pour ses clients. Cela pourrait conduire au démantèlement du très rentable « jardin clos » — constitué de matériel, de logiciels et de services — qui rend ses produits relativement pratiques pour les utilisateurs, mais qui limite également leurs choix.

De nouvelles règles et de nouveaux régulateurs pourraient contraindre Apple à décloisonner ce système, en cédant son App Store ou en laissant les consommateurs installer des applications depuis n’importe quel endroit. Cela pourrait faciliter l’accès des utilisateurs d’iPhone aux produits d’autres entreprises, mais aussi les exposer aux menaces de rançongiciels ou d’usurpation d’identité numérique.

Facebook

Le Platform Competition and Opportunity Act, un troisième projet de loi, est plus ou moins conçu pour interdire ce qui a été la marque de fabrique de Facebook : acquérir un concurrent avant qu’il ne devienne une menace.

La plainte de la FTC contre Facebook qui figurait parmi celles qui ont été rejetées la semaine dernière, accusait l’entreprise de pratiques anticoncurrentielles lors des rachats de WhatsApp et Instagram. Si la nouvelle législation devait être adoptée, il pourrait être beaucoup plus facile pour la FTC de gagner ce type de procès.

Facebook a déclaré qu’il serait, par exemple, plus difficile pour les utilisateurs de poster des publications partagées à la fois sur Instagram et Facebook. D’autre part, le dossier complet dont dispose Facebook sur chacun d’entre nous, qu’il vend aux annonceurs — sous une forme toutefois de plus en plus anonyme — serait beaucoup plus difficile à constituer pour l’entreprise.

Un porte-parole de Facebook a qualifié ces projets de « remède empoisonné pour le secteur américain de la tech à un moment où notre économie peut le moins se le permettre ».

Un autre projet de loi, l’Augmenting Compatibility and Competition by Enabling Service Switching Act, est censé permettre aux utilisateurs d’échanger des messages entre n’importe quels services, ou du moins de faire migrer leur activité sur un réseau social vers une autre plateforme, en obligeant des entreprises comme Facebook à ne pas se limiter à nous remettre nos données lorsque nous le demandons, mais à en faciliter la transmission, sans les altérer, à d’autres sociétés.

Les avantages en matière de protection de la vie privée n’ont peut-être pas d’importance pour de nombreux consommateurs, mais ils pourraient figurer parmi les conséquences les plus immédiates de ce projet de loi pour les plus de 2,8 milliards de personnes qui utilisent chaque mois l’un des produits de Facebook.

Alphabet (Google)

L’empire de Google dans le secteur des moteurs de recherche — où il contrôle 92 % du marché à l’échelle mondiale — serait également touché par l’American Choice and Innovation Online Act. La société affirme que l’impossibilité de privilégier ses propres services impliquerait qu’ils n’apparaissent plus en tête des résultats de recherche.

Il est clair que toute action contre les Big Tech nécessitera encore beaucoup de temps pour avoir un impact sur les consommateurs. Le litige gouvernement fédéral contre Microsoft, par exemple, s’est prolongé sous trois administrations présidentielles, de 1991 à 2001. A la fin, le gouvernement a préféré conclure un accord plutôt que de tenter de faire démanteler l’entreprise

A court terme, ne plus voir les résultats de Google Maps lorsqu’ils font une recherche pourrait perturber les utilisateurs, mais de nombreux concurrents seraient enthousiastes à l’idée d’occuper cette place, notamment Yelp, qui lutte depuis des années contre le géant de Mountain View et la prédominance de son moteur de recherche. On pourrait dire la même chose de la plupart des autres services que Google et ses lobbyistes ont cités comme étant des outils que les consommateurs considèrent actuellement comme normaux — et qui vont des paroles de chansons aux vidéos YouTube apparaissant en haut dans les résultats de recherche.

« Nous ne sommes pas opposés à un examen antitrust ou à une réglementation mise à jour sur des questions spécifiques, assure Mark Isakowitz, vice-président en charge des relations avec les pouvoirs publics chez Google. Mais les consommateurs et les petites entreprises américaines seraient choqués de voir comment ces projets de loi mettraient fin à nombre de leurs services préférés. »

Il est clair que toute action contre les Big Tech nécessitera encore beaucoup de temps pour avoir un impact sur les consommateurs. Le litige gouvernement fédéral contre Microsoft, par exemple, s’est prolongé sous trois administrations présidentielles, de 1991 à 2001. A la fin, le gouvernement a préféré conclure un accord plutôt que de tenter de faire démanteler l’entreprise.

Même si ces bouleversements n’auront pas lieu de sitôt, les utilisateurs doivent pourtant se préparer à des modifications de ces services. Ces changements pourraient conduire à une concurrence accrue et, en fin de compte, à de l’innovation.

 

Les plus grosses arnaques de consommation (60 millions de consommateurs)

Les plus grosses arnaques de consommation  (60 millions de consommateurs)

L’arnaque la plus ubuesque concerne les soutiens-gorge  Via Facebook, des entreprises qui vendaient des soutien-gorge sans armatures permettant soi disant de « minimiser les risques » de cancer du sein. Evidemment c’est totalement fantaisiste, c’est une plateforme chinoise qui sous traitait les commandes et les entreprises se sont fait de grosses marges puisque les soutien-gorge étaient vendus quasiment 30 euros.

Le cactus d’or de l’entreprise qui a le plus exaspéré les consommateurs cette année revient aux marques Go Voyages et Opodo qui appartiennent au même groupe qui ont multiplié les retards pour le remboursement des voyages n’en effectuer. De nombreux dossiers restent en attente

Ce qu’on leur reproche, c’est d’avoir été incapables de faire face aux demandes de remboursement de leurs clients dont le voyage a été annulé à cause de la crise. Elles ont traité deux millions de dossiers, mais il en reste beaucoup à solder : énormément de clients qui attendent des sommes parfois considérables. Le service client n’a tout simplement pas été à la hauteur selon 60 Millions.

Autres arnaques signalées par 60 millions de consommateurs, celle du fournisseur d’énergie ENI. Avec des factures inexactes, des trop-perçus non remboursés dans les temps, des prélèvements indus, des difficultés pour résilier son contrat… Mais aussi des démarchages abusifs, qui ont d’ailleurs valu à l’entreprise une sanction de 315.000 € de la répression des fraudes.

Crise : une mutation des comportements des consommateurs

Crise : une mutation des comportements des consommateurs

 Des  universitaires(*) constatent dans une chronique à Ta tribune une mutation des comportements des consommateurs frontaliers dans le Grand Est à l’occasion de la crise sanitaire. Des évolutions qui pourraient peut-être concerner aussi d’autres zones géographiques.

(*Béatrice Siadou-Martin, Colette Grandmontagne, Hélène Yildiz, Mathias Boquet, Nicolas Dorkel et Rachid Belkacem (*)

 

Espace de coopération transfrontalière au cœur de l’Europe, la Grande Région se compose de plusieurs entités territoriales appartenant à quatre pays, l’Allemagne, la Belgique, la France et le Luxembourg. Ce grand espace transfrontalier se caractérise par plusieurs flux majeurs de travail frontalier dont le Luxembourg et la Sarre sont les principaux destinataires, et la Lorraine le principal « fournisseur ».

Ces frontières belgo-franco-germano-luxembourgeoises sont caractérisées par des flux de travailleurs frontaliers très importants et en croissance. À lui seul, le Luxembourg attire plus de la moitié des travailleurs frontaliers de la Grande Région. L’agglomération de Luxembourg-Ville est la première destination des frontaliers résidant en France, devant celle de Genève. Aux Français travaillant au Grand-Duché, s’ajoutent les Belges et les Allemands. Ainsi, les travailleurs frontaliers représentent près de 44 % de la population active luxembourgeoise.

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Mi-mars, la fermeture temporaire des frontières ou l’instauration de contrôles aux frontières sont venues perturber la vie quotidienne des habitants frontaliers, aussi bien au niveau de l’emploi que dans leur consommation qui détermine également les motifs de déplacement : alimentation, vêtements, loisirs, équipement, etc. Au Luxembourg, le télétravail massif a par exemple fait ressentir de manière criante aux différents commerces combien ces salariés tenaient une part importante dans leurs chiffres d’affaires.

Notre enquête réalisée pendant le confinement de mars-avril 2020 montre en effet qu’habituellement, les ménages du Grand-Est résidant à moins de 25 km d’une frontière sont 25 % à faire régulièrement des achats à l’étranger pour des biens de première nécessité, et 31 % occasionnellement.

Parmi ces ménages, si 14 % et 32 % ne déclarent pas ou déclarent un impact faible sur leur consommation, 35 % et 18 % des répondants déclarent respectivement un impact modéré et fort.

L’intensité de l’impact est par ailleurs liée à la distance à la frontière. Ceux qui reconnaissent avoir été fortement impactés résident en moyenne à 7,6 km de la frontière contre 12,6 km pour ceux déclarant ne pas avoir été impactés.

 Mais surtout, le télétravail, généralisé et fortement suivi pendant le confinement du printemps, a conduit les individus à relocaliser leurs lieux d’achat à proximité de leur domicile, notamment quand cela était possible avec une offre de proximité suffisante. Les différentes formes de la consommation des transfrontaliers sont impactées puisque les achats opportunistes, tout comme ceux liés, à des déplacements organisés ont diminué avec le flux de travailleurs.

Entre rupture et opportunité

En effet, franchir la frontière pour le travail conduit nécessairement ces travailleurs à réaliser des achats d’opportunité, qui ont pour caractéristique de faciliter leur approvisionnement. La littérature marketing montre que les consommateurs inscrivent leurs achats dans leur parcours de vie : acheter son pain sur son trajet emploi-domicile, profiter d’une démarche administrative pour se rendre dans une boutique d’habillement, etc.

En outre, si les achats de produits différemment taxés de l’un et l’autre côté de la frontière répondent à des logiques d’optimisation du budget, des achats répondant à des logiques hédoniques (les vêtements, les loisirs) ou à des démarches réfléchies (la voiture, l’électroménager) mettent en exergue des critères de qualité ou de complémentarité de l’offre. Le consommateur n’hésite alors pas à mettre en concurrence les points de vente situés de part et d’autre de la frontière. Et ceci, sans compter sur l’évasion commerciale due à la digitalisation…

Entre rupture et opportunité, du point de vue du commerce, la frontière offrait donc jusqu’à présent un terrain de jeu propice au déploiement de diverses stratégies de consommation. Les stratégies d’implantation des professionnels s’appuyaient de leur côté sur des critères de flux et plus seulement, sur des critères de stocks d’habitants dans la zone de chalandise. Mais si les tendances liées à la consommation de proximité s’installent à la faveur de la crise, cette fonction pourrait partiellement s’estomper.

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(*) Par Béatrice Siadou-Martin, Professeur des universités en sciences de gestion, Université de Montpellier ; Colette Grandmontagne, Maître de conférences, Université de Lorraine ; Hélène Yildiz, Maître de Conférences HDR Sciences de Gestion, Université de Lorraine ; Mathias Boquet, Associate professor, Université de Lorraine ; Nicolas Dorkel, Ingénieur d’études en analyse spatiale, Université de Lorraine et Rachid Belkacem, Maître de conférences en sociologie, Université de Lorraine

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

Le moral des consommateurs aux Etats-Unis s’améliorerait  encore selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan publiée vendredi. Cependant les mêmes consommateurs sont davantage inquiets de l’environnement économique actuel. Bref difficile de tirer enseignement de ces deux tendances contradictoires.

L’indice général s’est établi à 81,2 points, contre 80,4 en septembre, les consommateurs étant confiants dans l’amélioration des perspectives économiques pour l’année à venir. C’est toutefois un peu inférieur aux 82% attendus par les analystes.

Dans le détail, l’indice mesurant la confiance dans l’avenir prend plus de 3 points par rapport à septembre, pour s’établir à 78,8 points. En revanche, celui mesurant l’environnement économique actuel recule de près de 3 points, et s’établit à 84,9 points.

« La croissance de l’emploi qui ralentit, la résurgence des cas de Covid-19, et l’absence d’un nouveau plan de relance du gouvernement fédéral, poussent les consommateurs à être plus inquiets de l’environnement économique actuel », a commenté Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bi-mensuelle, cité dans le communiqué.

Mais il souligne que « ces inquiétudes sont largement compensées par l’amélioration continue des perspectives économiques pour l’année à venir ».

 

 

Croissance États-Unis : léger mieux de la confiance des consommateurs

  • Croissance États-Unis : léger mieux de la confiance des consommateurs 
  • . L’indice général de l’université du Michigan qui mesure la confiance des consommateurs aux États-Unis a grimpé à 78,9 points, contre 74,1 points en août. Ce qui est supérieur aux attentes des analystes, puisqu’ils tablaient sur 77 points.
  • En août déjà, les consommateurs américains s’étaient montrés un peu plus optimistes, après s’être inquiétés en juillet de la résurgence du virus dans le pays. L’approche de l’élection présidentielle, qui opposera le 3 novembre le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden, «a commencé à avoir un impact sur les attentes concernant les perspectives économiques futures», souligne Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bimensuelle.

Déforestation: les consommateurs aussi responsables

Déforestation: les consommateurs aussi responsables

La lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts tropicales, dont l’agriculture et l’élevage sont responsables, doit être menée tant au niveau local qu’international, au travers d’une coopération solidaire entre pays producteurs et pays importateurs, estiment les écologues Plinio Sist et Claude Garcia dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Au cours des trente dernières années, la planète a perdu 403 millions d’hectares de forêts tropicales, soit en moyenne plus de 13 millions d’hectares par an. En plus de la déforestation, la dégradation forestière causée par l’exploitation illégale des bois rend les écosystèmes forestiers plus vulnérables face aux risques d’incendies et au changement climatique. Lutter contre la déforestation et la dégradation forestière est primordial, si nous voulons atteindre à la fois les objectifs du développement durable, ceux de l’accord de Paris sur le climat [2015] et de la convention sur la diversité biologique.

L’agriculture et l’élevage représentent la principale cause directe de disparition des forêts tropicales. En vingt ans, et notamment en Amérique latine, l’agriculture commerciale a dépassé l’agriculture de subsistance comme principal moteur de déforestation : la responsabilité des consommateurs est plus que jamais engagée.

Les nombreux accords, conventions et instruments de politique internationale pour la préservation des forêts tropicales mis en place depuis le sommet de Rio, en 1992, n’ont jusqu’à présent pas montré leur efficacité. Cela tient sans doute au fait que ces instruments reposent presque exclusivement sur la base de déclarations d’objectifs de chaque pays, et donc sur la volonté et la capacité de ces pays à lutter contre la déforestation à l’échelle nationale.

En Amazonie brésilienne, les chiffres de la déforestation repartent ainsi à la hausse. Pourtant, le Brésil avait adopté une politique volontariste qui avait abouti à une baisse très significative de la déforestation de 80 % entre 2004 et 2012.

Malgré une politique nationale actuelle peu favorable, certains territoires comme Paragominas, en arrière des fronts de déforestation, continuent à maintenir le contrôle de leur déforestation, en liens étroits avec tous les acteurs du territoire. La réhabilitation des terres dégradées pour l’agriculture et l’élevage est la prochaine étape à mettre en place afin que ces territoires soient durablement aménagés.

L’Europe et la France se sont engagées à mettre en place avant 2030 un système juridique exigeant que les entreprises importatrices de viande, d’huile de palme, de cacao, etc. démontrent que ces produits ne sont pas issus de la déforestation

Il ne s’agit pas seulement de ralentir la perte des forêts mais bien d’inverser la tendance, entre autres, à travers des programmes de restauration forestière ambitieux.

Déforestation: la responsabilité des consommateurs

Déforestation: la responsabilité des consommateurs

La lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts tropicales, dont l’agriculture et l’élevage sont responsables, doit être menée tant au niveau local qu’international, au travers d’une coopération solidaire entre pays producteurs et pays importateurs, estiment les écologues Plinio Sist et Claude Garcia dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Au cours des trente dernières années, la planète a perdu 403 millions d’hectares de forêts tropicales, soit en moyenne plus de 13 millions d’hectares par an. En plus de la déforestation, la dégradation forestière causée par l’exploitation illégale des bois rend les écosystèmes forestiers plus vulnérables face aux risques d’incendies et au changement climatique. Lutter contre la déforestation et la dégradation forestière est primordial, si nous voulons atteindre à la fois les objectifs du développement durable, ceux de l’accord de Paris sur le climat [2015] et de la convention sur la diversité biologique.

L’agriculture et l’élevage représentent la principale cause directe de disparition des forêts tropicales. En vingt ans, et notamment en Amérique latine, l’agriculture commerciale a dépassé l’agriculture de subsistance comme principal moteur de déforestation : la responsabilité des consommateurs est plus que jamais engagée.

Les nombreux accords, conventions et instruments de politique internationale pour la préservation des forêts tropicales mis en place depuis le sommet de Rio, en 1992, n’ont jusqu’à présent pas montré leur efficacité. Cela tient sans doute au fait que ces instruments reposent presque exclusivement sur la base de déclarations d’objectifs de chaque pays, et donc sur la volonté et la capacité de ces pays à lutter contre la déforestation à l’échelle nationale.

En Amazonie brésilienne, les chiffres de la déforestation repartent ainsi à la hausse. Pourtant, le Brésil avait adopté une politique volontariste qui avait abouti à une baisse très significative de la déforestation de 80 % entre 2004 et 2012.

Malgré une politique nationale actuelle peu favorable, certains territoires comme Paragominas, en arrière des fronts de déforestation, continuent à maintenir le contrôle de leur déforestation, en liens étroits avec tous les acteurs du territoire. La réhabilitation des terres dégradées pour l’agriculture et l’élevage est la prochaine étape à mettre en place afin que ces territoires soient durablement aménagés.

L’Europe et la France se sont engagées à mettre en place avant 2030 un système juridique exigeant que les entreprises importatrices de viande, d’huile de palme, de cacao, etc. démontrent que ces produits ne sont pas issus de la déforestation

Il ne s’agit pas seulement de ralentir la perte des forêts mais bien d’inverser la tendance, entre autres, à travers des programmes de restauration forestière ambitieux.

Vente directe aux consommateurs: l’avenir ?

Vente directe aux consommateurs:  l’avenir ?

La vente directe peut être une solution pour en même temps améliorer le retour financier et préserver pouvoir d’achat des consommateurs. Un mode de distribution qui semble nettement progresser et qui peut concerner nombre de secteurs et en particulier l’agriculture. Reste qu’il ne faut pas confondre vente directe et produit bio. Certains circuits de distribution agricoles concernant le bio privilégient la vente directe. Mais ce procédé est utilisé aussi par des productions très critiquables sur le plan environnemental.

Reste que c’est un moyen d’améliorer le revenu des agriculteurs. D’après la fédération de vente directe , la Vente Directe en général est la 3ème voie de la distribution à côté de la vente en magasin et de la Vente par correspondance et à distance. Elle est très présente dans notre économie, mais sa définition justifie des précisions : pour qu’il y ait Vente Directe, il faut mettre en présence un vendeur et un acheteur en dehors d’un lieu destiné à la commercialisation. C’est la démarche personnalisée, la possibilité de démonstration en situation réelle et le service offert par un vendeur compétent qui font le succès de ce mode de distribution.  Il ne faut pas confondre la Vente Directe avec la vente par correspondance et à distance, (Internet, télé-achats, ventes directes sur les lieux de production, ventes sur les routes, sur les marchés et foires, etc.)

 

La présentation du produit par le vendeur est un service préalable à la décision d’achat du consommateur qui se justifie par la technicité du produit ou son caractère novateur. Dans le cadre de la Vente Directe, le vendeur travaille généralement à proximité de son domicile. Son emploi peut être à temps complet, à temps partiel ou simplement apporter un complément de revenu obtenu parallèlement à une activité principale.

 

Ainsi, suivant son choix, le vendeur peut évoluer d’une ressource d’appoint vers un revenu principal suivant le temps consacré. C’est une activité de service qui intègre progressivement les technologies de l’information et de la communication.

En 2018, la Vente Directe représente en France un C.A. de 4,584 milliards d’€, et emploie environ 698. 378  distributeurs. En 2018, en France, la profession a progressé de 6 915 emplois nets (commerciaux salariés ou indépendants, administratifs, ouvriers, techniciens, cadres…). Ce qui concerne l’agriculture proprement dite il y aurait de l’ordre  de 70 000 agriculteurs qui écouleraient directement auprès des consommateurs tout ou partie de leur production. Certains utilisent cependant la médiation de leurs magasins coopératifs ( autour de 400 France). Encore une fois vente directe ne signifie pas forcément bios, encore moins végans, comme certains le laissent entendre. La production bio doit obéir à des règles environnementales et sanitaires strictes. Le problème est évidemment notamment celui des labels, une véritable forêt difficile à décrypter pour le consommateur moyen.

 

Ainsi pour les œufs par exemple la plupart des emballages contiennent  en très gros la mention bio alors qu’en vérité ils sont nourris en bonne partie par des farines animales à la composition douteuse provenant par exemple d’Ukraine avec des OGM et des cocktails chimiques pour accélérer la production. Ne pas confondre en l’occurrence production bio et élevages en plein air. On pourrait multiplier les exemples. Il faut donc distinguer la problématique du producteur qui vise le plus souvent à améliorer son revenu de celle du consommateur qui recherche en général un produit de qualité.

 

Le dénominateur commun est la proximité géographique dans l’intérêt économique des deux parties. Pour la qualité, il reste, comme pour les circuits de distribution classiques à mettre de l’ordre dans la forêt des labels et ne pas tout confondre écologie, Vegan, sans gluten, proximité, santé, petits producteurs et circuits courts. Économiquement et écologiquement, les circuits lourds sont à encourager puisqu’ils représentent seulement 10 % de la consommation alimentaire et qu’ils permettent d’éviter les gaspillages de transport et de logistique. Sanitairement  et gustativement, ils sont le plus souvent notoirement plus intéressants en terme de qualité . Il reste cependant à assurer une régulation pour éviter les mélanges douteux de concepts.

 

La perte du goût des fruits et légumes : la faute principale aux consommateurs

 

 

 

Pour une grande part la responsabilité de la perte de goût des fruits et légumes incombe au consommateur même si en amont les producteurs et les distributeurs ont su  imposer leurs critères de qualité. Il y a déjà au moins 40 ans que la dérive a commencé avec des produits qu’on dirait tout droit sorti d’une fabrique de plastique ; bien entendu tous de la même dimension et surtout comme revêtu d’une sorte de vernis. Calibrés, polis,  éclatants la plupart de ces produits ne sont que le résultat de l’utilisation massive d’engrais de pesticides et autres traitements. La pomme ridée a disparu des étals par exemple depuis une bonne cinquantaine d’années au profit d’une pomme sans défaut mais sans goût.  même chose pour la plupart des autres fruits et des légumes. La perte de goût a favorisé le développement de ces cultures industrielles en autre avec l’internationalisation des échanges ;  des produits subissent  des transports de centaines ou de milliers de kilomètres. Pour subir ce transport, fruits et légumes sont cueillis bien avant la maturité et perdre l’essentiel de leur valeur nutritive. La question se pose de savoir s’il est bien raisonnable de consommer hors saison  fruits et légumes ayant parcouru des milliers de kilomètres non seulement pour des questions alimentaires mais aussi vis-à-vis de l’empreinte carbone. La perte de deux goûts découle aussi de la sururbanisation. Les urbains beaucoup moins que les ruraux connaissent réellement les produits de la terre. Sans parler de ceux nombreux en France qui ont abandonné la pratique du jardin potager recouvrir leur terrain d’une pelouse se privant ainsi d’une alimentation saine et accessoirement d’un pouvoir d’achat complémentaire. Producteurs, distributeurs sont évidemment responsables de la dégradation de la qualité des produits et de leur saveur mais le consommateur en dernier ressort porte la principale responsabilité du fait de ses choix alimentaires.

 

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

L’UFC-Que choisir et CLCV contestent  à juste titre l’augmentation de l’ordre  de 6 % des tarifs d’électricité au motif que la commission de régulation de l’énergie a procédé à des calculs de coins de table  sans pertinence technique. La vérité bien sûr,  c’est  que cette commission de régulation de l’énergie, comme la plupart des institutions de ce type, n’est pas réellement indépendante ; pour parler clair, elle est à la botte du gouvernement qui lui-même reprend la demande d’EDF. Comme d’habitude le problème sera sans doute tranché par le conseil d’État qui à son tour approuvera sans doute cette augmentation. Au nom du droit sans doute ! Mais de quel droit car il s’agit essentiellement d’un problème économique et d’une question sociale. Le problème fondamental, c’est que les différentes institutions ne disposent pas de l’indépendance nécessaire réellement pour évaluer la pertinence des orientations du pouvoir. Selon les deux associations, cet avis de la CRE, “techniquement infondé et juridiquement contestable”, entraînerait une “évolution subjective du tarif réglementé qui est déconnectée de l’évolution des coûts réels de l’opérateur historique [EDF] au détriment des consommateurs». Au-delà de la méthodologie, la hausse serait d’autant plus fâcheuse que “la crise sociale actuelle, qui est née des prix de l’énergie, est avant tout une crise du pouvoir d’achat”, arguent les auteurs du courrier en référence aux “Gilets jaunes». Censée s’appliquer le 1er mars mais reportée par le gouvernement au plus fort de la contestation, l’augmentation devrait entrer en vigueur “sans doute à la moitié de l’année”, a déclaré le mois dernier le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.“Si l’avis de la CRE venait à être repris dans un arrêté ministériel, nos deux associations saisiraient le Conseil d’État pour demander son annulation”, préviennent l’UFC-Que choisir et CLCV qui anticipent en cas de victoire “un rapide rattrapage tarifaire (…) au bénéfice des consommateurs». Pour le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, il est “normal que la loi soit appliquée”. “Le principal enjeu, c’est d’accompagner les Français dans la rénovation de leur appartement”, afin de leur permettre de diminuer leur facture d’électricité, a-t-il ajouté sur BFMTV. Le 25 mars, l’Autorité française de la concurrence a émis un avis défavorable au projet de hausse des tarifs réglementés et recommandé de demander une nouvelle délibération de la CRE. Les tarifs réglementés concernent les consommateurs résidentiels abonnés au tarif bleu d’EDF, soit 25,3 millions de foyers à fin 2018, ainsi qu’aux petits professionnels (3,2 millions).

Sites : Faux avis, faux consommateurs : Amazon coincé aux Etats Unis

Sites : Faux avis, faux consommateurs : Amazon coincé aux Etats Unis

Trop souvent les avis des lecteurs consommateurs constituent une sorte d’arnaque. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces avis sont gérés par le site lui-même. Du coup on a évidemment tendance à privilégier les avis favorables ou même à inventer de faux avis. Il suffit de lire les commentaires notamment des sites à caractères commerciaux pour vérifier cette supercherie. Même quand les commentaires sont favorables se posent un problème de déontologie car décemment le site ne peut se valoriser lui-même à partir de commentaires élogieux. Pour le présent site c’est précisément pour cette raison que pratiquement aucun commentaire n’est diffusé. Pour être objectifs, ces commentaire devraient être géré par un organisme indépendant du site. Cette fois c’est Amazon qui a été pris la main dans le sac pour avoir inventé de faux témoignages en faveur de certains produits. Les autorités américaines ont donc a donc ouvert un dossier le 19 février pour enquêter sur ces pratiques douteuses. Après discussions avec amazone l’autorité américaine a émis une amende de 12,8 millions de dollars. En réalité, seulement 50.000 dollars sont exigés dans l’immédiat. Le reste de la somme sera versée uniquement si la société ne respecte pas ses engagements pris dans le cadre du litige.

 

 

Google : plainte pour espionnage des consommateurs

Google : plainte pour espionnage des consommateurs

 

Une plainte, déposée en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, en Grèce, en République-Tchèque, en Slovénie et en Suède, s’appuie sur une étude de l’agence norvégienne de protection des données qui conclut que le géant américain « utilise un design et des informations trompeurs qui amènent les utilisateurs à accepter d’être constamment suivis ». Il est notamment reproché à Google de suivre ses utilisateurs à la trace via les paramètres « Historique des positions » et « Activité Web et applications » intégrés dans tous les comptes Google. Selon l’étude norvégienne, ce suivi permanent est particulièrement difficile à éviter avec le système d’exploitation Android qui, d’après le site Statcounter, équipe près de 70% des mobiles (Samsung, Huawei) en Europe. « La soif de données de Google est bien connue, mais l’ampleur avec laquelle il induit les utilisateurs en erreur pour les suivre et gagner de l’argent est effrayante », a estimé la directrice du BEUC, Monique Goyens. « La situation est plus qu’alarmante. Les smartphones sont utilisés pour espionner tous les mouvements ». « Google traite des données personnelles extrêmement détaillées et exhaustives sans fondement juridique approprié, et les données sont acquises par le biais de techniques de manipulation », a fait valoir Gro Mette Moen, une responsable de l’organisation norvégienne. « Les données de localisation peuvent révéler beaucoup de choses sur une personne : ses mouvements en temps réel, les endroits qu’elle fréquente régulièrement, ses routines quotidiennes, ses intérêts, etc », note l’organisation norvégienne dans sa plainte [...] Le suivi constant de la localisation et l’agrégation des données de localisation dans la durée peuvent être utilisés pour dresser des portraits très détaillés des individus et en déduire leurs croyances religieuses, leurs inclinations politiques et leur orientation sexuelle entre autres choses », souligne-t-elle.

 

Des villes de consommateurs pas de producteurs

Des villes de consommateurs pas de producteurs

 

 

C’est évidemment la contradiction majeure de cet aménagement du territoire qui favorise une super urbanisation dans les grandes métropoles mais qui évacue les activités de production à l’extérieur. En moyenne les villes françaises ne produisent que 3% des biens qu’elles consomment Interrogé par La Tribune, Arnaud Florentin, directeur associé de l’agence de conseil, analyse le phénomène et insiste sur l’urgence de faire marche arrière.

 

Dans votre rapport, pour expliquer la nécessité d’un ancrage de la fabrication dans les villes, vous utilisez la notion d’ »effet multiplicateur local ». De quoi s’agit-il ?

ARNAUD FLORENTIN - La notion d’effet multiplicateur local, élaborée par le cabinet Utopies dans une étude de 2016, correspond à la capacité d’un revenu qui entre dans un territoire à y circuler durablement et à irriguer son économie. Il représente le deuxième pilier de sa prospérité, à côté de son aptitude à capter des richesses, via les exportations, le tourisme, etc. Un tiers de sa santé économique% des biens qu’elles consomment.  L’image d’un flipper, où pour réaliser des points il faut que la balle ait le plus d’interactions possibles, résume bien ce concept.

Pourtant, non modélisé jusqu’à notre étude, l’effet multiplicateur local se retrouve aujourd’hui dans l’angle mort des politiques publiques de développement, qui prennent en compte seulement le premier pilier. Résultat : son ratio baisse nettement depuis 50 ans, en raison d’un affaiblissement de la diversité économique des territoires, et donc des échanges. Les balles dans le flipper sont nombreuses, mais elles y restent de moins en moins. Promouvoir la fabrication locale est justement un moyen de réintroduire de la diversité.

S’agit-il de soutenir une forme d’autarcie ?

Non, l’autarcie est un dogme sans valeur scientifique, alors que l’autonomie locale est aujourd’hui une nécessité face à des fractures sociales et écologiques qui ne nous laissent plus le choix. L’objectif consiste dans un équilibre entre ce que l’on capte à l’extérieur et ce qui est produit localement : un niveau d’autonomie de 10-15% engendrerait déjà des conséquences très importantes. Et le pari est qu’à partir des villes l’ancrage local de la production s’étende, par cercles concentriques, à l’ensemble des territoires qui les entourent. Les échanges qu’il faut multiplier ne sont d’ailleurs pas seulement ceux d’objets, mais aussi ceux d’informations : à Barcelone, le mouvement FabCity promeut justement le passage d’un modèle Produce in Trash Out (PITO) à un modèle Data In Data Out (DIDO).

Dans votre Fab City Index, qui mesure la capacité d’auto-production des villes françaises, Paris figure en tête, suivie par Lyon, puis par quelques autres métropoles. Est-ce la présence des sièges sociaux des grands groupes dans la capitale compte pour expliquer cela ?

Non, car dans notre index nous valorisons seulement le tissu productif, à l’exclusion du tertiaire. L’autonomie d’un territoire que nous mesurons dépend ainsi de sa capacité à s’inscrire dans l’ensemble de la chaîne de production répondant à ses besoins. Les bons résultats de Paris et d’autres métropoles dépendent donc plutôt de l’étendue et de la densité économique de leurs aires urbaines. Mais la partie la plus importante du classement est celle qui dé-corrèle l’autonomie des villes de leur taille, puisqu’elle montre les territoires qui sur-performent. C’est le cas de Cholet qui, 73e aire urbaine française, figure pourtant à la 11e place en termes d’auto-production.

Deux atouts sont nécessaires pour atteindre de tels résultats : un tissu industriel diversifié, mais aussi la présence de véritables filières locales permettant de multiplier les échanges sur le territoire. Au cœur du triangle dynamique des villes de Nantes, Angers et La Roche-sur-Yon, Cholet affiche justement un équilibre entre fleurons industriels, PME et ETI, startups, ainsi qu’une véritable culture entrepreneuriale. D’une manière générale, l’arc Ouest-Sud, s’appuyant sur des économies plus diversifiées qu’en moyenne, semble compter davantage de villes fabricantes. Au contraire, les aires urbaines du quart Nord-Est, avec une forte histoire de spécialisation industrielle, présentent moins de capacités d’auto-production.

La désindustrialisation de l’économie française depuis les années 70 est donc la cause de cette perte d’autonomie des territoires ?

Oui, mais l’enjeu n’est pas d’affirmer que c’était mieux avant. Aujourd’hui, il s’agit plutôt de relocaliser la production sans pour autant réinstaller de grandes usines en promouvant des modèles plus petits et circulaires.

Par rapport à d’autres pays, comment se situe la France ?

Nous travaillons sur des outils de comparaison précis, mais un travail déjà réalisé aux Etats-Unis permet de constater que globalement les zones urbaines américaines sont plus productives que celles françaises. Globalement, en France, le niveau d’autonomie des villes est plutôt bas : en moyenne, elles ne produisent que 3,1% de la valeur des biens consommés par leurs habitants. Or, Los Angeles affiche 10 points plus que Paris, qui pourtant atteint 8,7%.

Les villes américaines sont souvent moins denses. Est-ce que cela joue ?

La différence vient moins de l’usage du foncier que de la présence d’une culture de la diversité économique. Mais si la fabrication en ville doit être micro, c’est justement aussi pour des raisons de foncier. Et réinstaller la fabrication en ville exige d’innover aussi dans la manière de penser l’espace.

Votre rapport le souligne : nombre d’initiatives surgissent déjà sur le terrain. Mais que peuvent faire les pouvoirs publics pour promouvoir ce changement ?

La clé est justement de changer de mentalité dans la manière de concevoir les politiques économiques. Un rapport de 2017 de la Caisse des dépôts relatif à l’accompagnement de l’entrepreneuriat territorial le montre bien : les anciens outils, fondés sur le foncier et les aides fiscales, ne suffisent plus. Il s’agit désormais d’innover, en misant aussi sur des démarches d’accompagnement et mise en relation. A Knoxville par exemple, dans le Tennessee (Etats-Unis), la mairie a formé un « conseil de production locale » composé d’artisans, artistes et petits producteurs.

Les meilleurs incubateurs sont d’ailleurs aujourd’hui ceux qui utilisent les ressources locales et promeuvent la transversalité : c’est le cas du Brooklyn FoodWorks, financé par des fonds publics mais géré par un acteur privé, qui permet aux consommateurs d’avoir accès à des produits parfois fabriqués seulement 24 heures auparavant à proximité. Et les meilleures startups de demain sont celles qui sauront conquérir une globalité de marchés locaux, éventuellement via des partenariats avec de plus gros groupes, qui peuvent entraîner les plus petites structures.

 

 

Distribution : enquête pour protéger fournisseurs et consommateurs

Distribution : enquête pour protéger fournisseurs et consommateurs

 

 

Le renforcement des alliances tant pour la commercialisation que pour les achats chez les grands distributeurs a justifié uen enquête  de l’autorité de la concurrence après les alliances à l’achat nouées entre Auchan, Casino, Metro et Schiever ainsi qu’entre Carrefour et Système U.

 

L’enquête concerne également le rapprochement récent annoncé entre Carrefour et le britannique Tesco. Ces alliances risquent de renforcer la position oligopolistique de la distribution qui écrase les prix des fournisseurs et à l’inverse peut permettre des ententes sur les prix de vente.   “L’Autorité a décidé de renforcer ses investigations sur ces rapprochements à l’achat (…) afin d’évaluer l’impact concurrentiel de ces rapprochements sur les marchés concernés, tant à l’amont pour les fournisseurs, qu’à l’aval pour les consommateurs”, indique l’institution dans un communiqué. Ces accords concernent potentiellement une part significative des produits de grande consommation commercialisés par les acteurs de la grande distribution à dominante alimentaire (produits alimentaires, produits d’hygiène et entretien, bazar, textile), ajoute-t-elle. Les services d’instruction de la concurrence seront ainsi amenés à interroger les fournisseurs concernés comme leurs concurrents non concernés par ces accords. Casino, précédemment allié à Intermarché, s’est tourné vers Auchan pour un rapprochement mondial, tandis que Système U, ancien allié d’Auchan, s’est allié à Carrefour pour cinq ans, permettant à ce dernier de se hisser au rang de leader dans les achats en France. Carrefour s’est également allié il y a peu à Tesco dans les achats de produits de marques propres – hors produits frais – et dans les biens non marchands comme les équipements destinés aux magasins, éclairage ou gondoles de présentation des produits.

Ces partenariats s’inscrivent aussi dans un contexte où la distribution alimentaire est ébranlée par les ambitions d’Amazon, avec lequel Casino a finalement décidé de s’allier via sa filiale Monoprix, devenue le premier distributeur alimentaire français à vendre ses produits sur le site du géant américain.

Dans un communiqué, Casino a confirmé que les alliances “Horizon”, dont il est partenaire aux côtés d’Auchan Retail, Metro et Schiever, faisaient l’objet d’une enquête ouverte par l’Autorité le 24 mai dernier après le dépôt d’un dossier d’information le 18 mai.

Croissance GB: les consommateurs ont le moral

Croissance GB: les consommateurs ont le moral

 

 

Le flegme britannique est légendaire, il se traduit même dans les sondages mesurant le moral. Alors que le Brexit s’enfonce dans méandres de la négociation, que la première ministre est bousculée par sa majorité et même récemment par Trump, que les perspectives sont pleines d’incertitudes, on garde le moral outre manche. Pourtant L’activité britannique est sur une pente ralentie depuis 2015, année où le pays, avec 2,3 % de croissance du produit intérieur brut, paradait en tête des pays développés. Cette progression a depuis freiné à 1,9 % en 2016 et à 1,8 % en 2017. Dans prévisions publiées le 17 avril, le Fonds monétaire international a prévu une croissance de 1,6 % du Royaume-Uni

Le moral des consommateurs britanniques a cependant  atteint son plus haut niveau depuis 2011 grâce notamment à une amélioration du pouvoir d’achat mais aussi à un temps magnifique et au mariage du Prince Harry, selon une étude trimestrielle publiée samedi par le cabinet Deloitte. La confiance de la population est montée de deux points au deuxième trimestre 2018, pour finir à -4%, le plus haut point atteint depuis que le cabinet a commencé de mesurer cette valeur en 2011.

Les extensions de garantie : une arnaque (60 Millions de consommateurs)

 Les extensions de garantie : une arnaque  (60 Millions de consommateurs)

 

 

D’après 60 Millions de consommateurs, les extensions de garantie sont une arnaque qui ne servent qu’à justifier le supplément de prix de 20%.  Selon le magazine 60 Millions de consommateurs, ces techniques de vente se rapprochent parfois du «matraquage commercial». L’extension de garantie est un service proposé par les distributeurs au moment de l’achat d’un appareil. Il s’agit, autrement dit, d’un prolongement de la garantie constructeur gratuite et obligatoire de deux ans. Elle peut être de deux ou trois ans, ce qui allonge d’autant la durée totale de la garantie. Ce service est facturé autour de 20% du prix du produit et peut donc s’élever à plusieurs centaines d’euros pour les produits onéreux.  D’après les experts interrogés par 60 Millions de consommateurs, les extensions sont souvent inutiles car, contrairement aux arguments avancés par les commerciaux, les appareils ne sont pas de moins en moins fiables. Le taux de panne des appareils n’est que de 2% lors de la première année, en raison principalement de défauts de fabrication, or ces réparations sont intégralement couvertes par les garanties constructeur. Après la première année, moins de 1% des appareils tombent en panne pour des défauts de fabrication. Les problèmes liés à l’usure n’apparaissent quant à eux qu’après cinq années, soit la durée la plus longue des extensions de garantie, souligne 60 Millions de consommateurs.

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat pour les revenus et les petites retraites annoncée par Marine Le Pen serait financée par le consommateur. En effet cette prime d’un montant de  80 € par mois et d’un coût d’environ 15 milliards serait compensée  par une contribution fiscale de 3 % sur les importations. Des importations qui forcément subiraient une inflation (d’autant plus que la balance commerciale française est très déséquilibrée). Autrement dit on donne d’une main une prime et de l’autre on fait payer le consommateur la hausse des prix sur les produits et services importés. Ce sont surtout les bas revenus qui proportionnellement consacrent le plus à la consommation. Outre son incohérence économique et sociale,  cette contribution fiscale sur les importations poserait des normes problème juridiques. Cette  proposition qui devrait faire l’objet d’une modification des traités puisque les droits de douanes sont une compétence exclusive de l’Union européenne, selon l’article 3 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Elle exigerait donc un accord à l’unanimité des États membres de l’Union européenne. Autre constat de l’Institut Montaigne: «À court terme, la prime de pouvoir d’achat peut avoir un effet positif sur la consommation, en soutenant le pouvoir d’achat des ménages modestes. Cependant, la contribution de 3% se traduirait par un renchérissement du coût des biens importés, amputant donc cette fois le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population française», indique l’Institut Montaigne.

Grande -Bretagne: la confiance des consommateurs chute après le Brexit

Grande -Bretagne: la confiance des consommateurs chute après le Brexit

La confiance des consommateurs britanniques a chuté après le vote sur la sortie de l’Union européenne, à un rythme qui n’avait plus été vu depuis 21 ans, indique une étude publiée vendredi par GfK. Selon cette enquête effectuée spécialement du 30 juin au 5 juillet pour mesurer le moral des Britanniques post-Brexit, la victoire du « Leave » lors du référendum a entraîné un repli de l’indice de confiance de 8 points à -9.  »Il n’y a pas eu de recul plus marqué depuis 21 ans (décembre 1994) », souligne GfK.  Logiquement, les Britanniques ayant voté pour rester dans l’UE étaient les plus déprimés (-13 points) tandis que les électeurs ayant voté pour en sortir étaient moins pessimistes (-5 points).  »En ces temps d’incertitude, nous avons vu un repli significatif de la confiance, chacune des composantes clés de l’indice ayant chuté, la plus forte baisse concernant la situation économique générale au cours des douze prochains mois », souligne Joe Staton, responsable des dynamiques de marché chez GfK.  60% des personnes interrogées s’attendent en effet à ce que l’économie britannique se détériore au cours des douze prochains mois, contre 46% en juin. Et la proportion de gens pensant que les prix vont augmenter rapidement a bondi de 20 points de pourcentage (de 13 à 33%). « Notre analyse suggère que l’une des conséquences immédiates du référendum est que des secteurs comme les voyages, la mode, la décoration, le bricolage et la distribution sont particulièrement vulnérables à une réduction des dépenses des consommateurs », détaille GfK.

 

(AFP)

 

Allemagne : recul du moral des consommateurs

Allemagne : recul du moral des consommateurs

La détérioration de la confiance du consommateur depuis plusieurs mois est surtout liée aux inquiétudes concernant le marché du travail au vu de l’afflux de réfugiés arrivant en Allemagne. De fait  l’économie allemande voit sa croissance se tasser sous l’effet en particulier du ralentissement des exportations. Au troisième trimestre le PIB de l’Allemagne n’a affiché qu’une petite hausse de 03 %, comme la France. Le moral du consommateur allemand s’est donc à nouveau détérioré à l’approche de décembre, mais de manière moins marquée que prévu et sa propension à acheter s’est même améliorée, montre une enquête publiée vendredi, suggérant que les Allemands sont prêts à largement ouvrir leur portefeuille à l’approche des fêtes de fin d’année. Selon le spécialiste des études de marché GfK, l’indice mesurant le sentiment du consommateur, calculé à partir d’un échantillon de 2.000 personnes, a reculé à 9,3, un plus bas depuis février, contre 9,4 points en novembre et 9,6 points en octobre.

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