Archive pour le Tag 'confinement'

Page 2 sur 5

Un confinement de type moyenâgeux !

Un confinement de type moyenâgeux !

Le professeur de droit public, Paul Cassia, dénonce cette politique appliquée aux services publics en général et à l’hôpital en particulier, qui mène à une faillite de l’Etat de droit en France.

Tribune. 

 

Rentrant de son séjour irakien en Italie, le 8 mars, le pape François a fait savoir sa joie d’avoir pu effectuer un voyage à l’étranger après tant de « mois de prison ». Cette expression, qui fait écho à celle employée en France par de nombreux résidents d’Ehpad privés de sortie par décision ministérielle pendant près d’un an jusqu’au 12 mars, dit beaucoup de l’intensité inouïe des restrictions de liberté mondialement accumulées, à des degrés divers, depuis le début de la pandémie en mars 2020.

Notre pays a été à l’avant-garde des mesures qui ont le plus contraint les libertés individuelles et collectives au nom de la préservation de la santé publique, avec un résultat pour le moins mitigé, puisque par exemple le nombre de morts du Covid-19 par million d’habitants (1 370) était, au 10 mars, supérieur à celui de la Suède (1 291) et même à celui du Brésil (1 263), où, pourtant, des stratégies sanitaires diamétralement opposées à la nôtre ont été mises en œuvre.

La source profonde de ces mesures coercitives tient à la logique comptable et entrepreneuriale appliquée depuis 2002 au moins sur les services publics en général et l’hôpital public en particulier. Que l’Ile-de-France et ses 12,2 millions d’habitants ne comptent encore que 1 050 lits de réanimation un an après l’apparition du Covid-19 est une faute politique et stratégique majeure, dès lors que les mesures coercitives prises au nom de la santé publique sont partiellement indexées sur la saturation des services de réanimation. Ce coupable attentisme sanitaire oblige désormais à superposer des reconfinements locaux le week-end à un couvre-feu national de douze heures par jour, en vigueur sans interruption depuis le 16 janvier.

Leur acceptation est assise sur le sentiment de peur, sinon de panique, qui annihile tout raisonnement articulé et ne fait qu’aggraver les difficultés rencontrées. Il est entretenu à chaque instant par des prévisions épidémiologiques affolantes et pas nécessairement vérifiées dans les faits, des annonces contradictoires des pouvoirs publics nationaux, ainsi que la prise en compte d’un indicateur très relatif, celui du nombre quotidien national de tests positifs (26 343 le 14 mars, 5 327 six jours auparavant). Pourtant, le taux de positivité, plus objectif car mesurant le rapport quotidien entre les tests et leur résultat, est, en dépit de la propagation des variants, d’une parfaite stabilité depuis décembre 2020, aux alentours de 7 %.

Confinement : Macron le dos au mur

 

Confinement : Macron le dos au mur

 

Il y a maintenant plusieurs semaines que Macron semble complètement paralysé par les évolutions de la crise sanitaire. Jusque-là son credo reposait sur son refus de tout nouveau confinement afin de ne pas créer un mouvement de mécontentement qui pourrait nuire à sa popularité. Bref des considérations politiques qui prennent largement le pas sur les aspects scientifiques. En région parisienne par exemple, on a dépassé tous les seuils d’alerte et tous les lits de réanimation sont occupés au point qu’il faut expédier des malades graves vers la province. Une opération logistique très complexe ,  très coûteuse et de toute façon qui ne peut être que marginale.

En fait Macron se résoudrait bien à un nouveau confinement mais avec une nouvelle appellation moins péjorative.. Pourtant les mesures qui seront prises seront particulièrement restrictives. Le changement ne sera donc pas sur le fond mais sur la forme avec une évolution sémantique. En outre, on va s’efforcer de faire porter le chapeau aux élus locaux. Des élus locaux qui malheureusement ne sont guère armés pour juger du contenu d’une politique sanitaire et qui plus encore que le pouvoir central emprise sont soumis à des  problématiques électoralistes. Notons enfin que le virus qui se moque des frontières internationales se moquent encore davantage des frontières locales.

Crise sanitaire : un prochain confinement en région parisienne sévère car trop tardif

Crise sanitaire : un prochain confinement en région parisienne sévère car trop tardif

 

 

Il est clair que le gouvernement a trop tergiversé pour imposer de nouvelles mesures restrictives à la région parisienne contrainte maintenant d’évacuer nombre de malades vers la province. Pourtant tous les indicateurs étaient au rouge en particulier le taux d’incidence au-dessus de 400 quand il était autour de 200 en moyenne ailleurs. On a d’ailleurs imposé un confinement dans le nord de la France alors que la zone était moins touchée que la région parisienne.

