Archive pour le Tag 'Congrès'

Congrès CFDT : Laurent Berger renforcé

Congrès  CFDT : Laurent Berger renforcé

 

83,36% ont approuvé le rapport d’activités de Laurent Berger pour les quatre dernières années du mandat du secrétaire général. Certains d’entre eux se sont toutefois montrés critiques vis-à-vis de sa méthode, la jugeant peu efficace face aux réformes sociales d’Emmanuel Macron qui amoindrissent, selon eux, les droits des travailleurs (les réformes du Code du travail, de l’assurance chômage, de la formation professionnelle ou encore de la Fonction publique). Le dirigeant de la CFDT, qui a refusé de manifester aux côtés de la CGT à l’automne dernier pour dénoncer les ordonnances modifiant le Code du travail, a défendu sa ligne de conduite, estimant avoir obtenu des concessions. “A la CFDT, nous exerçons une combativité qui est celle attachée à la recherche de résultats concrets pour les travailleurs”, a-t-il déclaré devant quelque 1.750 délégués syndicaux avant le vote. Reprenant une expression qui avait marqué le monde social en novembre dernier, il ajoute que “le syndicalisme est mortel”. Il est “mortel quand il se limite à dénoncer”, “quand il montre son impuissance et s’enferme dans la spirale d’une radicalité stérile”, “quand il confond son combat avec un combat politique”. “Mais pas le nôtre”, précise-t-il. “Pas le nôtre si nous savons évoluer pour faire face aux défis de notre temps”. Il admet que “dans le contexte actuel”, la centrale devra “réfléchir et expérimenter” d’autre formes d’action pour exprimer ses désaccords, charge qui incombera au nouveau bureau national élu jeudi. Ce bureau doit également renouveler son mandat. Le “gouvernement ne pourra pas continuer quatre ans sur la même ligne”, ajoute-t-il pour rassurer ses militants. “Il n’y aura pas de transformation en profondeur de la société contre ses acteurs, sans ceux qui mettent en œuvre les réformes”.

Steve Bannon, le facho, invité au congrès du FN ;

Steve Bannon, le facho, invité au congrès du FN ;  

Le symbole du nationalisme blanc, ancien conseiller de Trump sera la vedette au congrès du FN. L’extrémiste de droite que même Trump a dû renvoyer à cause de ses excès sera donc l’invité très médiatisé de Marine Le Pen. Une contradiction dans la mesure où précisément Marne Le Pen veut accentuer la dédiabolisation du parti avec notamment un nom qui fait moins peur et donc une vitrine davantage présentable. La preuve sans doute que Marine ne sait plus très bien quelle ligne adopter ni sur le plan idéologique en général, ni sur le plan économique par exemple sur l’Europe. L’ultraconservateur Steve Bannon, ex-stratège en chef du président Donald Trump tombé en disgrâce, doit intervenir samedi lors du congrès du Front national à Lille, a annoncé sur Twitter le vice-président du FN Louis Aliot. “Bienvenue à Steve Bannon qui vient s’adresser demain à notre Congrès FN 2018 et rencontrer MLP [NDLR - la présidente du FN, Marine Le Pen]. Les peuples se réveillent et reprennent leur destin en main”, a écrit Louis Aliot sur son compte Twitter. Ancien président du site d’information conservateur Breitbart News, Steve Bannon, proche de l’extrême droite, a été renvoyé en août dernier par Donald Trump de son poste de conseiller stratégique. Steve Bannon “incarne le rejet de l’establishment, dont l’un des pires symboles est l’UE de Bruxelles. Il a compris comme Trump, Matteo Salvini [patron de la Ligue, en Italie], la volonté des peuples de reprendre leur destin”, a estimé Louis Aliot dans un autre tweet. Un Louis Alliot à l’image du FN , pathétique dans sa volonté de rendre son parti présentable tout en défendant l’indéfendable. La preuve que FN depuis le départ de Philippot ne sait plus très bien où il se trouve. Pour Marine Le Pen, la venue de Banon permet de contrebalancer l’écho donné à l’intervention de sa nièce Marion maréchal le Pen et de montrer qu’elle aussi adhère à l’hyper trumpisme. Pas vraiment

Congrès PS : coup d’État» (Batho) ; populiste répond Lienemann

Congrès PS : coup d’État» (Batho) ;  populiste répond  Lienemann

Comme d’habitude ça vole bas au parti socialiste quand il s’agit de prendre le pouvoir de l’organisation. Le pire c’est quand deux oligarques comme Delphine Batho et Noël Lienemann s’interpellent. L’une comme l’autre n’ont pratiquement jamais travaillé et ont suivi le cursus classique organisation d’étudiante socialisante puis conseiller politique puis élu et membre de la direction du PS. L’une comme l’autre connaissent toutes les arcanes du fonctionnement du parti d’élus que constitue l’PS où ce n’est pas la démocratie qui domine. Delphine Batho considère que la direction du PS est une sorte de petite mafia qui veut lui interdire la candidature comme première secrétaire. Elle menace même de demander l’arbitrage de la justice. Ce à  quoi Lienemann qui soutient un autre candidat répond qu’il s’agit d’un déni de démocratie de la part de Batho qui en outre n’en fout pas la rame au bureau national. On se demande ce que peut bien faire Noël Lienemann aussi bien au bureau national qu’au Sénat. Usée par les travaux guerriers des tendances, elle n’est pas même capable de prononcer une seule phrase un peu structurée mais ses gazouillis demeurent toujours radicaux. Justement le populisme qu’elle reproche à Delphine Batho. En réalité elle a beaucoup évolué passant des rocardiens à la gauche du PS puis chez les frondeurs. Un slalom qui lui a permis d’exister politiquement pendant toute sa carrière politique avec tous les avantages qui sont liés. On peut être révolutionnaire savoir compter ses sous ! Renouveler comme sénatrice elle est assurée dans l’emploi jusqu’à près de 75 ans. On a les révolutions qu’on peut au parti socialiste. Et ces joutes entre oligarques témoignent de l’état de décomposition d’un parti de professionnels qui hormis leur discours entretiennent des relations approximatives avec les réalités économiques et sociales.

