Archive pour le Tag 'Congo'

Congo : vers une guerre régionale ?

Congo : vers une guerre régionale ?
Lundi 8 juillet, le Groupe d’experts des Nations Unies sur la République démocratique du Congo (RDC) a rendu public son rapport final sur la situation sécuritaire dans l’est du pays, et les responsabilités des autres acteurs, Ouganda et Rwanda. Ses conclusions sur l’armée de la RDC et ses soutiens sont sans appel : corruption, pillage et, plus grave encore, mobilisation des enfants soldats. Dans ce cadre, les récentes déclarations des chefs d’État congolais et rwandais sont sans ambiguïté : la guerre entre les deux pays devient une option crédible. Par Gérard Vespierre, président de Strategic Conseils (*) dans la  » Tribune »

Cette région de l’extrême Est de la RDC s’identifie également par le nom de ses provinces, Nord et Sud Kivu, Ituri…. Géographiquement, elles se situent, en ligne droite, à plus de 1.500 km de la capitale Kinshasa, implantée à l’extrême Ouest du Pays. Une dense forêt tropicale sur toute cette distance, accroît la séparation. Ces 3 provinces représentent moins de 10% de la superficie totale de la RDC, mais plus de 20% de sa population.

Enfin, elles sont directement frontalières de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi et abrient de grandes richesses minières, en profondeur, mais aussi en surface… ! Cette courte description géographique plante le décor géopolitique : Un territoire très éloigné de la capitale, abritant de multiples ethnies, frontalier de 3 pays, et possédant de grandes richesses…..Tous les éléments d’un drame profond et structurel sont réunis. Les trente dernières années en témoignent.

Depuis la fin de la seconde guerre du Congo en 2004, le pouvoir politique de la RDC n’est pas parvenu à pacifier et ordonner ses 3 provinces. Les milices armées y prolifèrent, à l’avantage de petits seigneurs de la guerre locaux. On estime, l’an dernier, le nombre de ces groupes à près de 200… !

La violence trouve également ses racines dans des conflits inter-ethniques, avec pas moins d’une quinzaine d’ethnies différentes, dans ces seules 3 provinces. L’auto-financement de cette multitude de groupes est principalement assuré par les trafics illégaux autour des ressources minières, principalement l’or, mais aussi les diamants, et le coltan (minerai stratégique, utilisé dans l’électronique). S’y ajoute la pratique, organisée, du kidnapping d’enfants et de membres des ONG.

Il convient, hélas, d’y ajouter l’action plus récente d’un groupe d’origine djihadiste, ADF (Allied Democratic Forces). Les États-Unis ont classé ce groupe en mars 2021 dans la liste des groupes armés affiliés à l’État islamique.

Rongée par la corruption et limitée par le manque de moyens, la RDC n’a pas été seulement incapable d’apporter des solutions, mais elle est devenue, avec le temps, une partie du problème. En effet, le déploiement de son armée dans ces provinces n’a pas apporté la solution sécuritaire espérée, mais elle a fini par se comporter, à l’image des milices armées qu’elle était censée affronter et vaincre. Les Forces Armées de la RDC (FARDC) se sont impliquées dans l’exploitation minière illégale, alliées avec des groupes armés criminels, et n’ont montré aucun respect vis-à-vis des droits élémentaires des populations qu’elles étaient censées protéger.

De plus, les FARDC n’ont nullement fourni les résultats opérationnels attendus, du fait d’un mauvais commandement, et d’une formation insuffisante à ce type de mission, relevant de la pacification intérieure. Des réformes ont été tentées par les présidents Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi, mais n’ont pas donné les résultats escomptés, principalement à cause des problèmes structurels de l’État congolais.

Il faut également mentionner l’implication des élites affairistes des 3 provinces dans les trafics miniers, certains leaders se faisant même élire dans les instances régionales, voire nationales congolaises.
Face à cette situation, la position du Rwanda apparaît en image inversée. Pays émergent, prometteur, il jouxte les Kivu et l’Ituri. Il subit donc directement la déstabilisation de son voisin congolais. Certes, Kigali tire un certain parti de cette situation sur le plan économique en captant une part du flux commercial des extractions minières illégales, bien que le Rwanda dispose déjà sur son territoire d’un secteur minier en plein développement. Mais cette permanente instabilité, à ses frontières l’affecte doublement. Il subit les flux de réfugiés congolais venant s’abriter sur son territoire, mais aussi la présence de groupes armé, les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda FDLR, composées d’anciens génocidaires Hutus, qui collaborent avec les Forces Armées de la RDC… Cette situation conduit le Président rwandais à ne réfuter que mollement la présence de forces rwandaises en RDC…

Cette situation a conduit le président congolais Félix Tshisekedi, il y a une dizaine de jours, a accusé le Rwanda de mener « un génocide » dans l’Est du Congo. Le président Rwandais a immédiatement répondu que son pays était prêt à rentrer en guerre avec la République du Congo : « Nous sommes prêts à nous battre,… nous n’avons peur de rien ». Il retourne même l’argument, en accusant au contraire le président congolais d’«orchestrer le retour d’une idéologie génocidaire dans l’Est congolais, visant les Tutsis congolais ».

Même si l’on considère l’élection présidentielle rwandaise, mi-juillet, comme un facteur poussant à un discours national exacerbé, la situation a rarement été aussi tendue entre les deux pays.

La communauté internationale est « fatiguée » de cette situation congolaise, les programmes mis en place depuis des décennies n’ont pas abouti à des résultats tangibles. Les efforts internationaux, en particulier américain, pour limiter les trafics de matières premières, ont été contournés.

La déstabilisation intérieure de la RDC va-t-elle conduire à un conflit extérieur ?

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(*) Diplômé ISC Paris, DEA Finances Dauphine PSL, Fondateur du Monde Décrypté, chroniqueur géopolitique IDFM 98.0

Le Congo demande l’aide financière de la France

Le Congo demande l’aide financière de la France

 

 

Trois mois après son entrée en fonction, le Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, a effectué sa première visite de travail en France, du 24 au 30 août, pour évoquer les dossiers de coopération, principalement sur le plan économique. En fin de mission, il s’est confié à l’Opinion (extrait).

Vous avez rencontré le ministre des Finances, Bruno le Maire, lors de votre passage à Paris. La France va-t-elle vous aider à traverser la crise économique ?

Nous avons demandé l’aide de la France pour faire face à notre déficit budgétaire qui s’élève à 300 milliards de francs CFA (460 millions d’euros). Le ministre Bruno le Maire nous a donné un accord de principe, qui permet déjà de provisionner ce déficit, sous réserve de la conclusion de notre accord avec le FMI.

Où en sont vos discussions avec le FMI ?

Nous discutons de la restructuration de notre dette, de la mise en place d’une allocation Covid et d’un programme d’accompagnement. Le Congo n’a pas encore été retenu comme pays bénéficiaire de l’allocation Covid. Le non octroi de cette aide met en danger la vie de nos populations. Il faut convaincre du bien-fondé de nos réformes et de la soutenabilité de notre dette pour obtenir un programme d’appui. Nous travaillons actuellement à revoir les conditions d’endettement auprès des partenaires privés.

Les traders pétroliers ont-ils accepté un réaménagement de votre dette ?

Nous sommes parvenus à obtenir un accord avec Orion et Trafigura et poursuivons les discussions avec Glencore. Le FMI nous conseille d’obtenir davantage de facilités de la part des partenaires privés. Au-delà de ces négociations, nous mettons en place un programme de relance ambitieux à travers la diversification, le développement agricole, la promotion du tourisme et la mobilisation des ressources intérieures. Ces actions doivent nous permettre de sortir de cette crise libres et non asservis. Nous réduisons aussi profondément nos charges de fonctionnement. Nous sommes passés de 4 500 milliards de francs CFA de budget annuel de l’Etat sur la période 2011-2015 à 1 500 milliards depuis 2020. Et nous venons de faire une nouvelle coupe de 7,5 % cette année. Malgré cela, nous maintenons les investissements clés dans les projets structurants dans les secteurs sociaux, la circulation des biens et des personnes, les infrastructures… Cela implique aussi d’optimiser les ressources financières, en améliorant le recouvrement des impôts et taxes pour maintenir un certain équilibre budgétaire.

 

Le FMI brandit régulièrement le spectre d’une dévaluation dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac)…

Lors du dernier sommet des dirigeants de la Cemac, le 18 août, le président Denis Sassou Nguesso a rendu un rapport sur l’évolution des réformes économiques et financières que nos Etats s’emploient à mettre en œuvre. Nos pays ont fait beaucoup d’efforts pour traverser la crise sanitaire et économique. Nous devons renforcer les mesures structurelles afin de nous mettre à l’abri de toute dévaluation. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus nos gouvernements. Cela requiert une prise de conscience de tous nos Etats afin de repenser nos modèles basés sur les exportations. Et aussi réfléchir aux moyens d’éviter les sorties abusives de devises.

Souhaitez-vous retrouver la pleine souveraineté dans les organes de décision monétaire à l’image des pays d’Afrique de l’Ouest ?

Nos dirigeants ont mandaté un comité d’experts, lors de l’avant-dernier sommet de la Cemac, afin d’engager une réflexion sur l’évolution de la relation monétaire avec la France. Les chefs d’Etat aviseront en fonction de ses recommandations.

Quelles sont les perspectives de reprise économique ?

Nous avons connu une récession de 2 % en 2020. Nous devrions atteindre une croissance nulle en 2021 et de 2 % en 2022. Un plan national de développement est en cours d’élaboration. C’est une déclinaison du projet de société du chef de l’Etat. Outre le rétablissement des équilibres, il met le cap sur la diversification, l’essor de l’agriculture, sa mécanisation, la réduction des importations alimentaires… Cette politique doit permettre de créer de l’emploi local. L’Etat investi aussi sur ses fonds propres pour la construction d’usine de transformation dans le cadre de partenariat public-privé.

Le développement agricole est un refrain entonné depuis la fin de la guerre civile…

Nous sommes sortis de la guerre civile il y a une vingtaine d’années, en consolidant la paix. Ensuite nous avons investi massivement dans les infrastructures du port de Pointe-Noire, dans la route reliant Pointe-Noire à Brazzaville et les interconnexions régionales, notamment vers le Cameroun. Nous avons aussi mis en œuvre le programme d’électrification du territoire. Maintenant que le maillage routier est satisfaisant, nous réunissons les conditions pour commercialiser des produits agricoles dans les centres de consommation. Il faut aider les agriculteurs à s’organiser en PMI-PME, promouvoir la mécanisation, développer la transformation, la commercialisation électronique, le transport et la logistique. Nous encourageons notre jeunesse à travers la mise en place d’un incubateur agricole. Cela prend du temps. Notre population n’avait pas de culture paysanne, elle se destinait surtout à la fonction publique, réflexe hérité de la « mère patrie ».

Vous avez évoqué des intentions d’investissement de 200 millions d’euros lors de votre visite à Paris…

Cela représente les intentions d’accompagnement du Congo en mettant bout à bout tous les projets et les partenariats public-privé dans les secteurs de la pharmacie, du fonctionnement du port autonome de Brazzaville, de l’hydraulique rural, du solaire… J’ai rencontré le directeur de l’Agence française de développement, Rémy Rioux. Nous avons un portefeuille de projets de 500 milliards de francs CFA, en partie bloqué en attendant la conclusion du programme avec le FMI. Nous avons demandé une amélioration des procédures de décaissement des fonds dans le cadre du contrat de désendettement développement.

 

Le pont entre Kinshasa et Brazzaville va-t-il enfin voir le jour ?

Les deux Etats sont en train de ratifier la convention pour sa construction. Ce vieux projet, initié par les pères fondateurs de nos pays, permettra de transporter les marchandises par la route et le rail.

Votre pays fait face à une pénurie de carburant. Est-ce ponctuel ?

C’est une crise ponctuelle à laquelle nous allons remédier. Il y a des cargos bloqués dans les ports de départ des produits pétroliers. Pour parer à la situation, nous utilisons notre stock de souveraineté. C’est le paradoxe d’un pays qui produit 400 000 barils de pétrole par jour. Le groupe Total est un partenaire important pour l’exploration et la production, mais pas pour la transformation. Nous devons accroître notre capacité de raffinage, actuellement très faible. C’est la raison pour laquelle nous avons entamé la construction d’une nouvelle raffinerie de brut à Fouta, près de Pointe-Noire. Nous nous orientons aussi vers un mix énergétique à travers un plan de valorisation du gaz et des énergies renouvelables comme le solaire et d’hydraulique.

 

Congo : un « plébiscite » pour Nguesso !

Congo : un « plébiscite » pour Nguesso !

Plus de 92% de votes favorable pour que le président du Congo qui exerce des responsabilités depuis trente ans puisse déroger à la constitution et prolonger son mandat. Un vari tabac ! Et avec plus de 72% de participation alors qu’i n’y en avait sas doute pas la moitié. La victoire du oui est donc vivement contestée. Les résultats officiels proclamant l’adoption du projet de nouvelle constitution à l’issue du référendum de dimanche au Congo avec une participation de plus de 72% « relèvent de la tricherie », a affirmé mardi un des dirigeants de l’opposition, qui avait appelé à boycotter ce vote. Le projet de constitution soumis au référendum de dimanche fait sauter les deux verrous interdisant au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat présidentiel en 2016 : la limite d’âge et celle du nombre des mandats.  « Lorsqu’on a vu ce qu’on a vu le jour du vote, annoncer un taux de participation de plus de 72%, c’est extrêmement scandaleux », a déclaré Clément Miérassa, l’un des chefs du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), une des deux principales plateformes de l’opposition au référendum. « Ça dénote de la mauvaise foi et de la malhonnêteté. Ce sont des résultats tripatouillés », a ajouté Clément Miérassa, président du Parti social démocrate congolais (PSDC). Les autorités de Brazzaville ont annoncé mardi matin que le oui au référendum l’avait emporté à 92,26% des voix et que la participation s’était élevée à 72,44% dimanche. « Le projet de texte de nouvelle constitution a été adopté et entrera en vigueur dès sa promulgation par le président de la République », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Raymond Mboulou.

Congo : Référendum coup d’Etat

Congo : Référendum coup d’Etat

Les électeurs congolais sont appelés à se prononcer ce dimanche sur un projet de nouvelle Constitution. Le texte vise à permettre au président sortant, Denis Sassou N’guesso, de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat l’année prochaine. L’opposition dénonce un coup d’Etat constitutionnel et appelle à la désobéissance civile. Ces derniers jours, les heurts violents se sont multipliés.  Exit la limite à deux des mandats présidentiels, exit l’âge limite de 70 ans pour être candidat à la magistrature suprême, un texte taille sur mesure. Denis Sassou N’guesso, 72 ans cette année, cumule plus de trois décennies passées au pouvoir et n’entend pas en rester là. Battu lors des premières élections pluralistes organisées sous la pression internationale en 1992, le président congolais est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile. Réélu en 2002, puis en 2009 lors de scrutions controversés, Denis Sassou N’guesso a depuis resserré le périmètre de la démocratie.

Afrique-Congo ; et encore un président qui s’accroche

Afrique-Congo ; et encore un président qui s’accroche

 

Dure la démocratie en Afrique où nombre de présidents s’assoient sur la constitution pour conserver le pouvoir. Il  faut dire que la place est bonne. La corruption permet de nourrir des clans entiers qui soutiennent le dictateur. Mais une corruption qui pourrit l’ économie jusqu’au plus bas niveau et qui fait office de prélèvement fiscal privé .Du coup c’est un frein considérable pour l’investissement privé notamment étranger. Certes les grands groupes s’en tirent car ils participent à cette corruption mais pour le Tissus de PME, c’est un cancer. D’où  une économie constituée surtout de grands groupes étrangers et d’un artisanat le plus souvent non déclaré avec une absence de tissu intermédiaire.  Du coup Hollande se réveille et déclare  suivre « avec grande attention les évènements actuels en République du Congo », exprimant l’espoir que le référendum constitutionnel de dimanche ait lieu « dans des conditions de transparence incontestables ». Dans un communiqué transmis ce soir, le président a déclaré qu’il « condamnait toute violence et soutenait la liberté d’expression » en République du Congo, dont il « suit avec grande attention les évènements actuels ». Dans son message, le président de la République « rappelle qu’il avait souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, que les constitutions (des pays africains) soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables ».  Le calme régnait ce soir à Brazzaville après des troubles au cours de la semaine. L’opposition avait appelé à un grand rassemblement vendredi dans la capitale congolaise contre le référendum de dimanche qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter pour un troisième mandat en 2016, mais la manifestation a finalement été annulée sur ordre de la préfecture de Brazzaville. Pour l’opposition, le référendum est un « coup d’Etat constitutionnel ».

 

Ebola : l’épidémie s’étend au Congo

Ebola : l’épidémie s’étend au Congo

« Les résultats sont sortis positifs. Le virus Ebola est confirmé en RDC« , a déclaré dimanche le ministre congolais de la Santé, Félix Kabange Numbi, à propos des échantillons prélevés sur des personnes suspectées d’avoir contracté le virus Ebola. Des équipements de protection pour les équipes médicales du pays ont été envoyés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  L’épidémie touche des civils, mais également des soignants, infirmiers ou spécialistes. Pour la première fois, un expert en épidémiologie de l’OMS a contracté le virus Ebola, a annoncé l’organisation. Il s’agit de la première victime du virus sur les 400 personnes déployées par l’organisation dans les pays touchés. Un infirmier volontaire britannique contaminé dans l’est de la Sierra Leone, épicentre de l’épidémie, a lui été rapatrié à bord d’un avion militaire en Grande-Bretagne et admis dimanche dans une unité d’isolement à l’hôpital londonien Royal Free. Faisant partie du personnel médical d’une ONG en Sierra Leone, il participait à « la surveillance, la recherche des contacts et l’enterrement des victimes d’Ebola« , a indiqué un porte-parole du ministère sierra-léonais de la Santé. Face à l’ampleur de l’épidémie, un comité d’experts réuni par l’OMS a jugé le 12 août « éthique » d’offrir des médicaments à l’efficacité et aux effets secondaires encore non mesurés « comme traitement potentiel ou à titre préventif ». Le sérum expérimental ZMapp est un des espoirs des équipes médicales. Jamais testé sur des humains, il a été injecté à deux volontaires médecins gravement malades, contaminés par le virus. Rapatriés aux Etats-Unis, Kent Brantly et Nancy Writebol sont sortis jeudi dernier de l’hôpital, guéris. Mais deux autres personnes ayant bénéficié du sérum sont décédées. Le prêtre espagnol rapatrié dans son pays et un médecin libérien sont morts après avoir reçu des injections de ce sérum d’anticorps. « [Le Dr Abraham Borbor] montrait des signes de progrès mais il a finalement rendu l’âme”, a annoncé lundi le ministre libérien de l’Information Lewis Brown. Deux autres praticiens soignés avec ce sérum, le ZMapp, « sont toujours sous traitement et il y a des signes d’espoir« , a indiqué le ministre. Le laboratoire qui produit le ZMapp a annoncé que les très faibles quantités disponibles du sérum sont épuisées. Un vaccin pourrait cependant être développé dès la mi-2015, les tests sur les animaux étant désormais terminés. Les premières expériences sur les humains devraient commencer en janvier prochain. Le Japon s’est dit prêt lundi à fournir un autre traitement expérimental  »si l’Organisation mondiale de la santé en fait la demande« . Mis au point par une entreprise nippone, ce produit a été homologué en mars dans le pays comme antiviral contre la grippe.  En tout, l’épidémie a fait au moins 1.427 morts, selon le dernier bilan de l’OMS arrêté au 20 août.

Congo: la Chine poursuit la colonisation de l’Afrique

Congo: la Chine poursuit la colonisation de l’Afrique

La France s’occupe de politique et démocratie en Afrique et pendant ce temps là la Chine fait du commerce ; La colonisation du continent  par les chinois est largement entamée avec le pillage de ressources, elle est  facilitée par la corruption de responsables africains. Les Chinois se désintéressent de la politique, de la démocratie ou du développement, ils font du.  commerce, le plus souvent en n’employant aucun africain sur place mais avec des « condamnés chinois ». Les ambassades françaises elles délaissent l’aspect économique » le commerce, c’est sale » pour nos diplomates modèle 1900 modifié 1930.  Une colonisation rampante qui laisse indifférente la communauté internationale. Les responsables congolais et chinois ont, en présence de Denis Sassou Nguesso et Xi Jinping, conclu onze accords de plusieurs millions d’euros dans les secteurs de la coopération, l’économie, la communication, les infrastructures et de la banque, d’après un document officiel reçu à l’AFP.  Ces accords s’ajoutent à ceux déjà en cours, comme le financement de plus de 500 km de route entre Brazzaville et Pointe-Noire (capitale économique) et la construction de nouveaux quartiers.  En fin d’après-midi, Xi Jinping, s’est adressé au parlement congolais.   »Nous avons la mission historique de réaliser le développement national et le bonheur de nos peuples », a-t-il dit devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en congrès.   »A l’avenir le développement de la Chine sera une opportunité sans précédent pour l’Afrique; de même que le développement de l’Afrique le sera pour mon pays », a-t-il ajouté dans un discours souvent interrompu pas des applaudissements.   »Les récentes évolutions de la situation internationale nous ont non seulement apporté des opportunités de développement mais aussi posé de sérieux défis: la recherche de la paix », a poursuivi Xi Jinping, qui doit inaugurer un hôpital et une bibliothèque samedi avant son retour à Pékin. Revenu au pouvoir par les armes en 1997 après avoir été à la tête de l’Etat de 1978 à 1992, Denis Sassou Nguesso, qui aura 70 ans cette année, a été élu en 2002 et réélu en 2009 pour un deuxième septennat.  Officiellement, la France – dont l’aide a atteint plus de 24 millions d’euros en 2011 – reste le premier partenaire économique et financier du Congo: les exportations françaises ont atteint 590 millions d’euros en 2012 et la plus grande partie du pétrole est extraite par le groupe français Total.  Mais ces dernières années, la Chine, devenue première consommatrice du bois congolais, a renforcé son partenariat avec le Congo. Elle a entre autres construit un hôpital dans le sud de la capitale et étendu l’aéroport de Pointe-Noire, épicentre de l’activité pétrolière qui rapporte 5 milliards d’euros par an au pays mais où 70% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.  Elle a aussi bâti le très moderne aéroport Maya Maya ainsi que le barrage d’Imboulou, à 260 kilomètres au nord de Brazzaville, le plus grand du pays.  Auparavant, en Afrique du Sud, le président chinois avait participé au sommet des grands pays émergents dits Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – et s’était rendu en Tanzanie. Lors de ces étapes, il avait souligné son attachement aux relations sino-africaines.  La Chine est devenue depuis 2009 le premier partenaire commercial de l’Afrique. M. Xi a assuré que les relations Chine-Afrique « allaient s’intensifier » sous sa présidence et rappelé que leurs échanges commerciaux avaient déjà bondi jusqu’à atteindre 200 milliards de dollars l’an dernier.   »La Chine va continuer à étendre ses investissements et poursuivre sa coopération avec l’Afrique, conformément à son engagement de fournir 20 milliards de dollars de crédits aux pays africains entre 2013 et 2015″, avait annoncé M. Xi, investi mi-mars président de la République populaire de Chine.




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