Archive pour le Tag 'conjoncture ?'

Conjoncture USA : contrastée

Conjoncture USA : contrastée

Un peu comme en France,  la conjoncture économique américaine se caractérise par une contradiction avec d’une part des consommateurs qui conservent le moral tandis que la croissance de l’industrie tend à se tasser. Dans une période de crise telle que nous leurs vivons et qui n’est d’ailleurs sans doute pas terminée loin s’en faut, le décalage est normal car il faut du temps pour que les consommateurs s’approprient l’analyse de la situation économique de leur pays. Les consommateurs américains, eux, ont dopé leurs dépenses en juillet, les ventes au détail ayant grimpé de 0,7%, bien au-dessus des attentes des analystes. Magasins et distributeurs en ligne d’appareils électroniques, d’habillement et d’ameublement ont vu leurs ventes gonfler le mois dernier.

La consommation est la locomotive de l’économie américaine, générant 75% de la croissance du PIB. Alors que la croissance du Produit intérieur brut a atteint 2,1% en rythme annuel au 2e trimestre, l’expansion du 3e trimestre devrait se tasser un peu mais rester soutenue autour de 1,9%, selon la dernière projection de la banque centrale régionale d’Atlanta.

. La production industrielle américaine s’est repliée en juillet (-0,2%) pour la seconde fois en quatre mois, plombée par un recul encore plus important (-0,4%) de la production manufacturière.

Sur un an, de juillet 2018 à juillet 2019, la production industrielle, secteur cher à l’administration Trump qui veut « rendre à l’Amérique sa grandeur », n’a progressé que de 0,7%.

« Ce secteur manufacturier est en récession mais pas au point de menacer l’ensemble de l’économie », a commenté Ian Shepherdson, économiste en chef pour Pantheon Macroeconomics.

La baisse du déficit de la sécu en 2018 due à la conjoncture économique…bah, oui!

La  baisse du déficit de la sécu en 2018  due à la conjoncture économique…bah, oui!

On découvre la lune avec le lien entre la conjoncture économique et les grands équilibres! La forte réduction du déficit de la sécurité sociale, passé de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1,2 milliard en 2018, est en grande partie «due à la bonne tenue de la conjoncture économique», selon un rapport de la Cour des comptes publié jeudi. Le redressement spectaculaire des comptes de la Sécu était «de nature principalement conjoncturelle», affirment les magistrats de la rue Cambon, qui estiment que «la bonne tenue» de l’économie française expliquerait «au moins pour moitié» cette évolution.

A l’inverse, «l’effort structurel serait modeste, de l’ordre de 400 millions d’euros», la hausse des recettes (CSG, tabac) ayant été presque effacée par des dépenses «progressant plus vite que la croissance», en particulier dans la branche vieillesse (retraites).

Pour la Cour, le «retour vers l’équilibre» financier suppose de «ramener le dynamisme des dépenses au niveau ou en dessous du niveau de la croissance potentielle, ce qui impliquerait la réalisation d’économies supplémentaires».

Ce rapport n’évoque pas la dégradation prévue pour 2019, avec un déficit attendu à 1,7 milliard d’euros selon la Commission des comptes de la Sécu, au lieu du léger excédent annoncé en septembre par le gouvernement. L’addition pourrait même se corser jusqu’à 4,4 milliards, à cause des concessions aux «gilets jaunes» (CSG réduite pour certains retraités, exonération des heures supplémentaires) votées fin 2018.

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

D’une certaine manière, un risque économique chasse l’autre avec l’évolution de la situation géopolitique Sur le papier, les discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont bien progressé de sorte que la perspective de sanctions économiques de la part des Etats Unis semble s’éloigner. Il en va différemment en Iran où la tension monte. Les sanctions seront très dures d’après le secrétaire d’Etat Pompeo. Mais elles viseront aussi les entreprises européennes qui maintiendront leur commerce avec l’Iran. A cela s’ajoutent les inquiétudes en Italie ou la coalition avec ses mesures pourraient bien déstabiliser l euro. (Au plus bas depuis 5 mois alors que le pétrole payé en dollar ne cesse de grimper).  Après avoir assuré que la guerre commerciale est “entre parenthèses” après les discussions des derniers jours avec la Chine, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce, se rendrait à Pékin. L’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane annoncés ces dernières semaines, dans la sidérurgie entre autres, est donc suspendue. Ces signes d’apaisement profitent aussi au pétrole, qui reste orienté à la hausse, et au dollar, qui s’apprécie de 0,14% face à un panier de devises de référence, contre lequel il a atteint en séance son plus haut niveau depuis le 13 décembre. L’euro, lui, se traite autour de 1,1760 dollar après un plus bas de cinq mois à 1,1717. Pour l’Italie, les marchés restent préoccupés par les intentions affichées des deux partis en matière budgétaire et sur la construction européenne. “Si les éléments les plus extrêmes des propositions politiques initiales ont été abandonnés, le nouveau gouvernement semble bien déterminé à s’engager dans une importante expansion budgétaire”, constate Exane BNP Paribas. “Même si, à terme, il y a des sanctions que Bruxelles et la BCE peuvent prendre pour restreindre les dépenses budgétaires italiennes, cela pourrait bien ralentir le processus d’achèvement de l’union bancaire (…) et toute initiative de redistribution budgétaire accrue dans la zone euro”, ajoute l’intermédiaire, qui y voit un handicap pour l’euro à court terme.

Conjoncture économique: favorable à Macron et réciproquement

Conjoncture : favorable à Macron et réciproquement

 

Dans un environnement économique caractérisé par la faiblesse de la croissance, la confiance joue un rôle déterminant. Elle peut contribuer à augmenter l’évolution du PIB de l’ordre de  1 %. Ce qui précisément est de nature à recréer des emplois. Pour l’instant les prévisionnistes envisageaient au mieux 1,3% % de croissance mais avec l’arrivée de Macron l’évolution pourrait être amplifiée.  Le nombre de défaillances d’entreprises est en forte baisse. Il a reculé de 8 % l’an passé et, au premier trimestre, les ouvertures de procédures judiciaires ont baissé de 3,9 %, selon la société Altares. Et le nombre d’emplois menacés est, lui, tombé sous 44.500, loin des 73.700 emplois comptabilisés au premier trimestre 2009, au plus fort de la crise. Sur le front de l’emploi, l’amélioration est plus contrastée. Le nombre de chômeurs inscrits à Pole emploi est remonté depuis le début de l’année. Mais d’autres signaux sont plus positifs. Le secteur salarié marchand non agricole a créé 192.000 emplois en 2016. Il s’agit d’une embellie par rapport à 2015 puisque, cette année-là, l’économie française n’avait créé que 99.000 emplois. Ainsi, le rythme de créations nettes d’emplois atteint en 2016 est en fait le plus élevé depuis 2007. Le taux de chômage a ainsi reculé de 0,2 point l’an dernier pour atteindre 9,7 % en France métropolitaine. Les économistes de l’OFCE tablent sur un chômage qui toucherait 9,4 % de la population active à la fin de l’année 2017. Un chiffre toujours élevé mais en baisse. Car les prochains mois s’annoncent plutôt bien. Même si la production industrielle a tendance à patiner depuis quelques mois, les économistes s’attendent à une croissance du PIB comprise entre 1,3 et 1,5 % cette année. Pour faire cette prévision, ils s’appuient notamment sur l’indice du climat des affaires. Celui-ci est au plus haut dans l’industrie depuis juin 2011. Quant au moral des patrons tous secteurs d’activité confondus, il est quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme. Les patrons français sont donc optimistes. Parallèlement, les marges des entreprises sont aussi mieux orientées depuis trois ans. Grâce à la baisse du prix du pétrole entre l’été 2014 et l’été 2016, mais surtout à cause de la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ainsi que du pacte de responsabilité, les marges des industriels ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. « La situation financière des entreprises est désormais favorable », selon Mathieu Plane. « Les efforts faits pendant le quinquennat précédent, que ce soit en termes de compétitivité des entreprises ou d’assainissement des finances publiques, pourraient porter leurs fruits au cours des cinq prochaines années », juge-t-il.

Conjoncture : légère amélioration de l’activité mais sans emploi

Conjoncture : légère amélioration de l’activité  mais sans emploi

 

La conjoncture en septembre ce caractériseraient par une légère amélioration de l’activité en France notamment du secteur manufacturier mais sans création d’emplois saufs sans doute pour l’intérim. L’intérim était en effet déjà en hausse au mois d’août (plus 4 %). Cette dernière évolution témoigne de l’expectative des chefs d’entreprise qui préfère recourir à l’intérim plutôt que de gonfler des ses effectifs qui ne seraient pas certains de garder en l’absence de carnet de commandes suffisant. En Europe la croissance est aussi affectée par les problèmes rencontrés en Asie et notamment en Chine. Après une quasi-stagnation au mois d’août, la croissance de l’activité privée a repris en France. Le PMI français s’est établi à 51,4 points, après 50,2 en août, d’après des résultats provisoires du cabinet Markit. Il s’agit de son plus haut niveau en deux mois.  Pour rappel, un PMI supérieur à 50 points indique que l’activité progresse, en dessous il souligne un recul. Dans le détail l’activité a progressé dans l’ensemble du secteur privé, mais de façon plus marquée dans le secteur manufacturier, qui a connu un taux d’expansion à 51,9 points contre 48,4 en août, soit sa plus forte croissance depuis 18 mois. L’activité du secteur des services s’est pour sa part établi à 51,2 points, contre 50,6 points lors du mois précédent. Le volume global des nouvelles affaires a ainsi augmenté en septembre, même si cette croissance est restée concentrée sur le secteur des services, un léger repli étant signalé dans l’industrie manufacturière. Enfin les données PMI relatives à l’emploi s’avèrent toutefois moins favorables, les effectifs enregistrant en effet leur plus fort recul depuis novembre 2014″, nuance Jack Kennedy, économiste chez Markit, cité dans un communiqué. La croissance de l’activité des industries et des services en Allemagne a quant à elle légèrement reculé à 54,3 en septembre en version préliminaire, après 55 en version définitive en août. « Il semble que la demande intérieure soit la source principale des nouvelles commandes pour les industriels allemands pour le moment », analyse Chris Williamson, économiste en chef chez Markit. Ce ralentissement de la croissance de l’activité allemande n’est pas une bonne nouvelle pour la France. Pour rappel, Paris est le premier partenaire commercial de Berlin. Selon l’Office fédéral des statistiques « la France a été en 2014 – comme c’est le cas depuis 54 ans – le premier acheteur de marchandises allemandes« . En outre, les équipementiers automobiles français sont des fournisseurs importants pour BMW ou encore Volkswagen. Or, la crise profonde dans laquelle est empêtré ce dernier pourrait peser légèrement sur l’activité privée française. Enfin, la croissance de l’activité privée a ralenti en zone euro, en raison de la baisse de la demande en provenance d’Asie, ce qui a limité les créations d’emplois et la production industrielle.

Conjoncture maussade (INSEE)

Conjoncture maussade (INSEE)

 

Pour résumer les chiffres de l’Insee qui vient d’être republiés, une croissance atone, une dette de plus de 2000 milliards des investissements en recul, une consommation faiblarde  mais un pouvoir d’achat qui aurait progressé au troisième trimestre (surtout en raison de la sous estimation des dépenses contraintes -NDLR)

  • L’Insee confirme son estimation d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,3% en France au troisième trimestre, faisant suite à un recul de 0,1% au deuxième trimestre. Les premiers résultats avaient été publiés le 14 novembre.
  • La dette publique de la France s’est établie à 2.031,5 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, en légère hausse par rapport au trimestre précédent. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 95,2% du produit intérieur brut, contre 95,1% à la fin du deuxième trimestre. La hausse du troisième trimestre est imputable aux administrations de sécurité sociale.
    Cependant, au cours du troisième trimestre, la dette publique brute a augmenté de 7,8 milliards d’euros, soit nettement moins qu’au cours du trimestre précédent, où elle avait grimpé de 28,7 milliards d’euros, en franchissant pour la première fois la barre des 2.000 milliards d’euros.
  • L’investissement total en France a baissé de 0,6% au troisième trimestre après avoir reculé de 0,8% au deuxième trimestre.
  • L’investissement des entreprises non financières, notamment, a stagné au 3e trimestre par rapport au trimestre précédent, après une baisse de 0,5% au deuxième trimestre et de 0,6% au premier. Il avait augmenté de 0,7% au cours des trois derniers mois de 2013. Le taux de marge des entreprises non financières s’améliore de 0,1 point à 29,5%.
  • Les prix à la production de l’industrie française ont de nouveau diminué en novembre (-0,2%), après une baisse de 0,2% en octobre. Ce nouveau recul suit la chute continue des prix des produits pétroliers raffinés, qui se sont contractés de 5,1% en novembre, après un repli de 6,7% en octobre.
  • Les dépenses de consommation des ménages ont rebondi de 0,4% en volume au mois de novembre sur un mois après une baisse de 0,8% en octobre. Cette hausse est principalement imputable aux dépenses en habillement, qui augmentent de 2,4% (après +3% en octobre), ainsi qu’aux dépenses en énergie, qui ont légèrement rebondi (+0,8%) après une forte baisse en octobre (-6%). La reprise de la consommation des ménages en énergie résulte notamment d’une hausse des dépenses en gaz et en électricité. Les dépenses de consommation en produits manufacturés sont en revanche quasi stables, en hausse de 0,1% après +0,2% en octobre.
  • Le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 0,5% au troisième trimestre, a par ailleurs indiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques.
  • « La consommation des ménages en volume progressant moins que le pouvoir d’achat, le taux d’épargne augmente: il passe de 15,6% à 15,8% (des revenus) au troisième trimestre », ajoute l’Insee.

 

Croissance : intérim en baisse= conjoncture en dépression

Croissance : intérim en baisse= conjoncture en dépression

L’intérim est un indicateur avancé de la conjoncture or cet indicateur est très mauvais en octobre. Conséquence: la croissance et le chômage seront affectés pour cette fin d’année. L’intérim dans les transports est auusi dépressif or la transport est auusi un indicateur avancé de la conjoncture (on transporte l’économie produite et/ou échangée). Globalement  Les embauches en intérim ont en effet encore chuté en octobre : -2.9%, selon le baromètre Prism’Emploi (qui rassemble plus de 600 entreprises d’intérim) publié par France-Info. Depuis le début de l’année 5.000 emplois ont ainsi été perdus dans le travail temporaire.  La chute est vertigineuse : dans le bâtiment, le nombre d’intérimaires a chuté de plus de 20% le mois dernier. Un recul historique qui traduit les difficultés du secteur, en panne de chantiers. Le travail temporaire baisse aussi dans les transports. C’est bien plus léger : -0,5 % mais c’est un mauvais signe. C’est la 1ere baisse en 6 mois, or le transport de marchandise annonce souvent l’activité à venir dans d’autres secteurs. Ce sont les camions qui apportent des matériaux aux usines lorsqu’elles ont des commandes. Une chute de l’interim dans les transports ne présage donc rien de bon pour l’activité en France. Plus globalement, l’intérim est considéré comme un baromètre du marché de l’emploi : lorsque les entreprises vont mal, elles utilisent moins d’emplois temporaires, avant de se séparer éventuellement de leurs salariés. Cette baisse de l’intérim en octobre pourrait donc annoncer un nouveau recul du marché du travail. Même si certains secteurs résistent, le travail temporaire se maintient dans l’industrie  et progresse même, d’un peu moins de 2%, dans le commerce ou les services comme l’hôtellerie et la restauration.

 

Croissance Chine : net ralentissement et avertissement pour la conjoncture mondiale

Croissance Chine : net ralentissement et avertissement pour la conjoncture mondiale

 

C’est une mauvaise surprise ce brutal ralentissement de la croissance chinoise. Le signe que l’usine du monde ralentit sa cadence car le demande mondiale est faiblarde. Aussi que le demande intérieure n’est pas assez dynamique enfin que les incertitudes sur la conjoncture future tant chinoise que mondiale pèsent sur les investissements comme dans la plupart des pays. Ces chiffres chinois sonnent comme un avertissement concernant la situation mondiale qui globalement risque une nouvelle crise.  La croissance de l’activité du secteur manufacturier chinois est revenue en octobre à son plus bas niveau en cinq mois, un ralentissement inattendu lié à la faiblesse des commandes et à la hausse des coûts, montre une enquête publiée samedi. L’indice PMI officiel des directeurs d’achat du secteur manufacturier s’est inscrit à 50,8 en octobre, après 51,1 en septembre mais reste au-dessus du seuil de 50 séparant contraction et expansion. Les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre en hausse à 51,2. Cette enquête montre que la demande étrangère est tombée à son plus bas niveau depuis cinq mois et la demande intérieure à un plus bas de six mois. Les commandes étrangères ont légèrement reculé par rapport à septembre.   »L’économie reste soumise à des pressions baissières et la politique monétaire va rester accommodante », estiment les économistes de China International Capital dans une note à leurs clients après la publication de cet indicateur. La banque d’investissement souligne que les stocks d’invendus ont augmenté le mois dernier malgré une baisse de la production. La croissance de l’économie chinoise est revenue à 7,3% en rythme annuel au troisième trimestre, son plus bas niveau depuis la crise financière de 2008-2009, en raison notamment de la baisse du marché immobilier, qui alimente la faiblesse de la demande intérieure et de l’investissement. Et l’enquête PMI publiée samedi suggère qu’aucun rebond n’est à attendre dans l’immédiat. Le sous-indice des nouvelles commandes, qui regroupe demande intérieure et demande étrangère, a reculé à 51,6 en octobre après 52,2 en septembre. Celui des nouvelles commandes à l’export est revenu de 50,2 à 49,9, suggérant une contraction.

 

Allemagne conjoncture 2014 : optimisme mesuré

Allemagne conjoncture 2014 : optimisme mesuré en 2014

 

Une  courte majorité des secteurs de l’économie allemande se disent optimistes à l’orée de 2014 grâce à la bonne tenue de la demande intérieure et aux signes d’amélioration de la conjoncture dans le reste de la zone euro, montre une enquête publiée jeudi. Sur les 48 fédérations interrogées par l’institut d’études économiques IW de Cologne, 26 ont répondu que les entreprises de leur secteur étaient plus optimistes aujourd’hui qu’il y a un an. Sept ont au contraire fait état d’une dégradation du moral, parmi lesquels les mines, le secteur pétrolier, l’eau et l’énergie, ainsi que les banques coopératives. Les perspectives futures semblent plus encourageantes encore: 34 des 48 fédérations ont dit s’attendre à une hausse de la production ou des ventes en 2014 par rapport à 2013. L’industrie manufacturière et la construction, qui avaient connu un début d’année 2013 difficile, figurent parmi les secteurs qui abordent la nouvelle année avec optimisme. « Il y a longtemps que les entreprises allemandes n’ont pas regardé vers l’avenir aussi favorablement », a déclaré Michael Hüther, le directeur de l’IW. « Mais les résultats auraient sans doute été encore meilleurs s’il n’y avait pas les incertitudes que laisse planer l’accord de coalition déficient. » Les industriels allemands critiquent en effet le compromis conclu par la CDU conservatrice d’Angela Merkel et le Parti social-démocrate (SPD), qui annonce selon eux une remise en cause de certaines réformes économiques entrées en vigueur ces dernières années. L’accord de coalition prévoit entre autres l’instauration d’ici 2017 d’un salaire minimum brut de 8,50 euros de l’heure, la possibilité de partir en retraite à 63 ans à condition d’avoir travaillé 45 ans et une augmentation des pensions de retraite pour les mères d’enfants nés avant 1992. Interrogés par Reuters, le président de la fédération industrielle BDI, celui des chambres de commerce et d’industrie allemandes (DIHK) et celui de la confédération des artisans ZDH ont également jugé que les projets de la coalition gouvernementale n’incitaient pas à l’optimisme, même si celui-ci domine pour 2014. « L’industrie est bien placée. La situation économique est solide et l’économie mondiale reste sur la voie de la croissance », a dit Ulrich Grillo, le président de la BDI.

INSEE : amélioration de la conjoncture ?

INSEE : amélioration de la conjoncture ?

 

Selon l’enquête de conjoncture réalisée par l’Insee et publiée ce vendredi 24 mai, le climat des affaires dans l’industrie manufacturière, et, par conséquent la conjoncture, se sont améliorés au mois d’avril. L’indicateur synthétique de ce climat progresse ainsi de quatre points (à 92 points) par rapport au mois précédent même s’il demeure à un niveau inférieur à sa moyenne de longue période, c’est-à-dire 100. Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière jugent que leur activité passée est nettement mieux orientée, le solde correspondant est en forte progression même s’il reste inférieur à son niveau moyen. « Alors que les carnets de commandes étrangers se sont détériorés, les carnets de commandes globaux se sont regarnis », écrit l’Insee. Les perspectives générales, qui représentent l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, sont quasi stables par rapport au mois précédent. Enfin, les stocks de produits finis sont quasi stables et leur niveau est jugé proche de la normale.




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