Archive pour le Tag 'confinement'

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Croissance–Consommation France : chute du fait du confinement

Croissance–Consommation France : chute du fait du confinement

 

 

Une chute qui pourrait affecter de manière significative la croissance en France qui repose essentiellement sur la consommation intérieure. Selon les chiffes de l’institut de statistiques publié ce vendredi 8 janvier, les dépenses de consommation ont chuté de 18,9% au moment de la mise en oeuvre du confinement annoncé par le président de la République Emmanuel Macron fin octobre. La fermeture des commerces jugés « non-essentiels » a provoqué cette baisse brutale. La réouverture de la plupart des commerces au début du mois de décembre et les fêtes de fin d’année devraient permettre de limiter la casse.

Si le second confinement, moins strict, a un impact économique moins sévère que le premier, le prolongement des mesures d’endiguement freine les moteurs de l’économie tricolore.

Coronavirus France : vers un troisième confinement ?

Coronavirus France : vers un troisième confinement ?

La France évitera difficilement un troisième confinement si la propagation de la pandémie continue à ce rythme. En effet, la France est entourée de pays comme la Grande-Bretagne ou l’Allemagne où le virus progresse à très grand pas. Un record confinement total et impératif a déjà été décidé au Royaume-Uni. Ce pays pourrait être suivi par d’autres si les chiffres des contaminés et des personnes malades continuent de progresser à ce rythme. En Allemagne aussi la politique sanitaire est maintenant très contestée. L’Allemagne va aussi sans doute prolonger au-delà du 10 janvier les limitations des déplacements. La chancelière Angela Merkel et les 16 États-régions devraient le décider en visio-conférence. La plupart des régions seraient favorable à une prolongation jusqu’au 31 janvier.

Qu’en est-il de la France ? En fin d’année, 15 départements ont étendu le couvre-feu à partir de 18 heures. Invité à l’antenne de RTL, Olivier Véran estime que l’État et les Français doivent se « donner les moyens d’éviter » un troisième reconfinement. Le ministre de la Santé a indiqué que le gouvernement souhaitait « éviter un reconfinement total » avec une « fermeture des commerces ». « Nous n’en voulons plus », a-t-il ajouté. Mais le ministre de la santé c’est tellement contredit jusque-là qu’un record confinement de la France n’est pas à exclure.

Olivier Véran a aussi tenu à rappeler que « la France est l’un des derniers pays d’Europe occidentale à ne pas être reconfinée (…) Ca veut dire que l’on a bien fait de confiner plus tôt et plus fort que l’ensemble de nos voisins. Et cela veut dire que les mesures de protection sont bonnes ». Mais le ministre de la santé prend des précautions oratoires pour ne pas insulter l’avenir et la perspective d’un éventuel troisième confinement.

En effet, le ministre de la Santé reste évasif concernant l’option d’un troisième confinement.  »Si je vous disais : ‘Nous ne reconfinerons pas’, c’est que je m’inclurais de fait dans la catégorie des prédictologues, dont vous savez que je ne fais pas partie« , a-t-il répondu.

Coronavirus Norvège :confinement

Coronavirus Norvège :confinement

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Du fait du développement de la pandémie, la normale la Norvège prend des mesures très restrictives qui notamment interdisent de recevoir des invités à domicile. Pour que l’épidémie ne devienne pas « hors de contrôle », les Norvégiens doivent donc suspendre leur vie sociale pendant les deux prochaines semaines, a-t-elle ajouté.

Pendant cette période, les particuliers ne pourront donc plus recevoir d’invités à leur domicile.

Samedi, le gouvernement avait annoncé que les cours dans les universités seraient suspendus jusqu’au 18 janvier, les étudiants étant priés de ne pas retourner sur les campus d’ici-là. Jeudi, il avait imposé des tests de détection du coronavirus à toute personne arrivant en Norvège.

Les plus petits postes frontières du pays ont été fermés .

Confinement dès 18h00 dans 15 départements

Confinement dès  18h00 dans 15 départements

15 départements sont concernés par le couvre-feu, nouvelle forme de confinement à partir de 18 heures au lieu de 20 heures pour les autres. Les départements concernés de l’Est de la France sont les suivants :

Grand Est:

08 Ardennes

51 Marne

52 Haute-Marne

54 Meurthe-et-Moselle

55 Meuse

57 Moselle

88 Vosges

Bourgogne Franche Comté:

25 Doubs

39 Jura

58 Nièvre

70 Haute-Saône

71 Saône-et-Loire

90 Territoire de Belfort

Provence-Alpes-Côte d’Azur:

05 Hautes-Alpes

06 Alpes-Maritimes

Une liste qui pourrait d’ailleurs s’allonger en fonction de la propagation du virus notamment du virus mutant en provenance du Royaume-Uni.

Par ailleurs aucune des activités aujourd’hui bloquées ne sera autorisé à partir du 7 janvier. En fonction de la hausse des contaminations on pourrait même prendre des mesures encore plus restrictives y compris vis-à-vis des écoles.

“Il ne sera pas possible de rouvrir les établissements culturels le 7 janvier parce que le virus circule encore très fortement dans notre pays”, a déclaré le ministre de la santé.

La France a enregistré jeudi 19.927 nouvelles contaminations par le COVID-19, qui a fait 64.632 morts dans le pays.

Un troisième confinement national aux couleurs locales

Un troisième confinement national aux couleurs locales

 

Un troisième confinement paraît inévitable au regard de la progression de la maladie dans l’ensemble du monde et dans les pays entourant la France. Le problème c’est que le gouvernement français ne veut pas porter le chapeau de ce nouveau confinement qui va confirmer la fermeture des activités déjà décidées comme la restauration et les bars par exemple où 25 à 40 % des établissements pourraient connaître la faillite.

 Même chose dans d’autres secteurs interdits d’activité. Du coup,  le gouvernement pourrait faire du en même temps avec des directives nationales mais appliquées et décidées conjointement par les autorités locales entre préfet et élus.

Ce troisième confinement en effet pourrait provoquer de nombreux mécontentements dans certains domaines économiques déjà très touchés. En outre des nouvelles restrictions à la mobilité seront parfois assez mal acceptées. Le nouveau confinement paraît inévitable, reste à en préciser les modalités pour faire avaler les mesures restrictives

 Une forme de décentralisation relative pourrait être envisagée dans la mesure où la France est relativement coupée en deux avec une moitié ouest assez peu contaminée et une moitié est très touchée.

 

Vers un 3e confinement ? ( Olivier Véran)

Vers un 3e confinement ? ( Olivier Véran)

Dans le JDD, le ministre de la santé n’exclut pas un troisième confinement. «Nous n’excluons jamais des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations. Ça ne veut pas dire qu’on a décidé, mais qu’on observe la situation heure par heure», souligne le ministre de la Santé.

 

«L’objectif des 5000 (cas de contamination par jour) s’éloigne. Et la pression sur le système de santé reste importante, avec 1500 hospitalisations par jour, une tension qui baisse très peu en réanimation», souligne le ministre, qui se dit prêt à prendre «les mesures nécessaires, si la situation devait s’aggraver».