En région parisienne les hôpitaux sont complètement saturés et la crise va encore s’intensifier avec le développement des variants qui représentent les deux tiers des infections et bientôt 90 %.

 « Ça monte beaucoup en Île-de-France. Le président ne veut pas reconfiner mais n’aura pas la main qui tremble s’il devait s’y résigner. Si on se prend l’ascenseur, on devra de toute façon fermer le robinet », « Il faut s’attendre à ce que de nouvelles mesures soient prises. » Pense-t-on de plus en plus dans la majorité. La piste d’un confinement est donc sur la table, pour bloquer la prolifération du variant britannique. « On suit avec attention les chiffres. Dans les écoles, les contaminations sont en tout cas contenues, le taux de positivité des tests est inférieur à 1 % », pointe un ministre, alors que des rumeurs sur une éventuelle fermeture des écoles circulent. « On n’en est pas là », nuance-t-on.

« Confiner l’Île-de-France alors qu’on est en plein dans l’anniversaire du premier confinement, le signal politique serait terrible », pensent nombre de membres de la majorité

Le non confinement : AXEL KAHN DÉNONCE « UNE ERREUR POLITIQUE

Le non confinement : AXEL KAHN DÉNONCE « UNE ERREUR POLITIQUE

Le non confinement national constitue une grave erreur politique d’après le célèbre généticien. Interrogé sur BFMTV-RMC ce mardi matin sur de possibles nouveaux reconfinements locaux annoncés dans les prochains jours, le généticien a souligné un « deux poids, deux mesures » dans la lutte contre le coronavirus ainsi qu’un manque de cohérence.

« Il y a eu une très importante erreur de faite. Lorsqu’on a essayé de faire baisser la circulation virale avec un certain succès lors du confinement de novembre, on a été obligé d’interrompre le 8 décembre pour permettre l’activité et l’économie de Noël et des fêtes de prospérer. Il fallait finir le boulot le 8 janvier, les gens s’y attendaient, il n’y aurait pas eu énormément de protestations, et on ne serait plus dans la situation actuelle », estime-t-il.

Pour lui, ne pas avoir pris ces décisions en temps voulu est l’une des raisons pour lesquelles la France se retrouve actuellement dans une situation « intolérable. »

« La situation actuelle, même si elle n’évolue pas, est tout simplement intolérable. On est depuis maintenant deux mois à plus de 25.000 personnes hospitalisées, les réanimations augmentent chez les plus jeunes. Le Covid laisse de très cruelles séquelles dans les corps, y compris les jeunes, et on accepte de vivre avec un taux de circulation virale parmi les plus élevés d’Europe. C’est une erreur sanitaire, et c’est une erreur politique d’avoir fait cette erreur sanitaire », martèle celui dont l’essai Et le bien dans tout ça? est publié chez Stock ce mercredi.

Confinement aussi dans le Pas-de-Calais

Confinement aussi dans le Pas-de-Calais

Le week-end, le Pas-de-Calais pourrait être confiné à l’image de Nice et de Dunkerque. C’est en tout cas la proposition conjointe des élus locaux et du préfet local. Le maire d’Arras est «convaincu que Matignon va valider ces propositions», selon la Voix du Nord . D’autres mesures vont également être proposées, «avec cette exigence des élus du Pas-de-Calais de voir en parallèle concrètement la vaccination s’organiser», a expliqué au média local le maire d’Arras Frédéric Leturque. «La situation est grave. Quand on entend que le Pas-de-Calais est le deuxième département de France concernant le taux d’incidence… Si ces mesures permettent de sauver des vies, on veut bien faire l’effort mais si nous n’avons pas les vaccins en face, c’est un effort pour rien», a réagi de son côté dans la soirée Natacha Bouchart, maire LR de Calais, toujours auprès de la Voix du Nord.

Le taux d’incidence dans le Pas-de-Calais est de 402 malades pour 100.000 habitants. Avant le Pas-de-Calais, Dunkerque, Nice et leurs environs ont connu un premier week-end confinés samedi et dimanche dernier.

Confinement : un attentisme incompréhensible (Philippe Juvin)

Confinement : un attentisme incompréhensible (Philippe Juvin)

Philippe Juvin de l’hôpital européen Georges Pompidou de la capitale ne comprend pas l’attentisme du gouvernement, ajoutant que la situation dans les hôpitaux de la région parisienne était très tendue.

«Alors que nous nous rapprochons d’un pic épidémique, chaque jour passé sans prendre de décision a un prix élevé», a-t-il déclaré.

La mairie de la capitale a pour sa part insisté sur une proposition visant à imposer un verrouillage strict de trois semaines, puis à envisager de rouvrir des commerces, notamment des bars, des restaurants et des lieux culturels fermés depuis octobre.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré qu’il étudierait la proposition de Paris, bien qu’il ait exprimé des doutes quant à son efficacité.

