Archive pour le Tag 'confinement'

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Nouvelles mesures de confinement toujours aussi floues en vigueur dès mardi

Nouvelles mesures de confinement toujours aussi floues  en vigueur dès mardi

 

 

Pour résumer suite aux critiques du Conseil d’État,  le gouvernement interdit les marchés mais avec des exceptions. Il réduit la pratique du sport mais ne l’interdit pas. Il évoque les couvre-feu mais seulement là où c’est nécessaire. Bref le flou continue de la part du Premier ministre.

Pas tellement étonnant de la part du chef du gouvernement qui sans doute a commis un acte irresponsable de nature criminelle  en autorisant le premier tour des municipales que lui reprochent d’ailleurs officiellement maintenant certains médecins. On se demande bien comment les autorités vont pouvoir par exemple vérifier l’autorisation de sortie une seule fois par jour ! Le gouvernement donne toujours l’impression de s’agiter davantage  devant les caméras et de signer des textes plus ou moins applicables au lieu de  s’inscrire dans une vraie situation de guerre.

“Je signerai ce soir [lundi] un décret qui va venir préciser les règles dans trois domaines” afin de les rendre plus strictes, a annoncé le premier ministre.“Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport, ça doit être dans un rayon de 1 km de chez soi, au maximum pour une heure et évidemment tout seul et une fois par jour”, a-t-il indiqué. Edouard Philippe a également annoncé la fermeture des marchés ouverts. “C’est une question qui se pose avec beaucoup de sensibilité car nos concitoyens sont frappés de voir des gens qui sortent sur un marché, qui se massent parfois sans respecter les consignes de sécurité”, a-t-il dit.

“C’est la raison pour laquelle nous avons pris la décision de fermer les marchés ouverts. Mais il sera permis aux préfets sur avis des maires de déroger à cette interdiction parce que nous savons que dans certaines petites communes, dans certains villages, le marché est souvent le meilleur moyen et le seul parfois pour que les personnes qui vivent dans ce village puissent avoir accès à des produits frais”.

“Et puis aussi il faut penser aux agriculteurs (…) qui doivent pouvoir écouler dans de bonnes conditions leur production”, a-t-il ajouté. Le décret, qui sera applicable dès mardi, précise également les conditions dans lesquelles les Français pourront se déplacer pour leurs soins de santé.

“Nous voulons que nos citoyens puissent évidemment se rendre aux urgences quand ils en ont besoin, nous voulons aussi qu’ils puissent se rendre dans les endroits où ils ont besoin de se rendre pour des soins programmés (…) Mais là encore, il faut être clair, ce sont les soins urgents ou les soins qui répondent à une convocation d’un médecin”, a indiqué Edouard Philippe.

Le Premier ministre a exclu des mesures de couvre-feu à l’échelle nationale mais n’a pas exclu de le faire “là où la situation sanitaire l’impose”.

“On sent bien que les mesures de confinement que nous avons prises et que nous allons encore durcir, au sens où nous allons les préciser et veiller à ce qu’elles soient plus strictement observer, que ce temps de confinement est encore le nôtre et qu’il peut durer encore quelques semaines”, a prévenu Edouard Philippe.

Le chef du gouvernement a par ailleurs indiqué que l’hydroxychloroquine, un antipaludéen qui aurait donné des résultats prometteurs contre le nouveau coronavirus, ne serait pas mis sur le marché en France avant de nouveaux tests. De toute manière on voit mal comment les médicaments objet de polémiques pourraient être remis sur le marché puisque la France en est actuellement ment complètement démuni ! On a l’impression que la stratégie de lutte contre l’épidémie s’adapte à la pénurie des moyens.

Coronavirus : redémarrage du virus après le confinement ?

Coronavirus : redémarrage du virus après le confinement ?

C’est une hypothèse que n’exclut pas Simon Cauchemez, épidémiologiste modélisateur à l’Institut Pasteur et membre du comité scientifique qui conseille le chef d’Etat . Il rappelle qu’un des scénarios envisage la possibilité d’une catastrophe entraînant jusqu’à 500 000 morts en France.

« On doit avoir une réflexion dès aujourd’hui sur les stratégies alternatives viables à mettre en place par la suite », estime Simon Cauchemez. « Nous voulons faire en sorte que l’épidémie s’éteigne pour stopper la saturation des systèmes de soin. La stratégie de tests est considérée sérieusement par tous, mais en soi multiplier les tests ne suffira pas pour endiguer cette épidémie. C’est ce sur quoi nous travaillons en ce moment au conseil scientifique. »

La solution du dépistage massif a fait ses preuves en Corée du Sud. Près de 60.000 tests y sont réalisés chaque jour alors que le pays compte 50 millions d’habitants, contre seulement 2.500 en France. Sans recourir à des mesures de confinement de la population, la Corée du Sud a ainsi réussi à renverser la tendance et dès la mi-mars, le taux de guérison y dépassait le taux de contamination.  »Ces pays sont passés par l’expérience du SRAS en 2011″, explique Simon Cauchemez. « Ils ont donc complètement redistribué leur façon de procéder dans ce type de situation.

Le conseil scientifique s’active d’autant plus que ses recherches l’ont conduit à produire des projections particulièrement sombres, avec des hypothèses de mortalité très élevées, ne prenant pas en compte des mesures radicales de prévention. Selon lui, l’épidémie de Covid-19 pourrait provoquer dans l’Hexagone jusqu’à 500.000 morts. « Le scénario est très grave mais nous avons encore beaucoup d’incertitudes », nuance l’épidémiologiste.

Confinement: des directives de déplacement trop larges pour le Conseil d’État

Confinement: des directives de déplacement trop larges pour le Conseil d’État

 

Sollicité par un syndicat des internes, le conseil d’État a bien été contraint de reconnaître le flou des mesures du gouvernement en matière de mobilité notamment avec sa fameuse autorisation de circuler qui permet tout et n’importe quoi y compris de se balader pour faire un footing et pour promener  tranquillement son chien .  nous serions en temps de guerre d’après le président de la république. La plus haute juridiction administrative, saisie d’un référé-liberté, juge «trop large» l’autorisation de pratiques sportives individuelles, telles que le jogging et demande son réexamen. Autre critique et non des moindres à savoir le maintien des marchés.

 «Un confinement total tel que celui demandé par les requérants pourrait avoir des implications graves pour la santé de la population», ont estimé les trois juges qui ont examiné dimanche matin la requête des syndicats Jeunes Médecins, de l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI) et de l’ordre des médecins.

Ces hauts magistrats devaient se prononcer en urgence sur le décret gouvernemental du 16 mars fixant les règles du confinement. Ce décret est jugé trop laxiste par les syndicats qui dénoncent une «atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale», en l’occurrence le «droit à la vie». Ils peuvent faire appel de cette décision.

Un confinement total impliquerait un ravitaillement à domicile qui «ne peut être organisé sur l’ensemble du territoire national, compte tenu des moyens dont l’administration dispose, sauf à risquer de graves ruptures d’approvisionnement et à retarder l’acheminement de matériels indispensables à la protection de la santé», souligne le Conseil.

«En outre, la poursuite de certaines activités essentielles, telles que celle des personnels de santé ou des personnes participant à la production et à la distribution de l’alimentation, implique le maintien d’autres activités dont elles sont tributaires», notamment les transports en commun.

Sur le dépistage les hauts magistrats n’ont pas voulu se mouiller car ils savent que la France manifeste une grande carence dans ce domaine en ne disposant pas du nombre de tests nécessaires, ni du nombre de laboratoires ou de personnels. Le Conseil d’État n’a même pas mis en demeure l’État de faire produire le nombre de tests nécessaires. Bref le conseil d’État, comme les autres institutions, n’est pas à la hauteur des enjeux avec toujours des orientations qui tentent de ménager tout le monde mais ne répondent pas à l’urgence du moment

Les médecins demandaient en outre des mesures pour assurer la production à échelle industrielle de tests de dépistage et le dépistage des personnels médicaux. Les juges des référés leur répondent que «les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais». La formule classique mi chèvre mis choux  de ces institutions administratives et juridiques qui ne veulent pas contrarier le pouvoir en place

Sondage confinement : le moral des Français reste stable, mais inquiétude économique

Sondage confinement : le moral des Français reste stable, mais inquiétude économique

 

D’après un sondage BVA pour Europe 1 et Orange, , le moral des Français reste stable, selon un sondage exclusif BVA pour Europe 1 et Orange publié ce vendredi soir.

Comme dans un précédent sondage publié jeudi, les Français notent en moyenne leur moral à 6,1 sur une échelle qui va de zéro à 10, pour traduire leur état d’esprit du jour. 10 étant synonyme d’épanouissement, 0 de déprime total, le moral des Français est donc plutôt moyen, sans être catastrophiste. En revanche, ils sont désormais 72%, contre 70% précédemment, à penser que  »le pire est devant nous », tant du point de vue de l’épidémie que de la situation de confinement.

Pas moins de 37% des salariés et des indépendants sont inquiets quant à la capacité de leur entreprise à faire face à la crise (+2 points), et 44% des Français sont inquiets en ce qui concerne la situation financière de leur foyer dans les semaines qui viennent (+2 points).

Recours de médecins au conseil d’Etat pour imposer un confinement total

Recours au conseil d’Etat pour imposer un confinement total

 

Il est clair qu’une nouvelle fois le gouvernement manque totalement de courage pour imposer des mesures totales de confinement que réclame une grande partie du corps médical (sauf certains chapeaux à plumes qui sont les courtisans du pouvoir).

Du coup les syndicats d’internes ont saisi le conseil d’État considérant que le pays était en situation de graves dangers –y compris eux-mêmes–  et réclament  donc un confinement à la chinoise. Notons que le pouvoir encore fait preuve d’une très grande faiblesse en refusant dernièrement le couvre-feu général  et en renvoyant la responsabilité aux élus locaux. Une belle manière de se défausser encore et une contradiction après celle d’Édouard Philippe qui il y a une semaine demandait  en même temps le rassemblement des électeurs dans des bureaux de vote transformés en chambre d’incubation et la limitation de la mobilité.

Des syndicats d’internes demandent donc au gouvernement la mise en place d’un confinement total pour faire face à l’épidémie. De plus en plus de médecins sont favorables à la mise en place de mesures plus contraignantes.

Les internes regrettent par ailleurs que du matériel de protection soit utilisé pour le maintien d’activités non-essentielles, alors que les hôpitaux font face à une pénurie sans précédent, qui met la santé du personnel soignant en danger.  »Déjà deux internes sont en réanimation entre la vie et la mort par manque de matériel de protection ! », s’indignent-ils.

« La poursuite d’entreprises non vitales aux personnes entraîne une consommation de matériel de protection alors que dans les hôpitaux la pénurie est généralisée. Nous, soignant.es, n’avons pas les moyens de nous protéger et devenons contaminé.es et contaminant.es. »

En ligne de mire également: le maintien des transports en commun et l’autorisation de certaines sorties, qui résultent selon le syndicat du message « ambigu » délivré par le gouvernement.

« Votre responsabilité est d’être clair, précis et ferme (…) Vous devez cesser les demi-mesures et les discours équivoques », souligne  l’Isni, dans ce message adressé au président Emmanuel Macron.

Sondage Coronavirus : mesures de confinement trop tardives

Sondage Coronavirus : mesures de confinement trop tardives

Le confinement de la population décidé par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19 est une bonne mesure : elle est saluée par plus de neuf Français sur dix (96%), selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro* publié jeudi 18 mars. Si la mesure est unanimement saluée, elle aurait dû être décidée plus tôt. C’est le sentiment de plus de huit Français sur dix (85%).

Mais cette décision a des conséquences majeures sur la vie des Français. 45% disent déjà en souffrir, une proportion qui monte à 56% en région parisienne. Près des trois quarts d’entre eux (72%) ont déjà vu leur activité professionnelle bouleversée. Dans le détail, près d’un actif sur deux (45%) ne peut plus travailler du tout, 28% ont été placés en chômage partiel et un quart (25%) a recours au télétravail.

Dans leur vie quotidienne, les Français ont aussi modifié leur comportement. 20% disent avoir fait des stocks de provision, de nourriture notamment. Et 7% disent avoir migré dans une autre région pour vivre leur confinement plus confortablement.

 

 

Confinement impossible dans les territoires perdus de la République

Confinement impossible dans les territoires perdus de la République

ce que révèle Linda Kebbab (Unité SGP Police-FO) dans une interview au Figaro.

 


-Certains «territoires perdus» sont d’ordinaire peu enclins à respecter l’Etat de droit. Dans certains de ces quartiers, les réseaux sociaux rapportent des images de heurts avec les forces de l’ordre, qui tentent d’intervenir pour faire appliquer les règles de confinement. Les mesures d’urgence y sont-elles moins observées qu’ailleurs?

Linda KEBBAB. - Malheureusement, dans certains quartiers une partie des habitants ne prend pas la mesure de la situation, alors qu’il en va de la santé de leurs proches. Quotidiennement, les policiers sont confrontés à des refus de confinement de bandes habituées à agresser les forces de l’ordre. Maintien du trafic de stupéfiants, activités crapuleuses qui augmentent sur la voie publique, ou tout simplement rejet de l’autorité de l’État… Plusieurs guet-apens (des voitures sont mises à feu, des commerces dévalisés…) ont été enregistrés avec à chaque fois des agressions contre les pompiers et les policiers qui interviennent. À l’heure où nous parlons, je suis avisée d’un énorme caillassage contre mes collègues à Clichy-sous-Bois. Intenable!

À Clichy-sous-Bois, un policier a été mordu pour avoir demandé à un habitant de respecter le confinement.

Les policiers et gendarmes se retrouvent alors au contact de populations qui risquent de les infecter?

Évidemment, plus le contact est inévitable, plus le risque augmente. À Clichy-sous-Bois, un policier a été mordu pour avoir demandé à un habitant de respecter le confinement, près de Lyon d’autres en surnombre ont approché les policiers – dépourvus de masques – et les ont obligés à quitter les lieux au risque de se faire cracher dessus…

L’état-major du 93 a transmis la consigne suivante aux agents déployés sur le terrain: en cas de refus d’une personne de respecter le confinement et si elle est verbalisée plusieurs fois, ordre est donné de l’interpeller pour «mise en danger de la vie d’autrui». Nous le devons pour assurer la protection de la population, mais évidemment cela nous obligera à être encore plus au contact d’un potentiel porteur du virus. Plusieurs interpellations ont déjà eu lieu, d’ailleurs non sans difficulté, parfois sous les outrages de certains habitants depuis leurs fenêtres.

Le déploiement des forces de l’ordre pour faire respecter le confinement conduit-il à démobiliser certains effectifs en charge de la sécurité quotidienne des Français, rendant certaines portions du territoire moins sûres qu’avant?

Le ministère ne semblait pas avoir anticipé, nous avons donc dès dimanche, alors que l’annonce d’un confinement était une évidence à venir, saisi le ministre par courrier et lui avons demandé d’adapter l’organisation des services vers le plus urgent. Les tribunaux tournant désormais au ralenti, c’était une mesure nécessaire. Néanmoins il est vrai qu’il y ait déjà une perception de hausse des délits sur la voie publique tels que les vols ou dégradations de voitures, mais aussi les cambriolages des résidences principales délaissées par leurs propriétaires pour les secondaires. Il est beaucoup trop tôt pour dire si ce phénomène va s’inscrire dans la durée ou sera détectable sur les futures statistiques.

Les policiers se concentrent sur le secours aux personnes.

Lassés de ne pas pouvoir accomplir leurs missions dans des quartiers où l’insécurité chronique exige une attention de tous les instants, les policiers qui connaissent très bien leurs interlocuteurs, se concentrent sur le secours aux personnes – car le confinement est un facteur d’augmentation des violences ou conflits intrafamiliaux – et trouvent progressivement des solutions pour concilier lutte contre la criminalité et confinement à faire respecter. C’est aussi dans ce but que l’état-major du 93 a pu prendre cette initiative compréhensible

Absence du mot confinement : une erreur sémantique ou stratégique du président de la république

Absence du mot confinement : une erreur sémantique ou stratégique du président de la république

 

 

Il semble bien que le président de la république soit coutumier des évitements sémantiques. Ainsi lors de son allocution récente,  la totalité de son discours visait à restreindre la mobilité pour imposer la suppression de la plupart des déplacements, le chef de l’État a cependant  évité le mot résumant tout à savoir:  le confinement. Un mot d’ailleurs immédiatement utilisé par le ministre de l’intérieur. Pourquoi cet évitement curieux ? Un peu le même à-propos de la laïcité quand  macro a utilisé beaucoup d’expression mais surtout n’a pas prononcé le mot de communautarisme.

 

Il y a toujours chez le chef de l’État cette espèce d’ambiguïté dans la manière de qualifier les phénomènes et sa politique. Cela témoigne évidemment de la fébrilité du président de la république qui s’interroge désormais sérieusement sur ses chances en 2022. Il a notamment constaté la catastrophe électorale subie par son camp lors des municipales maintenues de manière irresponsable par ailleurs par son Premier ministre. Parallèlement, le président de la république n’hésite pas à utiliser le mot comme guerre contre la pandémie, un mot pas tout à fait adapté surtout quand les moyens pris ne sont pas ceux du de guerre.

 

Si effectivement le pays devait être considéré comme en situation de guerre, il y a longtemps qu’on aurait sans doute réquisitionné nombre d’usines pour fabriquer des appareils respiratoires, des masques, des médicaments y compris des médicaments de base comme le paracétamol aujourd’hui fabriqué à 80 % par les Chinois. Et qui va maintenant être contingenté.

 

Les responsables politiques de l’opposition critiquent tous le manque de clarté de la nouvelle intervention d’Emmanuel Macron, lundi 16 mars, sur les mesures visant à freiner la propagation du coronavirus. Les experts en com’ de crise interrogés par franceinfo pointent eux aussi le flou du discours du président de la République. « La priorité consistait à ce que les messages de mise en confinement du pays soient parfaitement compris et entendus sur les aspects très pratiques », explique Jean-Christophe Alquier, président d’Alquier communication. Et visiblement, c’est raté : « Le technocrate a pointé son visage sous le masque du chef de guerre, on l’a senti revenir sur des sujets qui sont secondaires sur un plan émotionnel mais aussi sur un plan rationnel ». Principal problème de l’allocution du chef de l’Etat : ne pas avoir prononcer le mot de « confinement » devant les 35,3 millions de téléspectacteurs qui ont regardé son intervention.

Vers un confinement mondial généralisé

Vers un confinement mondial généralisé

 

 

 

Les mesures prises par les différents pays diffèrent en fonction de la radicalité. Ceci tant,  avec le temps, progressivement, la plupart des pays se dirigent  vers un confinement général. Il n’y a donc pas d’un côté des pays qui soutiennent des stratégies très contraignantes en matière de mobilité et de relations sociales et de l’autre des pays plus tolérants qui -paraît-il- géreraient t la crise en douceur pour écrêter un pic susceptible de paralyser le système de santé. Cela est de la littérature (y compris avec des modélisations et des courbes pseudos scientifiques). Il y a simplement des pays en avance dans leur plan de lutte et des pays en retard. En fait, la totalité des pays se dirigent vers un confinement général. En France on se résout de la même manière qu’ailleurs à freiner voire interdire les lieux de contact mais toujours avec un flou assez irresponsable comme le  maintien ce dimanche des élections municipales.. De nombreux pays continuaient samedi de fermer leurs frontières, de placer en quarantaine les voyageurs, d’interdire les rassemblements de masse et de fermer lieux culturels et commerces pour tenter de contenir la propagation du coronavirus qui a fait plus de 5.000 morts dans le monde.

Accusé par ses détracteurs de ne pas prendre toute la mesure de la situation, le Premier ministre britannique Boris Johnson pourrait finalement durcir les mesures de précaution face à ce virus apparu en décembre en Chine et qui a depuis contaminé plus de 138.000 personnes.

Selon une source gouvernementale outre-Manche, une série de mesures d’urgence seront dévoilées la semaine prochaine, parmi lesquelles la possibilité pour l’exécutif d’interdire des rassemblements de masse et de prendre des mesures de compensation pour les entreprises. L’interdiction des rassemblements de masse pourrait, selon certains médias, entrer en vigueur dès la semaine prochaine et pourrait affecter le tournoi de tennis de Wimbledon, prévu fin juin.

Aux Etats-Unis, l’état d’urgence nationale a été décrété, ouvrant la voie au déblocage d’une aide fédérale supplémentaire de 50 milliards de dollars à destination des Etats et localités affectés. Signe d’une fragile trêve entre l’administration et l’opposition, le président Donald Trump a par ailleurs indiqué qu’il soutenait un programme d’aide sur le coronavirus, élaboré avec les démocrates, visant à rendre plus accessibles les tests de dépistage et accorder des congés maladie payés pour les travailleurs.

Emboîtant le pas à d’autres pays, au premier rang desquels les Etats-Unis, la Colombie a annoncé qu’elle allait fermer sa frontière à partir de 05h heure locale samedi avec le Venezuela et refuser l’entrée sur son territoire aux voyageurs ayant séjourné en Europe ou en Asie au cours des 14 derniers jours.

L’Arabie saoudite va de son côté suspendre tous les vols internationaux pour une durée de deux semaines, à partir de dimanche, selon l’agence de presse officielle SPA.A Taïwan, les voyageurs en provenance des 26 pays européens de l’espace Schengen, de Grande-Bretagne et d’Irlande seront eux placés à partir du 17 mars en quarantaine pendant 14 jours à leur arrivée sur l’île.

En Europe, qui est selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le nouvel “épicentre” du coronavirus, plusieurs pays continuaient samedi de fonctionner au ralenti.

Comme l’Italie, premier foyer du coronavirus sur le continent, Le gouvernement tchèque a annoncé la fermeture de la plupart des restaurants et des commerces à partir de samedi matin, à l’exception des stations service, des supermarchés et des pharmacies.

L’état d’alerte a été décrété au Portugal et en Espagne.

A Paris, la Tour Eiffel, le musée du Louvre sont fermés, tout comme le parc d’attractions Disneyland qui a annoncé qu’il fermait ses portes plus tôt que prévu, dès samedi matin et jusqu’à la fin du mois.

Le premier tour des élections municipales se tiendra toutefois lui comme prévu dimanche, dans des conditions sanitaires “strictes” promet le gouvernement français qui a fait le choix inverse de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis qui ont reporté leurs élections respectives.

En Asie, les autorités chinoises ont annoncé samedi de 11 nouveaux cas de contamination au coronavirus et de 13 décès supplémentaires en Chine continentale – où 3.189 personnes sont mortes et 80.824 personnes infectées par le virus depuis décembre dernier.

Faisant espérer une tendance à la baisse, la Corée du Sud a pour sa part fait état samedi de plus de personnes rétablies que de nouveaux cas, pour le deuxième jour d’affilée. En Asie il semble bien que le plan très contraignant de confinement ait donner des résultats tandis que dans des pays occidentaux comme la France emménage encore les préoccupations sanitaires, politiques et économiques.

Macron : confinement à l’Élysée ?

Des mesures particulières de confinement vont être prises à l’Élysée pour protéger Macron du virus. Dans ce but on va limiter la venue  de visiteurs, les déplacements et les réunions. Une décision suite à la découverte de l’infection du directeur de cabinet du chef de l’État

Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron “a été en contact avec une personne testée positivement la semaine dernière mais il ne développe aucun symptôme”, a dit une source à l’Elysée. “Il travaille de chez lui par mesure de précaution vis-à-vis du chef de l’Etat et sera testé aujourd’hui ou demain.”

On voit mal cependant Macron renoncer à ses déplacements quotidiens qui lui permettent de justifier la convocation des caméras pour parler autant du virus chinois que de sa politique et de lui-même.

“Il ne faut toutefois pas s’imaginer qu’on créé une bulle”, tempère-t-on à l’Elysée où on précise qu’Emmanuel Macron n’a pas l’intention de renoncer à ses déplacements. Le chef de l’Etat s’est ainsi rendu à l’hôpital Necker mardi matin après avoir inauguré un “café solidaire” sur les Champs-Elysées la veille et avant un hommage aux victimes du terrorisme mercredi.

En fait, Macron à enfilé la blouse d’infirmier en chef et ne s’occupe actuellement essentiellement que des questions de Coronavirus; une question  plus consensuelle  et qui fait  oublier le mécontentement massif vis-à-vis de sa politique a commencer par le dossier des retraites. Macron n’est pas en campagne sanitaire mais en campagne électorale d’abord pour tenter d’influencer des résultats qui s’annoncent catastrophiques pour les municipales ; en même temps pour redonner un peu de crédibilité à sa candidature en 2022.

Une crédibilité qui sera difficile à défendre compte tenu d’un bilan déjà peu brillant sur le plan économique et social et qui risque de devenir relativement négatif avec le virus chinois. Par exemple, en matière de croissance, d’emploi et de gestion sans parler des inégalités qui collent comme un sparadrap à l’image du au président des riches.

Coronavirus Italie : 10.000 cas , 631 morts et confinement général

Coronavirus Italie : 10.000 cas , 631 morts et confinement général

 

10.000 cas de contamination depuis le début en Italie et  631 morts contre 463 lundi, a déclaré mardi l’Agence de la protection civile.

Avec 168 décès de plus en 24 heures, il s’agit de la plus forte hausse quotidienne du nombre de morts dans le pays en raison de cette épidémie.

Pays d’Europe le plus fortement touché par cette maladie apparue en décembre en Chine, l’Italie compte désormais 10.149 cas confirmés de contamination contre 9.172 lundi, soit une hausse d’un peu plus de 10%.

Sur l’ensemble des personnes contaminées, 1.004 ont totalement guéri de la maladie, contre 724 la veille, et 877 se trouvent en soins intensifs contre 733 lundi.

L’Italie fonctionne désormais au ralenti après les mesures draconiennes annoncées lundi soir par le gouvernement pour tenter d’enrayer la maladie, avec l’extension à tout le pays les restrictions de circulation et de rassemblement en vigueur depuis le week-end en Lombardie et dans certains secteurs des provinces voisines.

Coronavirus : un confinement inévitable mais coûteux

 

Avec le développement imprévisible de la propagation du virus chinois, inévitablement les mesures de confinement vont s’ajouter aux mesures de confinement. Très localisées, elles vont progressivement s’étendre comme par exemple en Italie qui vient d’isoler toute la Lombardie. La même stratégie que celle pratiquée en Chine où environ 7 à 800 millions de Chinois ont été plus ou moins condamnés à demeurer chez eux.

Chaque jour démontre que le virus prend une ampleur importante et chaque jour les affirmations d’hier quant au contrôle de la situation sont contredites. Ainsi cette curieuse décision des autorités françaises de ne plus interdire les rassemblements de plus de 5000 personnes jusqu’au 31 mai mais de lever l’interdiction à partir du 15 avril comme si les informations sanitaires étaient suffisantes pour prendre des décisions aussi irresponsables.

Aussi irresponsables sont les autorisations d’organiser des manifestations sportives où la promiscuité est par définition très importante. Le problème évidemment c’est que le gouvernement français en particulier veulent  instrumentaliser la crise sanitaire pour relever  une cote de popularité au plus bas mais sans pour autant nuire au business et à l’opinion publique sportive. Bref le fameux en même temps mais qui ne marche pas en cas de crise sanitaire. Une crise qui exige rigueur, pertinence et détermination. Le problème évidemment c’est que cette crise et son contingentement vont  coûter très cher au plan économique.

En gros, la Chine qui avait prévu 6 % de croissance en 2020 pourrait retomber à zéro. Ce qui aura une conséquence minimale de réduction de la croissance mondiale de près de la moitié à savoir 1,5 au lieu de 3 %. Nombre de pays comme la France, l’Allemagne Italie bien d’autres vont tutoyer la stagnation et même la régression. Or non seulement les mesures sanitaires ne sont pas suffisamment adaptées mais en plus les pouvoirs publics internationaux comme nationaux ne sont pas en capacité  de décider des mesures de soutien à une économie qui va être plombée et qui risque même de provoquer un nouveau krach financier compte tenu de la situation d’endettement d’entreprise déjà fragilisée.

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