Archive pour le Tag 'Congrès'

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet au congrès des « Républicains »

Présidentielle : Xavier Bertrand se soumet  au congrès des  « Républicains »

 

 

Xavier Bertrand et les républicains ont choisi d’éviter le désastre complet qui aurait consisté pour le parti à présenter de candidats de la même famille. Par contre les républicains n’ont pas forcément évité une nouvelle défaite. Ils sont désormais affrontés non seulement à une concurrence avec Emmanuel macro mais aussi avec Zemmour qui influence certains républicains (30 % des électeurs de Fillon seraient prêts à voter pour Zemmour).

 

Contrairement à tout ce qu’il avait dit jusqu’à leur Xavier Bertrand se soumettra bien à la décision du parti politique qui était le sien. Paradoxe de candidats de ce parti à savoir Xavier Bertrand et Valérie Pécresse seront candidats à la candidature dans un parti qu’ils ont quitté.

« Oui je participerai à ce congrès », a indiqué Xavier Bertrand sur le plateau de TF1, remerciant les Républicains « d’avoir écarté la primaire ». « Ce congrès, c’est la seule façon d’avoir le plus vite possible un seul candidat de la droite et du centre. J’ai deux certitudes : divisés, on est sûrs de perdre, rassemblés on peut gagner. Et je veux gagner. Je veux gagner pour le peuple de la droite et du centre, mais aussi pour l’ensemble des Français », a développé le président des Hauts-de-France. Le candidat s’est défendu d’avoir changé d’avis indiquant « le choix de la facilité (aurait été de) faire cavalier seul ». Un changement toutefois de posture indiscutable, Xavier Bertrand qui voulait se mettre en dehors des parties est bien contraint de réintégrer les Républicains.

 

 

À LIRE AUSSIPrésidentielle: à droite, la proposition de Xavier Bertrand fait flop

Ces dernières semaines, le candidat qui prônait « un congrès de rassemblement plutôt que d’affrontement » a senti monter la pression des élus, des électeurs comme des militants lui intimant de ne pas faire cavalier seul. Au risque d’annihiler toute chance de victoire de la droite en avril prochain. « S’il ne décidait pas de participer au congrès, il ne pourrait pas être le candidat de notre formation politique », avait clairement prévenu Gérard Larcher, le président du Sénat, le 11 octobre sur Europe 1. De quoi annoncer la couleur : sans participation au congrès du 4 décembre, le parti ne pouvait pas le suivre.

2022-Bertrand favori au congrès des  » Républicains ».

2022-Bertrand favori au congrès des  » Républicains ». 

 

Une enquête diffusée dans le Parisien avait déjà montré que Xavier Bertrand avait la meilleure cote de popularité parmi les sympathisants des républicains. Xavier Bertrand est considéré par 78 % de cette population comme le meilleur candidat pour s e qualifier au  second tour. Valérie Pécresse obtient 65 % et Michel Barnier 35 %. « Quel que soit l’adversaire testé, Xavier Bertrand est nettement le meilleur candidat républicain d’après Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Xavier Bertrand devance, ses rivaux de droite : 58 points devant Pécresse face à Jean-Luc Mélenchon, 48 face à Anne Hidalgo, 53 face au candidat écologiste, 55 face à Emmanuel Macron, 59 face à Marine Le Pen et 56 face à Éric Zemmour. Cette large avance au sein de sa famille politique se vérifie également dans les segments électoraux traditionnels de la droite : Bertrand « surperforme », selon Dabi, chez les retraités et les personnes âgées, les chefs d’entreprise, les cadres supérieurs et les commerçants.

Pour sa part, chez les sympathisants LR, la présidente de la Région Île-de-France devance Michel ­Barnier, quoique de façon nettement moins spectaculaire (entre 1 et 7 points d’écart seulement) face à Anne Hidalgo, au candidat écologiste et à Marine Le Pen. Mais pas contre Jean-Luc Mélenchon (face auquel l’ex-commissaire européen se situe 11 points devant Pécresse), Emmanuel Macron (3 points) et Éric Zemmour (8 points). « C’est peut-être le signal faible d’un doute sur la volonté de Valérie Pécresse d’aller au bout », postule Dabi. Et, aussi, de l’estime dont jouit auprès des sympathisants de droite Michel Barnier, désormais positionné comme le troisième homme de cette compétition interne.

Une réserve de taille toutefois en l’état des sondages actuels Bertrand ne serait pas à même de l’emporter face à Emmanuel Macron, pour 55 % des Français, et encore moins Valérie Pécresse. Des sondages cependant à relativiser dans la mesure où l’expérience démontre que des sondages à sept mois d’une élection peuvent être largement contredits au moment de l’échéance électorale.

Méthodologie

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 septembre 2021.

Bertrand favori au congrès des « Républicains. »

Bertrand favori au congrès des « Républicains. »

 

Une enquête diffusée dans le Parisien avait déjà montré que Xavier Bertrand avait la meilleure cote de popularité parmi les sympathisants des républicains. Xavier Bertrand est considéré par 78 % de cette population comme le meilleur candidat pour s e qualifier au  second tour. Valérie Pécresse obtient 65 % et Michel Barnier 35 %. « Quel que soit l’adversaire testé, Xavier Bertrand est nettement le meilleur candidat républicain d’après Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

Xavier Bertrand devance, ses rivaux de droite : 58 points devant Pécresse face à Jean-Luc Mélenchon, 48 face à Anne Hidalgo, 53 face au candidat écologiste, 55 face à Emmanuel Macron, 59 face à Marine Le Pen et 56 face à Éric Zemmour. Cette large avance au sein de sa famille politique se vérifie également dans les segments électoraux traditionnels de la droite : Bertrand « surperforme », selon Dabi, chez les retraités et les personnes âgées, les chefs d’entreprise, les cadres supérieurs et les commerçants.

Pour sa part, chez les sympathisants LR, la présidente de la Région Île-de-France devance Michel ­Barnier, quoique de façon nettement moins spectaculaire (entre 1 et 7 points d’écart seulement) face à Anne Hidalgo, au candidat écologiste et à Marine Le Pen. Mais pas contre Jean-Luc Mélenchon (face auquel l’ex-commissaire européen se situe 11 points devant Pécresse), Emmanuel Macron (3 points) et Éric Zemmour (8 points). « C’est peut-être le signal faible d’un doute sur la volonté de Valérie Pécresse d’aller au bout », postule Dabi. Et, aussi, de l’estime dont jouit auprès des sympathisants de droite Michel Barnier, désormais positionné comme le troisième homme de cette compétition interne.

Une réserve de taille toutefois en l’état des sondages actuels Bertrand ne serait pas à même de l’emporter face à Emmanuel Macron, pour 55 % des Français, et encore moins Valérie Pécresse. Des sondages cependant à relativiser dans la mesure où l’expérience démontre que des sondages à sept mois d’une élection peuvent être largement contredits au moment de l’échéance électorale.

Méthodologie

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 24 septembre 2021.

Congrès des jeunes avec Macron : pas un mot dans la presse

Congrès des jeunes avec Macron : pas un mot dans la presse

Aucun organe de presse n’a rendu compte de cette fameuse journée de rencontre nationale des jeunes avec Macron. Pas étonnant,  400 jeunes étaient attendus, en fait ils étaient beaucoup moins nombreux et surtout n’avaient strictement rien à dire. Encore pire que leurs aînés choisis au hasard sur Internet, ils ne représententaucune force politique, aucun projet, aucune dynamique. Bref des apprentis opportunistes comme leurs aînés qui disparaîtront sans doute pour la plupart après 2022.

« Une semaine après ces scrutins locaux, nous sommes déjà en ordre de marche sans attendre la rentrée de septembre », déclare  Ambroise Méjean, délégué général des JAM.

Ce week-end sera l’occasion de rappeler quelques idées portées par les JAM et non retenues par La République en marche comme la légalisation du cannabis !

 

Preuve de l’intérêt du parti en marche pour son mouvement de jeunesse, le secrétaire général Stanislas Guerrini a simplement envoyé une vidéo de soutien .

Le monarque Macron refuse de se rendre au congrès des maires

Le monarque Macron refuse de se rendre au congrès des maires

Sur Franceinfo André Laignel, le premier vice-président de l’Association des maires de France (AMF) dénonce l’injure faite au congrès des maires par le refus de Macron d’y participer

 

Franceinfo : Emmanuel Macron ne viendra pas au congrès des maires de France. Comment le prenez-vous ?

André Laignel : Si c’est confirmé, puisqu’officiellement nous n’avons pas reçu de courrier répondant à notre invitation, ce serait une bien mauvaise manière. Mais ce n’est pas la première. Nous avons entendu expliquer en permanence que les élus locaux étaient trop nombreux, dépensiers, inefficaces et même, c’est une antienne du président de la République, clientélistes. Ce qui est reçu par les élus comme une véritable injure. Il y a ce mépris qui touche au plus profond d’eux-mêmes les élus. Ils sont à 90% totalement bénévoles, dévoué à leur commune.

Emmanuel Macron invitera les maires à l’Élysée. C’est symbolique ?

C’est un extraordinaire pied de nez à la décentralisation. Voilà que le lieu de la décentralisation serait l’Élysée, c’est à dire le lieu de l’hyper concentration. C’est un non-sens et cela sera ressenti très durement, très négativement, par l’ensemble des maires de France.

Un maire sur deux ne souhaite pas se représenter aux municipales de 2020. Vous comprenez pourquoi ?

Il y a de nombreuses raisons. Il y a la baisse de moyens considérable pour les communes. Il y a les exigences de nos concitoyens, souvent légitimes, mais auxquelles les élus ne sont plus capables de répondre. Il y a une forme de dédain, parfois de mépris à l’égard des élus locaux qui les blessent profondément. Et il y a la difficulté de la tâche qui s’est accrue. L’administration est de plus en plus complexe et prégnante.

Est-ce que le mouvement des gilets jaunes n’est pas poussé par les maires des petites communes ?

Qu’il y ait des maires qui s’engagent dans ce mouvement, c’est la réalité, comme s’engagent de nombreux citoyens. Mais ce n’est pas un mouvement des maires, bien évidemment. Mais c’est le signe d’un ras le bol général, d’une démocratie qui entre en déliquescence. Il est urgent de réagir, de redonner à la proximité, c’est-à-dire aux communes, la capacité de répondre aux attentes des citoyens. La démocratie locale, c’est ce qui permet le vivre ensemble. Battons-nous pour que ce vivre ensemble continue à être au cœur de la République. C’est à cela que nous nous engageons.

Congrès : Macron prend Mélenchon à contrepied

Congrès : Macron prend Mélenchon à contrepied

 

Macon prend Mélenchon à contrepied en proposant lui aussi d’avoir la possibilité de répondre directement aux députés lors des séances en congrès. Jusque là en effet, le président ne pouvait pas répondre. C’était un reproche des Insoumis et d’autres. Les élus de LREM sont eux aussi pris à contrepieds puisqu’ils s’étaient opposés à cette présence du président pendant les débats parlementaires. Il faut bien convenir que toute l’opposition est prise à revers car cette orientation présidentialise encore plus le régime déjà très monarchique de Macron. Un président qui joue le rôle de monarque républicain mais désormais aussi celui de premier ministre et même de ministre quand il traite par exemple des mesures d’application de ses orientations.  L’année prochaine, Emmanuel Macron pourrait bien rester dans la salle pour «écouter» l’opposition et lui «répondre». «J’ai demandé au gouvernement de déposer dès cette semaine un amendement au projet de loi constitutionnel, qui permettra que lors du prochain Congrès je puisse rester, non seulement pour vous écouter, mais aussi pour pouvoir vous répondre», a déclaré le chef de l’État, alors que la révision constitutionnelle est examinée dès ce mardi en première lecture à l’Assemblée. Le président de la République veut ainsi répondre «aux pires reproches» adressés «à cette procédure». Des députés, parmi lesquels des élus de la France Insoumise (LFI), ont en effet choisi de boycotter ce rendez-vous, un exercice jugé «autocratique, monarchique».  «Ce serait remettre en cause le fait que [le président] n’est pas responsable devant le Parlement», avait pourtant  estimé Richard Ferrand, président du groupe LaREM à l’Assemblée, rapporteur général du texte et proche d’Emmanuel Macron qui ne rechignera pas à manger un nouveau chapeau.

Congrès Versailles : mauvais lieu, mauvais moment et mauvais thème

Congrès Versailles : mauvais lieu, mauvais moment et mauvais thème

 

Les institutions prévoient que le président puisse parler devant le Parlement réuni en congrès (Sénat plus assemblée nationale) à fin de rendre compte de sa politique. Un rituel déjà désuet puisqu’il n’est pas prévu qu’un débat ait lieu suite à cette intervention en présence du chef de l’État. La cohérence voudrait qu’on écoute d’abord le point de vue des parlementaires, leurs critiques éventuelles avant que le chef d’État ne s’exprime. C’est le processus adopté dans toutes les organisations un peu démocratique mais pas pour ce congrès qui entretient le rituel désuet d’une certaine monarchie. La plus grande critique qui peut être adressée au président c’est de réunir ce congrès à Versailles symbole suprême de la monarchie et du fossé qui sépare les citoyens de la cour des dirigeants. Il y avait bien d’autres lieux à Paris pour organiser cette petite sauterie au cout par ailleurs exorbitant d’environ 400 000 €. Deuxième point,  On ne peut pas dire que le début des vacances estivales soit le meilleur période  pour diffuser la parole présidentielle. Beaucoup de Français dans le moment présent pensent  à profiter du beau temps, ils seront sans doute plus intéressés par la du monde de foot que par une allocution présidentielle portant notamment sur des aspects institutionnels bien peu mobilisateurs. Macron parlera nécessairement de la modification de la constitution qui ne peut être modifiée sans l’aval du congrès (ou par référendum). Les Français ne sont pas en désaccord avec la réduction du nombre de parlementaires mais pour les autres modifications, c’est un peu du chinois et ce n’est sans doute pas la priorité du moment. Du coup Macron devra rééquilibrer son discours en justifiant sa politique économique et en annonçant sans doute un rééquilibrage social. On peut penser qu’il parlera de pauvreté, sujet qui a fait l’objet d’un rapport dont la diffusion a été reportée. Mais un discours sur la pauvreté sera insuffisant pour témoigner de la volonté du gouvernement d’un véritable  rééquilibrage social. Or ce sont  les sujets majeurs de la période qui plombent  macro et son gouvernement dans les sondages. D’une certaine manière, si macro voulait être entendue, c’est à peu près le seul thème qu’il devrait développer tellement maintenant son image de président des riches lui colle à la peau non sans raison. Le discours intervient en effet alors que la popularité d’Emmanuel Macron chute dans les sondages. La cote du président de la République a perdu six points en juillet par rapport au mois de juin, selon le dernier baromètre de confiance d’Elabe pour les Echos et Radio Classique. Près des trois quarts des Français lui reprochent également d’être un “Président des riches”, selon un sondage Odoxa pour Franceinfo et Le Figaro réalisé les 4 et 5 juillet, une critique régulièrement reprise par l’opposition et renouvelée avec sa décision de reporter la présentation de son plan pour la pauvreté, prévue pour début juillet, à la rentrée. Des voix s’élèvent désormais au sein de son propre parti pour réclamer une politique plus sociale. “J’en appelle à un rééquilibrage de la politique menée depuis un an, en faveur d’une politique sociale plus affirmée et attendue”, a écrit le député LaREM Frédéric Barbier dans une tribune du Monde publiée samedi. “La parole et les intentions ne suffisent plus. Elles doivent laisser place à des actes concrets”, dit-il. “Il manque pour l’instant une véritable colonne vertébrale à un projet social mobilisateur, fédérateur, transformateur pour notre pays”.

Congrès : encore des boycotts y compris de LREM

Congrès : encore des boycotts y compris de LREM

 

 Les insoumis seront absents, Hamon aussi,  les élus LR seront présents dans leur majorité à Versailles. Pour autant, l’opposition n’entend pas applaudir des deux mains l’organisation de ce rendez-vous déplorant «la déconsidération d’Emmanuel Macron pour le Parlement». Si le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, et le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, seront aussi présents tous les deux pour répondre à Emmanuel Macron dans la foulée du discours, ils ne participeront pas au déjeuner organisé par le chef de l’État avant son discours à Versailles. Outre les deux présidents de groupe LR, les membres LR du bureau de l’Assemblée nationale, les députés Éric Ciotti (questeur), Annie Genevard (vice-président) et Marc Le Fur (vice-président) ne viendront pas non plus au déjeuner. Les élus LR «ne souhaitent pas servir de faire valoir à un Président de la République qui n’a jamais manifesté la moindre considération pour l’opposition parlementaire», explique Christian Jacob au Figaro. A noter aussi l’absence dans les rangs de LREM dont un député s’interroge aussi »

«  Je m’interroge un peu sur cette façon de communiquer. D’autant plus que cela coûte extrêmement cher. On parle toute de même de 400 000 euros…. Le Président s’exprime régulièrement, on l’entend régulièrement, il fait passer des messages régulièrement. Je ne comprends pas trop l’utilité de ce Congrès. Sur un certain nombre de points, je ne suis pas d’accord avec le Président – par exemple sur certains points de la réforme constitutionnelle. Ce n’est pas nouveau. Je ne l’étais pas non plus tout le temps avec François Hollande. Un parlementaire est un homme libre. Mais ce n’est pas par désaccord politique que je n’y vais pas, c’est simplement que je pense que ce n’est pas utile. Si j’avais été à Paris, j’y serais allé. Mais comme je n’y suis pas, je ne vois pas l’intérêt d’y aller exprès.

 

Congrès du 9 juillet : le boycott s’élargit

Congrès du 9 juillet : le boycott s’élargit

Comme l’année dernière, les députés de la France insoumise ne se déplaceront pas à Versailles. «Le monarque Emmanuel Macron recevra de nouveau les représentants du peuple à Versailles. Ils auront le droit d’écouter sa majesté et de lui répondre une fois qu’il sera parti. Ce nouveau monde a tout de l’ancien régime et rien de la République. Ce sera sans nous», a fustigé mardi sur Twitter le député LFI Éric Coquerel, quelques minutes après la décision de son groupe de s’abstenir. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, la déclaration du Président devant le Congrès peut en effet «donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait pas l’objet d’un vote». «Pourquoi écouterions-nous un discours auquel nous ne pouvons pas répondre?», a interrogé le député LFI Adrien Quatennens mercredi sur Europe 1. «Vous avez un président de la République qui convoque le Parlement, qui va parler, et qui ensuite s’en ira et à qui nous ne pourrons pas répondre», a déploré l’élu LFI du Nord.  Déjà absente l’année dernière, la sénatrice écologiste Esther Benbassa a annoncé sur Twitter qu’elle ne se rendrait pas non plus au Congrès lundi prochain. «Je ne réponds pas aux convocations d’un prince n’ayant pour ambition que d’humilier le Parlement», a-t-elle expliqué, en référence au projet de réforme constitutionnelle. L’opposition voit dans le texte du gouvernement un affaiblissement du rôle du Parlement par rapport à l’exécutif. La sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann devrait emboîter le pas à l’écologiste. Comme l’année dernière également, le député Nouvelle Gauche, Régis Juanico – qui a dernièrement rejoint le mouvement Générations de Benoît Hamon – a indiqué qu’il ne ferait pas, lui non plus, «partie de l’auditoire». «On ne convoque pas le Congrès par convenance personnelle pour en faire un rituel par ailleurs fort coûteux pour les finances publiques», a-t-il estimé. Les deux députés LR, Pierre Cordier et Julien Dive, qui avaient déjà boudé le Congrès l’année dernière, ont également expliqué dans un communiqué de presse qu’ils renouvelleraient leur absence. «Nous estimons que ces réunions doivent être réservées à des situations exceptionnelles, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui», ont-ils indiqué, prétextant eux aussi le coût important d’un tel événement.

Congrès Versailles : le monarque boycotté par LFI

Congrès Versailles : le monarque boycotté par LFI

 

 

La réunion en congrès du parlement est bien entendu une énième opération de com. pour mettre Macron dans la lumière. Première remarque pourquoi à Versailles symbole d’une  monarchie qui ne change pas grand-chose quand elle devient républicaine (les énarques ont remplacé les anciens courtisans et la haute finance la bourgeoisie). Seconde observation, ces symboles de monarchie réhabilitée commence à souler nombre de citoyens qui attendaient un chef d’Etat ouvert et moderne et hérite en fait d’un dirigeant  finalement assez rétro, arrogant et qui s’enivre de son propre parfum. Tout ce cérémonial est complètement désuet ; d’abord la réunion d’un congrès n’est pas utile ; ensuite il pourra t se tenir à Paris et non dans le temple de la monarchie. Il sera surement encore question de la réforme de la constitution comme si c’était la préoccupation majeure dans un environnement où la croissance est menacée notamment par l’environnement géopolitique.  “Le monarque Emmanuel Macron recevra de nouveau les représentants du peuple à Versailles. Ils auront le droit d’écouter sa majesté et de lui répondre une fois qu’il sera parti. Ce nouveau monde a tout de l’ancien régime et rien de la République. Ce sera sans nous”, peut-on lire sur le compte Twitter du député LFI Eric Coquerel. Le discours présidentiel de Versailles sera suivi, après le départ du chef de l’Etat, d’un débat sans vote du Parlement.

Congrès CFDT : Laurent Berger renforcé

Congrès  CFDT : Laurent Berger renforcé

 

83,36% ont approuvé le rapport d’activités de Laurent Berger pour les quatre dernières années du mandat du secrétaire général. Certains d’entre eux se sont toutefois montrés critiques vis-à-vis de sa méthode, la jugeant peu efficace face aux réformes sociales d’Emmanuel Macron qui amoindrissent, selon eux, les droits des travailleurs (les réformes du Code du travail, de l’assurance chômage, de la formation professionnelle ou encore de la Fonction publique). Le dirigeant de la CFDT, qui a refusé de manifester aux côtés de la CGT à l’automne dernier pour dénoncer les ordonnances modifiant le Code du travail, a défendu sa ligne de conduite, estimant avoir obtenu des concessions. “A la CFDT, nous exerçons une combativité qui est celle attachée à la recherche de résultats concrets pour les travailleurs”, a-t-il déclaré devant quelque 1.750 délégués syndicaux avant le vote. Reprenant une expression qui avait marqué le monde social en novembre dernier, il ajoute que “le syndicalisme est mortel”. Il est “mortel quand il se limite à dénoncer”, “quand il montre son impuissance et s’enferme dans la spirale d’une radicalité stérile”, “quand il confond son combat avec un combat politique”. “Mais pas le nôtre”, précise-t-il. “Pas le nôtre si nous savons évoluer pour faire face aux défis de notre temps”. Il admet que “dans le contexte actuel”, la centrale devra “réfléchir et expérimenter” d’autre formes d’action pour exprimer ses désaccords, charge qui incombera au nouveau bureau national élu jeudi. Ce bureau doit également renouveler son mandat. Le “gouvernement ne pourra pas continuer quatre ans sur la même ligne”, ajoute-t-il pour rassurer ses militants. “Il n’y aura pas de transformation en profondeur de la société contre ses acteurs, sans ceux qui mettent en œuvre les réformes”.

Steve Bannon, le facho, invité au congrès du FN ;

Steve Bannon, le facho, invité au congrès du FN ;  

Le symbole du nationalisme blanc, ancien conseiller de Trump sera la vedette au congrès du FN. L’extrémiste de droite que même Trump a dû renvoyer à cause de ses excès sera donc l’invité très médiatisé de Marine Le Pen. Une contradiction dans la mesure où précisément Marne Le Pen veut accentuer la dédiabolisation du parti avec notamment un nom qui fait moins peur et donc une vitrine davantage présentable. La preuve sans doute que Marine ne sait plus très bien quelle ligne adopter ni sur le plan idéologique en général, ni sur le plan économique par exemple sur l’Europe. L’ultraconservateur Steve Bannon, ex-stratège en chef du président Donald Trump tombé en disgrâce, doit intervenir samedi lors du congrès du Front national à Lille, a annoncé sur Twitter le vice-président du FN Louis Aliot. “Bienvenue à Steve Bannon qui vient s’adresser demain à notre Congrès FN 2018 et rencontrer MLP [NDLR - la présidente du FN, Marine Le Pen]. Les peuples se réveillent et reprennent leur destin en main”, a écrit Louis Aliot sur son compte Twitter. Ancien président du site d’information conservateur Breitbart News, Steve Bannon, proche de l’extrême droite, a été renvoyé en août dernier par Donald Trump de son poste de conseiller stratégique. Steve Bannon “incarne le rejet de l’establishment, dont l’un des pires symboles est l’UE de Bruxelles. Il a compris comme Trump, Matteo Salvini [patron de la Ligue, en Italie], la volonté des peuples de reprendre leur destin”, a estimé Louis Aliot dans un autre tweet. Un Louis Alliot à l’image du FN , pathétique dans sa volonté de rendre son parti présentable tout en défendant l’indéfendable. La preuve que FN depuis le départ de Philippot ne sait plus très bien où il se trouve. Pour Marine Le Pen, la venue de Banon permet de contrebalancer l’écho donné à l’intervention de sa nièce Marion maréchal le Pen et de montrer qu’elle aussi adhère à l’hyper trumpisme. Pas vraiment

Congrès PS : coup d’État» (Batho) ; populiste répond Lienemann

Congrès PS : coup d’État» (Batho) ;  populiste répond  Lienemann

Comme d’habitude ça vole bas au parti socialiste quand il s’agit de prendre le pouvoir de l’organisation. Le pire c’est quand deux oligarques comme Delphine Batho et Noël Lienemann s’interpellent. L’une comme l’autre n’ont pratiquement jamais travaillé et ont suivi le cursus classique organisation d’étudiante socialisante puis conseiller politique puis élu et membre de la direction du PS. L’une comme l’autre connaissent toutes les arcanes du fonctionnement du parti d’élus que constitue l’PS où ce n’est pas la démocratie qui domine. Delphine Batho considère que la direction du PS est une sorte de petite mafia qui veut lui interdire la candidature comme première secrétaire. Elle menace même de demander l’arbitrage de la justice. Ce à  quoi Lienemann qui soutient un autre candidat répond qu’il s’agit d’un déni de démocratie de la part de Batho qui en outre n’en fout pas la rame au bureau national. On se demande ce que peut bien faire Noël Lienemann aussi bien au bureau national qu’au Sénat. Usée par les travaux guerriers des tendances, elle n’est pas même capable de prononcer une seule phrase un peu structurée mais ses gazouillis demeurent toujours radicaux. Justement le populisme qu’elle reproche à Delphine Batho. En réalité elle a beaucoup évolué passant des rocardiens à la gauche du PS puis chez les frondeurs. Un slalom qui lui a permis d’exister politiquement pendant toute sa carrière politique avec tous les avantages qui sont liés. On peut être révolutionnaire savoir compter ses sous ! Renouveler comme sénatrice elle est assurée dans l’emploi jusqu’à près de 75 ans. On a les révolutions qu’on peut au parti socialiste. Et ces joutes entre oligarques témoignent de l’état de décomposition d’un parti de professionnels qui hormis leur discours entretiennent des relations approximatives avec les réalités économiques et sociales.

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Dans une tribune parue dans le JDD une trentaine de cadres du parti s’interrogent  l’avenir du PE et plus généralement du socialisme. Un document qui se veut aussi une analyse du libéralisme et de ses déviances aussi une réaffirmation des valeurs humanistes face à la technostructure. Un document intéressant mais dont on sait par avance qu’il finirait dans la poubelle dès la  reconquête du pouvoir par les socialistes eux aussi  produits pour beaucoup de la technostructure. . C’est tout le drame du parti socialiste qui a commencé avec Mitterrand qui sitôt élu a enterré le projet du parti socialiste élaboré par Chevènement ;

 

« Beaucoup a été dit sur les causes de la défaite des socialistes en 2017 : divisions, usure du pouvoir, renoncements et reniements. Mais n’oublions pas la dimension la plus grave, la marginalisation idéologique. Le Congrès d’Aubervilliers, ne pourra pas être le congrès de toutes les réponses mais il s’agira bien de la question fondamentale pour une formation politique : celle de son utilité sociale. C’est à celle-ci qu’il convient d’apporter une réponse et tout en faisant émerger de nouveaux outils et de nouvelles pratiques politiques. La victoire du prétendu « ni de droite ni de gauche » a sidéré l’opinion publique et bousculé le paysage politique. Six mois plus tard il reste une vision moins idyllique. La loi de l’individualisme s’impose et le Président de la République peine à réduire la fracture entre gagnants et perdants de la modernité alors même que ce qui fait nation réside justement dans ce sentiment que le progrès sera partagé. La cohésion d’une société ne se décrète pas par éléments de langage distillés à la télévision. La forme contemporaine du libéralisme se traduit par des mutations technologiques et sociétales d’une ampleur inédite. Nous sommes bel et bien face à un nouveau monde, mais celui-ci ne se résume pas à un rajeunissement du personnel politique ou à l’arrivée massive de DRH à l’Assemblée. Il est avant tout celui d’une violence sociale sans précédent, d’une rupture des mécanismes de solidarité, d’une remise en cause permanente des protections collectives. Ce libéralisme nous montre également son incapacité à répondre à l’urgence climatique et sa cécité face à l’ère anthropocène qui s’annonce. C’est d’ailleurs logique, le libéralisme économique considérant que le bien commun n’est rien d’autre que la somme des intérêts individuels, il est incapable d’affronter un défi qui nous dépasse tous, qui nécessite un sursaut collectif qui est contraire à l’essence même de sa doctrine. La faillite de la social-démocratie européenne complique encore davantage notre tâche face à ces nouveaux enjeux : un sentiment d’impuissance voire de complaisance vis-à-vis de la mondialisation et du capitalisme s’est installé. C’est l’idée même du progrès qui est mise en cause face aux risques climatique et écologique, tout autant que face à l’incompréhension devant les mutations engendrées par la révolution technologique et de l’intelligence artificielle. Nous devons comprendre ces nouvelles douleurs contemporaines. C’est en ce sens que le PS doit faire l’effort de compréhension avant de vouloir et de pouvoir être force de proposition. Pour cela, l’action dans les territoires est sans doute le levier le plus puissant pour agir efficacement sur la vie des citoyens. C’est là que doit se mener concrètement le combat, de l’écoute, de l’action et de la preuve. Seule cette proximité et ce caractère concret peuvent permettre de regagner la confiance. C’est pourquoi le territoire est, et doit être au centre de la refondation du PS. Le territoire c’est le réel. Beaucoup dans leur vie quotidienne se ressentent du côté des perdants et éprouvent un sentiment de dépossession et de déclassement. Notre projet doit être marqué par l’exigence de « vies dignes » pour tous en leur apportant la protection qui est un droit (accès à la santé, à un logement digne, au bien-être au travail, à une protection sociale de qualité pour tous les travailleurs), en renforçant leur confiance dans le progrès à laquelle ils aspirent ((tiers de confiance, intimité numérique), en faisant appel à l’innovation sociale, comme l’expérimentation lancée récemment par des départements sur le revenu de base. C’est pourquoi le PS doit proposer un projet de société des Nouveaux possibles Maîtrisés s’articulant autour de nouveaux communs qui sont une redéfinition des services publics notamment à l’aune de la révolution numérique, un nouveau modèle productif écologique, de nouveaux droits sociétaux et de nouveaux mécanismes redistributifs qui poursuive le combat pour l’égalité. L’Europe dans ce contexte doit devenir une Europe-providence pour atteindre le meilleur niveau possible de bien-être économique, social et culturel pour ses peuples, et une puissance pour mettre l’humain au cœur de la mondialisation. Nous devons porter notre idéal républicain d’émancipation et d’accomplissement de chacun par l’accès de tous à l’éducation, à la culture, à l’art, et à la garantie pour chacun d’un temps de loisir suffisant pour pouvoir s’épanouir, alors que les mutations du monde du travail posent la question de la déconnexion et de la capacité à échapper à une vie passée entre les transports et l’entreprise. Cet idéal est le meilleur rempart contre le réveil de particularismes identitaires sources de division. À contre-courant de l’uniformisation, qui génère pertes de repères et d’identité dans un monde où tout se dématérialise, notre identité repose à la fois sur des patrimoines culturels et historiques, auquel il faut redonner de la vie et du sens, en bâtissant la deuxième phase de l’exception culturelle.

Ce nouveau cadre idéologique du socialisme sera celui de l’affirmation de nos valeurs humanistes face à une techno-finance sans contrôle. Le Congrès d’Aubervilliers doit être une première étape vers la construction d’une nouvelle doctrine, celle où le progrès est mieux partagé, un nouvel horizon à dessiner, pour que les Français considèrent à nouveau le socialisme comme un chemin d’espoir. »

Les premiers signataires :

 

Sébastien Vincini (1er Féd Haute-Garonne), Valérie Rabault (Députée, 1er Féd Tarn-et-Garonne), Emmanuel Grégoire (1er Féd Paris), Gabrielle Siry (SN), Edouardo Rihan Cypel (SN), Nicolas Brien (1er Féd Allier), Sébastien Denaja (SN), Annie Guillemot (Sénatrice, co-resp. Rhône), Gilbert-Luc (Sénateur, co-resp. Rhône) et Sylvie Guillaume (Députée européenne, co-resp. Rhône), (Boris Faure (1er Féd Français de l’Etranger), Didier Steinville (1er Féd intérimaire Hautes-Alpes), Emmanuelle De Gentili (1er Féd Haute-Corse), Etienne Lejeune (1er Féd Creuse), Frédéric Orain (1er Féd Loir et Cher), Guillaume Crépin (1er Féd Cher), Guillaume Mathelier (1er Féd Haute-Savoie), Jean-Jacques Thomas (1er Féd Aisne), Joël Carreiras (SN), Laurent Cervoni (SN), Marc Mancel (SN), Maxime Picard (1er Féd Morbihan), Nathalie Malmberg (SN), Nicolas Sfez (SN), Philippe Dussert (1er Féd Hautes-Pyrénées), Rémi Demersseman (SN), Stéphane Ibarra (1er Féd Vendée), Sylvain Mathieu (1er Féd Nièvre), Vincent Recoules (1er Féd Tarn), Vincent Véron (1erFéd Orne), Olivia Polski (adjointe Paris, Secrétaire Nationale)

1er Fed : 1er fédéral de département

SN : Secrétaire national

La République en marche : premier congrès d’un parti très virtuel

La République en marche : premier congrès d’un parti virtuel

 

Premier congrès d’un parti qui n’en est pas un et qui demeure relativement virtuel Théoriquement ce parti réunit les adhérents, en réalité on est incapable de savoir même au sein de la république en marche qu’elle est exactement ce nombre  d’adhérents. Officiellement il faut afficher le chiffre de 380 000 mais la réalité et sans doute plus proche de 50 000 à 80 000. . En outre et surtout, il ne s’agit pas d’un véritable concept d’adhésion puisque sont enregistrés tous ceux qui un jour ou l’autre par un simple clic ont appuyé la candidature de Macron. Il n’y a aucune procédure formelle d’adhésion à la république en marche, pas de cotisations, pas de renouvellement de l’adhésion et même pas de processus de démission. Normal les adhérents sont surtout des supporters toujours supposés de Macron et n’ont  pas droit à la parole. Au début la démarche de Macron semblait originale. Tout devait partir du bas les idées comme les responsables. Depuis son élection,  la verticalité à étouffé l’intention de base. Désormais tout part du haut et la république en marche se réduit à un site qui diffuse les communiqués du gouvernement. Les structures de base n’existent pas, les comités locaux n’ont aucun pouvoir, il n’y a officiellement aucune structure locale, départementale ou régionale. Seulement des référents, sortes de commissaires politiques désignés par le niveau national lui-même auto proclamée. Dans ce fameux congrès,  les trois quarts des participants seront désignés par ses responsables nationaux auto proclamés. On fera juste une petite place de 25 % dans l’organisme directeur à des les adhérents, en plus tirés au sort. Le fonctionnement d’en marche se réduit pour l’essentiel à un site diffusant les orientations gouvernementales. Depuis la création d’en marche pas loin de 90 % des supposés adhérents sont en fait en sommeil. Le véritable pouvoir dans le parti par les oligarques et les technos proches de Macon. . Toute la semaine, des voix se sont élevées pour critiquer un «parti virtuel», alors que La République en marche (LREM) revendique 380.000 adhérents, qui se sont simplement inscrits sur le site Internet. «La seule comptabilité est celle de l’action. S’il faut dire que nous sommes 200.000 ou 500.000, je m’en fiche! Il faudrait même ne plus parler de chiffres», démine Christophe Castaner.  Pour son seul déplacement de campagne avant de prendre les rênes du mouvement, l’actuel porte-parole du gouvernement et secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a dû affronter les doutes et parfois le désarroi des militants. Et ainsi mesurer l’ampleur de la tâche qui l’attend. «Mon ambition est de faire vivre le mouvement. Oui, il y a des difficultés, et je veux les assumer», a affirmé le futur délégué général. L’élu du Sud a voulu tourner court à la «polémique» lancée par des Marcheurs mécontents qui menacent de démissionner du mouvement. «Le même jour, 212 personnes se sont inscrites pour nous rejoindre, balaie-t-il. Nous devons retrouver l’âme pour donner de la puissance à La République en marche.» « . «Si on veut réussir, il faut de toute façon accepter les critiques, et accepter le passage d’un mouvement de campagne à un mouvement de soutien au président de la République. Il y a une crise de l’engagement, on essaye de la solutionner», explique Arnaud Leroy, l’un des dirigeants du mouvement. En plus des contestations sur le fonctionnement et le manque de démocratie interne, une cassure se fait sentir entre les macronistes qui ont accédé aux postes à responsabilités et les simples adhérents qui parfois se sentent oubliés, voire inutiles. «Dans la tête des Marcheurs, quand vous avez été élu député ou que vous devenez collaborateur à l’Assemblée nationale ou au gouvernement, vous n’êtes plus des leurs», déplore un parlementaire. Un député parisien a animé une réunion dans sa circonscription, il y a quelques semaines. Le climat était délétère. «C’est comme si je me retrouvais face à une assemblée d’électeurs hostiles», s’alarme-t-il. Seul en lice, Christophe Castaner n’aura aucun mal à se faire élire, lors d’un vote à main levée à huis clos, par le conseil de LREM. Avec un résultat de type nord coréen ou chinois !

 

Congrès La République en marche : une mascarade démocratique

Congrès La République en marche : une mascarade  démocratique

 

 

 

Le congrès de la république en marche qui va se tenir aujourd’hui va révéler la mascarade démocratique de cette organisation. D’abord le responsable du mouvement a été directement désigné par Macron. Ensuite et surtout,  les participants pour les trois quarts sont des responsables autos proclamées et/ou  désignés par des dirigeants nationaux eux-mêmes auto désignés (exemple par Richard Ferrand qui n’est pas vraiment un modèle de vertu financière). Dans le parti en marche, comme au Parlement, au gouvernement, c’est le centralisme démocratique qui prévaut. Bref les adhérents dans le principal organisme directeur ne seront représentés qu’à hauteur de 25 % et encore tirés au sort. C’est dire le peu de poids qu’ils auront dans l’appareil Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir, type parti communiste des années 50, qui peuvent expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. On objecte à la direction que c’est pour éviter les baronnies; pas sûr que des commissaires politiques désignés d’en haut soient plus démocratiques ! La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. Quant au site de la république en marche, seul lien avec les adhérents, c’est une sorte de très mauvaise et très partielle revue de presse.  La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaître aussi vite.

 

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

La bataille politique et juridique s’engage  au Brésil où la corruption est érigée en véritable système. Pour empêcher l’ancien président Lula d’être éventuellement élu en 2018 on l’a condamné à neuf ans de prison pour corruption. Par contre la droite a obtenu du congrès à fin de ne pas poursuivre en justice l’actuel président Temer  lui aussi accusé de corruption. Bref une instrumentalisation de la justice  pour réguler la démocratie Une commission du Congrès brésilien a décidé jeudi de ne pas saisir la Cour suprême des accusations de corruption visant le président Michel Temer afin que ce dernier soit jugé devant la plus haute juridiction du pays. Le vote de la commission parlementaire n’est pas contraignant et le Congrès doit se prononcer dans son ensemble sur une mise en accusation qui ne peut être approuvée qu’à la majorité qualifiée des deux tiers. Michel Temer est accusé depuis le mois dernier dans une affaire de corruption impliquant le groupe alimentaire JBS. Le procureur général Rodrigo Janot soupçonne Temer d’avoir reçu un total de 38 millions de réals (environ 13 millions d’euros) de JBS au cours des neuf derniers mois. Selon le témoignage d’un cadre de l’entreprise, ces dessous-de-table auraient été versés en échange de la résolution de certains litiges fiscaux du groupe et de l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt.

Congrès Versailles : un rappel indispensable des enjeux

Congrès Versailles : un rappel indispensable des enjeux
Il ne faut sans doute pas s’attendre à l’annonce de mesures nouvelles et ou sensationnelles de la part de Macron lors de la réunion du congrès à Versailles. Il s’entrera sans doute son propos sur les principaux enjeux et sur les perspectives ; un rappel des enjeux non seulement nécessaire mais indispensable compte tenus de l’état de la culture française en matière d’économie et de l’attachement particulier du pays à l’étatisme ; un étatisme supposé régler tous les problèmes économiques, sociaux et sociétaux mais dont l’efficacité reste à démontrer si l’on en juge par la faible performance économique du pays, le haut niveau du chômage, le développement des inégalités sociales ou encore l’état de certains quartiers délaissés . Macron va s’attacher à resituer la situation de la France dans son environnement international et notamment européen. Il indiquera ses orientations mais celle-ci sont largement connues et il ne faut pas attendre à de nouvelles annonces. Cela d’autant plus que Macron comme le premier ministre savent très bien que leur action est hypothéquée par l’ampleur du déficit et du coup que certaines mesures devront sans doute être décalées dans le temps. L’urgence sur le plan économique sera d’alléger les dépenses budgétaires pour tenter d’atteindre le fatidique seuil des 3 % de déficit budgétaire et en même temps éviter de faire encore grossir la dette qui va encore progresser pendant un temps notamment du fait de la remontée des taux. Bien entendu Macon au cours de son intervention abordera de nombreux champs d’action mais la priorité visera à moderniser l’économie à fin de favoriser la croissance et l’emploi. Certes l’action du gouvernement dans ce domaine est incontournable mais la responsabilité en incombe tout autant aux acteurs économiques et plus généralement aux citoyens pas simplement consommateurs de démocratie et de progrès mais aussi acteurs de la modernisation. Bref, ce n’est pas seulement l’action du président de la république qui permettra la modernisation du pays, sa performance dans tous les domaines mais aussi celle des Français eux-mêmes dont certains sont englués dans un conservatisme mortel.

 

Le Parlement en Congrès à Versailles ?

Le Parlement en Congrès à Versailles ?

 

 

 

 

Emmanuel Macron envisagerait de réunir le Parlement à Versailles c’est-à-dire les deux chambres à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat. L’objectif serait de repréciser la nécessité des réformes à engager pour redresser notamment l’économie et l’emploi. Le président bénéficie –comme son Premier ministre–d’une très bonne popularité pour le moment (autour de 64 % d’opinions favorables) mais force est de constater qu’il n’a pas encore abordé les sujets qui fâchent en particulier la réforme du code du travail et la fiscalité. Comme il serait sans doute dangereux d’affronter plusieurs dossiers difficiles en même temps, il a été décidé de ne pas toucher au budget par collectif budgétaire en 2017. En d’autres termes de laisser filer le déficit qui dépassera les 2,8 % prévus par le gouvernement pour atteindre au moins 3 %. Les ajustements se feront sans décision législative grâce aux économies réalisées ministère par ministère. Le transfert dans la loi des les actuelles dispositions de l’état d’urgence ne devrait pas poser trop de problème il devrait même obtenir le soutien de la droite. . Le dossier le plus difficile concerne la réforme du code du travail. De ce point de vue le président de la république et le gouvernement auront besoin de tous les appuis  pour faire passer cette transformation difficile que contestent  la plupart des syndicats mêmes les plus réformistes. Du coup Emmanuel Macron pourrait solliciter le congrès pour améliorer le rapport de force en sa faveur. Il sait pour l’instant qu’il jouit d’un bon soutien de l’opinion mais une opinion seulement bienveillante et qui attend des résultats. Sur le dossier de la réforme sociale,  le gouvernement aurait sans doute intérêt à rééquilibrer un peu son projet au profit des salariés et des organisations qui le représentent par exemple en associant davantage les élus pour une meilleure compréhension des stratégies des entreprises. . Le président de la République Emmanuel Macron souhaiterait donc  s’exprimer devant l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis à Versailles. Cette date, «je ne peux pas ni l’infirmer ni la confirmer», a éludé le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, invité dimanche du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Emmanuel Macron est le maître des horloges et de son calendrier. S’il y a une annonce sur ce sujet, il la fera en fonction de son tempo», a-t-il répondu. «Ce que je sais c’est qu’Emmanuel Macron a pris cet engagement devant les Français de réunir chaque année le Parlement, c’est-à-dire les deux chambres l’Assemblée nationale et le Sénat, dans ce qu’on appelle le Congrès», a toutefois rappelé le ministre, très proche du chef de l’Etat. «La date, je ne la connais pas. Il y réfléchit en ce moment. Il est important qu’il puisse donner au Parlement le cap» qui est le sien, a ajouté Christophe Castaner.

 

COP 21 : le congrès contredit Obama

COP  21 : le congrès contredit Obama

À l’heure Obama s’est engagé publiquement pour contribuer à limiter le réchauffement climatique le congrès de son côté a voté contre le plan anti CO2 présenté par le président américain. Le vote était prévu pour tomber en même temps que la conférence sur le climat qui se déroule actuellement à Paris et son résultat était largement prévisible. Le Congrès américain, à majorité républicaine, a donc voté pour l’annulation du plan anti-CO2 du président Barack Obama. Les représentants ont voté par 242 voix contre 180 pour annuler le  »projet pour une énergie propre », suscitant le débat depuis plusieurs mois Outre-Atlantique.  Pour la première fois, Barack Obama souhaite imposer des limites sur les émissions de dioxyde de carbone par les centrales thermiques américaines existantes. Le vote restera quoi qu’il en soit symbolique car le chef de l’État a d’ores et déjà signifié son intention d’user de son droit de veto.

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