 

Selon lui, la situation est déjà préoccupante dans le «Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et le département des Alpes-Maritimes, à commencer par Nice», avec «une augmentation de l’incidence chez les personnes âgées dans certains territoires ruraux».

Un premier conseil de défense se tiendra en 2021 mardi. Il devrait être rapidement suivi d’autres avec la hausse prévisible des contaminations prévisibles. Il faut s’attendre évidemment à un renforcement des mesures restrictives.

Coronavirus Autriche : troisième confinement

Coronavirus Autriche : troisième confinement

Ce vendredi, le gouvernement autrichien a annoncé l’instauration d’un troisième confinement généralisé au lendemain de Noël pour tenter d’endiguer la pandémie de Covid-19. « Du 26 décembre au 24 janvier, un couvre-feu s’appliquera à nouveau toute la journée » et non plus uniquement la nuit, a écrit le gouvernement dans un communiqué, qui a assorti cette mesure d’une sanction pour les récalcitrants aux tests.

Les autorités autrichiennes ont ainsi indiqué qu’à partir du 18 janvier, seules les personnes ayant effectué un test antigénique pourront reprendre une vie sociale, avant la levée générale des restrictions prévue à ce stade pour tous le 24 janvier. « Pendant la semaine du 18 au 24 janvier, les écoles, les magasins et les restaurants seront ouverts à tous ceux qui ont subi un test antigénique de dépistage datant de moins d’une semaine », peut-on lire dans le communiqué.

Coronavirus Italie : confinement

Coronavirus Italie : confinement

Comme un peu partout en Europe et ailleurs, les Italiens doivent affronter une deuxième vague de plus en plus inquiétante. La décision a été prise à l’issue de plusieurs jours de discussions au sein de la coalition gouvernementale, dont certains composantes souhaitaient un confinement total et d’autres, des mesures plus limitées pour ménager les entreprises en difficulté et permettre les rassemblements familiaux.

Les commerces jugés non-essentiels seront fermés du 24 au 27 décembre, du 31 décembre au 3 janvier et du 5 au 6 janvier. Ces jours-là, les Italiens ne seront autorisés à voyager que pour des raisons professionnelles, de santé ou d’urgence.

Les commerces pourront ouvrir du 28 au 30 décembre et le confinement sera levé le 4 janvier pour les particuliers. Bars et restaurants devront quant à eux restés fermés pendant toutes les vacances.

 

Confinement : remplacé par un couvre-feu

Confinement : remplacé par un couvre-feu

 

En raison notamment de la progression de la pandémie, le déconfinement prévu n’aura pas lieu. Le chef de l’État avait fixé un objectif de 5000 contaminés quotidiennement pour assouplir le dispositif;  aujourd’hui,  nous sommes plutôt proches de 15 000 et surtout la crises ne cesse de s’amplifier dans les pays voisins

Le confinement sera bien remplacé –ou plutôt complété- par un couvre-feu général, mais avancé d’une heure, entre 20h00 à 06h00 du matin.

Les exceptions seront limitées aux trajets entre le domicile et le lieu travail, aux impératifs de santé ou familiaux, aux activités d’intérêt général et à la promenade des animaux de compagnie. Les Français pourront se déplacer d’une région à l’autre à partir du 15 décembre pour se rendre, par exemple, sur leur lieu de vacances.

La soirée du 24 décembre échappera à la règle du couvre-feu mais pas celle du 31 décembre, contrairement à ce qui était envisagé. Ce réveillon “concentre tous les ingrédients d’un rebond épidémique”, a expliqué Jean Castex, s’appuyant sur les “retours d’expérience” des fêtes de Thanksgiving outre-Atlantique, fin novembre.

Cinémas, théâtres, musées et salles de spectacles espéraient rouvrir dans le cadre de protocoles sanitaires stricts. La dynamique de l’épidémie ne le permettra pas.

“Les établissements recevant du public resteront fermés trois semaines de plus”, a dit Jean Castex, insistant sur la nécessité d’”éviter d’accroître les flux, les concentrations, les brassages de public”.“Nous réexaminerons la possibilité de les rouvrir à partir du 7 janvier”, a-t-il ajouté.

Dans l’intervalle, le chef du gouvernement a annoncé le maintien de tous les dispositifs d’aide. Pour les autres établissements fermés, notamment les bars, restaurants et cafés, l’objectif reste inchangé : une éventuelle réouverture au 20 janvier.

Sondage confinement : 69 % des Français pour la poursuite

sondage confinement : 69 % des Français pour la poursuite

 

Selon une étude Harris interactive pour LCI publiée ce mercredi 9 décembre, à la veille de l’intervention du Premier ministre, 69% des Français se prononcent pour la poursuite du confinement après le 15 décembre. Ils sont même 53% à se prononcer pour une interdiction des déplacements inter-régions pour les fêtes.

Selon un sondage Harris interactive pour LCI publié ce mercredi, ils se font peu d’illusions sur les annonces que devrait faire le Premier ministre ce jeudi en fin d’après-midi. Jean Castex prendra en effet la parole à 18 heures pour confirmer ou infirmer le remplacement du confinement par un couvre-feu et l’ouverture des théâtres, musées et cinémas le 15 décembre prochain. Le président de la République avait conditionné cette étape au fait de ne plus compter que 5000  contaminations quotidiennes au Covid-19. Or à l’heure actuelle, les chiffres sont bien plus élevés (le dernier bilan de Santé Publique France recense près de 14.600 nouveaux cas en 24 heures).

Confinement, loi séparatisme: « les critiques de l’évêque de Nanterre

Confinement, loi séparatisme: « les critiques de l’évêque de Nanterre

 

 

L’évêque de notaire exprime ses interrogations et même ses critiques par rapport au caractère autoritaire de certaines décisions concernant le confinement et la loi sur le séparatisme. (Tribune dans l’Opinion)

 

Comment oublier, en ce cinquantenaire de la mort du général de Gaulle, la musique de Paris, brûle-t-il ?, le célèbre film franco-américain de René Clément sur la Libération, à la distribution particulièrement prestigieuse : Jean-Paul Belmondo, Bruno Cremer, Kirk Douglas, Claude Rich, Orson Wells, Simone Signoret, Yves Montand, Jean-Louis Trintignant et bien d’autres ? « Que l’on touche à la liberté et Paris se met en colère… », chantait la toute jeune Mireille Mathieu. Voici qu’en notre temps, dans un contexte évidemment totalement différent, la liberté, si chère à notre capitale et à notre pays, si essentielle à notre démocratie, est discutée comme rarement.

Pensons à l’articulation difficile entre mesures de protection sanitaire et libertés fondamentales (la liberté de culte en particulier), à la violence suscitée par la liberté de caricaturer, à la volonté politique de « conforter les principes républicains » fût-ce au prix de certaines libertés. Une fois de plus, semble se vérifier que notre société verbalement éprise de liberté, que l’on pourrait sans difficulté qualifier de libertaire, manque en fait de véritable amour de la liberté.

Il ne s’agit évidemment pas ici de contester la légitimité de certaines restrictions ponctuelles, cohérentes, proportionnées, votées et contrôlées par le Parlement pour lutter contre la pandémie de Covid-19. On voit bien qu’une part de leur remise en cause procède de la difficulté d’accepter pour soi les efforts demandés à tous.

Relecture idéologique. Cela dit, le ton de leur mise en œuvre semble parfois chercher moins à entraîner les libertés qu’à les juguler voire les menacer. Pierre Manent, ultime disciple de Raymond Aron, le maître de la pensée libérale, l’a noté vigoureusement dès le début de la crise du coronavirus : « La rapidité, la complétude, l’allégresse même avec lesquelles l’appareil répressif s’est mis en branle font un pénible contraste avec la lenteur, l’impréparation, l’indécision de la politique sanitaire, qu’il s’agisse des masques, des tests ou des traitements éventuels. Des amendes exorbitantes frappent des écarts innocents ou bénins. Il est interdit de sortir de chez soi sans passeport. »

«Même si je ne crois pas que certaines caricatures constituent la quintessence du bon goût et de la liberté d’expression, je reste persuadé, en tant que citoyen et en tant que chrétien, que la liberté de caricaturer les croyants comme les incroyants fait partie du socle fondateur de notre démocratie»

Nadine, Simone et Vincent, si sauvagement assassinés à la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, ont parfois été présentés comme des « martyrs de la laïcité ». Cette relecture idéologique me semble passer à côté de la réalité : c’est pour leur foi chrétienne qu’ils ont été martyrisés et pour la profondeur de liberté qu’elle appelle et suscite. En se rendant successivement sur place, le président de la République puis le Premier Ministre y ont d’ailleurs à juste titre exalté « la liberté de culte », avec une éloquence qui contraste avec leurs décisions ultérieures.

Quelques jours plus tôt, l’assassinat de Samuel Paty avait déjà posé dramatiquement la question de la liberté et de la manière d’y éduquer adéquatement. Même si je ne crois pas que certaines caricatures délibérément abrasives constituent la quintessence du bon goût et de la liberté d’expression, même si je crois surtout aux vertus de la formation au vrai, au bon, au beau, et de la bienveillance pour construire une société paisible, je reste persuadé, en tant que citoyen et en tant que chrétien, que la liberté de caricaturer les croyants, comme les incroyants d’ailleurs, en paroles ou en dessins, fait bel et bien partie du socle fondateur de notre démocratie.

C’est dans ce contexte que le gouvernement présente un projet de loi « confortant les principes républicains ». Il va de soi que la volonté de lutter contre la violence et la radicalisation est non seulement légitime mais nécessaire et urgente. Il est certain qu’une telle tâche est loin d’être facile. On peut s’interroger cependant sur le ton singulièrement autoritaire de ce texte. En matière de liberté d’association, d’éducation et d’expression, le projet multiplie les restrictions et durcit les menaces de sanctions.

Logique concordataire. Tout en introduisant subrepticement des dispositions de la loi de 1905 dans les régimes particuliers d’Alsace-Moselle et des communautés d’outre-mer, le texte s’inscrit à certains égards dans une logique concordataire de contrôle sévère des cultes qui n’est pas celle de la loi de 1905. Il faut toujours se rappeler qu’au début du XXe siècle, les plus anticléricaux n’étaient pas en faveur de la suppression du concordat napoléonien mais de son renforcement. La loi de « séparation » finalement votée est une loi de neutralité qui n’impose pas d’autres obligations aux cultes que celles de l’ordre public qui concernent tous les citoyens.

Ne serait-il pas contradictoire et à terme contre-productif, pour lutter contre ce qui abîme notre modèle démocratique, de sacrifier une part de ce qui fait sa richesse ? Ce que nous avons à défendre, ce à quoi nous avons à faire adhérer tous les citoyens de notre pays, c’est la liberté. Les chrétiens en sont particulièrement convaincus, eux qui se savent appelés pour l’éternité, comme l’écrit saint Paul, à « la glorieuse liberté des enfants de Dieu ». Il va de soi que la liberté ne peut être effectivement exercée que dans un cadre juridique qui la protège et que les circonstances sociales peuvent conduire à faire évoluer.

Mais la condition de justesse de ces évolutions est d’agir toujours en cohérence avec le principe de liberté. Il est d’ailleurs probable et heureux que notre cadre juridique fondamental, notamment constitutionnel, conduise par lui-même à des ajustements sensibles du projet de loi récemment présenté.

Dans l’espace démocratique, la liberté n’est jamais d’abord un problème mais toujours une partie, significative, de la solution. Il faut évidemment veiller fermement, par exemple, à ce que « l’école à la maison » ne soit pas le cheval de Troie de la radicalisation dès l’enfance mais pourquoi se priver, par ailleurs, alors que notre système éducatif peine à sortir de sa maladie chronique, des innovations pédagogiques créatives de nouvelles formes d’écoles, voire du homeschooling ?

« On veut être libre à n’importe quel prix », dit la chanson. Le « quoi qu’il en coûte » par excellence de la santé de notre société ne doit-il pas être celui de la liberté ?

Mgr Matthieu Rougé est évêque de Nanterre. Il vient de publier Un sursaut d’espérance (Editions de l’Observatoire).

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

 

 

 

 

La baisse de mobilité est notoirement moins importante que lors du premier confinement. Elle atteint en moyenne de l’ordre de 30 % alors qu’elle concernait de 60 à 70 % lors du premier confinement. Il s’agit évidemment de moyenne avec de fortes disparités selon les zones géographiques. France Info fait état d’un rapport de l’Inserm, publié le 12 novembre, qui constate également que la baisse des déplacements est beaucoup moins forte entre le deuxième et le premier confinement : -33% du 2 au 6 novembre contre -67% du 23 au 27 mars. Or, les auteurs de ce rapport, qui s’appuient sur des données de téléphonie fournies par l’opérateur Orange, notent également que la baisse de la mobilité est encore plus faible aux heures de pointe du matin, autrement dit au moment de partir au travail ou d’emmener les enfants à l’école. « Les données sur lesquelles nous nous appuyons ne permettent pas de savoir pourquoi les gens se déplacent. Mais on peut estimer que les baisses plus modestes, constatées entre 7 heures et 9 heures du matin, sont probablement liées au maintien de l’ouverture des écoles et de plusieurs secteurs d’activité », précise à franceinfo l’épidémiologiste Eugenio Valdano, co-auteur du rapport de  l’Inserm.

 

Si les Français continuent de se déplacer sur leur lieu de travail, du lundi au vendredi, ils semblent au contraire rester chez eux le week-end. Les mesures du trafic routier, publiées par le Cerema, montrent que, pendant le deuxième week-end du confinement, la circulation est redescendue à un niveau quasi équivalent à ceux observés en mars et en avril. Alors que la circulation sur les routes, les samedis et dimanches, avait subi une baisse de plus de 80% au printemps, le week-end des 7 et 8 novembre a vu une baisse du trafic de plus de 70%, d’après les données du Cerema.

Confinement jusqu’à l’été 2021, au moins (Castex)

Confinement jusqu’à l’été 2021, au moins (Castex)

 

 

 

Dans une interview au Monde de samedi le chef du gouvernement explique que le confinement va se prolonger jusqu’à l’été 2021 au moins. Sa stratégie dans ce domaine sera présentée à la fin du mois.

En clair,  le gouvernement va continuer de mettre sous cloche l’économie et les relations sociales.

Les conséquences risquent d’être terribles pour la croissance et pour le chômage. On comprend évidemment que des mesures de protection soient prises malheureusement l’efficacité de la politique du gouvernement  ne parait guère efficace quand on constate que la France est l’un des pays les plus touchés par les contaminations et les hospitalisations.

Il paraît pourtant évident qu’une opération de test général de tous les Français permettrait d’identifier les populations touchées, de les isoler et de les traiter. Pourquoi ce qui était effectué en Tchéquie ne serait pas possible en France ?

Pourquoi autoriser certaines activités économiques et interdire d’autres activités sociales ou économiques où les risques de contamination sont très faibles voire nuls.

 

Le gouvernement slovaque, lui, s’est efforcé de soumettre la majorité de la population au test Covid-19 durant le week-end écoulé. Plutôt réussie, l’opération de dépistage hors norme avait pour objet de permettre au pays, très touché par la deuxième vague, d’assouplir ses restrictions et son confinement.

Grâce à l’aide de très nombreux volontaires, les quelque 4 900 points de dépistage et 45 000 professionnels de santé, soldats, policiers et autres pompiers déployés sur le territoire de ce petit pays d’Europe centrale ont permis de collecter des prélèvements sur plus de trois millions de personnes, en l’espace de deux jours, samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre. Les enfants de moins de 10 ans et les personnes âgées en ont été dispensés.

Finalement, seuls un peu plus de 1 % des tests antigéniques effectués se sont révélés positifs,

en France en réalité comme on a manqué de masse au début, on manque maintenant de tests! Une situation inadmissible dans un pays aussi développé du coup pour répondre à cette insuffisance on immobilise l’économie et la vie sociale.

Pour le chef du gouvernement français  »tant que nous n’aurons pas de vaccin, nous devons donner des perspectives sur les règles du jeu ». Car il prévient les Français qu’il faudra « vivre avec le virus sur le temps long ». Ainsi, au Monde, il avertit : « Les rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ne pourront pas reprendre avant longtemps. De même, les bars et les restaurants qui font aussi partie des endroits de contamination forte ne pourront pas rouvrir dès le 1er décembre, contrairement aux magasins de jouets, par exemple » » À l’inverse, le télétravail devra perdurer, sur la base d’un équilibre à trouver dans les entreprises pour éviter le tout ou rien », explique-t-il.

Jean Castex en appelle également à la responsabilité des Français : « Seule une régulation par la société elle-même nous permettra une cohabitation apaisée avec le virus »« plus les gens feront d’efforts maintenant, plus on pourra desserrer rapidement ».

Dans cet entretien, le chef du gouvernement dit assumer tenir une ligne sanitaire dure - « dans une crise comme on n’en a pas vu depuis 1920, avec des centaines de morts tous les jours, mon premier critère de décision, c’est la sécurité sanitaire » - même si elle égratigne sa cote de popularité. « Mon rôle de chef du gouvernement est de faire face. La période, on ne la choisit pas », juge-t-il. « Le fait d’être critiqué pour la place que j’occupe, c’est quelque chose que j’avais totalement intériorisé en arrivant à Matignon. Je n’en ressens ni blessure ni surprise. » « Quand je dis que je regarde plus les courbes en réanimation que celle des sondages, c’est l’absolue vérité. Mon sujet, c’est de savoir si l’on prend les bonnes décisions dans l’intérêt des Français. »

Ce confinement ne tue pas l’économie ( Pr Olivier Joannes-Boyau)

Ce confinement ne tue pas l’économie  ( Pr Olivier Joannes-Boyau)

 

Le professeur Olivier Joannes-Boyau , chef du service de réanimation de l’hôpital Magellan au CHU de Bordeaux défend le confinement dans les Échos et estime que « laisser filer l’épidémie serait bien pire ».

 

Le Pr Olivier Joannes-Boyau est réanimateur du CHU de Bordeaux et il préside le comité réanimation de la société française d’anesthésie-réanimation.

« La deuxième vague de l’épidémie n’est pas une utopie . Elle est bien là et elle est plus compliquée à gérer que la première car nous souhaitons préserver le plus longtemps possible les soins des patients atteints d’autres pathologies que le coronavirus.

En Nouvelle-Aquitaine, qui n’est pas la région la plus touchée, le CHU de Bordeaux a vu son nombre de patients Covid doubler en quelques jours. Ils sont déjà 40 en réanimation sur les 150 places habituellement disponibles.

Covid ou non Covid , tous nos lits de « réa » sont occupés. Chaque jour, nous nous livrons à un jeu de chaises musicales pour trouver des lits. Nous essayons de soulager les hôpitaux d’ Auvergne-Rhône-Alpes en accueillant des patients de Chambéry.

Il ne faut pas se leurrer : pour y arriver, on va transformer les unités de surveillance continue en « réa » et on a déjà gagné des lits sur la réanimation chirurgicale en annulant des opérations.

Ce week-end, nous avons quand même réussi à faire une greffe de foie sur un patient atteint de cancer. Et j’espère que nous arriverons à maintenir cette filière le plus longtemps possible car toutes les greffes sont urgentes. Pour le moment, nous déprogrammons les opérations les moins urgentes en essayant que personne n’ait de perte de chance.

Mais dans d’autres régions, ils n’en sont plus là. Comme président du comité réanimation de la Société française d’anesthésie-réanimation (SFAR), je sais qu’en Auvergne-Rhône-Alpes et en Paca, ils doivent déprogrammer des chirurgies plus importantes pour faire face à l’afflux de patients Covid en réanimation.

Alors quand j’entends des gens dire que le confinement tue l’économie, j’ai envie de leur répondre que si on laisse filer l’épidémie, ce sera bien pire. Car le système hospitalier sera dépassé, il y aura beaucoup de morts et pas que chez les personnes âgées.

Il faut savoir qu’une personne jeune atteinte de Covid peut garder pendant de longs mois une fatigue et des difficultés respiratoires qui l’empêchent de travailler. Nous avons aussi des cas de fibrose, où la fonction respiratoire est définitivement diminuée.

Ces incapacités durables sont non seulement dommageables pour les gens atteints, mais aussi pour leur activité économique. »

 

France: Le confinement inchangé jusqu’au 1er décembre 2020 ou 2021 ?

 France: Le confinement inchangé jusqu’au 1er décembre 2020 ou 2021 ?

 

Encore un exercice du Premier ministre qui n’aura guère convaincu de la pertinence de la politique du gouvernement. En effet dans cette annonce il n’y avait en fait aucun fait nouveau. Surtout il manque l’essentiel c’est-à-dire une perspective qui pourrait permettre au monde économique, aux ménages et aux citoyens d’envisager des perspectives d’avenir.

En gros,  le gouvernement décide donc de maintenir la société dans une sorte de glacis et sans aucun calendrier pour en sortir. En creux en ne définissant pas de sortie progressive du confinement, le gouvernement condamne l’économie et même la démocratie puisque les élections départementales et régionales seront reportées. Dans le même temps le Parlement est mis entre parenthèses depuis qu’a été décidée la mise en place d’un comité de défense qui fait office de démocratie. Comme il est probable que la situation sanitaire ne sera pas améliorée de façon significative dans 15 jours le confinement devrait être prolongé pour enjamber Noël et le premier jour de l’année 2021. Il pourra se poursuivre tout au long de l’année 2021 car évidemment la perspective du vaccin ne permet pas d’envisager une fin rapide de la pandémie avant au moins 2022.

“Il serait irresponsable de lever ou même d’alléger le dispositif dès maintenant”, a donc déclaré le premier ministre devant la presse, quelques heures après une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale autour d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Les règles du confinement instaurées le 30 octobre resteront donc inchangées “au moins pour les 15 prochains jours”, a-t-il dit.

Au regard des derniers chiffres, “l’évolution du nombre de nouvelles contaminations s’est ralentie depuis une semaine”, a dit le Premier ministre.

Le pic de la deuxième vague pourrait selon lui être atteint dans les hôpitaux en début de semaine prochaine, celui de la première vague (32.292 patients le 14 avril) ayant été franchi ce jeudi.

Si l’embellie actuelle se confirme, des mesures d’allègement pourraient intervenir pour les seuls commerces et “sur la base d’un protocole renforcé”, à l’approche de la période de Noël cruciale pour le chiffre d’affaires des entreprises.

Les bars, restaurants et salles de sports ne seront pas concernés par cet éventuel assouplissement.

Quant aux règles du confinement imposées aux Français, qui ne peuvent pas sortir sans attestation, elles seront maintenues au-delà du 1er décembre.

Le Premier ministre a également averti ses concitoyens, invités au civisme, qu’il ne serait pas possible de se réunir à plusieurs dizaines pour les fêtes de fin d’année.

“Il est un peu tôt” pour dire s’il est possible de réserver des billets dans la perspective de cette période.

En clair le confinement va perdurer.

Crise sanitaire : un confinement complètement inefficace

Crise sanitaire : un confinement complètement inefficace  (Jean-Loup Bonnamy)

 

 

Jean-Loup Bonnamy condamne la psychose fait dérailler le monde dans un livre (Gallimard) et considère que la stratégie de confinement est complètement inefficace. Il faudrait s’inspirer selon lui des pays asiatiques qui prônent le dépistage massif et l’isolement des seuls malades. (Interview Le Figaro)


- Ce nouveau confinement permettra-t-il d’endiguer la seconde vague, alors que vous dénonciez l’archaïsme et l’inefficacité sanitaire du confinement du printemps dernier dans un court essai paru dans la collection «Tracts» de Gallimard?

Jean-Loup BONNAMY. - Je ne le pense pas. Ma principale critique contre le confinement est d’ordre sanitaire: le confinement n’est pas très efficace pour sauver des vies et désengorger le hôpitaux.

C’est un remède passéiste et archaïque, une sorte de ligne Maginot. Au début du 19ème siècle, le grand écrivain Pouchkine décrivait déjà le confinement imposé par les autorités russes pour lutter (sans succès) contre l’épidémie de choléra. Je suis assez surpris qu’en 2020, à l’époque d’Internet, dans un pays moderne qui se trouve être la sixième puissance mondiale, on utilise un remède qui fait davantage penser au début du 19ème siècle qu’à l’ère du big data. Je ne suis donc pas sûr que le confinement soit le meilleur choix sur le plan sanitaire. D’ailleurs aucune preuve scientifique de son efficacité n’existe. Même l’OMS (qui avait beaucoup appuyé le confinement au printemps) déconseille aujourd’hui le recours au confinement.

Relisez aussi Le Hussard sur le toit de Giono, qui se déroule en Provence durant l’épidémie de choléra de 1832 et vous verrez que le confinement marche mal. En effet, le bon sens voudrait qu’on sépare les malades des non-malades afin d’éviter la contagion. C’est la base de la médecine moderne et du traitement des maladies infectieuses (diagnostiquer/isoler/soigner). Or, dans le confinement, cette logique de séparation et de mise à l’isolement n’est absolument pas respectée.

Au contraire, on enferme ensemble des malades et des non-malades, facilitant parois ainsi la propagation du virus. C’est d’ailleurs ce qu’on a constaté dans les Ehpad: le confinement risque de diffuser la maladie chez les plus fragiles et d’aboutir à une hécatombe. Le précédent du bateau de croisière japonais Diamond Princess (où plus de 712 personnes furent contaminées) devrait nous alerter sur le danger de confiner ensemble des malades et des non-malades.

80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et (…) la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible

Fermer les petits commerces ou empêcher les gens de sortir dans la rue sans attestation est assez inutile puisque 80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et que la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible.

Cette faible efficacité sanitaire du confinement pour lutter contre le Covid-19 et sauver des vies est frappante lorsque l’on compare les pays. L’Argentine est confinée depuis le printemps et le nombre de morts du Covid y augmente encore. Au contraire, Taïwan (21 millions d’habitants) n’a pas confiné et n’a eu que sept morts! Les pays qui ont confiné longtemps au Printemps (Espagne, Italie, France, Belgique, Royaume-Uni…) affichent un nombre de morts très élevé. Au contraire, l’Allemagne, qui a fait le choix d’une autre stratégie avec un semi-confinement beaucoup plus souple, terminé plus tôt, mais un dépistage massif et une bonne qualité de soin, compte six fois moins de morts par habitants que la France. Les pays asiatiques qui font le choix du dépistage et de l’isolement des malades (7 décès à Taïwan, 400 en Corée, 107 à Hong-Kong…) comptent beaucoup moins de décès. Et ce sans même recourir au moindre confinement!

Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras. Le virus est une création de la nature. Si l’épidémie s’est arrêtée partout en Europe en mai (y compris en Suède, pays qui n’a pas confiné), c’est en grande partie pour des raisons naturelles. Si elle reprend aujourd’hui, ce n’est pas à cause d’un «relâchement» des Français ni d’un déconfinement trop rapide ni d’une perte de contrôle, mais pour des raisons naturelles. On nous dit aujourd’hui que l’épidémie est devenue hors-de-contrôle: ce n’est pas exact.

Certes, elle est hors de contrôle aujourd’hui, mais en réalité, elle l’a toujours été. On ne sait pas contrôler la propagation d’un virus respiratoire. Si elle s’est mise en sommeil à l’été, c’est pour des raisons indépendantes de notre action. C’est un fait bien connu que dans les régions tempérées comme l’Europe (ce n’est pas le cas dans les autres types de climats), les virus respiratoires sont plus contagieux et plus violents à la saison hivernale. C’est d’ailleurs cette saisonnalité des virus respiratoires qui nous a permis d’annoncer dans notre livre (avec raison, hélas) la survenue d’une deuxième vague et la saturation pour l’automne de notre système hospitalier. Et c’est pour cette même raison que je ne crois pas au confinement, car à ma connaissance il n’a pas la capacité d’agir sur le taux d’humidité ou le cycle des saisons.

Combien de confinements allons-nous vivre ?

Surtout, quand même bien le confinement marcherait, les contagions reprendraient très vite dès le début du déconfinement tant que l’hiver ne sera pas passé. Il faudrait donc reconfiner et ainsi de suite. Combien de confinements allons-nous vivre?

D’autres solutions seraient possibles, sans que le nombre de décès n’explose?

Oui. Je doute de l’efficacité des mesures générales. Prenons un exemple: les accidents de la route tuent un million de personnes par an, avec une moyenne d’âge bien plus basse que celle du Covid. Pourtant, on n’interdit pas la voiture pour autant. Mais on prend des mesures ciblées: réfection des routes, lutte contre l’alcoolémie, voitures plus solides et avec des airbags…Entre tout fermer et ne rien faire, il existe un juste milieu, qui est la seule attitude efficace: les mesures ciblées.

Autre exemple: au Japon, il existe un phénomène naturel très grave: les séismes. Les Japonais ont-il eu l’idée bizarre d’empêcher les séismes? Bien sûr que non! Cela veut-il dire qu’on ne peut rien faire contre les séismes? Certainement pas! D’une part, les Japonais cherchent à détecter le mieux possible les tremblements de terre afin d’évacuer la population au plus vite, d’autre part, ils font des constructions anti-sismiques très robustes. Pour le virus, c’est la même chose.

Il est illusoire et irréaliste de penser qu’on va contrôler la circulation d’un virus respiratoire émergent dans un pays de 67 millions d’habitants. Ce serait comme vouloir empêcher les séismes. Mais cela ne signifie pas qu’on ne peut rien faire contre le virus. Bien au contraire. L’objet principal de mon essai est de dessiner une stratégie sanitaire alternative, sérieuse et crédible, inspirée de ce qui réussit à l’étranger et du retour d’expérience des soignants sur le terrain, une stratégie plus efficace que le confinement pour sauver des vies. Comme je l’ai dit, le danger du virus n’est pas sa (faible) mortalité, mais sa capacité à saturer les hôpitaux. Or, le confinement ne réglera pas ce grave problème de saturation hospitalière. Pour le régler, il n’y a que deux choses à faire.

D’une part, augmenter en urgence les capacités hospitalières. Il faut mobiliser l’armée (comme l’ont fait les Suédois), les cliniques privées, les médecins et infirmiers libéraux, les médecins et infirmiers récemment retraités, recruter des femmes de ménage (pour décharger les soignants de toutes les tâches non-médicales, comme par exemple refaire les lits). Comme le propose le Docteur Kierzek, on pourrait aussi organiser les services différemment: plutôt que de mettre dans une même équipe cinq médecins-réanimateurs, éclatons le service en séparant les spécialistes et en plaçant autour d’eux des internes ou des infirmiers non-spécialisés, mais coachés par le réanimateur. On multiplierait ainsi d’autant le nombre d’équipes de réanimation. Il nous faut plus de lits de réanimation (environ 20 000 au total) et aussi plus de lits conventionnels en soins intensifs.

Les Slovaques viennent de tester 75 % de leur population en un week-end !

D’autre part, il faut appliquer le tryptique tester – isoler – traiter. Il faut un dépistage de masse dans la société française: sur le lieu de travail, dans les Ehpad, dans les pharmacies…Les personnes à risque – que l’on peut identifier grâce au big data de l’assurance-maladie – doivent être dépistées deux fois par semaine, avec des tests antigéniques (plus rapides et moins chers que les PCR). Ainsi les Slovaques viennent de tester 75 % de leur population en un week-end! Si on est malade, il faut être isolé dans un hôtel (comme le fait la Corée et comme le préconise l’Académie de médecine).

Surtout, il faut prendre en charge les malades le plus tôt possible, en leur donnant de l’oxygène, et si besoin des corticoïdes et des anticoagulants. Cela permet de faire s’effondrer le taux de décès et de passage en réanimation. Et ça peut se faire à domicile ou à l’hôpital, avec un personnel qui n’a pas besoin d’être très formé. Avec une telle méthode, on éviterait le confinement, on sauverait l’économie et surtout on aurait bien moins de morts du Covid!

La peur est mauvaise conseillère: le confinement est un remède pire que le mal?

Ma critique du confinement est bien sûr aussi économique et sociale. Le remède (le confinement) risque d’être bien pire que le mal (le Covid). Le bilan coûts-avantages du confinement (que tout Gouvernement devrait faire avant de se décider) est largement défavorable au confinement. Durant le premier confinement, les violences conjugales ont augmenté de 40 %. La période a aussi été très dure pour les personnes atteintes de troubles psychiques et a multiplié les addictions et les dépressions.

Et la crise économique, ce sont des choses très concrètes: la récession, le chômage, l’appauvrissement généralisé, les faillites, les suicides, un pays exsangue…Le premier confinement a déjà jeté un million de Français en plus dans la pauvreté. Les bénéficiaires de l’aide alimentaire ont augmenté de 30 %. Le Secours populaire a vu exploser le nombre de demandes de repas et 45 % des gens qui sont venus étaient jusque là inconnus de l’association.

Si le confinement était un essai médicamenteux, on l’arrêterait tout de suite à cause des effets secondaires terribles! Il ne s’agit pas d’opposer économie et santé, car les crises économiques dégradent notre santé et tuent aussi. 1929 l’a prouvé.

Surtout, le confinement et ses effets économiques menacent notre système hospitalier. En effet, c’est l’activité économique qui, grâce à des impôts et à des charges, finance notre système hospitalier. Si on contracte l’activité, il y aura moins de rentrées fiscales et donc moins d’hôpitaux, moins de lits, moins de respirateurs avec des soignants moins nombreux et moins bien payés! Pour sauver notre système hospitalier, il faut déconfiner au plus vite!

Vous décrivez aussi la «psychose» qui s’est emparée du monde depuis le début de l’épidémie: en fait-on trop avec ce virus?

Ce virus nous pose un énorme problème de santé publique, qui vient du caractère potentiellement suffocatoire de la maladie chez les patients à risque. Nos services de réanimation risquent d’être submergés. Mais en ce qui concerne la dangerosité du virus, elle reste faible. L’épidémie de Covid-19 est une épidémie banale, d’ampleur moyenne, comme l’humanité en a déjà connu des centaines. Chaque année, 60 millions de personnes meurent dans le monde (dont 600 000 en France). En 2020, le Covid-19 à lui seul ne fera pas bouger le chiffre de la mortalité mondiale.

La mortalité du Covid-19 est bien inférieure à 0,5 %. Sur les 1046 marins infectés du porte-avions Charles de Gaulle, aucun n’est mort. La mortalité de son cousin le SRAS, qui toucha l’Asie en 2003, était comprise entre 10 et 20 %. Celle de son autre cousin, le Mers saoudien est de 40 %. Celle d’Ebola oscille entre 60 et 90 %. Comme dans l’écrasante majorité des infections respiratoires classiques et contrairement à la Grippe espagnole de 1918 qui frappait principalement des jeunes, le virus tue surtout des personnes âgées. Que ferons nous le jour où nous serons confrontés à un virus aussi contagieux mais bien plus létal que le Covid-19?

En 2016, les broncho-pneumopathies obstructives ont fait plus de deux millions de victimes. Cette année-là, on n’a pas arrêté l’économie de la planète pour autant.

Bien sûr, nous pourrions parler des grandes épidémies du passé, bien plus mortelles que l’épidémie actuelle, avec la Peste noire au 14ème siècle (40 % de la population européenne tuée!) ou la Grippe espagnole de 1918-1919 (50 millions de morts), mais rappelons juste qu’en 1969, alors que nous étions déjà un pays moderne, la grippe de Hong-Kong a fait un million de morts dans le monde, dont 35 000 en France. Pourtant, aucune mesure particulière n’avait été prise et la société n’en a gardé aucun traumatisme.

Selon l’OMS, en 2016, les broncho-pneumopathies obstructives ont fait plus de deux millions de victimes. Cette année-là, on n’a pas arrêté l’économie de la planète pour autant.

En Chine, la pollution deux millions de personnes par an. Cela veut dire que le nombre de morts causé par la pollution en Chine sera plus important que le nombre de victimes dues au Covid-19 non seulement en Chine, mais même dans le monde entier. Même chiffre en Inde. Si nous regardons les épidémies actuelles, nous voyons que deux millions de gens sont rongés vivants et mutilés par la lèpre (avec 200 000 nouvelles contaminations par an). 200 millions de gens souffrent du paludisme, maladie qui tue 500 000 victimes par an. Pourtant, ces pathologies bien plus dangereuses ne mettent pas le monde à l’arrêt, car comme elles sont connues de longue date, elles ne provoquent plus aucune hystérie. C’est la nouveauté du virus qui nous terrorise.

En 2020, les causes principales de la mortalité vont rester les mêmes que les années précédentes: cancers (neuf millions de morts par an), faim (9 millions de morts par an, il suffit donc de 40 jours à la faim pour tuer autant que le Covid depuis son apparition), pollution, broncho-pneumopathies (3,5 millions), infections respiratoires hors-Covid (2,5 millions, dont 600 000 pour la grippe), tuberculose (un million), paludisme, SIDA, hépatites, accidents de la route, guerres…Les vrais tueurs de masse du 21ème siècle en Occident ne sont pas le Covid-19. Ils ont pour nom: drogues, acides gras saturés, sel, sucre, surconsommation de médicaments, tabac (qui fait 75 000 morts en France chaque année)…Ce sont eux qui tuent le plus. C’est sur eux que nous devrons faire porter sur la durée nos politiques de santé publique.

En France (…) il n’est finalement pas mort plus de gens du 1er janvier au 30 septembre 2020 qu’en 2019 sur la même période

Comme le Covid tue surtout des personnes avec une espérance de vie déjà basse, il n’a pas pour l’instant provoqué de surmortalité. Dans notre livre, je cite l’exemple d’un médecin qui a intubé un homme atteint d’un cancer en phase terminale et qui ne pesait plus que 37kg…mais comme ce malheureux patient était aussi positif au Covid, il a été compté comme mort du Covid. En France, malgré la première vague et un pic de mortalité en avril, il n’est finalement pas mort plus de gens du 1er janvier au 30 septembre 2020 qu’en 2019 sur la même période. La Suisse a même connu en 2020 moins de décès au premier semestre 2020 qu’en 2019. Nous sommes donc en pleine surréaction contre-productive.

Cette surréaction confine même parfois au délire. En Inde, des agressions contre le personnel soignant (suspecté d’être contaminé) ont eu lieu. Des infirmiers et des médecins ont été attaqués dans la rue ou expulsés de chez eux par leurs propriétaires ou leurs voisins. Le problème est tel que le Premier ministre, Narendra Modi, a condamné ces actes publiquement et menacé leurs auteurs de poursuites judiciaires. En Italie, une jeune femme médecin a été tuée par son compagnon, qui l’accusait (à tort) de lui avoir transmis le virus. Au Canada, pays où la police peut débarquer chez vous pour vérifier que vous ne recevez pas des amis, Theresa Tam, responsable de la santé publique, a préconisé de porter le masque durant les rapports sexuels.

Ne prenons pas ces manifestations à la légère: la psychose tue. Souvenons-nous de ces drames courants qui surviennent régulièrement dans certains stades ou boîtes de nuit: un incendie se déclare, les gens fuient dans la panique, l’incendie ne tue personne mais la bousculade due à la panique, elle, fait plusieurs morts. Si tout le monde était sorti dans le calme, tout se serait bien passé. Souvenons-nous aussi de la défaite de 1940 et de l’Exode. Nous n’avions perdu que 2 % de nos soldats. Nos pertes n’étaient pas plus élevées que celles des Allemands et nous pouvions poursuivre la lutte.

Pourtant, nous avons été saisis par la «froide déesse» de la peur, pour reprendre l’expression de Joseph de Maistre. Totalement désorganisés, nous avons abandonné le combat et la population s’est enfuie sur les routes dans une pagaille généralisée qui a causé la mort de 100 000 civils! Au contraire, à Dunkerque, l’évacuation miraculeuse des troupes britanniques et françaises, au milieu des bombes allemandes, n’a été possible que parce que les hommes se sont montrés disciplinés et n’ont pas cédé à la panique. Étant aujourd’hui dans une situation infiniment moins grave que la leur, nous devrions, nous aussi, pouvoir garder notre calme.

Les médias ont eu, selon vous, une large responsabilité dans cette psychose…

L’Histoire est riche en psychoses collectives, mais c’est la première fois – à cause d’Internet et des médias – qu’une psychose gagne le monde entier ou presque. Pour expliquer cette psychose ambiante, nous avons développé un modèle explicatif: le triptyque médiatisation – émotion -mimétisme.

Les médias renforcent la psychose ambiante. Ils ont repris sans précaution les modélisations statistiques apocalyptiques de l’Imperial college de Londres, qui prédisaient 500 000 morts à la France si elle ne confinait pas. Or, les mêmes statistiques annonçaient 70 000 morts à la Suède sans confinement. La Suède n’a pas confiné. Bilan? 5 997 morts. 11 fois moins qu’annoncé. En termes de nombre de morts par habitant, c’est à peine plus que la France. Et c’est beaucoup moins que des pays qui ont pourtant lourdement confiné comme la Belgique, l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni.

Chez les plus de 90 ans, c’est-à-dire chez les plus vulnérables, la mortalité du virus est de 20 %

De même, les médias alimentent la psychose en nous donnant chaque jour le nombre de morts du Covid (même à l’été quand ce chiffre était fort bas). Pourquoi ne le font-ils pas aussi pour la grippe (entre 5 000 et 15 000 morts par an en France, avec un pic à 21 000 en 2017), les cancers, les accidents de la route ou les suicides? Ils nourrissent aussi la psychose en parlant sans cesse de quelques rares jeunes qui sont morts du covid-19. Mais les cas sont extrêmement rares et, quoique tragiques, restent insignifiants sur le plan statistique. D’ailleurs, chaque année, en France, quelques enfants et adolescents meurent de la rougeole, de la varicelle ou de la grippe (dont un nourrisson en janvier 2020 à Pontarlier).

Comme disait Lénine, «les faits sont têtus». La moyenne d’âge des patients décédés avec le Covid-19 est de 81 ans en France. Cette moyenne d’âge correspond à celle de l’espérance de vie! Dans le cas du Luxembourg, elle est même supérieure de 4 ans à celle de l’espérance de vie (86 ans de moyenne d’âge pour les victimes du Covid alors que l’espérance de vie luxembourgeoise est de 82 ans). En France, un tiers des décès a eu lieu dans les Ehpad, 80 % des victimes avaient plus de 75 ans, 93 % plus de 65 ans. Les deux tiers souffraient d’une comorbidité.

Seuls 2 % des patients décédés étaient âgés de moins de 60 ans et sans comorbidité connue (mais peut-être certains avaient-ils des comorbidités cachées). Même chez les personnes âgées, les taux de survie restent bons. Chez les plus de 90 ans, c’est-à-dire chez les plus vulnérables, la mortalité du virus est de 20 %. Ce qui signifie qu’un nonagénaire infecté a tout de même 80 % de chances de survie. A cela, il faut ajouter le critère du surpoids: 83 % des patients Covid en réanimation sont en surpoids.

Beaucoup de ces jeunes victimes du Covid-19 souffraient d’autres pathologies. On a par exemple beaucoup parlé de la mort d’un adolescent portugais. Mais après examen, on a découvert que, même s’il avait bien été atteint par le Covid, il souffrait d’un psoriasis qui avait affaibli son système immunitaire et que surtout il avait aussi une méningite, maladie qui soit fut la vraie cause de sa mort soit qui amplifia considérablement les effets du Covid. On nous a aussi parlé de la mort d’un adolescent guyanais de 14 ans. Certes, le pauvre jeune homme était positif au Covid, mais il était surtout atteint de la fièvre jaune, une maladie tropicale très grave, qui a une mortalité de plus de 30 % et qui fut la vraie raison de sa mort.

La BBC alimente la psychose collective en faisant passer un message subliminal : les enfants meurent aussi du Covid-19 ! Or la réalité statistique est tout le contraire

De même, sur son site, la BBC a consacré un article entier à la mort d’une petite fille de 5 ans. Au détour de l’article et sans insister sur cette information pourtant capitale, le média de référence britannique nous dit allusivement que la petite fille souffrait d’une autre pathologie, sans préciser laquelle. La mort d’un enfant est toujours un scandale. C’est injuste et horrible. Tout doit être fait pour empêcher que cela ne se produise. Mais ce sont des choses qui arrivent. Six millions d’enfants de moins de 15 ans meurent chaque année dans le monde. Un enfant meurt toutes les deux minutes du paludisme, soit 260 000 par an.

Tout en étant factuel, l’article de la BBC alimente la psychose collective en faisant passer un message subliminal: les enfants meurent aussi du Covid-19! Or la réalité statistique est tout le contraire: le virus est quasiment inoffensif pour les enfants et les adolescents. 0,4 % des victimes ont moins de 45 ans. Sur 39 000 morts en France, 28 ont moins de 30 ans. Et les rares fois où il tue des enfants, ceux-ci sont très souvent atteints par ailleurs d’une pathologie lourde. Plus tard, il faudra que les sociologues analysent soigneusement le rôle qu’ont joué les médias dans l’émergence d’une psychose mondiale face à une maladie peu létale.

La vie humaine a une valeur inestimable. Quel que soit son âge, toute personne doit être soignée et sauvée si cela est possible. Il est hors de question de laisser qui que ce soit mourir d’asphyxie alors que nous serions en mesure de l’empêcher. Mais mettre davantage en avant ces statistiques aurait trois avantages: réduire la psychose, mieux protéger les personnes à risque, laissez vaquer à leurs occupations habituelles tous ceux qui ne risquent rien.

Nous ne pouvons pas mettre tout un pays à l’arrêt et détruire notre économie pour un virus à la létalité aussi faible et qui tue un public aussi âgé et aussi ciblé. Nous devons maintenant utiliser d’autres méthodes pour protéger les personnes à risque.

Êtes-vous surpris par le consentement de la population française à ces mesures? Où sont passés les Gaulois réfractaires?

La population fait preuve d’un admirable civisme, même si ce second confinement est déjà beaucoup moins bien accepté que le premier. Mais le Gaulois réfractaire est une bombe à retardement.

Plus le confinement sera long, plus le risque de troubles sociaux violents est important. Déconfinons de toute urgence!

Crise sanitaire : un confinement très partiel et inefficace

 

 

Le mix du gouvernement en matière de politique sanitaire qui consiste à autoriser certains déplacements et en interdire d’autres ne paraît pas très efficace ni d’un point de vue sanitaire ni d’un point de vue économique. Sur le plan sanitaire les flux de personnes sont certes affectés mais beaucoup moins que leur du confinement du printemps dernier.

Sur le plan économique les mesures restrictives sont cependant suffisantes pour peser de façon assez négative sur la croissance. Si l’on se fie aux indicateurs de mobilité,  le recours au confinement actuel est très partiel. Pendant le premier finement du printemps les déplacements avaient diminué de leurs deux 80 %. Dans le cadre du nouveau confinement la mobilité en moyenne a baissé seulement de 30 %.

Le constat est similaire sur Apple Plan. Mercredi 4 novembre, les demandes étaient en baisse de 38% par rapport à la normale pour les voitures. La diminution était de 45% pour les trajets de transports en commun et de 55% pour les trajets réalisés à pied. Soit des taux bien inférieurs à ceux du premier confinement, où les demandes de trajets en voiture et à pied avaient diminués de près de 80%.

D’autres chiffres attestent d’une baisse de trafic inférieure au premier confinement. Cette semaine, la Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (Sanef), faisait état d’une réduction de 30% du flux automobile. Ce dernier s’était réduit de 80% lors du premier confinement. Même constat à Paris, où la circulation était en baisse de 29% comme la fréquentation des transports collectifs en Île-de-France.

Coronavirus : confinement en Israël et en Australie

Coronavirus : confinement en Israël et en Australie

Israël proportionnellement à sa population est l’un des pays les plus touchés au monde par le virus. De ce fait, Israël a décidé d’imposer un confinement généralisé de trois semaines à compter de vendredi, pour endiguer la marée montante du Covid-19 après un été meurtrier.. Le nombre de nouveaux cas de personnes contaminées ne cesse d’augmenter: il est passé de 400 à la fin juin à 4000 par jour en septembre

Le taux d’infection dans les communautés ultra-orthodoxes est parmi les plus élevés du pays. Le phénomène s’explique notamment par la promiscuité. Des familles d’en moyenne huit enfants partagent des logements exigus dans des quartiers pauvres, et surpeuplés. La contestation est religieuse mais aussi de nature économique car on craint un écroulement de l’activité.

En Australie, c’est une politique très contraignante qui a été mise en place et qui réduit la mobilité avec notamment la fermeture des frontières. En outre, ceux qui veulent retourner en Australie ont l’obligation de se soumettre à une quarantaine.

 

Amazon : grand profiteur du confinement !

Amazon : grand profiteur  du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

Amazon : vainqueur du confinement !

Amazon : vainqueur du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

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