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Dans une tribune parue dans le JDD une trentaine de cadres du parti s’interrogent  l’avenir du PE et plus généralement du socialisme. Un document qui se veut aussi une analyse du libéralisme et de ses déviances aussi une réaffirmation des valeurs humanistes face à la technostructure. Un document intéressant mais dont on sait par avance qu’il finirait dans la poubelle dès la  reconquête du pouvoir par les socialistes eux aussi  produits pour beaucoup de la technostructure. . C’est tout le drame du parti socialiste qui a commencé avec Mitterrand qui sitôt élu a enterré le projet du parti socialiste élaboré par Chevènement ;

 

« Beaucoup a été dit sur les causes de la défaite des socialistes en 2017 : divisions, usure du pouvoir, renoncements et reniements. Mais n’oublions pas la dimension la plus grave, la marginalisation idéologique. Le Congrès d’Aubervilliers, ne pourra pas être le congrès de toutes les réponses mais il s’agira bien de la question fondamentale pour une formation politique : celle de son utilité sociale. C’est à celle-ci qu’il convient d’apporter une réponse et tout en faisant émerger de nouveaux outils et de nouvelles pratiques politiques. La victoire du prétendu « ni de droite ni de gauche » a sidéré l’opinion publique et bousculé le paysage politique. Six mois plus tard il reste une vision moins idyllique. La loi de l’individualisme s’impose et le Président de la République peine à réduire la fracture entre gagnants et perdants de la modernité alors même que ce qui fait nation réside justement dans ce sentiment que le progrès sera partagé. La cohésion d’une société ne se décrète pas par éléments de langage distillés à la télévision. La forme contemporaine du libéralisme se traduit par des mutations technologiques et sociétales d’une ampleur inédite. Nous sommes bel et bien face à un nouveau monde, mais celui-ci ne se résume pas à un rajeunissement du personnel politique ou à l’arrivée massive de DRH à l’Assemblée. Il est avant tout celui d’une violence sociale sans précédent, d’une rupture des mécanismes de solidarité, d’une remise en cause permanente des protections collectives. Ce libéralisme nous montre également son incapacité à répondre à l’urgence climatique et sa cécité face à l’ère anthropocène qui s’annonce. C’est d’ailleurs logique, le libéralisme économique considérant que le bien commun n’est rien d’autre que la somme des intérêts individuels, il est incapable d’affronter un défi qui nous dépasse tous, qui nécessite un sursaut collectif qui est contraire à l’essence même de sa doctrine. La faillite de la social-démocratie européenne complique encore davantage notre tâche face à ces nouveaux enjeux : un sentiment d’impuissance voire de complaisance vis-à-vis de la mondialisation et du capitalisme s’est installé. C’est l’idée même du progrès qui est mise en cause face aux risques climatique et écologique, tout autant que face à l’incompréhension devant les mutations engendrées par la révolution technologique et de l’intelligence artificielle. Nous devons comprendre ces nouvelles douleurs contemporaines. C’est en ce sens que le PS doit faire l’effort de compréhension avant de vouloir et de pouvoir être force de proposition. Pour cela, l’action dans les territoires est sans doute le levier le plus puissant pour agir efficacement sur la vie des citoyens. C’est là que doit se mener concrètement le combat, de l’écoute, de l’action et de la preuve. Seule cette proximité et ce caractère concret peuvent permettre de regagner la confiance. C’est pourquoi le territoire est, et doit être au centre de la refondation du PS. Le territoire c’est le réel. Beaucoup dans leur vie quotidienne se ressentent du côté des perdants et éprouvent un sentiment de dépossession et de déclassement. Notre projet doit être marqué par l’exigence de « vies dignes » pour tous en leur apportant la protection qui est un droit (accès à la santé, à un logement digne, au bien-être au travail, à une protection sociale de qualité pour tous les travailleurs), en renforçant leur confiance dans le progrès à laquelle ils aspirent ((tiers de confiance, intimité numérique), en faisant appel à l’innovation sociale, comme l’expérimentation lancée récemment par des départements sur le revenu de base. C’est pourquoi le PS doit proposer un projet de société des Nouveaux possibles Maîtrisés s’articulant autour de nouveaux communs qui sont une redéfinition des services publics notamment à l’aune de la révolution numérique, un nouveau modèle productif écologique, de nouveaux droits sociétaux et de nouveaux mécanismes redistributifs qui poursuive le combat pour l’égalité. L’Europe dans ce contexte doit devenir une Europe-providence pour atteindre le meilleur niveau possible de bien-être économique, social et culturel pour ses peuples, et une puissance pour mettre l’humain au cœur de la mondialisation. Nous devons porter notre idéal républicain d’émancipation et d’accomplissement de chacun par l’accès de tous à l’éducation, à la culture, à l’art, et à la garantie pour chacun d’un temps de loisir suffisant pour pouvoir s’épanouir, alors que les mutations du monde du travail posent la question de la déconnexion et de la capacité à échapper à une vie passée entre les transports et l’entreprise. Cet idéal est le meilleur rempart contre le réveil de particularismes identitaires sources de division. À contre-courant de l’uniformisation, qui génère pertes de repères et d’identité dans un monde où tout se dématérialise, notre identité repose à la fois sur des patrimoines culturels et historiques, auquel il faut redonner de la vie et du sens, en bâtissant la deuxième phase de l’exception culturelle.

Ce nouveau cadre idéologique du socialisme sera celui de l’affirmation de nos valeurs humanistes face à une techno-finance sans contrôle. Le Congrès d’Aubervilliers doit être une première étape vers la construction d’une nouvelle doctrine, celle où le progrès est mieux partagé, un nouvel horizon à dessiner, pour que les Français considèrent à nouveau le socialisme comme un chemin d’espoir. »

Les premiers signataires :

 

Sébastien Vincini (1er Féd Haute-Garonne), Valérie Rabault (Députée, 1er Féd Tarn-et-Garonne), Emmanuel Grégoire (1er Féd Paris), Gabrielle Siry (SN), Edouardo Rihan Cypel (SN), Nicolas Brien (1er Féd Allier), Sébastien Denaja (SN), Annie Guillemot (Sénatrice, co-resp. Rhône), Gilbert-Luc (Sénateur, co-resp. Rhône) et Sylvie Guillaume (Députée européenne, co-resp. Rhône), (Boris Faure (1er Féd Français de l’Etranger), Didier Steinville (1er Féd intérimaire Hautes-Alpes), Emmanuelle De Gentili (1er Féd Haute-Corse), Etienne Lejeune (1er Féd Creuse), Frédéric Orain (1er Féd Loir et Cher), Guillaume Crépin (1er Féd Cher), Guillaume Mathelier (1er Féd Haute-Savoie), Jean-Jacques Thomas (1er Féd Aisne), Joël Carreiras (SN), Laurent Cervoni (SN), Marc Mancel (SN), Maxime Picard (1er Féd Morbihan), Nathalie Malmberg (SN), Nicolas Sfez (SN), Philippe Dussert (1er Féd Hautes-Pyrénées), Rémi Demersseman (SN), Stéphane Ibarra (1er Féd Vendée), Sylvain Mathieu (1er Féd Nièvre), Vincent Recoules (1er Féd Tarn), Vincent Véron (1erFéd Orne), Olivia Polski (adjointe Paris, Secrétaire Nationale)

1er Fed : 1er fédéral de département

SN : Secrétaire national

La République en marche : premier congrès d’un parti très virtuel

La République en marche : premier congrès d’un parti virtuel

 

Premier congrès d’un parti qui n’en est pas un et qui demeure relativement virtuel Théoriquement ce parti réunit les adhérents, en réalité on est incapable de savoir même au sein de la république en marche qu’elle est exactement ce nombre  d’adhérents. Officiellement il faut afficher le chiffre de 380 000 mais la réalité et sans doute plus proche de 50 000 à 80 000. . En outre et surtout, il ne s’agit pas d’un véritable concept d’adhésion puisque sont enregistrés tous ceux qui un jour ou l’autre par un simple clic ont appuyé la candidature de Macron. Il n’y a aucune procédure formelle d’adhésion à la république en marche, pas de cotisations, pas de renouvellement de l’adhésion et même pas de processus de démission. Normal les adhérents sont surtout des supporters toujours supposés de Macron et n’ont  pas droit à la parole. Au début la démarche de Macron semblait originale. Tout devait partir du bas les idées comme les responsables. Depuis son élection,  la verticalité à étouffé l’intention de base. Désormais tout part du haut et la république en marche se réduit à un site qui diffuse les communiqués du gouvernement. Les structures de base n’existent pas, les comités locaux n’ont aucun pouvoir, il n’y a officiellement aucune structure locale, départementale ou régionale. Seulement des référents, sortes de commissaires politiques désignés par le niveau national lui-même auto proclamée. Dans ce fameux congrès,  les trois quarts des participants seront désignés par ses responsables nationaux auto proclamés. On fera juste une petite place de 25 % dans l’organisme directeur à des les adhérents, en plus tirés au sort. Le fonctionnement d’en marche se réduit pour l’essentiel à un site diffusant les orientations gouvernementales. Depuis la création d’en marche pas loin de 90 % des supposés adhérents sont en fait en sommeil. Le véritable pouvoir dans le parti par les oligarques et les technos proches de Macon. . Toute la semaine, des voix se sont élevées pour critiquer un «parti virtuel», alors que La République en marche (LREM) revendique 380.000 adhérents, qui se sont simplement inscrits sur le site Internet. «La seule comptabilité est celle de l’action. S’il faut dire que nous sommes 200.000 ou 500.000, je m’en fiche! Il faudrait même ne plus parler de chiffres», démine Christophe Castaner.  Pour son seul déplacement de campagne avant de prendre les rênes du mouvement, l’actuel porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a dû affronter les doutes et parfois le désarroi des militants. Et ainsi mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attend. «Mon ambition est de faire vivre le mouvement. Oui, il y a des difficultés, et je veux les assumer», a affirmé le futur délégué général. L’élu du Sud a voulu tourner court à la «polémique» lancée par des Marcheurs mécontents qui menacent de démissionner du mouvement. «Le même jour, 212 personnes se sont inscrites pour nous rejoindre, balaie-t-il. Nous devons retrouver l’âme pour donner de la puissance à La République en marche.» « . «Si on veut réussir, il faut de toute façon accepter les critiques, et accepter le passage d’un mouvement de campagne à un mouvement de soutien au président de la République. Il y a une crise de l’engagement, on essaye de la solutionner», explique Arnaud Leroy, l’un des dirigeants du mouvement. En plus des contestations sur le fonctionnement et le manque de démocratie interne, une cassure se fait sentir entre les macronistes qui ont accédé aux postes à responsabilités et les simples adhérents qui parfois se sentent oubliés, voire inutiles. «Dans la tête des Marcheurs, quand vous avez été élu député ou que vous devenez collaborateur à l’Assemblée nationale ou au gouvernement, vous n’êtes plus des leurs», déplore un parlementaire. Un député parisien a animé une réunion dans sa circonscription, il y a quelques semaines. Le climat était délétère. «C’est comme si je me retrouvais face à une assemblée d’électeurs hostiles», s’alarme-t-il. Seul en lice, Christophe Castaner n’aura aucun mal à se faire élire, lors d’un vote à main levée à huis clos, par le conseil de LREM. Avec un résultat de type nord coréen ou chinois !

