Archive pour le Tag 'consommateurs'

La perte du goût des fruits et légumes : la faute principale aux consommateurs

 

 

 

Pour une grande part la responsabilité de la perte de goût des fruits et légumes incombe au consommateur même si en amont les producteurs et les distributeurs ont su  imposer leurs critères de qualité. Il y a déjà au moins 40 ans que la dérive a commencé avec des produits qu’on dirait tout droit sorti d’une fabrique de plastique ; bien entendu tous de la même dimension et surtout comme revêtu d’une sorte de vernis. Calibrés, polis,  éclatants la plupart de ces produits ne sont que le résultat de l’utilisation massive d’engrais de pesticides et autres traitements. La pomme ridée a disparu des étals par exemple depuis une bonne cinquantaine d’années au profit d’une pomme sans défaut mais sans goût.  même chose pour la plupart des autres fruits et des légumes. La perte de goût a favorisé le développement de ces cultures industrielles en autre avec l’internationalisation des échanges ;  des produits subissent  des transports de centaines ou de milliers de kilomètres. Pour subir ce transport, fruits et légumes sont cueillis bien avant la maturité et perdre l’essentiel de leur valeur nutritive. La question se pose de savoir s’il est bien raisonnable de consommer hors saison  fruits et légumes ayant parcouru des milliers de kilomètres non seulement pour des questions alimentaires mais aussi vis-à-vis de l’empreinte carbone. La perte de deux goûts découle aussi de la sururbanisation. Les urbains beaucoup moins que les ruraux connaissent réellement les produits de la terre. Sans parler de ceux nombreux en France qui ont abandonné la pratique du jardin potager recouvrir leur terrain d’une pelouse se privant ainsi d’une alimentation saine et accessoirement d’un pouvoir d’achat complémentaire. Producteurs, distributeurs sont évidemment responsables de la dégradation de la qualité des produits et de leur saveur mais le consommateur en dernier ressort porte la principale responsabilité du fait de ses choix alimentaires.

 

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

L’UFC-Que choisir et CLCV contestent  à juste titre l’augmentation de l’ordre  de 6 % des tarifs d’électricité au motif que la commission de régulation de l’énergie a procédé à des calculs de coins de table  sans pertinence technique. La vérité bien sûr,  c’est  que cette commission de régulation de l’énergie, comme la plupart des institutions de ce type, n’est pas réellement indépendante ; pour parler clair, elle est à la botte du gouvernement qui lui-même reprend la demande d’EDF. Comme d’habitude le problème sera sans doute tranché par le conseil d’État qui à son tour approuvera sans doute cette augmentation. Au nom du droit sans doute ! Mais de quel droit car il s’agit essentiellement d’un problème économique et d’une question sociale. Le problème fondamental, c’est que les différentes institutions ne disposent pas de l’indépendance nécessaire réellement pour évaluer la pertinence des orientations du pouvoir. Selon les deux associations, cet avis de la CRE, “techniquement infondé et juridiquement contestable”, entraînerait une “évolution subjective du tarif réglementé qui est déconnectée de l’évolution des coûts réels de l’opérateur historique [EDF] au détriment des consommateurs». Au-delà de la méthodologie, la hausse serait d’autant plus fâcheuse que “la crise sociale actuelle, qui est née des prix de l’énergie, est avant tout une crise du pouvoir d’achat”, arguent les auteurs du courrier en référence aux “Gilets jaunes». Censée s’appliquer le 1er mars mais reportée par le gouvernement au plus fort de la contestation, l’augmentation devrait entrer en vigueur “sans doute à la moitié de l’année”, a déclaré le mois dernier le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.“Si l’avis de la CRE venait à être repris dans un arrêté ministériel, nos deux associations saisiraient le Conseil d’État pour demander son annulation”, préviennent l’UFC-Que choisir et CLCV qui anticipent en cas de victoire “un rapide rattrapage tarifaire (…) au bénéfice des consommateurs». Pour le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, il est “normal que la loi soit appliquée”. “Le principal enjeu, c’est d’accompagner les Français dans la rénovation de leur appartement”, afin de leur permettre de diminuer leur facture d’électricité, a-t-il ajouté sur BFMTV. Le 25 mars, l’Autorité française de la concurrence a émis un avis défavorable au projet de hausse des tarifs réglementés et recommandé de demander une nouvelle délibération de la CRE. Les tarifs réglementés concernent les consommateurs résidentiels abonnés au tarif bleu d’EDF, soit 25,3 millions de foyers à fin 2018, ainsi qu’aux petits professionnels (3,2 millions).

Sites : Faux avis, faux consommateurs : Amazon coincé aux Etats Unis

Sites : Faux avis, faux consommateurs : Amazon coincé aux Etats Unis

Trop souvent les avis des lecteurs consommateurs constituent une sorte d’arnaque. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces avis sont gérés par le site lui-même. Du coup on a évidemment tendance à privilégier les avis favorables ou même à inventer de faux avis. Il suffit de lire les commentaires notamment des sites à caractères commerciaux pour vérifier cette supercherie. Même quand les commentaires sont favorables se posent un problème de déontologie car décemment le site ne peut se valoriser lui-même à partir de commentaires élogieux. Pour le présent site c’est précisément pour cette raison que pratiquement aucun commentaire n’est diffusé. Pour être objectifs, ces commentaire devraient être géré par un organisme indépendant du site. Cette fois c’est Amazon qui a été pris la main dans le sac pour avoir inventé de faux témoignages en faveur de certains produits. Les autorités américaines ont donc a donc ouvert un dossier le 19 février pour enquêter sur ces pratiques douteuses. Après discussions avec amazone l’autorité américaine a émis une amende de 12,8 millions de dollars. En réalité, seulement 50.000 dollars sont exigés dans l’immédiat. Le reste de la somme sera versée uniquement si la société ne respecte pas ses engagements pris dans le cadre du litige.

 

 

Google : plainte pour espionnage des consommateurs

Google : plainte pour espionnage des consommateurs

 

Une plainte, déposée en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, en Grèce, en République-Tchèque, en Slovénie et en Suède, s’appuie sur une étude de l’agence norvégienne de protection des données qui conclut que le géant américain « utilise un design et des informations trompeurs qui amènent les utilisateurs à accepter d’être constamment suivis ». Il est notamment reproché à Google de suivre ses utilisateurs à la trace via les paramètres « Historique des positions » et « Activité Web et applications » intégrés dans tous les comptes Google. Selon l’étude norvégienne, ce suivi permanent est particulièrement difficile à éviter avec le système d’exploitation Android qui, d’après le site Statcounter, équipe près de 70% des mobiles (Samsung, Huawei) en Europe. « La soif de données de Google est bien connue, mais l’ampleur avec laquelle il induit les utilisateurs en erreur pour les suivre et gagner de l’argent est effrayante », a estimé la directrice du BEUC, Monique Goyens. « La situation est plus qu’alarmante. Les smartphones sont utilisés pour espionner tous les mouvements ». « Google traite des données personnelles extrêmement détaillées et exhaustives sans fondement juridique approprié, et les données sont acquises par le biais de techniques de manipulation », a fait valoir Gro Mette Moen, une responsable de l’organisation norvégienne. « Les données de localisation peuvent révéler beaucoup de choses sur une personne : ses mouvements en temps réel, les endroits qu’elle fréquente régulièrement, ses routines quotidiennes, ses intérêts, etc », note l’organisation norvégienne dans sa plainte [...] Le suivi constant de la localisation et l’agrégation des données de localisation dans la durée peuvent être utilisés pour dresser des portraits très détaillés des individus et en déduire leurs croyances religieuses, leurs inclinations politiques et leur orientation sexuelle entre autres choses », souligne-t-elle.

 

Des villes de consommateurs pas de producteurs

Des villes de consommateurs pas de producteurs

 

 

C’est évidemment la contradiction majeure de cet aménagement du territoire qui favorise une super urbanisation dans les grandes métropoles mais qui évacue les activités de production à l’extérieur. En moyenne les villes françaises ne produisent que 3% des biens qu’elles consomment Interrogé par La Tribune, Arnaud Florentin, directeur associé de l’agence de conseil, analyse le phénomène et insiste sur l’urgence de faire marche arrière.

 

Dans votre rapport, pour expliquer la nécessité d’un ancrage de la fabrication dans les villes, vous utilisez la notion d’ »effet multiplicateur local ». De quoi s’agit-il ?

ARNAUD FLORENTIN - La notion d’effet multiplicateur local, élaborée par le cabinet Utopies dans une étude de 2016, correspond à la capacité d’un revenu qui entre dans un territoire à y circuler durablement et à irriguer son économie. Il représente le deuxième pilier de sa prospérité, à côté de son aptitude à capter des richesses, via les exportations, le tourisme, etc. Un tiers de sa santé économique% des biens qu’elles consomment.  L’image d’un flipper, où pour réaliser des points il faut que la balle ait le plus d’interactions possibles, résume bien ce concept.

Pourtant, non modélisé jusqu’à notre étude, l’effet multiplicateur local se retrouve aujourd’hui dans l’angle mort des politiques publiques de développement, qui prennent en compte seulement le premier pilier. Résultat : son ratio baisse nettement depuis 50 ans, en raison d’un affaiblissement de la diversité économique des territoires, et donc des échanges. Les balles dans le flipper sont nombreuses, mais elles y restent de moins en moins. Promouvoir la fabrication locale est justement un moyen de réintroduire de la diversité.

S’agit-il de soutenir une forme d’autarcie ?

Non, l’autarcie est un dogme sans valeur scientifique, alors que l’autonomie locale est aujourd’hui une nécessité face à des fractures sociales et écologiques qui ne nous laissent plus le choix. L’objectif consiste dans un équilibre entre ce que l’on capte à l’extérieur et ce qui est produit localement : un niveau d’autonomie de 10-15% engendrerait déjà des conséquences très importantes. Et le pari est qu’à partir des villes l’ancrage local de la production s’étende, par cercles concentriques, à l’ensemble des territoires qui les entourent. Les échanges qu’il faut multiplier ne sont d’ailleurs pas seulement ceux d’objets, mais aussi ceux d’informations : à Barcelone, le mouvement FabCity promeut justement le passage d’un modèle Produce in Trash Out (PITO) à un modèle Data In Data Out (DIDO).

Dans votre Fab City Index, qui mesure la capacité d’auto-production des villes françaises, Paris figure en tête, suivie par Lyon, puis par quelques autres métropoles. Est-ce la présence des sièges sociaux des grands groupes dans la capitale compte pour expliquer cela ?

Non, car dans notre index nous valorisons seulement le tissu productif, à l’exclusion du tertiaire. L’autonomie d’un territoire que nous mesurons dépend ainsi de sa capacité à s’inscrire dans l’ensemble de la chaîne de production répondant à ses besoins. Les bons résultats de Paris et d’autres métropoles dépendent donc plutôt de l’étendue et de la densité économique de leurs aires urbaines. Mais la partie la plus importante du classement est celle qui dé-corrèle l’autonomie des villes de leur taille, puisqu’elle montre les territoires qui sur-performent. C’est le cas de Cholet qui, 73e aire urbaine française, figure pourtant à la 11e place en termes d’auto-production.

Deux atouts sont nécessaires pour atteindre de tels résultats : un tissu industriel diversifié, mais aussi la présence de véritables filières locales permettant de multiplier les échanges sur le territoire. Au cœur du triangle dynamique des villes de Nantes, Angers et La Roche-sur-Yon, Cholet affiche justement un équilibre entre fleurons industriels, PME et ETI, startups, ainsi qu’une véritable culture entrepreneuriale. D’une manière générale, l’arc Ouest-Sud, s’appuyant sur des économies plus diversifiées qu’en moyenne, semble compter davantage de villes fabricantes. Au contraire, les aires urbaines du quart Nord-Est, avec une forte histoire de spécialisation industrielle, présentent moins de capacités d’auto-production.

La désindustrialisation de l’économie française depuis les années 70 est donc la cause de cette perte d’autonomie des territoires ?

Oui, mais l’enjeu n’est pas d’affirmer que c’était mieux avant. Aujourd’hui, il s’agit plutôt de relocaliser la production sans pour autant réinstaller de grandes usines en promouvant des modèles plus petits et circulaires.

Par rapport à d’autres pays, comment se situe la France ?

Nous travaillons sur des outils de comparaison précis, mais un travail déjà réalisé aux Etats-Unis permet de constater que globalement les zones urbaines américaines sont plus productives que celles françaises. Globalement, en France, le niveau d’autonomie des villes est plutôt bas : en moyenne, elles ne produisent que 3,1% de la valeur des biens consommés par leurs habitants. Or, Los Angeles affiche 10 points plus que Paris, qui pourtant atteint 8,7%.

Les villes américaines sont souvent moins denses. Est-ce que cela joue ?

La différence vient moins de l’usage du foncier que de la présence d’une culture de la diversité économique. Mais si la fabrication en ville doit être micro, c’est justement aussi pour des raisons de foncier. Et réinstaller la fabrication en ville exige d’innover aussi dans la manière de penser l’espace.

Votre rapport le souligne : nombre d’initiatives surgissent déjà sur le terrain. Mais que peuvent faire les pouvoirs publics pour promouvoir ce changement ?

La clé est justement de changer de mentalité dans la manière de concevoir les politiques économiques. Un rapport de 2017 de la Caisse des dépôts relatif à l’accompagnement de l’entrepreneuriat territorial le montre bien : les anciens outils, fondés sur le foncier et les aides fiscales, ne suffisent plus. Il s’agit désormais d’innover, en misant aussi sur des démarches d’accompagnement et mise en relation. A Knoxville par exemple, dans le Tennessee (Etats-Unis), la mairie a formé un « conseil de production locale » composé d’artisans, artistes et petits producteurs.

Les meilleurs incubateurs sont d’ailleurs aujourd’hui ceux qui utilisent les ressources locales et promeuvent la transversalité : c’est le cas du Brooklyn FoodWorks, financé par des fonds publics mais géré par un acteur privé, qui permet aux consommateurs d’avoir accès à des produits parfois fabriqués seulement 24 heures auparavant à proximité. Et les meilleures startups de demain sont celles qui sauront conquérir une globalité de marchés locaux, éventuellement via des partenariats avec de plus gros groupes, qui peuvent entraîner les plus petites structures.

 

 

Distribution : enquête pour protéger fournisseurs et consommateurs

Distribution : enquête pour protéger fournisseurs et consommateurs

 

 

Le renforcement des alliances tant pour la commercialisation que pour les achats chez les grands distributeurs a justifié uen enquête  de l’autorité de la concurrence après les alliances à l’achat nouées entre Auchan, Casino, Metro et Schiever ainsi qu’entre Carrefour et Système U.

 

L’enquête concerne également le rapprochement récent annoncé entre Carrefour et le britannique Tesco. Ces alliances risquent de renforcer la position oligopolistique de la distribution qui écrase les prix des fournisseurs et à l’inverse peut permettre des ententes sur les prix de vente.   “L’Autorité a décidé de renforcer ses investigations sur ces rapprochements à l’achat (…) afin d’évaluer l’impact concurrentiel de ces rapprochements sur les marchés concernés, tant à l’amont pour les fournisseurs, qu’à l’aval pour les consommateurs”, indique l’institution dans un communiqué. Ces accords concernent potentiellement une part significative des produits de grande consommation commercialisés par les acteurs de la grande distribution à dominante alimentaire (produits alimentaires, produits d’hygiène et entretien, bazar, textile), ajoute-t-elle. Les services d’instruction de la concurrence seront ainsi amenés à interroger les fournisseurs concernés comme leurs concurrents non concernés par ces accords. Casino, précédemment allié à Intermarché, s’est tourné vers Auchan pour un rapprochement mondial, tandis que Système U, ancien allié d’Auchan, s’est allié à Carrefour pour cinq ans, permettant à ce dernier de se hisser au rang de leader dans les achats en France. Carrefour s’est également allié il y a peu à Tesco dans les achats de produits de marques propres – hors produits frais – et dans les biens non marchands comme les équipements destinés aux magasins, éclairage ou gondoles de présentation des produits.

Ces partenariats s’inscrivent aussi dans un contexte où la distribution alimentaire est ébranlée par les ambitions d’Amazon, avec lequel Casino a finalement décidé de s’allier via sa filiale Monoprix, devenue le premier distributeur alimentaire français à vendre ses produits sur le site du géant américain.

Dans un communiqué, Casino a confirmé que les alliances “Horizon”, dont il est partenaire aux côtés d’Auchan Retail, Metro et Schiever, faisaient l’objet d’une enquête ouverte par l’Autorité le 24 mai dernier après le dépôt d’un dossier d’information le 18 mai.

Croissance GB: les consommateurs ont le moral

Croissance GB: les consommateurs ont le moral

 

 

Le flegme britannique est légendaire, il se traduit même dans les sondages mesurant le moral. Alors que le Brexit s’enfonce dans méandres de la négociation, que la première ministre est bousculée par sa majorité et même récemment par Trump, que les perspectives sont pleines d’incertitudes, on garde le moral outre manche. Pourtant L’activité britannique est sur une pente ralentie depuis 2015, année où le pays, avec 2,3 % de croissance du produit intérieur brut, paradait en tête des pays développés. Cette progression a depuis freiné à 1,9 % en 2016 et à 1,8 % en 2017. Dans prévisions publiées le 17 avril, le Fonds monétaire international a prévu une croissance de 1,6 % du Royaume-Uni

Le moral des consommateurs britanniques a cependant  atteint son plus haut niveau depuis 2011 grâce notamment à une amélioration du pouvoir d’achat mais aussi à un temps magnifique et au mariage du Prince Harry, selon une étude trimestrielle publiée samedi par le cabinet Deloitte. La confiance de la population est montée de deux points au deuxième trimestre 2018, pour finir à -4%, le plus haut point atteint depuis que le cabinet a commencé de mesurer cette valeur en 2011.

Les extensions de garantie : une arnaque (60 Millions de consommateurs)

 Les extensions de garantie : une arnaque  (60 Millions de consommateurs)

 

 

D’après 60 Millions de consommateurs, les extensions de garantie sont une arnaque qui ne servent qu’à justifier le supplément de prix de 20%.  Selon le magazine 60 Millions de consommateurs, ces techniques de vente se rapprochent parfois du «matraquage commercial». L’extension de garantie est un service proposé par les distributeurs au moment de l’achat d’un appareil. Il s’agit, autrement dit, d’un prolongement de la garantie constructeur gratuite et obligatoire de deux ans. Elle peut être de deux ou trois ans, ce qui allonge d’autant la durée totale de la garantie. Ce service est facturé autour de 20% du prix du produit et peut donc s’élever à plusieurs centaines d’euros pour les produits onéreux.  D’après les experts interrogés par 60 Millions de consommateurs, les extensions sont souvent inutiles car, contrairement aux arguments avancés par les commerciaux, les appareils ne sont pas de moins en moins fiables. Le taux de panne des appareils n’est que de 2% lors de la première année, en raison principalement de défauts de fabrication, or ces réparations sont intégralement couvertes par les garanties constructeur. Après la première année, moins de 1% des appareils tombent en panne pour des défauts de fabrication. Les problèmes liés à l’usure n’apparaissent quant à eux qu’après cinq années, soit la durée la plus longue des extensions de garantie, souligne 60 Millions de consommateurs.

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat de Marine Le Pen payée par les consommateurs

La prime de pouvoir d’achat pour les revenus et les petites retraites annoncée par Marine Le Pen serait financée par le consommateur. En effet cette prime d’un montant de  80 € par mois et d’un coût d’environ 15 milliards serait compensée  par une contribution fiscale de 3 % sur les importations. Des importations qui forcément subiraient une inflation (d’autant plus que la balance commerciale française est très déséquilibrée). Autrement dit on donne d’une main une prime et de l’autre on fait payer le consommateur la hausse des prix sur les produits et services importés. Ce sont surtout les bas revenus qui proportionnellement consacrent le plus à la consommation. Outre son incohérence économique et sociale,  cette contribution fiscale sur les importations poserait des normes problème juridiques. Cette  proposition qui devrait faire l’objet d’une modification des traités puisque les droits de douanes sont une compétence exclusive de l’Union européenne, selon l’article 3 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Elle exigerait donc un accord à l’unanimité des États membres de l’Union européenne. Autre constat de l’Institut Montaigne: «À court terme, la prime de pouvoir d’achat peut avoir un effet positif sur la consommation, en soutenant le pouvoir d’achat des ménages modestes. Cependant, la contribution de 3% se traduirait par un renchérissement du coût des biens importés, amputant donc cette fois le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population française», indique l’Institut Montaigne.

Grande -Bretagne: la confiance des consommateurs chute après le Brexit

Grande -Bretagne: la confiance des consommateurs chute après le Brexit

La confiance des consommateurs britanniques a chuté après le vote sur la sortie de l’Union européenne, à un rythme qui n’avait plus été vu depuis 21 ans, indique une étude publiée vendredi par GfK. Selon cette enquête effectuée spécialement du 30 juin au 5 juillet pour mesurer le moral des Britanniques post-Brexit, la victoire du « Leave » lors du référendum a entraîné un repli de l’indice de confiance de 8 points à -9.  »Il n’y a pas eu de recul plus marqué depuis 21 ans (décembre 1994) », souligne GfK.  Logiquement, les Britanniques ayant voté pour rester dans l’UE étaient les plus déprimés (-13 points) tandis que les électeurs ayant voté pour en sortir étaient moins pessimistes (-5 points).  »En ces temps d’incertitude, nous avons vu un repli significatif de la confiance, chacune des composantes clés de l’indice ayant chuté, la plus forte baisse concernant la situation économique générale au cours des douze prochains mois », souligne Joe Staton, responsable des dynamiques de marché chez GfK.  60% des personnes interrogées s’attendent en effet à ce que l’économie britannique se détériore au cours des douze prochains mois, contre 46% en juin. Et la proportion de gens pensant que les prix vont augmenter rapidement a bondi de 20 points de pourcentage (de 13 à 33%). « Notre analyse suggère que l’une des conséquences immédiates du référendum est que des secteurs comme les voyages, la mode, la décoration, le bricolage et la distribution sont particulièrement vulnérables à une réduction des dépenses des consommateurs », détaille GfK.

 

(AFP)

 

Allemagne : recul du moral des consommateurs

Allemagne : recul du moral des consommateurs

La détérioration de la confiance du consommateur depuis plusieurs mois est surtout liée aux inquiétudes concernant le marché du travail au vu de l’afflux de réfugiés arrivant en Allemagne. De fait  l’économie allemande voit sa croissance se tasser sous l’effet en particulier du ralentissement des exportations. Au troisième trimestre le PIB de l’Allemagne n’a affiché qu’une petite hausse de 03 %, comme la France. Le moral du consommateur allemand s’est donc à nouveau détérioré à l’approche de décembre, mais de manière moins marquée que prévu et sa propension à acheter s’est même améliorée, montre une enquête publiée vendredi, suggérant que les Allemands sont prêts à largement ouvrir leur portefeuille à l’approche des fêtes de fin d’année. Selon le spécialiste des études de marché GfK, l’indice mesurant le sentiment du consommateur, calculé à partir d’un échantillon de 2.000 personnes, a reculé à 9,3, un plus bas depuis février, contre 9,4 points en novembre et 9,6 points en octobre.

Des consommateurs rationnels …. quand tout va bien !

Des consommateurs rationnels …. quand tout va bien !

C’est  la conclusion d’uen jeune économiste, Xavier Gabaix a remporté vendredi le prix Maurice Allais, ,  qui démontre que les consommateurs sont beaucoup moins bien armés, moins rationnels   en cas d’imprévus, de crise, comme les Etats ! Or si la science économique a vraiment une  utilité  c’est précisément en cas de crise. Reste cependant à définir ce qui est rationnel ou pas ( une question pas seulement économique mais aussi philosophique).  Alors que les modèles économiques traditionnels privilégient un consommateur omniscient et totalement rationnel, le jeune économiste l’envisage, lui, moins éclairé sur toutes les réalités du monde. « On apprend très tôt à l’université comment le consommateur décide, comment il existe un équilibre général dans l’économie avec plein de consommateurs qui prennent des décisions de manière optimale: c’est le modèle traditionnel », alors que les choix s’opèrent « de manière non complètement optimale dans mon modèle alternatif », dit-il  Il convoque un consommateur « myope » ou « naïf » qui « ne fait pas attention » ou « oublie qu’il peut arriver un certain nombre d’événements rares ». Et dans ce cas, ce consommateur est « impréparé » et risque de trop s’endetter ou de ne pas assez épargner. Là, intervient « dans le modèle un rôle pour le gouvernement, la société de faire ou des régulations ou des politiques d’éducation pour que les gens prennent mieux leurs décisions ». « Au lieu de supposer que tout le monde réfléchit à tout ce qui va se passer, dans ce modèle les gens réfléchissent seulement à une partie de ce qui va se passer: par exemple, ils vont planifier pour le cas moyen mais pas pour les cas extrêmes », comme une crise. Bonne nouvelle, cela signifie qu’en moyenne « ils vont plutôt bien se débrouiller ». En revanche, ils seront « sous-préparés pour les événements rares ». Ses recherches doivent permettre « de refonder une partie de l’économie avec des agents supposés être moins rationnels que dans le modèle standard, plus réalistes, plus proches de la réalité », détaille l’économiste. Considérant ses travaux comme un « prélude » à d’autres, transposable à l’ensemble des agents économiques, Xavier Gabaix observe que « ça marche aussi bien au niveau de l’individu qui est au chômage qu’au niveau de l’Europe qui s’était sous-préparée pour des événements qui avaient l’air rares comme la crise des dettes souveraines ». Ce brillant économiste diplômé d’Harvard et qui a fait toute sa carrière aux Etats-Unis se veut « dans l’esprit de Maurice Allais », qui était jusqu’à cette année et le sacre de Jean Tirole, le seul économiste français à avoir remporté le prix Nobel. « C’est un des pionniers de l’économie comportementale qui essaie de faire attention à la manière dont les gens prennent réellement des décisions », décrit-il, évoquant des liens forts avec la psychologie. Il explique d’ailleurs que cette idée d’un consommateur insuffisamment protégé contre le système ou d’entreprise, de banque, d’Etat, censés être plus rationnels qu’ils ne peuvent l’être en réalité ne lui est pas venue « à cause de la crise » des dernières années.  « C’est vrai que la crise a donné beaucoup plus de légitimité à ce genre d’approche hétérodoxe », reconnaît-il. Mais selon lui, beaucoup d’économistes s’accordaient déjà auparavant à reconnaître que « l’économie suppose trop de rationalité des agents ». « La question est de savoir comment modéliser ça d’une manière utilisable », poursuit l’économiste dont la première spécialité étaient les mathématiques. « J’aimais beaucoup les mathématiques mais je voulais faire des choses plus concrètes », se rappelle-t-il. Du coup, à peine sorti de l’Ecole normale supérieure, il suit des cours d’économie, frappé par une matière où les « questions intéressantes » posées donnent lieu à des « réponses insatisfaisantes ». (AFP)

Sondage soldes : piège à consommateurs

Sondage soldes : piège à consommateurs

 

 

Avec la crise,  les soldes c’est un peu toute l’année et les périodes dites de soldes officielles perdent de leur intérêt. D’après  Une étude réalisée par l’ObSco les Français sont doutent de plus en plus de l’intérêt des soldes.   65% des personnes interrogées estiment que les produits bénéficiant d’une remise importante lors des soldes sont souvent des produits mis en rayon spécialement pour l’occasion, selon l’Observatoire du rapport au prix, publié en octobre 2014 par l’ObSco. 73% considèrent par ailleurs que le prix initial a été gonflé en prévision des soldes afin de pouvoir continuer à faire des bénéfices malgré la décote. Et près de 80% des individus interrogés considèrent que les commerçants continuent à faire des bénéfices même lorsqu’ils proposent un produit à – 50%.  Selon la même étude, les Français sont 70% à se déclarer très satisfaits de la multiplication des opportunités de faire des bonnes affaires. Les ventes privées, promotions ponctuelles et bons de réduction sont en effet autant de nouvelles occasions d’acheter à prix réduit tout le long de l’année. Mais cette abondance de promotions n’a pas que des bons côtés. 81% des personnes interrogées affirment cela leur fait perdre leurs repères sur les prix, et 76% considèrent qu’acheter un produit au bon prix devient de plus en plus compliqué. L’habitude d’acheter toute l’année à prix réduit a aussi pour effet de diminuer l’intérêt des soldes. Selon une étude citée par l‘AFP, 52% des Français estiment que les promotions ponctuelles en dehors des soldes sont une meilleure opportunité de faire des bonnes affaires. Cette situation n’est d’ailleurs pas du goût des petits commerçants : certains d’entre eux s’agacent de la multiplication des ventes privées en dehors des périodes de soldes, et dénoncent une concurrence déloyale.

 

Etats-Unis : moral en baisse des consommateurs

Etats-Unis : moral en baisse des consommateurs

Paradoxe, le sentiment du consommateur américain est tombé en août à son niveau le plus bas depuis novembre, leurs anticipations continuant de se dégrader tandis que leur jugement sur la conjoncture économique du moment est au plus haut depuis juillet 2007. L’indice Thomson Reuters/Université du Michigan mesurant le sentiment du consommateur est ressorti à 79,2 en août en première estimation contre 81,8 en juillet. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 82,5. En novembre 2013, l’indice était ressorti à 75,1. « La confiance du consommateur reste à un niveau modérément positif, suffisant pour soutenir une croissance continue de la consommation des ménages durant l’année à venir », a commenté Richard Curtin, qui a supervisé l’enquête. Le sous-indice de la situation économique actuelle est monté à 99,6 contre 97,4 et 97,8 attendu.  Celui mesurant les anticipations du consommateur a reculé pour le quatrième mois consécutif, à 66,2 contre 71,8 le mois dernier et 73,0 attendu. Il est au plus bas depuis octobre 2013. Les anticipations d’inflation à un an donnent un taux de 3,4% contre 3,3% et celles sur un horizon de cinq à dix ans donnent un taux de 2,8% contre 2,7%.

 

Des consommateurs quittent EDF et GDF

Des consommateurs quittent EDF et  GDF

 

. Selon des chiffres publiés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la concurrence s’est accentuée à la fin de l’année 2013. Ainsi au 4e trimestre, 133.000 clients sont passés chez des opérateurs alternatifs pour leur électricité. C’est deux fois plus qu’au 3e trimestre. Au total, sur les 31,2 millions d’abonnés à l’électricité, 2,46 millions sont passés chez un fournisseur alternatif.   »Sur le marché de l’électricité, il y a eu une forte progression au moins d’août quand EDF a annoncé une augmentation de 5% sur ses tarifs. Et là on a vu s’engouffrer différent fournisseurs alternatifs qui n’ont pas augmenté leurs prix et qui proposaient donc des offres attractives par rapport à EDF. On a eu beaucoup de consommateurs qui sont partis vers les fournisseurs alternatifs », explique Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie et environnement à l’UFC-Que Choisir. Mais la tendance pourrait ralentir car l’écart entre tarifs règlementés et ceux proposés par la concurrence se sont limités : ils s’élèvent entre 5 à 6%, ce qui se traduit sur la facture par une économie de « seulement » 40 à 60 euros sur l’année.  La situation est différente du côté du gaz. La demande a été soutenue toute l’année, avec 238.000 clients qui se sont affranchis de GDF au dernier trimestre, soit presque autant que le trimestre précédent. La flambée des prix du gaz, qui ont grimpé de 80% depuis 2005, a, en effet, poussé les foyers à faire davantage jouer la concurrence. Et la tendance semble durable au vu des économies réalisées. « Sur le gaz, on voit qu’il y a toujours des écarts importants depuis déjà une année. Et on se rend compte que par rapport aux tarifs réglementés proposés par GDF Suez on peut avoir en moyenne jusqu’à 122 euros par an pour un foyer qui se chauffe au gaz. Donc là il y a un vrai intérêt beaucoup plus important « , commente Nicolas Mouchnino. L’UFC-Que Choisir a d’ailleurs activement participé à faire sortir les consommateurs de leur immobilisme, en lançant une action collective « Gaz moins cher ensemble » en octobre dernier. 140 000 foyers ont désormais accès à des tarifs 15,5% moins cher que ceux de GDF

 

Sondage économie mondiale : les consommateurs pessimistes

Sondage économie mondiale : les consommateurs pessimistes

 

Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) publiée jeudi  46% prévoient de réduire encore leurs dépenses, selon cette étude qui porte sur 23.000 personnes interrogées dans 9 pays (Etats-Unis, Canada, Allemagne, France, Italie, Espagne, Japon, Australie et Royaume-Uni) en mai et juin.  Suivant les pays, seulement 5 à 25% des consommateurs interrogés pensent que les générations futures auront une meilleure qualité de vie que la leur. Cependant, l’étude recèle des « bonnes nouvelles », selon BCG, comme le fait d’acheter des produits de bonne ou de meilleure qualité, et 40% citent les marques comme une raison d’acheter des produits plus chers. Dans cette étude mondiale, les Français apparaissent comme particulièrement pessimistes. Ils sont 64% à se déclarer anxieux vis-à-vis du futur, en hausse de 4 points par rapport à 2012. Seuls les Espagnols (84%) et les Italiens (71%) se montrent plus pessimistes sur leur avenir. La conséquence est que 68% (+6%) des Français interrogés envisagent de réduire leurs dépenses de produits considérés comme non essentiels.  La restauration (42%), l’équipement électronique à l’exception des mobiles (36%) et l’équipement de maison, l’habillement et les accessoires de mode (tous à 35%) sont les dépenses les plus fréquemment citées comme étant susceptibles d’être réduites.  Cependant, plus de 72% des Français sont prêts à accepter de dépenser plus pour les produits qui comptent le plus pour eux, en hausse de 10% par rapport à 2012.  Ce sont les produits alimentaires considérés comme ayant un effet positif pour la santé qui en profitent en premier lieu, à l’instar des fruits et légumes (17%) ou de l’alimentation bio (15%). Les produits naturels sont également classés dans cette catégorie pour 13% des personnes interrogées.

 

Assemblée nationale : l’action de groupe adoptée pour la défense des consommateurs

Assemblée nationale : l’action de groupe adoptée pour la défense des consommateurs

L’action de groupe permet de regrouper, dans une seule procédure, les demandes de réparation émanant d’un grand nombre de consommateurs. Pour éviter les dérives, le projet de loi prévoit que tout recours en justice devra être mené par l’une des 16 associations nationales agréées de défense des consommateurs.  Sont exclus du champ de l’action de groupe, les domaines de la santé et de l’environnement, ce qu’ont regretté les écologistes et le Front de gauche. Mais la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a déjà annoncé une loi élargissant les actions de groupe à la santé pour le début 2014, tandis que sa collègue de l’Ecologie Delphine Batho a évoqué « l’extension de l’action de groupe » au domaine de l’environnement.  A l’initiative du rapporteur du projet, Razzy Hammadi (PS), le texte prévoit aussi une procédure simplifiée pour les contentieux les plus simples, c’est-à-dire pour les consommateurs facilement identifiables comme des abonnés, les consommateurs lésés se voyant alors indemnisés sans avoir à accomplir une démarche préalable.   »Le consommateur ne sera plus seul face aux professionnels pour obtenir réparation d’un préjudice économique dans le champ de la consommation et de la concurrence. En redonnant du pouvoir aux citoyens, nous leur donnons les moyens d’une réelle citoyenneté économique », s’est félicité Benoît Hamon après le vote.  Cette « réforme d’ampleur », a-t-il déclaré à l’AFP, constitue « une mesure économique pour la croissance, puisque les montants redistribués aux consommateurs pourront être directement réinjectés dans le circuit économique ».  Les orateurs de l’UMP, en particulier Damien Abad et l’ancien secrétaire d’Etat à la Consommation Frédéric Lefebvre, ont estimé que procédure simplifiée et procédure normale risquaient « d’entrer en concurrence », ce qui entraînerait une insécurité juridique. Ils ont expliqué ne pas pouvoir pour cette raison voter pour le texte, tout en approuvant le principe de l’action de groupe. Ils ont aussi regretté, ainsi que l’UDI Thierry Benoit, que le texte n’insiste pas assez sur le recours à la médiation, dans les litiges liés à la consommation.  Les députés ont encore à examiner quelque 70 articles du projet de loi, avec des mesures comme la résiliation plus facile des contrats d’assurance ou l’instauration dans les restaurants d’un logo « fait maison ». Mais comme la discussion a été soumise à un temps programmé, elle devrait s’accélérer.

Surgelés : doute des consommateurs

Surgelés : doute des consommateurs

 

Après  scandale de la viande chevaline le doute installe chez les consommateurs en ce qui concerne le surgelé. . Dix jours après le retrait des lasagnes bolognaises, moussakas, chili con carne et autres hachis Parmentier fournis par Comigel, c’est l’ensemble des ventes de surgelés qui semble pâtir de cette affaire. Chez l’un des principaux distributeurs français, les ventes de surgelés ont ainsi reculé de 6,4 % la semaine dernière. Même constat chez l’enseigne de hard discount Lidl qui observe déjà une «légère baisse» des ventes du rayon. «Nous avons noté une baisse des ventes de 5 % des surgelés salés la semaine dernière, ce qui est une anomalie, observe le responsable de cet hypermarché Leclerc de l’Ouest. Les clients, qui cuisinent plus à la maison, se sont reportés sur les produits frais.» «Les produits surgelés sont les dommages collatéraux de ce scandale, dans une tendance qui était déjà mauvaise en grandes et moyennes surfaces pour les plats cuisinés», explique ainsi le porte-parole d’une enseigne. L’an passé, dans un marché des surgelés salés en légère progression (+ 1,3 %), les ventes de plats cuisinés surgelés à base de pâtes et de viandes avaient déjà perdu 3 %. «Cela fait plusieurs années que les grandes surfaces ont tendance à perdre du terrain en surgelés, commente Jacques Dupré, directeur Insight chez SymphonyIRI, qui analyse les sorties de caisses en hypermarchés. Les transferts se sont faits au profit des rayons frais et traiteur des enseignes mais aussi des circuits spécialisés, du type Picard.» Si l’heure n’est pas encore à la psychose dans les magasins, les consommateurs français font bien preuve de méfiance. Ils ont rayé de leur liste de courses certains produits transformés surgelés, mais ils ne sont pas prêts pour autant à déserter le rayon. «Ils sont surinformés, donc ils ont bien conscience qu’il s’agit d’une escroquerie et non d’une crise sanitaire», explique le responsable d’un magasin Carrefour du sud de la France. «L’origine roumaine de la viande les inquiète davantage, de façon générale, que le fait qu’il s’agisse de la viande de cheval», renchérit un autre patron de magasin, qui rappelle que des notes d’informations sur les retraits de produits figurent sur les bacs de surgelés. Cela ne les empêche pas de poser de nombreuses questions aux responsables des rayons. Ni de rapporter des produits achetés ces derniers mois. «Même si les habitudes alimentaires des Français sont extrêmement stables dans le temps, il est vraisemblable qu’en cas de baisse de la consommation, il sera difficile aux industriels comme aux distributeurs de revenir en arrière et de retrouver le niveau de ventes initial», estime un spécialiste de l’agroalimentaire. Y aura-t-il des vainqueurs dans cette crise? Certains font le pari que le changement d’état d’esprit des consommateurs leur bénéficiera. C’est le cas des fabricants locaux – à l’image du Petit Producteur qui affiche la photo des agriculteurs sur ses fruits, légumes et autres yaourts -, de produits d’origine contrôlée et de l’ensemble de la filière bio. «Nous sentons un regain d’intérêt dans nos magasins, constate Gilles Piquet-Pellorce, directeur général de Biocoop, premier distributeur de produits bio en France avec 340 magasins et 535 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cela s’est traduit par une augmentation de nos ventes de 5 % à 10 %. Les circuits courts de la filière bio prennent tout leur sens. Les consommateurs comprennent mieux certains écarts de prix.» La fréquentation du rayon frais de Biocoop a ainsi nettement augmenté ces dix derniers jours. «Ce genre de crise alimentaire va encore accentuer la tendance des gens à consommer de façon plus responsable», conclut le distributeur. Une bonne nouvelle pour la filière bio dont le rythme de croissance (+ 5 % en 2012) a décéléré avec la crise.

 

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