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Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

Mobilité des Français : une baisse de l’ordre de 30 % pour environ 60 à 70 % lors du premier confinement

 

 

 

 

La baisse de mobilité est notoirement moins importante que lors du premier confinement. Elle atteint en moyenne de l’ordre de 30 % alors qu’elle concernait de 60 à 70 % lors du premier confinement. Il s’agit évidemment de moyenne avec de fortes disparités selon les zones géographiques. France Info fait état d’un rapport de l’Inserm, publié le 12 novembre, qui constate également que la baisse des déplacements est beaucoup moins forte entre le deuxième et le premier confinement : -33% du 2 au 6 novembre contre -67% du 23 au 27 mars. Or, les auteurs de ce rapport, qui s’appuient sur des données de téléphonie fournies par l’opérateur Orange, notent également que la baisse de la mobilité est encore plus faible aux heures de pointe du matin, autrement dit au moment de partir au travail ou d’emmener les enfants à l’école. « Les données sur lesquelles nous nous appuyons ne permettent pas de savoir pourquoi les gens se déplacent. Mais on peut estimer que les baisses plus modestes, constatées entre 7 heures et 9 heures du matin, sont probablement liées au maintien de l’ouverture des écoles et de plusieurs secteurs d’activité », précise à franceinfo l’épidémiologiste Eugenio Valdano, co-auteur du rapport de  l’Inserm.

 

Si les Français continuent de se déplacer sur leur lieu de travail, du lundi au vendredi, ils semblent au contraire rester chez eux le week-end. Les mesures du trafic routier, publiées par le Cerema, montrent que, pendant le deuxième week-end du confinement, la circulation est redescendue à un niveau quasi équivalent à ceux observés en mars et en avril. Alors que la circulation sur les routes, les samedis et dimanches, avait subi une baisse de plus de 80% au printemps, le week-end des 7 et 8 novembre a vu une baisse du trafic de plus de 70%, d’après les données du Cerema.

Confinement jusqu’à l’été 2021, au moins (Castex)

Confinement jusqu’à l’été 2021, au moins (Castex)

 

 

 

Dans une interview au Monde de samedi le chef du gouvernement explique que le confinement va se prolonger jusqu’à l’été 2021 au moins. Sa stratégie dans ce domaine sera présentée à la fin du mois.

En clair,  le gouvernement va continuer de mettre sous cloche l’économie et les relations sociales.

Les conséquences risquent d’être terribles pour la croissance et pour le chômage. On comprend évidemment que des mesures de protection soient prises malheureusement l’efficacité de la politique du gouvernement  ne parait guère efficace quand on constate que la France est l’un des pays les plus touchés par les contaminations et les hospitalisations.

Il paraît pourtant évident qu’une opération de test général de tous les Français permettrait d’identifier les populations touchées, de les isoler et de les traiter. Pourquoi ce qui était effectué en Tchéquie ne serait pas possible en France ?

Pourquoi autoriser certaines activités économiques et interdire d’autres activités sociales ou économiques où les risques de contamination sont très faibles voire nuls.

 

Le gouvernement slovaque, lui, s’est efforcé de soumettre la majorité de la population au test Covid-19 durant le week-end écoulé. Plutôt réussie, l’opération de dépistage hors norme avait pour objet de permettre au pays, très touché par la deuxième vague, d’assouplir ses restrictions et son confinement.

Grâce à l’aide de très nombreux volontaires, les quelque 4 900 points de dépistage et 45 000 professionnels de santé, soldats, policiers et autres pompiers déployés sur le territoire de ce petit pays d’Europe centrale ont permis de collecter des prélèvements sur plus de trois millions de personnes, en l’espace de deux jours, samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre. Les enfants de moins de 10 ans et les personnes âgées en ont été dispensés.

Finalement, seuls un peu plus de 1 % des tests antigéniques effectués se sont révélés positifs,

en France en réalité comme on a manqué de masse au début, on manque maintenant de tests! Une situation inadmissible dans un pays aussi développé du coup pour répondre à cette insuffisance on immobilise l’économie et la vie sociale.

Pour le chef du gouvernement français  »tant que nous n’aurons pas de vaccin, nous devons donner des perspectives sur les règles du jeu ». Car il prévient les Français qu’il faudra « vivre avec le virus sur le temps long ». Ainsi, au Monde, il avertit : « Les rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ne pourront pas reprendre avant longtemps. De même, les bars et les restaurants qui font aussi partie des endroits de contamination forte ne pourront pas rouvrir dès le 1er décembre, contrairement aux magasins de jouets, par exemple » » À l’inverse, le télétravail devra perdurer, sur la base d’un équilibre à trouver dans les entreprises pour éviter le tout ou rien », explique-t-il.

Jean Castex en appelle également à la responsabilité des Français : « Seule une régulation par la société elle-même nous permettra une cohabitation apaisée avec le virus »« plus les gens feront d’efforts maintenant, plus on pourra desserrer rapidement ».

Dans cet entretien, le chef du gouvernement dit assumer tenir une ligne sanitaire dure - « dans une crise comme on n’en a pas vu depuis 1920, avec des centaines de morts tous les jours, mon premier critère de décision, c’est la sécurité sanitaire » - même si elle égratigne sa cote de popularité. « Mon rôle de chef du gouvernement est de faire face. La période, on ne la choisit pas », juge-t-il. « Le fait d’être critiqué pour la place que j’occupe, c’est quelque chose que j’avais totalement intériorisé en arrivant à Matignon. Je n’en ressens ni blessure ni surprise. » « Quand je dis que je regarde plus les courbes en réanimation que celle des sondages, c’est l’absolue vérité. Mon sujet, c’est de savoir si l’on prend les bonnes décisions dans l’intérêt des Français. »

Ce confinement ne tue pas l’économie ( Pr Olivier Joannes-Boyau)

Ce confinement ne tue pas l’économie  ( Pr Olivier Joannes-Boyau)

 

Le professeur Olivier Joannes-Boyau , chef du service de réanimation de l’hôpital Magellan au CHU de Bordeaux défend le confinement dans les Échos et estime que « laisser filer l’épidémie serait bien pire ».

 

Le Pr Olivier Joannes-Boyau est réanimateur du CHU de Bordeaux et il préside le comité réanimation de la société française d’anesthésie-réanimation.

« La deuxième vague de l’épidémie n’est pas une utopie . Elle est bien là et elle est plus compliquée à gérer que la première car nous souhaitons préserver le plus longtemps possible les soins des patients atteints d’autres pathologies que le coronavirus.

En Nouvelle-Aquitaine, qui n’est pas la région la plus touchée, le CHU de Bordeaux a vu son nombre de patients Covid doubler en quelques jours. Ils sont déjà 40 en réanimation sur les 150 places habituellement disponibles.

Covid ou non Covid , tous nos lits de « réa » sont occupés. Chaque jour, nous nous livrons à un jeu de chaises musicales pour trouver des lits. Nous essayons de soulager les hôpitaux d’ Auvergne-Rhône-Alpes en accueillant des patients de Chambéry.

Il ne faut pas se leurrer : pour y arriver, on va transformer les unités de surveillance continue en « réa » et on a déjà gagné des lits sur la réanimation chirurgicale en annulant des opérations.

Ce week-end, nous avons quand même réussi à faire une greffe de foie sur un patient atteint de cancer. Et j’espère que nous arriverons à maintenir cette filière le plus longtemps possible car toutes les greffes sont urgentes. Pour le moment, nous déprogrammons les opérations les moins urgentes en essayant que personne n’ait de perte de chance.

Mais dans d’autres régions, ils n’en sont plus là. Comme président du comité réanimation de la Société française d’anesthésie-réanimation (SFAR), je sais qu’en Auvergne-Rhône-Alpes et en Paca, ils doivent déprogrammer des chirurgies plus importantes pour faire face à l’afflux de patients Covid en réanimation.

