Archive pour le Tag 'confinement'

Amazon : grand profiteur du confinement !

Amazon : grand profiteur  du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

Amazon : vainqueur du confinement !

Amazon : vainqueur du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

Le bio remis en cause pendant le confinement

Le bio remis en cause pendant le confinement

Paradoxalement c’est le plastique qui aura été vainqueur de la lutte des emballages l’heure du confinement. Il s’agissait en effet de favoriser des mesures barrière. Si aucun emballage ne remplit totalement cette fonction barrière, cette ruée a fait exploser de 30 %, fin mars, la demande de plastique chez les industriels notamment agroalimentaires. Certes, la demande s’est depuis tassée avec la fin du stockage, mais elle reste en croissance. Et si les plasturgistes regroupés au sein de la fédération Elipso assurent qu’il n’y aura pas de hausse de l’emballage plastique en 2020, cette non-inflation ne sera due qu’à la dégringolade dans d’autres secteurs, comme la restauration hors domicile ou l’automobile.

 

 

 

Le confinement efficace ?

Le confinement efficace ?

 

Roland Salmon

Le Dr Roland Salmon,épidémiologiste, dans une tribune au « Monde », met en doute la fiabilité du modèle mathématique de l’Imperial College de Londres sur le Covid-19, qui sert de justification scientifique aux politiques de confinement.( le Monde)

 

Tribune. « Dans ce cas, gardez vos remèdes. Je ne veux pas avoir deux maladies, celle qui me travaille et celle que vous me donnerez », aurait rétorqué Napoléon à son dernier médecin, le docteur Antommarchi, rapporte celui-ci dans ses mémoires. Cette boutade pourrait s’appliquer à une population entière. La France et la Grande-Bretagne font l’expérience d’un confinement à domicile historique, dont le coût est évalué 350 milliards de livres sterling en Grande-Bretagne et 345 milliards d’euros en France, selon les indications des gouvernements.

Comment cette politique, imposée avec enthousiasme, est-elle susceptible d’évoluer ? La question se pose au moment où, en en France, le Conseil scientifique Covid-19 conseille à l’exécutif de prolonger le confinement à six semaines et où, au Royaume-Uni, le gouvernement promet de réfléchir à sa position dans les jours à venir.

Tort aussi souvent que raison

Dans les deux pays, c’est le modèle mathématique de l’Imperial College de Londres sur le Covid-19 qui a joué un rôle déterminant dans l’avis des experts. Ce modèle suggère actuellement qu’en Grande Bretagne, la vague épidémique puisse s’étaler sur une durée de douze à trente-deux semaines, pendant laquelle serait privilégié le confinement, l’objectif étant de limiter la surcharge des services de réanimation en ralentissant la circulation du virus.

Mais ce modèle est-il vraiment fiable ? L’Imperial College entretient des liens historiques avec les décideurs scientifiques britanniques et bénéficie d’une aura d’infaillibilité. Pourtant, dans ses prédictions sur l’évolution des grandes épidémies des trente dernières années, l’équipe de l’Imperial College a eu tort presque aussi souvent qu’elle a eu raison. Ses chercheurs ont prédit avec succès les épidémies évitables par l’immunisation (la rougeole, notamment), mais ont obtenu sur d’autres crises sanitaires des résultats mitigés.

Lors de la crise dite de la « vache folle », ils ont ainsi prédit, avec précision la date (mais pas l’ampleur) du pic de l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Ils ont aussi surestimé de six fois l’impact du VIH (sida) et, sur la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (la forme humaine de la maladie de la vache folle), ils ont cité une fourchette d’estimations variant de quelques dizaines de cas à des dizaines de milliers.

Pour ces deux crises sanitaires, d’autres groupes, utilisant des approches plus simples, ont fait des estimations plus exactes. Dans l’épidémie de fièvre aphteuse, en Grande-Bretagne en 2001, le plaidoyer de l’Imperial College pour l’abattage du bétail dans les fermes voisines a d’abord été loué pour avoir raccourci l’épidémie, mais des analyses ultérieures ont suggéré que le pic était déjà passé avant l’application de cette politique.

Confinement : Axa condamnée à payer un restaurateur

Confinement : Axa condamnée à payer un restaurateur

Un jugement qui va être très suivi par l’ensemble du monde de l’assurance et de la restauration. Un tribunal de commerce a en effet condamné Axa à payer les pertes subies par un restaurateur parisien du  fait du confinement imposé par le gouvernement. Cela en raison de l’existence d’une clause dans le contrat de pour fermeture administrative

Bien entendu Axa a fait appel et l’affaire risque de durer car l’enjeu financier est considérable. La question qui se pose est de savoir si les contrats d’assurance couvraient ce genre de risque, si le gouvernement est responsable puisqu’il s’agit d’une fermeture administrative et finalement si l’assurance doit payer les dommages.

L’enjeu est évidemment considérable compte tenu du montant des pertes alors que parallèlement des charges ont continuées d’être payées. Le problème est d’ailleurs à dimension internationale. L’affaire est tellement importante qu’elle pourrait durer pendant des mois voire des années devant les tribunaux.

Dans un communiqué, Axa, qui assure 13% des commerçants et des artisans français, considère que la décision du tribunal ne tranche pas les divergences d’interprétation concernant les garanties en termes de pertes d’exploitation prévues dans le contrat du restaurateur.

Le document, souscrit par quelques centaines de professionnels de la restauration précise Axa, prévoit une extension de la garantie en cas de fermeture administrative “imposée par les services de police, ou d’hygiène ou de sécurité”.

Ce désaccord “fera l’objet d’un débat sur le fond qui n’a pas pu avoir lieu devant le juge des référés”, écrit l’assureur.

Stéphane Manigold, qui possède quatre restaurants à Paris, avait saisi la justice pour obtenir qu’Axa indemnise ses pertes d’exploitation dûes au confinement qui a conduit à la fermeture des cafés, bars et restaurants via un arrêté du 14 mars.

Le tribunal, saisi en référé par Maison Rostang, le groupe de Stéphane Manigold, a jugé la demande recevable et ordonné à Axa de lui verser “une provision s’élevant à la somme de 72.878,33 euros”, peut-on lire dans l’ordonnance consultée par Reuters.

Un expert sera désigné pour évaluer notamment “le montant des dommages constitués par la perte de marge brute pendant la période d’indemnisation”.

“C’est une victoire collective. On peut être fiers de la justice française, c’est une décision puissante, inédite”, a réagi Stéphane Manigold, 40 ans, les larmes aux yeux, invitant ses confrères à l’imiter.

Selon l’avocate du groupe Maison Rostang, tous les assurés ayant la même clause que son client, qui comporte une garantie “fermeture administrative”, peuvent comme lui prétendre à une indemnisation.

Cette décision de justice française est regardée de près à l’heure où de nombreuses petites entreprises à travers le monde, en Grande-Bretagne et aux États-Unis notamment, envisagent de poursuivre leur assureur en justice pour être indemnisés.

Confinement : l’effet bénéfique sur le bruit

Confinement  : l’effet bénéfique sur le bruit

D’après Pour Jérôme Sueur, Ecologue et acousticien ( Chronique dans le Monde)

« Le confinement de notre société lié à la pandémie du Covid-19 a créé des conditions environnementales exceptionnelles. La diminution de l’activité humaine a réduit le bruit de nos machines et les sons dérangeants de nos rues. Par effet de contraste, ce quasi-silence humain met en valeur les sons de la nature et souligne la nocivité des bruits que nous générons en situation « normale ». Le confinement ouvre pour le jour d’après des désirs sonores respectueux des santés humaine, animale et environnementale.

Le bruit est une forme de pollution, au même titre que la pollution de l’air, de l’eau, du sol. Notre société produit de nombreux déchets sonores : bruit des transports terrestres et aériens, des constructions, de l’industrie, de l’agriculture et des loisirs. Depuis 2018, l’Organisation mondiale de la santé considère le bruit comme l’un des principaux risques environnementaux pour notre santé. Les bruits peuvent en effet être toxiques : ils fragilisent notre système auditif, perturbent notre sommeil, affectent notre concentration et nos apprentissages, modifient nos systèmes endocriniens et cardiovasculaires. Ainsi, près de 11 mois de vie en bonne santé en moyenne par Francilien seraient perdus sur une vie entière.

Le bruit induit des effets délétères analogues chez les animaux. Le bruit masque les communications sonores animales, empêchant le transfert des informations essentielles sur l’identité, la présence, le statut des individus. En milieu marin, le bruit naval et de l’exploitation off-shore cause notamment les échouages de mammifères marins. Le bruit induit un stress chez les organismes jouant un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes comme les décomposeurs de matière organique, les pollinisateurs ou les disperseurs de graines, conduisant à des effets écologiques globaux. Le bruit appauvrit la qualité des paysages sonores naturels en prenant le pas sur les sons d’origines animales et végétales. Le bruit est donc une pollution aux conséquences multiples et multi-échelles dont le coût social dépasse très largement celui estimé pour les hommes qui s’élevait en 2016 à 57 milliards d’euros par an en France.

Le bruit est la part non désirée de nos envies d’expansion, de déplacements, de consommation. Or, le confinement a contraint ces envies, et s’est ainsi installé dans nos sociétés une forme de silence. Les observatoires acoustiques mis en place notamment en régions parisienne et lyonnaise montrent une réduction drastique de ce superflu sonore pouvant aller jusqu’à 10 dB, soit des sons deux à trois fois moins forts. Les nuisances sonores de l’activité navale ont également diminué en lien avec la réduction de 30 % du trafic maritime mondial.

Le confinement : un coût 3 milliards pour la SNCF

Le confinement : un coût  3 milliards pour la SNCF

La facture du confinement s’allonge. Après Air France, Renault, la RATP, c’est la SNCF y annonce un coup de 3 milliards. La liste est loin d’être terminée pour les grandes entreprises quant au PME la crise se traduira par tsunami  des défaillances. Pour simplifier, la crise va priver l’État de recettes fiscales de l’ordre de 100 milliards mais à augmenter les dépenses de plus 100 milliards pour soutenir les entreprises, les ménages et le système sanitaire .

Pour la SNCF, Le manque à gagner de la crise sanitaire en France devrait rapidement atteindre les 3 milliards d’euros pour l’entreprise publique, selon nos informations, sans parler de l’après-déconfinement.

 

“Il faudra un refinancement. Des discussions ont commencé avec l’Etat sur l’effet des pertes”, déclare une source citée par Les Echos, qui rappelle que l’Etat a déjà repris en janvier dernier 25 milliards d’euros de dette de l’entreprise ferroviaire.

« L’idéologie du confinement national : un ruineux cauchemar » (François Héran )

 « L’idéologie du confinement national : un ruineux cauchemar » (François Héran )

Le confinement devient une dangereuse idéologie s’il prend prétexte de la protection sanitaire pour viser les seuls migrants, souligne le sociologue François Héran dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

 « Fermer nos frontières », telle serait pour certains la leçon à retenir de la crise sanitaire, une mesure qu’on aurait dû adopter de longue date. Mais les fermer à qui ? Aux seuls migrants ou à tous les voyageurs internationaux ? Dans nos cerveaux, le projet d’ouvrir ou de fermer les frontières est associé à la politique migratoire.

Or, le virus ne fait aucune différence entre le migrant et le voyageur. Il n’a pas d’idéologie, il obéit à la loi des grands nombres et à cette donnée de base : l’immigration représente une part minime des passages aux frontières, moins de 1 %. Une politique de confinement national qui alléguerait la protection sanitaire pour cibler les migrants tout en négligeant 99 % des passages de frontière renouerait avec les errements du passé, bien décrits par l’historien Antonin Durand dans un article de la revue en ligne De facto.

La France a délivré en 2019 environ 270 000 titres de séjour d’au moins un an à des migrants non européens

La somme des franchissements de frontière enregistrés dans le monde en 2018 pour des séjours de moins d’un an s’élève à 1,4 milliard, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Malgré l’essor des communications à distance, ce nombre a progressé de 50 % en dix ans. Voyages de loisir pour une grosse moitié, mais aussi visites aux proches, voyages d’étude, pèlerinages, déplacements professionnels (stages, missions, travaux saisonniers). Sans surprise, l’Europe concentre la moitié des entrées aux frontières. Or le record mondial revient à la France : pas moins de 89 millions d’entrées en 2018, migration non comprise. Devant l’Espagne (83 millions), les Etats-Unis (80 millions), la Chine (63 millions) et l’Italie (62 millions).

 

Il est plus difficile d’estimer le nombre d’entrées à des fins de migration permanente. Mais l’ordre de grandeur est cent fois moindre. La France a délivré en 2019 environ 270 000 titres de séjour d’au moins un an à des migrants non européens – dont une part vivaient déjà sur place sans papiers (ce qui empêche d’additionner simplement les illégaux aux légaux). S’ajoute à ce noyau une partie des 170 000 demandeurs d’asile, « dublinés » compris : ceux qui n’obtiennent ni le statut de réfugié ni une régularisation pour raison familiale ou autre (et, donc, ne figureront pas dans la statistique des titres des années suivantes). Au total, en calculant large et sans doubles comptes, on peut estimer à 400 000 environ le nombre d’entrées annuelles de migrants non européens sur le territoire français. Quant aux citoyens de l’Union européenne, qui peuvent s’installer sans titre de séjour, les enquêtes de l’Insee estiment leur afflux, bon an mal an, autour de 140 000. » 

 

 

Pour les seniors, le confinement prolongé

Pour les seniors, le confinement prolongé

il n’y aura pas d’obligation mais une forte recommandation pour les seniors qui devront éviter de reprendre une vie sociale normale. On aura ainsi échappé à la discrimination démographique par l’âge. Par contre, il est évident que nombre d’activités sociales et culturelles animées souvent de façon majoritaire par des seniors  ne pourront pas reprendre car les responsables nationaux ou locaux ne voudront pas prendre le risque d’une reprise de la pandémie chez les plus anciens. Le Premier ministre a insisté mardi sur la poursuite des mesures de prudence pour les plus de 65 ans. Il a appelé cette population plus à risque face au Covid-19 à respecter un confinement prolongé. Mais sans obligation formelle.«Il n’y aura pas de contrôle, pas d’attestation de sortie pour les plus âgés et les plus fragiles mais je leur demande de la patience. Ils devront prendre beaucoup de précautions», a précisé Édouard Philippe. «Les visites privées, quand elles reprennent, doivent être entourées de précaution, comme les sorties», a-t-il recommandé après avoir exprimé «une pensée pour les personnes âgées qui vivent la solitude à domicile et dans les Ehpad ».

«Nous saluons cette prise de position. Il ne devait pas y avoir de mesures spécifiques pour les plus de 65 ans. L’appel à la prudence est la bonne formule. Ces personnes sont responsables de leur santé. Il faut leur tenir un discours de citoyens et non les infantiliser», commente Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Selon lui, l’équilibre «santé physique et psychique», entre «sécurité sanitaire et liberté» a été respecté par le premier ministre. Les Ehpad – où les visites familiales ont repris depuis le 20 avril au compte-gouttes – ne doivent cependant pas être «rebouclés» à la moindre suspicion, avertit Pascal Champvert. Enfin, l’AD-PA réclame «des tests en nombre suffisant pour toutes les personnes âgées et toutes les personnes qui les aident à domicile ou en établissement».

La perspective de la poursuite du confinement au-delà du 11 mai pour les seniors avait soulevé une vague de protestation mi-avril. Pour couper court à la polémique, l’Élysée avait assuré dès le 17 avril qu’il ne souhaitait «pas de discrimination» des personnes âgées dans le déconfinement, invoquant «la responsabilité individuelle». Le Conseil scientifique avait recommandé que les plus de 65 ans, ou ceux présentant des pathologies chroniques, respectent «un confinement strict et volontaire, qui les protège de risques de contamination». L’Académie de médecine avait de son côté alerté sur le risque de voir les aînés «s’étioler dans une solitude sans espoir ».

Un reconditionnement du confinement très tordu

Un reconditionnement du confinement  très tordu

 

 

Il faudra sans doute au moins 48 heures pour que les médias mesurent bien le caractère tordu des nouvelles orientations dites de déconfinement , des orientations  qui ne sont que des mesures de reconditionnement de l’ancien confinement. Pour preuve, cette idée typique d’un énarque de colorer les départements en rouge ou en vert  pour limiter la mobilité. En fait une manière de mettre les départements un peu plus sous la tutelle du préfet. Une idée complètement idiote dans la mesure où à l’intérieur même d’un département le taux d’infectés peut varier de 1 à 100 sur la même surface. En effet il est évident que la pandémie affecte surtout les territoires sur-urbanisés. À l’inverse, dans les zones rurales d’un même département le nombre d’infectés est très faible voire marginal. Il est donc idiot de vouloir déconfiner de la même manière selon qu’on habite une ville de 300 000 habitants ou  un village de 1000 habitants. Le caractère tordu peut aussi être révélé à travers les dispositions relatives au transport où on va tenter d’imposer le port de masques dont d’ailleurs nous ne disposons pas et avec une distanciation de 1 m entre les passagers. Des mesures  sans doute prises par des technocrates qui ne sont jamais montés dans le métro ou dans des bus aux heures de pointe.  Le pouvoir est tellement peu persuadé de l’efficacité de ce nouveau confinement qu’il envisage un calendrier limitant la mobilité jusqu’à l’été.

“nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement”, a-t-il prévenu. “Si tout est prêt le 11 mai, alors commencera une phase qui durera jusqu’au 2 juin”, date à laquelle un nouvelle phase débutera “jusqu’à l’été”.

Conditionné, le déconfinement sera donc différencié selon les territoires, la circulation du virus n’étant pas uniforme dans une France divisée entre des zones qui ont été sous tension (Grand-Est, Ile-de-France) et des zones très peu affectées par l’épidémie.

Concrètement, le déconfinement sera différencié le 11 mai entre les départements classés “vert”, où il sera appliqué largement, et ceux classés “rouge”, où il prendra une forme plus stricte.

Les départements classés “rouge” seront ceux où le taux de cas nouveaux sur une période de 7 jours reste élevé, où les capacités hospitalières régionales en réanimation restent tendues ou qui ne seraient pas suffisamment prêts en matière de tests.

“C’est une ligne de crête délicate qu’il faut suivre, un peu trop d’insouciance et c’est l’épidémie qui repart, un peu trop de prudence et c’est l’ensemble du pays qui s’enfonce”, a insisté Edouard Philippe, mettant en garde contre un risque d’”écroulement” de l’activité économique et de l’emploi.

Pour éviter d’”immobiliser la France”, les attestations, que chaque Français doit être en mesure de présenter aux forces de l’ordre depuis le 17 mars ne seront donc plus obligatoires à partir du 11 mai, à l’exception toutefois des déplacements de plus de 100 km du domicile.

Coronavirus Royaume-Uni : nouveau confinement de trois semaines

Coronavirus  Royaume-Uni : nouveau confinement de trois semaines

« Le gouvernement a décidé que les mesures actuelles doivent rester en place au moins pour les trois semaines qui viennent« , a déclaré au cours d’une conférence de presse le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui supplée Boris Johnson.

Par ailleurs, le Royaume-Uni a averti jeudi la Chine qu’elle devrait répondre après la crise à des « questions difficiles » sur la propagation du nouveau coronavirus, estimant que la coopération avec Pékin ne pourrait pas « continuer comme si de rien n’était« .

Nous devons regarder tous les aspects, et d’une manière équilibrée, mais il ne fait aucun doute que tout ne peut pas continuer comme si de rien n’était et nous devrons poser les questions difficiles concernant l’apparition du virus et pourquoi il n’a pas pu être stoppé plus tôt », a déclaré Dominic Raab.

 

Sondage Coronavirus : 60% pour le confinement sur des critères uniquement sanitaires

Sondage Coronavirus : 60% pour le  confinement sur des critères uniquement sanitaires

Six Français sur dix estiment que la prolongation du confinement doit être décidée « uniquement en fonction de critères sanitaires », selon un sondage Odoxa* réalisé avant l’allocution d’Emmanuel Macron, lundi 13 avril. Pour 39% des personnes interrogées, en revanche,  »la question de l’emploi et celle de la reprise économique doivent aussi être prises en compte ». Les Français jugent par ailleurs sévèrement la communication de l’exécutif depuis le début de la pandémie, à laquelle ils attribuent une moyenne de 9 sur 20, selon cette enquête. Par ailleurs, pour près de deux Français interrogés sur trois (64%), la réforme des retraites doit aussi être retirée.

Confinement pour les personnes âgées jusqu’à la fin de l’année (Union européenne)

Confinement pour les personnes âgées jusqu’à la fin de l’année (Union européenne)

 Une curieuse prise de position très technocratique de la part de la présidente de la commission européenne qui propose de confiner les personnes d’un certain âge jusqu’à la fin d’année ! Il s’agit évidemment d’une proposition qui met en cause les libertés et la démocratie mais qui fait abstraction de la situation concrète de personnes âgées dont certaines effectivement sont fragiles eu égard en particulier aux autres pathologies qui les affectent. S’ils devaient devait y avoir une discrimination, ce n’est certainement pas en fonction de l’âge mais en fonction des risques sanitaires notamment en distinguant les personnes porteuses du virus et celles qui ne le sont pas. Une prise de position démocratiquement très critiquable   de la présidente de la commission et médicalement très discutable car nombre de personnes plus jeunes le plus souvent asymptomatiques vont répandre le virus via  une mobilité accrue « Sans vaccin il faut limiter autant que possible les contacts des seniors ». Pour Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, il ne faut pas prendre de risque dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Dans une interview accordée au journal allemand Bild, Ursula von der Leyen, présidente de la commission européenne estime que tant qu’il n’y a pas de vaccins, il faut respecter le confinement des personnes âgées, sans doute jusqu’à la fin de l’année

Et sur le vaccin, elle renvoie à… la fin de l’année.  »Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux », a assuré la dirigeante allemande de l’exécutif européen, disant « espérer » le développement d’un vaccin par un laboratoire européen « vers la fin de l’année ».

Coronavirus : confinement encore pendant un mois !

Coronavirus : confinement encore pendant un mois !

A un   mois de confinement déjà effectué pourrait s’ajouter un nouvel épisode d’un mois également. Ce devrait être le cœur de l’intervention de Macron lundi. Cela sans doute avec des accommodements pour certains secteurs de production qui sont essentielles à l’économie et à la vie des Français de tous les jours.  Le propos de Macron devrait cependant continuer d’être ambigu avec une orientation de prolongement du confinement et en même temps une invitation à travailler davantage pour les secteurs autorisés. Le problème c’est que Macon est d’une certaine manière coincée entre les préconisations scientifiques qui invitent à la prolongation du confinement et les craintes de  l’écroulement de l’économie ; derrière le chômage et bien sûr la misère sociale.

Le président a eu «deux messages: ce n’est pas le moment de baisser la garde car le confinement reste le moyen de faire décroître l’épidémie. Et il faut réfléchir au déconfinement même si, à l’évidence, on n’en est pas là», a déclaré Yves Veyrier (FO). «Tout le monde s’est félicité de la qualité du dialogue entre l’exécutif et les partenaires sociaux», a pour sa part souligné François Asselin (CPME), alors que le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a proposé que soient définis des «critères obligatoires» dans «chaque entreprise» en matière sanitaire.

L’exécutif veut aussi montrer qu’il est «à l’écoute» des forces politiques. Vendredi, après avoir fait le point avec l’ensemble des ministres dans la matinée, Édouard Philippe s’est entretenu en visioconférence avec les présidents des groupes parlementaires et des deux assemblées, Richard Ferrand (LREM) et Gérard Larcher (LR). Avant des contacts téléphoniques avec les chefs de partis tout au long du week-end, selon Matignon.

Le premier ministre a «exposé l’état des réflexions du gouvernement» mais donné «peu d’éléments de réponse», selon Damien Abad, patron des Républicains à l’Assemblée.

Droite comme gauche demandent qu’Emmanuel Macron adresse lundi un message «clair» et «concret», en particulier sur les questions qui font débat: port du masque, tests, traitements, traçage numérique, conditions du déconfinement ou encore contrôle des frontières…

«Le confinement : fruit du déni » (Alain Bauer)

«Le confinement : fruit du déni » (Alain Bauer)

 

 

« Consultant en gestion de crise, Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, New York et Shanghaï. (chronique dans l’Opinion)

« Pour la première fois, une crise totale vient de frapper le monde dans sa globalité.

Clausewitz avait imaginé une guerre totale d’anéantissement, attribuée de manière erronée aux concepts stratégiques napoléoniens, avant de corriger son erreur. Mais l’expression est restée. Durant les deux Guerres mondiales, des pays neutres ou non alignés avaient échappé au conflit, collaboré sans être occupé, joué double ou triple jeu. Les crises économiques en 1929 ou en 2008 avaient eu des conséquences très diverses et s’étaient « limitées ​» à leur aspect monétaire et financier.

Mais voici une crise sanitaire de grande ampleur, comparable à celle de 1918, dont les effets dans la mémoire collective se sont noyés dans les conséquences de la Grande Guerre, même si la grippe « espagnole » (en fait originaire du Kansas semble-t-il) fit plus de morts que le conflit armé lui-même.

Comme Dominique Strauss Kahn le souligne dans une remarquable étude, cette crise est, à la fois et en même temps, une crise de l’offre et de la demande, touchant une économie plus mondialisée que jamais et parfaitement amnésique des épisodes pandémiques précédents, même récents. Elle pose clairement le risque d’une récession dangereuse à tous points de vue.

Il faut hélas y ajouter (la liste n’est pas exhaustive) ​:

- Une crise sanitaire qui montre l’erreur fondamentale d’avoir voulu considérer la santé publique comme un coût et non un investissement.

- Une crise industrielle dont l’impact va se ressentir durablement.

Une crise du secteur des services qui résiste tant bien que mal tout en découvrant un « ​front ​» intérieur pandémique qui bouleverse les circuits de distribution et les chaînes logistiques.

- Une crise administrative, avec les errements continuels d’organes de l’Etat qui produisent le meilleur et sont capables du pire, comme l’ARS du Grand Est proposant des réductions massives d’emplois de soignants en plein pic épidémique…

- Une crise militaire qui affecte des troupes exposées sur certains terrains d’opérations.

- Une crise sécuritaire, qui laisse démuni policiers et gendarmes, alors que leurs missions sont largement réorientées vers les populations.

Imprévoyants, incohérents, inexpérimentés, rares sont les gouvernements qui sortiront indemnes de la gestion chaotique de cet évènement. Le confinement total n’étant que le fruit de l’impréparation, du déni et de la pénurie alors même que la pandémie précédente avait été parfaitement anticipée. Certes, on n’a jamais raison trop tôt mais quand même !

Certains ont choisi l’option Azincourt, restant abasourdis par des évènements qui les ont surpris.

D’autres l’option Maginot, croyant à des pratiques de confinement limitées ou à des opportunités d’immunité collective encore à démontrer.

Enfin, l’option Waterloo, avec des opérations systématiquement menées à contretemps sans prendre véritablement en compte l’ampleur des risques pour la population. L’Angleterre, les Etats-Unis, le Brésil risquent d’en payer le prix.

Le management du chaos est un art difficile, et on ne saurait faire systématiquement porter sur les épaules des dirigeants actuels ce qui est souvent la conséquence de décisions anciennes, d’il y a une décennie, deux parfois.

C’est aussi la conséquence d’une culture structurante qui voudrait, contre toute décision politique, qu’une main invisible à Bercy resterait le seul outil régalien pour toujours tout régenter. Si la rigueur est une valeur qu’un contribuable ne saurait ignorer, elle ne peut à elle seule empêcher le beau risque de l’investissement, ni inverser les priorités en oubliant la valeur de l’humain.

Il est bel et bon de saluer et consacrer les « ​héros ​» du quotidien, il ne faudrait pas oublier les conditions dégradées dans lesquelles leur héroïsme a pu s’exprimer et que ce sursaut relève avant tout de l’incroyable agilité du système D national. On notera, avec satisfaction, que l’urgence d’adaptation est saluée à juste titre quand il s’agit du réaménagement des urgences ou du doublement des capacités de réanimation, sans qu’on se pose les mêmes problèmes de respect des « ​protocoles ​» et des « ​procédures ​» qu’on oppose notamment au Professeur Raoult…

Il faudra ne jamais oublier que ce sont celles et ceux – là même que l’administration voulait sacrifier qui ont sauvé le système hospitalier, par leur dévouement, leur volonté, leur créativité, leur prise de risque. Comme les policiers et les gendarmes (trop nombreux, trop payés, ne travaillant pas assez…), les cassiers et caissières (à supprimer), les boulangers, les pharmaciens, sans parler des enseignants (qui ne travailleraient pas durant le confinement…), bref toutes les professions de contact – qui sont aussi devenues les professions au contact – et permettent au pays de se maintenir malgré tout.

Entre 2007 et 2012, l’État avait construit un remarquable dispositif contre les pandémies, qui fort heureusement n’a pas eu à servir. Avec la même détermination, l’État a déconstruit son outil pensant que ce qui ne s’était pas produit ne se reproduirait jamais. Un peu comme si chaque année on demandait le remboursement de son assurance incendie ou de ses cotisations maladie au prétexte qu’on ne s’en serait pas servi. L’État a montré qu’il savait être un vrai stratège mais qu’il avait besoin régulièrement d’être rassuré sur son choix par une confrontation à la réalité.

Chacun peut constater que nous vivons, douloureusement, cette épreuve. Profitons-en pour préparer l’après en portant une parole publique claire, cohérente, simple et directe. Et passons à la pédagogie du déconfinement. Selon les modèles étudiés un peu partout dans le monde, le processus pourrait ressembler à celui-ci.

Après le pic pandémique viendra une période plateau. Le flux de malades hospitalisés se réduira mais le stock restera à un niveau élevé. Lorsque la décrue atteindra les cas sévères, il faudra alors mettre en place un outil de déconfinement chronologique (on revient là où ça a commencé), géographique (on procède sur les territoires cohérents et d’une taille maîtrisable) et sérologique (on ne peut réaliser ces opérations qu’avec les tests d’anticorps permettant d’identifier les immunisés, les asymptomatiques passés, les malades ayant récupéré et enfin les encore vulnérables).

Une fois ces tests réalisés sur toute la population concernée sur le territoire délimité, un déconfinement progressif est possible en maintenant pour longtemps le port des masques, les gestes barrières et en réorganisant l’accueil dans les magasins et autres espaces publics, en réduisant l’occupation des salles et en attendant l’arrivée d’un vaccin. Ces dispositifs auront aussi un aspect très positif pour la grippe saisonnière (qui faisait des milliers de morts dans l’indifférence générale) et qui pourrait enfin être considérée comme une maladie grave et dangereuse.

Les répliques, dès lors qu’une partie importante de la population restera vulnérable nécessiteront des reconfinements localisés et ciblés mais de moindre intensité si l’engagement citoyen est assez fort pour adapter cette nouvelle culture d’un vivre ensemble sans contaminer les autres.

Un vivre-ensemble hors du stable, du constant, du consistant, de l’ordonné, du déterminable. Un vivre ensemble chahuté dans un chaos dynamique qui forcera les citoyens et leurs organisations à sortir des certitudes ordonnées et comptabilisées pour se réinventer. Comme après toutes les guerres, puisqu’on a décidé de dénommer ainsi ce conflit sans ennemi.

La crise totale peut alors devenir l’élément majeur d’une redéfinition des termes du libéralisme pour une meilleure adéquation entre actionnaires et salariés, capitalistes durables et spéculateurs financiers, investisseurs et profiteurs, en garantissant un rééquilibrage majeur vers le long terme et le réinvestissement dans la protection de la planète, la relocalisation des industries stratégiques, une régulation renforcée. Il faut profiter de cet instant tragique pour redonner du sens à l’investissement le plus important : celui pour la vie. »

Les critères pour sortir du confinement

Les critères pour sortir du confinement

 

Le premier critère concerne le nombre de malades, ce dernier devra baisser de manière significative et pas seulement celui des personnes hospitalisées. Le problème c’est qu’on ignore le nombre de personnes potentiellement atteintes, ceux qui présentent des symptômes, surtout ceux qui n’en représentent pas et le risque de contamination du reste de la population. On parle d’environ aujourd’hui 1 million à  1, 5 de personnes infectées en énorme  majorité asymptomatiques. À terme, le virus pourrait atteindre la moitié de la population au moins. le danger est donc loin d’être écarté. D’où l’idée que la gestion du Coronavirus pourrait s’étaler sur 18 mois voire deux à trois ans. Un autre critère est celui de la capacité du système sanitaire à prendre en charge les malades en particulier quand il s’agit de personnes nécessitant des opérations de réanimation ou de soins intensifs. Aujourd’hui le nombre de malades concernés et de leur de 7000. Pour engager un processus de des confinements il faudrait que ce nombre de malades retombe très nettement en dessous de 5000. La dernière condition et pas la moindre découlerait de la capacité à isoler les personnes atteintes. Cela supposerait un dépistage massif et l’isolement des infectés. Pour  l’instant la France est déjà bien incapable de fournir des masques à toute la population, encore moins de réaliser des tests en nombre suffisant. La France réalise environ 60 000 tests par semaine en Allemagne en réalise 500 000.

Coronavirus: confinement prolongé et ça va durer

Coronavirus: confinement prolongé et ça va durer

 

Avec la propagation du virus dans le monde entier et les éléments de réflexion qu’on peut en tirer, la stratégie du confinement va durer encore pendant des semaines voire des mois. Pour ne pas offusquer  l’opinion publique, le gouvernement s’abritant derrière son conseil scientifique a décidé de prolonger le confinement jusqu’à début mai. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur  BFMTV a déclaré « (Le confinement) est quelque chose d’exceptionnel, mais qui va encore durer dans le temps, plusieurs semaines », a-t-il expliqué.  »Je pense qu’il vaut mieux le dire d’emblée maintenant. Il est trop tôt pour prévoir une date de sortie. Ca nous mène probablement jusqu’à début mai, je n’irai pas plus loin sur la précision parce que nous ne l’avons pas. »Jean-François Delfraissy appelle à « marteler » un seul message, « indépendamment de la réflexion sur le post-confinement »: « Actuellement, c’est le confinement qui est l’élément majeur » pour lutter contre le virus. L’idée d’un idée d’un des confinement général assez rapidement paraît s’éloigner de plus en plus.

En effet plusieurs milieux scientifiques pensent que la gestion du Coronavirus pourra s’étendre sur au moins 18 mois voire deux à trois ans avec des mouvements de yo-yo concernant le nombre d’infectés graves mais sur une tendance baissière.  Une période qui va profondément modifier l’environnement économique et social. D’ores et déjà on peut s’attendre à une baisse du commerce international d’au moins 30 % d’après les experts. Au-delà, des chaînes de valeur internationale pourraient être remplacées par d’autres chaînes davantage locales surtout pour les produits essentiels. La croissance sera durement affectée de 10 à 20 % selon les pays en Europe. Cet écroulement de l’activité va engendrer une cascade de défaillances et une montée du chômage pouvant atteindre 20 %. Une véritable catastrophe économique et sociale à laquelle les pouvoirs publics sont aussi peu préparés que vis-à-vis de la crise sanitaire. On parle par exemple de plan de soutien à l’économie de l’ordre de 50 milliards quand il en faudrait 1000 ! Comme la crise sanitaire, la crise économique sera traitée sans doute de manière trop tardive et trop contradictoire. Raison supplémentaire pour tenter de poser des maintenant les éléments de cette problématique qui va bouleverser nos sociétés.

 

 

Confinement « ça durer » ! changement de discours de Philippe

Confinement « ça  durer » ! changement de discours de Philippe

 

 

De manière fort inopportune, le Premier ministre s’était étendu un peu trop longuement sur d’éventuelles conditions de  déconfinement alors que la priorité est toujours au confinement. Résultat ce week-end, certains en ont profité pour prendre des libertés avec les consignes barrière. Des propos inadaptés du Premier ministre qui ont été critiqués par les milieux scientifiques. Du coup aujourd’hui, le Premier ministre revient à la priorité du confinement. Il ajoute avec toujours la même flou : ça va durer !  “Aujourd’hui, l’heure est au confinement” et il “va durer”, a déclaré mardi le Premier ministre français.  

Programmé pour l’instant jusqu’au 15 avril, la période obligeant les Français à rester chez eux pour lutter contre l’épidémie de coronavirus qui a fait près de 9.000 morts dans le pays est entrée dans sa quatrième semaine. Le déconfinement, “ça n’est pas pour demain”, a dit Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.“Aujourd’hui, l’impératif c’est de faire en sorte que le confinement fonctionne, que le virus circule suffisamment lentement pour que le nombre de cas sévères qui justifie l’admission dans les services de réanimation ne soit pas supérieur à la capacité globale de notre système hospitalier”, a poursuivi le chef du gouvernement.

“Aujourd’hui, c’est l’heure du confinement et l’heure du confinement va durer et c’est tout à fait difficile à supporter pour beaucoup de Français, j’en ai tout à fait conscience mais c’est indispensable”, a insisté le Premier ministre

Les questions liées au déconfinement “demain ou après-demain sont compliquées, parce que, pour beaucoup d’entre elles, elles tiennent à des éléments, des réponses dont nous ne disposons pas encore”, a-t-il encore expliqué. “C’est la raison pour laquelle nous nous préparons. Se préparer, ça ne veut pas dire que c’est prêt. C’est travailler techniquement, scientifiquement, logistiquement pour être prêt le moment venu.”

Interrogé la semaine dernière dans le cadre d’une mission d’information de l’Assemblée nationale, Edouard Philippe avait dit que la levée des mesures de confinement se ferait sans doute de façon graduelle et pas “en une fois, partout et pour tout le monde.”

Il avait évoqué l’hypothèse d’un déconfinement régionalisé, sujet à une politique de tests, éventuellement en fonction de classes d’âge.

Coronavirus: confinement jusqu’au 15 avril, pour quoi faire ?

Coronavirus: confinement jusqu’au 15 avril, pour quoi faire ?

 

 

Le confinement a surtout pour objectif d’étaler la pandémie dans le temps d’éviter la paralysie des établissements hospitaliers. Cette mesure ne changera cependant pas sans doute le nombre probable d’infectés au total. On prévoit que de l’ordre de 50 % la population sera touchée par le virus. Une grande partie sera symptomatique et ressentira rien. Une autre partie manifestera quelques symptômes secondaires enfin une minorité très faible enregistrera des conséquences graves surtout les populations présentant par ailleurs des pathologies qui affectent les capacités d’autodéfense.

On s’attendait évidemment à cette décision du Premier ministre mais pourquoi jusqu’au 15 avril. Sans doute pour ménager l’opinion publique qui en ce moment est en train de se retourner contre un gouvernement particulièrement hésitant et contradictoire. Cette mesure n’a de sens que si parallèlement est mise en place une stratégie de traitement radical des populations suspectes. Ce qui suppose évidemment des masques, des appareils respiratoires, des tests et surtout du personnel. Or le gouvernement et Macron en particulier ont déclaré un état de guerre mais sans en prendre les moyens. Notons que vient d’imposer à General Motors de fabriquer des appareils respiratoires.

La France elle n’a pris encore aucune mesure de réquisition des entreprises ou des personnels. L’action de Macron se limite surtout à multiplier les discours. Sans parler de ce premier ministre qui a commis un acte criminel en autorisant le premier tour des municipales qui a favorisé la contamination.  “Il est clair que nous ne sommes qu’au début de la vague épidémique” qui a “submergé le Grand-Est” et qui arrive désormais en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, a déclaré le chef du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres à l’Elysée, le deuxième en une semaine. Il y a longtemps que la vague épidémique à commencer et il y a longtemps que le gouvernement aurait dû prendre des mesures d’urgence. »Trop  peut, trop tard » pourrait résumer l’action du gouvernement qui aura attendu plus d’un mois fournir de simples masques.

L’action très spectaculaire qui consiste à transporter par avion par TGV quelques malades graves d’une région à une autre révèlent l’inconsistance de la stratégie de lutte de la part de l’État.  Ce transfert de malades n’a guère de sens puisqu’il ne porte que sur quelques unités ( alors qu’on compte 30 000 infectés officiels) et que de toute façon les régions réceptrices vont aussi connaître la propagation de la pandémie de la population locale. Ce qu’il faut, c’est ouvrir des lits dans les régions touchées, avec évidemment du matériel et du personnel et en réorganisant notamment un système sanitaire complètement cloisonné.

Confinement Coronavirus : 150 000 à 200 000 « immigrés parisiens » en Loire-Atlantique

Confinement Coronavirus : 150 000 à 200 000 « immigrés parisiens »   en Loire-Atlantique

La venue en masse de personnes extérieures arrivées en Loire Atlantique constitue un véritable danger en termes d’infection de la zone et au-delà. En effet la quasi-totalité de ces personnes ignorent totalement s’ils sont ou non porteurs du virus et leur déplacement va favoriser la contagion dans toutes la région. Notons par ailleurs que les équipements sanitaires locaux ne sont pas dimensionnés pour répondre à une crise sanitaire qui serait provoquée par ses migrations irresponsables.

 

Près de 150 000 à 200 000 personnes sont venues se confiner en Loire-Atlantique dans le cadre de la pandémie de coronavirus, rapporte mardi 24 mars France Bleu Loire Océan.

Les chiffres sont donnés par le préfet du département, Claude d’Harcourt, qui a précisé que ces personnes sont arrivées « essentiellement sur la frange littorale » de la Loire-Atlantique depuis l’annonce des mesures de confinement. Elles proviennent essentiellement de région parisienne, « un territoire où le virus a circulé largement », a complété Claude d’Harcourt.

 

Certaines personnes qui tentaient de rejoindre la région après le début des mesures de confinement ont dû faire demi-tour sur ordre des forces de l’ordre. Claude d’Harcourt à France Bleu Loire Océan

La pression va se maintenir sur les territoires investis par les Franciliens car « ce ne sont pas des lieux de villégiature », prévient le préfet, qui indique ne pas souhaiter pour l’instant de mesure de couvre-feu car selon lui « ça n’apporterait rien ».

 

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