Juvin a cité une étude montrant que 13000 vies auraient été sauvées si le verrouillage de la France de mars à mai l’année dernière avait eu lieu une semaine plus tôt. L’étude a également montré que si le verrouillage avait été retardé d’une semaine, le décès annoncé aurait augmenté de 53 000 personnes.

Les autorités sanitaires françaises ont signalé jeudi 25 403 nouveaux cas, contre 22 501 il y a une semaine, confirmant la récente tendance à la hausse de la maladie, principalement due à de nouvelles variantes.

La moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas quotidiens s’établit à 21 452, la plus élevée depuis plus de trois mois. Avec 3,687 millions de cas déclarés au total, la France a le six plus élevé au monde et son bilan de 85 582 décès est le septième le plus élevé.

Contrairement à certains de ses voisins, la France a résisté à un nouveau verrouillage national pour contrôler la propagation de variantes de coronavirus plus contagieuses, en espérant qu’un couvre-feu nocturne en vigueur depuis le 15 décembre puisse contenir la pandémie.

«Nous n’éviterons pas un nouveau verrouillage. Et plus nous attendons pour prendre une telle décision, plus elle durera longtemps », a déclaré Juvin.

Le Premier ministre Jean Castex a déclaré jeudi que le gouvernement souhaitait retarder le plus longtemps possible une éventuelle décision de verrouillage pour donner à sa campagne de vaccination le temps d’avoir un impact.

Paris : confinement de trois semaines proposé

Paris : confinement de trois semaines proposé

La mairie de Paris propose un confinement assez serré pendant trois semaines dans la perspective ensuite de reprendre toutes les activités sociales, économiques, sportives et culturelles de préférence à la mise en surveillance renforcée et un confinement limité au week-end.

 

Covid : Nice, Dunkerque en confinement les week-ends…. avant un confinement plus général en France

Covid : Nice, Dunkerque en confinement les week-ends…. avant un confinement plus général en France

 

Un processus de confinement  territorialisé pourrait bien être le prélude à un confinement plus général impliquant tout le territoire. En effet, les chiffres sont particulièrement inquiétants avec la progression des variants qui sont en train de devenir majoritaires. La situation des hôpitaux est particulièrement critique compte tenu du nombre de personnes en réanimation.

Par ailleurs, le nombre de contaminés progressent dangereusement. Ainsi hier on a franchi la barre des 30 000 alors qu’on était il n’y a pas si longtemps sur une moyenne de 20 000 par jour.

Les mesures de confinement local peuvent se comprendre dans la mesure où le taux d’incidence (nombre de contaminés pour 100 000 habitants), est très variable. Les zones les plus touchées sont lest , le nord, le sud-est et la région parisienne ; c’est-à-dire là où se situe la plus grosse partie de la population. En clair au confinement localisé pourrait succéder un confinement plus général en France avec la très nette reprise de la pandémie.

Popularité Macron: une hausse due au refus du confinement

Popularité Macron: une hausse due au refus du confinement

 

Une hausse qui semble liée assez directement au refus de Macron de reconfirmer. On comprend mieux que la problématique sanitaire soit elle-même contaminée par la problématique politique et inversement. Ce qui peut nourrir des doutes tout autant vis-à-vis de la politique de santé que vis-à-vis de la cohérence des décisions politiques.

On pourrait conclure que les politiques naviguent en fête à vue  en tenant compte sans doute de l’avis  des experts par ailleurs pas toujours d’accord entre mais autant en tenant compte des sondages.

Les Français interrogés sont 42% à déclarer avoir une bonne opinion d’Emmanuel Macron. Il s’agit d’un résultat en hausse de cinq points par rapport au mois précédent et qui rejoint les niveaux d’octobre et novembre, selon cette étude réalisée pour Orange et RTL. Les opinions favorables progressent bien au-delà des sympathisants de son propre camp (96% ; +5 points), à gauche (LFI ; +10 points, EELV ; +10 points) comme à droite (LR ; +7 points) à l’exception des sympathisants du RN (17%, stable).

Castex bénéficie aussi de la même dynamique.

 

 «Le couple exécutif bénéficie directement et nettement de ses choix concernant la crise sanitaire», avance l’institut qui ajoute que «la dynamique est encore plus nette pour son Premier ministre qui, rappelons-le, avait porté l’annonce du non-reconfinement». Près des 2/3 des Français (63%) ont déclaré approuver cette décision de ne pas reconfiner, même localement, selon l’Institut. Incarnée par cette décision, la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement retrouve du crédit (39%; +9 points).

*Enquête réalisée le 17 et le 18 février par Internet auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.


Pour un confinement urgent

Pour un confinement urgent

Le professeur de médecine Bruno Riou appelle dans un papier du monde à ne pas avoir peur de confiner de nouveau, alors que l’épidémie de Covid-19 continue de s’étendre en France avec l’arrivée de variants du virus.

La situation actuelle de la crise due au Covid-19 en France est alarmante. Après une deuxième vague à l’automne 2020, les contaminations persistent à un niveau très élevé et continuent d’augmenter depuis de nombreuses semaines malgré des mesures restrictives de plus en plus importantes. L’épidémie n’est pas contrôlée, loin s’en faut.

Se surajoute à ce phénomène déjà inquiétant l’arrivée de variants plus contagieux du SARS-CoV-2, en particulier le variant dit « anglais ». Inéluctablement, il deviendra prédominant dans quelques semaines sans que personne n’imagine sérieusement pouvoir limiter ce processus. L’épidémie connaîtra alors une accélération comme cela est déjà survenu dans d’autres pays.

Je suis intimement persuadé que seul un confinement est à même d’éviter ce scénario avec ses conséquences redoutables en termes de mortalité et de morbidité, pour les patients Covid-19 et non-Covid-19. Le débat se focalise aujourd’hui sur ce point, tant au niveau médiatique que politique, l’exécutif disant vouloir tout essayer pour éviter un confinement aux conséquences sociales, humaines et économiques plus que difficiles.

Dans la gestion de crise, il faut savoir penser « hors du cadre ». Faisons-nous collectivement une erreur d’analyse en opposant les impératifs sanitaires aux autres impératifs ? Sommes-nous en train de ne pas voir « l’éléphant qui trône dans la pièce » depuis déjà longtemps ?

Prenons quatre acteurs dont on nous dit que leurs préoccupations divergent : le médecin, le restaurateur, l’étudiant et l’économiste. Le médecin souhaite éviter un maximum de décès et d’hospitalisations en réanimation – dont bien des survivants garderont des séquelles importantes –, éviter l’absence de prise en charge des patients « non-Covid-19 », et prévenir les conséquences psychiques des mesures de restriction, conséquences dont nous ne mesurons pas encore toute l’importance.

Le restaurateur est préoccupé par la date de réouverture de son restaurant, critère déterminant de sa survie professionnelle, et souhaite redonner un sens à sa vie faite de lien social. L’étudiant, lui, voudrait retourner dans les amphithéâtres, où d’ailleurs il ne s’est jamais beaucoup contaminé, pour retrouver un contact essentiel avec ses enseignants et ses pairs, rompre son isolement social, et, pour beaucoup, survivre économiquement en retrouvant une activité rémunérée. Quant à l’économiste, il s’inquiète des dégâts, pas seulement à court terme, sur le produit intérieur brut et l’endettement, mais également sur la destruction d’emplois.

Sondage Covid: le non confinement désapprouvé par 52 %

Sondage Covid: le non  confinement désapprouvé par 52 %

 

 

Selon un  sondage Harris Interactive pour LCI, 52 % de la population désapprouvent la décision de non confinement. Par ailleurs, près de 4 Français sur 10 seulement estiment que les dernières mesures annoncées vendredi 29 janvier par Jean Castex seront efficaces sur le plan sanitaire.

 

 

Seulemenet 39% des personnes interrogées estiment que ces nouvelles mesures seront efficaces sur le plan sanitaire. Par comparaison, ils étaient encore 67% à approuver cette stratégie sanitaire à la fin du mois d’octobre, lorsqu’Emmanuel Macron avait annoncé le reconfinement du pays.

Sondage Covid: le non confinement désapprouvé par 52 %

Sondage Covid: le non  confinement désapprouvé par 52 %

 

 

Selon un  sondage Harris Interactive pour LCI, 52 % de la population désapprouvent la décision de non confinement. Par ailleurs, près de 4 Français sur 10 seulement estiment que les dernières mesures annoncées vendredi 29 janvier par Jean Castex seront efficaces sur le plan sanitaire.

 

 

Seulement 39% des personnes interrogées estiment que ces nouvelles mesures seront efficaces sur le plan sanitaire. Par comparaison, ils étaient encore 67% à approuver cette stratégie sanitaire à la fin du mois d’octobre, lorsqu’Emmanuel Macron avait annoncé le reconfinement du pays. 

COVID-19: l’hypothèse d’un demi confinement

COVID-19: l’hypothèse d’un demi confinement

 

La sémantique aura un rôle essentiel pour habiller les mesures que doit prendre enfin macron pour tenter de maîtriser une pandémie qui évolue de manière exponentielle. Ainsi par exemple le ministre de la santé a évoqué un nouveau concept de primo injections pour habiller le scandale du manque de vaccins. De la même manière dans les jours qui viennent, le président de la république devra solliciter l’ingénierie sémantique pour trouver la bonne formule qui ne rappellera pas le fâcheux confinement qui tue liberté et économie mais ne sera pas bien entendu la levée des mesures restrictives déjà prises

 

. Il y aura du en même temps. Peut-être même pas le terme confinement ou alors un demi confinement. Un auto confinement, un confinement à la carte, un confinement partagé etc.

Les chiffres de l’épidémie dérapent sérieusement, il y a donc urgence à agir. Pourtant jusque-là Macron refuse de s’exprimer, il va pourtant le faire pas forcément de bon cœur. En effet, il craint les réactions suite à de nouvelles atteintes aux libertés et à la mobilité.

 

D’après BFM et selon un proche d’Emmanuel Macron, « les enseignements des deux premiers confinements ont été tirés. Il faut aller vers une formule hybride, sans changer notre doctrine ». Le problème c’est que la doctrine a surtout ressemblé à une sorte de Salom. Faut-il rappeler les discours sur l’inutilité du masque au départ, les critiques même sur l’intérêt des tests, maintenant la stratégie d’escargot de la vaccination.

Pour éviter une révolte, Emmanuel Macron souhaite un reconfinement moins dur pour les jeunes, car « le président est plus inquiet que jamais des impacts psychologiques d’un troisième confinement », confie un conseiller ce jeudi.

Contre le confinement monétaire !

Contre  le confinement monétaire !

Emmanuel Sales , Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité, estime dans l’Opinion une forme de confinement monétaire mettant fin à la politique accommodante serait mortifère pour l’union économique. De ce point de vue en ce moment, c’est un peu la revanche de Keynes après des décennies de libéralisme doctrinaire.

 

Les pays anglo-saxons sauraient-ils mieux gérer les crises que l’Europe ordo-libérale ? Avec un élan qui rappelle la mobilisation du Blitz, l’Angleterre aura vacciné près de 80 % de sa population avant l’été. Les Etats-Unis sont aussi engagés dans une campagne de vaccination massive. Ménages, jeunes actifs, entreprises voient l’horizon se dégager et accompagneront la reprise qui risque d’être plus forte que prévu.

Aux Etats-Unis, où la contraction de l’économie n’a été que de -2,4 % en 2019, contre -9 % en France, Goldman Sachs a réévalué à la hausse ses prévisions de rebond de l’économie à +6,6 %. L’Angleterre devrait enregistrer un sursaut comparable. Malgré la hausse des contagions liée au variant B117, la levée des restrictions fera souffler un vent d’optimisme sur le pays.

L’arrivée au pouvoir de Joe Biden va ajouter du carburant dans une économie à haute pression. Du fait des mesures votées par l’administration Trump, les Américains ont connu une progression de leur revenu moyen en 2020. Le plan de relance de 1900 milliards de dollars va produire des effets dans toute l’économie. Un effort jamais vu depuis la mobilisation contre les puissances de l’Axe. La Fed a retenu les leçons de 2015 et restera accommodante tant que l’économie ne sera pas rétablie. Lors de la dernière guerre, l’effort américain s’est traduit par une hausse spectaculaire de la productivité ; des millions d’emplois ont été créés et les profits des entreprises ont décuplé. Les Etats-Unis auront leur Roaring twenties.

Si elle souhaite exister dans le monde comme entité politique, l’Europe doit soutenir sa demande interne comme le font les Etats-Unis et réduire sa dépendance à la croissance externe

Remèdes de cheval. Comme en témoigne la faiblesse de l’inflation, l’Europe demeure empêchée par sa doctrine monétaire. Combinée avec la contraction de l’activité, l’appréciation de l’euro agit comme un garrot sur des économies déjà fragilisées par les remèdes de cheval administrés durant la crise financière. La croissance « verte » sert d’alibi pour différer toute revue de la politique monétaire. L’Allemagne fait cavalier seul en vendant des technologies du XIXe siècle au reste du monde tout en profitant des bénéfices de l’union monétaire. Selon les prévisions de la BCE, la croissance européenne devrait représenter 40 % de la croissance américaine au cours des trois prochaines années, un niveau très en dessous de son potentiel.

La puissance est le corollaire de la souveraineté. Si elle souhaite exister dans le monde comme entité politique, l’Europe doit soutenir sa demande interne comme le font les Etats-Unis et réduire sa dépendance à la croissance externe.

La dette et les déficits ne comptent pas dans cette période ; avec le niveau extrêmement faible des taux réels, les investissements se remboursent par eux-mêmes. La priorité donnée à l’emploi et à la croissance est le meilleur moyen de réparer nos sociétés. C’est la revanche de Keynes après des décennies de libéralisme doctrinaire.

L’Allemagne est-elle vraiment opposée à ces choix ? Son plan de relance est plus ambitieux que celui de la France et dans le passé la rigueur budgétaire germanique s’est fort bien accommodée de toutes sortes d’acrobaties monétaires qui lui ont permis de bâtir son avance industrielle. C’est en France que les freins à la relance semblent les plus serrés du fait de la méfiance atavique vis-à-vis des politiques publiques et de notre conservatisme monétaire. Après-guerre, il a fallu les Américains et le plan Marshall pour tirer le pays de son apathie. La doctrine Biden, ce mélange de nationalisme économique et de messianisme politique si caractéristique de l’Amérique depuis Roosevelt, pourrait conduire l’Europe à bouger.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

Confinement : des indicateurs catastrophiques

Confinement : des indicateurs catastrophiques

 

Tous les indicateurs sont déjà dans le rouge et l’avenir n’est guère réjouissant avec en particulier la progression du virus britannique qu’on est d’ailleurs bien incapable d’évaluer de manière un peu précise. On parle d’un taux de présence du virus britannique de 10 % aujourd’hui qui pourraient rapidement passer à 20 % est davantage ensuite puisqu’il prendra le dessus sur le virus premier.

Nombre de contaminés : on a tout simplement doublé la moyenne journalière qui est passée à 20 000 au lieu de 10 000 précédemment. (Il faut rappeler que le président de la république avait fixé un objectif de 5000 contaminations pour alléger les mesures restrictives.

Taux d’incidence : une dérive aussi d’un indicateur qui rend compte plus exactement du taux de progression du virus en fonction de la population. Ainsi en moyenne on a dépassé la barre de 200 cas pour 100 000 habitants par jour alors que le seuil d’alerte et de 50

Nombre d’hospitalisés :

Plus de 26.000 personnes sont actuellement hospitalisées et la barre des 3.000 personnes en réanimation a été franchie lundi soir. L’inversion du solde se traduit par une augmentation du nombre de victimes quotidiennes du Covid-19. Alors que la tendance moyenne était à la baisse depuis fin novembre, elle repart très nettement depuis une semaine.

Conclusion tous les variants sont déjà au rouge  clignotant ils vont rapidement passer au rouge fixe voire au noir si des mesures nettement plus restrictives ne sont pas rapidement prises en même temps qu’un plan de vaccination autrement plus volontariste. Rappelons que la France a vacciné environ 1 million de personnes en janvier alors qu’il en faudrait 5 millions par mois.

Blanquer veut un confinement avec les écoles ouvertes

Blanquer veut un confinement avec les écoles ouvertes

Le ministre de l’éducation nationale n’échappe pas aux contradictions qui se révèlent entre la problématique économique et la problématique de l’éducation. En effet il prévient d’avance qu’en cas de vraisemblable de reconfinement, il vaudrait mieux que les écoles demeurent ouvertes.

Or toutes les études démontrent que si les enfants sont très peu touchés directement par la maladie, ils constituent  cependant des véhicules privilégiés de transmission aux autres générations. En outre ,il faut prendre en compte que certains variants, comme le variant sud-africain par exemple s’attaquent  de plus en plus à des gens très jeunes. En fait avec sa déclaration , le ministre de l’éducation nationale tente de protéger l’économie car la fermeture des écoles handicaperait nombre de salariés qui ne savent pas comment faire garder leurs enfants.

La problématique n’est pas simple, mais il faudra choisir un jour entre la priorité de santé et la priorité économique. Car contrairement à ce qu’avance le ministre sa préférence ne s’appuie pas sur une priorité éducative. Pour preuve,  les étudiants condamnés à rester chez eux depuis des semaines et des semaines.

“Je préfère les modalités qui ont prévalu en novembre avec les établissements ouverts, d’autant que nous constatons a posteriori que notre stratégie a fonctionné”, déclare le ministre.

“Tous les scénarios existent naturellement, mais nous partageons cette priorité éducative”, ajoute-t-il, indiquant qu’une fermeture reste “concevable en cas de nécessité absolue”. Le gouvernement s’est donné jusqu’à la semaine prochaine pour déterminer si les mesures en vigueur pour contenir l’épidémie de COVID-19 en France – notamment le couvre-feu national instauré entre 18 heures et 6 heures – sont suffisantes face à la menace d’un variant du coronavirus plus contagieux.

Si la situation sanitaire devait se dégrader d’ici là, un nouveau confinement pourrait être envisagé, le troisième dans le pays depuis le début de la pandémie.La France a fait état samedi d’une première baisse du nombre de personnes atteintes du COVID-19 et hospitalisées en réanimation, pour la première fois en deux semaines.

Troisième confinement : un nouveau confinement qui ne dira pas son nom

Troisième confinement : un nouveau confinement qui ne dira pas son nom

Il est de plus en plus vraisemblable que très rapidement le gouvernement compte tenu de la dégradation de la situation sanitaire sera contraint de décider d’un nouveau confinement. Mais un confinement qui ne dira pas son nom.

 

On va en effet s’efforcer de minimiser la portée des nouvelles mesures restrictives qui vont quand même affecter les commerces non essentiels, la mobilité en général voir aussi l’enseignement. De toute manière,  les recommandations par exemple de l’Académie de médecine de respecter désormais une distance de 2 m entre chaque personne remettent en cause la quasi-totalité des protocoles. Avec une telle distance nombre d’activités ne seront plus possibles. À noter qu’en Europe les distances recommandées varient de1 à 2 m .

 

.La limitation des sorties et des déplacements devrait s’accompagner d’une fermeture partielle (ou d’une réduction des horaires d’ouverture) des commerces « non essentiels », mais des établissements scolaires devraient rester ouverts, comme l’indique le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer,. Tout dépendra cependant du caractère exponentiel de la croissance de la pandémie. Les experts qui constate aujourd’hui que la France atteint régulièrement autour de 25 000 contaminées ,600 morts en 24 heures pensent  malheureusement que début mars on attendra autour de 60 à 60 000 contaminées et autour de 1000 morts par 24 heures.

La mobilité sera cependant autorisée pour se rendre à son lieu de travail avec une forte incitation à l’utilisation du télétravail. Jusque-là, il paraissait que la France était plutôt un peu épargnée par rapport à ses voisins comme l’Espagne, l’Allemagne ou encore la Grande-Bretagne. Mais depuis quelques jours , on décèle des risques de progression exponentielle en France aussi.

Les dernières projections de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, scrutées par l’Élysée, font redouter une hausse exponentielle des infections, principalement à cause des fameux « variants » anglais et sud-africain. Sans compter la crainte d’un « effet galette des Rois », évoquée par certains experts, s’il s’avérait que les familles ont baissé la garde pendant l’Épiphanie.

Le problème c’est que le gouvernement hésite à prendre des mesures restrictives qui constitueraient un troisième confinement et qui seraient susceptibles de créer un nouveau choc social ,moral voire politique dans la population. Une population qui s’attend d’ailleurs à ce troisième confinement pour plus de 70 % des Français qui pourtant ne le souhaitent pas.

Du coup, le gouvernement pourrait être tenté d’opérer un nouveau serrage de vis mais un confinement qui ne dira pas son nom !

Covid 19 : Un confinement décidé dans une semaine ?

Covid 19 Un confinement décidé dans une semaine ?

 

 

Des mesures de reconfinement pourraient être décidées d’ici une semaine car il se révèle que le couvre-feu n’est guère efficace face à la croissance de la pandémie. La France accumule en effet les mauvais résultats depuis plusieurs jours dépassant nettement en moyenne les 20 000 contaminés. Les hospitalisés sont également eux aussi en forte hausse.

Bien qu’on ne dispose pas d’outils très précis quant au rôle des variants, il semble bien que la France n’échappe pas à cette nouvelle vague de virus qui ne cesse d’évoluer.

Olivier Véran  sur TF1 a en quelque sorte préparer le terrain pour cette nouvelle forme de confinement qui va devenir indispensable. Faute de cela tous les experts s’attendent à des chiffres dramatiques d’ici début mars avec des contaminations de l’ordre de 60 à 70 000 par 24 heures et un nombre de décès qui pourraient être multipliés par deux ou trois. Sans parler évidemment des hôpitaux qui pourraient être à nouveau complètement débordés.

“Pour l’instant, les mesures qui ont été prises permettent de contenir l’augmentation (des contaminations) donc c’est pour ça qu’on se laisse encore quelques jours pour regarder ce qui se passe”, dit-on dans l’entourage du Premier ministre.

“Contrairement à l’Espagne ou le Portugal où le taux d’incidence dévisse totalement, la France n’est du tout encore partie dans cette dynamique.”Interrogé sur TF1, Olivier Véran, le ministre de la Santé, s’est contenté de dire que le gouvernement saurait “bientôt (…) si le couvre-feu est efficace sur le plan national”.“On souhaite lui donner sa chance de fonctionner”, a-t-il ajouté. “S’il devait être efficace sur le plan national, on éviterait un confinement.”

Face au caractère plus contagieux du variant détecté en Angleterre, le ministre de la Santé a déclaré que le gouvernement allait recommander de ne plus porter de masques artisanaux, ces derniers offrant moins de capacité filtrante.

Outre le couvre-feu, le gouvernement mise sur la campagne de vaccination lancée fin décembre pour gagner une course contre la montre face au variant dit anglais, dont 200 à 300 cas sont détectés par jour sur le territoire.

Olivier Véran a estimé que 1,3 à 1,4 million de personnes seraient vaccinées fin janvier en France alors que l’objectif initial était plutôt d’un million, et “probablement” 4 millions de personnes en février.

Le problème c’est que la plupart des centres de vaccination ne prenne plus d’inscription et même pour la plupart ne répond même plus au téléphone tellement ils sont débordés par les demandes est incapables de prévoir les rendez-vous fautent de vaccin suffisant.

La France a enregistré jeudi 22.848 nouvelles contaminations par le coronavirus et 346 décès supplémentaires en 24 heures dans les hôpitaux, selon les autorités sanitaires, portant le bilan de l’épidémie à 71.998 morts.

Quelque 823.567 personnes avaient reçu jeudi une première dose de vaccin, a précisé la direction générale de la santé, soit 130.790 de plus en 24 heures.

SONDAGE CONFINEMENT : 70 % DES FRANÇAIS LE PRÉVOIENT

SONDAGE CONFINEMENT : 70 % DES FRANÇAIS LE PRÉVOIENT

72 % des Français estiment qu’« un nouveau confinement aura lieu prochainement », selon un sondage OpinionWay-Square pour « Les Echos ». L’adhésion au vaccin contre le Covid progresse mais l’opinion reste très divisée.

Le déploiement des vaccins, un an après l’apparition des premiers cas de Covid dans l’Hexagone , ne suffit pas à rassurer l’opinion. Trois Français sur quatre (72 %) estiment qu’« un nouveau confinement aura lieu prochainement », selon un sondage OpinionWay-Square pour « Les Echos » et Radio Classique. Et ce, dans toutes les franges de la population, y compris dans l’électorat d’Emmanuel Macron : 69 % de ses électeurs au premier tour de la présidentielle pensent que le pays ne pourra pas y échapper.

Un nouveau confinement en janvier

Un nouveau confinement en janvier

Même s’il est de plus en plus mal vécu par la population, le confinement strict et précoce est la meilleure arme contre la propagation virale, défendent les médecins et autres membres de l’association PandémIA dans une tribune au « Monde ».

Nous alertions en novembre sur les risques de « stop and go », alternance de confinements et déconfinements contemporains de multiples vagues, comme celle s’amorçant sous nos yeux. Avons-nous encore échoué ? La pandémie a-t-elle toujours une vague d’avance ? L’ampleur de la deuxième vague nous a surpris, à cause de plusieurs facteurs : un relâchement, flagrant cet été, des mesures barrières, puis le refroidissement saisonnier propice à la propagation du virus, plus résistant au froid et à l’humidité, avec une probabilité plus grande de le trouver en milieu confiné.

La pandémie a changé de nature également. Les 25 000 mutants du Covid décrits jusqu’ici étaient sans conséquence évidente sur l’histoire de la maladie. Cependant, deux nouveaux mutants sont apparus (Royaume-Uni et Afrique du Sud), beaucoup plus contagieux, apparemment sans conséquences sur la virulence. Ces mutations facilitent l’entrée du virus dans les cellules et en augmentent les quantités produites dans la salive, principal vecteur de transmission. Modifient-elles également la résistance du virus dans l’environnement ? Sa capacité à échapper au système immunitaire ? L’émergence de ces variants pose aussi le problème de la sensibilité des tests PCR, de l’efficacité de nos stratégies pour les identifier et limiter leur diffusion, et surtout des potentielles conséquences sur l’efficacité des vaccins.

Surveillance des eaux usées

Alors que l’amélioration des techniques de réanimation (oxygénation moins invasive) et des traitements spécifiques (corticoïdes, anticoagulants) permettait de baisser la mortalité de 40 % à moins de 25 % chez les patients sévères, une surmortalité a été observée pendant la deuxième vague, soulevant de nombreuses questions. Serait-ce un effet « comptable », de nombreux décès de la première vague n’ayant pas été reconnus Covid, car non diagnostiqués, ou une conséquence de sa durée, plus longue ?

Notre incapacité à mieux gérer les déconfinements, en anticipant la recirculation du virus, est aussi en question. Notre groupe avait montré que la surveillance de la présence du virus en quantité croissante dans les eaux usées permettait d’annoncer la remontée de l’incidence de la maladie, et ses conséquences sur l’afflux hospitalier et les décès. Les travaux conduits dans le cadre du réseau Obépine avaient notamment alerté sur le retour du virus, dès le 20 juin, les indicateurs « individus-centrés » n’ayant perçu cette recirculation qu’un mois plus tard.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol