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Conjoncture croissance mondiale: stagflation ou récession ? ( Banque mondiale)

Conjoncture croissance mondiale:  stagflation ou récession ?  ( Banque mondiale)

 

D’après la Banque Mondiale on s’oriente vers la stagnation ou la récession. Une situation qui pourrait durer plusieurs années

« La croissance mondiale devrait être ramenée de 5,7 % en 2021 à 2,9 % en 2022, soit nettement moins que les 4,1 % prévus en janvier », indique-t-elle dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales . C’est plus du double de la décélération enregistrée entre 1976 et 1979 à la suite du premier choc pétrolier.

Pour les pays riches, la croissance devrait fortement décélérer, passant de 5,1 % en 2021 à 2,6 % en 2022. La Banque prévoit seulement 2,2 % en 2023 en raison de la baisse du soutien budgétaire et monétaire mis en place pendant la pandémie de Covid-19. Pour les pays émergents et en développement, cette croissance devrait également passer de 6,6 % en 2021 à 3,4 % en 2022. C’est bien en deçà de la moyenne annuelle de 4,8 % sur la période 2011-2019.

« La flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, ainsi que les perturbations de l’approvisionnement et des échanges provoquées par la guerre en Ukraine et la nécessaire normalisation des taux d’intérêt en cours, expliquent l’essentiel de la dégradation » des prévisions, détaille le président de la Banque mondiale, David Malpass. Et de poursuivre : « Même si une récession mondiale est évitée, les affres de la stagflation pourraient persister pendant plusieurs années, à moins qu’une forte augmentation de l’offre ne soit opérée. »

Pour la plupart des pays, la stagflation est une réelle menace au regard de la flambée des prix de l’énergie . En termes nominaux, les prix du pétrole brut ont augmenté de 350 % entre avril 2020 et avril 2022, ce qui en fait la plus forte augmentation sur une période équivalente de deux ans depuis 1973. Les prix du charbon et du gaz ont tous atteint des sommets historiques, ne laissant guère de place à l’utilisation de combustibles fossiles moins chers, comme ce qui avait pu être réalisé dans les années 1970.

Pour l’institution, cette flambée des prix de l’énergie pourrait réduire la production mondiale d’environ 0,5 % en 2022 et d’environ 0,8 % d’ici à 2023. Les économies avancées connaîtraient une réduction de la production de 0,9 % d’ici à 2023 tandis que les pays émergents et en développement importateurs de pétrole verraient leur production fléchir de 0,6 %.

Le risque d’assister à la persistance d’une inflation plus élevée plus longtemps que prévu est réel. Certes, la hausse des prix de détail est appelée à se modérer l’an prochain. Mais elle restera probablement supérieure aux objectifs des banques centrales dans de nombreux pays.

Pour l’institution multilatérale, la conjoncture actuelle ressemble aux années 1970 sur trois aspects essentiels : des perturbations persistantes du côté de l’offre qui alimentent l’inflation, précédées d’une longue période de politique monétaire très accommodante dans les principaux pays industrialisés ; des perspectives d’affaiblissement de la croissance ; des difficultés des pays émergents et en développement confrontés au nécessaire resserrement de la politique monétaire pour contenir l’inflation. La reprise qui était intervenue après la stagflation avait nécessité de fortes hausses des taux d’intérêt dans les principaux pays industrialisés, « ce qui a joué un rôle de premier plan dans le déclenchement d’une série de crises financières dans les pays émergents et en développement », avertit la Banque mondiale.

Conjoncture économique : La consommation … et la croissance en baisse

Conjoncture économique :  La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

Conjoncture: La consommation … et la croissance en baisse

Conjoncture:  La consommation … et la croissance en baisse

 

De façon mécanique ,la hausse importante de l’inflation impacte la consommation et derrière la croissance. En clair c’est la stagflation  qui se profile ( hausse des prix  sans croissance)

L’indice des prix à la consommation connaît une nouvelle accélération en mai atteignant 5,2% sur un an, selon l’Insee dans une première estimation dévoilée mardi. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis septembre 1985. La hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat qui l’accompagne a fait baisser la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) s’est contracté de 0,2% au premier trimestre en France. De quoi mettre la pression sur le nouveau gouvernement qui a fait du pouvoir d’achat sa priorité.

Ce contexte de forte inflation nuit à l’économie française. Et pour cause, la hausse des prix grève le pouvoir d’achat des ménages qui a chuté de 1,9% au premier trimestre  et l’Insee prévoit une nouvelle baisse au deuxième trimestre. Il entraîne avec lui la consommation, moteur traditionnel de la croissance française, qui accuse un recul encore plus marqué que ce qu’avait précédemment estimé l’Insee. Elle a chuté de 1,5%, contre un recul de 1,3% estimé auparavant, et qui avait déjà surpris la plupart des économistes qui ne s’attendaient pas à un tel coup de frein si tôt dans l’année. Conséquence : le produit intérieur brut (PIB) s’est, lui aussi, contracté de 0,2% au premier trimestre, selon l’institut national de la statistique qui a révisé à la baisse sa précédente estimation publiée fin avril d’une croissance de 0%.

Malgré ces signaux toujours plus négatifs, l’inflation en France reste plus modérée que chez ses voisins européens. En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a, en effet, atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. L’indicateur a gagné 0,5 point par rapport à avril, et se hisse ainsi à son plus haut niveau depuis la Réunification du pays en 1990. Record battu également au Royaume-Uni où la hausse des prix en avril a atteint son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an.

À l’échelle de l’Union européenne, le taux d’inflation dans la zone euro a dépassé un nouveau seuil en mai, à 8,1% sur un an, d’après les chiffres d’Eurostat publiés ce mardi. L’inflation avait atteint 7,4% en avril, une estimation revue en baisse de 0,1 point. Ces chiffres sont les plus élevés enregistrés par l’office européen des statistiques depuis le début de la publication de l’indicateur en janvier 1997. Avant la guerre en Ukraine, la Commission européenne misait, elle,sur une inflation 3,5% en zone euro en 2022 (3,9% en 2022 dans l’UE à 27).

 

Conjoncture Europe: La croissance encore remise en cause

Conjoncture Europe: La croissance encore  remise en cause

 

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Conjoncture: Le désarroi face à l’inflation

Conjoncture: Le désarroi face à l’inflation 

 

Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde » exprime le désarroi du monde économique face à la montée de l’inflation et à la politique monétaire

Pour justifier l’extraordinaire bonus de 52 millions de dollars (49,4 millions d’euros), en plus de son salaire de plus de 30 millions de dollars, accordé au PDG de la banque J.P. Morgan, Jamie Dimon, le conseil d’administration s’est contenté de dire qu’il ne voulait pas le voir partir. A 66 ans, et doté d’un cœur fragile et d’une fortune dépassant le milliard, il aurait pu avoir cette tentation. Alors, chaque année, ils le gratifient d’un bonus spécial qu’il ne pourra toucher que s’il reste cinq ou six ans de plus. En 2021, c’était 34 millions. Jamie étant président de ce même conseil d’administration, il ne trouve rien à redire à ces constantes preuves d’amour.

Mais, cette année, quelque chose s’est cassé. Une défiance nouvelle s’est emparée, non pas des administrateurs, mais des actionnaires. Pour la première fois depuis qu’ils ont le droit de s’exprimer en assemblée générale sur le sujet (en 2009), ils ont rejeté, à une écrasante majorité, mardi 17 mai, le petit cadeau au bien-aimé patron. Alors qu’en 2021 ils étaient 90 % à applaudir, ils ne sont plus, cette année, que 31 %.

Bien sûr, aucune considération morale dans cette sanction, d’ailleurs purement consultative. Le fait que la rémunération moyenne des patrons atteigne des sommets aux Etats-Unis ne fait, après tout, que refléter la bonne santé de la Bourse, dont tous se félicitent. Le retour sur investissement, en 2021, a été, en moyenne, de 30 % pour les 400 plus grandes sociétés américaines. Or, l’essentiel de la rémunération des patrons est désormais versé en actions, que le patron ne peut toucher qu’à partir d’une date précise et d’un niveau de valorisation atteint. Ainsi, Jamie Dimon ne pourra ouvrir son joli paquet de 50 millions qu’à partir de 2027, et si le cours de l’action dépasse les 148 dollars, contre 122 aujourd’hui.

Ce que les actionnaires reprochent au patron, c’est plutôt son plan d’investissements, annoncé en mars et jugé à la fois peu détaillé et trop ambitieux. Quand les entreprises trop riches se mettent en tête de beaucoup dépenser, cela alarme toujours les porteurs d’actions. Le patron d’Intel, Pat Gelsinger, a essuyé une bronca du même ordre, le 12 mai, alors qu’il entend multiplier les investissements dans ses usines électroniques du monde entier.

Cette révolte soudaine cache cependant une inquiétude plus forte. L’envolée spectaculaire de la Bourse depuis dix ans, qui s’est jouée de la crise sanitaire comme d’une petite brise rafraîchissante, ne résiste pas à la terreur ultime des investisseurs : l’inflation. Massive sur le territoire américain, alimentée par la hausse des salaires, elle conduit la banque centrale à inverser en catastrophe sa politique monétaire, en réduisant ses rachats d’actifs et en remontant ses taux d’intérêt. C’est justement cette combinaison qui avait fait exploser les cours, qui a créé une bulle sur les valeurs technologiques et qui éclate aujourd’hui. Et, tout à coup, les actionnaires se demandent s’il serait très juste de voir les patrons se prélasser au paradis, quand eux s’acheminent vers l’enfer.

Conjoncture économique: gros coup de frein en Europe

Conjoncture économique: gros coup de frein  en Europe

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Conjoncture: Risque de famine et de crise mondiale

Conjoncture: Risque de famine et de crise mondiale

L’hyper globalisation nous a tuer ! Elle nous rend irrémédiablement dépendants les uns des autres, et ce à l’échelon universel. Par Michel Santi, économiste (dans la Tribune)  (*)

 

Tant et si bien que des sanctions punitives dirigées contre un pays de taille moyenne affectent désormais les chaînes de production à l’autre bout de la planète pour se retourner in fine contre ceux qui les décrètent.

La campagne de Russie se déroule à l’évidence au plus mal pour cette nation. Si ce n’est que la Russie est toujours puissante -non pas tant de son arme nucléaire – que de la dépendance d’elle de la part du reste du monde. Une cinquantaine de pays disséminés à travers le globe consomment ainsi le blé russe et ukrainien, dont certains de manière critique comme l’Egypte ou la Turquie qui importent près de 65% de leurs besoins de ces deux belligérants. On a donc bien compris aujourd’hui que la Russie, que l’Ukraine mais également que la Biélorussie sont essentielles pour notre approvisionnement alimentaire et que des perturbations durables auront à l’évidence des conséquences désastreuses. Une famine mondiale n’est pas exclue car le pire effet des sanctions contre la Russie n’est même encore perçu – sur nous et par nous.

En effet, la pénurie de fertilisants est la menace suprême qui pèse dans un contexte général où ces sanctions commencent à peine à affecter les chaînes d’approvisionnent. Pour la toute première fois dans l’Histoire moderne, c’est la totalité des fermiers et producteurs autour du monde qui commencent à durement ressentir, au niveau de leurs récoltes menacées de dévastation, la pénurie naissante des fertilisants d’origine chimique dont les prix sont déjà en augmentation de 75% sur une année. Les exploitations de café au Costa Rica, de soja au Brésil, de pommes de terre au Pérou sont en passe d’être décimées de l’ordre des 30 à 50% en l’absence de ces fertilisants. C’est l’ensemble du continent africain qui est sur le point de subir des récoltes de riz et de maïs en chute de près de 40% également, et le monde entier des augmentations de prix sans précédent sur toute une série de denrées allant des produits laitiers à la viande. Et ne nous y trompons pas, car cette insécurité et ce stress alimentaires – ainsi que le choc hyper inflationniste qui les accompagne – sont là pour durer, et ce même si la guerre en Ukraine s’arrêtait aujourd’hui comme par enchantement.

C’est en effet pas moins de 3 milliards 300 millions d’individus qui sont dépendants – pour se nourrir – de fertilisants d’origine chimique. C’est donc l’Humanité qui risque fort de sombrer dans ce qui menace d’être la pire famine de l’Histoire du monde. Est-il nécessaire de décrire les effets à court terme d’une telle malnutrition qui se déclineront en mouvements sociaux violents lesquels dégénèreront en émeutes et en morts ? Il faut renvoyer dos à dos ces économistes prétendant que l’implosion de l’économie russe n’aura qu’un impact provisoire sur nos existences sous prétexte que son PIB atteint à peine celui de la Hollande et de la Belgique réunies. Ces calculs et prévisions fallacieux ne tenant compte que de la taille d’une économie en valeur absolue rappellent ceux qui avaient sous-estimé les ravages de la chute de Lehman Brothers qui n’était en soi pas un établissement très important. Ces experts – de ce passé et de ce jour – négligent les effets dominos de la faillite de banques, et à plus forte raison de la chute de nations, dans un environnement de globalisation et d’interdépendance intenses.

Après une pandémie dont certains pays ne sont pas encore sortis et qui aura traumatisé notre génération, il est peut-être temps de nous rendre compte que la solution optimale au problème russo-ukrainien n’est pas de ce monde, qu’une guerre n’est jamais totalement gagnée, que l’émotion au niveau géopolitique est rarement bonne conseillère, qu’il est enfin temps de ramener tout ce monde à la raison.
______

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».
Sa page Facebook et son fil Twitter.

 

Conjoncture : Les défaillances d’entreprises en forte hausse

Conjoncture : Les défaillances d’entreprises en forte hausse

Deux raisons à la forte hausse des défaillances d’entreprises, d’une part le fait que certaine ont bénéficié du ballon d’oxygène financier pendant la crise sanitaire, d’autre part le ralentissement de l’activité en particulier depuis la crise de l’Ukraine.

Contrairement à ce qu’ont affirmé nombre d’experts, la croissance en général et en France en particulier n’est pas sortie  avec une forte dynamique de la crise structurelle de l’activité. Certes la croissance s’est redressée mais ce n’était qu’une compensation de la chute imputable à la Covid. En réalité, la croissance reprend son rythme de croisière, autour de 2 % qui pourraient même être menacés encore davantage en fonction de l’évolution de la guerre en Ukraine.

Maintenues depuis deux ans à un niveau artificiellement bas en raison des dispositifs d’aide mis en place par Bercy (report de charges, PGE, fonds de solidarité…), les défaillances d’entreprises, supérieures à 28.000 en 2021, contre 51.000 en 2019, étaient appelées à remonter. Si la tendance était amorcée dès novembre 2021, le rythme est en revanche plus fort qu’attendu avec une hausse au premier trimestre 2022 de 34,6 % par rapport à la même période en 2021, selon les données du cabinet Altares publiées ce mardi. «Avec 9972 procédures enregistrées du 1er janvier au 31 mars, nous nous rapprochons des seuils de défauts d’avant-crise (10 902 au premier trimestre 2020), et il faut s’en préserver. Le plan de résilience va dans ce sens et c’est tant mieux», souligne Thierry Millon, le directeur des études d’Altares.

Conjoncture : léger tassement (Banque de France )

Conjoncture : léger tassement (banque de France )

La Banque de France a très légèrement révisé à la baisse sa prévision de hausse du produit intérieur brut (PIB) pour la France au quatrième trimestre, selon sa dernière note de conjoncture publiée mardi. Ainsi la croissance par rapport au troisième trimestre devrait être « un peu inférieure » à 0,75%, et non plus atteindre ce niveau, comme la banque centrale le prévoyait il y a un mois, alors que les incertitudes se sont renforcées quant à l’évolution de la situation épidémique.

L’économie française, qui avait dépassé en octobre d’un demi-point de pourcentage son niveau d’activité de début 2020, avant la crise sanitaire, s’est maintenue au même niveau au mois de novembre. Cette stagnation, en dépit d’une croissance de l’industrie et de l’ensemble des services marchands, est due à « une activité qui se replie un tout petit peu » dans le commerce de gros et détail, les transports, ainsi que l’hébergement et la restauration, a indiqué le directeur général de la Banque de France, Olivier Garnier, au cours d’un point de presse.

 En décembre, le niveau d’activité devrait néanmoins reprendre sa progression pour se situer à 0,75 point de pourcentage au-dessus de l’avant-crise, selon la note. Les 8500 chefs d’entreprises interrogés par la banque estiment en effet qu’en décembre l’activité va continuer à croître dans l’industrie et les services, et stagner dans le bâtiment.

Mais avec l’aggravation de la cinquième vague et l’émergence du variant Omicron, « il y a un peu plus d’incertitudes sanitaires qui pourraient affecter l’économie au cours du mois de décembre », notamment au niveau de la consommation, explique Olivier Garnier. En novembre, les difficultés de recrutement ont augmenté « légèrement » et concernent environ la moitié des entreprises, tandis que les problèmes d’approvisionnement se maintiennent à des niveaux élevés dans l’industrie comme dans le bâtiment.

Si dans ces deux secteurs ces difficultés poussent les prix de production à la hausse, « leur impact sur l’activité continue de se faire sentir avant tout dans le secteur de l’automobile ». Ce dernier secteur, et à un moindre degré l’aéronautique, sont les deux seuls pour lesquels le taux d’utilisation des capacités de production n’a pas retrouvé sa moyenne sur 15 ans.

Conjoncture française novembre 2021 ( Banque de France)

Conjoncture française  novembre 2021 ( Banque de France)

En octobre, selon l’enquête de conjoncture de la Banque de France menée entre le 27 octobre et le 4 novembre auprès de 8 500 entreprises ou établissements, l’activité a été globalement stable dans l’industrie et le bâtiment et a continué de progresser dans les services marchands. Pour le mois de novembre, les chefs d’entreprise anticipent une progression de l’activité aussi bien dans l’industrie que dans les services et le bâtiment.

Ainsi, nous estimons que le PIB dépasserait désormais le niveau pré-crise d’environ un demi-point de pourcentage en octobre et de trois quarts de point en novembre. La hausse du PIB serait d’environ + 0,75 % au 4e trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent. Cette croissance serait tirée par le secteur des services marchands, dont la valeur ajoutée dépasse depuis septembre son niveau pré-covid. Celle de l’industrie manufacturière reste par contre en deçà, essentiellement du fait du secteur automobile pénalisé par les difficultés d’approvisionnement, et à un moindre degré de l’industrie aéronautique. Au sein des services, la restauration poursuit son net redressement ; l’hébergement, la réparation automobile, les activités de loisirs et les services aux entreprises progressent également.

Après une augmentation continue au cours des mois précédents, les difficultés de recrutement s’atténuent quelque peu en octobre, en particulier dans les services, mais concernent encore près de la moitié des entreprises (49 %, après 54 % en septembre). Les difficultés d’approvisionnement sont un peu moins fortes que le mois précédent dans le bâtiment (58 % des entreprises, après 62 % en septembre) mais elles se maintiennent dans l’industrie (56 % des entreprises, comme en septembre). Leur impact sur l’activité se fait cependant surtout sentir dans le secteur automobile, l’activité dans les autres secteurs industriels et le bâtiment restant bien orientée.

Ces difficultés d’approvisionnement participent, avec la hausse des prix des matières premières, à un redressement des prix de vente dans l’industrie et le bâtiment, alors que les entreprises de services ne signalent pas d’inflexions sensibles à la hausse de leurs prix. Les difficultés de recrutement ne semblent pas quant à elles avoir un impact sur la fixation des prix.

1. En octobre, l’activité est quasi stable dans l’industrie et le bâtiment mais elle progresse dans les services

Dans l’ensemble de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production s’établit à 76 % en octobre, après 77 % en septembre, mais reste proche de son niveau d’avant-crise (78 % en février 2020). Ce taux recule encore légèrement dans l’industrie automobile, après la forte baisse enregistrée le mois précédent (54 % en octobre, après 56 % en septembre et 70 % en août). Il évolue peu dans les autres secteurs de l’industrie.

L’évolution des soldes d’opinion relatifs à la production confirme cette nouvelle dégradation dans l’industrie automobile, mais indique une stabilité de l’activité dans l’ensemble de l’industrie.

L’activité a désormais retrouvé son niveau d’avant-crise dans plusieurs secteurs de l’industrie (bois, papier et imprimerie, industries agro-alimentaire, chimique et pharmaceutique, notamment) mais reste dégradée dans les secteurs des transports (respectivement 71 % et 83 % du niveau d’avant crise dans le secteur de l’automobile et dans celui de l’aéronautique et des autres transports).

Dans les services marchands, l’activité continue de progresser en octobre, la hausse concernant une nouvelle fois la plupart des secteurs. L’amélioration est notable dans la restauration, mais également dans l’hébergement, les services aux entreprises, la réparation automobile et les activités de loisirs, arts et spectacles. En revanche, l’activité des autres services à la personne (coiffeurs, services à domicile, etc.) se replie après sa nette amélioration du mois précédent.

Dans le secteur du bâtiment, l’activité évolue peu en octobre, que ce soit dans le gros œuvre ou le second œuvre.

Les soldes d’opinion relatifs à la situation de trésorerie se maintiennent à un haut niveau dans l’industrie et les services. Dans le secteur de la restauration, le redressement est très sensible et le solde d’opinion revient à la norma

2. En novembre, l’activité s’améliorerait aussi bien dans l’industrie que dans les services et le bâtiment

Dans l’industrie, les perspectives d’activité sont orientées à la hausse dans l’ensemble des secteurs. La chimie, la pharmacie et l’industrie des équipements électriques connaîtraient les progressions les plus fortes. L’activité de l’industrie automobile se redresserait après deux mois de forte baisse.

Dans les services, l’activité s’améliorerait également en novembre dans tous les secteurs. La restauration serait de nouveau en forte progression. La hausse serait également très sensible dans le secteur du travail temporaire.

Dans le secteur du bâtiment, l’activité progresserait légèrement dans le gros œuvre et de manière plus marquée dans le second œuvre.

L’opinion sur les carnets de commandes fléchit quelque peu dans l’industrie mais progresse légèrement dans le bâtiment. Dans les deux cas, elle se situe largement au-dessus de sa moyenne de long terme.Les anticipations des entreprises pour novembre indiquent une poursuite de l’amélioration de l’activité. Les informations de l’enquête, combinées à des hypothèses sur les secteurs partiellement ou non couverts par l’enquête, nous amènent à estimer que le PIB en novembre se situerait environ trois quarts de point au-dessus de son niveau pré-crise, avec une progression attendue dans la plupart des branches.

La croissance du PIB pour le 4e trimestre 2021 à fin novembre peut à ce stade être prévue autour de + 0,75 % par rapport au trimestre précédent.

Conjoncture économique : tassement de la croissance dans l’industrie

Conjoncture économique : tassement de la croissance dans l’industrie

Upremier signe inquiétant sur la croissance avec le versement de l’industrie affectée notamment par la baisse dans le secteur automobile, la hausse des matières premières et des problèmes logistiques. L’indice PMI des directeurs d’achats dévoilé ce mardi continue de marquer le pas pour passer de 55 à 53,6 pour retrouver son plus faible niveau depuis janvier dernier.

Cet indicateur composite très observé par les milieux économiques et financiers illustre une croissance de l’activité lorsqu’il est au-dessus de 50 et un repli lorsqu’il est repassé sous ce seuil symbolique.

Alors que la croissance du produit intérieur brut (PIB) en France est attendue au-dessus de 6% par le gouvernement et la plupart des instituts de prévision, la conjoncture dans l’industrie manufacturière est loin d’être au vert. « Les problèmes engendrés par les pénuries de transport et de matières premières signalées depuis quelques mois par les données PMI s’étaient jusqu’à présent cantonnés aux questions d’approvisionnement. S’ils entraînaient de fortes hausses de prix, ils n’affectaient pas, en revanche, les niveaux de production et des carnets de commandes.

Conjoncture-Les perspectives de l’industrie (Alexandre Saubot)

Conjoncture-Les perspectives de l’industrie (Alexandre Saubot)

 

 

Alexandre Saubot, directeur général de Haulotte et président de France Industrie, livre dans une interview à l’Opinion) sa vision des perspectives dans le secteur industriel . 

Consommation, emploi, production… Cette rentrée est marquée par des chiffres macroéconomiques plutôt bons. Mais qu’en est-il plus précisément dans le secteur de l’industrie ? « On n’efface jamais une crise comme ça car elle a laissé un trou sur les résultats, le cumul de cash et la capacité à faire, répond Alexandre Saubot. Mais au niveau de l’activité, on a retrouvé au printemps des niveaux équivalents, voire supérieurs, à ce qu’on connaissait avant la crise. Donc globalement, en termes d’activité, les patrons dans l’industrie ont le moral. Après, on a retrouvé un certain nombre de sujets qu’on connaissait avant, comme les difficultés de recrutement, puis on a un vrai sujet autour des tensions sur les prix des matières premières et le prix des approvisionnements. »

Quelles sont les perspectives d’embauche dans l’industrie ? « Dans la conjoncture telle qu’on la connaît, elles sont forcément bonnes, se réjouit le président de France Industrie. Le vrai sujet, c’est de savoir si on aura suffisamment de candidats. On a fait un gros travail sur l’alternance mais il faut aussi faire de la formation continue pour nos collaborateurs, il faut donner envie à des gens qui ne sont pas dans nos secteurs de venir chez nous pour répondre aux besoins de demain. »

L’alternance a bénéficié d’aides spécifiques de l’Etat pendant la crise. Faut-il les maintenir, maintenant que la fin du « quoi qu’il en coûte » a sonné ? Pour Alexandre Saubot, « il faut faire très attention, dans cette période où les incertitudes demeurent, à la façon dont on débranche un certain nombre de choses. Surtout dans un secteur où il y a un vrai bénéfice collectif. S’il faut faire des économies, je ne commencerai pas par là ».

Interrogés par l’Insee en avril, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière prévoient, pour 2021, un fort rebond de leurs investissements, en hausse de 10 % en valeur, confirmant leur prévision de janvier. Ce qui ne surprend pas le directeur général de Haulotte : « L’activité est d’abord répartie un peu plus tôt qu’anticipé et on a eu, en plus, un plan de relance avec une vraie priorité industrielle et dans cette priorité, un vrai soutien à l’investissement. Donc à la fois, on a amorti le choc l’année dernière et préservé, avec le PGE et tous les outils de financement, la capacité d’investissement. »

Sondage conjoncture : l’Allemagne davantage confiante que les autres

Sondage conjoncture : l’Allemagne davantage confiante que les autres pays occidentaux

Selon un sondage international Pew Research, les Allemands, estimaient encore pour 52 % d’entre eux que la pandémie de coronavirus n’avait pas impacté leur vie quotidienne. A titre de comparaison, 74 % des Américains, 70 % des Britanniques et 67 % des Français ont exprimé le sentiment contraire dans cette même enquête. A noter que les femmes, plus touchées par les suppressions d’emplois, laissent entendre une note plus négative que les hommes, que cela soit aux Etats-Unis (79 % contre 68 %), au Royaume-Uni (75 % contre 64 %), en France (69 % contre 63 %) et même en Allemagne (52 % contre 42 %)…

Cette impression affichée outre-Rhin d’être passés entre les gouttes s’explique sans doute par l’appréciation positive que nos voisins ont de la réaction de leur gouvernement, saluée par 77 % d’entre eux — contre 54 % pour les Français, 48 % par les Britanniques et seulement 41 % par les Américains.

Les  Allemands se montrent à 77 % confiants dans la capacité de leurs gouvernants à gérer les crises sanitaires à venir contre 68 % des Britanniques, 67 % des Américains et 60 % des Français. Ces derniers se montrent aussi les plus opposés (75 %) à la vaccination obligatoire contre 62 % pour nos voisins d’outre-Rhin et 57 % des Américains, tandis que les Britanniques y sont à 62 % favorables. Sans doute l’effet du vaccin qui leur a déjà été inoculé en masse !

Une conjoncture économique mondiale de plus en plus déprimée selon l’OCDE

Une conjoncture économique mondiale de plus en plus déprimée selon  l’OCDE

 

L’OCDE se montre assez pessimiste pour l’avenir de l’économie mondiale gravement affectée par l’explosion des règles d’échanges internationaux et d’autres facteurs négatifs. Le tassement de la croissance est général, il est au plus bas depuis la crise de 2007. Toutes les zones sont concernées, la Chine bien sûr mais aussi les États-Unis et l’union européenne qui devrait se contenter d’une hausse du paisible de 1 % cette année et -peut-être car rien n’est sûr-  1 % en 2020 -L’économie mondiale risque de rentrer dans une nouvelle phase prolongée de croissance faible si les gouvernements continuent d’hésiter sur la manière d’y répondre, ajoute l’OCDE. .

L’Organisation de coopération et de développement économiques ne prévoit plus qu’une croissance de 2,9% cette année et de 3,0% l’année prochaine, contre 3,6% l’année dernière au plan mondial.

Il s’agit d’une révision spectaculaire par rapport au mois de mai, quand l’OCDE tablait encore sur une progression du PIB mondial de 3,2% cette année et de 3,4% l’année prochaine.

“Ce qui ressemblait alors à des tensions commerciales temporaires se transforme en un nouvel état durable des relations commerciales”, a déclaré à Reuters la cheffe économiste de l’OCDE, Laurence Boone.

“L’ordre mondial qui régulait le commerce n’est plus là et nous sommes dans une nouvelle ère de relations commerciales moins sûres, plus bilatérales et parfois musclées”, ajoute-t-elle.

Le développement des échanges commerciaux avait été le moteur de la reprise de l’économie après la crise financière d’il y a dix ans. Mais depuis 2017, le commerce mondial a chuté de 5% et régresse désormais d’année en année.

Dans le même temps, les tensions commerciales ont pesé sur la confiance des entreprises, faisant plonger la croissance des investissements de 4% il y a deux ans à 1% aujourd’hui.

Des éléments montrent que le conflit commercial commence à toucher l’économie américaine, frappant certains produits manufacturiers et menant à des faillites dans le secteur de l’agriculture.

Dans ses nouvelles prévisions, l’OCDE ne prévoit plus pour les Etats-Unis que 2,4% de croissance cette année et 2,0% l’année prochaine, contre 2,8% et 2,3% dans ses projections du mois de mai.

La Chine est elle aussi frappée avec des prévisions ramenées à 6,1% en 2019 et 5,7% en 2020 (contre 6,2% et 6,0% au printemps).

L’OCDE s’inquiète des effets significatifs sur l’économie mondiale du recul de la consommation intérieur en Chine, en baisse d’environ 2% sur un an.

S’il s’accompagne d’une dégradation des conditions financières et d’un accroissement de l’incertitude, un tel scénario priverait de 0,7 point de pourcentage la croissance de l’économie mondiale dans les deux premières années d’un tel choc, souligne l’OCDE.

L’incertitude des pouvoirs publics est également un facteur du recul de la croissance.

C’est notamment le cas du Royaume-Uni: l’OCDE note qu’un Brexit sans accord porterait un coup à une économie britannique déjà fragile et aurait des effets perturbateurs dans toute l’Europe

Si le Royaume-Uni sort de l’Union européenne avec un accord, son PIB devrait croître de 1% en 2019 et de 0,9% en 2020.

Sans accord, le PIB britannique, vers 2020-2021, serait inférieur de 2% à ce qu’il aurait été dans l’éventualité d’un divorce ordonné.

Pour les pays de la zone euro, pénalisés par la faiblesse de l’économie allemande, l’OCDE table sur une croissance de 1,0% pour cette année comme pour l’année prochaine – contre 1,2% pour 2019 et 1,4% en 2020 dans ses prévisions de mai.

Conjoncture USA : contrastée

Conjoncture USA : contrastée

Un peu comme en France,  la conjoncture économique américaine se caractérise par une contradiction avec d’une part des consommateurs qui conservent le moral tandis que la croissance de l’industrie tend à se tasser. Dans une période de crise telle que nous leurs vivons et qui n’est d’ailleurs sans doute pas terminée loin s’en faut, le décalage est normal car il faut du temps pour que les consommateurs s’approprient l’analyse de la situation économique de leur pays. Les consommateurs américains, eux, ont dopé leurs dépenses en juillet, les ventes au détail ayant grimpé de 0,7%, bien au-dessus des attentes des analystes. Magasins et distributeurs en ligne d’appareils électroniques, d’habillement et d’ameublement ont vu leurs ventes gonfler le mois dernier.

La consommation est la locomotive de l’économie américaine, générant 75% de la croissance du PIB. Alors que la croissance du Produit intérieur brut a atteint 2,1% en rythme annuel au 2e trimestre, l’expansion du 3e trimestre devrait se tasser un peu mais rester soutenue autour de 1,9%, selon la dernière projection de la banque centrale régionale d’Atlanta.

. La production industrielle américaine s’est repliée en juillet (-0,2%) pour la seconde fois en quatre mois, plombée par un recul encore plus important (-0,4%) de la production manufacturière.

Sur un an, de juillet 2018 à juillet 2019, la production industrielle, secteur cher à l’administration Trump qui veut « rendre à l’Amérique sa grandeur », n’a progressé que de 0,7%.

« Ce secteur manufacturier est en récession mais pas au point de menacer l’ensemble de l’économie », a commenté Ian Shepherdson, économiste en chef pour Pantheon Macroeconomics.

La baisse du déficit de la sécu en 2018 due à la conjoncture économique…bah, oui!

La  baisse du déficit de la sécu en 2018  due à la conjoncture économique…bah, oui!

On découvre la lune avec le lien entre la conjoncture économique et les grands équilibres! La forte réduction du déficit de la sécurité sociale, passé de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1,2 milliard en 2018, est en grande partie «due à la bonne tenue de la conjoncture économique», selon un rapport de la Cour des comptes publié jeudi. Le redressement spectaculaire des comptes de la Sécu était «de nature principalement conjoncturelle», affirment les magistrats de la rue Cambon, qui estiment que «la bonne tenue» de l’économie française expliquerait «au moins pour moitié» cette évolution.

A l’inverse, «l’effort structurel serait modeste, de l’ordre de 400 millions d’euros», la hausse des recettes (CSG, tabac) ayant été presque effacée par des dépenses «progressant plus vite que la croissance», en particulier dans la branche vieillesse (retraites).

Pour la Cour, le «retour vers l’équilibre» financier suppose de «ramener le dynamisme des dépenses au niveau ou en dessous du niveau de la croissance potentielle, ce qui impliquerait la réalisation d’économies supplémentaires».

Ce rapport n’évoque pas la dégradation prévue pour 2019, avec un déficit attendu à 1,7 milliard d’euros selon la Commission des comptes de la Sécu, au lieu du léger excédent annoncé en septembre par le gouvernement. L’addition pourrait même se corser jusqu’à 4,4 milliards, à cause des concessions aux «gilets jaunes» (CSG réduite pour certains retraités, exonération des heures supplémentaires) votées fin 2018.

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

D’une certaine manière, un risque économique chasse l’autre avec l’évolution de la situation géopolitique Sur le papier, les discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont bien progressé de sorte que la perspective de sanctions économiques de la part des Etats Unis semble s’éloigner. Il en va différemment en Iran où la tension monte. Les sanctions seront très dures d’après le secrétaire d’Etat Pompeo. Mais elles viseront aussi les entreprises européennes qui maintiendront leur commerce avec l’Iran. A cela s’ajoutent les inquiétudes en Italie ou la coalition avec ses mesures pourraient bien déstabiliser l euro. (Au plus bas depuis 5 mois alors que le pétrole payé en dollar ne cesse de grimper).  Après avoir assuré que la guerre commerciale est “entre parenthèses” après les discussions des derniers jours avec la Chine, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce, se rendrait à Pékin. L’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane annoncés ces dernières semaines, dans la sidérurgie entre autres, est donc suspendue. Ces signes d’apaisement profitent aussi au pétrole, qui reste orienté à la hausse, et au dollar, qui s’apprécie de 0,14% face à un panier de devises de référence, contre lequel il a atteint en séance son plus haut niveau depuis le 13 décembre. L’euro, lui, se traite autour de 1,1760 dollar après un plus bas de cinq mois à 1,1717. Pour l’Italie, les marchés restent préoccupés par les intentions affichées des deux partis en matière budgétaire et sur la construction européenne. “Si les éléments les plus extrêmes des propositions politiques initiales ont été abandonnés, le nouveau gouvernement semble bien déterminé à s’engager dans une importante expansion budgétaire”, constate Exane BNP Paribas. “Même si, à terme, il y a des sanctions que Bruxelles et la BCE peuvent prendre pour restreindre les dépenses budgétaires italiennes, cela pourrait bien ralentir le processus d’achèvement de l’union bancaire (…) et toute initiative de redistribution budgétaire accrue dans la zone euro”, ajoute l’intermédiaire, qui y voit un handicap pour l’euro à court terme.

Conjoncture économique: favorable à Macron et réciproquement

Conjoncture : favorable à Macron et réciproquement

 

Dans un environnement économique caractérisé par la faiblesse de la croissance, la confiance joue un rôle déterminant. Elle peut contribuer à augmenter l’évolution du PIB de l’ordre de  1 %. Ce qui précisément est de nature à recréer des emplois. Pour l’instant les prévisionnistes envisageaient au mieux 1,3% % de croissance mais avec l’arrivée de Macron l’évolution pourrait être amplifiée.  Le nombre de défaillances d’entreprises est en forte baisse. Il a reculé de 8 % l’an passé et, au premier trimestre, les ouvertures de procédures judiciaires ont baissé de 3,9 %, selon la société Altares. Et le nombre d’emplois menacés est, lui, tombé sous 44.500, loin des 73.700 emplois comptabilisés au premier trimestre 2009, au plus fort de la crise. Sur le front de l’emploi, l’amélioration est plus contrastée. Le nombre de chômeurs inscrits à Pole emploi est remonté depuis le début de l’année. Mais d’autres signaux sont plus positifs. Le secteur salarié marchand non agricole a créé 192.000 emplois en 2016. Il s’agit d’une embellie par rapport à 2015 puisque, cette année-là, l’économie française n’avait créé que 99.000 emplois. Ainsi, le rythme de créations nettes d’emplois atteint en 2016 est en fait le plus élevé depuis 2007. Le taux de chômage a ainsi reculé de 0,2 point l’an dernier pour atteindre 9,7 % en France métropolitaine. Les économistes de l’OFCE tablent sur un chômage qui toucherait 9,4 % de la population active à la fin de l’année 2017. Un chiffre toujours élevé mais en baisse. Car les prochains mois s’annoncent plutôt bien. Même si la production industrielle a tendance à patiner depuis quelques mois, les économistes s’attendent à une croissance du PIB comprise entre 1,3 et 1,5 % cette année. Pour faire cette prévision, ils s’appuient notamment sur l’indice du climat des affaires. Celui-ci est au plus haut dans l’industrie depuis juin 2011. Quant au moral des patrons tous secteurs d’activité confondus, il est quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme. Les patrons français sont donc optimistes. Parallèlement, les marges des entreprises sont aussi mieux orientées depuis trois ans. Grâce à la baisse du prix du pétrole entre l’été 2014 et l’été 2016, mais surtout à cause de la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ainsi que du pacte de responsabilité, les marges des industriels ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. « La situation financière des entreprises est désormais favorable », selon Mathieu Plane. « Les efforts faits pendant le quinquennat précédent, que ce soit en termes de compétitivité des entreprises ou d’assainissement des finances publiques, pourraient porter leurs fruits au cours des cinq prochaines années », juge-t-il.

Conjoncture : légère amélioration de l’activité mais sans emploi

Conjoncture : légère amélioration de l’activité  mais sans emploi

 

La conjoncture en septembre ce caractériseraient par une légère amélioration de l’activité en France notamment du secteur manufacturier mais sans création d’emplois saufs sans doute pour l’intérim. L’intérim était en effet déjà en hausse au mois d’août (plus 4 %). Cette dernière évolution témoigne de l’expectative des chefs d’entreprise qui préfère recourir à l’intérim plutôt que de gonfler des ses effectifs qui ne seraient pas certains de garder en l’absence de carnet de commandes suffisant. En Europe la croissance est aussi affectée par les problèmes rencontrés en Asie et notamment en Chine. Après une quasi-stagnation au mois d’août, la croissance de l’activité privée a repris en France. Le PMI français s’est établi à 51,4 points, après 50,2 en août, d’après des résultats provisoires du cabinet Markit. Il s’agit de son plus haut niveau en deux mois.  Pour rappel, un PMI supérieur à 50 points indique que l’activité progresse, en dessous il souligne un recul. Dans le détail l’activité a progressé dans l’ensemble du secteur privé, mais de façon plus marquée dans le secteur manufacturier, qui a connu un taux d’expansion à 51,9 points contre 48,4 en août, soit sa plus forte croissance depuis 18 mois. L’activité du secteur des services s’est pour sa part établi à 51,2 points, contre 50,6 points lors du mois précédent. Le volume global des nouvelles affaires a ainsi augmenté en septembre, même si cette croissance est restée concentrée sur le secteur des services, un léger repli étant signalé dans l’industrie manufacturière. Enfin les données PMI relatives à l’emploi s’avèrent toutefois moins favorables, les effectifs enregistrant en effet leur plus fort recul depuis novembre 2014″, nuance Jack Kennedy, économiste chez Markit, cité dans un communiqué. La croissance de l’activité des industries et des services en Allemagne a quant à elle légèrement reculé à 54,3 en septembre en version préliminaire, après 55 en version définitive en août. « Il semble que la demande intérieure soit la source principale des nouvelles commandes pour les industriels allemands pour le moment », analyse Chris Williamson, économiste en chef chez Markit. Ce ralentissement de la croissance de l’activité allemande n’est pas une bonne nouvelle pour la France. Pour rappel, Paris est le premier partenaire commercial de Berlin. Selon l’Office fédéral des statistiques « la France a été en 2014 – comme c’est le cas depuis 54 ans – le premier acheteur de marchandises allemandes« . En outre, les équipementiers automobiles français sont des fournisseurs importants pour BMW ou encore Volkswagen. Or, la crise profonde dans laquelle est empêtré ce dernier pourrait peser légèrement sur l’activité privée française. Enfin, la croissance de l’activité privée a ralenti en zone euro, en raison de la baisse de la demande en provenance d’Asie, ce qui a limité les créations d’emplois et la production industrielle.

Conjoncture maussade (INSEE)

Conjoncture maussade (INSEE)

 

Pour résumer les chiffres de l’Insee qui vient d’être republiés, une croissance atone, une dette de plus de 2000 milliards des investissements en recul, une consommation faiblarde  mais un pouvoir d’achat qui aurait progressé au troisième trimestre (surtout en raison de la sous estimation des dépenses contraintes -NDLR)

  • L’Insee confirme son estimation d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,3% en France au troisième trimestre, faisant suite à un recul de 0,1% au deuxième trimestre. Les premiers résultats avaient été publiés le 14 novembre.
  • La dette publique de la France s’est établie à 2.031,5 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, en légère hausse par rapport au trimestre précédent. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 95,2% du produit intérieur brut, contre 95,1% à la fin du deuxième trimestre. La hausse du troisième trimestre est imputable aux administrations de sécurité sociale.
    Cependant, au cours du troisième trimestre, la dette publique brute a augmenté de 7,8 milliards d’euros, soit nettement moins qu’au cours du trimestre précédent, où elle avait grimpé de 28,7 milliards d’euros, en franchissant pour la première fois la barre des 2.000 milliards d’euros.
  • L’investissement total en France a baissé de 0,6% au troisième trimestre après avoir reculé de 0,8% au deuxième trimestre.
  • L’investissement des entreprises non financières, notamment, a stagné au 3e trimestre par rapport au trimestre précédent, après une baisse de 0,5% au deuxième trimestre et de 0,6% au premier. Il avait augmenté de 0,7% au cours des trois derniers mois de 2013. Le taux de marge des entreprises non financières s’améliore de 0,1 point à 29,5%.
  • Les prix à la production de l’industrie française ont de nouveau diminué en novembre (-0,2%), après une baisse de 0,2% en octobre. Ce nouveau recul suit la chute continue des prix des produits pétroliers raffinés, qui se sont contractés de 5,1% en novembre, après un repli de 6,7% en octobre.
  • Les dépenses de consommation des ménages ont rebondi de 0,4% en volume au mois de novembre sur un mois après une baisse de 0,8% en octobre. Cette hausse est principalement imputable aux dépenses en habillement, qui augmentent de 2,4% (après +3% en octobre), ainsi qu’aux dépenses en énergie, qui ont légèrement rebondi (+0,8%) après une forte baisse en octobre (-6%). La reprise de la consommation des ménages en énergie résulte notamment d’une hausse des dépenses en gaz et en électricité. Les dépenses de consommation en produits manufacturés sont en revanche quasi stables, en hausse de 0,1% après +0,2% en octobre.
  • Le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 0,5% au troisième trimestre, a par ailleurs indiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques.
  • « La consommation des ménages en volume progressant moins que le pouvoir d’achat, le taux d’épargne augmente: il passe de 15,6% à 15,8% (des revenus) au troisième trimestre », ajoute l’Insee.

 

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