Alors quand j’entends des gens dire que le confinement tue l’économie, j’ai envie de leur répondre que si on laisse filer l’épidémie, ce sera bien pire. Car le système hospitalier sera dépassé, il y aura beaucoup de morts et pas que chez les personnes âgées.

Il faut savoir qu’une personne jeune atteinte de Covid peut garder pendant de longs mois une fatigue et des difficultés respiratoires qui l’empêchent de travailler. Nous avons aussi des cas de fibrose, où la fonction respiratoire est définitivement diminuée.

Ces incapacités durables sont non seulement dommageables pour les gens atteints, mais aussi pour leur activité économique. »

 

France: Le confinement inchangé jusqu’au 1er décembre 2020 ou 2021 ?

 France: Le confinement inchangé jusqu’au 1er décembre 2020 ou 2021 ?

 

Encore un exercice du Premier ministre qui n’aura guère convaincu de la pertinence de la politique du gouvernement. En effet dans cette annonce il n’y avait en fait aucun fait nouveau. Surtout il manque l’essentiel c’est-à-dire une perspective qui pourrait permettre au monde économique, aux ménages et aux citoyens d’envisager des perspectives d’avenir.

En gros,  le gouvernement décide donc de maintenir la société dans une sorte de glacis et sans aucun calendrier pour en sortir. En creux en ne définissant pas de sortie progressive du confinement, le gouvernement condamne l’économie et même la démocratie puisque les élections départementales et régionales seront reportées. Dans le même temps le Parlement est mis entre parenthèses depuis qu’a été décidée la mise en place d’un comité de défense qui fait office de démocratie. Comme il est probable que la situation sanitaire ne sera pas améliorée de façon significative dans 15 jours le confinement devrait être prolongé pour enjamber Noël et le premier jour de l’année 2021. Il pourra se poursuivre tout au long de l’année 2021 car évidemment la perspective du vaccin ne permet pas d’envisager une fin rapide de la pandémie avant au moins 2022.

“Il serait irresponsable de lever ou même d’alléger le dispositif dès maintenant”, a donc déclaré le premier ministre devant la presse, quelques heures après une réunion du Conseil de défense et de sécurité nationale autour d’Emmanuel Macron à l’Elysée.

Les règles du confinement instaurées le 30 octobre resteront donc inchangées “au moins pour les 15 prochains jours”, a-t-il dit.

Au regard des derniers chiffres, “l’évolution du nombre de nouvelles contaminations s’est ralentie depuis une semaine”, a dit le Premier ministre.

Le pic de la deuxième vague pourrait selon lui être atteint dans les hôpitaux en début de semaine prochaine, celui de la première vague (32.292 patients le 14 avril) ayant été franchi ce jeudi.

Si l’embellie actuelle se confirme, des mesures d’allègement pourraient intervenir pour les seuls commerces et “sur la base d’un protocole renforcé”, à l’approche de la période de Noël cruciale pour le chiffre d’affaires des entreprises.

Les bars, restaurants et salles de sports ne seront pas concernés par cet éventuel assouplissement.

Quant aux règles du confinement imposées aux Français, qui ne peuvent pas sortir sans attestation, elles seront maintenues au-delà du 1er décembre.

Le Premier ministre a également averti ses concitoyens, invités au civisme, qu’il ne serait pas possible de se réunir à plusieurs dizaines pour les fêtes de fin d’année.

“Il est un peu tôt” pour dire s’il est possible de réserver des billets dans la perspective de cette période.

En clair le confinement va perdurer.

Crise sanitaire : un confinement complètement inefficace

Crise sanitaire : un confinement complètement inefficace  (Jean-Loup Bonnamy)

 

 

Jean-Loup Bonnamy condamne la psychose fait dérailler le monde dans un livre (Gallimard) et considère que la stratégie de confinement est complètement inefficace. Il faudrait s’inspirer selon lui des pays asiatiques qui prônent le dépistage massif et l’isolement des seuls malades. (Interview Le Figaro)


- Ce nouveau confinement permettra-t-il d’endiguer la seconde vague, alors que vous dénonciez l’archaïsme et l’inefficacité sanitaire du confinement du printemps dernier dans un court essai paru dans la collection «Tracts» de Gallimard?

Jean-Loup BONNAMY. - Je ne le pense pas. Ma principale critique contre le confinement est d’ordre sanitaire: le confinement n’est pas très efficace pour sauver des vies et désengorger le hôpitaux.

C’est un remède passéiste et archaïque, une sorte de ligne Maginot. Au début du 19ème siècle, le grand écrivain Pouchkine décrivait déjà le confinement imposé par les autorités russes pour lutter (sans succès) contre l’épidémie de choléra. Je suis assez surpris qu’en 2020, à l’époque d’Internet, dans un pays moderne qui se trouve être la sixième puissance mondiale, on utilise un remède qui fait davantage penser au début du 19ème siècle qu’à l’ère du big data. Je ne suis donc pas sûr que le confinement soit le meilleur choix sur le plan sanitaire. D’ailleurs aucune preuve scientifique de son efficacité n’existe. Même l’OMS (qui avait beaucoup appuyé le confinement au printemps) déconseille aujourd’hui le recours au confinement.

Relisez aussi Le Hussard sur le toit de Giono, qui se déroule en Provence durant l’épidémie de choléra de 1832 et vous verrez que le confinement marche mal. En effet, le bon sens voudrait qu’on sépare les malades des non-malades afin d’éviter la contagion. C’est la base de la médecine moderne et du traitement des maladies infectieuses (diagnostiquer/isoler/soigner). Or, dans le confinement, cette logique de séparation et de mise à l’isolement n’est absolument pas respectée.

Au contraire, on enferme ensemble des malades et des non-malades, facilitant parois ainsi la propagation du virus. C’est d’ailleurs ce qu’on a constaté dans les Ehpad: le confinement risque de diffuser la maladie chez les plus fragiles et d’aboutir à une hécatombe. Le précédent du bateau de croisière japonais Diamond Princess (où plus de 712 personnes furent contaminées) devrait nous alerter sur le danger de confiner ensemble des malades et des non-malades.

80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et (…) la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible

Fermer les petits commerces ou empêcher les gens de sortir dans la rue sans attestation est assez inutile puisque 80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et que la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible.

Cette faible efficacité sanitaire du confinement pour lutter contre le Covid-19 et sauver des vies est frappante lorsque l’on compare les pays. L’Argentine est confinée depuis le printemps et le nombre de morts du Covid y augmente encore. Au contraire, Taïwan (21 millions d’habitants) n’a pas confiné et n’a eu que sept morts! Les pays qui ont confiné longtemps au Printemps (Espagne, Italie, France, Belgique, Royaume-Uni…) affichent un nombre de morts très élevé. Au contraire, l’Allemagne, qui a fait le choix d’une autre stratégie avec un semi-confinement beaucoup plus souple, terminé plus tôt, mais un dépistage massif et une bonne qualité de soin, compte six fois moins de morts par habitants que la France. Les pays asiatiques qui font le choix du dépistage et de l’isolement des malades (7 décès à Taïwan, 400 en Corée, 107 à Hong-Kong…) comptent beaucoup moins de décès. Et ce sans même recourir au moindre confinement!

Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras. Le virus est une création de la nature. Si l’épidémie s’est arrêtée partout en Europe en mai (y compris en Suède, pays qui n’a pas confiné), c’est en grande partie pour des raisons naturelles. Si elle reprend aujourd’hui, ce n’est pas à cause d’un «relâchement» des Français ni d’un déconfinement trop rapide ni d’une perte de contrôle, mais pour des raisons naturelles. On nous dit aujourd’hui que l’épidémie est devenue hors-de-contrôle: ce n’est pas exact.

Certes, elle est hors de contrôle aujourd’hui, mais en réalité, elle l’a toujours été. On ne sait pas contrôler la propagation d’un virus respiratoire. Si elle s’est mise en sommeil à l’été, c’est pour des raisons indépendantes de notre action. C’est un fait bien connu que dans les régions tempérées comme l’Europe (ce n’est pas le cas dans les autres types de climats), les virus respiratoires sont plus contagieux et plus violents à la saison hivernale. C’est d’ailleurs cette saisonnalité des virus respiratoires qui nous a permis d’annoncer dans notre livre (avec raison, hélas) la survenue d’une deuxième vague et la saturation pour l’automne de notre système hospitalier. Et c’est pour cette même raison que je ne crois pas au confinement, car à ma connaissance il n’a pas la capacité d’agir sur le taux d’humidité ou le cycle des saisons.

Combien de confinements allons-nous vivre ?

Surtout, quand même bien le confinement marcherait, les contagions reprendraient très vite dès le début du déconfinement tant que l’hiver ne sera pas passé. Il faudrait donc reconfiner et ainsi de suite. Combien de confinements allons-nous vivre?

D’autres solutions seraient possibles, sans que le nombre de décès n’explose?

Oui. Je doute de l’efficacité des mesures générales. Prenons un exemple: les accidents de la route tuent un million de personnes par an, avec une moyenne d’âge bien plus basse que celle du Covid. Pourtant, on n’interdit pas la voiture pour autant. Mais on prend des mesures ciblées: réfection des routes, lutte contre l’alcoolémie, voitures plus solides et avec des airbags…Entre tout fermer et ne rien faire, il existe un juste milieu, qui est la seule attitude efficace: les mesures ciblées.

Autre exemple: au Japon, il existe un phénomène naturel très grave: les séismes. Les Japonais ont-il eu l’idée bizarre d’empêcher les séismes? Bien sûr que non! Cela veut-il dire qu’on ne peut rien faire contre les séismes? Certainement pas! D’une part, les Japonais cherchent à détecter le mieux possible les tremblements de terre afin d’évacuer la population au plus vite, d’autre part, ils font des constructions anti-sismiques très robustes. Pour le virus, c’est la même chose.

Il est illusoire et irréaliste de penser qu’on va contrôler la circulation d’un virus respiratoire émergent dans un pays de 67 millions d’habitants. Ce serait comme vouloir empêcher les séismes. Mais cela ne signifie pas qu’on ne peut rien faire contre le virus. Bien au contraire. L’objet principal de mon essai est de dessiner une stratégie sanitaire alternative, sérieuse et crédible, inspirée de ce qui réussit à l’étranger et du retour d’expérience des soignants sur le terrain, une stratégie plus efficace que le confinement pour sauver des vies. Comme je l’ai dit, le danger du virus n’est pas sa (faible) mortalité, mais sa capacité à saturer les hôpitaux. Or, le confinement ne réglera pas ce grave problème de saturation hospitalière. Pour le régler, il n’y a que deux choses à faire.

D’une part, augmenter en urgence les capacités hospitalières. Il faut mobiliser l’armée (comme l’ont fait les Suédois), les cliniques privées, les médecins et infirmiers libéraux, les médecins et infirmiers récemment retraités, recruter des femmes de ménage (pour décharger les soignants de toutes les tâches non-médicales, comme par exemple refaire les lits). Comme le propose le Docteur Kierzek, on pourrait aussi organiser les services différemment: plutôt que de mettre dans une même équipe cinq médecins-réanimateurs, éclatons le service en séparant les spécialistes et en plaçant autour d’eux des internes ou des infirmiers non-spécialisés, mais coachés par le réanimateur. On multiplierait ainsi d’autant le nombre d’équipes de réanimation. Il nous faut plus de lits de réanimation (environ 20 000 au total) et aussi plus de lits conventionnels en soins intensifs.

Les Slovaques viennent de tester 75 % de leur population en un week-end !

D’autre part, il faut appliquer le tryptique tester – isoler – traiter. Il faut un dépistage de masse dans la société française: sur le lieu de travail, dans les Ehpad, dans les pharmacies…Les personnes à risque – que l’on peut identifier grâce au big data de l’assurance-maladie – doivent être dépistées deux fois par semaine, avec des tests antigéniques (plus rapides et moins chers que les PCR). Ainsi les Slovaques viennent de tester 75 % de leur population en un week-end! Si on est malade, il faut être isolé dans un hôtel (comme le fait la Corée et comme le préconise l’Académie de médecine).

Surtout, il faut prendre en charge les malades le plus tôt possible, en leur donnant de l’oxygène, et si besoin des corticoïdes et des anticoagulants. Cela permet de faire s’effondrer le taux de décès et de passage en réanimation. Et ça peut se faire à domicile ou à l’hôpital, avec un personnel qui n’a pas besoin d’être très formé. Avec une telle méthode, on éviterait le confinement, on sauverait l’économie et surtout on aurait bien moins de morts du Covid!

La peur est mauvaise conseillère: le confinement est un remède pire que le mal?

Ma critique du confinement est bien sûr aussi économique et sociale. Le remède (le confinement) risque d’être bien pire que le mal (le Covid). Le bilan coûts-avantages du confinement (que tout Gouvernement devrait faire avant de se décider) est largement défavorable au confinement. Durant le premier confinement, les violences conjugales ont augmenté de 40 %. La période a aussi été très dure pour les personnes atteintes de troubles psychiques et a multiplié les addictions et les dépressions.

Et la crise économique, ce sont des choses très concrètes: la récession, le chômage, l’appauvrissement généralisé, les faillites, les suicides, un pays exsangue…Le premier confinement a déjà jeté un million de Français en plus dans la pauvreté. Les bénéficiaires de l’aide alimentaire ont augmenté de 30 %. Le Secours populaire a vu exploser le nombre de demandes de repas et 45 % des gens qui sont venus étaient jusque là inconnus de l’association.

Si le confinement était un essai médicamenteux, on l’arrêterait tout de suite à cause des effets secondaires terribles! Il ne s’agit pas d’opposer économie et santé, car les crises économiques dégradent notre santé et tuent aussi. 1929 l’a prouvé.

Surtout, le confinement et ses effets économiques menacent notre système hospitalier. En effet, c’est l’activité économique qui, grâce à des impôts et à des charges, finance notre système hospitalier. Si on contracte l’activité, il y aura moins de rentrées fiscales et donc moins d’hôpitaux, moins de lits, moins de respirateurs avec des soignants moins nombreux et moins bien payés! Pour sauver notre système hospitalier, il faut déconfiner au plus vite!

Vous décrivez aussi la «psychose» qui s’est emparée du monde depuis le début de l’épidémie: en fait-on trop avec ce virus?

Ce virus nous pose un énorme problème de santé publique, qui vient du caractère potentiellement suffocatoire de la maladie chez les patients à risque. Nos services de réanimation risquent d’être submergés. Mais en ce qui concerne la dangerosité du virus, elle reste faible. L’épidémie de Covid-19 est une épidémie banale, d’ampleur moyenne, comme l’humanité en a déjà connu des centaines. Chaque année, 60 millions de personnes meurent dans le monde (dont 600 000 en France). En 2020, le Covid-19 à lui seul ne fera pas bouger le chiffre de la mortalité mondiale.

La mortalité du Covid-19 est bien inférieure à 0,5 %. Sur les 1046 marins infectés du porte-avions Charles de Gaulle, aucun n’est mort. La mortalité de son cousin le SRAS, qui toucha l’Asie en 2003, était comprise entre 10 et 20 %. Celle de son autre cousin, le Mers saoudien est de 40 %. Celle d’Ebola oscille entre 60 et 90 %. Comme dans l’écrasante majorité des infections respiratoires classiques et contrairement à la Grippe espagnole de 1918 qui frappait principalement des jeunes, le virus tue surtout des personnes âgées. Que ferons nous le jour où nous serons confrontés à un virus aussi contagieux mais bien plus létal que le Covid-19?

En 2016, les broncho-pneumopathies obstructives ont fait plus de deux millions de victimes. Cette année-là, on n’a pas arrêté l’économie de la planète pour autant.

Bien sûr, nous pourrions parler des grandes épidémies du passé, bien plus mortelles que l’épidémie actuelle, avec la Peste noire au 14ème siècle (40 % de la population européenne tuée!) ou la Grippe espagnole de 1918-1919 (50 millions de morts), mais rappelons juste qu’en 1969, alors que nous étions déjà un pays moderne, la grippe de Hong-Kong a fait un million de morts dans le monde, dont 35 000 en France. Pourtant, aucune mesure particulière n’avait été prise et la société n’en a gardé aucun traumatisme.

Selon l’OMS, en 2016, les broncho-pneumopathies obstructives ont fait plus de deux millions de victimes. Cette année-là, on n’a pas arrêté l’économie de la planète pour autant.

En Chine, la pollution deux millions de personnes par an. Cela veut dire que le nombre de morts causé par la pollution en Chine sera plus important que le nombre de victimes dues au Covid-19 non seulement en Chine, mais même dans le monde entier. Même chiffre en Inde. Si nous regardons les épidémies actuelles, nous voyons que deux millions de gens sont rongés vivants et mutilés par la lèpre (avec 200 000 nouvelles contaminations par an). 200 millions de gens souffrent du paludisme, maladie qui tue 500 000 victimes par an. Pourtant, ces pathologies bien plus dangereuses ne mettent pas le monde à l’arrêt, car comme elles sont connues de longue date, elles ne provoquent plus aucune hystérie. C’est la nouveauté du virus qui nous terrorise.

En 2020, les causes principales de la mortalité vont rester les mêmes que les années précédentes: cancers (neuf millions de morts par an), faim (9 millions de morts par an, il suffit donc de 40 jours à la faim pour tuer autant que le Covid depuis son apparition), pollution, broncho-pneumopathies (3,5 millions), infections respiratoires hors-Covid (2,5 millions, dont 600 000 pour la grippe), tuberculose (un million), paludisme, SIDA, hépatites, accidents de la route, guerres…Les vrais tueurs de masse du 21ème siècle en Occident ne sont pas le Covid-19. Ils ont pour nom: drogues, acides gras saturés, sel, sucre, surconsommation de médicaments, tabac (qui fait 75 000 morts en France chaque année)…Ce sont eux qui tuent le plus. C’est sur eux que nous devrons faire porter sur la durée nos politiques de santé publique.

En France (…) il n’est finalement pas mort plus de gens du 1er janvier au 30 septembre 2020 qu’en 2019 sur la même période

Comme le Covid tue surtout des personnes avec une espérance de vie déjà basse, il n’a pas pour l’instant provoqué de surmortalité. Dans notre livre, je cite l’exemple d’un médecin qui a intubé un homme atteint d’un cancer en phase terminale et qui ne pesait plus que 37kg…mais comme ce malheureux patient était aussi positif au Covid, il a été compté comme mort du Covid. En France, malgré la première vague et un pic de mortalité en avril, il n’est finalement pas mort plus de gens du 1er janvier au 30 septembre 2020 qu’en 2019 sur la même période. La Suisse a même connu en 2020 moins de décès au premier semestre 2020 qu’en 2019. Nous sommes donc en pleine surréaction contre-productive.

Cette surréaction confine même parfois au délire. En Inde, des agressions contre le personnel soignant (suspecté d’être contaminé) ont eu lieu. Des infirmiers et des médecins ont été attaqués dans la rue ou expulsés de chez eux par leurs propriétaires ou leurs voisins. Le problème est tel que le Premier ministre, Narendra Modi, a condamné ces actes publiquement et menacé leurs auteurs de poursuites judiciaires. En Italie, une jeune femme médecin a été tuée par son compagnon, qui l’accusait (à tort) de lui avoir transmis le virus. Au Canada, pays où la police peut débarquer chez vous pour vérifier que vous ne recevez pas des amis, Theresa Tam, responsable de la santé publique, a préconisé de porter le masque durant les rapports sexuels.

Ne prenons pas ces manifestations à la légère: la psychose tue. Souvenons-nous de ces drames courants qui surviennent régulièrement dans certains stades ou boîtes de nuit: un incendie se déclare, les gens fuient dans la panique, l’incendie ne tue personne mais la bousculade due à la panique, elle, fait plusieurs morts. Si tout le monde était sorti dans le calme, tout se serait bien passé. Souvenons-nous aussi de la défaite de 1940 et de l’Exode. Nous n’avions perdu que 2 % de nos soldats. Nos pertes n’étaient pas plus élevées que celles des Allemands et nous pouvions poursuivre la lutte.

Pourtant, nous avons été saisis par la «froide déesse» de la peur, pour reprendre l’expression de Joseph de Maistre. Totalement désorganisés, nous avons abandonné le combat et la population s’est enfuie sur les routes dans une pagaille généralisée qui a causé la mort de 100 000 civils! Au contraire, à Dunkerque, l’évacuation miraculeuse des troupes britanniques et françaises, au milieu des bombes allemandes, n’a été possible que parce que les hommes se sont montrés disciplinés et n’ont pas cédé à la panique. Étant aujourd’hui dans une situation infiniment moins grave que la leur, nous devrions, nous aussi, pouvoir garder notre calme.

Les médias ont eu, selon vous, une large responsabilité dans cette psychose…

L’Histoire est riche en psychoses collectives, mais c’est la première fois – à cause d’Internet et des médias – qu’une psychose gagne le monde entier ou presque. Pour expliquer cette psychose ambiante, nous avons développé un modèle explicatif: le triptyque médiatisation – émotion -mimétisme.

Les médias renforcent la psychose ambiante. Ils ont repris sans précaution les modélisations statistiques apocalyptiques de l’Imperial college de Londres, qui prédisaient 500 000 morts à la France si elle ne confinait pas. Or, les mêmes statistiques annonçaient 70 000 morts à la Suède sans confinement. La Suède n’a pas confiné. Bilan? 5 997 morts. 11 fois moins qu’annoncé. En termes de nombre de morts par habitant, c’est à peine plus que la France. Et c’est beaucoup moins que des pays qui ont pourtant lourdement confiné comme la Belgique, l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni.

Chez les plus de 90 ans, c’est-à-dire chez les plus vulnérables, la mortalité du virus est de 20 %

De même, les médias alimentent la psychose en nous donnant chaque jour le nombre de morts du Covid (même à l’été quand ce chiffre était fort bas). Pourquoi ne le font-ils pas aussi pour la grippe (entre 5 000 et 15 000 morts par an en France, avec un pic à 21 000 en 2017), les cancers, les accidents de la route ou les suicides? Ils nourrissent aussi la psychose en parlant sans cesse de quelques rares jeunes qui sont morts du covid-19. Mais les cas sont extrêmement rares et, quoique tragiques, restent insignifiants sur le plan statistique. D’ailleurs, chaque année, en France, quelques enfants et adolescents meurent de la rougeole, de la varicelle ou de la grippe (dont un nourrisson en janvier 2020 à Pontarlier).

Comme disait Lénine, «les faits sont têtus». La moyenne d’âge des patients décédés avec le Covid-19 est de 81 ans en France. Cette moyenne d’âge correspond à celle de l’espérance de vie! Dans le cas du Luxembourg, elle est même supérieure de 4 ans à celle de l’espérance de vie (86 ans de moyenne d’âge pour les victimes du Covid alors que l’espérance de vie luxembourgeoise est de 82 ans). En France, un tiers des décès a eu lieu dans les Ehpad, 80 % des victimes avaient plus de 75 ans, 93 % plus de 65 ans. Les deux tiers souffraient d’une comorbidité.

Seuls 2 % des patients décédés étaient âgés de moins de 60 ans et sans comorbidité connue (mais peut-être certains avaient-ils des comorbidités cachées). Même chez les personnes âgées, les taux de survie restent bons. Chez les plus de 90 ans, c’est-à-dire chez les plus vulnérables, la mortalité du virus est de 20 %. Ce qui signifie qu’un nonagénaire infecté a tout de même 80 % de chances de survie. A cela, il faut ajouter le critère du surpoids: 83 % des patients Covid en réanimation sont en surpoids.

Beaucoup de ces jeunes victimes du Covid-19 souffraient d’autres pathologies. On a par exemple beaucoup parlé de la mort d’un adolescent portugais. Mais après examen, on a découvert que, même s’il avait bien été atteint par le Covid, il souffrait d’un psoriasis qui avait affaibli son système immunitaire et que surtout il avait aussi une méningite, maladie qui soit fut la vraie cause de sa mort soit qui amplifia considérablement les effets du Covid. On nous a aussi parlé de la mort d’un adolescent guyanais de 14 ans. Certes, le pauvre jeune homme était positif au Covid, mais il était surtout atteint de la fièvre jaune, une maladie tropicale très grave, qui a une mortalité de plus de 30 % et qui fut la vraie raison de sa mort.

La BBC alimente la psychose collective en faisant passer un message subliminal : les enfants meurent aussi du Covid-19 ! Or la réalité statistique est tout le contraire

De même, sur son site, la BBC a consacré un article entier à la mort d’une petite fille de 5 ans. Au détour de l’article et sans insister sur cette information pourtant capitale, le média de référence britannique nous dit allusivement que la petite fille souffrait d’une autre pathologie, sans préciser laquelle. La mort d’un enfant est toujours un scandale. C’est injuste et horrible. Tout doit être fait pour empêcher que cela ne se produise. Mais ce sont des choses qui arrivent. Six millions d’enfants de moins de 15 ans meurent chaque année dans le monde. Un enfant meurt toutes les deux minutes du paludisme, soit 260 000 par an.

Tout en étant factuel, l’article de la BBC alimente la psychose collective en faisant passer un message subliminal: les enfants meurent aussi du Covid-19! Or la réalité statistique est tout le contraire: le virus est quasiment inoffensif pour les enfants et les adolescents. 0,4 % des victimes ont moins de 45 ans. Sur 39 000 morts en France, 28 ont moins de 30 ans. Et les rares fois où il tue des enfants, ceux-ci sont très souvent atteints par ailleurs d’une pathologie lourde. Plus tard, il faudra que les sociologues analysent soigneusement le rôle qu’ont joué les médias dans l’émergence d’une psychose mondiale face à une maladie peu létale.

La vie humaine a une valeur inestimable. Quel que soit son âge, toute personne doit être soignée et sauvée si cela est possible. Il est hors de question de laisser qui que ce soit mourir d’asphyxie alors que nous serions en mesure de l’empêcher. Mais mettre davantage en avant ces statistiques aurait trois avantages: réduire la psychose, mieux protéger les personnes à risque, laissez vaquer à leurs occupations habituelles tous ceux qui ne risquent rien.

Nous ne pouvons pas mettre tout un pays à l’arrêt et détruire notre économie pour un virus à la létalité aussi faible et qui tue un public aussi âgé et aussi ciblé. Nous devons maintenant utiliser d’autres méthodes pour protéger les personnes à risque.

Êtes-vous surpris par le consentement de la population française à ces mesures? Où sont passés les Gaulois réfractaires?

La population fait preuve d’un admirable civisme, même si ce second confinement est déjà beaucoup moins bien accepté que le premier. Mais le Gaulois réfractaire est une bombe à retardement.

Plus le confinement sera long, plus le risque de troubles sociaux violents est important. Déconfinons de toute urgence!

Crise sanitaire : un confinement très partiel et inefficace

 

 

Le mix du gouvernement en matière de politique sanitaire qui consiste à autoriser certains déplacements et en interdire d’autres ne paraît pas très efficace ni d’un point de vue sanitaire ni d’un point de vue économique. Sur le plan sanitaire les flux de personnes sont certes affectés mais beaucoup moins que leur du confinement du printemps dernier.

Sur le plan économique les mesures restrictives sont cependant suffisantes pour peser de façon assez négative sur la croissance. Si l’on se fie aux indicateurs de mobilité,  le recours au confinement actuel est très partiel. Pendant le premier finement du printemps les déplacements avaient diminué de leurs deux 80 %. Dans le cadre du nouveau confinement la mobilité en moyenne a baissé seulement de 30 %.

Le constat est similaire sur Apple Plan. Mercredi 4 novembre, les demandes étaient en baisse de 38% par rapport à la normale pour les voitures. La diminution était de 45% pour les trajets de transports en commun et de 55% pour les trajets réalisés à pied. Soit des taux bien inférieurs à ceux du premier confinement, où les demandes de trajets en voiture et à pied avaient diminués de près de 80%.

D’autres chiffres attestent d’une baisse de trafic inférieure au premier confinement. Cette semaine, la Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (Sanef), faisait état d’une réduction de 30% du flux automobile. Ce dernier s’était réduit de 80% lors du premier confinement. Même constat à Paris, où la circulation était en baisse de 29% comme la fréquentation des transports collectifs en Île-de-France.

Coronavirus : confinement en Israël et en Australie

Coronavirus : confinement en Israël et en Australie

Israël proportionnellement à sa population est l’un des pays les plus touchés au monde par le virus. De ce fait, Israël a décidé d’imposer un confinement généralisé de trois semaines à compter de vendredi, pour endiguer la marée montante du Covid-19 après un été meurtrier.. Le nombre de nouveaux cas de personnes contaminées ne cesse d’augmenter: il est passé de 400 à la fin juin à 4000 par jour en septembre

Le taux d’infection dans les communautés ultra-orthodoxes est parmi les plus élevés du pays. Le phénomène s’explique notamment par la promiscuité. Des familles d’en moyenne huit enfants partagent des logements exigus dans des quartiers pauvres, et surpeuplés. La contestation est religieuse mais aussi de nature économique car on craint un écroulement de l’activité.

En Australie, c’est une politique très contraignante qui a été mise en place et qui réduit la mobilité avec notamment la fermeture des frontières. En outre, ceux qui veulent retourner en Australie ont l’obligation de se soumettre à une quarantaine.

 

Amazon : grand profiteur du confinement !

Amazon : grand profiteur  du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

Amazon : vainqueur du confinement !

Amazon : vainqueur du confinement !

 

Amazon, comme la plupart des GAFAM,  a largement tiré profit du confinement avec l’accroissement du  chiffre d’affaires et du profit. La position hégémonique d’Amazon devient de plus en plus inquiétante aux États-Unis même. Amazon déploie  de plus en plus son empire oligopolistique sur la distribution rendant de plus en plus captifs à la fois les producteurs dont on écrase les prix et les consommateurs de plus en plus prisonniers du système de distribution.

Un véritable cercle vicieux pour les producteurs qui évidemment cherchent à être référencés par Amazon pour ne pas être éjectés du marché mais qui en même temps deviennent rapidement victimes du système. Comme la plupart des Gafam , Amazon pratique l’évitement fiscal. Cela passe en Europe par la filiale située Luxembourg. Rien qu’en France la fraude fiscale est de l’ordre de 250 millions. Amazon est largement le premier distributeur en France- comme ailleurs-, hors alimentation. La crise sanitaire a encore accentué la position quasi hégémonique d’Amazon.

Amazon.com, qui publiait jeudi ses résultats pour le deuxième trimestre, a dépassé les prévisions des analystes alors que les mesures de confinement imposées pour contrer la propagation du coronavirus ont incité de nombreux consommateurs à se tourner vers la plateforme de commerce électronique.

Le groupe de Jeff Bezos affiche des ventes nettes de 88,91 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, contre 63,40 milliards l’année précédente.

Les analystes tablaient sur un chiffre 81,56 milliards, selon les données IBES de Refinitiv.

Le bio remis en cause pendant le confinement

Le bio remis en cause pendant le confinement

Paradoxalement c’est le plastique qui aura été vainqueur de la lutte des emballages l’heure du confinement. Il s’agissait en effet de favoriser des mesures barrière. Si aucun emballage ne remplit totalement cette fonction barrière, cette ruée a fait exploser de 30 %, fin mars, la demande de plastique chez les industriels notamment agroalimentaires. Certes, la demande s’est depuis tassée avec la fin du stockage, mais elle reste en croissance. Et si les plasturgistes regroupés au sein de la fédération Elipso assurent qu’il n’y aura pas de hausse de l’emballage plastique en 2020, cette non-inflation ne sera due qu’à la dégringolade dans d’autres secteurs, comme la restauration hors domicile ou l’automobile.

 

 

 

Le confinement efficace ?

Le confinement efficace ?

 

Roland Salmon

Le Dr Roland Salmon,épidémiologiste, dans une tribune au « Monde », met en doute la fiabilité du modèle mathématique de l’Imperial College de Londres sur le Covid-19, qui sert de justification scientifique aux politiques de confinement.( le Monde)

 

Tribune. « Dans ce cas, gardez vos remèdes. Je ne veux pas avoir deux maladies, celle qui me travaille et celle que vous me donnerez », aurait rétorqué Napoléon à son dernier médecin, le docteur Antommarchi, rapporte celui-ci dans ses mémoires. Cette boutade pourrait s’appliquer à une population entière. La France et la Grande-Bretagne font l’expérience d’un confinement à domicile historique, dont le coût est évalué 350 milliards de livres sterling en Grande-Bretagne et 345 milliards d’euros en France, selon les indications des gouvernements.

Comment cette politique, imposée avec enthousiasme, est-elle susceptible d’évoluer ? La question se pose au moment où, en en France, le Conseil scientifique Covid-19 conseille à l’exécutif de prolonger le confinement à six semaines et où, au Royaume-Uni, le gouvernement promet de réfléchir à sa position dans les jours à venir.

Tort aussi souvent que raison

Dans les deux pays, c’est le modèle mathématique de l’Imperial College de Londres sur le Covid-19 qui a joué un rôle déterminant dans l’avis des experts. Ce modèle suggère actuellement qu’en Grande Bretagne, la vague épidémique puisse s’étaler sur une durée de douze à trente-deux semaines, pendant laquelle serait privilégié le confinement, l’objectif étant de limiter la surcharge des services de réanimation en ralentissant la circulation du virus.

Mais ce modèle est-il vraiment fiable ? L’Imperial College entretient des liens historiques avec les décideurs scientifiques britanniques et bénéficie d’une aura d’infaillibilité. Pourtant, dans ses prédictions sur l’évolution des grandes épidémies des trente dernières années, l’équipe de l’Imperial College a eu tort presque aussi souvent qu’elle a eu raison. Ses chercheurs ont prédit avec succès les épidémies évitables par l’immunisation (la rougeole, notamment), mais ont obtenu sur d’autres crises sanitaires des résultats mitigés.

Lors de la crise dite de la « vache folle », ils ont ainsi prédit, avec précision la date (mais pas l’ampleur) du pic de l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Ils ont aussi surestimé de six fois l’impact du VIH (sida) et, sur la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (la forme humaine de la maladie de la vache folle), ils ont cité une fourchette d’estimations variant de quelques dizaines de cas à des dizaines de milliers.

Pour ces deux crises sanitaires, d’autres groupes, utilisant des approches plus simples, ont fait des estimations plus exactes. Dans l’épidémie de fièvre aphteuse, en Grande-Bretagne en 2001, le plaidoyer de l’Imperial College pour l’abattage du bétail dans les fermes voisines a d’abord été loué pour avoir raccourci l’épidémie, mais des analyses ultérieures ont suggéré que le pic était déjà passé avant l’application de cette politique.

Confinement : Axa condamnée à payer un restaurateur

Confinement : Axa condamnée à payer un restaurateur

Un jugement qui va être très suivi par l’ensemble du monde de l’assurance et de la restauration. Un tribunal de commerce a en effet condamné Axa à payer les pertes subies par un restaurateur parisien du  fait du confinement imposé par le gouvernement. Cela en raison de l’existence d’une clause dans le contrat de pour fermeture administrative

Bien entendu Axa a fait appel et l’affaire risque de durer car l’enjeu financier est considérable. La question qui se pose est de savoir si les contrats d’assurance couvraient ce genre de risque, si le gouvernement est responsable puisqu’il s’agit d’une fermeture administrative et finalement si l’assurance doit payer les dommages.

L’enjeu est évidemment considérable compte tenu du montant des pertes alors que parallèlement des charges ont continuées d’être payées. Le problème est d’ailleurs à dimension internationale. L’affaire est tellement importante qu’elle pourrait durer pendant des mois voire des années devant les tribunaux.

Dans un communiqué, Axa, qui assure 13% des commerçants et des artisans français, considère que la décision du tribunal ne tranche pas les divergences d’interprétation concernant les garanties en termes de pertes d’exploitation prévues dans le contrat du restaurateur.

Le document, souscrit par quelques centaines de professionnels de la restauration précise Axa, prévoit une extension de la garantie en cas de fermeture administrative “imposée par les services de police, ou d’hygiène ou de sécurité”.

Ce désaccord “fera l’objet d’un débat sur le fond qui n’a pas pu avoir lieu devant le juge des référés”, écrit l’assureur.

Stéphane Manigold, qui possède quatre restaurants à Paris, avait saisi la justice pour obtenir qu’Axa indemnise ses pertes d’exploitation dûes au confinement qui a conduit à la fermeture des cafés, bars et restaurants via un arrêté du 14 mars.

Le tribunal, saisi en référé par Maison Rostang, le groupe de Stéphane Manigold, a jugé la demande recevable et ordonné à Axa de lui verser “une provision s’élevant à la somme de 72.878,33 euros”, peut-on lire dans l’ordonnance consultée par Reuters.

Un expert sera désigné pour évaluer notamment “le montant des dommages constitués par la perte de marge brute pendant la période d’indemnisation”.

“C’est une victoire collective. On peut être fiers de la justice française, c’est une décision puissante, inédite”, a réagi Stéphane Manigold, 40 ans, les larmes aux yeux, invitant ses confrères à l’imiter.

Selon l’avocate du groupe Maison Rostang, tous les assurés ayant la même clause que son client, qui comporte une garantie “fermeture administrative”, peuvent comme lui prétendre à une indemnisation.

Cette décision de justice française est regardée de près à l’heure où de nombreuses petites entreprises à travers le monde, en Grande-Bretagne et aux États-Unis notamment, envisagent de poursuivre leur assureur en justice pour être indemnisés.

Confinement : l’effet bénéfique sur le bruit

Confinement  : l’effet bénéfique sur le bruit

D’après Pour Jérôme Sueur, Ecologue et acousticien ( Chronique dans le Monde)

« Le confinement de notre société lié à la pandémie du Covid-19 a créé des conditions environnementales exceptionnelles. La diminution de l’activité humaine a réduit le bruit de nos machines et les sons dérangeants de nos rues. Par effet de contraste, ce quasi-silence humain met en valeur les sons de la nature et souligne la nocivité des bruits que nous générons en situation « normale ». Le confinement ouvre pour le jour d’après des désirs sonores respectueux des santés humaine, animale et environnementale.

Le bruit est une forme de pollution, au même titre que la pollution de l’air, de l’eau, du sol. Notre société produit de nombreux déchets sonores : bruit des transports terrestres et aériens, des constructions, de l’industrie, de l’agriculture et des loisirs. Depuis 2018, l’Organisation mondiale de la santé considère le bruit comme l’un des principaux risques environnementaux pour notre santé. Les bruits peuvent en effet être toxiques : ils fragilisent notre système auditif, perturbent notre sommeil, affectent notre concentration et nos apprentissages, modifient nos systèmes endocriniens et cardiovasculaires. Ainsi, près de 11 mois de vie en bonne santé en moyenne par Francilien seraient perdus sur une vie entière.

Le bruit induit des effets délétères analogues chez les animaux. Le bruit masque les communications sonores animales, empêchant le transfert des informations essentielles sur l’identité, la présence, le statut des individus. En milieu marin, le bruit naval et de l’exploitation off-shore cause notamment les échouages de mammifères marins. Le bruit induit un stress chez les organismes jouant un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes comme les décomposeurs de matière organique, les pollinisateurs ou les disperseurs de graines, conduisant à des effets écologiques globaux. Le bruit appauvrit la qualité des paysages sonores naturels en prenant le pas sur les sons d’origines animales et végétales. Le bruit est donc une pollution aux conséquences multiples et multi-échelles dont le coût social dépasse très largement celui estimé pour les hommes qui s’élevait en 2016 à 57 milliards d’euros par an en France.

Le bruit est la part non désirée de nos envies d’expansion, de déplacements, de consommation. Or, le confinement a contraint ces envies, et s’est ainsi installé dans nos sociétés une forme de silence. Les observatoires acoustiques mis en place notamment en régions parisienne et lyonnaise montrent une réduction drastique de ce superflu sonore pouvant aller jusqu’à 10 dB, soit des sons deux à trois fois moins forts. Les nuisances sonores de l’activité navale ont également diminué en lien avec la réduction de 30 % du trafic maritime mondial.

Le confinement : un coût 3 milliards pour la SNCF

Le confinement : un coût  3 milliards pour la SNCF

La facture du confinement s’allonge. Après Air France, Renault, la RATP, c’est la SNCF y annonce un coup de 3 milliards. La liste est loin d’être terminée pour les grandes entreprises quant au PME la crise se traduira par tsunami  des défaillances. Pour simplifier, la crise va priver l’État de recettes fiscales de l’ordre de 100 milliards mais à augmenter les dépenses de plus 100 milliards pour soutenir les entreprises, les ménages et le système sanitaire .

Pour la SNCF, Le manque à gagner de la crise sanitaire en France devrait rapidement atteindre les 3 milliards d’euros pour l’entreprise publique, selon nos informations, sans parler de l’après-déconfinement.

 

“Il faudra un refinancement. Des discussions ont commencé avec l’Etat sur l’effet des pertes”, déclare une source citée par Les Echos, qui rappelle que l’Etat a déjà repris en janvier dernier 25 milliards d’euros de dette de l’entreprise ferroviaire.

« L’idéologie du confinement national : un ruineux cauchemar » (François Héran )

 « L’idéologie du confinement national : un ruineux cauchemar » (François Héran )

Le confinement devient une dangereuse idéologie s’il prend prétexte de la protection sanitaire pour viser les seuls migrants, souligne le sociologue François Héran dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

 « Fermer nos frontières », telle serait pour certains la leçon à retenir de la crise sanitaire, une mesure qu’on aurait dû adopter de longue date. Mais les fermer à qui ? Aux seuls migrants ou à tous les voyageurs internationaux ? Dans nos cerveaux, le projet d’ouvrir ou de fermer les frontières est associé à la politique migratoire.

Or, le virus ne fait aucune différence entre le migrant et le voyageur. Il n’a pas d’idéologie, il obéit à la loi des grands nombres et à cette donnée de base : l’immigration représente une part minime des passages aux frontières, moins de 1 %. Une politique de confinement national qui alléguerait la protection sanitaire pour cibler les migrants tout en négligeant 99 % des passages de frontière renouerait avec les errements du passé, bien décrits par l’historien Antonin Durand dans un article de la revue en ligne De facto.

La France a délivré en 2019 environ 270 000 titres de séjour d’au moins un an à des migrants non européens

La somme des franchissements de frontière enregistrés dans le monde en 2018 pour des séjours de moins d’un an s’élève à 1,4 milliard, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Malgré l’essor des communications à distance, ce nombre a progressé de 50 % en dix ans. Voyages de loisir pour une grosse moitié, mais aussi visites aux proches, voyages d’étude, pèlerinages, déplacements professionnels (stages, missions, travaux saisonniers). Sans surprise, l’Europe concentre la moitié des entrées aux frontières. Or le record mondial revient à la France : pas moins de 89 millions d’entrées en 2018, migration non comprise. Devant l’Espagne (83 millions), les Etats-Unis (80 millions), la Chine (63 millions) et l’Italie (62 millions).

 

Il est plus difficile d’estimer le nombre d’entrées à des fins de migration permanente. Mais l’ordre de grandeur est cent fois moindre. La France a délivré en 2019 environ 270 000 titres de séjour d’au moins un an à des migrants non européens – dont une part vivaient déjà sur place sans papiers (ce qui empêche d’additionner simplement les illégaux aux légaux). S’ajoute à ce noyau une partie des 170 000 demandeurs d’asile, « dublinés » compris : ceux qui n’obtiennent ni le statut de réfugié ni une régularisation pour raison familiale ou autre (et, donc, ne figureront pas dans la statistique des titres des années suivantes). Au total, en calculant large et sans doubles comptes, on peut estimer à 400 000 environ le nombre d’entrées annuelles de migrants non européens sur le territoire français. Quant aux citoyens de l’Union européenne, qui peuvent s’installer sans titre de séjour, les enquêtes de l’Insee estiment leur afflux, bon an mal an, autour de 140 000. » 

 

 

Pour les seniors, le confinement prolongé

Pour les seniors, le confinement prolongé

il n’y aura pas d’obligation mais une forte recommandation pour les seniors qui devront éviter de reprendre une vie sociale normale. On aura ainsi échappé à la discrimination démographique par l’âge. Par contre, il est évident que nombre d’activités sociales et culturelles animées souvent de façon majoritaire par des seniors  ne pourront pas reprendre car les responsables nationaux ou locaux ne voudront pas prendre le risque d’une reprise de la pandémie chez les plus anciens. Le Premier ministre a insisté mardi sur la poursuite des mesures de prudence pour les plus de 65 ans. Il a appelé cette population plus à risque face au Covid-19 à respecter un confinement prolongé. Mais sans obligation formelle.«Il n’y aura pas de contrôle, pas d’attestation de sortie pour les plus âgés et les plus fragiles mais je leur demande de la patience. Ils devront prendre beaucoup de précautions», a précisé Édouard Philippe. «Les visites privées, quand elles reprennent, doivent être entourées de précaution, comme les sorties», a-t-il recommandé après avoir exprimé «une pensée pour les personnes âgées qui vivent la solitude à domicile et dans les Ehpad ».

«Nous saluons cette prise de position. Il ne devait pas y avoir de mesures spécifiques pour les plus de 65 ans. L’appel à la prudence est la bonne formule. Ces personnes sont responsables de leur santé. Il faut leur tenir un discours de citoyens et non les infantiliser», commente Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Selon lui, l’équilibre «santé physique et psychique», entre «sécurité sanitaire et liberté» a été respecté par le premier ministre. Les Ehpad – où les visites familiales ont repris depuis le 20 avril au compte-gouttes – ne doivent cependant pas être «rebouclés» à la moindre suspicion, avertit Pascal Champvert. Enfin, l’AD-PA réclame «des tests en nombre suffisant pour toutes les personnes âgées et toutes les personnes qui les aident à domicile ou en établissement».

La perspective de la poursuite du confinement au-delà du 11 mai pour les seniors avait soulevé une vague de protestation mi-avril. Pour couper court à la polémique, l’Élysée avait assuré dès le 17 avril qu’il ne souhaitait «pas de discrimination» des personnes âgées dans le déconfinement, invoquant «la responsabilité individuelle». Le Conseil scientifique avait recommandé que les plus de 65 ans, ou ceux présentant des pathologies chroniques, respectent «un confinement strict et volontaire, qui les protège de risques de contamination». L’Académie de médecine avait de son côté alerté sur le risque de voir les aînés «s’étioler dans une solitude sans espoir ».

Un reconditionnement du confinement très tordu

Un reconditionnement du confinement  très tordu

 

 

Il faudra sans doute au moins 48 heures pour que les médias mesurent bien le caractère tordu des nouvelles orientations dites de déconfinement , des orientations  qui ne sont que des mesures de reconditionnement de l’ancien confinement. Pour preuve, cette idée typique d’un énarque de colorer les départements en rouge ou en vert  pour limiter la mobilité. En fait une manière de mettre les départements un peu plus sous la tutelle du préfet. Une idée complètement idiote dans la mesure où à l’intérieur même d’un département le taux d’infectés peut varier de 1 à 100 sur la même surface. En effet il est évident que la pandémie affecte surtout les territoires sur-urbanisés. À l’inverse, dans les zones rurales d’un même département le nombre d’infectés est très faible voire marginal. Il est donc idiot de vouloir déconfiner de la même manière selon qu’on habite une ville de 300 000 habitants ou  un village de 1000 habitants. Le caractère tordu peut aussi être révélé à travers les dispositions relatives au transport où on va tenter d’imposer le port de masques dont d’ailleurs nous ne disposons pas et avec une distanciation de 1 m entre les passagers. Des mesures  sans doute prises par des technocrates qui ne sont jamais montés dans le métro ou dans des bus aux heures de pointe.  Le pouvoir est tellement peu persuadé de l’efficacité de ce nouveau confinement qu’il envisage un calendrier limitant la mobilité jusqu’à l’été.

“nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement”, a-t-il prévenu. “Si tout est prêt le 11 mai, alors commencera une phase qui durera jusqu’au 2 juin”, date à laquelle un nouvelle phase débutera “jusqu’à l’été”.

Conditionné, le déconfinement sera donc différencié selon les territoires, la circulation du virus n’étant pas uniforme dans une France divisée entre des zones qui ont été sous tension (Grand-Est, Ile-de-France) et des zones très peu affectées par l’épidémie.

Concrètement, le déconfinement sera différencié le 11 mai entre les départements classés “vert”, où il sera appliqué largement, et ceux classés “rouge”, où il prendra une forme plus stricte.

Les départements classés “rouge” seront ceux où le taux de cas nouveaux sur une période de 7 jours reste élevé, où les capacités hospitalières régionales en réanimation restent tendues ou qui ne seraient pas suffisamment prêts en matière de tests.

“C’est une ligne de crête délicate qu’il faut suivre, un peu trop d’insouciance et c’est l’épidémie qui repart, un peu trop de prudence et c’est l’ensemble du pays qui s’enfonce”, a insisté Edouard Philippe, mettant en garde contre un risque d’”écroulement” de l’activité économique et de l’emploi.

Pour éviter d’”immobiliser la France”, les attestations, que chaque Français doit être en mesure de présenter aux forces de l’ordre depuis le 17 mars ne seront donc plus obligatoires à partir du 11 mai, à l’exception toutefois des déplacements de plus de 100 km du domicile.

Coronavirus Royaume-Uni : nouveau confinement de trois semaines

Coronavirus  Royaume-Uni : nouveau confinement de trois semaines

« Le gouvernement a décidé que les mesures actuelles doivent rester en place au moins pour les trois semaines qui viennent« , a déclaré au cours d’une conférence de presse le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui supplée Boris Johnson.

Par ailleurs, le Royaume-Uni a averti jeudi la Chine qu’elle devrait répondre après la crise à des « questions difficiles » sur la propagation du nouveau coronavirus, estimant que la coopération avec Pékin ne pourrait pas « continuer comme si de rien n’était« .

Nous devons regarder tous les aspects, et d’une manière équilibrée, mais il ne fait aucun doute que tout ne peut pas continuer comme si de rien n’était et nous devrons poser les questions difficiles concernant l’apparition du virus et pourquoi il n’a pas pu être stoppé plus tôt », a déclaré Dominic Raab.

 

Sondage Coronavirus : 60% pour le confinement sur des critères uniquement sanitaires

Sondage Coronavirus : 60% pour le  confinement sur des critères uniquement sanitaires

Six Français sur dix estiment que la prolongation du confinement doit être décidée « uniquement en fonction de critères sanitaires », selon un sondage Odoxa* réalisé avant l’allocution d’Emmanuel Macron, lundi 13 avril. Pour 39% des personnes interrogées, en revanche,  »la question de l’emploi et celle de la reprise économique doivent aussi être prises en compte ». Les Français jugent par ailleurs sévèrement la communication de l’exécutif depuis le début de la pandémie, à laquelle ils attribuent une moyenne de 9 sur 20, selon cette enquête. Par ailleurs, pour près de deux Français interrogés sur trois (64%), la réforme des retraites doit aussi être retirée.

Confinement pour les personnes âgées jusqu’à la fin de l’année (Union européenne)

Confinement pour les personnes âgées jusqu’à la fin de l’année (Union européenne)

 Une curieuse prise de position très technocratique de la part de la présidente de la commission européenne qui propose de confiner les personnes d’un certain âge jusqu’à la fin d’année ! Il s’agit évidemment d’une proposition qui met en cause les libertés et la démocratie mais qui fait abstraction de la situation concrète de personnes âgées dont certaines effectivement sont fragiles eu égard en particulier aux autres pathologies qui les affectent. S’ils devaient devait y avoir une discrimination, ce n’est certainement pas en fonction de l’âge mais en fonction des risques sanitaires notamment en distinguant les personnes porteuses du virus et celles qui ne le sont pas. Une prise de position démocratiquement très critiquable   de la présidente de la commission et médicalement très discutable car nombre de personnes plus jeunes le plus souvent asymptomatiques vont répandre le virus via  une mobilité accrue « Sans vaccin il faut limiter autant que possible les contacts des seniors ». Pour Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, il ne faut pas prendre de risque dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Dans une interview accordée au journal allemand Bild, Ursula von der Leyen, présidente de la commission européenne estime que tant qu’il n’y a pas de vaccins, il faut respecter le confinement des personnes âgées, sans doute jusqu’à la fin de l’année

Et sur le vaccin, elle renvoie à… la fin de l’année.  »Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux », a assuré la dirigeante allemande de l’exécutif européen, disant « espérer » le développement d’un vaccin par un laboratoire européen « vers la fin de l’année ».

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