 

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

La bataille politique et juridique s’engage  au Brésil où la corruption est érigée en véritable système. Pour empêcher l’ancien président Lula d’être éventuellement élu en 2018 on l’a condamné à neuf ans de prison pour corruption. Par contre la droite a obtenu du congrès à fin de ne pas poursuivre en justice l’actuel président Temer  lui aussi accusé de corruption. Bref une instrumentalisation de la justice  pour réguler la démocratie Une commission du Congrès brésilien a décidé jeudi de ne pas saisir la Cour suprême des accusations de corruption visant le président Michel Temer afin que ce dernier soit jugé devant la plus haute juridiction du pays. Le vote de la commission parlementaire n’est pas contraignant et le Congrès doit se prononcer dans son ensemble sur une mise en accusation qui ne peut être approuvée qu’à la majorité qualifiée des deux tiers. Michel Temer est accusé depuis le mois dernier dans une affaire de corruption impliquant le groupe alimentaire JBS. Le procureur général Rodrigo Janot soupçonne Temer d’avoir reçu un total de 38 millions de réals (environ 13 millions d’euros) de JBS au cours des neuf derniers mois. Selon le témoignage d’un cadre de l’entreprise, ces dessous-de-table auraient été versés en échange de la résolution de certains litiges fiscaux du groupe et de l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt.

Congrès Versailles : un rappel indispensable des enjeux

Congrès Versailles : un rappel indispensable des enjeux
Il ne faut sans doute pas s’attendre à l’annonce de mesures nouvelles et ou sensationnelles de la part de Macron lors de la réunion du congrès à Versailles. Il s’entrera sans doute son propos sur les principaux enjeux et sur les perspectives ; un rappel des enjeux non seulement nécessaire mais indispensable compte tenus de l’état de la culture française en matière d’économie et de l’attachement particulier du pays à l’étatisme ; un étatisme supposé régler tous les problèmes économiques, sociaux et sociétaux mais dont l’efficacité reste à démontrer si l’on en juge par la faible performance économique du pays, le haut niveau du chômage, le développement des inégalités sociales ou encore l’état de certains quartiers délaissés . Macron va s’attacher à resituer la situation de la France dans son environnement international et notamment européen. Il indiquera ses orientations mais celle-ci sont largement connues et il ne faut pas attendre à de nouvelles annonces. Cela d’autant plus que Macron comme le premier ministre savent très bien que leur action est hypothéquée par l’ampleur du déficit et du coup que certaines mesures devront sans doute être décalées dans le temps. L’urgence sur le plan économique sera d’alléger les dépenses budgétaires pour tenter d’atteindre le fatidique seuil des 3 % de déficit budgétaire et en même temps éviter de faire encore grossir la dette qui va encore progresser pendant un temps notamment du fait de la remontée des taux. Bien entendu Macon au cours de son intervention abordera de nombreux champs d’action mais la priorité visera à moderniser l’économie à fin de favoriser la croissance et l’emploi. Certes l’action du gouvernement dans ce domaine est incontournable mais la responsabilité en incombe tout autant aux acteurs économiques et plus généralement aux citoyens pas simplement consommateurs de démocratie et de progrès mais aussi acteurs de la modernisation. Bref, ce n’est pas seulement l’action du président de la république qui permettra la modernisation du pays, sa performance dans tous les domaines mais aussi celle des Français eux-mêmes dont certains sont englués dans un conservatisme mortel.

 

Le Parlement en Congrès à Versailles ?

Le Parlement en Congrès à Versailles ?

 

 

 

 

Emmanuel Macron envisagerait de réunir le Parlement à Versailles c’est-à-dire les deux chambres à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat. L’objectif serait de repréciser la nécessité des réformes à engager pour redresser notamment l’économie et l’emploi. Le président bénéficie –comme son Premier ministre–d’une très bonne popularité pour le moment (autour de 64 % d’opinions favorables) mais force est de constater qu’il n’a pas encore abordé les sujets qui fâchent en particulier la réforme du code du travail et la fiscalité. Comme il serait sans doute dangereux d’affronter plusieurs dossiers difficiles en même temps, il a été décidé de ne pas toucher au budget par collectif budgétaire en 2017. En d’autres termes de laisser filer le déficit qui dépassera les 2,8 % prévus par le gouvernement pour atteindre au moins 3 %. Les ajustements se feront sans décision législative grâce aux économies réalisées ministère par ministère. Le transfert dans la loi des les actuelles dispositions de l’état d’urgence ne devrait pas poser trop de problème il devrait même obtenir le soutien de la droite. . Le dossier le plus difficile concerne la réforme du code du travail. De ce point de vue le président de la république et le gouvernement auront besoin de tous les appuis  pour faire passer cette transformation difficile que contestent  la plupart des syndicats mêmes les plus réformistes. Du coup Emmanuel Macron pourrait solliciter le congrès pour améliorer le rapport de force en sa faveur. Il sait pour l’instant qu’il jouit d’un bon soutien de l’opinion mais une opinion seulement bienveillante et qui attend des résultats. Sur le dossier de la réforme sociale,  le gouvernement aurait sans doute intérêt à rééquilibrer un peu son projet au profit des salariés et des organisations qui le représentent par exemple en associant davantage les élus pour une meilleure compréhension des stratégies des entreprises. . Le président de la République Emmanuel Macron souhaiterait donc  s’exprimer devant l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis à Versailles. Cette date, «je ne peux pas ni l’infirmer ni la confirmer», a éludé le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, invité dimanche du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Emmanuel Macron est le maître des horloges et de son calendrier. S’il y a une annonce sur ce sujet, il la fera en fonction de son tempo», a-t-il répondu. «Ce que je sais c’est qu’Emmanuel Macron a pris cet engagement devant les Français de réunir chaque année le Parlement, c’est-à-dire les deux chambres l’Assemblée nationale et le Sénat, dans ce qu’on appelle le Congrès», a toutefois rappelé le ministre, très proche du chef de l’Etat. «La date, je ne la connais pas. Il y réfléchit en ce moment. Il est important qu’il puisse donner au Parlement le cap» qui est le sien, a ajouté Christophe Castaner.

 

COP 21 : le congrès contredit Obama

COP  21 : le congrès contredit Obama

À l’heure Obama s’est engagé publiquement pour contribuer à limiter le réchauffement climatique le congrès de son côté a voté contre le plan anti CO2 présenté par le président américain. Le vote était prévu pour tomber en même temps que la conférence sur le climat qui se déroule actuellement à Paris et son résultat était largement prévisible. Le Congrès américain, à majorité républicaine, a donc voté pour l’annulation du plan anti-CO2 du président Barack Obama. Les représentants ont voté par 242 voix contre 180 pour annuler le  »projet pour une énergie propre », suscitant le débat depuis plusieurs mois Outre-Atlantique.  Pour la première fois, Barack Obama souhaite imposer des limites sur les émissions de dioxyde de carbone par les centrales thermiques américaines existantes. Le vote restera quoi qu’il en soit symbolique car le chef de l’État a d’ores et déjà signifié son intention d’user de son droit de veto.

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore devant la justice

Congrès FN : Jean Marie Le Pen gagne encore  devant la justice

 

Une nouvelle fois Jean Marie Le Pen gagne devant la justice pour faire annuler le congrès postal du FN. De fête, Marine Le Pen se trouve dans une position très délicate elle ne peut plus utiliser les résultats de ce congrès par correspondance pour exclure son père, par ailleurs elle hésite à organiser un congrès physique qui permettrait à Jean-Marie Le Pen de s’exprimer devant les militants. La justice française a donc  infligé mardi une nouvelle défaite à Marine Le Pen dans le conflit qui l’oppose à son père en confirmant la suspension de l’assemblée générale extraordinaire du Front national censée aboutir à l’éviction de son fondateur. Cette décision de la cour d’appel de Versailles risque d’empoisonner la campagne du parti d’extrême droite pour les élections régionales de décembre prochain, avec un Jean-Marie Le Pen pour l’instant conforté dans sa présidence d’honneur du FN. Le patriarche de 87 ans est apparu triomphant devant la presse dans sa propriété située près de Paris, réservant ses flèches les plus acérées au vice-président du FN, Florian Philippot, qu’il accuse d’avoir influencé sa fille. « Quelqu’un a dit que j’appartenais au passé, je crois que c’est Monsieur Philippot, il doit s’apercevoir que j’appartiens à un présent extrêmement brûlant », a-t-il déclaré. Fort de la décision de la cour d’appel de Versailles, il a d’ailleurs « bien l’intention » de participer à l’université d’été du Front national, début septembre à Marseille. Mais il a tendu la main à sa fille, avec laquelle il n’a, a-t-il expliqué, plus aucun contact. « Pour ma part, je suis ouvert à toutes les discussions, à toutes les conversations qui iront dans le sens de l’unité et d’une marche en avant », a-t-il expliqué en jugeant indispensable de retrouver « l’élan » du parti d’extrême droite qui a selon lui été « freiné » par la crise. Il n’a pas exclu, si ce n’était pas le cas, une candidature à la tête d’une liste dissidente en Provence-Alpes-Côte d’Azur face à sa petite-fille Marion, décision qui, a-t-il laissé entendre, dépend de la réponse qui sera donnée à ses appels. Dans un communiqué, le FN a dit son « étonnement », la décision de justice permettant à Jean-Marie Le Pen de conserver un titre de président d’honneur « qu’il ne mérite évidemment plus vu son comportement de plus en plus inqualifiable ».

Le Pen contre Le Pen : congrès du FN annulé par la justice

Le Pen contre Le Pen : congrès du FN annulé par la justice

 

Seconde victoire pour Jean marie Lepen qui fait annuler le congrès «  par correspondance » visant à supprimer son poste de président d’honneur. Le feuilleton continue ;  une saga familiale (et financière car Jean Marie Lepen est toujours président du principal moyen de financement du FN°). Une saga aussi idéologique qui oppose les positions d’extrême droite de Jean Mare Lepen et les orientations attrape-tout de Marine.  En moins d’une semaine, Jean-Marie Le Pen a donc engrangé deux victoires judiciaires dans le conflit qui l’oppose aux instances du Front national, dirigé par sa fille Marine. Mercredi, le président d’honneur du FN a obtenu de la justice à Nanterre l’annulation du vote par courrier en cours, censé le priver de son titre. Le fondateur du FN avait réussi la semaine dernière, toujours par voie judiciaire, à récupérer sa carte d’adhérent. La présidente de Front national avait balayé la précédente décision de justice en s’appuyant sur le vote postal en cours, appelé Assemblée générale extraordinaire. Les 51.000 adhérents du FN avaient jusqu’au 10 juillet pour se prononcer sur de nouveaux statuts du parti, prévoyant justement la disparition du titre octroyé à son père. « Les adhérents vont trancher », avait-elle déclaré sur France Info et « l’affaire sera réglée dans huit jours ». C’était sans compter sur la seconde procédure qui a abouti ce mercredi à l’annulation du principal argument avancé. La justice ordonne une nouvelle assemblée générale physique, un congrès conforme aux statuts du parti qui apparaît comme une nouvelle tribune pour Jean-Marie Le Pen.

 

Le Pen contre Le Pen : Jean Marie attaque le congrès par correspondance du FN

Le Pen contre Le Pen : Jean Marie attaque le congrès par correspondance du FN

Il es pourrait bien que Jean Marie Lepen remporte une  seconde victoire juridique après celle concernant son poste de Présidenet d’honneur. En effet Jean marie Lepen a été illégalement écarté de l’organisation de ce «  congrès ». Second grief, il s’agit d’un congrès mais sans congressiste puisque c’est un vote par courrier. Au FN on ne fait pas dans la dentelle démocratique et juridique . Mais Jean marie Lepen connait la musique judiciaire  . Certes il ne fera pas basculer la majorité au FN mais il va conserver un pouvoir de nuisance qui pourrait affecter limage de Marine pour 2017. Au-delà de la saga familiale, c’est aussi un affrontement idéologique avec d’un coté les positions clairement d’extrême droite de Jean Marie le Pen et de l’autre les positions attrape tout de Marine Lepen ( la retraite à 60 ans, expulsion de immigrés ,  la fermeture des frontières et la sortie de l’euro). Un programme qui n’a d’ailleurs aucune importance puisque le FN est surtout un parti de protestation.  Après une première victoire en justice jeudi, Jean-Marie Le Pen en espère une autre de plus grande ampleur. Le fondateur du Front national a décidé d’attaquer en justice la tenue du vote par correspondance organisé par sa fille, Marine Le Pen, qui vise à supprimer la fonction de président d’honneur du parti, qu’il occupe de nouveau, et à réformer les statuts du mouvement. « J’attaque cette consultation postale que j’estime illégale, il y aura une instance mardi à Nanterre », dit-il au JDD. Une assignation a été déposée pour un référé le 7 juillet à la mi-journée, poursuit-il. Le vote des adhérents du Front national est en cours et le scrutin doit être dépouillé vendredi 10 juillet. S’il obtient une nouvelle fois gain de cause, Jean-Marie Le Pen pourrait faire annuler ce processus. Selon lui, ce congrès par correspondance n’aurait pas du être lancé en son absence par le bureau politique et le bureau exécutif du FN, puisque le tribunal a jugé sa suspension illégale jeudi. « Il a été décidé sans que j’y participe alors que j’en suis membre », insiste-t-il. Autre grief, « le fait de demander une seule réponse alors qu’il y a plusieurs sujets est un amalgame dirimant », plaide-t-il. Jean-Marie Le Pen considère aussi que la tenue d’un congrès sans la présence physique des adhérents « est aberrant ». Jeudi, Marine Le Pen avait minimisé les conséquences de la réintégration de son père, ordonnée par les juges. Le FN a fait appel de cette décision.

 

Congrès PS : Valls ratisse large

Congrès PS : Valls ratisse large

 

Comme prévu Valls a cherché à obtenir une  légitimité de la part du PS lors de son congrès et pour cela en ratissant très large. Il a réaffirmé la nécessité de la réforme pour conforter es siens mais a parlé égalité pour satisfaire la gauche ( En fait, surtout de la prochaine retenue à la source pour l’impôt, pourtant on ne voit guère où se situe l’égalité tant que la réforme fiscale n’est pas réalisée ;  pas avant 2017). Habile, Valls a fait applaudir Hollande par des militants afin de se faire applaudir lui même. En fait un bon discours sur la forme qui a tenté d’arroser toutes les sensibilités mais sans grande nouveauté sur le fond. Avec aussi des attaques virulentes contre Sarkozy et la démonstration que le PS lui est rassemblé contrairement à la droite. Pour autant les clivages demeurent au PS. Mais de toute  manière les congrès au PS ne servent à peu près à rien Manuel Valls qui suggérait jadis que le PS change de nom et prophétisait la mort de la gauche si elle n’adoptait pas une ligne résolument social-démocrate, a fait amende honorable. « Je respecte le Parti socialiste et j’aime les socialistes (…) Je sais ce que je vous dois », a-t-il lancé. « Non, le parti socialiste n’est pas mort. » Le ministre des Finances, Michel Sapin, a résumé d’une phrase cet exercice de 54 minutes, clou d’un congrès sans suspense après les votes militants de mai qui ont approuvé à 60% la motion d’orientation soutenue par le gouvernement : « C’est maintenir le cap dans le dialogue, la compréhension et l’échange avec un parti qui est beaucoup plus homogène qu’on ne le dit », a-t-il dit à Reuters. La maire de Lille, Martine Aubry, ralliée avec ses partisans à la motion majoritaire, qui avait déclaré vendredi venir « faire appliquer ce qui a été voté et signé, y compris par le Premier ministre », n’a pas jugé utile de monter à la tribune. Elle a confié à des journalistes être contente que Manuel Valls ait repris ses propositions et soit sur le « bon chemin ». Les chefs de file de l’aile gauche et des « frondeurs » du PS ont salué la performance du Premier ministre mais pour mieux se plaindre de ne pas avoir de réponse à leurs demandes. »C’est un très beau discours sur la forme (…) mais plaider pour l’égalité sans parler une seule fois de la redistribution et de la réforme fiscale, au bout d’un moment ça fini par être une langue morte », a ainsi déclaré Marie-Noëlle Lienemann.

Congrès du PS: la victoire pour Valls ?

Congrès du PS: la victoire pour Valls ?

En fait on ne s’attend pas normalement à grand-chose pour un congrès déjà joué puisque la motion majoritaire est passée largement , que Cambadélis a déjà été réélu. Reste le combat des idées mais les frondeurs paraissent de plus en plus isolés et surtout paralysés par la spirale de la dégringolade du PS. Du coup,  il se pourrait que ce congrès se traduise par le reconnaissance de Valls, voire même au-delà par sa mise à l’étrier pour 2017. Certes Valls n’est pas aimé mais il s’est imposé dans l’opinion. Les sondages sont sans équivoque. Désormais Valls précède nettement Hollande tant dans l’opinion en général que même à gauche. Du coup Valls pourrait gauchir son discours dans ce congrès pour obtenir la consécration d’un parti qui l’a si souvent marginalisé. Aux abois les militants socialistes qui craignent en fait l’écroulement de leur parti pourrait se raccrocher à Valls aujourd’hui seul en capacité de s’opposer avec des chances à Sarkozy. Avec un discours type «  le Bourget bis ».  Avant même son arrivée à Poitiers, vendredi soir, Manuel Valls était annoncé comme omniprésent au congrès du PS… Signataire de la motion victorieuse menée par Jean-Christophe Cambadélis, le Premier ministre ne se contente pas de prononcer un discours samedi midi: il doit passer près de 48 heures sur place et multiplier les rencontres.  Manuel Valls. Il voudra  faire la démonstration qu’il a la mainmise sur le parti et que c’est sa ligne qui a gagné », analyse Laurent Baumel, aux côtés de Christian Paul. Ce dernier, candidat malheureux au poste de premier secrétaire du PS pour les frondeurs de la « motion B », dénonce d’ailleurs « l’OPA libérale menée au PS » dans les colonnes de L’Obs.  « Mais attention à la mystification », met en garde Laurent Baumel. La « motion A » a également été « signée et nourrie par Martine Aubry« , qui assistera au discours du Premier ministre. La maire de Lille « a-t-elle servi à gagner au bénéfice d’un autre? Nous a-t-on joué un Bourget bis, en tenant un discours aux militants pour mieux pouvoir faire autre chose? », s’interroge le député. Un récent sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI montre tout de même la nette préférence des sympathisants socialistes pour une candidature du Premier ministre (42%) plutôt que celle du président de la République (27%). Ce score représente une progression virtuelle notable pour Manuel Valls qui, en 2011, n’obtenait que 5% des voix militantes lors de la primaire pour l’élection présidentielle de 2012. Un chiffre qui lui colle à la peau et que les frondeurs se plaisent à lui rappeler.  Mais, l’heure est davantage au marquage de territoire. Manuel Valls va « jouer les barons à Poitiers », commente Le Parisien, tandis que France Inter s’attend à « beaucoup de Valls et peu d’enjeux ». Peu d’enjeux en effet, en raison notamment des nouveaux statuts du PS qui ont transformé le congrès en exercice de validation de votes organisés en amont, bien loin du psychodrame de Reims en 2008 . le congrès de Poitiers pourrait être celui de Valls.

 

 

 

Congrès PS : où sont passés les adhérents ?

Congrès PS : où sont passés les adhérents ?

 

Courant 2014 le PS revendiquait encore 160 000 adhérents or pour le vote des motions du  congrès de 2015, on ne retrouve que 65 000 votants officiels ! Il en manque 100 000! 65 432 votants correspondant à 92 % de bulletins dépouillés, soit un taux de participation de 54,62 %, la motion A, portée par la direction sortante du PS et soutenue par les membres du gouvernement, est arrivée en tête, avec 39 259 voix et 60 % des suffrages. Elle laisse loin derrière la motion concurrente des frondeurs et de l’aile gauche du parti qui totalise 29 % et 18 975 voix. En fait pour l’essentiel les adhérents PS sont des élus ,actuels,  anciens ou candidats potentiels. Un parti d’apparatchiks qui a perdu ses bases, ses valeurs aussi. Mais la dynamique des appareils est suffisante pour donner une légitimité à Hollande qui en plus fera l’impasse sur des primaires. Une curieuse  conception de la démocratie alors qu’un sondage aujourd’hui démontre que 77% des Français ne veulent pas de Hollande en 2017. Il est vrai qu’ailleurs c’est la même logique d’appareil, ce ne sont pas les plus compétents et/ou les plus populaires qui sont susceptibles d’être élus en 2017 mais ceux qui maîtrisent les appareils. Une sorte déni de démocratie et en même temps uen remise en cause des fondements même cinquième république. D’une  certaine manière la France est retombée dans les travers de la quatrième république avec les mêmes arrangements d’appareils, les mêmes castes incapables de faire face aux enjeux actuels . Une monarchie républicaine caractérisée par le manque de courage et de compétence. Pas étonnant qu’on rencontre des records d’abstention !

Congrès PS :une majorité de faux-culs

Congrès PS :une majorité de faux-culs

 

C’est fait,  » les loyalistes » ont la majorité, une vraie majorité de faux culs comme souvent au PS. Première raison, les motions et autres orientations n’ont jamais servi à rien au PS. Chaque fois que le PS ets parvenu au pouvoir , on a enterré les orientations et mis en œuvre uen autre politique. En commençant par l’enterrement du programme socialiste rédigé par Chevènement pour les présidentielles de 1981 ( vite remplacé par les 101 propositions de Mitterrand, puis simplement par la gestion approximative du pouvoir). Seconde raison cette motion de «  légitimistes »  ( ceux qui mangent dans la gamelle) est un tissu de mièvrerie et de contradictions. Un texte typique de la dialectique marxiste vasouillarde de Cambadélis qui n’a pas oublié son catéchisme. L’orientation, la vraie, sera décidée après la nouvelle déculottée des régionales de fin d’année. Quand on s’apercevra que le PS a perdu sa base, ses orientations et même son utilité. La direction du Parti socialiste a annoncé jeudi soir qu’elle avait remporté la majorité absolue auprès des militants appelés aux urnes pour définir la ligne du parti et trancher le débat entre « loyalistes » au gouvernement et « frondeurs ».   »On est certains d’avoir la majorité absolue », a déclaré à la presse au siège du parti la porte-parole Corinne Narassiguin sans pouvoir donner pour l’heure des chiffres définitifs.  La sénatrice « frondeuse » Marie-Noëlle Lienemann avait reconnu un peu plus tôt que les premières tendances issues du vote laissaient présager que la « motion A » présentée par le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, remporterait la majorité absolue des voix.  Les différents membres du courant des frondeurs présents rue de Solférino jeudi soir estimaient que leur motion dépasserait la barre des 30%.

Congrès PS :Valls salue la synthèse molle de Cambadélis- Aubry

 

A défaut de changement, de  programme et de résultats, c’est le mot «  rassemblement » qui est à la mode au PS. L’accord entre Martine Aubry et Jean-Christophe Cambadélis sur une motion commune en vue du congrès du Parti socialiste en juin est une « bonne chose », a déclaré samedi le Premier ministre, Manuel Valls. Jusqu’ici très critique à l’égard de l’exécutif, la maire de Lille a annoncé vendredi soir qu’elle ferait motion commune avec le premier secrétaire du Parti socialiste, laissant peu de chances aux « frondeurs » et à la gauche du PS de renverser le rapport de forces au sein du principal parti de la majorité à l’Assemblée nationale. « Le rassemblement des socialistes, le rassemblement de la gauche sont indispensables. Et quand ce rassemblement se fait pour la réussite du quinquennat de François Hollande et de l’action du gouvernement que je dirige, c’est une bonne chose », a déclaré Manuel Valls, en marge d’une visite au Salon des seniors à Paris. « Plus que jamais, l’action du gouvernement doit être autour de cette idée de rassemblement et d’unité des Français (…) et moi, je me réjouis bien sûr que les socialistes, de ce point de vue-là, donnent l’exemple », a-t-il ajouté.  Les différentes motions pour le congrès du PS étaient présentées samedi au Conseil national du parti à l’Assemblée nationale, en vue du congrès qui se tiendra début juin à Poitiers. Elles seront soumises au vote des militants socialistes le 21 mai.

 

Congrès du PS : Aubry se couche

Congrès du PS : Aubry se couche

Il aura suffi de quelques gadgets de Hollande de pour qu’Aubry se couche .Elle devait renverser le rapport de force au congrès, imposer uen ligne nouvelle. Finalement c’est le marchandage à la mode SFIO qui a permis à Aubry de rejoindre le ventre mou du PS. De toute manière ce congrès sera complètement anecdotique et la question de la survie du PS se posera après la défaite sanglante qui s’annonce aux régionales de la fin de l’année. En même temps la question du départ de Valls et de la candidature de Hollande en 2017. A cet égard le communiqué de Aubry est assez pathétique et témoigne de l’usure totale des responsables de ce parti qui n’ont plus ni corpus idéologique, ni vision : »Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas tout faire pour accompagner le président de la République pour que ce quinquennat soit réussi et réponde aux attentes des Français », a déclaré l’ancienne ministre et ex-N°1 du PS à la presse, après une réunion avec ses partisans. « Il vaut mieux être à l’intérieur. L’enjeu est trop important pour qu’on s’oppose sans être là où il faut peser. Et d’ailleurs, nos voix on les entendra », a-t-elle ajouté, en réitérant son opposition à toute réforme du contrat de travail. Elle a tenu à faire valoir qu’il ne s’agissait pas d’un « ralliement » pur et simple mais d’un travail collectif.  « On n’a pas rallié Jean-Christophe Cambadélis (…) Nous avons travaillé ensemble », a-t-elle dit. Ce texte insiste selon elle sur la relance de la croissance et de l’emploi par l’investissement public et privé et sur le « progrès social », avec la nécessité d’un « choc d’égalité». Les grandes composantes du PS avaient jusqu’à vendredi minuit pour déposer leurs motions, qui seront présentées samedi en conseil national et soumises le 21 mai aux militants, dans la perspective du congrès de Poitiers qui décidera en partie du climat de la fin du quinquennat de François Hollande.

 

 

Congrès FN : Marion Maréchal-Le Pen en tête

Congrès FN : Marion Maréchal-Le Pen en tête

D’une certaine manière c’est une victoire de Jean marie Lepen, c’est à dire la ligne dure du FN contre le technocrate Florian Philippot plus libéral sur les questions de société.  Deux lignes vont désormais s’affronter, la tendance FN canal historique de Jean Marie Lepen représentée maintenant par Marion Marechal Lepen et celle de Philippot qui a réussi à imposer la dédiabolisation du parti. Marien Lepen, devra naviguer entre ces deux orientations assez opposées. D’une certaine manière c’est le vieux clivage Maigret- J.M Lepen qui réapparait. Maréchal-Le Pen a en effet été élus nettement en tête au congrès du FN, deuxième est Louis Aliot, et Steeve Briois est troisième. Le reste du « top 10 » est composé par Bruno Gollnisch, eurodéputé et conseiller régional de Rhône-Alpes, David Rachline, sénateur du Var et maire de Fréjus, Wallerand de Saint-Just, trésorier du parti, Stéphane Ravier, maire du 7secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône, Marie-Christine Arnautu, proche de la famille Le Pen, et enfin Nicolas Bay, qui doit être nommé ce week-end secrétaire général du parti en remplacement de M. Briois. Ce résultat est un échec pour Florian Philippot. Numéro deux du parti, il a contribué à impulser le tournant « étatiste » du FN et le recentrage sur les questions économiques et sociales. Au Front national, certains le considèrent comme « trop à gauche ». Se revendiquant gaulliste, il a aussi heurté des sensibilités pro-Algérie française quand il est allé, le 9 novembre, déposer une gerbe à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), en mémoire du général, accompagné d’une centaine de jeunes militants.  L’élection au comité central du FN se fait par vote direct des adhérents par correspondance. Les militants doivent élire les membres de ce « parlement du parti » à partir d’une liste de 400 candidats. Celui ou celle qui arrive en tête est donc le plus populaire à la base. Aux 100 membres élus s’ajoutent 20 membres cooptés par la présidente du FN. Reste à savoir comment va agir Marine Le Pen. Elle ne devrait pas faire bouger M. Philippot de sa place de vice-président à la stratégie. En revanche, il sera difficile pour elle de ne pas promouvoir sa nièce à la direction du parti. Florian Philippot et Marion Maréchal-Le Pen incarnent deux lignes divergentes au sein du Front. Le premier se dit « national-républicain » et prône une sorte de post-chevènementisme avec pour principal cheval de bataille la sortie de l’euro et de l’Union européenne. Mme Maréchal-Le Pen, elle, est une « libérale-conservatrice ». Se revendiquant clairement de droite, la députée du Vaucluse cherche à lancer des ponts aussi bien vers l’UMP qu’en direction de mouvements radicaux de la sphère identitaire. Catholique revendiquée, elle n’hésite pas à participer, au contraire de Florian Philippot et de Marine Le Pen, aux rassemblements de La Manif pour tous

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol